- il y a 3 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Nous décryptons le monde qui bouge sous nos yeux. Bienvenue dans l'heure inter. Il est 16h sur CNews.
00:06Tout de suite, un point sur les dernières informations. Audrey Berthaud, bonjour Audrey.
00:10Bonjour à tous. Aux Etats-Unis, un homme armé a été tué par les forces de l'ordre après cet
00:14introduit dans la résidence de Donald Trump en Floride.
00:18L'homme est entré dans l'enceinte de la résidence Mar-a-Lago. Le président américain Donald Trump n'était
00:23pas présent sur place au moment des faits.
00:24Vous allez y revenir dans l'émission. Au salon de l'agriculture, le bal des politiques se poursuit.
00:31Le salon a ouvert ses portes hier après l'inauguration par Emmanuel Macron.
00:35C'est au tour du secrétaire général de Renaissance, Gabrielle Attal, et de la présidente de la région Île-de
00:40-France, Valérie Pécresse, de rencontrer les producteurs.
00:43Malgré l'absence des bovins cette année, les Français sont tout de même au rendez-vous selon la ministre de
00:48l'Agriculture.
00:49Dans trois semaines, les Français iront voter pour les municipales.
00:52La France Insoumise proposera des accords de rassemblement aux autres formations de gauche si elle arrive en tête au premier
00:58tour des élections.
00:59C'est ce qu'a annoncé Mathilde Panot.
01:01Manuel Bompard, coordinateur du mouvement de gauche, a confirmé ce choix.
01:06Et dans le massif de Loise-en-Isère, le hameau du rivier d'Allemont est complètement coupé du monde depuis
01:11vendredi.
01:12Une avalanche a recouvert la seule route d'accès rendant toute circulation impossible.
01:16Des évacuations par hélicoptère ont été lancées ce matin.
01:20Malgré l'ampleur de l'avalanche, aucune victime n'a été signalée.
01:24Un vol Air France a fait demi-tour.
01:25Quelques minutes après le décollage, en cause, un incident sur l'un des moteurs.
01:30469 personnes se trouvaient à bord de ce vol au départ de Fort-de-France, en Martinique, et à destination
01:35de Paris-Charte-le-Gaulle.
01:37À l'heure arrivée au sol, l'ensemble des passagers a été débarqué et pris en charge par la compagnie
01:42Air France.
01:42Le Pakistan a annoncé avoir mené des frappes contre 7 camps qualifiés de terroristes à la frontière afghane.
01:49Cette opération intervient après plusieurs attentats suicides commis sur son territoire par des groupes armés.
01:54Les autorités ont également indiqué avoir ciblé un groupe lié à l'État islamique.
01:58Et enfin, à Assise, en Italie, pour la première fois, les reliques de Saint-François sont exposées au public à
02:04l'occasion du 800e anniversaire de la mort du Saint.
02:07À partir de ce dimanche et jusqu'au 22 mars, pèlerins et visiteurs pourront se recueillir devant les ossements de
02:13Saint-François.
02:13Décédé le 3 octobre 1226, les réservations s'élèvent déjà à presque 400 000 personnes.
02:19Merci, merci beaucoup Audrey.
02:23Avec Xenia Fedorova pour nous accompagner cet après-midi, bonjour.
02:27Rachel Canet est avec nous, bonjour Rachel.
02:29Karim Abrig, bonjour.
02:32Caroline Galactéros, notre fil rouge cet après-midi.
02:35Bonjour Caroline, géopolitologue.
02:37On l'entendait dans le journal d'Audrey Berthaud il y a un instant.
02:40Toutes les chaînes d'information américaines sont en édition spéciale en ce moment.
02:44Puisqu'on l'a appris, un homme armé a été abattu par les forces de l'ordre à Mar-a
02:49-Lago en Floride.
02:51Il s'est introduit dans la résidence de Donald Trump, le président américain.
02:54C'est ce qu'ont annoncé les responsables des services secrets.
02:59Nous n'avons pas davantage d'informations.
03:01Il est vrai à cette heure.
03:03Alors il y a eu une conférence de presse assez rapidement après que cet homme ait été abattu.
03:11Alors ce n'est pas la première fois, c'est vrai Rachel Canne, que cela arrive.
03:15On se souvient de cette tentative d'assassinat visant Donald Trump.
03:17Il y a déjà eu des individus qui se sont introduits à Mar-a-Lago.
03:21Je le dis, pas beaucoup d'informations.
03:23Donc on ne va pas en parler trop longtemps.
03:26On ne va pas évoquer toutes les hypothèses et s'étendre.
03:30Mais effectivement, on voit cette violence.
03:31Cette violence qui vise notamment Donald Trump, le chef de l'État.
03:33Ce n'est pas une première.
03:34Ce n'est pas une première.
03:35Et puis c'est quand même le symbole d'un climat.
03:38Alors il faut dire qu'aux États-Unis, il y a eu de nombreuses tentatives d'assassinats.
03:42Et même des assassinats de présidents.
03:45Mais effectivement, ça installe un climat.
03:47Maintenant, on attend de l'enquête et on attend du profil de cet individu.
03:50Et si nous avons plus d'informations, bien évidemment, dans leur inter, nous vous informerons.
03:56Ukraine, Iran, Groenland.
03:59L'actualité internationale très riche.
04:01On va y revenir.
04:02Mais avant, Jean-Noël Barraud convoque l'ambassadeur des États-Unis.
04:06Nous n'avons aucune leçon à recevoir de l'international réactionnaire.
04:11Voilà ce que le ministre des Affaires étrangères a déclaré.
04:14C'était ce matin.
04:15L'administration Trump a en effet dénoncé la violence politique de l'extrême gauche après la mort de Quentin.
04:21Appelant à traduire les responsables en justice.
04:24On va peut-être voir cette citation de l'administration Trump.
04:27Lorsque l'on décide de tuer des gens pour leurs opinions au lieu de les persuader,
04:31on se place en dehors de la civilisation.
04:33C'est éteint un message sur X de la sous-secrétaire d'État à la diplomatie publique, Sarah Watcher,
04:39soulignant que les États-Unis suivent de près cette affaire.
04:42On va écouter Jean-Noël Barraud et ça l'a fait bondir.
04:46Nous allons convoquer l'ambassadeur des États-Unis en France
04:49puisque l'ambassade des États-Unis en France a fait un commentaire sur ce drame
04:53dont je vous rappelais tout à l'heure qu'il concerne la communauté nationale.
04:56Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame qui endeuille une famille française.
05:02– C'est de la violence ?
05:04– À des fins politiques.
05:06Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier,
05:10à recevoir de l'international réactionnaire.
05:12Et les analyses de la vie politique, de la place qui occupe la violence
05:18et des violences plus généralement, nous nous les servons nous-mêmes avec assez de verve
05:22et nous ne permettons pas que d'autres nous les servent.
05:24– Bon, Xenia Federova, on se souvient, c'était Georgia Meloni
05:28qui avait d'ailleurs envoyé un message plutôt sobre, sympathique,
05:32à son voisin, ami français, Emmanuel Macron l'avait très mal pris.
05:39Là, cette fois, ce sont les États-Unis qui sont dans le viseur,
05:44la France qui ne supporte pas cette ingérence américaine.
05:47– Moi, je ne pense pas que c'est une ingérence pour être très honnête avec vous.
05:50Je pense que c'est plutôt une préoccupation.
05:53Souvenez-vous que Charlie Kirk a été tué en plein direct
05:57et s'est traumatisé à toute la nation, je pense.
06:01Donc, les États-Unis se trouvent dans…
06:05Je pense que c'est une bonne justification, si on peut dire ça,
06:09de parler de ces sujets parce que les États-Unis parlent souvent
06:13de l'Union européenne, de l'Europe qui tombe et peut tomber, en fait,
06:17dans les mêmes pièges de cette fracture entre l'extrême gauche et l'extrême droite.
