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  • il y a 3 mois
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure interne de 100% politique comme tous les mercredis soirs sur CNews.
00:05Peu après, 21h avec Xenia Federova et Arnaud Clarsfeld comme toutes les semaines.
00:09Bonsoir à tous les deux.
00:10Face à vous, nos invités de la semaine, Sébastien Lignier, patron du service politique de Valeurs Actuelles.
00:16Et l'amiral Oudo de Dainville. Bonsoir amiral.
00:19Bonsoir.
00:19Et merci d'être avec nous.
00:21On va commencer tout de suite par la dernière déclaration de Trump qui est tombée aux alentours de 18h, heure
00:26française.
00:26Et on se demande si Donald Trump va trancher sur l'Iran.
00:30Va-t-il arrêter les frappes ou va-t-il les reprendre ?
00:32Y aura-t-il un accord avec le régime des Mollahs ou n'y aura-t-il pas d'accord
00:37?
00:37Écoutez Donald Trump, c'était toujours assez flou cet après-midi.
00:42Ils veulent faire un accord.
00:45À ce stade, nous ne sommes pas encore satisfaits, mais nous serons satisfaits.
00:49Ou alors il faudra finir le travail.
00:52Ils n'ont plus de marines, comme je l'ai dit mille fois, leur armée de l'air.
00:58Aussi, tout a été détruit.
01:00Ils négocient sur un tas de ruines.
01:02Et nous verrons bien, peut-être que nous devrons y retourner et finir le travail.
01:06Nous verrons bien.
01:07Ils veulent faire un accord.
01:08Ils n'ont pas de choix.
01:09Je crois qu'ils viennent de rallumer Internet parce que leur économie souffre.
01:14Ils souffraient énormément.
01:15Ils ont une inflation de 250 %.
01:19Leur monnaie est une monnaie de singe.
01:21Leur système économique s'est effondré.
01:25Ils pensaient qu'ils avaient le temps de leur côté.
01:29Nous avons le temps de notre côté.
01:32Les élections de mi-mandat, ce n'est pas grand-chose.
01:34Nous le savons.
01:35L'Iran ne peut pas avoir la bombe nucléaire.
01:38Je fais ce que je fais pour le monde, pas seulement pour nous.
01:41Et d'autres nations nous ont soutenus.
01:43Nous n'en avons pas besoin, mais nous avons été soutenus.
01:48Le problème, c'est qu'on obtient toujours le besoin après l'heure et pas pendant que nous en avons
01:56besoin.
01:57Xenia, nous étions à la même place la semaine dernière.
01:59Trump menaçait de frapper vendredi, samedi ou dimanche de la semaine dernière.
02:03Rien n'a vraiment avancé depuis.
02:05Et on se retrouve un peu toutes les semaines au même endroit,
02:08avec des négociations qui fluctuent et pas vraiment d'accord.
02:11et pas de reprise des frappes.
02:12Absolument, mais ça explique que Donald Trump n'a envie pas de reprendre les frappes
02:18parce que ça peut mener vers un conflit plus prolongé.
02:21Ce n'est pas dans son intérêt.
02:23Donc, il cherche toujours une façon de sortir de cette situation.
02:26Ils sont en train de négocier avec Iran.
02:28La vérité, c'est qu'il a les points qui ne sont pas acceptables ni pour Iran ni pour les
02:33États-Unis.
02:33Donc, la vraie question, on peut se poser,
02:35est-ce qu'il sera obligé quand même de faire les frappes tactiques plusieurs,
02:40mais pas prolongées, pour montrer qu'il a toujours la capacité de continuer cette guerre ?
02:45Il a dit qu'il a le temps, les États-Unis ont le temps,
02:49mais la vérité est qu'Iran aussi peut jouer avec le temps aujourd'hui.
02:52Les détroits d'Hormuz restent OK.
02:55Et ça, c'est une pression sur Trump et sur les États-Unis aussi,
02:58par les alliés, parce que les alliés de Golfe,
03:01ainsi qu'ils ont besoin d'ouvrir cette détroite d'Hormuz pour reprendre l'activité.
03:07Et à ces moments, il y a beaucoup de pertes pour tous ces pays
03:11qui sont normalement les expérateurs de pétrole.
03:13Donc, je pense que tous les deux côtés ont le temps.
03:17Et ça peut durer.
03:18Mais si ça dure, la vraie question,
03:20qu'est-ce que ça va donner comme résultat sur l'économie globale,
03:23sur l'Europe aussi, sur les réserves de stock de pétrole ?
03:27Comment vous qualifiez, amiral, pour le moment,
03:29l'opération américaine en Iran ?
03:31On entend des termes assez durs sur l'opération voulue par Donald Trump.
03:36À l'heure où on se parle, alors qu'il semble tâtonner
03:38entre l'accord qui ne voit pas le jour et la reprise des frappes,
03:43est-ce que c'est un fiasco pour le président américain ?
03:45Ah non, c'est trop tôt pour le dire.
03:47Ça dépend des résultats des négociations.
03:50Militairement, il y a eu des frappes.
03:52Mais il y a quand même un élément qui fait du mal à l'Iran en ce moment.
03:56C'est le blocus.
03:57Et là, il n'en parle pas dans son discours.
04:00Or, il aurait été intéressant qu'il fasse le bilan de ce blocus.
04:03Parce que c'est ça qui fait mal à l'Iran aujourd'hui.
04:06Et alors, il parle de frappes.
04:07Mais les frappes, pourquoi faire ?
04:08Je ne vais pas recommencer à taper sur le nucléaire,
04:10comme il y a un an, comme il y a la guerre des 40 jours, etc.
04:14Et donc, c'est un peu flou tout ça.
04:16Il faudrait trouver un objectif stratégique.
04:18Alors moi, je peux lui en trouver.
04:20Quel serait-il ?
04:22C'est de compléter le blocus naval par un blocus terrestre.
04:24C'est-à-dire frapper les ouvrages d'art, frapper les voies ferrées,
04:30toutes les lignes d'approvisionnement de l'Iran qui viennent par la terre.
04:34Mais frapper en Iran, bien sûr, pour ne pas se mettre à mal les voisins, par exemple.
04:38Alors, j'ai posé la question du fiasco.
04:40Je vais la poser autrement.
04:41Est-ce que ça peut finir en réussite pour le président américain ?
04:45Est-ce qu'il y a encore une voie pour que cette opération finisse en réussite
04:48et qu'il en sorte par le haut ?
04:50Moi, je pense que c'était militairement.
04:56Ce n'est pas une véritable réussite pour le moment.
04:58Mais il faut voir dans le temps.
05:01Tout ça, ça va disparaître dans le temps.
05:03L'opération du Vietnam, militairement, ce n'était pas une réussite.
05:07Et aujourd'hui, encore avec le temps, l'opération au Vietnam est jugée très sévèrement.
05:11L'opération en Irak est jugée très sévèrement.
05:14L'opération en Afghanistan n'est pas jugée très favorablement.
05:16Non, mais ça n'a pas entaché la puissance américaine.
05:20Par contre, là, il y a un risque.
05:22Et le risque vient de la recomposition des pays du Moyen-Orient,
05:28enfin du Moyen-Orient en un sens très large, en allant jusqu'à l'Asie.
05:32Et s'il y a une recomposition, il peut y avoir une pression sur le dollar.
05:36Et le dollar ne serait plus une monnaie internationale comme elle est aujourd'hui.
05:40Et là, ça serait le déclin américain.
05:43Alors là, c'est le fiasco dans le fiasco.
05:45Arnaud Klarsfeld, vous qui défendez cette opération semaine après semaine,
05:49face notamment à Henri Guénaud, on vous retrouve souvent face à lui.
05:53Trump a l'habitude de voir les choses du meilleur côté.
05:56Mais il le fait depuis des décennies, parfois au détriment de la vérité.
06:00Mais ça lui a plutôt bien réussi, puisqu'il a réussi deux fois à accéder au poste de président des
06:07États-Unis,
06:09alors qu'il n'avait pas toutes les cartes en main.
06:12On peut voir les choses du mauvais côté.
06:15C'est un fiasco, puisqu'au début de l'opération, le détroit d'Hormuz était ouvert.
06:22Et aujourd'hui, il est fermé.
06:23Et Trump n'a pas obtenu ce qu'il voulait au départ, c'est-à-dire la chute du régime
06:29des MOLA.
06:30Et il voulait aussi la fin des proxys, le nucléaire, les 400 kilos, et les missiles balistiques.
06:37Pour l'instant, il n'a rien obtenu.
06:39Mais comme l'amiral l'a dit, l'avenir n'est pas encore écrit.
06:43L'avenir, il s'écrit maintenant.
06:45Et c'est vrai que ce que Trump a dit n'est pas faux.
06:48L'économie iranienne est en lambeau.
06:52L'inflation est à 300%.
06:55Sur le long terme, ils ne peuvent pas tenir.
