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  • il y a 2 jours
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure inter de 100% politique comme tous les mercredis soirs sur CNews avec
00:04Xenia Federova.
00:05Bonsoir Xenia, de retour en France.
00:08Et Arnaud Klarsfeld également.
00:10Et ce soir nos invités, Sébastien Lignier de la rédaction de Valeurs Actuelles.
00:13Bonsoir Sébastien.
00:14Et Nicolas Meillant, expert en énergie.
00:15Il va être évidemment question d'énergie ce soir.
00:17Bonsoir à vous.
00:18Mais l'actualité brûlante, c'est ce coup de téléphone d'une heure et demie, assez long donc,
00:23entre le président américain et le président russe, entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
00:27De l'aveu même de Donald Trump, c'était un coup de téléphone de qualité.
00:30Donc je vous propose d'écouter tout de suite la réaction du président américain, Xenia.
00:33Et ensuite on a votre débrief.
00:37Non, nous n'avons pas parlé de l'exploration spatiale, nous avons parlé Ukraine et Iran.
00:44Il voulait intervenir sur le sujet de l'enrichissement.
00:49Je lui ai dit qu'il devrait intervenir pour mettre fin à la guerre en Ukraine en priorité.
00:56Donc nous, nous sommes entretenus autour de ces sujets.
00:59Xenia Poutine ne souhaite pas que l'Iran ait là non plus.
01:02J'ai parlé donc au président russe, j'ai suggéré un cessez-le-feu.
01:06Je pense qu'il y est disposé, peut-être.
01:09L'a-t-il annoncé ?
01:10Non, non, non, je l'ai annoncé justement.
01:14Eh bien on en a parlé, même un cessez-le-feu raccourci, il y a tant de morts, c'est
01:18ridicule.
01:19Il y avait beaucoup de sujets dans ce coup de téléphone, on l'a compris, on va décortiquer tout cela.
01:23Mais déjà un premier avis général, Xenia, sur cette prise de contact assez longue entre Moscou et Washington.
01:29On se souvient évidemment de la visite en Alaska, visite où ils étaient vus physiquement.
01:34Qu'est-ce que ça dit de la relation entre la Russie et les Etats-Unis, ce coup de téléphone
01:37?
01:38Déjà c'est un bon signe, ils ont parlé pendant une heure et demie, ils ont touché les sujets essentiels
01:43et crucials pour tout le monde.
01:45Si on parle d'Iran par exemple, qui a un impact sur l'économie mondiale à cause de ce blocage
01:49du Trois-d'Harmouz.
01:50Ils ont parlé de l'Ukraine qui est très importante pour les Européennes parce que c'est les Européens qui
01:55paient cette guerre aujourd'hui.
01:56N'oublions pas les 90 milliards de prêts, comme on dit, qui étaient envoyés en Ukraine et encore plus qui
02:03sera envoyés.
02:04Je pense que le fait que Donald Trump et Vladimir Poutine parlent si long, c'est un bon signe plutôt.
02:10Parce qu'aujourd'hui, on ne voit pas vraiment les Européens qui sont en train de discuter de paix avec
02:16Vladimir Poutine.
02:18Mais Donald Trump prévient sur ces sujets aussi peut-être que Donald Trump peut envisager l'aide de la Russie
02:26dans les situations autour d'Iran.
02:29Parce que si l'objectif des États-Unis aujourd'hui, d'être sûr qu'Iran ne possède pas suffisamment d
02:35'uranium enrichi pour créer une bombe nucléaire,
02:38la Russie se propose pas seulement comme médiateur, mais aussi comme un pays qui peut récupérer cet uranium enrichi.
02:45Je pense que ça, c'est aussi un sujet qui est sur la table.
02:48Jusqu'à maintenant, Donald Trump n'a pas accepté cette proposition.
02:52Mais je pense que ce contact peut-être va ouvrir encore les portes de diplomatie.
02:59Et ça, ça sera une bonne sortie pour Donald Trump, à mon avis, parce qu'aujourd'hui, il se trouve
03:02un peu dans les situations compliquées
03:04où soit il est obligé d'aller dans une opération terrestre pour complètement changer les régimes.
03:11Et sans cette opération qui peut durer et qui va coûter encore plus aux États-Unis,
03:16et peut-être aussi va coûter sa popularité, ils ne peuvent pas le faire.
03:19Et donc, on est sortis par les moyens diplomatiques.
03:23Aujourd'hui, l'Iran, en fait, ils ne sont pas vraiment dans la confiance vis-à-vis des Américains,
03:29parce qu'il y a deux fois, peut-être même trois fois quand ils sont négociés.
03:32Après chaque négociation, il y a eu des frappes.
03:35Donc, je pense qu'un acteur majeur, soit la Russie, soit la Chine,
03:38soit quelqu'un qui peut jouer un rôle et qui a la confiance des Iraniens, ça peut marcher.
03:44Donc, je pense, pour finir, pour résumer, je pense que c'est un bon signe.
03:47Il y a beaucoup de sujets qui étaient discutés.
03:50Alors, on va décortiquer ces sujets.
03:52Et vous voyez les trois grands points s'afficher sur votre écran.
03:55Vladimir Poutine ne souhaite pas que l'Iran ait la bombe nucléaire non plus, dit le président américain.
03:59J'ai suggéré au président Poutine un cessez-le-feu avec l'Ukraine.
04:02Il est prêt depuis un certain temps à conclure cet accord.
04:04Et ensuite, Vladimir Poutine a confirmé, proposé un cessez-le-feu en Ukraine le 9 mai,
04:08fête de la victoire de 1945 en Russie.
04:11C'est le Kremlin qui a confirmé cela.
04:12Et j'aimerais l'aider à mettre fin à sa guerre avec l'Ukraine, a dit le président Trump.
04:15Donc, commençons par le premier point qui est sur le Moyen-Orient
04:19et l'accord, selon Trump, entre Washington et Moscou, Sébastien Ligné,
04:25de voir l'Iran ne pas accéder à la bombe nucléaire.
04:28Comment vous analysez ce coup de téléphone et cette première information ?
04:31Je pense que le contenu est important.
04:33Mais ce qui est encore plus important, c'est le fait qu'ils aient discuté.
04:37Pourquoi ? Parce que ce coup de fil d'une heure et demie officialise, du moins,
04:42ou tente de tendre le bras à l'idée que certains dirigeants européens mettent sur la table
04:47qu'il faudrait ostraciser la Russie, qu'il faudrait mettre la Russie au banc des nations,
04:51que la Russie ne devrait plus être un acteur ou un acteur ne serait-ce que de discussion.
04:55Je pense que c'est une erreur.
04:56Je pense que, que ce soit sur, évidemment, le terrain ukrainien,
04:59où on ne peut pas envisager une demi-seconde un accord de paix sans discuter avec Vladimir Poutine,
05:04ça peut nous faire rire, mais j'ai quand même l'impression, parfois,
05:07quand on écoute Emmanuel Macron, qu'il faudrait faire une paix en Ukraine sans Vladimir Poutine,
05:13tout comme sur le conflit iranien, on a la chance d'avoir un pays, la Russie,
05:17qui a gardé des relations historiques avec le régime iranien.
05:20Au nom de quoi on se passerait d'un allié potentiel pour sortir de cette crise ?
05:25Ceux qui refusent ça, le font par idéologie, le font par dogmatisme,
05:29mais ce ne sont pas les règles de la géopolitique et de la diplomatie.
05:32La diplomatie, c'est le principe de discuter avec tous les acteurs possibles.
05:36La Russie peut être un acteur de négociation.
05:38Il faut discuter avec eux.
05:39Et je pense que ce coup de fil officialise le fait que la Russie doit revenir dans la table de
05:43négociation.
05:44Arnaud, sur ce coup de fil et ce premier point qui concerne donc l'Iran,
05:48et Trump dit « Poutine est comme moi, il ne veut pas de bombe nucléaire iranienne ».
05:52Le coup de fil n'est pas très nouveau ni original, c'est-à-dire que…
05:56C'est un long coup de fil, comme l'a dit Guillaume, c'est une heure et demie, c'est
05:59dense.
05:59C'est un long coup de fil, mais il n'y a rien de nouveau.
06:01Si la Russie voulait que l'Iran ait la bombe nucléaire,
06:04ça ferait longtemps que l'Iran ait la bombe nucléaire.
06:07Ce n'est pas difficile d'envoyer une bombe nucléaire en Iran.
06:10Non pas la faire sauter sur l'Iran, mais disons l'envoyer sinon par la poste,
06:16du moins par d'autres moyens de transport.
06:18Donc il est évident que la Russie ne veut pas que l'Iran ait la bombe nucléaire.