06:24Mais après, je pense que si je dois commenter Jean-Noël Barraud,
06:28je ne pense pas que ce genre de réaction est productif.
06:32Je pense que ce n'est pas le moment de vraiment attaquer
06:37ceux qui font les commentaires sur ces sujets
06:40et plutôt regarder la vraie problématique.
06:44Le vrai problème aujourd'hui, c'est cette impunité des extrêmes.
06:50Dans notre cas, si on parle des cas des cantins,
06:54les antifas, c'est quelque chose qui absolument doit être regardé
06:59et la justice doit regarder sur ces sujets.
07:03Exactement. D'ailleurs, Jean-Noël Barraud qui s'en est pris aussi vivement à la Russie.
07:06On va y revenir, toujours dans le même interview.
07:08Peut-être un mot, Karim Abrik, sur cette convocation de Paris
07:12qui convoque l'ambassadeur américain.
07:16On le sait bien, il y a eu plusieurs alertes ces derniers mois.
07:19Exénia Federoval rappelait les Américains qui nous préviennent,
07:23qui disent « Attention, on est des alliés de longue date.
07:25Il ne faudrait pas, effectivement, que le visage européen,
07:28le visage de la France, change.
07:30Ça peut être aussi pris comme une alerte et non pas comme une ingérence. »
07:34Oui, évidemment, parce que l'ingérence, c'est quelque chose qu'on va condamner.
07:39Mais dans ce cas-ci, est-ce qu'on peut s'exprimer
07:41sur une véritable violence politique qui a cours
07:43et qu'on observe dans de nombreux pays occidentaux en ce moment ?
07:47Et oui, la violence d'extrême-gauche, elle a été banalisée.
07:51Il y a eu une complaisance au cours des dernières années.
07:55Que ce soit dans le système médiatique, même dans la classe politique,
07:59où finalement, on minorait cette violence
08:03et on voit aujourd'hui qu'elle peut tuer.
08:05C'est grave, ce qui se passe aujourd'hui.
08:08Et je trouve que d'arriver avec des propos
08:09et de dire « l'international réactionnaire » tout de suite,
08:14déjà, on devrait, il me semble, en termes de diplomatie,
08:18j'ai l'impression qu'on rajoute de l'huile sur le feu.
08:21Alors que ça permet, en fait, de détourner le regard
08:23sur cette violence politique qui existe et qui a tué.
08:27Violence politique qui a traumatisé les États-Unis,
08:29avec Charlie Coeur, qu'on s'en souvient.
08:31D'ailleurs, vous avez le premier procès pour terrorisme antifa
08:35qui va s'ouvrir, après une affaire qui s'est déroulée le 4 juillet dernier.
08:39Mais on voit bien qu'il y a un traumatisme sur le sujet,
08:41et notamment Donald Trump, Caroline Galactéros,
08:44qui a classé comme terroriste ces groupuscules antifa.
08:49Oui, alors, le classement par les États-Unis de tel groupe,
08:53à tel moment, comme terroriste,
08:56puis le déclassement, quand on a besoin de s'en servir,
08:58c'est un grand classique.
09:00Donc je ne sais pas jusqu'à quel point il faut accorder,
09:03sur le fond, si vous voulez, du poids à cela.
09:07Il y a une manœuvre politique, c'est ça que vous voulez dire ?
09:08Il y a toujours une manœuvre politique dans le classement des groupuscules.
09:11Les uns, regardez les Moudjahidines du peuple,
09:13regardez Luceka en Yougoslavie, etc.
09:15Ça va, ça vient, quand on en a besoin.
09:17On les sort de la liste terroriste,
09:18quand on n'en a plus besoin, on les remet.
09:20Ou quand on en a besoin pour autre chose.
09:22Sur ce que vient de dire Karima, moi, je suis d'accord.
09:25Moi, ce qui m'a choquée, c'est l'international réactionnaire.
09:29Parce que là, on parle quand même,
09:31c'est la sous-secrétaire d'État américaine à la diplomatie publique,
09:35donc c'est quand même, voilà, c'est quelqu'un qui peut se permettre de dire certaines choses.
09:41Moi, je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il ne faut pas avoir d'ingérence
09:46sur les affaires intérieures d'autres États.
09:49Donc, de ce point de vue-là, je peux comprendre.
09:50Même de la part d'un allié, d'un allié historique, si vous voulez,
09:54on ne peut pas se dire les choses.
09:55Oui, mais le dire comme ça, sur le thème,
09:57on va apporter une attention très importante sur ce sujet, etc.
10:03Ce n'était peut-être pas nécessaire de la part des Américains.
10:05Mais en revanche, la réaction du ministre des Affaires étrangères,
10:10alors ça veut dire que les États-Unis font partie de l'international réactionnaire ?
10:13Qu'est-ce que ça veut dire ?
10:15Donc là, ça met effectivement de l'huile sur le feu.
10:18C'est très mauvais dans un contexte où on a plutôt besoin de calmer le jeu,
10:23d'essayer de retrouver des bases communes sur lesquelles on puisse discuter
10:26et décider certaines choses, ou ne pas décider certaines choses.
10:29Je pense à d'autres guerres en cours.
10:32Et voilà, de ce point de vue-là, ça me semble maladroit.
10:35Et ça fait écho d'ailleurs pour Clore, Rachel Kahn, à votre livre,
10:38La culture de l'ultra-violence.
10:40C'est aux éditions Fayard.
10:42Et on voit bien qu'en Occident, que ce soit aux États-Unis ou même ici en Europe,
10:46il y a une culture de l'ultra-violence qui se développe ces dernières années.
10:49Et peut-être faudrait-il, et ensemble, regarder les choses en face.
10:52Exactement.
10:53Mais je partage ce qui vient d'être dit.
10:55C'est-à-dire qu'on n'a pas beaucoup de leçons à recevoir de la violence américaine quand même.
10:59C'est quand même des États qui se sont rassemblés sur des questions extrêmement violentes.
11:06Après, vraiment, toutes ces formes d'ingérence, on n'a pas besoin des Américains
11:11pour comprendre que ce qui s'est passé avec Quentin est un drame absolu, est un drame national.
11:16Merci, on est au courant.
11:17Alors après, effectivement, cette violence, elle s'installe.
11:19Peut-être pas tout le monde.
11:20Oui, mais les gens un peu sensés, avec une citoyenneté au cœur et la fraternité notamment au cœur.
11:27Je pense qu'on est tous en responsabilité par rapport à cette violence-là de respecter aussi ce deuil
11:33et de ne pas être tués en France pour ces idées.
11:37Et effectivement, aujourd'hui, la question des antifas aux États-Unis est intéressante
11:41parce que ça va être quand même, malgré tout, un basculement.
11:44Se dire que la violence n'a pas à pénétrer la politique alors qu'effectivement,
11:48Jean-Luc Mélenchon, on disait souvent que la guerre, c'était la politique par d'autres moyens.
11:54Mais pour Jean-Luc Mélenchon, on a le sentiment que c'est l'inverse.
11:56C'est-à-dire que la guerre et la violence font partie de la politique.
11:59Et aux États-Unis, ils vont, à mon avis, réfléchir là-dessus et que les antifas fassent partie d'un
12:09classement terroriste.
12:10On a vu en Hongrie, d'ailleurs, où ils ont décidé aussi un peu après le décret de Donald Trump
12:16sur le fait de désigner des milices antifascistes comme étant terroristes,
12:21ils ont décidé aussi de le faire en Hongrie.
12:22Donc après, bon, on peut en débattre.
12:24Mais je pense qu'il faut prendre véritablement au sérieux cette violence qui est extrême
12:30et qu'on a banalisée et qu'on n'a pas voulu vraiment regarder en face au cours des dernières
12:35années.
12:35Et ça représente une menace tout de même.
12:37Et ça, il faut être...
12:38Et ce sera intéressant, pour conclure, d'observer si les accusés, effectivement,
12:43vont être condamnés pour conspiration terroriste ou si, effectivement, ce ne sera pas le cas.
12:48Puisque si c'est le cas, ça fera jurisprudence, bien évidemment.
12:51Et puis, si ce n'est pas le cas, Donald Trump, finalement, son décret,
12:56on verra bien qu'il sera resté sans effet.
12:59On restera, bien évidemment, attentif.
13:02C'était il y a tout juste quatre ans.
13:04Nous en souvenons tous.
13:06L'armée russe était positionnée pour envahir l'Ukraine.
13:09Le 24 février 2022, Vladimir Poutine déclenchait alors la plus grande guerre en Europe
13:16depuis la Seconde Guerre mondiale.
13:17Alors, objectif affiché par la Russie, c'était de démilitariser et dénazifier l'Ukraine
13:23et assurer également le statut de neutralité de l'Ukraine.
13:28Quatre ans plus tard, des millions de morts, des pourparlers qui n'aboutissent pas,
13:32les États-Unis qui pressent à la paix, une Europe qui, elle, semble plutôt se préparer à la guerre.
13:38La Russie, elle, maintient ses exigences territoriales.
13:41Et Volodymyr Zelensky qui refuse de voir que militairement, la guerre, elle est perdue pour lui.
13:47On l'écoute, c'était cette semaine lors d'une interview donnée à l'AFP.
13:54Mais on ne peut pas dire que nous sommes en train de perdre la guerre.
13:59Franchement, nous ne sommes certainement pas en train de la perdre.
14:02La question est de savoir si nous allons la gagner.
14:06Oui, c'est la question, mais c'est une question très coûteuse.
14:09C'est pourquoi notre proposition est la suivante.
14:12Restons-en là où nous en sommes, un cessez-le-feu, puis nous entamerons un dialogue et ensuite nous verrons
14:18bien.
14:18Alors, l'Ukraine n'est plus capable de gagner militairement cette guerre.
14:22Ce ne sont pas mes mots, Xenia Federova.
14:24Ce sont les mots du général Pierre de Villiers, début janvier, lors d'une interview,
14:30partagée d'ailleurs par de nombreux observateurs militaires.
14:33On l'entend assez régulièrement.
14:35Je le disais, les États-Unis, de leur côté, elles poussent à la paix.
14:38Et puis, l'Europe, c'est autre chose, puisqu'il y aura encore une réunion, mardi prochain, de la coalition
14:43des volontaires.
14:45Pour l'heure, le rapport de force, il penche côté russe.
14:48Mais l'Europe ne semble pas plaider pour une paix négociée en ce moment,
14:53alors que l'on voit bien qu'il est temps de faire la faille.
14:58Beaucoup le demandent.
14:59Pourquoi ce déni européen ? Comment est-ce que vous le lisez ?
15:01C'est une très bonne question.
15:03Pourquoi ?
15:04Parce qu'aujourd'hui, si on regarde la situation plutôt réaliste, la situation est assez dramatique.
15:11Si on parle d'économie européenne, l'Union européenne qui a fourni énormément d'argent à ces conflits,
15:19l'Union européenne qui a coupé le dialogue avec la Russie, qui a arrêté d'acheter le gaz bon marché
15:25russe,
15:25aujourd'hui, se trouve dans une situation assez compliquée.
15:28Elle achète le gaz trois fois plus cher.
15:30Il y a des milliards de dettes dans chaque pays, en France aussi.
15:34Et en fait, cette volonté de continuer, je ne sais pas si vous vous souvenez,
15:39mais de temps en temps, on attend les dirigeants européens, comme de l'Allemagne, Friedrich Merz,
15:45ou même Emmanuel Macron, ou le patron de l'OTAN, le dirigeant de l'OTAN,
15:51qui dit que la Russie va nous attaquer à 2030, à 2027, à 2028.
15:58Et en fait, l'idée qui est envoyée aux citoyens européens, qu'il faut se préparer pour une grande guerre,
16:03il faut renforcer, il faut, il faut, il faut.
16:06Et il continue à encourager, Demir Zelensky, à continuer.
16:09Aujourd'hui, quand on regarde cette interview, on a aussi l'impression qu'il ne cherche pas en fait une
16:14paix immédiat.
16:15Il cherche en cessez-le-feu, ce qui a toujours été rejeté par la Russie.
16:19Pourquoi ? Parce que la Russie voit ça un peu comme les accords de Minsk à l'époque,
16:24quand on les cessait le feu et utilisait pour réarmer l'armée ukrainienne.
16:28Donc aujourd'hui, le général Desvilliers répond à la question,
16:32est-ce que l'Ukraine peut gagner militairement ?
16:34Moi aussi, je dis à plusieurs reprises que je pense que le plus on continue cette guerre
16:39et évite la décision, la solution diplomatique, le plus elle sert à mort.
16:43Le plus des territoires sera perdus par l'Ukraine.
16:47Donc aujourd'hui, il faut être réaliste, à mon avis, ce qui n'est pas le cas de l'Union
16:52européenne.
16:53Et ça pose la question, pour ne pas la réponse, pourquoi ?
16:56L'Union européenne pense toujours qu'il est pour renforcer cette idée
17:00qu'Ukraine éventuellement peut gagner contre la Russie.
17:04Pourquoi elle reste dans cette impasse diplomatique et économique ?
17:09Et on voit bien, puisqu'il y a une opération, un exercice militaire français,
17:13Caroline Vialacteros, Orion 26.
17:16Alors on voit effectivement, et on comprend bien que, là c'était à Saint-Nazaire,
17:21vous voyez ces derniers jours, on comprend bien qu'il y a une volonté
17:24de montrer les muscles aussi face à la Russie.
17:27Alors l'idée de se réarmer, c'est bien normal pour un pays souverain, ce n'est pas cela.
17:31Mais on voit qu'il y a une autre dimension dans cet exercice
17:33et qui va à rebours de cette volonté finalement de trouver un accord de paix.
17:37C'est ce qu'on comprend en voyant ces images d'exercices.
17:40Alors les exercices sont des exercices, il y en a en ce moment aussi au Moyen-Orient,
17:46il y en a tout le temps et un peu partout à vrai dire.
17:49Mais ce qui est embêtant, c'est que l'Europe est dans une impasse
17:53et qu'en fait comme elle ne veut pas se déjuger,
17:56elle n'est pas capable de revenir à, je dirais,
18:00et ses dirigeants tous ensemble, à part quelques-uns,
18:03et la France bien sûr, n'est pas capable de revenir à une position réaliste.
18:07Parce que si on veut vraiment faire baisser la tension et arriver à quelque chose,
18:14il faut s'intéresser, et donc déjà il faudrait être capable de discuter avec la Russie,
18:18ce qu'on a dit qu'on ne voulait pas faire depuis des années,
18:22et deuxièmement, admettre la réalité militaire qui ne nous est pas favorable
18:26et qui est évidemment pas favorable à l'Ukraine.
18:29On comprend pourquoi Zelensky continue à expliquer
18:31qu'il lui faut encore des armes, de l'argent pendant des années, etc.
18:35La réalité c'est que la Russie durcit le ton depuis quelques temps
18:38et que je pense que lui et ce qu'il y a autour de lui a de plus en plus
18:42peur.
18:43Donc ce qu'il faudrait, c'est non seulement réengager un dialogue sérieux,
18:47mais repartir sur des bases réalistes.
18:49Et de ce point de vue-là, les Américains aussi sont très ambivalents.
18:52Parce qu'ils veulent la paix, oui, d'accord, mais à quelles conditions ?
18:56Tant qu'il n'y aura pas de reneutralisation stratégique de l'Ukraine, déjà il y aura...
19:00Alors justement, on va continuer d'en parler, on va écouter Vladimir Poutine
19:03puisque lui aussi s'est exprimé cette semaine
19:06et il veut, lui, trouver des solutions pacifistes.
19:09Il est temps, nous dit-il. Écoutez-le.