06:57Donc tout dépend de la volonté de Trump de tenir.
07:01Pour l'instant, ce n'est pas un fiasco.
07:03Il a perdu 13 soldats.
07:04C'est une guerre dans laquelle les États-Unis n'ont perdu.
07:07Il y a l'enlisement, il y a le baril qui a explosé, etc.
07:12D'accord, mais les États-Unis n'ont perdu que 13 soldats.
07:16Ils ont considérablement affaibli l'industrie iranienne.
07:20Ils ont considérablement affaibli les centrifugeuses, l'industrie nucléaire iranienne.
07:27L'industrie militaire iranienne et tout ça.
07:30Et ils ont mené la guerre.
07:31Je ne vais pas dire pacifiquement, sinon je vais avoir des poursuites devant l'Arkham.
07:34Mais ils ont mené la guerre sans frapper pour l'instant les infrastructures civiles.
07:41Ils ont été mis en cause sur une école au début.
07:44L'école, mais c'était une erreur.
07:46Ce n'était pas comme quand les Allemands...
07:49C'est même la presse américaine qui a pointé la responsabilité des Américains.
07:51Quand les Anglais ont bombardé Dresde, ils n'ont pas rasé des villes.
07:56Bon, pour l'instant, on verra ce qui arrivera demain.
08:00Je vais y réagir, Xenia.
08:02Non, mais je pense que ce qu'il dit Arnaud Klarsfeld n'est pas faux, bien sûr.
08:09Mais je pense que Donald Trump, il essaie d'éviter un engagement longue durée et une campagne terrestre.
08:15Parce que pour changer le régime iranien, je le dis souvent, ce n'est pas suffisamment de faire les frappes.
08:21On voit très bien comment Iran a réussi d'éteignir.
08:25Aujourd'hui, je pense que le vrai problème, si Trump décide d'en sortir, c'est le problème pour Israël.
08:33Et c'est Israël qui ne veut pas que Trump arrête cette guerre, en fait.
08:36Parce que pour Israël, les objectifs ne sont pas encore à temps.
08:40Je ne pense pas, et je ne pense pas qu'Iran aujourd'hui à disposition d'une bombe nucléaire.
08:47Ça fait des années qu'on a entendu qu'Iran a une bombe nucléaire.
08:50Et Donald Trump et Benjamin Netanyer, ils ont commencé cette guerre sur prétexte de libérer le peuple iranien.
08:57Et après, pour ne pas laisser...
09:00Il ne l'avait pas dit.
09:01Il ne l'avait pas dit.
09:02Mais il a dit qu'il c'est un peuple iranien.
09:04Il le pensait, oui.
09:05Il espérait, mais il ne l'a pas dit.
09:07Quand il a commencé la guerre, il ne l'a pas dit.
09:09Il ne l'a pas dit, mais éventuellement, il a parlé au peuple iranien.
09:12Il les a même appelés à sortir dans la rue.
09:16Mais aujourd'hui, par contre, pour vous mettre d'accord, plus personne ne parle de la chute du régime.
09:19Plus personne ne parle de la chute du régime, parce que c'est évident que le régime n'est pas
09:23chuté.
09:24Et tout le monde parle des bombes nucléaires.
09:26Et ça, c'est quelque chose qui est préoccupant, évidemment.
09:30Mais est-ce que c'est vraiment une justification de complètement paralyser toute l'économie mondiale aujourd'hui ?
09:37Comme s'il n'y a pas une menace immédiat.
09:39C'est ça, les questions qui beaucoup se posent.
09:41Sébastien, j'ai envie de vous poser la même question d'un point de vue politique qu'a l'amiral,
09:45qu'il répond à cette question d'un point de vue militaire.
09:47Est-ce qu'il y a encore une sortie par le haut pour Donald Trump de cette guerre en Iran
09:51?
09:51Elle est toujours possible, mais plus les secondes passent, plus cette porte de sortie se rétrécit.
09:55En réalité, je pense que même si, dans le scénario le plus optimiste possible,
09:59Donald Trump obtient un accord avantageux pour les Etats-Unis,
10:02il aura quand même perdu des plumes dans cette histoire.
10:04Il n'a pas eu des plumes politiquement d'abord, parce qu'il a fracturé son camp.
10:08Aujourd'hui, quand on lit la presse américaine,
10:10on comprend que G.D. Vance, le vice-président, était totalement opposé à cette intervention.
10:15Et aujourd'hui, il est de plus en plus en retrait dans cette administration.
10:18Il a fracturé son propre camp politique, sa base militante,
10:22avec les résultats des mid-terms qu'on va attendre avec impatience.
10:25Mais surtout, il a fragilisé l'image et l'héritage qu'il laissera de ce second mandat.
10:31Si le mandat se termine aujourd'hui, ou même demain,
10:34on aura l'impression que cette guerre en Iran, que cette intervention militaire,
10:38aura occulté tout le reste.
10:39Et que tout le bien qu'il a pu faire lors de cette première année de mandat,
10:43sur l'immigration, sur l'économie, sur le coup de paix dans la fourmilière
10:47qu'il a mis à l'État profond américain,
10:49tout ça finalement aura disparu, parce qu'on retiendra simplement la guerre en Iran
10:53et ses conséquences énergétiques.
10:54Et puis simplement, le deuxième point où, selon moi,
10:56il va de toute manière perdre des plumes, c'est sur l'aspect géopolitique.
10:59C'est-à-dire que sa crédibilité internationale, elle est durablement entachée.
11:03On parle des pays du Golfe.
11:05Aujourd'hui, les pays du Golfe ne regardent plus Donald Trump de la même manière.
11:08Aujourd'hui, les pays du Golfe ont de plus en plus de facilité à se tourner vers la Chine.
11:12Pourquoi pas demain vers la Russie ?
11:13À trouver des partenaires alternatifs,
11:15parce que pour eux, Donald Trump a montré ses limites dans cette séquence-là.
11:19Donc son image, de toute manière, sera écornée.
11:22Maintenant, c'est à savoir à quel point elle va être écornée.
11:24Est-ce qu'il peut rattraper l'histoire ?
11:26Je ne suis pas certain.
11:27Mais ce qui est sûr, c'est que l'Iran restera une tâche d'encre dans son bilan.
11:30On va y revenir dans un instant et on reparlera du détroit d'Hormuz avec vous, Amiral.
11:33Mais est-ce un passage obligé pour les candidats à l'élection présidentielle ?
11:37Il faut croire.
11:38Après Bruno Rotaillot la semaine dernière,
11:40c'est au tour d'Edouard Philippe de cette rendue en Ukraine.
11:43D'ailleurs, la sortie du train a été énormément commentée,
11:45parce qu'il était en mocassin.
11:47Donc on a vu énormément de commentaires sur les réseaux sociaux.
11:50Et vous voyez cette image, il a rencontré évidemment Volodymyr Zelensky.
11:54Comment vous réagissez à ces images ?
11:56Xenia Federova, une semaine après Bruno Rotaillot,
11:58est-ce un passage obligé pour les candidats à la présidentielle française ?
12:03Oui, apparemment pour ces candidats, c'est important de montrer la position.
12:09Et comme c'est les premières visites étrangères, si je ne me trompe pas,
12:13comme pour Bruno Rotaillot, comme pour Edouard Philippe,
12:16ça montre à quel point ils sont alliés avec la ligne officielle de Emmanuel Macron
12:20sur les conflits ukrainiens.
12:21La réalité, je pense que ce sera obligatoire pour la nouvelle présidente de la France
12:31de regarder plutôt dans le futur et essayer de reprendre les dialogues avec la Russie.
12:37Parce que la Russie reste une voisin,
12:39et éventuellement ces conflits ukrainiens vont s'arrêter.
12:42Et il faut travailler avec la Russie pour avoir une bonne relation plutôt avec la Russie.
12:47Parce que la Russie est capable d'aider l'économie française
12:51par fournir, par exemple, le pétrole et les gaz bon marché.
12:56Aujourd'hui, c'est ça qui est nécessaire pour les économies,
12:59mais aussi sur autre plan.
13:01Je pense que le message qui est envoyé est un peu bizarre, à mon avis.
13:07C'est un peu comme il reste dans les mêmes lignes de Emmanuel Macron.
13:10Alors, le président ukrainiens et l'ancien Premier ministre français ont tweeté.
13:14J'ai rencontré Edouard Philippe, maire de la ville française du Havre,
13:16et leader du parti politique Horizon.
13:18Je suis reconnaissant pour son soutien à notre peuple.
13:21Et cette visite en particulier constitue une importante démonstration de solidarité avec l'Ukraine,
13:25surtout après les récentes attaques massives de la Russie contre notre pays.
13:28Et puis Edouard Philippe, soutenir les Ukrainiens,
13:30c'est nous soutenir nous-mêmes, notre sécurité en dépendant.
13:33À Kiev, j'ai dit au président Zelensky,
13:35mon soutien personnel, mon soutien au peuple ukrainien,
13:38et ma détermination à rester aux côtés de l'Ukraine
13:40jusqu'à ce que les conditions de paix soient réunies, et même au-delà.
13:43Je suis favorable à ce que des troupes européennes soient déployées en Ukraine une fois la paix revenue.
13:47Ça vraiment, c'est vraiment intéressant parce que j'ai toujours posé la même question.
13:53Vous avez des soldats français, donc en territoire ukrainien,
13:56entre les Ukrainiens d'un côté et les Russes de l'autre.
13:58Si les tirs reprennent, il se passe quoi ?
14:00Il se passe quoi ?
14:01Une escalade obligatoire, bien sûr.
14:03Et j'aimerais bien qu'un jour un politique nous réponde sur cette question.
14:05Il ne réponde jamais à la question, il se passe quoi ?
14:07Mais ce qui est très intéressant dans cette séquence, je trouve,
14:10c'est qu'Édouard Philippe tente de nous refaire le coup de 2022,
14:13c'est-à-dire de faire comme Emmanuel Macron après le déclenchement de la guerre en Ukraine,
14:17c'est-à-dire complètement geler l'élection présidentielle,
14:20couper l'élection de ces sujets nationaux, migratoires, sécuritaires, budgétaires,
14:26pour placer simplement la focale sur la question internationale.
14:29Et c'est là-dessus que s'est jouée la campagne présidentielle.
14:31On voit qu'Édouard Philippe tente de faire la même chose.
14:34Et qui il vise en faisant cela ?
14:36Il vise le RN, qui est évidemment son principal concurrent,
14:39en tentant d'éclipser les sujets nationaux
14:42pour faire de la campagne présidentielle de 2027
14:43simplement une question internationale.
14:46Là où pour moi c'est un fiasco, pour le coup,
14:48pour reprendre l'expression de notre premier débat,
14:50c'est que personne n'en a parlé de cette visite.
14:52Pardon, là on n'en parle pas.
14:53Il fait France Inter demain matin.
14:54Oui, mais on a l'impression qu'il fait France Inter justement
14:56pour remettre le sujet sur la table.
14:59Mais le sujet ne s'est pas imposé de lui-même.
15:01On parle d'une visite d'un président de parti,
15:05d'un quasi-favori à l'élection présidentielle
15:06avec un président ukrainien.
15:08Personne n'en a parlé.
15:09On voit bien, il a pris la photo,
15:11tout était fait pour que ça fasse du buzz.
15:13Sauf que ça n'a pas pris.
15:14Alors est-ce que c'est parce que le sujet ukrainien
15:15n'intéresse plus les Français
15:16ou est-ce que c'est parce qu'Édouard Philippe
15:18n'intéresse pas les Français ?
15:19C'est la grande question.
15:20Bruno Rotaillot la semaine dernière,
15:21Édouard Philippe cette semaine.
15:23À qui le tour la semaine prochaine, Arnaud Larsfeld ?
15:25Je ne suis pas devin.
15:26Mais ce qui est préoccupant, c'est qu'il vienne soutenir l'Ukraine.
15:30C'est tout à fait normal.
15:31Mais ce qui est préoccupant, c'est sa volonté
15:33de faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN.
15:38Vous pourrez demander tout à l'amiral,
15:41à l'amiral, pendant longtemps dans l'histoire,
15:44les grandes puissances,
15:45j'en ai parlé tout à l'heure d'ailleurs avec Zénia,
15:47se sont accordées pour éviter les conflits
15:50sur des sortes de zones d'influence.
15:53Notamment au 19e siècle,
15:55il y avait des accords entre les Anglais,
15:56les Allemands, les Français.
15:58Bon, ça n'a pas toujours évité les guerres,
16:00mais parfois ça a évité les guerres.
16:03Là, l'Ukraine est aux portes de la Russie.
16:08Une grande partie,
16:09enfin la partie est de l'Ukraine,
16:11se sent en russe.
16:14Et si l'OTAN s'installe aux portes de la Russie
16:19alors qu'en 1991,
16:21on avait plus ou moins entendu
16:23que l'OTAN ne s'étendrait pas trop à l'Est,
16:25et là elle s'étend à l'Ukraine
16:28et pourquoi pas à la Biélorussie,
16:31ça ne peut qu'engendrer un conflit.
16:33Je ne dis pas qu'ils ont raison
16:35ou qu'ils ont tort, etc.
16:37Ce que je dis,
16:38c'est que pour éviter un conflit,
16:41il vaut mieux qu'il y ait une sorte de zone tampon,
16:43une zone plutôt neutre,
16:45sinon l'Europe va rentrer en guerre
16:49contre la Russie.
16:50L'Europe doit s'armer,
16:51c'est tout à fait normal,
16:52mais elle ne doit pas s'armer
16:54comme perspective une guerre
16:58avec la Russie.
17:00Ce serait un drame
17:01pour la civilisation européenne.
17:03Vous pouvez lui demander
17:05sur les zones d'influence.
17:06Merci Arnaud.
17:07Et quand vous entendez
17:09Edouard Philippe dire
17:10« Je suis favorable
17:10à ce que des troupes européennes
17:11soient déployées en Ukraine
17:13une fois la paix revenue »,
17:15comment vous réagissez à cela ?
17:16Qu'est-ce qui se passe
17:17si les tirs reprennent
17:18entre Russes et Ukrainiens
17:19et que les Français sont au milieu ?
17:21Non mais s'il y a la paix,
17:23il n'y a pas besoin
17:24de mettre des troupes
17:25s'il y a la paix.
17:26Bon alors s'il y a des tirs,
17:28là c'est...
17:30C'est embêtant.
17:31C'est embêtant.
17:31Oui c'est embêtant.
17:32Mais s'il y a des tirs
17:34pendant la paix,
17:35c'est qu'il n'y a pas la paix.
17:36Donc normalement il n'y a pas...
17:37Il peut y avoir la paix
17:38et le retour de la guerre.
17:39Ça c'est déjà vu dans l'histoire aussi.
17:40Il y a peut-être
17:41le retour des troupes aussi.
17:42Je ne sais pas.
17:43Comment vous réagissez
17:44au président Siable
17:45qui se succède à Kiev ?
17:47Quel regard vous portez ?
17:48Écoutez, moi je suis plutôt favorable
17:50à ce que les candidats
17:51à la présidentielle
17:52s'intéressent
17:53aux affaires internationales.
17:55Et il n'y a pas que Kiev.
17:56Il y a l'Afrique,
17:57il y a...
17:57Pas le détroit d'Hormuz,
17:59je les verrais bien.
18:00Ils ne vont pas
18:01dans le détroit d'Hormuz,
18:01vous avez remarqué.
18:03Ils vont seulement à Kiev.
18:05Mais le fait
18:06qu'ils s'intéressent aux questions,
18:08qu'ils mettent
18:08les questions internationales
18:10dans la campagne électorale,
18:11ça me plaît plutôt.
18:13Xenia ?
18:14Oui, mais après
18:15c'est aussi assez risquant
18:17pour ces candidats
18:18parce qu'aujourd'hui
18:18ils serrent la main
18:19à certains officiels
18:21représentants de Zelensky.
18:23Demain peut-être
18:23ces gens seront accusés
18:25de corruption.
18:26Ce qu'on a vu déjà
18:27avec par exemple Yarmak,
18:29le droit de Zelensky.
18:31Qui est en prison.
18:32Mindich,
18:32qui n'est plus en Ukraine.
18:34Yarmak qui était en prison
18:36mais il a sorti
18:37sur une caution
18:38de plus,
18:39je pense,
18:40plus qu'un million d'euros
18:41pour sortir.
18:42Mais en fait,
18:43à ces moments,
18:44l'Ukraine,
18:44c'est un pays
18:45qui est rupturé
18:47par les scandales
18:48de corruption.
18:49Et je pense
18:49que c'est quand même
18:50assez prendre les risques.
18:51On peut,
18:51je suis d'accord avec Amiens,
18:53on peut soutenir
18:53le peuple ukrainien,
18:54on peut parler de ça.
18:56Mais après dire
18:57par exemple
18:58qu'Édouard Philippe
19:01est favorable
19:01à l'Ukraine
19:02de la rentrée
19:03dans leur temps,
19:03c'est exactement
19:04les racines
19:05de ces conflits
19:06si on regarde.
19:07Parce que pour la Russie,
19:08après la chute
19:09de l'Union soviétique,
19:10il y a eu une promesse
19:11qui était donnée
19:11à le dirigeant russe
19:13à Gorbatchev.
19:13Ce n'était pas en accord
19:15mais quand même
19:15c'était déclaré.
19:17Il y a
19:17l'ancien ambassadeur
19:19des États-Unis
19:19à Moscou
19:20et le chef des CIA,
19:22si je ne me trompe pas,
19:23William Barnes
19:24qui a dit qu'on a promis
19:26à la Russie
19:26de ne pas enlargir
19:28leur temps
19:28vers la frontière.
19:30Et qu'est-ce qui nous est arrivé ?
19:31En fait, finalement,
19:32il y a eu plus
19:32des dizaines de pays
19:33qui sont réjoints
19:34à l'OTAN,
19:35même avant 2022.
19:37Et aujourd'hui,
19:37si l'Ukraine devient
19:38membre de l'OTAN,
19:39c'est une escalade énorme.
19:41En fait,
19:41la Russie ne peut pas
19:42accepter ça.
19:43En fait,
19:43je viens de le rappeler
19:43puisque je ne l'ai pas lu
19:44mais la dernière phrase
19:45du tweet d'Edouard Philippe,
19:46c'est évidemment
19:47« Je m'engagerai à œuvrer
19:48pour que l'Ukraine
19:48puisse entrer dans l'OTAN.
19:50C'est l'armée
19:50la plus aguerrie d'Europe
19:51et l'OTAN serait
19:52sa meilleure garantie
19:53de sécurité. »
19:54Ça, vous en pensez quoi,
19:55Amiral ?
19:55L'entrée de l'Ukraine
19:56dans l'OTAN
19:56qui, évidemment,
19:58n'apaiserait pas les choses
19:59avec Moscou.
20:00Moi, je rejoins
20:01les propos de Zénia.
20:02Effectivement,
20:02l'OTAN est à l'origine
20:03du conflit.
20:04Enfin,
20:06la fête de vouloir
20:07entrer dans l'OTAN
20:07est à l'origine
20:08du conflit.
20:11Et il faut trouver
20:13une architecture de paix
20:14en Europe
20:15pour l'avenir.
20:16Et ce n'est pas en provoquant
20:17qu'on trouvera
20:18cette architecture de paix.
20:20Sébastien Ligné,
20:20quand Édouard Philippe
20:22souhaite l'entrée
20:23dans l'OTAN
20:24de l'Ukraine,
20:25certains,
20:25même sur la scène
20:26politique française,
20:27souhaitent l'entrée
20:28de l'Ukraine
20:28au sein de l'Union Européenne.
20:29Bien sûr.
20:30La procédure est en cours
20:31alors que la peine
20:32n'est toujours pas là.
20:33Comment on peut réagir
20:34à cela ?
20:34Quelle analyse
20:35on peut en tirer ?
20:35Il y a deux choses
20:36qui sont, selon moi,
20:38choquantes.
20:38C'est, un,
20:39d'axer une entrée
20:41en campagne
20:42sur cette question-là
20:42qui, pardon,
20:43n'est pas une question simple
20:44qui va se résoudre
20:45dans un débat présidentiel.
20:47J'ose espérer
20:48que si un jour
20:49la question
20:49d'une entrée
20:50de l'Ukraine
20:52dans l'Union Européenne
20:53ou au sein de l'OTAN
20:54sera un débat
20:54beaucoup plus large
20:55que simplement
20:55la question de la France.
20:57Et puis surtout,
20:57c'est quand même
20:58l'idée derrière,
20:59mais il n'y a pas
21:00d'autres questions
21:01plus importantes que cela.
21:03Pardon,
21:03mais on parle
21:04du conflit ukrainien.
21:05Très bien.
21:05Mettons le conflit ukrainien
21:06sur la table
21:07de l'élection présidentielle.
21:08Là où je ne suis pas d'accord
21:09avec vous,
21:09c'est que je pense
21:10qu'on n'a pas besoin
21:10d'aller sur place
21:11pour parler des questions
21:12internationales
21:13et faire des questions
21:13internationales
21:14à un sujet de campagne.
21:14Dans tous les cas,
21:15ce sera un sujet de campagne.
21:16Mais y aller,
21:17c'est évidemment
21:18un signal politique
21:19qui l'envoie.
21:20Simplement,
21:20on pourrait parler
21:21des milliards
21:21que la France verse
21:22chaque année
21:23à l'aide ukrainienne.
21:24On n'en parle jamais.
21:25Est-ce que ça,
21:25ce n'est pas un sujet
21:26qui concerne...
21:26C'est cet argent
21:27qui a été détourné.
21:28C'est le scandale actuellement.
21:31La presse en parle.
21:32L'Express en a parlé.
21:33Scandale de corruption.
21:34On pourrait aussi parler
21:39directement à la question ukrainienne
21:41mais qui concerne les Français.
21:43C'est ça le principe
21:43d'une élection présidentielle française.
21:45C'est de concerner les Français.
21:46C'est de faire
21:47d'un sujet concernant.
21:49Il y a plein de sous-tiroirs
21:50à propos de la guerre en Ukraine
21:52qui concernent les Français.
21:53Moi, par exemple,
21:54je suis toujours surpris
21:55qu'il n'y ait aucun débat
21:56et aucun vote sérieux
21:58autour de l'aide financière
22:01et l'aide militaire
22:02qui est accordée à l'Ukraine.
22:03Jamais.
22:04On a des débats sans vote
22:05au Parlement français.
22:06On a des débats
22:07au Parlement européen.
22:08Mais on n'a jamais
22:09de vote sérieux
22:10notamment en France
22:11sur l'aide militaire française.
22:12Alors, il y a un hommage
22:13qui a beaucoup choqué.
22:14Donc, la presse en a parlé.
22:16RFI, le Courrier international.
22:18Je vais vous lire
22:18l'article d'RFI.
22:19L'Ukraine innume
22:20Andrei Melnik,
22:21une grande figure nationaliste
22:22controversée pour ses liens
22:23avec les nazis.
22:24En faisant inhumer
22:25Andrei Melnik
22:26au cimetière militaire de Kiev
22:28après avoir rapatrié
22:29sa dépouille,
22:29le président Volodymyr Zelensky
22:31a posé les bases
22:32d'un panthéon
22:33de la nation ukrainienne
22:34destiné à célébrer
22:35les grandes figures historiques
22:36du pays.
22:37Lundi 25 mai,
22:38importante figure
22:39du nationalisme ukrainien,
22:40décédé il y a 60 ans
22:41en Allemagne.
22:42Andrei Melnik
22:43n'en apparaît pas moins
22:44comme une personnalité
22:44controversée
22:45pour ses liens
22:46avec l'Allemagne nazie.
22:48Arnaud Klarsfeld,
22:48ça vous a fait énormément
22:49réagir, cette inhumation ?
22:51Un peu réagir,
22:52en tous les cas.
22:53Il faut être pédagogique
22:55pour ceux qui nous écoutent.
22:57Dans les années 1930,
22:59l'Ukraine était
23:00dans l'Union soviétique.
23:02Et il y avait
23:03des velléités
23:04d'indépendance,
23:05notamment à l'ouest
23:07de l'Ukraine,
23:07ce qui était
23:08la Galicie.
23:10Et dans cette
23:11organisation
23:12de libération
23:13de l'Ukraine,
23:14il y avait deux figures
23:15qui sont honorées
23:16aujourd'hui en Ukraine,
23:17Stéphane Bandera
23:18et Andrei Melnik.
23:21Quand les Allemands
23:22y coopéraient,
23:24déjà à partir
23:24de 1933,
23:25avec les nazis
23:26contre l'Union soviétique,
23:28qu'ils voyaient
23:28comme étant un despote
23:30pour l'indépendance
23:31de l'Ukraine.
23:32quand les troupes nazies
23:35sont rentrées
23:36en Ukraine,
23:37c'est-à-dire
23:37qui était l'Union soviétique,
23:39ils sont rentrés
23:39par l'ouest,
23:40par la Galicie,
23:41les troupes soviétiques
23:42se sont retirées
23:44puisque l'avancée
23:45était considérable.
23:48Et même avant
23:50que, disons,
23:51que les nazis
23:52arrivent en Galicie,
23:55une partie
23:55de la population,
23:56une partie
23:56de la population,
23:57mais dans
23:57de nombreux villages,
23:59et de nombreuses villes,
24:00notamment Al-Wolf,
24:01ont exterminé
24:03les juifs
24:04dans des pogroms
24:04qui étaient
24:05d'une cruauté inouïe.
24:06Et les nationalistes
24:08ukrainiens,
24:09dont Bandera
24:10et Melnik,
24:12ont fourni
24:13les hommes
24:14qui ont accompagné
24:15par exemple
24:15les nazis
24:17dans les exécutions
24:18sommaires,
24:19j'en avais parlé
24:19la semaine dernière,
24:21un peu plus tard,
24:22deux mois plus tard,
24:23à Babillard,
24:24dans le même grand massacre
24:25de 30 000 juifs,
24:26mais des massacres
24:27se sont produits
24:28un peu partout
24:28en Ukraine.
24:30Et l'Ukraine
24:31d'aujourd'hui
24:32honore ces personnes
24:33parce qu'elles se sont battues
24:35contre l'Union soviétique.
24:39C'est-à-dire
24:40l'identité nationale
24:41de l'Ukraine
24:43se bâtit
24:44sur les hommes
24:46qui ont coopéré
24:47avec les nazis.
24:48On a bien vu cela,
24:49par exemple,
24:51quand Zelensky
24:53était au Canada
24:54et quand Trudeau
24:56l'a accueilli,
24:58ils ont dit
24:58« Ah, là-haut,
24:59il y a quelqu'un
25:00qui s'est battu
25:00contre les soviétiques ».
25:02Et tout le monde
25:02a applaudi
25:03dans tout le Parlement européen.
25:05Mais s'il s'est battu
25:06contre les soviétiques,
25:07avec qui il pouvait se battre ?
25:09Sinon avec les nazis.
25:11Donc,
25:12c'est un problème
25:13parce que si on réhabilite
25:14ces gens-là,
25:15enfin,
25:16en tous les cas,
25:16si l'Europe accepte
25:17sans réagir,
25:18et ce qui est le cas
25:19aujourd'hui,
25:20puisque personne ne réagit
25:21dans l'Union européenne,
25:23et Édouard Philippe
25:24non plus n'a pas réagi.
25:25Il aurait pu avoir
25:25un mot,
25:27même s'il soutient l'Ukraine,
25:29il aurait pu avoir
25:29un mot en disant
25:30« Je me... »
25:31Oui, parce qu'il est tombé
25:32pas loin de cet hommage.
25:33Oui, et d'ailleurs,
25:34la plus grande avenue
25:35de Kiev
25:36s'appelle Stéphane Bandera,
25:37qui était encore pire.
25:39Et il y a des grands stades
25:40au nom de personnes
25:41qui ont massacré
25:44les Juifs.
25:45Donc,
25:45ce n'est pas possible
25:46que l'Ukraine
25:47veuille rentrer
25:48dans l'Union européenne
25:49sur des valeurs
25:49qui sont celles
25:52opposées à celles
25:53qui ont constitué l'Europe
25:54après la victoire
25:56sur le nazisme.
25:57C'était très intéressant
25:58de vous écouter, Arnaud.
25:59Je vous propose
25:59d'écouter Volodymyr Zalensky
26:00sur cette inhumation
26:01d'Andra Emelnik,
26:03ex-grande figure nationaliste
26:05en lien avec les nazis.
26:12Il y a beaucoup
26:13de ces grandes figures
26:14qui aujourd'hui
26:14ne reposent pas chez elles,
26:16mais qui,
26:16par la volonté
26:17d'une injustice historique,
26:18sont dispersées
26:19à travers le monde.
26:22de nombreuses figures
26:24ukrainiennes d'exception
26:25et toutes méritent
26:26et souhaiteraient
26:27très certainement
26:28être chez elles,
26:29c'est-à-dire
26:29en Ukraine.
26:33C'est vrai que
26:34c'est hommage
26:34à quelqu'un
26:35qui était en lien
26:35avec les nazis,
26:36qui a participé
26:37au pogrom,
26:37comme nous l'a décrit
26:39Arnaud Clark.
26:39ses hommes ont participé.
26:41Ses hommes ont participé.
26:41Ah oui,
26:41mais donc il a organisé.
26:42Il a organisé,
26:43il a fourni les hommes
26:45qui assistaient
26:46les nazis
26:46pour être justes.
26:48Oui, vous avez raison.
26:49Donc la responsabilité
26:50est établie.
26:52C'est très choquant
26:53de voir un tel hommage.
26:54C'est choquant
26:55pour ceux
26:55qui viennent
26:56d'apprendre
26:56cette information.
26:58Mais ce n'est pas
26:58choquant pour moi,
26:59parce que, par exemple,
27:00et pour beaucoup
27:01de journalistes
27:02en Russie
27:03qui sont parlés
27:03et avertis
27:04en fait
27:04cette glorification
27:06du nazisme
27:07en Ukraine.
27:08Ce n'est pas
27:08que cette fois-là,
27:09en fait,
27:10on peut parler aussi
27:10des bataillons
27:12néo-nazis
27:13comme les bataillons
27:13Azov,
27:14mais il y a plusieurs autres.
27:16On peut parler
27:16de cette glorification
27:18de Stéphane Bander
27:19qui était responsable
27:20pas seulement
27:20pour les morts
27:21des dizaines
27:22des milliers de Juifs,
27:23mais aussi
27:23des Polonais,
27:24aussi des Soviétiques.
27:26Et en fait,
27:26ce visage caché
27:28de l'Ukraine
27:29qu'on ne voit pas
27:29trop à l'Occident,
27:30mais qui est connu.
27:32Il y a des révélations
27:33par les médias américains
27:35aussi sur ces sujets.
27:36Pas beaucoup en France,
27:38mais ça existe.
27:39Et en fait,
27:40quand je pense
27:41à Édouard Philippe
27:42qui n'a pas dit
27:43un mot,
27:44il n'a pas dit
27:44un mot aussi
27:45sur les condamnations
27:46des frappes
27:47sur un collège
27:48en Russie
27:49où il a eu
27:49plus que 20 jeunes
27:52russes
27:52qui étaient tués
27:53à un mois
27:54de 18 ans,
27:55on peut dire
27:55presque enfants.
27:56Et en fait,
27:57ce sont des deux
27:58poids de mesure
27:58qui sont étonnants
27:59et quand on attend
28:00encore une fois
28:02l'idée
28:02que l'Ukraine
28:03a la plus forte armée
28:05de l'Europe,
28:06peut-être que c'est le cas,
28:07mais il faut
28:08suffisamment
28:08regarder comment
28:10l'Ukraine
28:11rattrape les hommes
28:12dans les rues.
28:13Il y a des milliers
28:14de vidéos
28:14sur Internet
28:15qui circulent,
28:16mais en fait,
28:17on ne les voit jamais
28:18dans les médias
28:19en France.
28:20Il y a un problème
28:21avec la mobilisation
28:22en Ukraine.
28:22Donc je pense
28:23que l'idée
28:24est de continuer.
28:24il y a ce qu'il vient
28:25de dire,
28:26qu'il prépare
28:26l'Ukraine
28:26pour encore
28:27un ou deux ans
28:28de guerre.
28:29Mais avec
28:29quels moyens
28:30il va combattre ?
28:32C'est ça la question.
28:33S'il pense
28:33que c'est les drones
28:34qui vont faire la guerre,
28:36je pense qu'il y a
28:38une grande partie
28:38de la vérité
28:39que la guerre
28:39a évolué
28:40avec les drones,
28:41mais quand même
28:41pour reprendre
28:42les territoires,
28:43tu as besoin
28:44des hommes quand même.
28:45C'est vrai que
28:46Sébastien Lignier,
28:47quand on disait
28:48que le régime
28:49ukrainien
28:50avait du mal
28:50avec son passé
28:51et glorifié
28:52des figures nazies,
28:53on était tout de suite
28:54accusé d'être
28:55pro-russes
28:55et à la botte de Moscou.
28:57Je crois qu'on ne peut
28:58pas dire que RFI,
28:59l'article que je viens
28:59de vous lire,
29:00est à la botte de Moscou,
29:01que le Courrier
29:01international,
29:02etc.
29:03On n'est jamais
29:04à l'abri de rien.
29:05Mais le lien là,
29:06si vous voulez,
29:07est établi.
29:07C'est-à-dire que vous
29:08glorifiez quelqu'un
29:09qui a collaboré
29:10avec les nazis.
29:11Mais souvenez-vous,
29:12au tout début...
29:13Et qui avait fui
29:13vers l'Allemagne d'ailleurs.
29:14Au déclenchement
29:15de la guerre en Ukraine
29:16en 2022,
29:17l'un des principaux
29:18arguments qui étaient
29:19employés par le camp russe
29:20c'était la question
29:20de la dénazification.
29:23Alors l'idée n'est pas
29:23de dire que c'était
29:24le but principal
29:25de l'opération.
29:26C'était évidemment aussi
29:27une stratégie de communication.
29:28Mais à l'époque,
29:30tous les commentateurs
29:31en France disaient
29:31qu'est-ce que c'est
29:33que cette histoire
29:34dénazification,
29:34ça n'a rien à voir,
29:35il n'y a aucune histoire
29:36entre l'Ukraine
29:36et les nazis.
29:38Mais moi je vais vous dire,
29:38là où c'est choquant,
29:39c'est que même moi,
29:40je n'étais absolument
29:41pas au courant
29:43du passé trouble
29:43entre certains dirigeants
29:46ukrainiens
29:46et le régime nazi.
29:48C'est quelque chose
29:49qu'on n'apprend pas
29:49à l'école en France.
29:50C'est quelque chose
29:51que les médias français
29:53ne parlent jamais
29:53et occultent en permanence.
29:54Mais d'une manière générale,
29:55on voit que d'un point
29:56de vue médiatique en France,
29:58il y a une chape de plomb
30:00autour de tout ce qui concerne
30:01de près ou de loin
30:02des éléments compromettants
30:04le régime ukrainien
30:05de Volodymyr Zelensky.
30:06Je trouve ça assez incroyable.
30:07Même les Américains
30:08et en effet Exénia a raison,
30:09les médias américains
30:10sont beaucoup plus promptes
30:11à révéler les scandales
30:12de corruption,
30:13les scandales
30:15de richesses troubles,
30:17les scandales d'armes de guerre
30:18qui circulent
30:18à travers l'Europe.
30:19Ce sont toujours
30:20soit les médias allemands,
30:22soit les médias américains
30:23qui sortent les informations.
30:26En France,
30:26on n'en parle jamais.
30:27En effet,
30:27la corruption,
30:28mais pendant deux ans,
30:29mentionnait la question
30:30d'une corruption possible
30:31en Ukraine.
30:31C'était à la botte de Poutine.
30:33Mais vous étiez à la botte de Poutine,
30:33vous étiez interdit de plateau.
30:35Aujourd'hui,
30:35enfin,
30:35on commence à le tolérer
30:37dans le débat.
30:37Donc on progresse gentiment.
30:39Mais imaginez même...
30:40Nous, on en parle,
30:40mais je ne suis pas sûr
30:41qu'ils le tolèrent.
30:42Imaginez même d'un point de vue politique
30:43si, je ne sais pas,
30:44Madame Mélanie
30:46avait célébré
30:47un ancien cadre
30:48du régime fasciste.
30:49Ça n'arrivera pas.
30:50Mais imaginez une seule seconde.
30:51Mais vous auriez eu
30:52un tollé immédiat en France,
30:54à raison d'ailleurs,
30:55mais je vois qu'on le fait moins
30:56en France.
30:56Quand je l'avais dit
30:57en 2022,
30:58tout le monde m'était tombé dessus.
31:00D'ailleurs,
31:00c'est Valeurs Actuelles
31:01qui m'avait...
31:01Un des premiers
31:02à accorder une interview sur...
31:04Ah, j'ai cru qu'on vous avait taclé aussi.
31:06Non, non.
31:06J'ai encore accordé
31:07un interview sur le sujet.
31:10Mais c'est dans tous
31:11les travaux universitaires.
31:12C'est-à-dire,
31:13il suffit d'ouvrir
31:14un livre d'histoire,
31:14ça y est.
31:15Mais sur les chaînes d'information
31:17ou dans les journaux
31:18ou même dans le monde,
31:21c'est tabou de le dire.
31:23On dit
31:24Bandera,
31:24un personnage controversé.
31:26Melnick,
31:27un personnage controversé.
31:29Mais Marine Le Pen,
31:30une figure de l'extrême droite.
31:32Alors que c'est vraiment...
31:34Elle n'est plus
31:34d'extrême droite
31:35et les autres
31:36ont massacré les juifs.
31:37Donc c'est quand même
31:40inéquitable
31:40comme traitement.
31:41Voilà,
31:41là je suis prudent.
31:42Alors,
31:43le pape s'est également exprimé
31:44sur le conflit en Ukraine.
31:46Je vous propose de l'écouter.
31:53Je suis avec inquiétude
31:55l'évolution de la guerre en Ukraine
31:56qui s'est considérablement intensifiée
31:58ces derniers jours.
32:00Je tiens à exprimer ma solidarité
32:02envers toutes les personnes
32:03qui souffrent à la suite
32:04des récentes attaques
32:05qui ont également visé des civils.
32:09La guerre ne résout pas les problèmes.
32:15Elle ne fait que les aggraver.
32:17Elle n'apporte pas la sécurité.
32:19Elle ne fait qu'accroître
32:21la souffrance et la haine.
32:23Là où tombent les missiles
32:24et les drones,
32:24les espoirs s'évanouissent,
32:26les maisons et les lieux de culte
32:27sont détruits
32:28et des vies innocentes sont fauchées.
32:36Je confie tous les peuples
32:38meurtris par la guerre
32:39à la protection de la Vierge Marie,
32:41Reine de la Paix.
32:43Est-ce qu'on peut imaginer
32:44le pape comme figure de médiation
32:46entre Kiev et Moscou, Xenia ?
32:49Déjà, tout ce qui dit le pape,
32:52on partage tout.
32:53Parce que bien sûr
32:54que la guerre doit s'arrêter
32:55et il y a trop de victimes
32:57aujourd'hui des deux côtés.
32:58il faut trouver une voie diplomatique.
33:01Est-ce qu'on peut imaginer ?
33:02Oui, pourquoi pas ?
33:04Finalement, pourquoi pas ?
33:05La question est-ce que le pape
33:06sera intéressé
33:07de faire ce job
33:09quand il a déjà
33:09beaucoup de choses à faire.
33:10Mais je pense que ça...
33:13Vous savez, n'importe qui
33:14qui peut aujourd'hui
33:16prendre la position
33:18des raisons,
33:21des logiques
33:22et des paix,
33:24bienvenue.
33:25Quand vous avez l'Europe
33:26qui propose les médiateurs
33:28qui sont ouvertement
33:29hostiles et antirusses,
33:31par exemple,
33:32Kayakala,
33:33si on parle
33:34du ministère
33:35des Affaires étrangères
33:35de l'Union européenne,
33:37si on parle
33:37du président finlandais,
33:39ils sont jusqu'à aujourd'hui
33:42pas seulement
33:44insultés
33:44à Vladimir Poutine lui-même,
33:46mais en fait,
33:46ils ont toujours été
33:48vraiment très pro-Ukrainien,
33:50pro-guerre.
33:50Donc, il faut trouver
33:51quelqu'un
33:52qui veut vraiment
33:53la paix,
33:54qui ne trouve pas,
33:55qui ne cherche pas
33:55les intérêts derrière.
33:57Donald Trump a essayé,
33:59il ne s'est pas marché
33:59jusqu'à maintenant.
34:00Il a essayé avec...
34:01C'est une mission impossible,
34:03cette histoire de médiateur.
34:04Parce qu'on nous explique
34:04que Gerhard Schröder,
34:05il est trop pro-russe.
34:07Angela Merkel,
34:08tout le monde la déteste,
34:08à la fois en Allemagne
34:09et à la fois en Russie.
34:10On nous a sorti le nom
34:12de John Kerry,
34:12l'ancien secrétaire d'État
34:14de Barack Obama.
34:15Bon, ça n'a pas fait consensus.
34:16Aujourd'hui,
34:17on nous parle du pape.
34:18Moi, ce qui me surprend
34:19toujours avec la question
34:19du médiateur...
34:20Emmanuel Macron a imaginé
34:21que ça pourrait être lui.
34:22si on le rajoute à l'Est.
34:23Même en France,
34:23on n'a pas envie
34:24qu'il soit médiateur des Français.
34:25Angela Merkel,
34:26elle n'est pas détestée
34:27en Russie ici ?
34:28Elle est détestée ?
34:29Non, mais elle n'a pas
34:30très bien vu
34:31parce qu'elle a dit
34:33qu'ils ont utilisé
34:34les accords de Minsk
34:36pour gagner l'État
34:36pour armer l'Ukraine.
34:38Et en fait,
34:38c'est ça qui a cassé la confiance.
34:40Elle a dit qu'il fallait
34:40parler avec les Russes.
34:42Oui, elle le dit maintenant
34:42parce qu'elle comprend très bien
34:43que sans un dialogue
34:44avec la Russie,
34:45l'Europe va se trouver
34:46dans des situations
34:47assez compliquées.
34:48Mais toujours est-il
34:48qu'on parle toujours du qui
34:50mais on ne parle pas du quoi.
34:51C'est-à-dire que c'est très bien.
34:52On peut trouver
34:52un médiateur parfait,
34:53par exemple le pape
34:54qui n'a aucun intérêt particulier
34:56géopolitique
34:56entre les deux parties.
34:57Mais on va parler de quoi
34:58concrètement autour de la table ?
34:59Parce que concrètement,
35:00on peut avoir
35:00le meilleur médiateur de la Terre.
35:02On voit bien qu'aujourd'hui,
35:03il y a des positions
35:04qui sont totalement antagonistes
35:07comme en Iran.
35:08Et on ne voit pas forcément
35:10d'un point de vue ukrainien
35:11l'envie de sortir
35:12de ce conflit par le haut
35:14et d'accepter une défaite
35:15qui paraît aujourd'hui obligatoire.
35:17Donc je veux bien
35:18qu'on trouve un médiateur.
35:19D'ailleurs, vous le dites,
35:21Zelensky demande
35:21à Donald Trump
35:22aujourd'hui même
35:23de fournir à Kiev
35:24plus de missiles antiaériens.
35:25Dans cette lettre signée
35:27mardi, hier,
35:28Volodymyr Zelensky
35:29a demandé d'aider l'Ukraine
35:30à obtenir cet outil
35:31de protection vitale
35:32contre la terreur russe,
35:34les missiles patriotes
35:35PAC-3.
35:37Donc Zelensky demande
35:38à nouveau à Trump
35:39de fournir Kiev
35:41en missiles antiaériens.
35:43Amiral,
35:43comment vous réagissez
35:44à cette demande
35:45de Volodymyr Zelensky ?
35:46C'est la réponse
35:47aux missiles
35:48au Rechnik
35:49parce que
35:50autant lutter
35:51contre les drones,
35:52les Ukrainiens
35:53sont devenus très forts
35:54et sont même
35:55presque les meilleurs
35:56dans le monde
35:57dans ce domaine.
35:58Mais là,
35:59on revient
36:00à du plus classique
36:01avec des missiles
36:03russes
36:04et pas des drones.
36:05Et là,
36:05il faut effectivement
36:06reprendre
36:07de la défense
36:08antiaérienne
36:08et ces fameux
36:09Patriots PAC-3.
36:12volodymyr Zelensky
36:12qui demande
36:13à nouveau
36:13de l'aide
36:13à Trump,
36:14plus de missiles
36:15antiaériens
36:15pour continuer
36:17sa guerre,
36:18donc continuer
36:18la guerre
36:18avec la Russie.
36:19En fait,
36:20oui,
36:20il a besoin
36:21de ses missiles
36:23antiaériens,
36:23mais il a eu
36:24déjà un problème
36:25pour cette livraison
36:27parce que
36:27quand la guerre
36:28en Iran
36:28a commencé,
36:30je pense que
36:31les États-Unis
36:31ont plutôt envoyé
36:33les Patriotes
36:34qui sont promis
36:35à l'Ukraine
36:35là-bas,
36:35vers là-bas.
36:36Et donc déjà,
36:37c'est un problème
36:37mais aujourd'hui
36:38avec les récentes
36:39frappes
36:40à une réponse
36:41de la Russie
36:42sur le bombardement
36:43des collèges
36:44à la République
36:45de Lugansk,
36:46les ministères
36:46des Affaires
36:47étrangères
36:47ont dit
36:48que les frappes
36:48à ces moments
36:49vont devenir
36:50systématiques.
36:51Donc dans
36:51les hypothèses
36:52où la Russie
36:53continue d'utiliser
36:55les missiles
36:57balistiques,
36:58hypersaniques,
36:58etc.,
36:59évidemment
36:59qu'Ukraine
37:00a besoin
37:01de les missiles
37:02antiaériens,
37:02mais je ne suis pas
37:03sûre qu'ils vont
37:04les avoir
37:04parce qu'ils coûtent
37:05cher,
37:06ça prend le temps
37:06de les produire
37:07et avec la guerre
37:08en Iran,
37:09peut-être,
37:09Amiral,
37:10c'est mieux que moi
37:11comment ça se produit
37:12mais à mon avis
37:13ça sera très compliqué
37:14pour Zelensky
37:15de l'avoir.
37:16Vous pensez
37:16que ce que dit
37:17Zéné Juste,
37:18c'est-à-dire que
37:18les Américains
37:19n'ont plus de stock,
37:20ils envoient tout
37:20en Iran ?
37:21Ah ben oui,
37:22enfin en Iran
37:22et dans les pays
37:25autour de l'Iran
37:26parce qu'ils ne les fournissent
37:27pas à l'Iran.
37:28Bien sûr,
37:29vous avez compris
37:29ce que je voulais dire.
37:30Évidemment
37:30qu'ils ne donnent pas
37:30les missiles
37:31au régime des Mola.
37:33Non mais c'est vrai,
37:33il y avait une étude
37:34du CSIS
37:35qui montrait
37:35qu'ils avaient
37:36épuisé leur stock,
37:38pas épuisé,
37:38qu'ils avaient consommé
37:39la moitié
37:40de leur stock
37:40de patriotes
37:41mais quand on a
37:42consommé la moitié
37:43c'est le verre
37:44à moitié vide
37:45et donc il faut
37:46effectivement reconstituer
37:47les stocks
37:47et les chaînes
37:48de fabricants
37:48de montage
37:49c'est assez long,
37:50il faut fournir
37:50aux alliés du Golfe,
37:52à l'Arabie saoudite,
37:53les Émirats arabes
37:54né, etc.
37:55Sébastien ?
37:55Mais d'ailleurs même
37:56d'un point de vue français,
37:57souvenez-vous
37:57de l'accord
37:58en grande pompe
37:59signé entre la France
38:00et l'Ukraine
38:01autour des 100 rafales
38:04vendues
38:04par la France
38:05à l'Ukraine
38:07sans argent ukrainien
38:08et sans chaînes
38:09de construction disponibles.
38:10Souvenez-vous
38:11au moment de l'annonce
38:12c'était en grande pompe,
38:14c'était extraordinaire,
38:14ça allait changer
38:16la phase du conflit,
38:17on a appris
38:17en 24 heures
38:18que 1,
38:19chez Rafale
38:19ils nous ont tous
38:20fait comprendre
38:20qu'en réalité
38:21en termes de production
38:22ils avaient déjà
38:23plusieurs années de retard
38:24sur les commandes
38:24déjà validées
38:25et que donc
38:26ces rafales promis
38:27à l'Ukraine
38:28n'arriveraient
38:28certainement pas
38:29avant 2030
38:30donc certainement
38:31après la fin du conflit
38:32et puis on a aussi
38:33très bien compris
38:33d'ailleurs
38:34en off
38:36plusieurs cadres
38:36autour d'Emmanuel Macron
38:38et des ministres français
38:39le confirment
38:40que ce n'est pas une vente
38:42et que l'argent
38:44envoyé
38:44dans ces rafales
38:45qu'il n'y aura jamais
38:46de remboursement
38:47de ces rafales-là
38:48de la même manière
38:48qu'on a tous
38:49très bien compris
38:50qu'il est très peu probable
38:52que les milliards
38:54européens
38:54versés en Ukraine
38:55soient un jour
38:56rendus aux pays européens
38:57je pense que
38:58tous les pays européens
38:59ont compris
38:59qu'ils s'étaient assis
39:00sur des dizaines
39:01de milliards d'euros
39:02au profit de l'Ukraine
39:03et on a accepté
39:04comme ça
39:05on a promis
39:06sans rafales
39:06qu'ils n'arriveront
39:07jamais
39:07et qu'ils seront
39:08jamais remboursés
39:09alors vous avez tous
39:10cité le conflit
39:10en Iran
39:11je vous propose
39:12justement d'écouter
39:12c'est le nouveau guide
39:42par cette phrase
39:43pas de retour en arrière
39:44Xenia
39:45il n'y aura pas
39:46de retour en arrière
39:47dit Mosh Taba
39:48ou fait dire
39:49plus exactement
39:50le guide suprême
39:51à la télévision iranienne
39:51oui
39:53c'est quelque chose
39:56je pense
39:56qui était prévisible
39:57parce qu'au moment
39:58où les Etats-Unis
39:59sont éliminés
40:02plusieurs personnalités
40:03du régime iranien
40:04qui étaient encore
40:05plutôt prêtes
40:06de négocier
40:07comme la Réjani
40:08par exemple
40:08vous avez
40:09vous vous trouvez
40:11avec ceux
40:12qui sont
40:12beaucoup plus extrêmes
40:13et sont prêts
40:14d'y aller
40:15jusqu'à
40:15jusqu'à la fin
40:16en fait
40:16ces situations
40:17à mon avis
40:20c'est
40:21un peu
40:21absurde
40:22d'éliminer
40:23tous ceux
40:23qui étaient
40:24plutôt prêts
40:24de négocier
40:25pour les remplacer
40:26qui étaient remplacés
40:27par ceux
40:27qui ne sont pas
40:28je pense que
40:28pour l'Iran
40:29c'est une question
40:31pour ces régimes
40:32c'est une question
40:32d'existence
40:34c'est une question
40:36existentielle
40:36et il y a eu
40:37donc le rétablissement
40:38aussi d'internet
40:39dans les dernières heures
40:40avec des déclarations
40:41officielles
40:42là dessus
40:43c'est une manière
40:44pour l'Iran
40:44d'afficher
40:45que les choses
40:45vont mieux
40:46que l'Iran
40:47se reconstruit
40:48petit à petit
40:48pendant ce cessez-le-feu
40:50ça peut être aussi
40:51une manière
40:52de diffuser
40:53la propagande
40:54des gardiens
40:54de la révolution
40:55dans le propre pays
40:56parce que si vous n'avez plus
40:57internet
40:57on ne pouvait plus le faire
40:59et là
40:59ça permet de le faire
41:00donc on peut
41:02on peut le voir comme ça
41:03puis c'est en plus
41:03à dose homéopathique
41:05donc c'est pas avec ça
41:06qu'on peut faire
41:06avoir des
41:08des lectures
41:09en streaming
41:10de films américains
41:11oui mais enfin
41:12l'économie souffre tellement
41:13sans internet
41:14qu'ils sont bien obligés
41:15au bout de 2-3 mois
41:17de rétablir aussi
41:18un peu d'internet
41:19mais ça montre
41:21que les positions
41:22sont vraiment antagonistes
41:23et irréalistes
41:24les demandes iraniennes
41:25ils veulent que les américains
41:27retirent leur base
41:27des pays arabes
41:28de la région
41:29ils veulent garder
41:31l'uranium enrichi
41:32ils veulent garder
41:33le détroit d'Harmouz
41:34et faire payer
41:352 millions de dollars
41:36par passage
41:36et ils veulent garder
41:38les missiles balistiques
41:39c'est juste
41:40pas possible
41:41enfin c'est pas possible
41:42que les Etats-Unis
41:43acceptent
41:43alors Trump
41:44est devenu fou
41:45donc
41:47la fin de l'histoire
41:48n'est pas encore écrite
41:49je veux qu'on termine
41:50par le Liban
41:51puisque l'armée israélienne
41:52a appelé mercredi
41:53donc aujourd'hui
41:54à l'évacuation
41:54de la ville de Tyre
41:55et ses environs
41:56dans le sud du pays
41:57avant des attaques prévues
41:58contre le Hezbollah
41:59pro-iranien
42:00malgré la trêve en cours
42:02et je crois qu'on a
42:02des images d'ailleurs
42:03de la ville de Tyre
42:04après donc
42:05les bombardements
42:07israéliens
42:08Benjamin Netanyahouz
42:09s'est exprimé sur le sujet
42:10et il dit bien
42:11que les bombardements
42:12israéliens
42:12vont s'intensifier
42:13sur le sud du Liban
42:15conformément à mes directives
42:17et celles du ministre
42:17de la Défense
42:18nous intensifions
42:19nos opérations au Liban
42:20Sahal déploie
42:21d'importantes forces
42:22sur le terrain
42:22et s'empare de positions
42:23avantageuses
42:24nous renforçons
42:25la zone tampon
42:25de sécurité
42:26pour protéger
42:27les communautés
42:27du nord d'Israël
42:29et donc il y a eu
42:29un exode
42:30qui s'est mis en place
42:31Lorient Lejour
42:32a tweeté
42:33les habitants évacuent
42:33tir après l'ordre
42:34d'évacuation
42:35israélien visant la ville
42:37avec des vidéos
42:38d'exode
42:38qu'on avait déjà vu
42:39évidemment
42:40il y a plusieurs semaines
42:41vous voyez un corps
42:42qui est sorti
42:42des décomptes
42:43sur ces images
42:44comment vous réagissez
42:45à l'intensification
42:46des frappes
42:47sur le Hezbollah
42:48et sur le sud du Liban
42:49Arnaud Klarsfeld ?
42:49C'est triste
42:50tir est une très vieille ville
42:52elle était d'ailleurs
42:53citée dans les évangiles
42:54Jésus est même montée
42:56jusqu'à tir
42:58donc ça montre
42:59la proximité
43:00de la région
43:02Trump a dit
43:03que Netanyahou
43:04fera ce qu'il dit
43:04pour l'Iran
43:05ça c'est sûr
43:07Netanyahou fera
43:07ce que Trump a décidé
43:09pour l'Iran
43:09c'est Trump
43:10qui gère le conflit
43:11en Iran
43:12mais Netanyahou
43:13aura la latitude
43:15pour intervenir
43:16au sud Liban
43:17parce que
43:18Israël
43:19est à 0 cm
43:21du sud Liban
43:23et le Hezbollah
43:24ne cesse
43:25de tirer
43:25des missiles
43:26des roquettes
43:27tenter d'organiser
43:29des opérations
43:30pour rentrer
43:30dans le nord d'Israël
43:31donc la population
43:33du nord d'Israël
43:34non seulement
43:34qui vote
43:35mais enfin
43:35qui veut
43:36en plus
43:37vivre en paix
43:39et ne pas courir
43:40dans les abris
43:41toutes les 5 minutes
43:41et bien
43:42elle veut
43:43que les terroristes
43:44du Hezbollah
43:44soient au moins
43:45poussés au nord
43:46de la rivière
43:48Litanie
43:48donc
43:49si le Hezbollah
43:51arrêtait de tirer
43:52des roquettes
43:52sur Israël
43:54il n'y aurait pas
43:54ces opérations
43:55il y a deux réalités
43:56qui se confrontent
43:57il y a évidemment
43:57ce que vivent
43:57les Israéliens
43:58dans le nord d'Israël
43:59on avait fait
44:00des reportages
44:01sur place
44:01bombardés en permanence
44:02par le Hezbollah
44:03et donc il y a la réponse
44:05israélienne
44:06sur les terroristes
44:07du Hezbollah
44:07avec une armée
44:08libanaise bien incapable
44:08de les désarmer
44:10et de les mettre
44:10hors état de nuire
44:11mais il y a aussi
44:11une inquiétude
44:11pour la population
44:12du Liban
44:13et pour les chrétiens
44:14d'Orient
44:14Sébastien Ligné
44:15bien sûr
44:15et puis la responsabilité
44:16du régime libanais
44:18est énorme
44:18c'est un régime
44:19qui a perdu totalement
44:20le contrôle
44:21sur la situation
44:22et d'ailleurs
44:22on parle de l'Iran
44:23mais tout est lié
44:24parce qu'on peut
44:26parler d'un accord
44:27d'un non accord
44:28sur la question iranienne
44:30mais in fine
44:32c'est la question
44:34de la sécurité
44:34de l'état d'Israël
44:35et ce n'est pas
44:36l'accord en Iran
44:37ou le non accord
44:38en Iran
44:39qui va régler
44:39cette histoire
44:41évidemment que
44:41in fine
44:42il faudra se poser
44:43la question
44:43de qu'est-ce qu'on fait
44:44concrètement
44:44pour garantir
44:46la sécurité
44:46de l'état d'Israël
44:47elle n'était pas garantie
44:48avec Gaza
44:50elle n'est pas garantie
44:51au sud de l'Iban
44:51elle n'était pas garantie
44:52elle n'est toujours pas garantie
44:53avec le régime des Mollah
44:55toutes ces questions-là
44:56perdureront
44:56même si demain
44:58on signe un accord
44:59en Iran
45:00et que le régime des Mollah
45:01perdure
45:01on sait très bien
45:02qu'un jour ou l'autre
45:03ce ne sera peut-être pas
45:04dans 5 semaines
45:04ce sera dans 5 mois
45:05dans 5 ans
45:06la question reviendra
45:07sur la table
45:08donc c'est ça le sujet
45:09c'est beaucoup plus important
45:11que savoir si on réouvre
45:12le détroit d'Hormuz
45:12ou non
45:12à la fin
45:13on sait bien
45:14que la question
45:14de l'état d'Israël
45:15restera centrale
45:16le détroit d'Hormuz
45:17c'est très important
45:17pour les Européens
45:18que nous sommes
45:18oui mais à la fin
45:19c'est accessoire
45:20parce que dans 10 ans
45:21on aura la même question
45:22et le détroit d'Hormuz
45:23sera rebloqué à nouveau
45:24pour les automobiles français
45:25ce n'est pas accessoire du tout
45:26tant que la question
45:27de la sécurité d'Israël
45:28n'est pas réglée
45:28le détroit d'Hormuz
45:29pourrait être refermé
45:30dans 10 ans
45:30s'il le faut
45:31Amiral
45:32votre regard
45:32qui était au Liban
45:33en 82
45:33j'ai encore plus envie
45:35de vous entendre
45:36mon regard
45:37c'est que
45:38la clé
45:38ça devrait être
45:39le désarmement
45:40du Hezbollah
45:41mais fait par
45:43l'armée libanaise
45:44mais dans l'armée libanaise
45:46elle est
45:47multi-confinitionnelle
45:48donc ce sera
45:48la guerre civile
45:49et donc
45:50dans l'armée libanaise
45:51vous avez des chiites
45:52qui ont des difficultés
45:54à désarmer
45:55le Hezbollah
45:55donc c'est quasi
45:58insoluble
45:58comme ça
46:00face à ce mode d'action
46:01et bien on va terminer
46:02sur cette note d'espoir
46:03merci Amiral
46:04merci à tous
46:05d'avoir été là
46:06pour l'heure inter
46:06de 100% politique
46:08comme tous les mercredis
46:08à la semaine prochaine
46:09Xenia et Arnaud
46:10et merci encore
46:11Sébastien Ligné et Amiral
46:12d'avoir été là
46:13avec nous ce soir
46:14tout de suite
46:14Mickaël Dorian
46:15le meilleur de l'info
46:15à demain 11h
46:17pour 100% frontières
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