06:23Pourquoi le coup de fil aujourd'hui ?
06:26Sans doute parce que Charles III, chef d'État de l'Angleterre, du Royaume-Uni,
06:34mais qui représente aussi son gouvernement, qui est très pro-Ukraine,
06:37a demandé à Trump d'intervenir pour un cessez-le-feu.
06:41Et Trump a fait ce qu'il a promis à Charles III.
06:44Il a téléphoné à Poutine en disant « Est-ce que tu pourrais faire si tu veux un cessez-le
06:50-feu ? »
06:51Et Poutine a proposé le 9 mai, ce qui ne doit pas être très agréable pour une partie des Ukrainiens,
06:56enfin des Ukrainiens de l'Ouest, en tous les cas, le régiment Azov,
07:02puisqu'une partie des Ukrainiens durant la Seconde Guerre mondiale
07:07a collaboré avec les nazis à exterminer des dizaines de milliers de familles juives et de polonais.
07:15L'autre a participé dans les troupes soviétiques à la libération de l'Europe,
07:19mais une partie notable a aussi collaboré avec les nazis.
07:24Et d'ailleurs, Bandera est vénérée dans une partie de l'Ukraine.
07:29Pas partout, mais elle est vénérée dans une partie de l'Ukraine.
07:33Bon, et sur l'Iran, Poutine, je crois, est prudent.
07:37Il est bien avec Netanyahou, il est bien avec les Iraniens.
07:40Je crois qu'il se concentre sur…
07:42Il sait que son avenir dépend de sa victoire en Ukraine
07:45et de la libération, selon lui, et de l'occupation, selon les Ukrainiens,
07:52des quatre blasts de l'Est de l'Ukraine.
07:57Vous m'avez répondu aux deux questions.
07:58Je vous l'ai décortiqué, mais vous avez répondu aux deux questions sur l'Ukraine et l'Iran.
08:03Alors, Xenia, venons-en donc à l'Ukraine,
08:06avec la proposition d'un cessez-le-feu le 9 mai,
08:09fête de la victoire de 1945 en Russie.
08:12Et puis, vous voulez sûrement vouloir dire aussi un mot sur l'accord, selon Trump,
08:16de ne pas voir l'Iran obtenir la bombe nucléaire.
08:19Sur les cessez-le-feu, je pense que ça sera un peu la même chose
08:22comme avec les cessez-le-feu pendant les Pâques.
08:24Les Pâques, ça durait, je pense, 24 ou 48 heures.
08:28Donc, c'est très court, en fait.
08:29Ça sera très court. Pourquoi ?
08:31Sauf que je me trompe, mais je pense que ça sera court.
08:34Pourquoi ? Parce qu'un cessez-le-feu le 9 durait.
08:37C'est quelque chose que la Russie ne veut pas accepter,
08:41parce que déjà, chaque fois qu'il y a eu un cessez-le-feu,
08:44c'était utilisé par l'armée ukrainienne de se réarmer,
08:48de délivrer encore les armes, les missiles, etc.
08:52Et je pense que cette expérience avec les accords de Minsk,
08:55qui était utilisé aussi, en fait, pour préparer la guerre avec la Russie,
08:59et c'était confirmé par Angela Merkel et François Hollande
09:03un moment après le début de la guerre.
09:06Je pense que pour la Russie, c'est clair qu'un cessez-le-feu
09:09ne va pas changer grand-chose, en fait.
09:11Ça ne va pas mener éventuellement vers une paix.
09:14Mais en fait, une paix durable peut être créée seulement
09:20s'il y a cette négociation avec les racines,
09:24où on discute les racines des conflits,
09:26et aussi les objectifs qui sont importants pour la Russie.
09:28Ce que Vladimir Poutine a dit aussi à Donald Trump,
09:30dans n'importe quelle situation, la Russie va attendre
09:33ces objectifs très importants.
09:34C'est-à-dire que la Russie voit toujours sa participation
09:38dans les négociations plutôt des côtés de force.
09:41Et le fait que Vladimir Zelensky refuse les négociations
09:45avec la Russie, avec ces conditions qui étaient discutées
09:48entre Vladimir Poutine en Alaska avec Donald Trump,
09:51ça montre à quel point Vladimir Zelensky cherche
09:53à continuer cette guerre.
09:54Et cette guerre est en train d'être continuée
09:56grâce aux Européens.
09:58C'est l'Union Européenne qui envoie de l'argent,
10:01comme je l'ai dit déjà, pour continuer cette guerre.
10:04Et donc je pense que les échanges entre Donald Trump
10:06et Vladimir Poutine sont très importants.
10:08Mais là aussi, l'Union Européenne joue un rôle important.
10:10Parce que si l'Union Européenne continue de fournir les armements,
10:14fournir d'argent à l'Ukraine,
10:16ces conflits vont continuer jusqu'à
10:18qu'il n'y a plus d'hommes.
10:19Et ça, c'est un vrai sujet aujourd'hui pour l'Ukraine.
10:21Parce qu'on voit que Vladimir Zelensky,
10:25il a même discuté avec Rédéric Mertz
10:27qu'il faut avoir les efforts de renvoyer
10:30les hommes ukrainiens à l'Ukraine d'Allemagne.
10:33Il cherche les hommes.
10:34Et on voit aussi les images qui sont vraiment
10:36très désagréables à regarder
10:37quand les jeunes hommes ukrainiens
10:40sont attrapés par les milices ukrainiens
10:42pour envoyer à front.
10:43Donc je pense qu'il y a ce sujet
10:45qui est très présent pour Zelensky.
10:46Mais lui, il a essayé de garder le pouvoir jusqu'à...
10:49Il peut, parce qu'à mon avis,
10:52les scandales de corruption,
10:53et aujourd'hui encore,
10:54on a eu les détails,
10:55les nouveaux détails de corruption en Ukraine,
10:59ce sont les milliards,
11:00les milliards de dollars,
11:01les milliards d'euros.
11:02Et je pense que pour Vladimir Zelensky,
11:04c'est important de garder le pouvoir.
11:06Sébastien Ligné, sur ce cessez-le-feu
11:08demandé par Trump et accepté par Poutine
11:10sur le 9 mai,
11:11mais comme nous le disait Xenia,
11:12ça pourrait être un cessez-le-feu
11:13de très très courte durée.
11:15Je pense que Xenia Federova a raison
11:18de mettre en parallèle cette discussion
11:19d'un cessez-le-feu,
11:20les reprises des discussions,
11:22et ce prêt de 90 milliards
11:24qui est en passe d'être accepté.
11:25Pardon, c'est plus que symbolique.
11:28Évidemment, ça envoie un message
11:29qui consiste à dire
11:30on va continuer le conflit.
11:32Quand on expliquait il y a quelques mois
11:34qu'il faut infliger une défaite stratégique
11:37à la Russie,
11:38vous n'envoyez pas le message
11:39d'un bloc européen
11:40qui est prêt à négocier.
11:42Quand on expliquait au début du conflit
11:44qu'on allait mettre l'économie russe à genoux,
11:46vous n'envoyez pas un message très positif.
11:48Quand Emmanuel Macron qualifiait
11:49Vladimir Poutine d'ogre,
11:51vous n'envoyez pas un message très positif
11:52en vue de négociations.
11:53Tout ça pour dire quoi ?
11:54Sur ces 90 milliards, par exemple.
11:56C'est très intéressant.
11:57Il y a quand même un vrai sujet
11:59français et européen.
12:00On ne parle pas,
12:01un, de qui va financer ces 90 milliards,
12:04deux, vers quelle infrastructure
12:06vont aller ces 90 milliards,
12:08trois, on parle d'un prêt.
12:10Moi, je n'ai pas fait de licence d'économie.
12:12Je n'ai pas fait de licence d'économie,
12:13mais un prêt, ce n'est pas un cadeau.
12:15En général, quand on fait de l'argent,
12:17j'attends un remboursement.
12:18Ces 90 milliards,
12:19on va un jour revoir la couleur de ces euros.
12:22On parle de vente de rafales.
12:24Vous pensez vraiment qu'on va un jour
12:25avoir l'argent en retour ?
12:27C'est une vraie question.
12:28De la même manière que, je rappelle,
12:30qu'on n'a pas eu un vote sérieux
12:31à l'Assemblée nationale
12:32sur ces 90 milliards d'euros.
12:34L'idée n'est pas de dire
12:35qu'il ne faut pas envoyer de l'argent
12:36à l'Union européenne.
12:37L'idée est de dire que,
12:38dans un contexte où, globalement,
12:41en Europe,
12:41on est dans une période d'inflation,
12:43on est dans une période
12:44où il y a des déficits budgétaires importants.