19:17Je demanderai à nos collègues qui ont récemment travaillé à Genève
19:20et ont rencontré les délégations américaines et ukrainiennes
19:23d'explorer des solutions pacifiques à ce qui se passe ici sur cette voie.
19:30Alors, revoyons la carte de la région, Caroline Galactéros, pour bien comprendre.
19:34Les Etats-Unis et la Russie demandent à l'Ukraine
19:36d'entièrement retirer ses troupes de sa région orientale du Donbass.
19:41On le voit bien sur la carte, pour mettre fin à la guerre.
19:43C'est ce que dit Volodymyr Zelensky, il l'a dit vendredi.
19:47Grand bassin industriel, donc, vous le voyez, c'est dans l'est de l'Ukraine.
19:50Il regroupe les régions de Lugansk et de Donetsk.
19:53C'est moins de 20% de cette deuxième région,
19:56donc Donetsk, qui est toujours sous le contrôle des troupes ukrainiennes.
20:00Pour être très clair, si Kiev accepte, est-ce que c'est la fin, finalement, Caroline Galactéros ?
20:05La fin, pour ?
20:06La fin de la guerre.
20:08Ce serait un bon début, non.
20:09Je pense que la fin, elle se joue, elle doit se jouer.
20:12Et elle va, si quelque chose d'intelligent arrive,
20:15ça doit se jouer entre Washington et Moscou.
20:18Malheureusement, l'Europe s'est mise hors jeu.
20:20Elle s'est mise hors jeu.
20:21Ça va être très, très compliqué de revenir à une table des négociations,
20:24à une position utile et intelligente.
20:28Mais ça va se jouer entre Washington et Moscou
20:31sur des questions stratégiques beaucoup plus lourdes,
20:33qui vont au-delà de l'Ukraine.
20:35Bien sûr, le statut de la neutralisation,
20:38de la reneutralisation stratégique de l'Ukraine,
20:41voilà, tant que l'Ukraine était neutre stratégiquement,
20:44c'est-à-dire, en gros, jusqu'au coup d'État de Maïdan, en 2014,
20:48elle était en sécurité.
20:49C'est à partir de là que ça s'est dégradé, quand même, tout ça.
20:53Donc, il faut revenir à ça.
20:56Alors, Volodymyr Zelensky, effectivement,
20:57il a encore le contrôle sur 20% de l'oblaste de Donetsk.
21:01Après, il y a les deux autres en dessous,
21:03qu'on ne voit pas sur votre carte en tant que telles,
21:06qui sont soi-disant sujets, possiblement,
21:09à des négociations avec la Russie.
21:11Mais la question, c'est, qu'est-ce qu'on donne, en fait, aux Russes
21:15comme incitation, puisque c'est eux qui ont la main militairement,
21:19à arrêter ?
21:20Ils ont clairement dit, on ne veut pas de forces européennes,
21:23puisque c'est pour ça qu'on a fait la guerre.
21:25On ne veut pas de forces européennes en Ukraine.
21:27Mais dans le même temps, vous avez Volodymyr Zelensky qui dit,
21:29nous voulons appartenir à l'Union européenne,
21:31et il vise 2027.
21:33Donc, à ce rythme-là, ça ne s'arrêtera jamais.
21:35Ça ne s'arrêtera jamais.
21:36Et ce qui se passe à Bruxelles est assez dangereux en ce moment,
21:40parce qu'en fait, il y a des manifestements au niveau d'Ursula von der Leyen.
21:44On est en train d'essayer de faire ce qu'on appelle fast track,
21:48donc une entrée rapide, un processus d'entrée rapide de l'Ukraine,
21:53éventuellement dans l'UE, y compris contre les Hongrois,
21:58en jetant aux orties l'idée du veto, de l'unanimité, si vous voulez,
22:03nécessaire pour faire entrer un nouvel État dans l'UE.
22:05Et on dit, une fois qu'elle sera dans l'UE,
22:07il y aura les garanties collectives de sécurité propres à l'UE,
22:11au traité de l'Union européenne.
22:12Ce qui veut dire que l'Ukraine sera toujours en guerre,
22:15et que toute l'UE sera en guerre à ce moment-là, contre la Russie.
22:19Donc, si c'est ça qu'on appelle aller vers la paix,
22:21moi, j'en perds mon latin.
22:22Donc, premier message envoyé européen, effectivement,
22:25ce message-là, il n'est pas assez rassurant.
22:29Et la prise de parole de Jean-Noël Barraud, je vous en parlais.
22:32Regardez en quel terme il parle de la Russie. Écoutez-le.
22:35L'armée ukrainienne vient, dans un geste d'un panache
22:40et d'un courage inouï de libérer 300 km².
22:45Mais rendons-nous compte qu'après 4 ans,
22:49le bilan de Vladimir Poutine, c'est un échec cuisant et humiliant.
22:53Aujourd'hui, la Russie contrôle la moitié des territoires
22:58qu'elle occupait illégalement au printemps d'il y a 4 ans.
23:01La Russie a perdu plus d'un million,
23:05ou a accusé plus d'un million de pertes humaines dans cette guerre,
23:09c'est-à-dire plus que l'ensemble des pertes soviétiques et russes
23:12depuis 1945. Et aujourd'hui, c'est 1000 soldats russes
23:17qui sont tués sur le front pour des gains qui sont microscopiques.
23:21Échec cuisant, échec humiliant, d'un point de vue diplomatique,
23:24qu'on ne peut pas dire que ces mots,
23:26ces mots de la part du ministre des Affaires étrangères français,
23:29révèlent une volonté de calmer le jeu,
23:31de trouver une solution pacifique,
23:33d'un point de vue purement diplomatique.
23:36J'étais un peu surprise d'attendre les chiffres
23:38qui étaient cités par Emmanuel Barraud,
23:40surtout sur les pertes soviétiques.
23:41Je n'ai pas du tout compris,
23:42parce que les pertes soviétiques pendant la Deuxième Guerre mondiale
23:45étaient beaucoup plus élevées que ça.
23:48Mais en fait, le million qu'il cite,
23:50il y a eu des chiffres qu'il y a plus qu'un million de pertes,
23:53c'est-à-dire pas seulement les mortes, mais blessées des deux côtés.
23:57Et en fait, les vrais chiffres ne sont aujourd'hui pas vraiment connus,
24:00parce que les chiffres des côtés russes, ukrainiens
24:03et les think tanks indépendants américains sont tous différents.
24:08Mais pour revenir à fond de le sujet,
24:10ce n'est pas la première fois qu'on attend de Jean-Louis Barraud dire
24:13que c'est un échec de Vladimir Poutine,
24:15que l'armée russe n'avance pas.
24:18C'est le même mot d'Ursula von der Leyen à l'époque du début de la guerre
24:22et aujourd'hui.
24:23Donc c'est la position européenne pour diminuer l'avancement de la Russie
24:30dans les territoires de Donbass et pour probablement passer un message européen
24:37que cette guerre peut encore être gagnée, ce qui n'est pas le cas, évidemment.
24:42Et les Américains ont compris que ce n'est pas le cas.
24:44Et sous Donald Trump, ils ont compris que ce sera beaucoup plus utile
24:47pour les États-Unis de travailler avec la Russie
24:51et de trouver un moyen de mettre la pression aussi sur Zelensky.
24:55Parce que pourquoi Zelensky résiste ?
24:57Ce n'est pas seulement pour la position morale
25:00qu'il ne peut pas se laisser partir des territoires de Donetsk,
25:06mais c'est aussi parce qu'il faut rester au pouvoir.
25:09Il ne veut pas les élections.
25:10Alors il ne veut pas d'élections, il l'a dit.
25:12C'est vrai qu'il ne veut pas d'élections.
25:13Il dit en temps de guerre, ça ne sert absolument à rien, pas d'élection.
25:16Donc là aussi, ça interpelle toujours, est-il...
25:18C'est vrai, Karim Abrick, peut-être une réaction.
25:21L'Europe a intérêt à la paix.
25:23Les peuples ont intérêt à la paix.
25:24Si l'Europe a été créée, c'est justement pour aller dans le sens de la paix.
25:30Aujourd'hui, la volonté, finalement, de trouver une solution pacifique,
25:36elle anime beaucoup d'entre nous.
25:38Visiblement, un peu moins les dirigeants européens.
25:41En fait, on revient à cette idée de compromis.
25:45Et quand ça fait quatre ans, on se rend compte que ce fameux compromis,
25:49il est difficile, on dirait même impossible en l'État.
25:52Donc oui, évidemment, il faudrait revenir à cette diplomatie, à ces négociations.
25:58Mais on voit à quel point l'Europe a été marginalisée à l'intérieur de tout ça.
26:02Et tout repose finalement entre les États-Unis, la Russie.
26:06Et on parle de M. Zelensky qui veut se maintenir au pouvoir.
26:09Ça joue évidemment dans l'équation.
26:11Mais en même temps, pour mobiliser depuis quatre ans une armée,
26:16les gens ne se battent pas pendant quatre ans.
26:19Et quand on voit le bilan désastreux, que c'est un carnage.
26:22Donc il y a d'autres choses aussi qui motivent le fait qu'il y a des Ukrainiens
26:25qui continuent à se battre aujourd'hui.
26:27Ensuite, bon, pour ce qui est de la Russie,
26:30c'est qu'elle ne déroge pas non plus sur ses objectifs aujourd'hui.
26:33Toute la question maintenant est sur le Donbass.
26:35Il y a cette idée de cession de territoire.
26:38Mais on voit à quel point c'est compliqué.
26:40On en revient à ce compromis.
26:41Mais oui, je pense que les Européens,
26:43s'ils peuvent reprendre un peu la main là-dessus,
26:46c'est de pousser à cette diplomatie, de pousser à trouver ces accords.
26:49Et on a plutôt l'impression, malheureusement aujourd'hui,
26:51d'être dans une espèce de logique où on entend juste parler de guerre, de défense.
26:56Je comprends qu'il faut évidemment s'armer, se défendre.
26:59Mais quand on est seulement dans ce discours-là,
27:02on se dit qu'il n'y a pas de place pour véritablement trouver la paix.
27:05Et ça, c'est un problème.
27:06Et il faut que la diplomatie française, la diplomatie européenne
27:09se mettent à la place aussi des autres,
27:10que ce soit les Ukrainiens, que ce soit les Russes.
27:12Et j'ai le sentiment, car Auline Galactéros,
27:14je ne suis pas un diplomate, mais j'observe.
27:16Et j'ai le sentiment qu'aujourd'hui, en France,
27:18on ne sait plus faire de diplomatie, diplomatie à l'ancienne.
27:20On n'a pas finalement un niveau.
27:24C'est en tout cas ce qui apparaît.
27:25Quand vous avez un chef de l'État qui se filme
27:26et qui filme les échanges qu'il a,
27:28ou avec Vladimir Poutine, ou avec d'autres chefs d'État,
27:31pour en faire un outil de communication,
27:33cela interpelle.
27:34– Oui, bien sûr, c'est très, très dommageable.
27:40La diplomatie, c'est d'aller parler, effectivement,
27:43c'est déjà de sortir de l'idéologie,
27:45de sortir de la polarisation idéologique
27:48dans laquelle on est complètement coincé.
27:50Donc, c'est ce que Trump a essayé de faire avec ses envoyés.
27:54Alors, ça trouve ses limites aussi,
27:56parce que pendant ce temps, il exerce quand même,
27:58les États-Unis exercent quand même toujours,
28:01des pressions très fortes sur la Russie,
28:04sur les entreprises pétrolières,
28:06avec des sanctions,
28:08en ayant, en faisant pression,
28:11vraiment, sur les Russes,
28:14en faisant pression surtout sur les alliés des Russes.
28:16On le voit avec les Indiens,
28:17on le voit dans le Caucase,
28:19on le voit en Afrique,
28:21on le voit au Moyen-Orient,
28:21on le voit, voilà.
28:23Donc, il y a quand même,
28:25il y a plusieurs tracks,
28:27il y a plusieurs pistes,
28:28plusieurs tendances de négociations
28:31qui sont menées concomitamment par les États-Unis.
28:34Là, les pourparlers de Genève qui viennent de se tenir,
28:37ça a été, de ce que j'ai compris, lu et entendu,
28:41un désastre.
28:42Ça a duré deux heures.
28:44Les deux émissaires américains,
28:47Koshner et Vitkov,
28:48ça ne s'est pas très bien passé avec les Russes.
28:51Parce qu'il y a un durcissement de la position russe,
28:54parce que ça commence à bien faire.
28:56C'est-à-dire, soit on discute des sujets,
28:58soit on continue à faire du flanc et de la sauce
29:01autour de, on veut la paix,
29:02mais à nos conditions,
29:03Le sujet étant les territoires,
29:05le sujet principal.
29:09Les territoires et le statut stratégique de l'Ukraine.
29:14La neutralité de l'Ukraine.
29:15Oui, parce que du point de vue de la Russie,
29:17c'est pour ça qu'ils sont entrés.
29:19Ils sont entrés, certes,
29:20pour empêcher la reprise du Donbass
29:21par les forces ukrainiennes,
29:22mais ils sont entrés parce que l'Ukraine
29:25était abritée déjà des emprises de l'OTAN
29:28et de la CIA.
29:30Pour faire la paix,
29:31il faut aussi qu'il y ait un compromis.
29:32Alors, quel est le compromis aussi ?
29:35On entend quel est le compromis
29:37que vous demandez à l'Ukraine,
29:38mais quel compromis la Russie serait prête à faire aussi ?
29:41Vous voyez, si on est dans une logique de paix,
29:43moi, j'espère qu'on peut atteindre cette paix
29:46après quatre ans.
29:46Non, mais moi, je ne suis pas négociateur russe,
29:51mais ce que je pense,
29:52c'est que sur les deux autres oblastes,
29:54c'est-à-dire qu'il faut partir de la réalité militaire.
29:57La réalité militaire, c'est qu'effectivement,
29:59en dépit de ce que dit notre ministre des Affaires étrangères,
30:02la Russie a aujourd'hui la main militairement.
30:04Elle le fait à son rythme.
30:05Elle le fait...
30:06Ça fait quatre ans.
30:06Oui, mais parce que...
30:07Ça ne s'est pas effondré non plus.
30:08Ça, c'est vrai, évidemment.
30:09Non, mais ce n'est pas ça.
30:10Mais ça fait quatre ans, quand même.
30:11Mais c'est parce qu'on est parti sur un mensonge.
30:13On a expliqué que la Russie voulait toute l'Ukraine.
30:17Elle n'a jamais voulu...
30:18Mais il y a eu des atteintes quand même à Kiev au départ.
30:20Oui, mais elle n'a pas voulu toute l'Ukraine.
30:22Elle ne veut toujours pas toute l'Ukraine.
30:24Toute l'Ukraine occidentale, à mon avis,
30:26d'après ce que je lis et ce que je comprends depuis quatre ans,
30:28ce que je suis jour après jour,
30:31ce n'est pas du tout le sujet.
30:32Le sujet, c'est que l'Ukraine ne soit plus un danger et un lieu
30:36où soit la vérité une force de l'autre.
30:37Arrêtons-nous sur les compromis possibles.
30:40Du côté russe, Zeynia Fedorova,
30:42effectivement, dans la perspective d'échange et de négociation,
30:46qu'est-ce que la Russie accepterait de céder, par exemple ?
30:49La Russie peut accepter, je pense, de ne pas avancer.
30:53C'est ça, en fait, le compromis.
30:55Parce que la Russie, c'est exactement ce que je veux dire.
30:58A dire, c'est vrai que toutes ces régions
31:00qui sont toujours sous, on peut dire, sous l'intérêt russe,
31:05qui sont proches à la frontière.
31:06Vous avez commencé ces parties sur l'Ukraine par dire
31:10qu'il y a quatre ans qu'il a dit que Poutine a déclenché
31:12une guerre massive, etc.
31:14Mais la vérité est que la guerre était déclenchée avant.
31:17La guerre était déclenchée après 2014, 2015.
31:21Parce qu'il y a eu une grande soutien des Américains.
31:22Alors ça, c'est juste, et peu le savez et peu en parler.
31:25Laissez-moi juste ajouter une chose.
31:27Allez-y.
31:27C'est très important parce que la guerre,
31:29c'est une guerre par procuration qui était commencée
31:31avec une énorme aide américaine et avec le soutien européen.
31:36Ils ont renforcé l'armée ukrainienne à fond.
31:40Ils ont préparé l'armée ukrainienne pour une guerre avec la Russie.
31:43Parce que cette guerre, c'était censé affaiblir la Russie.
31:46Ce qui n'est pas marché aujourd'hui,
31:48on ne voit ni sur les sanctions, ni militairement parlant.
31:51Avec le changement de pouvoir aux États-Unis,
31:54parce que sous Biden, c'était carte blanche à tout.
31:58Il a envoyé d'argent, il a envoyé des armements.
32:00Aujourd'hui, Trump vend des armements.
32:02Il n'envoie plus des argents.
32:03Il y a un énorme scandale de corruption.
32:06On vient d'apprendre que Zelensky et son équipe,
32:08aujourd'hui, ce n'est pas Zelensky lui-même,
32:10mais tous qui sont autour de lui,
32:12sont détournés des milliards d'euros et de dollars.
32:16Donc, ça commence à tomber, toute cette histoire.
32:18Et c'est pour ça, aujourd'hui, la Russie ne va pas retirer les forces de Donbass.
32:24Parce que pour la Russie, Donbass, c'est russe.
32:27Et c'est pour ça que Washington demande...
32:29La Russie était prête encore de laisser Donbass autonome,
32:32mais c'est Boris Johnson qui a appelé, qui a dit non, on continue.
32:36Et donc, voilà, on a la conséquence de cette décision politique,
32:40soutien européen.
32:41Et si, aujourd'hui, on ne trouve pas un accord de paix,
32:44demain, c'est possible que ça ne sera plus que Donbass,
32:47mais aussi Adiassar, Kharkov, etc.
32:49Donc, c'est un bon moment de conclure.
32:51Ça s'arrête.
32:52Au bout de quatre ans, il est temps, effectivement, pour tout le monde que ça perd.
32:55Parce que, voilà, derrière, il y a des hommes.
32:58Oui, exactement.
32:58Il y a des hommes et des femmes et des familles qui sont directement touchés.
33:01Ça fait un peu miss France de le dire, mais quand on comprend...
33:02Non, il faut le répéter, c'est ça, la guerre.
33:04C'est ça, la guerre.
33:04Et puis, par ailleurs, quand on voit les mobilisations qui ont eu lieu pour le proche Moyen-Orient
33:10et qu'aujourd'hui, en France, il n'y a tellement pas de mobilisation pour ces peuples qui souffrent
33:14et qui meurent chaque jour, je trouve ça absolument lamentable.
33:18Mais d'ailleurs, Donald Trump le rappelle souvent.
33:20Alors, est-ce que c'est, effectivement, son intention première ?
33:23Peut-être pas.
33:24En tout cas, il rappelle régulièrement que ce soit ou en Russie, en Ukraine ou au Moyen-Orient,
33:29derrière, il y a des hommes, des hommes qui meurent.
33:31Et cette interrogation, est-ce que ça va taper ? Est-ce qu'il va taper ?
33:34Est-ce qu'il va taper fort Donald Trump, puisque jamais les États-Unis n'avaient déployé
33:39autant de forces au Moyen-Orient ?
33:42Imposantes forces de frappe navale, aériennes, un déploiement militaire massif
33:46qui pourrait préparer le terrain à une importante campagne de frappe contre l'Iran.
33:51Un porte-avions, le Abraham Lincoln, on va peut-être voir des images d'ailleurs,
33:559 destroyers, 3 frégates légères et d'autres qui se dirigent vers la région.
34:01Le plus grand porte-avions au monde, le Gérald Ford, signe Marrager.
34:06D'ailleurs, on peut noter qu'il est rare que deux porte-avions américains, sous votre contrôle,
34:10Caroline Galactéros, qui transportent, on le rappelle, des dizaines d'avions de combat,
34:14qui fonctionnent avec des milliers de marins à bord, soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient.
34:19Donc, nous nous disons quoi ?
34:21Nous nous disons avec une telle puissance de feu, est-ce que Donald Trump va se freiner ou pas ?
34:28S'il ne peut pas rien faire, c'est ce qu'on se dit avec une telle puissance de feu.
34:32Pourquoi il déploierait tout cela ?
34:33Uniquement pour faire de la pression à la République islamique des rangs ?
34:37Je pense qu'il est dans une situation très très difficile, Donald Trump.
34:42Parce qu'effectivement, l'armada est considérable, le Gérald Ford est en train d'arriver,
34:48donc ils sont encore en train de renforcer, c'est pour ça qu'ils ont remis l'idée des frappes
34:52déjà il y a 10 ou 12 jours.
34:55Donc là, ils sont en train de tout faire pour pouvoir faire quelque chose.
34:58Mais faire quoi ? Parce que lui, il a parlé, donc pendant ce temps, il y a un processus de
35:04négociation,
35:05bien sûr comme la dernière fois, etc.
35:06Sauf que les Iraniens ne vont pas se laisser prendre au piège une deuxième fois, à mon avis.
35:10Ils ont bien compris que la dernière fois, en pleine négociation, n'est-ce pas, on les a frappés, Israël
35:14a frappés.
35:15Donc, la question, elle est très large, mais la question, c'est que peut faire,
35:25quels sont les termes de la victoire pour les Etats-Unis si jamais ils frappent ?
35:29De mon point de vue, c'est le régime change.
35:32Ils veulent faire une frappe de décapitation.
35:35C'est-à-dire pour que la République islamidienne tombe ?
35:38Pour que le régime tombe, le régime tombe, il faut qu'ils y arrivent.
35:43Je rappelle que les Iraniens, ce n'est pas la Venezuela, l'Iran,
35:47donc les Iraniens, ils ne sont pas totalement désarmés.
35:50Et surtout, cette fois-ci, ils ont accepté l'aide chinoise et l'aide russe.
35:57Alors, elle n'est pas tellement maritime, parce qu'il y a une corvette russe,
36:02et il y a 3-4 bateaux chinois à ce stade.
36:05Donc, ce n'est pas les Chinois qui vont engager la marine américaine en vive force, évidemment.
36:11Mais ils apportent beaucoup de soutien en matière d'organisation des défenses antiaériennes iraniennes.
36:17Donc, si vous voulez des frappes américaines,
36:21il faut qu'ils arrivent vite à leur objectif politique.
36:25Ce n'est pas le programme nucléaire le sujet, en fait.
36:28Et je pense d'ailleurs que si ce soir, demain ou dans quelques jours,
36:31on se remet à parler d'un accord intérimaire sur les questions nucléaires,
36:35ça sera peut-être une façon pour Trump de reculer et de ne pas rentrer dans ce piège.
36:41Parce que c'est un piège terrible.
36:43S'il n'y arrive pas, c'est-à-dire si le régime tient,
36:46et je pense que les Iraniens se sont dit, selon le mot de Churchill,
36:49on préfère avoir la guerre que le déshonneur et la guerre aussi après.
36:54Parce que les termes de l'accord qu'on leur demande sont inacceptables,
36:59évidemment, du point de vue d'un État souverain.
37:01Se désarmer totalement, arrêter tous les proxys, c'est impossible.
37:07Donc, ils ne vont pas le faire.
37:08Donc, je pense qu'ils ont choisi de subir le choc.
37:11Simplement, il faut qu'ils tiennent.
37:13Ce qui est intéressant, c'est cette déclaration de Steve Witkoff.
37:16C'est l'émissaire américain.
37:17On va voir la citation.
37:18Il dit que le président américain s'étonne de la position de l'Iran
37:21après l'avoir averti de lourdes conséquences en cas d'échec sur un accord.
37:25Voilà ce qu'il a déclaré Steve Witkoff.
37:27Je ne veux pas employer le mot frustré parce qu'il sait qu'il a de nombreuses alternatives.
37:30Mais il s'étonne de savoir pourquoi ils n'ont pas capitulé.
37:35Voilà, c'est-à-dire que peut-être, dans la tête de Donald Trump,
37:38un tel déploiement de force ferait plier la République islamique d'Iran.
37:42Et on voit que ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui.
37:45Mais c'est inconsequable. C'est là qu'on a un problème de compréhension
37:50de ce qu'il y a face à nous dans le monde entier d'ailleurs.
37:54Pas comme l'Iran sur beaucoup de sujets.
37:56Sur la Russie, c'est la même chose.
37:57On ne sait pas ce que c'est qu'un État vraiment souverain.
38:00Même s'il est en difficulté, même s'il est soumis à une pression militaire terrifiante,
38:05même s'il sait que ça va être très lourd.
38:07Parce que s'il y a une campagne de frappe, ça sera très lourd pour l'Iran.
38:10Mais la question, c'est, si jamais ça tient pendant trois semaines,
38:14que font les Américains après ?
38:16Parce qu'on sait qu'il y a des problèmes de munitions,
38:18parce qu'on sait qu'il y a des problèmes d'intercepteurs,
38:20notamment pour les patriotes, parce qu'on sait que ça ne peut pas durer très très longtemps.
38:24Ou alors, on rentre dans une vraie guerre au Moyen-Orient très lourde.
38:29Je rappelle que les États de la région sont très très inquiets.
38:33Je rappelle que le grand Ayatollah Sistani irakien a dit
38:37que si jamais il y avait une frappe de décapitation sur le guide suprême iranien Ali Ramenei,
38:44il prononcerait une fatwa déclarant le djihad global contre les États-Unis.
38:50Enfin, je veux dire, il faut mesurer les risques de ce qu'on est sur le point de faire.
38:56Alors, on va peut-être avancer. Est-ce qu'il y a encore de la place ?
39:00Puisque Donald Trump s'était effectivement donné dix jours.
39:03Rachel Kahn, dix jours pour négocier.
39:04Est-ce qu'il y a encore de la place pour la négociation ?
39:07Visiblement, il laisse encore cette chance-là, Donald Trump,
39:10même si, et c'est l'information du jour, il s'étonne que la République islamique d'y en n
39:14'est pas plus.
39:14Je pense qu'on ne déploie pas un tel dispositif pour ne rien faire.
39:21Effectivement...
39:22Ça coûte tellement d'argent.
39:22Non, mais bon. Et puis par ailleurs, ça coûte de l'argent, mais aussi il y a un peuple qui
39:28est en souffrance.
39:31On ne peut pas faire comme si on ne savait pas ce qui se passe en Iran.
39:35Nous avons des femmes, notamment, qui se battent.
39:40Je pense à l'association Femmes Azadi, qui se battent comme des lionnes, pour faire savoir ce qui s'y
39:47passe.
39:48Après, ce que Trump, là où il est dans la transaction aussi, c'est parce que lui, il veut faire
39:53mieux que Barack Obama,
39:55par rapport à cette région-là.
39:58Il est dans un temps court, parce que time is money, et l'Iran, lui, est dans un temps long.
40:03C'est-à-dire qu'ils ont l'habitude à la victimisation, ils ont l'habitude de travailler avec les
40:07proxys,
40:07ils ont l'habitude de travailler avec des milices aussi irakiennes.
40:10Mais il est urgent, vraiment, de libérer ce peuple, et même au regard du droit international.
40:17Ce qui s'y passe, c'est un crime contre l'humanité.
40:20Et c'est pour ça que nous avons, avec l'association Agir Ensemble, et avec l'association de ces femmes
40:25Azadi,
40:26publié une lettre à l'attention du président de la République pour vraiment agir.
40:30C'est une tribune publiée, d'ailleurs, dans les colonnes du Figaro.
40:33On va peut-être la voir à l'antenne.
40:34Alors, c'est intéressant, des mesures proposées.
40:36Les mesures proposées, qui sont la saisie de la Cour pénale internationale à l'initiative de la France pour l
40:41'instruction d'une enquête,
40:42entre autres, poursuivre tout responsable iranien présent sur le territoire européen,
40:47fermeture immédiate de l'ambassade de la République islamique en France,
40:50l'expulsion de France de tous les diplomates iraniens,
40:52une politique de sanction efficace contre l'ensemble des personnalités liées au régime, entre autres.
40:56Voilà ce que demande cette...
40:59Il faut impérativement que la France retrouve, on en parlait tout à l'heure par rapport à la Russie,
41:03mais moi, j'ai une place dans la diplomatie et surtout un rôle moteur au niveau international.
41:11Et je ne comprends pas comment nous sommes finalement les adversaires des Russes
41:15et comment nous sommes aussi fébriles face à l'Iran, vraiment.
41:18Alors ça, c'est une interrogation, ça c'est vrai.
41:20C'est-à-dire que face à la Russie, il y a des muscles, face à l'Iran, c'est
41:25un petit peu plus calme.
41:26Xavier Fedorova.
41:28Pardonnez-moi, ma langue, alors je suis vraiment navrée.
41:35Je suis vraiment navrée, ma chère Xenia.
41:37J'ai ma langue qui fourche pas mal sur votre famille libérale.
41:40C'est pas grave.
41:41Non, je voulais juste dire, vous savez, on a vu les tentatives des Etats-Unis, déjà,
41:47à libérer des peuples, des peuples irakiens, des peuples afghanistains, des peuples de Libye.
41:53Et comment c'est fini ? Je ne pense pas, et je me trompe peut-être,
41:57mais je ne pense pas que le peuple iranien peut attendre avec impatience
42:02les bombardements des Américains sur leur terre.
42:04Donc je pense que c'est compliqué de dire que les frappes vont changer les régimes.
42:10Je pense pas.
42:11Je pense que ça peut créer un vrai conflit dans les régions.
42:14les perturbations des livraisons de pétrole par les droits d'Armus,
42:18ça va créer un climat très déstabilisant dans tout le monde.
42:22Je pense que les acteurs à tour d'Iran ne veulent pas en guerre non plus,
42:27comme Qatar, comme Arabie Saoudite.
42:31Moi, ça ne me dérangerait pas qu'il y ait la fin du Hamas, du Hezbollah et des Houthis, vraiment.
42:34Oui, mais ce n'est pas pour ça que les Américains ont cet armadour.
42:37Non, mais le peuple le demande.
42:39Mais non, le peuple le demande.
42:41Une partie du peuple, l'ensemble du peuple iranien...
42:44Mais non, ce 92 millions d'habitants, vous pensez bien.
42:47Donc ce n'est pas le sujet, ce n'est pas du tout pour ça que les Américains sont là.
42:51Alors on va voir quand même ces images, ces images de manifestations massives.
42:55Xenia Fedorova, tout en parlant, vous allez voir, ces images étaient hier.
42:58D'ailleurs, des étudiants qui demandent que le pouvoir tombe.
43:01Elles sont là, ces images.
43:02Xenia Fedorova, poursuivez.
43:05Donc voilà, ça c'était hier. Allez-y.
43:07Oui, mais non, je voulais juste conclure par dire que l'Iran, ça fait, si je ne me trompe pas,
43:13le taille des Français et Allemands ensemble.
43:15C'est un très grand pays.
43:16Les bases sont très bien installées, les bases militaires.
43:19Ils sont cachées.
43:21L'Iran, il ne faut pas sous-estimer la puissance du régime iranien militairement parlant.
43:26Il y a des missiles balistiques, supersoniques.
43:28Il peut attaquer les bases américaines dans les régions.
43:32Dans ces cas, Donald Trump sera obligé d'y aller dans une grande guerre dans les régions.
43:37Et je ne pense pas ce qu'il cherche.
43:39C'est pour ça, jusqu'à maintenant, il n'a pas encore frappé.
43:41C'est vrai que Donald Trump ne cherche pas, en tout cas, il ne montre pas cette envie de, finalement,
43:47mettre le chaos dans une région.
43:49Peut-être aussi les enseignements de l'Afghanistan.
43:52On l'a bien vu.
43:53Il le répète souvent.
43:54Peut-être une action militaire pour permettre un nouveau souffle.
43:57Mais on n'a pas le sentiment qu'il a envie de faire tomber véritablement le régime iranien.
44:02En fait, oui, on a vu des appels, des manifestations.
44:06On voit qu'il y a un peuple qui souffre.
44:08Je suis désolée, mais il y a un régime qui est brutal, sanguinaire.
44:11Et ça, on ne peut pas non plus se fermer les yeux.
44:13Cela dit, pour Donald Trump, moi, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, on est un peu dans la phase
44:18bluff contre bluff.
44:20Il a tenté la dissuasion, donc, de montrer les muscles avec l'armada et tout.
44:25Et il se disait, on va mettre la pression, on va trouver un deal.
44:28Parce qu'il ne peut pas non plus, Donald Trump, perdre la face.
44:32Donc, moi, je n'ai pas l'impression qu'il a envie de s'installer là pour des années.
44:35En fait, il ne veut pas.
44:36Il ne veut pas s'installer là pour des années, ça, c'est sûr.
44:39Mais sinon, moi, je pense que ce qu'il pourrait faire, c'est annoncer qu'il a trouvé quelque chose,
44:45une entente, quelque chose en coulisses.
44:47Il ne peut pas sortir de là sans rien faire.
44:50Donc, ça ne veut pas dire que ça va être des frappes ou quoi que ce soit.
44:52Au début, on disait peut-être des frappes.
44:53Peut-être que ce sera des frappes ciblées.
44:54Peut-être que ce sera simplement de dire, nous avons eu une entente.
44:58Ça m'a fait penser, vous savez, au Groenland.
45:00Alors, justement, je voulais vous entendre.
45:02Soudainement, il nous a dit, parce qu'il a mis la pression maximum,
45:05et finalement, il a dit, oui, on a eu un accord, on n'entendait plus trop trop parler de ça.
45:09On n'en entend pas parler aujourd'hui.
45:10Justement, ça demande peut-être un décryptage, cette information.
45:13Vous avez tout à fait raison, puisque Donald Trump a dit envoyer un navire hôpital au Groenland.
45:18Une réponse à l'évacuation vers la capitale d'un membre d'équipage d'un sous-marin américain au large
45:23de l'UNUQ.
45:23L'homme avait besoin d'un traitement médical d'urgence.
45:26Trump dit aussi que ce grand navire hôpital a pour objectif de prendre soin des nombreuses personnes malades.
45:32Réponse du ministre danois de la Défense.
45:35La population groenlandaise reçoit les soins de santé dont elle a besoin.
45:39Donc, non merci.
45:41Alors, c'est vrai que ça demande, finalement, là aussi du décryptage.
45:43Comment comprendre cet envoi d'un navire sanitaire au Groenland pour Donald Trump ?
45:49Quel message il veut donner ? Est-ce que c'est directement, effectivement, pour aider cette population ?
45:54Un nouveau moyen de revenir dans la région ?
45:57Un message envoyé à la fois à la Russie et à la Chine ?
46:00On a toutes ces interrogations après avoir lu cette information.
46:03Alors, peut-être un décryptage, Xenia ?
46:05Non, mais je pense que vous avez tout à fait raison.
46:07C'est plutôt un message, un message que les États-Unis veulent rester dans les régions,
46:12qui cherchent à s'installer là-bas, un message aussi à la Chine et la Russie, bien sûr.
46:20Après, je ne pense pas que...
46:22C'est peut-être aussi un message à un peuple groenlandais pour dire qu'on est là pour vous aider.
46:29Donc, finalement, je pense que c'est juste un rappel que Donald Trump voit les territoires
46:35plutôt comme un territoire qui est sous l'intérêt des États-Unis
46:41pour découvrir les nouvelles routes arctiques, pour installer militairement,
46:45pour couvrir ce Golden Dome, c'est ça le nom des systèmes militaires...
46:52Envisagés.
46:53Oui, dans le futur.
46:54Et aussi, on sort des challenges pour la Russie et la Chine,
46:59parce que la Russie, la présence de la Russie dans les régions date déjà depuis des années.
47:03Donc, c'est peut-être ça aussi.
47:05Et on découvre que le groenland, finalement, c'est plus qu'une périphérie glacée.
47:11C'est-à-dire que c'est bien plus que des ours sur la banquise.
47:14C'est un pivot, c'est une puissance militaire, il n'y a pas d'armée.
47:18Et puis, c'est une puissance grâce à sa position.
47:20C'est pour ça qu'on parle autant du groenland ces derniers temps, Caroline Guel.
47:24Absolument, et que les États-Unis veulent renforcer leur présence là,
47:29effectivement, dans le cadre d'un conflit global.
47:33Voilà, d'une mise en place pour chacun d'éléments à la fois dissuasifs,
47:40éventuellement offensifs, s'il le fallait un jour.
47:42Voilà, je ne dirais pas que c'est de bonne guerre,
47:45mais c'est assez compréhensible, c'est assez logique.
47:49Je veux juste revenir sur ce que vous avez dit,
47:51parce que je suis tout à fait d'accord, c'est ce que j'ai essayé d'expliquer tout à
47:54l'heure.
47:54Je pense que s'ils cherchent une porte de sortie,
47:56ça va se décider dans les quelques jours, là, maintenant.
48:00Donc, soit ça va être une campagne de frappe en se disant,
48:02pourvu que ça marche et qu'on tape tout de suite le régime,
48:05qu'on arrive à le faire tomber, parce que c'est ça l'objectif.
48:08Si ça ne marche pas, à mon avis, ça va partir très mal pour les Etats-Unis.
48:13Et si l'alternative à ça, ce serait effectivement de dire,
48:16bon, en fait, on a trouvé quelque chose sur la partie nucléaire,
48:20et on va demander d'ailleurs aux Russes, peut-être là,
48:23de faire quelque chose pour nous aider,
48:25par exemple récupérer l'uranium enrichi iranien, par exemple.
48:28Donc, c'est pour ça qu'il a encore ces deux fers au feu.
48:31Mais l'armada est considérable, comme vous l'avez dit.
48:37Et il a surtout des pressions aussi colossales pour y aller.
48:40Parce que c'est la fenêtre d'opportunité.
48:43Les Iraniens ont accepté l'aide russe et chinoise.
48:48C'est maintenant que les Américains peuvent encore faire quelque chose.
48:50Le régime iranien.
48:51Le régime iranien.
48:52La République islamique iranien.
48:53Oui, la République islamique iranien.
48:55C'est pour ça qu'il est très important que la France se positionne très fortement.
48:58Et on peut découvrir, effectivement, et relire votre tribune,
49:02avec 40 personnalités qui signent une tribune
49:04et qui demandent à la France d'agir diplomatiquement,
49:07effectivement, pour faire tomber la République islamique d'Iran.
49:11Merci à toutes les quatre d'avoir décrypté, analysé l'actualité internationale.
49:15On l'aura compris, dense, chaude et riche.
49:18On se retrouve la semaine prochaine à 16h.
49:20Tout de suite, c'est Thierry Cabane.
49:23Punchline Weekend.
49:24Je vous retrouve à 22h dans 100% Politique.
49:26Excellente soirée sur notre antenne.
49:27Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires