- il y a 6 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Très heureux de vous retrouver dans l'heure inter. Votre rendez-vous dominical. Il est 16h sur CNews. Tout de
00:06suite, le journal Sandra Chiambo.
00:11Donald Trump a ordonné ce dimanche un blocus naval américain de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir
00:18du détroit d'Hormuz.
00:19C'est une réponse au refus intransigeant de l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires.
00:25Le président américain a par ailleurs reconnu que les pourparlers au Pakistan s'étaient bien déroulés malgré l'échec
00:31et que la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord, sauf la question du nucléaire.
00:36Les Français sont toujours inquiets face à la hausse des prix des carburants provoqués par la guerre au Moyen-Orient.
00:42Le gouvernement exige une baisse des prix à la pompe des deux mains.
00:45Manon Brie, l'eurodéputée insoumise, invité du grand rendez-vous ce matin sur CNews,
00:50a dénoncé, je cite, « des mesurettes à côté de la plaque » et prône le blocage des prix au
00:56niveau juste avant la crise, autour d'un euro 70.
00:59Et puis l'Académie de Montpellier a ouvert une enquête après une altercation, selon elle, ce vendredi,
01:04entre un groupe d'élèves et un professeur dans un lycée.
01:07Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent une scène de violence qui n'a pas sa place dans un
01:11établissement scolaire,
01:12selon le rectorat.
01:13Deux élèves de première et l'enseignant ont été exclus le temps de l'enquête.
01:17Merci beaucoup Sandra. On vous retrouve à 17h pour vous accompagner cet après-midi.
01:22Xenia Federova, bonjour Xenia.
01:24Alain Juillet est également avec nous. Alain, bonjour.
01:27Et Michel Fayad. Alors nous l'entendions dans le journal, Xenia Federova.
01:31Annonce majeure, annonce choc.
01:33Donald Trump met donc en place un blocus maritime de l'Iran.
01:37C'est intéressant comme une décision parce que si l'objectif de Donald Trump était vraiment de débloquer le droit
01:43d'armouse
01:44et de baisser le prix du pétrole et cette cesse et les feux étaient installés en place aussi pour éviter
01:51les frappes sur les alliés des États-Unis dans le Golfe,
01:55aujourd'hui ce qu'on voit, ce qu'on fait, le prix du pétrole ne va pas baisser avec cette
01:58décision.
01:59En revanche, ça peut même aller plus haut.
02:02Et la question que je me pose, comment ça marche en pratique ?
02:06Parce que si par exemple on a un pétrolier chinois qui passe les détroits, on a vu déjà que c
02:12'était le cas.
02:13Les Chinois ont un accord avec l'Iran et de temps en temps ils passent par les détroits d'armouse.
02:17Donc qu'est-ce que les États-Unis vont faire ?
02:19Est-ce qu'ils vont tirer dessus ? Est-ce que ce n'est pas une nouvelle escalade majeure internationale
02:25?
02:25C'est la question qu'on peut se poser, mais en tous les cas c'est sûr que les négociations
02:29n'avancent pas.
02:30Aujourd'hui, ce qu'on a appris par J.D. Evans.
02:34Et que Donald Trump revient un peu dans ce traitorique très très fort, même agressif on peut dire.
02:41Parce que souvenez-vous quand il a dit qu'une civilisation sera disparaître dans tous les jours.
02:46Donc je pense que c'est un peu une part en arrière.
02:49Mais on verra si ce n'est pas encore une part de négociation.
02:54On a une possibilité pour lui de mettre encore plus de pression.
02:57Alain Jouillet, comment est-ce que vous analysez cette annonce, cette annonce-choc de Donald Trump ?
03:03Je crois que les négociations ont commencé, mais bien sûr elles vont continuer.
03:07On ne règle pas un problème pareil en 20 heures de négociation, donc il faut du temps.
03:12Il y a déjà une première étape, c'est le problème de la négociation qui va se passer sur le
03:17Liban
03:18entre Israël et les Libanais.
03:20Parce que pour les Israels, pour les Iraniens, c'est fondamental.
03:23Nous y reviendrons, justement, nous y reviendrons.
03:26Justement, alors, et si vous voulez, à partir de ce moment-là,
03:29on sait qu'il va y avoir de nouvelles négociations après.
03:33C'est évident.
03:34La question, c'est chacun essaie de montrer ses muscles avant.
03:37Et comme le disait Xenia, c'est évident que lorsqu'on bloque tous les bateaux,
03:42ça veut dire qu'on va bloquer les bateaux qui étaient d'accord avec les Iraniens pour passer,
03:46enfin du moins les bateaux chinois ou les bateaux d'autres pays qui étaient d'accord.
03:49Donc, on essaie de faire, du côté américain, on fait pression sur les alliés, entre guillemets,
03:56alliés potentiels de l'Iran pour leur dire, vous aussi, vous allez payer le problème des deux-trois dormus.
04:01Tout ça, c'est pour créer la pression, pour que ces gens-là disent aux Iraniens, il faut négocier.
04:07On est dans un, on va être, pendant deux, trois jours, il ne faut pas se faire d'illusions,
04:12on va être dans un jeu dans lequel, des deux côtés, on va essayer de faire des annonces,
04:16on va avoir un jeu d'annonces pour se préparer pour la négociation,
04:19la seconde négociation qui va avoir lieu évidemment,
04:22et qui, celle-là, permettra de rentrer dans le dur, parce que pour moi, pour le moment,
04:26ils sont encore dans les prémices.
04:28Eh bien, on va y revenir.
04:29Michel Fayad, votre regard aussi, on l'a compris, c'est pour étoffer l'économie iranienne
04:33et mettre la pression sur l'Iran, cette annonce de Donald Trump aujourd'hui.
04:36Oui, parce que vous savez que les Iraniens, aujourd'hui, ne sont en mesure que de payer leurs soldats et
04:42leurs gardiens
04:42avec un, deux ou trois mois de retard, et donc la question économique se pose.
04:47On sait aussi que les Américains et les Israéliens ont étudié la possibilité de prendre l'île de Karg,
04:51mais c'est extrêmement compliqué, parce que les Iraniens l'ont minée, l'ont préparée la bataille depuis longue date,
04:59et donc c'est un plan qui est un peu mis en sourdine aujourd'hui pour étudier d'autres alternatives
05:05que celles-ci, et donc l'une d'entre elles, c'est effectivement de faire ce blocus naval contre l
05:10'Iran.
05:12Mais se pose vraiment, comme disait Xenia, la question de, est-ce que vraiment ce blocus naval
05:17peut ou pas être mis en place ?
05:20Dans tous les cas, il est clair que dans les prochains jours, les prochaines heures,
05:24il va y avoir quelque chose qui va se passer, parce qu'on est dans une situation qui est complètement
05:27paralysée,
05:29puisque, en fait, rien n'a changé en 40 jours de guerre, à part que certaines personnalités ont été tuées.
05:34Et qu'il y a la question du détroit d'Hormuz qui s'ajoute.
05:38Mais sinon, en termes de programme nucléaire, c'est vrai qu'il a été endommagé,
05:42mais le programme nucléaire ne s'arrête pas.
05:44Les Iraniens veulent toujours poursuivre l'enrichissement de l'uranium.
05:46Le programme balistique, c'est vrai qu'il a été endommagé également,
05:49mais il se poursuit, et les missiles balistiques ont continué à être lancés.
05:54Et puis, au niveau des proxys, on le voit, le Hezbollah est toujours présent au Liban,
05:58les Hachal-Sharbi en Irak sont toujours présents,
06:01les Alliés, les Houthis et autres sont toujours présents.
06:03Donc, finalement, Trump a parlé de victoire hier encore dans sa dernière vidéo,
06:08mais la victoire, elle tarde à se concrétiser.
06:11C'est-à-dire qu'il va falloir montrer plus que ça.
06:13Et donc, les Américains vont devoir essayer de sauver la face dans les prochaines heures,
06:17les prochains jours, soit à travers un accord qui va prendre du temps, beaucoup de temps.
06:21D'ailleurs, c'est ce qu'a dit, ce qu'a annoncé le président du Parlement iranien, Galibaf,
06:25ce que vous disiez, c'est-à-dire que ce n'est pas en 24 heures qu'on finit un
06:29accord,
06:29ça va prendre des semaines, soit en poursuivant les liquidations de personnalités,
06:34peut-être les derniers chefs qui sont toujours en place,
06:38ou alors à travers cette question économique, qui serait donc soit l'île de Carc,
06:42mais c'est très compliqué, soit le blocus naval du détroit d'Hormuz,
06:45qui est également compliqué.
06:46Je pense que, si on regarde un peu le côté d'Iran, comment ils vont voir les choses ?
06:53J'ai regardé les médias internationaux, aujourd'hui, tout le monde dit que les négociations
06:58ont été menées dans une ambiance de manque de confiance.