12:46Est-ce qu'avoir un débat
12:48dans chaque pays
12:48autour de ces 90 milliards,
12:50c'est trop demandé ?
12:51Je ne pense pas.
12:52Surtout qu'encore une fois,
12:52je pense que Xenia Fedorov a raison.
12:54Ça n'envoie pas un message
12:55très favorable.
12:56Alors, pendant qu'on parle
12:57de cesser le feu
12:58du côté de Washington
13:00avec Moscou au bout de la ligne,
13:01certains en France
13:02se préparent à une guerre
13:03de haute intensité
13:04avec la Russie.
13:04On en a déjà parlé avec Xenia.
13:05C'était le discours
13:06du chef d'état-major
13:07sous serment devant le Sénat
13:08il y a quelques semaines,
13:09qui avait dit ça déjà
13:10devant les maires de France
13:11quelques mois auparavant.
13:13Comment on peut analyser
13:14ces deux prises de position ?
13:16C'est-à-dire Trump,
13:16d'un côté,
13:17qui parle de cesser le feu,
13:18même si, on l'a dit,
13:19ça sera un cesser le feu
13:20très précaire
13:21et de quelques heures,
13:21quelques jours,
13:22et de l'autre,
13:24en France,
13:25mais pas seulement.
13:25Je me souviens
13:26du ministre de la Défense allemand
13:27qui avait dit
13:27vous venez de vivre
13:28votre dernier été de paix.
13:30Donc, à le croire,
13:32en juillet,
13:32on commence la guerre
13:33avec la Russie.
13:34Comment on peut analyser
13:35ces deux positions
13:36qui sont assez antagonistes,
13:37au fond ?
13:38Je pense que c'est vrai
13:40qu'on a l'impression
13:41que l'Europe se prépare
13:43pour une guerre,
13:43mais des côtés de la Russie,
13:46on a aussi l'impression
13:48que l'Europe va aller
13:49en guerre vers la Russie,
13:51contre la Russie.
13:52Ce n'est pas la Russie
13:52qui va attaquer l'Europe.
13:53En fait, c'est l'Europe
13:54qui va commencer
13:54une guerre avec la Russie.
13:55C'est ça l'impression,
13:56en tous les cas,
13:57qu'on a aujourd'hui en Russie.
13:58Parce que la Russie,
13:59il y a les objectifs très clairs
14:02en Ukraine pour la Russie.
14:04Depuis 2014,
14:06après la Coupe d'État,
14:07Maïdan,
14:08ça s'appelle
14:08la révolution des Maïdan
14:09en Occident,
14:10mais la Coupe d'État
14:11plutôt dans l'Est
14:12de l'Ukraine
14:12et en Russie,
14:14il y a eu
14:16certaines choses
14:17qui étaient inacceptables
14:18pour la Russie.
14:18Par exemple,
14:20les Ukrainiens
14:20qui parlent russe,
14:21il y a une grande partie
14:22des Ukrainiens
14:22qui parlent russe,
14:24ne pouvaient plus
14:26parler russe.
14:27Par exemple,
14:27à l'école,
14:28c'est interdit.
14:30L'Église orthodoxe ukrainienne,
14:32qui est très proche
14:32de l'Église orthodoxe russe,
14:34est interdit.
14:35Et en plus,
14:36bien sûr,
14:36au début,
14:37il y a eu
14:37des bombardements
14:38de Donbass.
14:39C'est les républiques
14:40qui voulaient se séparer
14:41parce qu'ils n'ont pas accepté
14:43les résultats
14:44de ces coupes d'État.
14:45Ils voulaient se séparer
14:46pendant huit ans.
14:47On a eu ces bombardements
14:48et ces échanges de feu.
14:49En fait,
14:49une guerre civile,
14:50on peut dire,
14:51jusqu'à les référendums
14:52qui étaient faits
14:54à Donbass.
14:55Et finalement,
14:56la Russie
14:57qui a accepté
15:00ces régions.
15:01Et ce qui se passe
15:02aujourd'hui,
15:03c'est qu'on voit
15:04que l'Europe,
15:06les chefs d'État européens,
15:07commencent à annoncer
15:08cette guerre
15:09à 2030,
15:09quelque chose
15:10qui va dehors
15:11cette logique
15:12de sécuriser
15:14de l'Est de l'Ukraine.
15:15La Russie n'a aucun objectif
15:17d'aller jusqu'à Paris.
15:19Mais je pense
15:20que c'est une tentative
15:21de cacher
15:22en fait
15:23les problèmes
15:23économiques et sociaux
15:24et peut-être
15:25changer l'économie
15:26en économie de guerre.
15:27Je ne suis pas économiste,
15:28mais il me semble
15:30que les objectifs
15:31de certains chefs d'État,
15:33c'est vraiment
15:34c'est réarmer,
15:35mais pas pour
15:36les protections
15:37et les défenses,
15:38mais plutôt pour
15:40commencer une guerre
15:41parce qu'ils sont vraiment
15:42en déni
15:43qu'ils peuvent gagner
15:44contre la Russie.
15:45Et ça,
15:45c'est quelque chose
15:46qui est très dangereux
15:47parce que faire une guerre
15:48avec la Russie,
15:49une puissance militaire
15:50nucléaire,
15:51c'est vraiment
15:52une part qui est
15:53complètement difficile
15:54à comprendre.
15:55Arnaud-Clarcel,
15:55quelle posture
15:56il faut avoir
15:57face à Vladimir Poutine
15:58entre celle de Trump
15:59et celle de ceux
16:01qui pronostiquent
16:01une guerre avec la Russie
16:02en Europe ?
16:03Trump est plus loin
16:06que les Européens.
16:07et les Européens
16:08ne sont pas trop loin
16:10ou se considèrent
16:11être trop proches
16:12de la Russie
16:13pour leur sécurité
16:14pour certains.
16:15Trump et Poutine
16:16se sont mis d'accord
16:17sans doute
16:18en Alaska
16:19ou même avant
16:20pour une sorte
16:21de partage
16:22ou de pacte
16:23de non-agression,
16:25ce qui est
16:26peut-être néfaste
16:28pour certains,
16:29mais pour l'ordre
16:30international
16:31ou pour la sécurité
16:32internationale,
16:33c'est plutôt positif.
16:34c'est comme dans
16:35les films
16:35de James Bond,
16:37c'est plus agréable
16:37de voir
16:38les James Bond
16:39ou l'agent américain
16:41et l'agent soviétique
16:42bien s'entendre
16:43contre quelqu'un d'autre
16:45plutôt que la Russie
16:46et les Etats-Unis
16:47se battent,
16:48ce qui serait
16:49la fin du monde.
16:52Les Européens,
16:54certains sans doute
16:55ont peur légitimement
16:56ou pensent avoir peur
16:57légitimement,
16:58d'autres veulent sans doute
17:00utiliser cette menace
17:02ou ce qu'ils considèrent
17:03être la menace
17:03pour cimenter
17:06l'Union européenne,
17:08sans doute,
17:09il doit y avoir ça,
17:10s'armer,
17:11s'armer,
17:11s'armer,
17:12c'est légitime
17:12de s'armer
17:13mais il ne faut pas
17:14s'armer
17:15dans une perspective
17:16de guerre
17:17avec la Russie
17:18et la Russie
17:19sera toujours là,
17:20elle a toujours
17:20ses 5000 têtes nucléaires,
17:22une grande profondeur
17:23stratégique,
17:24donc il vaut mieux
17:25trouver un compromis
17:26avec la Russie.
17:27Alors,
17:28est-ce que ce compromis
17:29se fait sur le dos
17:29des Ukrainiens ?
17:31Oui,
17:31en partie,
17:32se fait en tous les cas
17:33sur le dos
17:35de la partie
17:37est
17:37de l'Ukraine
17:39et l'Ukraine,
17:40la Russie considère
17:42l'Ukraine
17:43comme,
17:44disons,
17:44les Américains
17:45considèrent
17:45certains états
17:46en Amérique du Sud
17:48comme leur,
17:51on dit en anglais,
17:52Bakya,
17:53leur jardin
17:54de derrière
17:55et les Russes
17:56considèrent l'Ukraine
17:57comme chez eux,
17:58en gros.
17:58Alors,
17:58je comprends.
17:59Et ils ne lâcheront pas
18:01l'Ukraine,
18:01ils ne lâcheront pas
18:02le Donbass
18:03et ils iront
18:03et Poutine sait
18:04que s'il n'a pas
18:06les quatre oblastes,
18:07ils tombent.
18:08Donc,
18:09il faut trouver
18:10un compromis.
18:11Alors,
18:11on va parler du volet énergétique
18:13mais un dernier mot
18:13de Sébastien Ligné
18:14et puis on va parler
18:14du volet énergétique
18:15parce que tout est lié
18:16évidemment,
18:16Iran,
18:18Russie,
18:19Europe,
18:20la guerre sur le gaz,
18:21la guerre sur le pétrole
18:22et un blocus
18:23qui pourrait être
18:24prolongé en Iran,
18:25c'était l'annonce
18:26ce soir de Donald Trump.
18:27Mais Sébastien ?
18:28Simplement,
18:28on peut au moins analyser
18:29une différence de méthode
18:30assez flagrante
18:31entre Donald Trump
18:32et les dirigeants européens.
18:33On ne sait pas vraiment
18:34ce que pense Donald Trump
18:35sur la question ukrainienne,
18:36au fond.
18:37Ce qui est certain,
18:37c'est que dans la méthode
18:38diplomatique,
18:39il refuse de rompre
18:40le dialogue
18:41avec Vladimir Poutine,
18:42il ne s'engage pas
18:43dans une grande bataille
18:45verbale
18:46à celui qui fera
18:47le discours
18:48le plus belliciste.
18:49Et de l'autre côté,
18:49on a en Europe
18:50des dirigeants européens
18:51qui multiplient
18:52depuis plusieurs années
18:53des déclarations bellicistes.
18:55On se rappelle,
18:56on a parlé avec Zina Fedorova
18:57tout à l'heure
18:57sur Europe 1,
18:58une discussion privée
19:00entre Vladimir Poutine
19:01et Emmanuel Macron
19:02qui avait fuité
19:03en juillet 2024,
19:05ce qui était quand même
19:06d'un point de vue diplomatique
19:07absolument scandaleux.
19:08Ce ne sont pas,
19:09en termes de méthode,
19:11clairement,
19:11des méthodes très diplomatiques.
19:13Ce que je veux dire,
19:13c'est que peu importe
19:14les positions de chacun,
19:15il y a la forme
19:16et le fond.
19:17Sur la forme,
19:17je pense que Donald Trump
19:18a raison.
19:19C'est-à-dire que ça ne sert
19:20à rien d'aller au clash
19:21permanent avec Vladimir Poutine.
19:23On a parfois l'impression
19:24qu'en Europe,
19:25vous avez des dirigeants
19:25qui tentent le bras de fer
19:27permanent
19:28avec un homme
19:29qui ne refusera jamais
19:31de lâcher ce bras de fer.
19:32Je ne suis pas sûr
19:33que ce soit la bonne manière.
19:33Vous avez remarqué
19:34que Trump n'a jamais eu
19:35de mots désagréables
19:36pour Poutine ?
19:36Non.
19:37Alors qu'il a des mots désagréables
19:38pour tout le monde.
19:39Vous voyez que les Etats-Unis
19:40sont joués un rôle central
19:41dans les Coupes d'État
19:42de 2014.
19:44C'était Victoria Nuland
19:45qui est venue elle-même
19:46à Maïdan.
19:47Et en fait,
19:47c'est les Etats-Unis
19:48qui sont provoqués
19:49les changements
19:49des régimes en Ukraine.
19:51Donc je pense que Donald Trump
19:51comprend très bien
19:52que les Etats-Unis
19:53sont joués un rôle
19:54et aujourd'hui,
19:55c'était son prédécesseur,
19:57évidemment.
19:58Mais je pense que
19:59c'est très vrai
20:00qu'avec Vladimir Poutine,
20:01il s'attend plutôt bien
20:02et je pense qu'il comprend
20:03plutôt Vladimir Poutine.
20:04Alors passons au volet énergétique
20:06si vous le voulez bien.
20:07Ce soir, Nicolas Meillan,
20:08Donald Trump a annoncé
20:10privilégier un blocus
20:11prolongé autour de l'Iran
20:13et donc évidemment
20:14du fameux détroit d'Hormuz.
20:16Donald Trump et son gouvernement
20:16ont évoqué la possibilité
20:18d'un blocus contre l'Iran
20:19se prolongeant
20:20pendant plusieurs mois
20:21pendant une réunion
20:22ce mardi
20:23avec des dirigeants
20:24du secteur pétrolier
20:25a indiqué un haut responsable
20:27de la Maison-Blanche.
20:28Un blocus prolongé
20:30de plusieurs mois.
20:31Qu'est-ce que ça peut donner
20:32pour nous Européens,
20:33pour les Français
20:33qui nous regardent,
20:34Nicolas Meillan ?
20:35Ça va être une catastrophe.
20:36Si c'est vraiment le cas,
20:37effectivement,
20:38malheureusement,
20:38il suffit de regarder
20:39les prix du pétrole aujourd'hui.
20:40On les a.
20:41On était encore depuis 4 ans.
20:43Record encore du baril du Brent.
20:45118 dollars.
20:47Donc,
20:48Donald Trump était un peu
20:49coincé sur le détroit d'Hormuz.
20:51Il a trouvé sa solution
20:52à faire un blocage du blocage
20:54et il a parié sur le fait que...
20:56Et ça, c'était pas faux
20:57parce que
20:58les Américains,
20:59dans les années 80,
21:00si vous voulez,
21:00ont réussi à faire tomber
21:02l'URSS
21:03en les asséchant
21:04de leurs ressources.
21:05En fait,
21:05ils ont fait le contre-choc
21:06pétroli en 1985.
21:08C'est ça qui a asséché
21:09l'URSS
21:10et le moyen
21:11de financer
21:11toute son union.
21:13Et c'est ça
21:13qui l'a fait tomber
21:14en 1991.
21:15Donc,
21:16sauf que ça a pris 6 ans.
21:17Donc là,
21:18effectivement,
21:18ils commencent à faire ça.
21:20Les Iraniens
21:21peuvent moins
21:22faire passer leur bateau.
21:22On parle quand même
21:23d'un certain nombre
21:23de fuites
21:24puisqu'en fait,
21:25les navires iraniens
21:25vont longer
21:26les côtes pakistanaises
21:27pour sortir
21:29du blocus
21:30et les Américains
21:30ne peuvent pas
21:31prendre le risque
21:31de les bloquer
21:32à ce moment-là.
21:34Mais l'autre chose
21:35sur laquelle il parie,
21:36c'est le fait
21:36qu'ils ne peuvent plus
21:37envoyer les bateaux
21:38comme ils le faisaient avant,
21:39qu'ils soient à court
21:39de stockage.
21:40Et donc,
21:41quand ils sont à court
21:41de stockage,
21:42qu'est-ce qui se passe ?
21:43Ils sont obligés
21:43de fermer des puits.
21:44Et quand on ferme des puits,
21:45ça pose un gros problème
21:46parce que quand on les rouvre,
21:48ce ne sont plus les mêmes puits.
21:49On ne produit plus autant.
21:50Et je ne parle même pas
21:50de ceux qui ont été détruits
21:51évidemment par les bombardements
21:52pour ce qui concerne
21:54les raffineries.
21:55C'est-à-dire qu'il y a
21:56énormément de raffineries
21:57qui ont été détruites.
21:57Et c'est la production.
21:58Pour l'instant,
21:59depuis le début de la guerre,
22:00depuis mars,
22:01on n'a pas touché
22:02à la production de pétrole.
22:03Ça, j'entends bien.
22:03Mais les raffineries
22:04sont extrêmement importantes
22:05pour que ça se termine
22:07en carburant
22:08et dans les réservoirs
22:09occidentaux,
22:10européens et français.
22:11La question que je vous pose,
22:13c'est vraiment,
22:13ce soir,
22:14les Français qui découvrent
22:15cette information
22:15que Donald Trump
22:16semble privilégier
22:17un blocus prolongé,
22:18il faut leur dire
22:18que les prix vont continuer
22:19donc augmenter
22:20alors qu'on est repassé hier
22:21à plus de 2 euros
22:23de moyenne.
22:24Donc, il y a des fois,
22:24c'est beaucoup plus
22:26au niveau de l'essence
22:26dans les stations françaises.
22:28Alors, entre guillemets,
22:29c'est peut-être une bonne nouvelle
22:30pour les Français.
22:31Pourquoi ?
22:31Parce qu'en fait,
22:32en 2022,
22:33le gouvernement commence
22:34à bouger le petit doigt
22:35à partir de 2 euros.
22:36En fait,
22:37sur le prix de l'essence,
22:38on n'avait pas atteint
22:38les 2 euros.
22:39On avait déjà atteint
22:40les 2 euros.
22:40On est repassé
22:41au-dessus de la barre
22:42des 2 euros.
22:42Non, sur le diesel,
22:43pas sur l'essence.
22:43Les gens roulent plutôt
22:44à l'essence.
22:45Le diesel,
22:45c'est plutôt pour les...
22:46Dans certaines stations essence,
22:48on était largement
22:49à plus de 2 euros
22:50depuis déjà plusieurs semaines,
22:50je vous l'assure.
22:52Mais les prix moyens...
22:53Il suffisait d'aller
22:53dans les stations essence
22:54de Paris pour le voir.
22:56Bien sûr.
22:57Je regarde les prix moyens
22:58toutes les semaines publiés.
22:59On n'a pas passé les 2 euros,
23:00même si dans certains endroits,
23:01on les a passés.
23:02Et donc, si on passe ces 2 euros,
23:03on voit bien Emmanuel Macron
23:04qui l'a annoncé,
23:05qui commence à s'impatienter,
23:06qui va demander
23:07une nouvelle solution.
23:08La solution, on la connaît.
23:09Il suffit de dire
23:09la ristourne.
23:10On l'a fait en 2022.
23:11Ce n'est pas un problème.
23:11On le met en place.
23:12On diminue les taxes
23:15temporairement
23:15tant que les prix du pétrole
23:17sont élevés.
23:17Ça s'appelle la TICPE flottante.
23:19C'est ce que font
23:19tous les pays européens, en fait.
23:21En France,
23:21on est les seuls
23:22à ne pas le faire
23:22et on est le pays
23:23qui paye le plus de taxes
23:25sur le carburant.
23:26Donc, c'est sûr
23:26qu'on est en train
23:27d'asphyxier nos économies,
23:29d'asphyxier les Français.
23:30Et là, quand on voit
23:31l'évolution des prix du pétrole
23:33depuis 8 jours,
23:33on a une augmentation
23:35sur les 8 jours consécutifs.
23:36Donc, on n'est pas optimiste
23:39sur les prix du pétrole.
23:40Mais personnellement,
23:41moi, je l'ai annoncé
23:41depuis le début du conflit,
23:43dès qu'on passera
23:43les 2 euros en moyenne
23:44sur le prix de l'essence,
23:45on aura des aides.
23:46Alors, c'est fait.
23:47On a passé hier
23:48la moyenne de 2 euros.
23:49Et bien, écoutez
23:50Emmanuel Macron
23:51qui appelle
23:52à de nouvelles réponses
23:53face à la hausse des prix.
23:54Voyez le sujet
23:54de la rédaction de CNews.
23:56De nouvelles aides
23:57face à la crise
23:58des prix des carburants.
23:59La possibilité
24:00a été ouverte aujourd'hui
24:01par Emmanuel Macron.
24:02Le chef de l'État
24:03a en tout cas demandé
24:04à ses ministres
24:06les professionnels
24:07les plus touchés.
24:08Il a demandé,
24:09et c'est bien légitime,
24:10aux ministres
24:11et à l'ensemble
24:12du gouvernement
24:13de continuer
24:14à recevoir
24:15les professions
24:16concernées
24:17par la hausse
24:18du prix de l'énergie
24:19et spécifiquement
24:20par la hausse
24:21du prix des carburants,
24:22ministère par ministère,
24:24pour apporter
24:25et construire
24:26avec eux
24:26d'éventuelles
24:27nouvelles réponses.
24:29Des réponses ciblées
24:30ou d'appui à la trésorerie,
24:31explique Maud Bréjon,
24:32qui pourraient consister
24:33à prolonger
24:33des dispositifs
24:34déjà existants.
24:35Depuis avril,
24:36les travailleurs indépendants
24:38bénéficient d'un délai
24:38de 12 mois
24:39pour verser
24:39leurs cotisations
24:40sans pénalité,
24:41tandis que les TPE-PME
24:43sont aidés par un prêt
24:44dit flash carburant
24:45pour emprunter
24:46à bateau.
24:47Pour l'ensemble
24:47des automobilistes
24:48cette fois,
24:49Sébastien Lecornu
24:50a annoncé
24:50que le surplus
24:51de taxes engrangées
24:52depuis le début
24:53de la crise
24:53serait réinjecté
24:55dans les aides,
24:55en particulier
24:56le dispositif
24:57grand rouleur.
24:58Ce que je vais faire
24:58c'est que chaque euro
25:00de fiscalité,
25:01de surplus de fiscalité
25:03prélevé
25:03sur les Français
25:04à la pompe
25:05vont être affectés
25:07au mécanisme
25:08d'aide direct
25:09que nous mettons
25:10en place.
25:10Ces possibles
25:11nouvelles aides
25:12pour juin
25:12s'ajouteront
25:13donc à celles
25:13d'avril et de mai,
25:14chiffrées au total
25:15à 330 millions d'euros
25:16par le gouvernement.
25:19Donc, la barre des 2 euros
25:20est franchie
25:21par l'essence,
25:22je ne parle même pas
25:23du diesel,
25:24Sébastien Ligné,
25:25et là on voit
25:26le gouvernement
25:26qui a du mal
25:27à se dépatouiller
25:27en France
25:28et donc si on apprend
25:29que le blocus
25:30va être prolongé
25:32pendant plusieurs mois
25:33par les Américains,
25:34la situation est très très loin
25:36de s'arranger.
25:36Mais pour l'Europe
25:37c'est une catastrophe.
25:38Si Donald Trump
25:39fait ce contre-blocus
25:40au Détroit d'Hormuz,
25:41c'est parce qu'il sait aussi
25:42que les Américains
25:43seront moins impactés
25:45par ce blocus
25:46que par exemple
25:46les peuples européens.
25:47Moi, ce qui m'étonne
25:48dans la réponse d'Emmanuel Macron,
25:49un, c'est évidemment
25:50la réponse tardive,
25:51mais ça je peux vous dire
25:51qu'on est habitués,
25:52mais surtout c'est la pauvreté
25:54des réponses apportées.
25:55C'est-à-dire qu'on nous ressort
25:56des réponses socialistes.
25:58L'idée de taxer
26:00les super-profits de Total,
26:02c'est une idée
26:03qui pourrait être proposée
26:04par la France insoumise.
26:05C'est bien ça
26:06qu'il faut comprendre,
26:07c'est que ce pays
26:07est gangréné
26:08par cette idéologie socialiste.
26:09Total qui a bloqué
26:10les prix en plus.
26:10Oui, gangréné
26:14pour le gouvernement macroniste
26:16de baisser les taxes.
26:17On est quand même
26:17à 60% de taxes
26:19sur l'essence.
26:20En effet,
26:21comme vous le disiez,
26:21on est les plus hauts en Europe.
26:23L'idée de baisser les taxes
26:24ne leur vient jamais à l'esprit.
26:25L'idée de baisser
26:26les dépenses publiques
26:27pour pouvoir justifier
26:28une baisse des taxes
26:29ne leur vient absolument
26:29pas à l'esprit non plus.
26:31On peut penser
26:31ce qu'on veut
26:32de la proposition du RN
26:33ou de la proposition
26:34des socialistes
26:35sur passer la TVA
26:37sur l'énergie
26:37à 5,5%.
26:39Ça coûte environ
26:4015 milliards d'euros.
26:41Le RN dit
26:41bon, c'est un coût
26:42qu'il faut accepter,
26:4315 milliards d'euros
26:44pour sauver des ménages
26:45pour leur permettre
26:46de continuer à travailler.
26:47Très bien,
26:48on en pense qu'on veut
26:48mais au moins,
26:49il y a une proposition
26:49sur la table.
26:50Ce qui me choque,
26:51c'est que ça fait deux mois
26:52que le conflit a débuté.
26:53Il n'y a pas une proposition
26:54sur la table du gouvernement.
26:56Pas une.
26:56Xenia, votre regard
26:57sur cette...
26:58Parce que c'est la crise
26:59dans la crise,
27:00la crise énergétique
27:00avec le blocus
27:01donc annoncé
27:02par l'administration Trump
27:03qui pourrait durer des mois
27:04autour de l'Iran
27:05et du détroit d'Hormuz
27:06avec des conséquences
27:07évidemment très importantes
27:08pour les consommateurs
27:09européens que nous sommes.
27:10Oui, je pense que si ça dure
27:12encore quelques semaines,
27:13c'est déjà
27:14les conséquences
27:14très très dures
27:15pas seulement
27:16sur le côté
27:17du prix de pétrole
27:19ou du gaz
27:20mais aussi
27:20sur les questions alimentaires
27:22parce que
27:23le détroit d'Hormuz
27:23c'est aussi
27:24les blocages
27:24des ingrées
27:26et en fait
27:27pour moi
27:28c'est toujours étonnant
27:29de voir les réactions
27:30du gouvernement
27:31qui à mon avis
27:33il n'y a pas
27:34une stratégie
27:35de long terme
27:36on parle des réserves
27:37qui ne sont pas indéfinies
27:41sans fin
27:42et il faut regarder
27:44un peu plus loin
27:45à mon avis
27:45l'Europe
27:46s'est privée
27:47des sources énergétiques
27:48alternatives
27:49l'Europe
27:50pour les positions
27:51on peut dire
27:52des morales
27:53sont décidées
27:54de ne plus acheter
27:55les gaz
27:56et le pétrole
27:56bon marché
27:57de la Russie
27:57de nos voisins
27:58n'oublions pas
27:59l'explosion
28:00de Nord Stream
28:01c'est aussi quelque chose
28:02qui est en fait
28:04mis à cette situation
28:05assez grave
28:06aujourd'hui
28:07donc ce qu'on voit
28:09avec le blocage
28:11du Trois-Dormous
28:11et la situation
28:12autour d'Iran
28:13les pétroles de Golfe
28:14n'arrivent plus
28:15les gaz
28:16par exemple
28:17les kéfiers
28:18des Etats-Unis
28:19arrivent
28:20mais pas dans
28:21les quantités
28:21nécessaires
28:22et en fait
28:23quelle est la stratégie
28:25pour le futur
28:26parce que peut-être
28:27demain
28:27on va trouver un accord
28:28entre les Etats-Unis
28:30et Iran
28:30mais cette situation
28:31peut se reproduire
28:32donc la vraie question
28:34est-ce que ce n'est pas
28:35le moment
28:35d'être plutôt réaliste
28:39et comprendre
28:40qu'il faut diversifier
28:42il faut
28:42pour cette souveraineté
28:44de quoi on parle
28:45tout le temps
28:45diversifier les sources
28:46d'énergie
28:47et je pense que
28:48cette position
28:49de l'Union Européenne
28:50est difficile à comprendre
28:51alors écoutez
28:52Pierre Chasserey
28:52qui représente
28:53les automobilistes français
28:54et qui demandait
28:55la fameuse baisse de taxes
28:56à laquelle vous y référent
28:57Sébastien
28:59sur 2 euros
29:00quand le litre
29:02est à 2 euros
29:02il y a 1,17 euros
29:03de taxes
29:04donc c'est plus
29:05c'est de la taxicomanie
29:07voilà
29:07c'est une manière
29:09à la française
29:10de toujours augmenter
29:11la fiscalité
29:12je rappelle quand même
29:13ce chiffre qui est éloquent
29:14sous Sarkozy
29:15l'argent des taxes carburant
29:16c'est 33 milliards
29:18à la fin de François Hollande
29:19c'est 40 milliards
29:20et maintenant
29:21sous Emmanuel Macron
29:22c'est 50 milliards
29:23donc le trésor de guerre
29:25il a été capitalisé
29:27par les différents gouvernements
29:30à force de taxes supplémentaires
29:32pour nourrir
29:32des projets
29:33qui sont abyssaux
29:34systématiquement
29:35parce que la France
29:36ne sait faire qu'une seule chose
29:37c'est matraquer à coups de taxes
29:38pour combler le vide
29:39de toutes les aides
29:40qui dans l'état
29:41c'est 1,17 euros
29:43s'il vous plaît
29:431,17 euros
29:44sur 2 euros
29:45Nicolas Meillant
29:46est-ce que baisser les taxes
29:47est la seule solution
29:48mais le gouvernement
29:49semble obstiné
29:49à refuser la baisse des taxes
29:51le gouvernement
29:52il refuse la baisse des taxes
29:53puisqu'il est obstiné
29:54par son objectif
29:54de 5%
29:57de PIB
29:57de déficit public
29:58à la fin de l'année
29:59qui n'arrivera pas
30:00personne
30:00qui n'arrivera pas
30:02je pense qu'il faut
30:03si on se replace
30:05on prend un peu de recul
30:05pourquoi est-ce qu'on en est là
30:07en fait
30:07si on n'avait pas eu
30:08le conflit
30:09entre l'Ukraine et la Russie
30:10on n'en serait pas là
30:11parce qu'on aurait
30:11des marges de manœuvre
30:12il faut quand même se rappeler
30:14c'était dit tout à l'heure
30:15par Arnaud
30:16les Européens
30:17c'est un suicide
30:18qu'ils ont orchestré
30:19il faut savoir que
30:20le lendemain de l'invasion
30:21de l'Ukraine
30:22le 25
30:22qui avait des pourparlers
30:23entre la Russie et l'Ukraine
30:24pour mettre fin
30:25qu'à partir de mi-mars
30:282022
30:28il y avait
30:29un compromis de paix
30:31et qu'à la fin mars
30:32début avril
30:33ça devait être signé
30:34et qui
30:35a empêché
30:36à ce que ça soit signé
30:37les Européens
30:38Boris Johnson
30:39qui allait lui-même
30:39sur place
30:40pour faire quoi ?
30:41pour faire plaisir aux Américains
30:42je ne sais pas
30:43mais en tout cas
30:43c'est un véritable suicide
30:44qui a été orchestré
30:45qui a été suivi par
30:46la perte de Nord Stream
30:48et qui fait que les Européens
30:49vous parlez de suicide
30:50c'est un suicide
30:51mais regardez l'économie
30:53de l'Allemagne
30:53l'industrie est moins 20%
30:55l'Allemagne est en lambeau
30:56il faut que les Européens
30:58se réveillent
30:58avant de mourir complètement
30:59on est sur un suicide
31:00depuis 2022
31:01et si on n'avait pas eu
31:03on aurait des marges
31:04de manœuvre
31:04beaucoup plus importantes
31:05sur le diesel
31:06sur le carrosel
31:07puisqu'on s'est privé
31:08de cette énergie
31:09de gaz
31:10de pétrole
31:11de diesel
31:11qui nous venait de Russie
31:12c'est un non-sens total
31:13et on a été beaucoup aidé
31:14à l'époque
31:15par les Américains
31:16et ce sera d'ailleurs
31:17probablement les Américains
31:18un jour qui vont reconstruire
31:20Nord Stream
31:20pour nous donner accès
31:21à du gaz bon marché
31:22Vous partagez ce que dit
31:22Nicolas Meillant
31:23qui parle de suicide
31:25Oui ça a l'air d'être
31:27un suicide
31:28on dit en Russie
31:29on tire sur
31:31tu tires sur ton pied
31:33je pense que c'est un peu ça
31:35mais quand vous parlez
31:37de Boris Johnson
31:37il ne faut pas oublier
31:38que je pense que c'est
31:39le gardien
31:40qui a révélé
31:41que Boris Johnson
31:42a les entiers
31:43et les reçus d'argent
31:44d'une entreprise
31:45qui s'occupe de vendre
31:46des armements
31:47à l'Ukraine
31:48donc je pense qu'on peut regarder
31:49qu'il y a toujours
31:50les intérêts derrière
31:51les intérêts des lobbies
31:52militaires et industriels
31:54les intérêts
31:55des lobbies pétroliens
31:56parce qu'après
31:57que l'Union Européenne
31:59a décidé
31:59de ne plus acheter
32:00des ressources russes
32:01Souda van der Leen
32:03a signé un contrat
32:04avec les Etats-Unis
32:05et il paie
32:06trois, quatre fois plus cher
32:08pour les gaz liquifiés
32:09donc il y a toujours
32:10d'argent derrière
32:11je pense
32:11mais pour l'Europe
32:13et pour l'état
32:14d'économie
32:15je pense qu'il est
32:16la seule sortie
32:16peut-être on revient
32:17vers votre question
32:19au début de cette émission
32:20est-ce que l'Europe
32:21veut la guerre
32:22est-ce que ce n'est pas
32:23la seule possibilité
32:24pour l'Europe
32:25de changer
32:26de tourner l'économie
32:28vers une économie
32:29des guerres
32:29qui peut cacher
32:30tous les échecs
32:31qui étaient faits
32:32jusqu'à maintenant
32:32les peuples européens
32:34ne veulent pas tellement
32:34la guerre
32:35je ne crois pas
32:36qu'il va y avoir
32:36la guerre
32:37déjà ils ne veulent pas
32:39faire l'armée
32:41ce sera difficile
32:42quand même
32:42pour les dirigeants
32:43ou ceux qui veulent
32:44entraîner l'Europe
32:45dans la guerre
32:46d'entraîner les peuples
32:47européens
32:48dans la guerre
32:48ils doivent justifier
32:49les 90 milliards
32:51d'euros d'aide
32:51et puis je pense
32:52que c'est
32:53comme vous le disiez
32:54ils disent
32:56ce sera la Russie
32:57qui payera
32:57les réparations
32:58à l'Ukraine
32:59mais je ne crois pas
32:59que la Russie
33:00soit très disposée
33:01Poutine soit très disposée
33:02à payer des réparations
33:04à l'Ukraine
33:04vous réagissez
33:05à ce que disait Arnaud
33:06vous disiez facile
33:07facile d'entraîner
33:08les peuples à la guerre
33:09oui parce qu'en fait
33:10ça ne sera pas présenté
33:11comme ce que le chef
33:12d'état-major armé
33:13de la France
33:14qui dit il faut sacrifier
33:16ses enfants
33:16mais les autres
33:17dans l'Union Européenne
33:18ils ne disent pas
33:19qu'ils vous êtes
33:19en train de vous préparer
33:20d'aller en guerre
33:21contre la Russie
33:22ils disent qu'il faut
33:23se préparer
33:23se réarmer
33:24renforcer
33:25en fait je pense
33:25que l'idée
33:26l'objectif
33:27c'est de continuer
33:27à faire cette guerre
33:28par les moyens
33:30différents
33:30par les mains
33:32des Ukrainiens
33:32et après peut-être
33:33aussi par les mains
33:34de ceux pays
33:35qui sont plutôt
33:36frontaliers
33:37avec la Russie
33:37mais je ne pense pas
33:38que dans l'idée
33:39de l'Europe de l'Ouest
33:41c'est en fait
33:42être dans une guerre
33:43ils sont prêts
33:43à continuer
33:44à financer
33:45créer
33:46et produire
33:47les armements
33:47mais en fait
33:49je pense qu'ils ne se rendent
33:50pas compte
33:51qu'est-ce que c'est
33:52une guerre
33:52je pense
33:53et malheureusement
33:54c'est le cas
33:54je pense que l'Europe
33:55ne se souvient plus
33:56de la guerre
33:56je pense que cette mémoire
33:58était effacée
33:58et surtout en France
33:59je pense qu'il n'a pas
34:00cette sentiment
34:01c'est ce que dit mon père
34:02un peu
34:03parfois
34:03avec le passage du temps
34:07les gens oublient
34:08ce qu'est la guerre
34:10mais enfin encore
34:11qu'il n'a pas tout à fait raison
34:12parce que regardez
34:12en 1939
34:14ils ont repris la guerre
34:15alors que la plupart des gens
34:16savaient ce qu'était
34:17la guerre de 1914
34:18donc j'aime bien mon père
34:20mais il n'a peut-être
34:21pas toujours
34:21vous réglorez ça
34:22lors du poulet du dimanche
34:23non mais c'est le problème
34:26est-ce que les gens
34:27se souviennent
34:27mais c'est vrai
34:28qu'avec le passage du temps
34:30peut-être parfois
34:31certains veulent reprendre
34:32les guerres
34:33en attendant
34:34c'est la guerre
34:35pour payer son carburant
34:36écoutez les français
34:37je le vis très mal
34:39parce que moi je suis obligé
34:40de prendre la moto
34:42et puis la voiture aussi
34:43parce que j'ai double trajet
34:44je travaille dans un hôpital
34:47et puis voilà
34:49ça coûte très cher
34:50là en ce moment
34:50donc on galère
34:53ça a doublé en fait
34:54pour moi
34:56la consommation
34:57je suis handicapé
34:58je ne peux pas bien marcher
34:59je fais beaucoup de route
35:0040 euros
35:02deux fois par semaine
35:03vous vous rendez compte
35:0480 euros
35:05alors je pense aux petites gens
35:07qui ne peuvent même plus rouler
35:08autour de moi
35:09j'ai des copains
35:10des copines
35:11qui me disent
35:11bah Serge
35:12non on ne roule plus
35:13c'est inimaginable
35:15voilà
35:15ça c'est la réalité du terrain
35:17Sébastien Nény
35:17et la réalité des français
35:18du quotidien
35:19bien sûr
35:19mais on va vers un désastre
35:21absolu honnêtement
35:22si le blocage se confirme
35:24tout honnêtement
35:25au gouvernement
35:25ils le disent
35:26alors ils ne le disent pas
35:27devant des micros
35:27mais ils disent tous
35:28on ne peut pas tenir
35:29à moyen terme
35:30la situation actuelle
35:31c'est-à-dire deux conflits
35:32en même temps
35:33si la guerre en Ukraine continue
35:35et que le détroit d'Hormuz
35:36continue à être bloqué
35:37à horizon 6 mois
35:38il va y avoir un vrai sujet
35:39parce qu'on ne peut pas
35:40mener un conflit pareil
35:42avec des ressources énergétiques
35:44en jeu
35:44sur deux fronts
35:45c'est impossible
35:46les conséquences c'est quoi
35:47c'est potentiellement
35:48une crise économique
35:49sans précédent
35:51depuis les subprimes
35:52parce qu'on parle beaucoup
35:53des particuliers
35:54de ces français
35:54qui vont à la pompe
35:55et qui voient 2,10 euros
35:562,20 euros, 2,30 euros
35:57mais ça a des conséquences
35:58sur toutes les strates
35:59de l'économie
35:59ça a des conséquences
36:00sur l'emploi
36:01parce qu'il ne faut pas oublier
36:02dans ce pays
36:02parce qu'à Paris
36:03on n'a pas tendance
36:04à oublier
36:04que vous avez énormément
36:05de français
36:05des millions
36:06qui prennent la voiture
36:07pour aller travailler
36:07et aujourd'hui
36:08vous avez des français
36:09qui refusent des emplois
36:10parce que c'est devenu
36:11trop cher d'aller travailler
36:12et les employeurs
36:13ne peuvent plus assurer
36:14un quota
36:15de prise en charge
36:16de l'essence
36:18c'est évidemment
36:19des conséquences dramatiques
36:20sur l'industrie
36:21notamment les petites entreprises
36:22vous avez des petites entreprises
36:24qui ont besoin
36:24d'énergie pour travailler
36:26et parce que là
36:26on parle de l'essence
36:27mais demain
36:27ce sera l'énergie
36:28ce sera le gaz
36:29vous pensez que les boulangers
36:31les artisans vont tenir longtemps
36:32si leur facture d'électricité
36:34continue à augmenter
36:35dans les 5 prochains mois
36:35et qu'en plus
36:36ils voient leur facture
36:38leur prix à la pompe
36:39à 2 euros
36:40c'est intenable
36:41donc c'est sur toutes les strates
36:42que ça va être un sujet
36:43on parle aussi
36:44on est en année présidentielle
36:45pardon
36:46il y a une colère sociale
36:47qui monte
36:47la bombe elle est prête
36:49la mèche elle est allumée
36:50il ne manque pas grand chose
36:52pour que tout explose
36:52on est à une déclaration
36:54un peu
36:57malencontreuse
36:57d'un ministre
36:58pour qu'une crise sociale
36:59explose
37:00les gilets jaunes
37:01au moment du déclenchement
37:02de la crise
37:03on a 1,50 en moyenne
37:05au prix à la pompe
37:06aujourd'hui
37:06on est à plus de 2 euros
37:07ce qui déclenche
37:09ce gilet jaune
37:09c'est une mesure
37:10malencontreuse
37:11sur les 80 km heure
37:12et tout est parti
37:13demain
37:13vous avez une mesure
37:15un petit peu stupide
37:15qui revient
37:16sur le devant de la table
37:17je peux vous dire
37:17qu'à la rentrée
37:18vous pouvez avoir
37:19une situation
37:19extrêmement complexe
37:20sociale
37:21et je pense que
37:22c'est partout
37:22en Europe
37:23pareil
37:23d'où le fait
37:24qu'on ne peut pas tenir
37:25je le répète
37:26soit on résout
37:28un des deux conflits
37:28soit on va vers
37:29des temps
37:30extrêmement complexes
37:31alors parallèlement
37:32à tout cela
37:33les Émirats Arabes Unis
37:34ont annoncé leur retrait
37:34de l'organisation
37:35des pays exportateurs
37:36de pétrole
37:36fameux OPEP
37:37à partir du 1er mai
37:38donc vendredi
37:39Abu Dhabi souhaite
37:40par là reprendre
37:40sa liberté totale
37:41sur ses niveaux de production
37:42sans être soumis
37:43au quota collectif
37:44imposé jusqu'ici
37:46on fait le point
37:46sur tout cela
37:47avec Sarah Varni
37:49en 1960
37:50les pays producteurs
37:51de pétrole
37:52se sont regroupés
37:53et ont fondé
37:54l'OPEP
37:54l'organisation
37:55des pays exportateurs
37:56de pétrole
37:57une organisation
37:59intergouvernementale
38:00dont l'objectif
38:01est de mieux contrôler
38:02et réguler
38:02les cours du pétrole
38:03à l'origine
38:05l'OPEP comptait
38:06cinq pays fondateurs
38:07à savoir
38:08l'Iran
38:08l'Irak
38:09le Koweït
38:10l'Arabie Saoudite
38:11et le Venezuela
38:11ils ont depuis
38:13été rejoints
38:13par cet autre pays
38:14dont les Émirats Arabes Unis
38:16l'un des producteurs
38:17majeurs du Golfe
38:18qui compte se retirer
38:19au 1er mai
38:20de l'organisation
38:21l'OPEP
38:22un interlocuteur
38:23économique majeur
38:24qui négocie
38:25avec les multinationales
38:26pétrolières
38:27et instaure
38:28des quotas
38:28de production
38:29visant à redresser
38:30les cours
38:30elle a joué
38:31un rôle important
38:32dans les deux chocs
38:33pétroliers
38:34de 1973
38:35et 1979
38:37cette organisation
38:38est également
38:39devenue
38:40une arme diplomatique
38:41importante
38:41en particulier
38:43dans le cadre
38:43du conflit
38:44israélo-palestinien
38:45mais au sein
38:46de l'organisation
38:47une fracture
38:48s'est opérée
38:49notamment
38:49entre l'Arabie Saoudite
38:51alliée des Etats-Unis
38:52et l'Iran
38:53et le Venezuela
38:54des pays
38:55ouvertement anti-américains
38:56à l'exception
38:57du Koweït
38:58et des Émirats Arabes Unis
39:00les pays membres
39:01de l'OPEP
39:01restent très dépendants
39:02du pétrole
39:03dont les revenus
39:04représentent en moyenne
39:05plus de la moitié
39:06de leur PIB
39:08Qu'est-ce que ça représente
39:09que les Émirats Arabes Unis
39:11claquent la porte
39:11de l'OPEP ?
39:13Ça ça pourrait être
39:13pour le coup
39:14une bonne nouvelle pour nous
39:15parce qu'en fait
39:16à chaque fois
39:16que vous avez un problème
39:17dans l'OPEP
39:18ou des pays
39:19se séparent
39:20ou ne se mettent pas d'accord
39:21ça fait baisser
39:23le prix du pétrole
39:24alors malheureusement
39:24ça ne va pas être
39:25pour tout de suite
39:25parce qu'en ce moment
39:26on se passe quand même
39:27de 20%
39:28quasiment 10%
39:29du pétrole mondial
39:30avec le blocage
39:30et le blocage du blocage
39:32mais à moyen
39:33voire long terme
39:34en fait
39:34les Émiratis
39:36veulent pouvoir produire
39:37au maximum
39:37et donc quand le cartel
39:39ne fonctionne plus
39:40et bien dans ce cas-là
39:40qu'est-ce que ça fait ?
39:41ça fait baisser les prix
39:41du pétrole
39:42et c'est une bonne nouvelle
39:43pour nous par contre
39:44ce ne sera pas forcément
39:44une bonne nouvelle
39:45pour les Américains
39:46puisqu'on a constaté
39:47depuis
39:47sur les 15 dernières années
39:49à chaque fois
39:50que l'OPEP
39:51n'a plus fonctionné
39:52et bien
39:53les prix du pétrole
39:54ont baissé
39:55et la production
39:56de pétrole
39:57aux États-Unis
39:57a elle aussi baissé
39:59donc à moyen
40:00voire long terme
40:01ça peut être
40:01plutôt une bonne chose
40:02mais c'est le signe aussi
40:04que peut-être
40:04on a un Moyen-Orient
40:05qui se fracture
40:06on a un nouvel ordre
40:08du monde
40:08qui est en train
40:08de se mettre en place
40:10et donc il faudra voir
40:11par la suite
40:11s'il y a d'autres pays
40:12qui décident
40:13aussi de quitter l'OPEP
40:14mais logiquement
40:16ça devrait nous amener
40:17en sortie de crise
40:18quand je ne sais pas
40:20à des prix du pétrole
40:21plus bas
40:22Tsenia ?
40:22Je pense que c'est fait
40:24pour ça
40:25pour baisser le prix
40:26du pétrole
40:26parce que
40:27quand vous avez
40:28la production
40:28de barrels
40:31plus de barrels par jour
40:33vous avez
40:33normalement
40:34automatiquement
40:35que le prix du pétrole
40:36se baisse
40:37la question
40:37et là je ne suis pas
40:38un expert
40:39je ne peux pas dire
40:39combien de barrels
40:41par jour
40:41ils vont produire
40:42est-ce que ça va
40:43vraiment influencer
40:45le prix
40:45dans des situations
40:46comme ça
40:47je ne suis pas sûre
40:48mais c'est vrai
40:49qu'il y a un
40:49voloduc
40:50qui peut être utilisé
40:52en fait
40:53avec la production
40:54plus importante
40:55ça peut
40:56en tous les cas
40:57pour une courte période
40:58de temps
40:59baisser le prix
41:00du pétrole
41:00mais est-ce que ça va
41:02complètement sauver
41:03la situation
41:04je ne pense pas
41:05et je ne crois pas
41:07de toute façon
41:08pour l'instant
41:09ils peuvent produire
41:09plus
41:09mais le pétrole
41:10ne peut pas partir
41:11donc ça ne change
41:12strictement rien
41:13et je note quand même
41:14parmi tout ce qu'on a dit
41:15ce soir
41:16votre toute petite note
41:17d'optimisme
41:18en disant
41:19la pression va finir
41:19par être tellement forte
41:20sur le gouvernement
41:21qu'il va bouger
41:21si les français nous regardent
41:22ce soir
41:23et se disent
41:23je ne vais pas réussir
41:24à joindre les deux bouts
41:25votre pronostic
41:26c'est que la pression
41:27va être tellement forte
41:28sur le gouvernement
41:28d'un point de vue du prix
41:29je vais me mettre une date
41:30allez-y
41:31d'ici la mi-mai
41:32d'ici la mi-mai
41:33il se passe quoi
41:33concrètement
41:34vous avez
41:35je pense
41:35la nouvelle
41:36la version
41:382026
41:38de la restion
41:39de 2022
41:39où on aura
41:40une baisse des taxes
41:41peut-être de 10 ou de 20 centimes
41:44sur le litre
41:45du carburant
41:45pour donner un peu
41:47d'oxygène aux français
41:47alors ça c'est un vrai pronostic
41:48donc vous revenez dans 15 jours
41:50on prend date
41:51Grécia
41:52ça vous va
41:53Nicolas Méhan
41:54revient dans 15 jours
41:56pour faire le point
41:57effectivement
41:57si le gouvernement
41:59a enfin bougé
41:59il aura fallu
42:00que les prix explosent
42:01et que
42:02la pression populaire
42:03soit très forte
42:03parce qu'ils n'ont pas bougé
42:04une oreille
42:04mais si le feu depuis
42:05regardez quand ils ont annoncé
42:07le cessez-le-feu
42:08directement
42:10monsieur Lecornu
42:11a annoncé
42:11tiens on va surveiller
42:13que les distributeurs
42:13répercutent bien
42:14la baisse des prix
42:15etc
42:15on va mettre des contrôleurs
42:17dans chaque station service
42:18etc
42:19ça n'a pas eu le temps
42:19de baisser
42:20puisque de toute façon
42:21le conflit
42:21ils espéraient que le conflit
42:22se termine
42:22comme tout le monde d'ailleurs
42:23mais là on voit bien
42:24qu'on est quand même
42:24parti pour durer
42:25on est sur un point de blocage
42:27et d'ailleurs
42:27on peut espérer
42:28il faut rappeler
42:29qu'il y a deux jours
42:30il y avait le ministre
42:31des affaires étrangères
42:31iranien
42:32qui était à Moscou
42:32donc peut-être que
42:35les pourparlers
42:36qu'histoires n'ont pas marché
42:37le nouveau médiateur
42:37c'est peut-être
42:38Vladimir Poutine
42:38et peut-être qu'il arrivera
42:40à faire d'une pierre à deux coups
42:41et d'arrêter à la fois
42:41le conflit en Ukraine
42:43et en Iran
42:43ça pour le coup
42:45je ne mets pas de date
42:45merci à tous
42:46merci à tous les quatre
42:47pour l'heure inter de ce soir
42:48l'heure inter de 100% politique
42:49tous les mercredis soir
42:51sur CNews
42:52on se retrouve évidemment
42:53la semaine prochaine
42:53Xenia et Arnaud
42:54et merci à nos deux invités du soir
42:55Nicolas Meillant
42:56et Sébastien Nier
42:57tout de suite
42:58le 22h08 de CNews
42:59avec Mickaël Dorian
43:00à demain 11h
43:01pour 100% Frontières
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