07:01Pourquoi ? Parce qu'Iran a été déjà deux fois frappé juste pendant les négociations.
07:06Donc, évidemment qu'Iran, aujourd'hui, ne fait pas confiance aux Etats-Unis.
07:10Et ils ont, je pense, raison de ne pas faire, parce que l'histoire a prouvé que c'est compliqué.
07:16Donald Trump parle beaucoup et souvent des armes nucléaires.
07:21Mais il n'y a aucune preuve qu'Iran les possède, et ça va prendre deux temps pour les créer.
07:27Donc, vous avez mentionné, Michel, l'enrichissement d'uranium,
07:30mais ça, on parle des programmes nucléaires d'Iran,
07:33qui est le droit pour les Iraniens de les avoir,
07:37avec une certaine surveillance qui était mise sur place par les agences internationales atomiques.
07:42Exactement.
07:43Mais Donald Trump parle des armes nucléaires.
07:45Et c'est une argumentation très forte, surtout en communication.
07:49Mais en fait, qu'est-ce qu'on demande aux Iraniens aujourd'hui ?
07:52Dessigner un accord qu'ils ne vont jamais essayer de créer une arme nucléaire ?
07:58C'est un peu ridicule quand même, parce que chaque accord peut finalement être un peu.
08:02Donc, je pense qu'il y a des objectifs des Etats-Unis qui ne sont pas très clairs,
08:06même s'ils se posent comme ça.
08:08Et je pense que ce n'est pas si mauvais pour les Etats-Unis, finalement,
08:13d'avoir les prix du pétrole.
08:17Ce qui pose un problème pour Donald Trump, à mon avis,
08:20c'est si les échanges d'Iran avec les pays qui utilisent les détroits d'Armos pour les passages
08:28ne sont faits pas en dollars, mais sont faits, par exemple, en yuan,
08:32ou sont faits dans une autre monnaie.
08:34Mais c'est ça ce qui peut affaiblir le pétrole dollar et c'est ça ce qui pose des problèmes,
08:37à mon avis.
08:38Shen Weizhang, journaliste justement en Chine, à Pékin, est avec nous.
08:41Journaliste CGTN à Pékin.
08:43Shen Weizhang, bonjour.
08:44Merci d'être avec nous.
08:45Pour réagir à votre tour à cette annonce du président américain,
08:49qui met en place un blocus maritime de l'Iran,
08:51est-ce qu'il y a eu déjà, c'est vrai que l'annonce a été faite il y a
08:54quelques minutes,
08:55des réactions sur place ?
08:57Là, pour le moment, il n'y a pas encore de réaction du côté de la Chine.
09:00Là, sur la réaction et cette question que vous venez de soulever,
09:04mais je crois que du côté de Trump, il a déjà raconté pas mal de...
09:09Je dirais que ce ne sont pas des vérités.
09:11Parce que, d'abord, il faut rester extrêmement prudent à des fausses allégations du côté des États-Unis
09:16en disant que la Chine intervienne, en disant que la Chine aurait fourni des équipements.
09:22Mais en fait, il faut être clair, c'est que dans ce conflit qui est tellement sensible,
09:27qui est tellement important et une grande ampleur,
09:29il ne faut pas confondre ce que disent les États-Unis et ce que c'est le fait et la
09:33réalité.
09:35Et puis, il faut dire qu'en ce moment, les États-Unis sont en train de se comporter dans un
09:40schéma qu'on connaît bien.
09:41C'est que lorsqu'un camp se trouve en difficulté sur le terrain,
09:45en l'occurrence les États-Unis avec l'Iran,
09:47ou peut-être peine à imposer son récit à l'opinion internationale,
09:51ils cherchent souvent à élargir la responsabilité du conflit en désignant un tiers.
09:55Et ce n'est pas la première fois parce que les États-Unis l'ont déjà fait sur le dossier
09:58ukrainien.
09:59On se rappelle, c'était le 17 décembre, lors d'une réunion sur l'Ukraine à l'ONU.
10:05Le représentant américain a affirmé que si la guerre se prolongeait,
10:08c'était en grande partie à cause d'un prétendu soutien militaire du côté de la Chine à la Russie.
10:13Mais face à cette accusation, on se rappelait bien qu'à ce moment-là,
10:15le représentant chinois, Kang Shuang, il a répondu de manière très claire.
10:19Il a dit que si la Chine avait réellement fourni un soutien militaire direct ou participé au conflit,
10:24la situation actuelle n'existerait tout simplement pas.
10:28Donc je pense qu'au fond, c'est la même chose,
10:30que ce soit avec le conflit entre l'Ukraine et la Russie,
10:35et aussi en ce moment cette guerre qui a été menée par les États-Unis contre l'Iran.
10:40Donc de ce point de vue-là, je pense que la position de la Chine n'a pas changé depuis
10:43le début de cette crise.
10:44C'est le soutien au cessez-le-feu, la priorité absolue à une solution politique au dialogue.
10:50Et d'ailleurs, on se rappelait très bien que tel début,
10:53le ministre chinois des Affaires étrangères l'a dit très clair et de manière très ferme,
10:58il est inacceptable d'attaquer un État souverain dans un contexte de négociation.
11:03Donc la Chine maintient cette position jusqu'à aujourd'hui.
11:05Restez avec nous, Shan Weizhang.
11:08On vous interrogera notamment sur le quotidien des Chinois,
11:10ce qui l'est impacté aujourd'hui, très concrètement, en juillet, cette interrogation.
11:13Comment on fait pour bloquer un détroit, ce blocus maritime ?
11:16Très concrètement, comment est-ce que ça peut se passer ?
11:18On sait qu'il y a des destroyers américains sur place.
11:20D'abord, il y a une première chose par rapport à ce que disait Madame,
11:23c'est que les Chinois ont un avantage par rapport à tous les autres,
11:26c'est qu'ils ont six mois de stock.
11:28Six mois de stock pétrolier.
11:30Personne d'autre dans le monde n'a un stock pareil.
11:32Donc ça veut dire qu'ils peuvent se tenir sans problème,
11:35quel que soit le blocus, pour le temps où la guerre aura rééclaté,
11:40où la paix sera arrivée avant qu'ils aient plus de stock en Chine.
11:42Ça, il faut le savoir.
11:44Donc ça leur donne une position très forte.
11:45Ils ont la Russie comme alternative.
11:47Ils ont aussi la Russie comme alternative.
11:49Donc c'est pour ça qu'on les voit en définitive,
11:53avec cette position qui a été rappelée,
11:54mais qui est très importante, de dire au monde entier,
11:57parce que n'oublions pas le reste du monde, en dehors des Occidentaux,
12:01pour le reste du monde, il y a un pays, membre des Brises,
12:04qui a été agressé par deux pays occidentaux,
12:08d'une manière totalement illégale.
12:10Ça, on peut habiller ça comme on veut, c'est une réalité.
12:13Et il ne faut pas l'oublier.
12:14Donc les Chinois, ils jouent là-dessus,
12:16parce qu'ils sont justement les représentants de la légalité
12:20au niveau international par rapport aux Occidentaux qui ne l'ont pas été.
12:24Et ça, pour l'avenir, ils sont en train de marquer des points tous les jours.
12:28Il faut avoir les choses en face.
12:29Alors maintenant, pour le blocage, la question que vous disiez sur le blocage,
12:32bon, ne rêvons pas.
12:33Les Américains, ils ont dit hier qu'ils avaient envoyé un chasseur de mines
12:37parce que les Iraniens avaient dit qu'on a miné une partie du Détroit
12:41pour obliger les bateaux à passer près de chez nous,
12:44selon la carte que vous montrez.
12:46Ils disent qu'on a miné la zone de danger près d'Aumant,
12:49donc vous êtes obligés.
12:50En réalité, tout le monde pense que c'est absolument faux,
12:53parce qu'on n'a rien remarqué jusqu'à aujourd'hui.
12:55On l'aurait vu.
12:56D'autant plus que les Américains ont détruit, ça on le sait,
13:00les poseurs de mines de l'autre côté.
13:03Donc c'est déjà très suspect, si vous voulez.
13:05Mais, alors, ceci étant, pour bloquer, c'est extrêmement facile,
13:09pour une raison très simple.
13:10C'est que vous avez...
13:12Il suffit d'avoir quelques drones ou quelques missiles
13:15que l'on tire sur les bateaux qui passent,
13:18non pas sur les bateaux de guerre qui protègent les bateaux qui passent,
13:21mais sur les métaniers ou sur les tankeurs,
13:24autant vous dire que quand ça tape, ça fait très mal.
13:28Et oui, c'est ça qu'il faut regarder.
13:30Mais alors, d'où ce risque d'escalade que vous souligniez tout à l'heure,
13:34Xenia Fedorova, si effectivement un navire russe,
13:36un navire chinois est visé par l'armée américaine,
13:40on ne sait pas quelles peuvent être les conséquences.
13:41Et ça existe.
13:42Oui, mais je pense que plutôt navire chinois,
13:45parce que les Russes n'ont pas besoin de pétrole de gaz,
13:48parce qu'on est producteur de...
13:49La Russie est producteur de pétrole et de gaz.
13:51Mais oui, c'est vrai que cette situation peut aller beaucoup plus loin, en fait.
13:56Et c'est intéressant ce que l'ONU va dire dans cette situation-là.
14:00Mais il ne faut pas oublier le problème essentiel,
14:03parce que le détroit est toujours bloqué.
14:06Ça va encore amener les problèmes économiques pour tous les pays du monde,
14:10dans le monde.
14:12Alain Jouyé a parlé de la Chine qui a une bonne réserve,
14:14mais qu'est-ce qui se passe avec l'Union européenne ?
14:17En Europe, les réserves, selon les médias, ce n'est pas si grande.
14:21Je pense que c'est en été qu'ils arrivent à la fin.
14:25Donc là, l'Europe se trouve dans des situations très compliquées.
14:28Parce que si ces conflits, ça va prolonger.
14:30Je suis complètement d'accord qu'ils vont continuer de négocier.
14:33Je pense que c'était l'idée.
14:36En tous les cas, pour les Iraniens,
14:37ils ne peuvent pas accepter tout dans les premiers jours des négociations,
14:40même si ça a pris 20 heures.
14:42Mais je pense que la situation avec les blocages va continuer pour l'instant.
14:47Donc les prix de pétrole ne vont pas baisser.
14:49Et on se trouve dans des situations très compliquées.
14:51Quels sont les alternatives pour l'Union européenne ?
14:53Oui, parce que l'Union européenne va subir directement les conséquences de ce blocus.
14:58Qu'ils soient américains ou iraniens, le blocus reste un blocus.
15:01Bien sûr, bien sûr.
15:02Et pas seulement avec les ressources énergétiques,
15:04mais aussi une crise alimentaire qui peut suivre avec le manque des ingrédients pour les agriculteurs.
15:09Tout ça, ce qu'on évoque souvent et beaucoup sur ces plateaux.
15:13Il faudra surveiller une chose très attentivement à partir de ce soir.
15:16Puisque le président Trump vient d'annoncer le blocus,
15:19et qu'on connaît la situation,
15:21c'est quelle est la position de la Lloyd, de la compagnie d'assurance,
15:24la Lloyd à Londres ?
15:25Parce que c'est elle qui a fait bloquer les trois dormus.
15:27C'est personne d'autre pour le moment.
15:29Ce n'est pas les Iraniens qui ont tiré sur les trois dormus.
15:32C'est la Lloyd, la compagnie d'assurance,
15:35qui assure tous les bateaux pratiquement dans le monde,
15:37qui a augmenté ses tarifs d'une manière énorme
15:40pour tous les bateaux qui voudraient passer le D3 en bus en disant que c'est trop risqué.
15:44C'est ça le problème.
15:46Donc aujourd'hui, Trump peut dire qu'on débloque.
15:50D'accord ?
15:50Mais il faut regarder ce que va faire la Lloyd.
15:53Si la Lloyd dit qu'on n'y croit pas,
15:55les bateaux ne passeront pas.
15:57Parce que les armateurs privés, on peut leur dire ce qu'on voudra,
16:00s'ils risquent des millions de dollars, ils ne passent pas.
16:03Il faut être très conscient de ça.
16:05C'est essentiel aujourd'hui.
16:07Et personne, malheureusement, n'en parle.
16:08C'est dommage parce que c'est la clé.
16:10La clé, c'est la Lloyd à Londres.
16:11Assez peu en parle.
16:12Michel Fayad.
16:13Tout le monde regarde vers le D3 d'Hormuz,
16:15mais il y a aussi une autre carte que les Iraniens peuvent jouer.
16:17Ils peuvent utiliser les outils qui peuvent paralyser tout le pétrole saoudien.
16:21Et le pétrole saoudien, c'est 10 à 11 millions de barils de pétrole par jour.
16:25C'est l'équivalent des États-Unis ou de la Russie.
16:26Donc paralyser 10 à 11 millions de barils de pétrole par jour, rien que ça, c'est quelque chose qui
16:33serait catastrophique.
16:34C'est-à-dire que même si Donald Trump venait à réussir le pari de bloquer le D3 d'Hormuz,
16:38si les Iraniens activaient les outils pour paralyser la production saoudienne,
16:42ça provoquerait un cataclysme pétrolier, honnêtement.
16:44Et puis par rapport également aux champs gaziers du Qatar,
16:47on sait qu'il y a quelques semaines, vous savez,
16:50les Iraniens avaient attaqué les infrastructures de liquéfaction de gaz du Qatar
16:54et avaient endommagé 15 à 17 % de la capacité de production de gaz naturel liquéfié qataris
17:00pour les cinq années à venir.
17:02Donc ils sont capables également de détruire ou paralyser plus que les 15 à 17 %.
17:07Ils peuvent atteindre 50, 100 %, je ne sais pas.
17:10Donc il y a d'autres choses que le D3 d'Hormuz.
17:13Parce que vous savez, quand on se focalise beaucoup sur quelque chose,
17:17c'est souvent autre chose qui se passe.
17:18C'est-à-dire que là, on regarde tous vers le D3 d'Hormuz
17:20et ce qui pourrait se passer, c'est quelque chose vraiment en dehors de cela.
17:24Et il y avait une chose que je voulais juste ajouter,
17:26c'est que c'est vrai que les Américains ont trompé les Iraniens
17:29lors des dernières négociations, que ce soit en juin ou que ce soit aussi là,
17:34je veux dire, ces dernières fois.
17:37Simplement, les Iraniens aussi ne sont pas exemples de tout reproche
17:41parce que d'après l'AEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique,
17:45ils avaient enrichi l'uranium à hauteur de 60 %.
17:48Et 60 %, c'était quelque chose qu'ils s'étaient engagés à ne pas faire.
17:51Et donc quand M. Grossi, le patron de l'AEA, a dit qu'ils avaient atteint 60 %,
17:5560 %, c'est pour faire un programme nucléaire, non pas civil, mais militaire.
18:00Et donc ils étaient loin de la bombe atomique.
18:03Comme Xenia l'a dit, ils n'ont pas la bombe atomique et ils ne sont pas prêts de l
18:07'avoir,
18:08contrairement à ce qui peut être dit.
18:09Mais par contre, le fait qu'ils mentaient est avéré,
18:13puisque l'AEA, qui regroupe tous les pays du monde,
18:16avait constaté qu'ils avaient enrichi l'uranium à une hauteur
18:20qui dépasse un programme nucléaire civil.
18:22Et donc ils poursuivaient un programme nucléaire militaire,
18:25quand bien même ils prétendent avoir des fatwas interdisant la bombe atomique.
18:28Donc ils n'avaient pas la bombe atomique, ils ne sont pas prêts de l'avoir.
18:32Mais par contre, ils poursuivent ce programme.
18:34Et il y a même une autre chose.
18:35Si la guerre s'arrête aujourd'hui, on peut être sûr qu'ils vont accélérer le programme
18:40pour avoir la bombe atomique.
18:41Parce qu'aujourd'hui, ils ont bien vu qu'en étant attaqués en juin,
18:44ou encore maintenant, et parce qu'ils n'ont pas la bombe atomique,
18:48ils sont en train de se dire que la Corée du Nord, elle, n'est pas attaquée
18:50parce qu'elle a la bombe atomique.
18:51Il faut qu'on ait la bombe atomique le plus rapidement possible.
18:54Donc il y a quand même cette idée-là qu'il y a eu une guerre
18:58de 40 jours et il y a une bête qui est blessée.
19:00Et cette bête qui est blessée, elle va vouloir se défendre.
19:02Bête blessée, Xenia Fedorova, mais pas en mesure de capituler.
19:05C'est ce que nous disent aussi cet échec de négociation.
19:09On ne capitulera pas.
19:10On négocie, on ne capitule pas.
19:11Oui, mais je pense que c'était prévisible.
19:14Pour être très honnête avec vous, je pense que c'était prévisible.
19:16Et ceux qui se sont dit que ça va durer 3-4 jours, je pense qu'ils s'étaient trompés
19:22gravement
19:23parce qu'Iran a eu une capacité militaire et s'est préparé pour ce genre de situation.
19:30C'est un pays très grand.
19:32Le changement de régime ne peut pas.
19:35Et c'est clair que le régime ne va pas tomber juste avec les frappes qui étaient mises en place.
19:40Et une opération terrestre, c'est quelque chose qui est très risquant pour Donald Trump
19:45parce qu'on sait très bien, et l'histoire nous a montré,
19:48que pour les États-Unis, s'engager dans un conflit à long terme,
19:52ce n'est pas toujours avec les bonnes conséquences et avec les bons résultats.
19:56Je pense que c'est clair, mais il ne faut pas oublier l'acteur major dans ces conflits, c'est
20:01Israël.
20:02En fait, je pense que ce qui jouait un grand rôle pour Donald Trump de prendre cette décision,
20:06c'était cet échange avec son allié proche, Benjamin Netanyahou,
20:10qui l'a convaincu d'y aller.
20:13Et je pense que c'est ça aussi qui pose aujourd'hui une grande question.
20:17Parce qu'Israël a déjà dit qu'ils ne vont pas arrêter de continuer l'opération contre l'Israël en
20:22Liban.
20:22Et pour Iran, c'était toujours un des points très importants qui ont cessé le feu
20:26et prolongé jusqu'à Liban.
20:29Ce qui n'était pas le cas, ce qui aujourd'hui, l'Iran rapproche aux États-Unis.
20:33Les États-Unis sont obligés de dire que ce n'était jamais le point d'accord.
20:40Est-ce que c'est vrai que vous mettez en avant aussi ces prochaines négociations,
20:43pour parler en tout cas historiques, entre le Liban et Israël,
20:46qui sont censées être arrivées mardi à Washington ?
20:49Elles sont essentielles parce que les Iraniens ne voulaient pas,
20:53suite au massacre qu'il y a eu au Liban il y a quelques jours,
20:57les Iraniens ne voulaient pas aller à la négociation à Israël Mabad.
21:00Les Pakistanais leur ont dit non, venez quand même, que tout le monde leur a dit, il faut négocier.
21:05Donc ils y ont été.
21:06Mais il est évident que le problème du Liban est un problème,
21:11comme on vient de le dire, tout le monde vient de le dire,
21:14est un problème très important pour les Iraniens.
21:17Alors, que ce soit avec la fin du Hezbollah, l'arrêt des Hezbollahs,
21:21parce qu'il suffit, on parle d'écraser le Hezbollah d'un côté,
21:24mais il y a une raison beaucoup plus simple, un moyen beaucoup plus simple,
21:27c'est que l'Iran arrête de subventionner le Hezbollah,
21:30et il n'y a plus de problème au Liban.
21:32Donc ça, ça fait partie de la négociation.
21:34Or, cette négociation ne peut se faire qu'une fois que seront réglés
21:38le problème des négociations entre les Libanais et Israéliens.
21:41C'est une des clés de ce qui est en train de se passer.
21:44Il faut bien le comprendre.
21:47Les Iraniens, est-ce que les Iraniens sont prêts à laisser,
21:50comme ça a été rappelé, laisser tomber les outils
21:52qui pourraient bloquer Babel Mandad,
21:55laisser tomber le Hezbollah qui maintient la pression sur le flanc libanais ?
21:59Et c'est possible, parce que vous savez,
22:02contre la levée de toutes les sanctions sur l'Iran,
22:05qui ferait de l'Iran un pôle économique majeur du Proche-Orient,
22:09les Iraniens, qui sont des négociateurs malins,
22:12sont parfaitement capables de lâcher des trucs qu'on n'imagine pas.
22:16Et vous parliez du nucléaire, on peut parfaitement imaginer
22:19qu'ils disent, d'accord, on va faire du nucléaire civil à 5 ou 10%,
22:23et le reste, on arrête.
22:25Et là, qu'est-ce qui se passe ?
22:27Vous voyez, tout ça, actuellement, on est encore dans le bleu.
22:31On est encore dans le brouillard de la diplomatie.
22:33Ah oui, dans le brouillard, exactement.
22:35Michel Fayyat, peut-être un mot aussi sur ces...
22:37pour parler entre le Liban et Israël,
22:40pour une paix durable, dit Benjamin Netanyahou.
22:43Oui.
22:44Moi, je suis assez surpris que les Américains,
22:47que les Français, que tout le monde parle
22:49de négociations historiques entre Israël et le Liban,
22:52et qu'on pousse les deux parties à discuter
22:56pour des semaines, voire des mois, d'un accord,
22:59alors que l'accord entre Israël et le Liban, il existe.
23:01C'est l'accord du 17 mai 1983.
23:03Il a été approuvé par Israël et approuvé par le Liban.
23:06Approuvé par le Liban au niveau du gouvernement,
23:09du Parlement, du président de la République,
23:11c'est-à-dire des chrétiens et des musulmans au Liban.
23:13Et ça a été abrogé à l'époque illégalement
23:16par le président libanais Amin Jemayel
23:18sous la pression et syrienne et américaine.
23:21Et aujourd'hui, il suffirait, et de manière donc illégale,
23:24il suffirait simplement de faire pression sur le Liban
23:26pour que cet accord soit à nouveau légal,
23:29d'un point de vue libanais, pour que cet accord revoie le jour.
23:32Et cet accord était très important pour les Libanais
23:34parce que cet accord préservait notamment
23:36la souveraineté territoriale du Liban,
23:38dont on parle souvent comme étant à risque ces derniers temps
23:41à cause des certains propos de M. Smotrich et de M. Bengvir.
23:45Là, pour le coup, l'accord, il prévoyait la garantie
23:47du territoire libanais.
23:49Il avait été négocié après des semaines de négociations
23:53par des diplomates de premier rang.
23:55Côté israélien, c'était David Kimche,
23:56qui n'était pas n'importe qui.
23:58Et d'un point de vue libanais, c'était Antoine Fatal
24:00qui était le plus grand diplomate de l'histoire du Liban.
24:02Donc il y avait, avec un autre qui s'appelle Charles Malek,
24:04qui a fait la déclaration universelle des droits de l'homme.
24:06Mais ce que je veux dire, c'était que donc,
24:07on avait des diplomates des deux côtés de premier ordre
24:10qui avaient négocié un texte.
24:12Pourquoi est-ce qu'on va venir négocier un nouveau texte ?
24:14Le texte existe.
24:15Il faut faire pression pour que ce texte revienne à l'ordre du jour.
24:19Pression sur les deux parties.
24:20C'est-à-dire que les Israéliens ne jouent pas
24:22pour qu'il y ait un accord plus en leur faveur
24:25et que les Libanais ne jouent pas à perdre du temps
24:27alors que l'accord existe.
24:29Donc ça, je pense que ce serait assez important de le faire.
24:31Et il y a une autre chose
24:32où je suis un peu plus nuancé de ce que vous disiez.
24:36C'était sur le Hezbollah.
24:37C'est vrai qu'il est soutenu financièrement par la République islamique d'Iran
24:41à une très haute ampleur
24:44puisqu'on sait que depuis juin,
24:46les Iraniens ont envoyé un milliard d'euros, de dollars, vers le Hezbollah.
24:50Donc bien sûr, la République islamique d'Iran
24:51finançait énormément le Hezbollah.
24:53Mais le Hezbollah a aussi ses propres sources de financement,
24:56que ce soit la drogue, que ce soit les immigrés libanais en Afrique,
24:59en Amérique latine, en Australie, etc.
25:02Et donc il faudrait un peu plus que ça, je pense,
25:04pour désarmer le Hezbollah, pour que le Hezbollah cesse d'être armé,
25:06il faudrait renforcer l'armée libanaise.
25:09Aujourd'hui, quand l'armée libanaise a une flotte qui est composée de gazelles,
25:13ce n'est pas avec des gazelles que l'armée libanaise va pouvoir désarmer le Hezbollah.
25:17Il va falloir vraiment la renforcer en premier ordre, vous voyez.
25:20Enjeu majeur pour le Liban.
25:22Effectivement, je vous propose une réaction de Xenia Fédéroubaïde.
25:25On y aura, on retrouvera Chanouizang.
25:27Allez-y, Xenia.
25:27Je dis que je ne vois pas Israël volontairement laisser les bancs s'armer.
25:34Après, ça prend le temps et c'est beaucoup plus facile, je pense,
25:37pour les Israéliens, juste aller et faire les frappes
25:41et essayer d'éliminer Hezbollah eux-mêmes.
25:44Je pense que ce n'est pas une solution aujourd'hui.
25:47C'est vraiment, on n'impasse.
25:49On n'impasse parce qu'au début, dans les premiers jours de cessez-l'effort
25:52entre Iran et Israël et les États-Unis,
25:57Israël a quand même tué 254 libanais civils en jour.
26:02Donc, je pense que ce qui se passe,
26:04Israël n'a pas aucun intérêt d'arrêter cette opération-là.
26:08Réponse de Michel Fayad.
26:09Oui, non, non, ce n'est pas pour répondre à ce que Xenia vient de dire.
26:12C'est plutôt compléter quelque chose.
26:14C'est que les Libanais ont extrêmement peur aujourd'hui
26:17que les Américains, à un moment donné,
26:19donnent le blanc-seing, le feu vert à Joulani en Syrie
26:22pour lui rentrer et régler le problème du Hezbollah.
26:25Parce que, s'il y a une détestation de quelqu'un au Liban,
26:30c'est bien la détestation de la Syrie,
26:32surtout si la Syrie est islamiste.
26:34Alors, vraiment, la plus grande crainte que les Libanais ont,
26:37c'est que vraiment, Joulani, qui est en train d'amasser
26:40des troupes supplémentaires au nord et à l'est du Liban,
26:43fassent son entrée au Liban.
26:44Parce que, vous savez, il a déjà dit, à travers certaines voies,
26:49qu'il était prêt à le faire.
26:50Il y a même eu des déclarations côté américain,
26:53notamment Tom Barak, qui est l'envoyé spécial de Donald Trump
26:55pour la Syrie, et également l'ambassadeur des États-Unis,
26:57donc en Turquie.
26:59Comme quoi, les Américains seraient assez intéressés
27:01de confier cette mission que vous parliez,
27:03c'est-à-dire désarmer le Hezbollah, à la Syrie.
27:06Donc, entre désarmer le Hezbollah via Israël,
27:09désarmer le Hezbollah via l'armée syrienne de Joulani,
27:12l'islamiste, ou désarmer le Hezbollah via l'armée libanaise,
27:15les Libanais préfèrent vraiment que ce soit par l'armée libanaise,
27:18parce que ça serait...
27:19Si la Syrie venait à rentrer au Liban,
27:21ça serait un véritable bain de sang.
27:24On a vu ce qu'ils ont fait contre les Druzes au mois de juillet,
27:27on a vu ce qu'ils ont fait contre les Zalaouites au mois de mars,
27:30on a vu ce qu'ils ont fait aux Kurdes au mois de janvier,
27:33et là, vous avez vu ce qui s'est passé contre les chrétiens
27:36ces dernières semaines.
27:37Donc, en Syrie, je parle de ceux d'en Syrie.
27:40Donc, si ils venaient à rentrer au Liban...
27:41Je suis d'accord avec vous.
27:42Je suis d'accord avec vous, mais le peuple libanais,
27:44malheureusement, souffre des bombes israéliens,
27:46et ils vont souffrir...
27:49Et ils souffrent de tout le monde.
27:50Ils souffrent du Hezbollah,
27:51ceux qui les ont pris en otage,
27:53ils souffrent de la possibilité que la Syrie rentre.
27:55Liban, malheureusement, est un pays martyr et otage.
27:58En tout cas, espérons la paix dans cette région du monde,
28:01pour tout le monde, bien évidemment.
28:02Shen Wiesang, journaliste chinoise à Pékin,
28:05est encore avec nous.
28:05J'avais une question très concrète,
28:07si vous le voulez bien, avant de vous libérer.
28:09Est-ce qu'aujourd'hui, le quotidien des Chinois
28:11est impacté, comme en France, comme en Europe,
28:13par cette guerre au Moyen-Orient ?
28:16Le quotidien en Chine, en ce moment,
28:17n'est pas tellement impacté par cette crise,
28:21sauf que c'est vrai qu'on a vu une augmentation
28:23du prix de l'essence dans le quotidien,
28:25ce qui, effectivement, impacte en partie.
28:27Mais je pense que c'est peut-être de l'extérieur,
28:30vu de l'extérieur, c'est moins impacté
28:33que ce que les autres attendaient,
28:35ce que les étrangers attendaient.
28:37Et ça, c'est tout à l'heure, Alain Jouy a évoqué,
28:40c'est que la Chine, déjà, a un stockage pétrolier.
28:42Et aussi, en même temps, elle a aussi ce stockage,
28:46et aussi dans ses politiques,
28:48la construction de ce grand barrage hydroélectrique
28:51dans le sud-ouest de la Chine,
28:52pour la généralisation des quantités énormes d'énergie.
28:56Et puis, il y a aussi les côtés du côté de la Chine,
28:59ce développement très vite de l'énergie propre.
29:01Je pense que là, cette guerre va faire pousser la Chine
29:04à diversifier ses économies,
29:07à diversifier ses sources d'énergie,
29:11et aussi à diversifier les fournisseurs de pétrole.
29:16Par exemple, en s'affairant davantage avec la Russie,
29:19avec les pays de l'Asie centrale,
29:21et aussi avec des pays africains.
29:24Mais en même temps, il faut également souligner
29:26que du quotidien, je pense que c'est quelque chose
29:28qui impacte le quotidien,
29:30mais c'est aussi, je pense qu'aujourd'hui,
29:32dans le journalisme en Chine,
29:33on en parle beaucoup,
29:35cette guerre en Iran,
29:36comme ailleurs, partout dans le monde,
29:38et les Chinois sont très en colère en ce moment
29:41contre ce qui se passe,
29:42parce que non seulement aujourd'hui,
29:43on voit qu'il y a effectivement un impact
29:45dans le commerce quotidien.
29:47La dernière fois, la semaine dernière,
29:48j'ai pu échanger avec une exportatrice
29:51des produits chinois vers l'Afrique,
29:54et aussi vers le Moyen-Orient.
29:55Selon elle, c'est vrai qu'elle a dû payer
29:5930% de plus pour faire partir son produit
30:03vers l'extérieur.
30:05Et puis, bien sûr, il y a aussi un consensus diplomatique
30:07du côté de la Chine.
30:08C'est que cette crise va pousser à tous les Chinois
30:10à savoir, il faut, il est important,
30:13d'intensifier ses contacts avec différentes parties,
30:16à dialoguer avec les puissances régionales,
30:18avec les puissances internationales,
30:20et aussi à se présenter davantage
30:22comme un acteur de stabilisation.
30:24C'est ce que la Chine est en train de faire,
30:26d'essayer de négocier avec les différents pays
30:28pour trouver une voie juste,
30:30une voie qui défend l'ordre international
30:33et l'ordre de l'ONU.
30:35Donc je pense que c'est important,
30:36et aujourd'hui, c'est la conscience qui a éveillé
30:39dans la société chinoise.
30:41Il faut revenir à l'ordre,
30:43et non à la puissance,
30:45et non à des puissances unilatérales,
30:47et non aux lois de la jungle.
30:49C'est aujourd'hui, depuis deux mois,
30:51je pense que c'est une conscience qui a été prise
30:54par le public chinois.
30:55Merci beaucoup Shen Wei Zhang,
30:57journaliste à Pékin.
30:58Il n'y a que sur CNews qu'on peut entendre
31:00tous les points de vue,
31:01et c'est toujours très intéressant.
31:02Acteur de stabilisation,
31:04c'est la Chine qui le souhaite,
31:06dans ce décent des gars au Moyen-Orient,
31:08tout comme la Russie d'ailleurs,
31:10puisque Vladimir Poutine, cet après-midi,
31:12a déclaré à son homologue iranien
31:14être prêt à participer à une médiation
31:16dans ce conflit.
31:17Autre actualité majeure.
31:18Je pense que ce n'est pas la première fois
31:20Vladimir Poutine a parlé
31:22qu'il sera prêt à jouer un rôle
31:25s'il est demandé.
31:28La vraie question aujourd'hui,
31:32en fait, on voit que ça ne marche pas très bien
31:35avec Oman et Iran et les États-Unis.
31:39Donc peut-être Vladimir Poutine pourrait,
31:40parce qu'il a une bonne connexion,
31:42une bonne relation avec Donald Trump,
31:43même s'il a des questions autour de l'Ukraine
31:45et qu'ils n'ont pas trouvé encore
31:47un vrai accord pour cet accord d'épée sur l'Ukraine.
31:50Je pense que, comme quelqu'un qui parle
31:53à tous les côtés,
31:54la Russie pouvait jouer un rôle, c'est sûr.
31:57Par exemple, Vladimir Poutine reste en contact
31:59et parle avec Netanyahou,
32:01comme il parle avec les Iraniens,
32:02comme il parle avec les Américains.
32:04Mais je ne suis pas sûre que Donald Trump
32:06sera prêt d'accepter d'avoir Vladimir Poutine
32:10« in the picture », comme on dit,
32:11parce que pour Donald Trump,
32:12c'est lui qui joue le rôle principal.
32:15S'il décide pour une paix,
32:17ça doit être sa décision.
32:19S'il a une victoire, c'est une victoire à lui.
32:21Et encore une fois, je pense que
32:23ce qui n'est pas très clair aujourd'hui,
32:24ce sont quels sont les vrais objectifs
32:26des États-Unis aujourd'hui.
32:28Parce que les objectifs d'Israël,
32:29on comprend très bien.
32:30Et les objectifs des États-Unis,
32:32encore une fois, on ne comprend pas très bien.
32:34Parce que Donald Trump n'était pas
32:36toujours très clair.
32:38Il a parlé des changements de régime,
32:40de libérer les peuples iraniens.
32:41Il a parlé de la Chine
32:43comme une cible potentielle.
32:46Il a peut-être les ressources derrière
32:49qui l'intéressent aussi.
32:50Et finalement, aujourd'hui,
32:51il parle des armes nucléaires.
32:53Je pense que ce qu'on doit vraiment regarder,
32:56il a parlé aujourd'hui.
32:57Il va parler aujourd'hui,
32:58Donald Trump.
32:59Il va peut-être donner un peu de lumière
33:01sur cette décision.
33:03Mais aujourd'hui, il continue
33:04à démettre la pression.
33:05Et il cherche aussi en sortie.
33:07Je pense que Donald Trump
33:08cherche en sortie.
33:10parce que pour lui,
33:11il y a un genre de rupture
33:13qui est en train de se passer
33:14entre ceux qui soutiennent Donald Trump,
33:17qui sont soutenus Donald Trump
33:18depuis le début.
33:19Une grande partie des magas
33:20qui ne sont pas contentes
33:21avec cette opération.
33:23Donc, je pense qu'il cherche en sortie,
33:26mais il ne peut pas sortir
33:28s'il perd la face.
33:30C'est ça, c'est ça le chalon j'aimerais.
33:32Je souhaitais vous entendre
33:33sur deux actualités internationales.
33:34Réaction, Michel Fayad et Alain Juillet.
33:36Oui, je suis d'accord
33:37que la politique américaine
33:38est assez trouble, en fait.
33:42Même les autres acteurs dans la région
33:44ne savent plus trop
33:44à quoi penser de la politique américaine.
33:46Si bien qu'aujourd'hui,
33:47les Saoudiens, notamment,
33:49se tournent vers une autre puissance régionale,
33:51en tout cas, qui est le Pakistan.
33:52Là, aujourd'hui même,
33:54le Pakistan a annoncé l'envoi
33:55de 13 000 soldats pakistanais
33:57sur le sol saoudien.
33:59Donc, c'est quand même
34:00quelque chose d'important.
34:01Jusque-là, il y avait les soldats américains
34:03qui étaient présents en Arabie saoudite
34:05depuis la guerre du Golfe
34:06en 1991, 90-91,
34:08et qui étaient là jusqu'à présent.
34:10Mais les Saoudiens se sont rendus compte
34:12que finalement, la présence américaine
34:14armée sur son sol
34:15n'était pas quelque chose
34:16qui suffisait à empêcher
34:18des frappes américaines sur son sol
34:19et même des frappes houties sur son sol.
34:22Et donc, l'Arabie saoudite
34:23cherche ailleurs.
34:24Et c'est quand même assez intéressant
34:25qu'il y ait ce rapprochement aujourd'hui
34:27entre l'Arabie saoudite
34:29et le Pakistan
34:29et que le Pakistan joue un rôle
34:31de plus en plus important.
34:32Donc, au niveau des pays arabes du Golfe,
34:34je rappelle que le Pakistan
34:35est également une république islamique
34:37et contrairement à l'Iran,
34:38a déjà la bombe atomique
34:39entre ses mains.
34:40Et le Pakistan qui a appelé
34:42les deux parties
34:42à respecter le cessez-le-feu.
34:45Est-ce qu'on peut dire
34:46que le cessez-le-feu
34:46s'est terminé aujourd'hui ?
34:48Oui, moi, j'ajouterais une chose,
34:50si vous voulez,
34:50c'est que je pense que,
34:51je vais peut-être un peu vous surprendre,
34:53mais moi, je pense que les grandes puissances,
34:55que ce soit la Chine,
34:56que ce soit la Russie,
34:59toutes les grandes puissances mondiales
35:00aujourd'hui,
35:01sont en train de chercher une solution
35:03pour sortir Trump de l'impasse
35:05dans laquelle il s'est mis.
35:06Parce que Trump, en définitive,
35:08est en train de changer
35:10la carte du monde
35:11en reconnaissant un certain nombre
35:13de choses qui se passent,
35:14les bascules de pouvoir,
35:16de rapports de puissance
35:17entre les différents pays.
35:19Et dans le fond,
35:20ça va bien à tout le monde.
35:22La politique de Trump,
35:23elle va bien aux Chinois,
35:24de dire qu'on se replie sur l'Amérique
35:27et puis sur le reste,
35:29on fera du commerce.
35:30Pour les Chinois,
35:31ça va très bien.
35:31Pour les Russes,
35:32les accords moins de l'Alaska
35:33et ailleurs ont montré
35:34que ça allait très bien.
35:35Donc,
35:36ça marche très bien
35:37avec le président Trump,
35:38ce qui n'était pas le cas
35:39avec le président Biden.
35:40Et là,
35:41il se met dans une impasse
35:42invraisemblable.
35:43Alors,
35:43tout le monde se dit,
35:44mais attendez,
35:44il faut qu'on en sorte.
35:46Donc,
35:46il y a une volonté,
35:47moi,
35:47je suis convaincu
35:48qu'il y a une volonté
35:48de médiation générale
35:49pour essayer de sortir
35:51les Américains
35:51d'un mauvais coup
35:52dans lequel ils se sont mis bêtement.
35:54Très intéressant,
35:54Xavier Federova.
35:56attendez,
35:56mais moi,
35:56c'est ma conviction.
35:57D'où la réaction
35:58du président Poutine
35:59qui voit que les négociations
36:01s'apatinent un peu.
36:02Il dit,
36:03moi,
36:03je suis prêt
36:03à faire de la médiation.
36:05Les Chinois qui sont là
36:06qui disent,
36:06mais nous,
36:07on est prêts à tout.
36:08On voit bien
36:10les Saoudiens,
36:11donc les gens du Golfe
36:12qui aujourd'hui disent,
36:14bon,
36:14on a vu qu'ils ont des problèmes,
36:16alors on va se retourner ailleurs.
36:17Parce que le Pakistan,
36:18dont vous parliez,
36:18il ne faut pas oublier non plus
36:19que c'est une meilleure égale
36:20de la Chine,
36:21dans la région aussi,
36:22contre l'Inde.
36:24Avec le port de Rajar,
36:25notamment.
36:26et le port de Rajar
36:27est un port en eau profonde
36:28dans lequel les Chinois
36:29qu'ont construit les Chinois.
36:31Donc,
36:31si vous voulez,
36:32tout ça est en train de,
36:33on est en train
36:33d'assister à une chose incroyable,
36:36c'est qu'il faut sauver
36:38le soldat Ryan.
36:39Et il faut le faire
36:40avant la Coupe du Monde.
36:42Et en plus,
36:43il y a un limité.
36:43Mais ça joue,
36:44oui.
36:44Il y a un limité.
36:45Absolument.
36:45Parce que s'il perd
36:46les mi-termes,
36:47c'est toute la suite
36:48de l'histoire
36:48qui s'effondre.
36:49Ventes et autres
36:50ne seront plus élus,
36:51c'est la catastrophe.
36:52Donc,
36:52aujourd'hui,
36:53c'est la mobilisation générale
36:55pour sauver Trump.
36:57Alors,
36:57ça vous paraît choquant,
36:58mais c'est pour pas
36:58une réalité.
36:59Non, mais il faut sauver
37:00le soldat Donald Trump ?
37:02Oui,
37:02je pense que,
37:03je suis complètement d'accord
37:04qu'avec Donald Trump,
37:05même si aujourd'hui,
37:06on voit beaucoup
37:07de communication
37:07de sa part
37:09qui dirange,
37:11mais si on regarde
37:12comment c'était
37:12sous Biden
37:13ou sous Obama,
37:15les États-Unis
37:16sont toujours
37:16restés interventionnistes.
37:18Les États-Unis
37:19sont toujours
37:20traités les alliés
37:21comme ses consorts.
37:23Par exemple,
37:23si on parle de l'Europe,
37:26le fait que les États-Unis
37:27sont espionnés,
37:28les dirigeants européens,
37:30la dépendance
37:31sous Obama aussi,
37:33les ingérences
37:34que les États-Unis font,
37:35donc rien n'a changé.
37:37Mais avec Donald Trump,
37:38ce qui a changé,
37:39c'est intéressant,
37:40c'est déjà qu'il a vraiment
37:42fait beaucoup de focus,
37:45de concentration
37:46sur ce qui se passe
37:47aux États-Unis.
37:48Donc,
37:48« America first »,
37:49c'est pourquoi
37:50elle était élue.
37:51Après,
37:52il était la première
37:53de reprendre les dialogues
37:54avec la Russie
37:55quand tous les pays
37:57occidentaux
37:57n'étaient pas du tout
37:59prêts pour les faire.
38:00Et en fait,
38:00ça a commencé à bouger
38:01un peu la situation
38:03autour de l'Ukraine.
38:04Aujourd'hui,
38:04on a encore
38:05l'Union européenne
38:06qui ne veut pas
38:07les Zelensky
38:08qui essayait
38:08de convaincre
38:09tout le monde
38:09qu'il faut continuer
38:10cette guerre.
38:10Mais la réalité,
38:11c'est qu'on est plus proche
38:14de la paix
38:14avec Donald Trump
38:15qu'on était sous Biden.
38:16Et donc,
38:17il y a un certain espoir
38:21en fait
38:22que si Donald Trump
38:23sort aujourd'hui
38:24de ce conflit iranien,
38:25on peut un peu
38:27éviter cette grande escalade
38:28et peut-être
38:28une escalade
38:29qui peut mener
38:30à un conflit mondial
38:31éventuellement.
38:31Et tout le monde
38:32cherche la paix,
38:33bien évidemment.
38:34Très intéressant.
38:34On va suivre tout cela
38:35de très près.
38:36Je voulais vous entendre
38:37sur une autre actualité
38:38majeure aujourd'hui,
38:39les élections en Hongrie.
38:40Les Hongrois
38:41qui ont donc commencé
38:42à voter ce matin
38:42pour des élections législatives
38:45qui pourraient peut-être
38:46mettre fin au règne
38:47de Viktor Orban.
38:48On le voit en ce moment.
38:50Mais il est au pouvoir
38:50depuis 16 ans.
38:51Il a voté ce matin.
38:52Une participation record.
38:54D'ailleurs,
38:54plus de 54%
38:55à la mi-journée.
38:56Viktor Orban,
38:57le patriote
38:58face au libéral européiste.
39:01Là,
39:01nous voyons
39:02Viktor Orban
39:02et Peter Magyar.
39:04donc face à lui
39:05qui aujourd'hui
39:06est plutôt bien placé
39:07dans les sondages
39:08puisqu'il peut compter
39:09notamment sur le soutien
39:10plus qu'affiché
39:11de l'Union européenne.
39:13On va écouter justement
39:14Viktor Orban
39:15à ce propos.
39:20Les Européens disent
39:21qu'ils vous rejeteront
39:22si vous remportez
39:23cette élection.
39:24Me rejeter ?
39:25Vous savez,
39:25ils doivent accepter
39:26la volonté
39:27et l'opinion
39:27exprimées par le peuple.
39:29Ils ne peuvent pas manquer
39:30de respect au peuple hongrois.
39:32Nous devons respecter
39:33cette décision.
39:35Nous sommes membres
39:36de l'Union européenne
39:37et nous revendiquons
39:38les droits
39:38qui reviennent
39:39aux États membres.
39:40Nous nous opposons
39:41à toute forme
39:42de centralisation impériale.
39:44Nous nous appuyons
39:44fermement
39:45sur les droits
39:45nationaux,
39:46la souveraineté
39:47et le traité fondateur
39:48de l'Union européenne.
39:52Nous demandons
39:53à Bruxelles
39:54de respecter
39:54ces droits
39:55et ce traité.
39:59La subsidiarité
40:00est ici
40:00le mot-clé.
40:02Viktor Orban,
40:03seul contre tous,
40:04Xenia Fedorova ?
40:05Je pense que c'est
40:06un peu plus complexe
40:08que ça.
40:09Il n'est pas seul
40:09aujourd'hui
40:10dans l'Union européenne
40:11mais il représente
40:12quelque chose
40:13que la majorité
40:15dont l'Union européenne
40:16ne veut pas voir.
40:17C'est cette,
40:20on peut dire,
40:21une partie droite
40:24traditionnelle.
40:25Il est un bon ami
40:27de Trump.
40:28Il représente
40:28exactement ce qui est.
40:29ceux qui dirigent
40:31l'Union européenne
40:31aujourd'hui
40:32n'aiment pas
40:32et après,
40:33sa position
40:35sur le conflit
40:36ukrainien
40:36est très claire.
40:37Il pense qu'il ne faut pas
40:38donner,
40:41financer
40:42l'Ukraine
40:43parce que
40:45en fait,
40:45ça coûte très cher
40:46à son pays,
40:47au pays européen
40:49et en fait,
40:49que ce conflit
40:50doit être arrêté
40:51par les voies diplomatiques.
40:53Je pense qu'on va voir
40:55quelque chose
40:55de très intéressant
40:56aujourd'hui
40:56parce qu'il y a
40:57beaucoup d'efforts
40:58qui sont investis
40:59pour qu'il ne gagne pas.
41:01Et vous savez,
41:02le fameux
41:03le fameux
41:04le duc de Rouchba
41:05qui était
41:06en fait,
41:07c'est un scandale
41:07autour des fournissons
41:08livraison de pétrole
41:10qui l'Ukraine a arrêté
41:12et selon Orban,
41:14c'était fait
41:14pour qu'il ne puisse pas
41:15gagner de l'élection
41:16pour mettre
41:17la pression politique.
41:19Il y a beaucoup
41:19beaucoup d'efforts
41:20comme je dis
41:21et si on regarde
41:21ce qui passait déjà avant
41:22par exemple
41:23avec Roumanie,
41:24c'était aussi
41:25une question
41:28très intéressante
41:29parce qu'un candidat
41:31qui montait
41:33qu'il pouvait
41:34gagner les élections
41:35qui n'était pas
41:36du tout
41:37quelque chose
41:37qu'il s'endage
41:38son prévu,
41:39il était accusé
41:40d'être sponsorisé
41:43par la Russie
41:44par exemple,
41:46ce qui n'a jamais
41:47été prouvé
41:47en fait.
41:48Et en fait,
41:48il était annulé.
41:49Donc je pense
41:49qu'aujourd'hui,
41:51il y a deux systèmes
41:52qui battent
41:53pour le pouvoir
41:53en Europe
41:55et si
41:57Donald Trump
41:58essaie de soutenir,
41:59vous avez vu...
41:59J.D. Evans
42:00qui était il y a
42:015 jours
42:01en Hongrie.
42:02Sauf qu'aujourd'hui,
42:03on ne sait pas
42:03si c'était plutôt
42:04une bonne chose
42:04pour Roumanie
42:05ou pas
42:05parce que
42:06parmi les Hongrées
42:08en Hongrie,
42:08pas tous les mondes
42:09sont d'accord
42:09avec les actions
42:10de Donald Trump.
42:11Mais finalement,
42:12oui,
42:13c'est vrai
42:14que s'il gagne,
42:16ça sera beaucoup
42:17plus compliqué
42:17pour l'Union Européenne
42:18de continuer
42:19de soutenir l'Ukraine
42:20parce qu'il est capable
42:21de bloquer,
42:22de faire les vêtements.
42:23Les bureaucrates
42:24de Bruxelles
42:25tentent de détruire
42:26la Hongrie.
42:26C'est ce qu'il a affirmé
42:27J.D. Evans.
42:28C'est vrai que
42:28l'Union Européenne
42:29qui dénonce souvent
42:30les ingérences russes
42:31ou autres en Europe,
42:32est-ce qu'on peut parler
42:33d'ingérences en Hongrie ?
42:34Je vous pose la question
42:35à l'un juillet,
42:35ingérences de l'Union Européenne
42:36en Hongrie
42:37pour ces élections.
42:37Ce n'est pas la première fois
42:39mais c'est vrai
42:39qu'on a pris l'habitude
42:40en Europe
42:41systématiquement
42:41d'accuser les autres.
42:43Alors, la rue depuis
42:44quelques années,
42:45c'est la Russie.
42:45Avant, on disait
42:46il y a les Américains
42:47qui influencent,
42:48il y a les Chinois
42:48qui influencent.
42:49Tout le monde influence.
42:50En réalité,
42:51tout le monde influence
42:51toutes les élections.
42:53Mais là,
42:54en ce qui concerne Orban,
42:55c'est très intéressant
42:56parce que là,
42:57véritablement,
42:58toute l'Europe,
42:59enfin l'Europe
43:01en ligne
43:01avec la Commission Européenne
43:04est intervenue
43:05à interférer
43:07dans l'élection d'Orban.
43:09Enfin, dans l'élection,
43:09pardon, hongroise.
43:11Ça, c'est quand même
43:11un vrai sens.
43:12Vous me direz,
43:13les Américains
43:13ne sont pas gênés
43:14en conséquence,
43:15ils ont envoyé Vance
43:15qui est pas mal non plus.
43:17Mais si vous regardez,
43:19ce n'est pas la première fois,
43:20dans la Moldavie,
43:22ça a été,
43:23objectivement,
43:23en dehors de toute considération,
43:25ça a été un véritable scandale.
43:27Ils ont tout fait,
43:29l'Europe a tout fait
43:30pour que la candidate gagne.
43:32Bon,
43:33et ça,
43:34mais ça,
43:34ça pose un vrai problème
43:35de fond,
43:36parce que ça veut dire
43:37que les gens au pouvoir
43:38à Bruxelles,
43:39les équipes au pouvoir
43:40à Bruxelles,
43:41n'hésitent pas,
43:42il y a eu des campagnes
43:43qui ont été financées,
43:44d'ailleurs,
43:44il y a eu des scandales
43:45à ce sujet là,
43:46ils n'hésitent pas actuellement
43:48à influencer
43:50le cours des élections
43:52dans les pays membres
43:53de l'Europe,
43:55ce qui est même
43:56extrêmement grave,
43:57parce qu'on ne respecte plus
43:58la démocratie,
43:59on ne respecte plus
44:00les trucs,
44:00parce que que les Américains,
44:02les Russes,
44:03les Chinois le fassent,
44:04c'est des pays étrangers,
44:05on peut le comprendre,
44:06mais que des pays alliés à nous
44:07qui font partie de la même Union
44:09fassent ça,
44:11excusez-moi,
44:11mais c'est inacceptable.
44:12Ça montre l'idéologie
44:13de l'Union Européenne,
44:14finalement.
44:15Oui, mais c'est très mauvais,
44:16c'est ça.
44:16C'est très mauvais.
44:17Je suis d'accord
44:18avec ce que vous me dites,
44:19Xenia et Alain,
44:20sur tout ce sujet.
44:22Je voulais juste dire
44:22une chose,
44:23c'est que par rapport
44:24juste à Donald Trump
44:25qui est la Hongrie,
44:28le fait,
44:28c'est vrai qu'il n'est pas aimé
44:29par toute la population hongroise,
44:30mais je pense que
44:31les Hongrois aiment bien
44:32aussi le fait
44:33que Donald Trump
44:33ait invité juste Orban
44:35à son inauguration,
44:36et donc il leur a donné
44:38une importance
44:39en tant qu'Hongrie
44:40qu'elle n'a pas forcément
44:42d'un point de vue
44:43ni politique,
44:44ni économique,
44:45ni militaire.
44:46Et donc,
44:48en fait,
44:49Orban a eu une stature
44:51pour son pays
44:51grâce à Trump
44:52qu'il n'aurait pas eu
44:54autrement.
44:55Et donc,
44:56je pense qu'il y a quand même
44:57un côté fierté national
44:58qui peut peut-être jouer,
45:00mais sinon,
45:00je suis tout à fait d'accord
45:01avec tout ce qui a été dit.
45:02Mais c'est vrai que
45:03Victor Orban,
45:04qu'est-ce qu'il représente ?
45:05Lui, lutte contre l'immigration,
45:06il veut que l'identité européenne,
45:08l'identité de son pays,
45:09eh bien subsiste.
45:11Et contre l'islamisme.
45:11Contre l'islamisme.
45:13Et on le voit bien
45:14que c'est une idéologie,
45:15il s'oppose à la guerre
45:17avec l'Ukraine,
45:17il ne la soutient pas.
45:18Et on voit bien
45:19qu'il est à rebours
45:20de toute cette idéologie
45:22de l'Union européenne.
45:23C'est cela aussi
45:24que ça nous dit, Xenia ?
45:25Oui, c'est jeune beaucoup
45:27Ursula von der Leyen
45:28et Nettouso
45:29qui veut diriger,
45:31en fait,
45:31la façon
45:32comment les politiques
45:33étrangères
45:34des pays européens
45:35sont dirigées.
45:37Je pense que
45:39ce qui vraiment
45:41gêne
45:42ces gens
45:45qui dirigent
45:45l'Union européenne
45:46aujourd'hui,
45:46c'est l'identité.
45:48Ils n'aiment pas
45:49qu'un pays européen
45:50ait leur propre identité.
45:52Regardez
45:53comment s'impose
45:54en fait
45:54le drapeau
45:56européen
45:57un peu partout
45:58parce qu'en France,
46:00on voit ça souvent,
46:01malheureusement.
46:02Et je pense
46:03qu'ils vont faire tout
46:05pour qu'ils ne gagnent pas.
46:07Je pense que
46:07les candidats
46:08pro-européens,
46:09ils appellent
46:11à la jeune génération
46:12plutôt
46:13de voter.
46:15Ils utilisent
46:16les mots
46:16comme corruption
46:17contre Orban
46:18pour décrédibiliser
46:20sa candidature.
46:21Je pense
46:22que le vrai
46:23problème
46:24pour eux,
46:24c'est qu'il a
46:25une politique
46:27indépendante
46:28comme en Slavaquie
46:29par exemple.
46:31Il dit
46:31les choses
46:32qui ne sont
46:32souvent pas dites
46:33mais beaucoup
46:34commencent à penser
46:35et à réfléchir
46:36aujourd'hui.
46:36On a vu une fois
46:37le Premier ministre belge
46:38qui a commencé
46:39à parler
46:40qu'on ne peut plus
46:41tenir comme ça.
46:42Il faut parler
46:42à l'Urchie
46:43pour qu'on sorte
46:44de cette dépendance
46:46énergétique.
46:48Et aussi,
46:49le bilan
46:50d'Erdorban
46:51est plutôt bon
46:51d'un point de vue
46:52même interne.
46:53Oui,
46:53il n'est pas mauvais.
46:54C'est ça ?
46:54En plus,
46:55il n'est pas mauvais.
46:55Pour compléter
46:59sur ce qu'on disait
46:59sur les relations
47:00entre l'Europe
47:01et Orban.
47:03Orban a besoin
47:04du pétrole russe
47:05parce qu'ils ont
47:06un problème.
47:07On le sait bien
47:07avec le fameux
47:08alléoduc
47:09Droujba
47:09qui passe par l'Ukraine.
47:11Personne ne sait
47:12comment il a été
47:14saboté,
47:15tiré,
47:15abîmé,
47:16peu importe.
47:16Il ne marche plus.
47:18Orban demande
47:19à Zelensky
47:21il faut le réparer.
47:22Zelensky dit non.
47:23Orban dit à l'Europe
47:24moi vous devez
47:26je dois vous payer
47:29je ne sais plus
47:30quelle somme
47:31je ne le paierai pas
47:32tant que
47:33Zelensky n'aura pas.
47:34C'est là où
47:35la suite ça devient
47:35intéressant.
47:36Que font les Européens ?
47:37Ils envoient une délégation
47:39de la Commission
47:40et du Parlement
47:41aller voir
47:42le fameux
47:43oléoduc
47:43pour justement
47:44regarder les dégâts.
47:46Et que fait Zelensky ?
47:48Ils refusent
47:48de les emmener
47:49voir l'oléoduc
47:50en disant
47:51ça ne vous concerne pas
47:52c'est un problème
47:53strictement ukrainien.
47:55Mais attendez
47:56et personne
47:57n'a rien dit
47:58à la suite de ça.
47:59Mais vous vous rendez compte
48:00une délégation
48:02officielle
48:02européenne
48:03qui vient vérifier
48:03on lui interdit
48:05de venir
48:05c'est à dire
48:06que Zelensky
48:06fait ce qu'il veut
48:07et l'autre
48:08quand il dit
48:09moi si vous ne m'ouvrez
48:10pas le pétrole
48:11vous mettez en difficulté
48:12mon pays
48:13Europe
48:14intervenez
48:14je vous verserai
48:16et moi je vous verse
48:16ça l'argent
48:17je vous dois.
48:18Et la réponse
48:19de l'Europe
48:19c'est ah non
48:19on ne peut rien faire
48:20parce que Zelensky
48:21il est plus fort que nous
48:22ce n'est pas sérieux ça.
48:23Alors que l'Europe
48:24a intérêt à la paix
48:25on arrive au terme
48:25de cette émission
48:26le mot de la fin
48:27pour continuer
48:29avec ce sujet
48:30je pense que
48:30il ne faut pas oublier
48:31que Zelensky
48:32aussi dit
48:32même promis
48:33qu'il envoyait
48:34les gars
48:36chez Orban
48:37c'était une menace
48:38ouverte
48:38qui finalement
48:39était condamnée
48:40par les européennes
48:41mais on vit
48:42dans un monde
48:43hyper bizarre
48:44aujourd'hui
48:45où vous avez
48:46un pays ukrain
48:47qui est en faillite
48:48qui en fait
48:49dirige un peu
48:51la façon
48:51comment les pays européens
48:54investissent leur argent
48:55je pense que
48:55le vrai problème
48:56aujourd'hui
48:56pour l'Union Européenne
48:57c'est qu'il s'est engagé
48:58dans une guerre
48:59qu'il ne maîtrise pas
49:00et sans les Etats-Unis
49:01qui s'est retiré
49:03de cette situation
49:05et Donald Trump
49:06qui dit
49:06à partir de maintenant
49:07vous achetez des armements
49:09je ne vous donne pas
49:10rien gratuit
49:11et je ne vous donne pas
49:12gratuitement
49:13et une partie de ces armes
49:14sont parties en Israël
49:15aussi
49:15oui en plus
49:17bien sûr
49:17les scandales de corruption
49:20qui sont sur place
49:23en Ukraine
49:23tout ça
49:24c'est que le
49:26tip of the iceberg
49:28merci à tous les trois
49:29d'avoir décrypté
49:30cette actualité internationale
49:31l'heure inter
49:32c'est aussi le mercredi soir
49:3321h avec vous
49:34Xenia Fedorova
49:35tout de suite
49:36Thierry Cabane
49:37pour Punchline Weekend
49:38excellente soirée
49:39sur CNews bien sûr
49:40Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires