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  • il y a 2 mois
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure inter de 100% politique, tout comme tous les mercredis.
00:04Xenia Federova, bonsoir. Arnaud Klarsfeld.
00:07Bonsoir.
00:07Et comme invité ce soir, Henri Guénaud, bonsoir à vous.
00:10Bonsoir.
00:10Et l'amiral Alain Houdot de Dainville, merci d'être là tous les quatre.
00:15On va évidemment commencer par ce qui se passe autour de l'Iran,
00:18le blocus américain et la menace iranienne avec leur proxy outil de bloquer la mer rouge.
00:24Vous voyez toutes les précisions de Julia Ferrandt ?
00:31C'est une nouvelle route maritime que menace de bloquer les Iraniens.
00:35Par le détroit de Bab el-Mandeb, c'est la mer rouge qui est dans le viseur de l'armée
00:40iranienne.
00:41Si les Etats-Unis poursuivent leur blocus dans le détroit d'Hormuz,
00:45selon un communiqué des forces armées lues à la télévision iranienne.
00:50Si le blocus maritime imposé à l'Iran se poursuivait,
00:54aucune importation ni exportation ne serait autorisée via le golfe Persique,
00:59la mer d'Oman ou la mer rouge.
01:01L'Iran ne borde pas la mer rouge,
01:04mais peut compter sur ses alliés au Yémen,
01:07les rebelles outils présents sur une longue partie du littoral yéménite
01:11qui longe ce détroit.
01:13Ces derniers ont déjà revendiqué des attaques sur Israël depuis le début de la guerre.
01:18Situé entre le Yémen et Djibouti, le détroit de Bab el-Mandeb est un passage maritime incontournable.
01:25Il relie l'Asie à l'Europe par le golfe d'Aden à la mer Rouge,
01:29puis le canal de Suez qui mène ensuite à la mer Méditerranée.
01:32Par ce détroit transitent principalement du pétrole et du gaz du Moyen-Orient,
01:38mais aussi des appareils électroniques, des voitures et des matières premières en provenance de l'Asie.
01:45Tout est résumé dans cette dernière phrase, Kizina Fedorova.
01:48C'est-à-dire que si on a le blocus américain au détroit d'Ormouz, on l'a,
01:52mais si en plus on a le blocage d'une partie de la mer Rouge,
01:56ça va être plein pot pour les Occidentaux, les Européens que nous sommes,
01:59les consommateurs, le gaz, l'électricité, le carburant, etc.
02:04Tout va augmenter.
02:05Oui, bien sûr. C'est déjà un peu l'écart, même avec le détroit d'Ormouz,
02:08mais je pense qu'on voit qu'Iran, comme Donald Trump dit, il a l'écarte.
02:12Et je pense que c'est une vraie possibilité.
02:17Donc je pense que c'est aussi pour ça que Donald Trump cherche à négocier aujourd'hui.
02:22Et je pense qu'il va essayer, Donald Trump, de sortir de cette situation avec un accord avec les Iréniens.
02:28Je pense que c'est absolument nécessaire de trouver cet accord,
02:33parce que sinon, on va se trouver dans une crise encore plus profonde économique,
02:38comme vous avez dit, sans pétrole.
02:40Bon, si, il y aura le pétrole, mais limité.
02:43Et le prix, qui est déjà assez haut, sera encore plus haut.
02:48Les gaz aussi, et les ingrédients, et la crise alimentaire, etc.
02:52Donc oui, je pense que dans tous les intérêts de tout le monde aujourd'hui,
02:57trouver une solution, l'Iran reste quand même résistante avec ses proxys,
03:00avec la possibilité de jouer cette carte aussi pour cette route alternative.
03:08Amiral, on a deux points de blocage, donc on a le détroit d'Hormuz,
03:11et désormais, les répercussions en mer rouge.
03:13Ça peut être gravissime si ça dure.
03:16D'abord, ce sont des menaces.
03:18Oui, bien sûr.
03:19Le détroit d'Hormuz, ce n'est pas une menace.
03:20Non, Hormuz, ce n'est pas une menace.
03:23Le Babel-Mandeb, la porte des lamentations, c'est une menace.
03:26Or, ce détroit a déjà été attaqué, il a été sous le feu des projectiles venant des rebelles-outils
03:34de novembre 2023 à juillet 2025.
03:38Et l'Union européenne a constitué une mission qui s'appelle la Spides,
03:44pour protéger la navigation commerciale.
03:47Mais malgré cela, les grands armateurs de conteneurs,
03:50parce que autant Hormuz, c'est le détroit du pétrole,
03:53autant le Babel-Mandeb, c'est le détroit du conteneur.
03:55Les grands armateurs de conteneurs, les trois premiers sont européens,
03:59ont dérouté, depuis le début du conflit entre Iran, Israël et États-Unis,
04:05ont dérouté le trafic par le cap de Bonne-Espérance.
04:08Donc l'impact du blocage, si il y a blocage, il y a, sera sur l'Arabie saoudite.
04:15Or, l'Arabie saoudite a des moyens de faire pression sur les outils.
04:21La paix d'une partie des fonctionnaires outils,
04:24qui, depuis la trêve de 2022, est assurée par l'Arabie saoudite.
04:27Mais il y aura des conséquences aussi pour les consommateurs européens
04:30et pour les consommateurs occidentaux, c'est ce qu'on voyait dans le sujet.
04:33Quand tout est bloqué, Henri Guénaud, on le voit déjà avec le détroit d'Hormuz,
04:37c'est-à-dire qu'on vit dans un monde global où ça se répercute sur le consommateur français
04:41qui va, à la pompe, remplir son réservoir de carburant.
04:45Oui, alors, de toute façon, tout ce qui se passe dans cette région du monde
04:49se répercute sur le monde entier parce que c'est un des points névralgiques de la mondialisation.
04:55C'est l'endroit où... c'est la charnière entre l'Orient et l'Occident.
04:59Donc, que ce soit les flux commerciaux de marchandises, que ce soit le pétrole, le gaz,
05:07mais aussi les données, tous les câbles de données qu'on pourrait très bien couper un jour.
05:15Donc, on est dans une zone très extraordinairement vulnérable pour le monde entier,
05:19pour l'Occident en particulier.
05:21Plus pour l'Europe, d'ailleurs, que pour les États-Unis
05:23parce que les États-Unis sont à peu près autosuffisants en pétrole et en gaz,
05:28tandis que l'Europe, pas du tout.
05:30Donc là, on a un vrai sujet qui ne concerne pas, d'ailleurs, que le prix de l'essence à
05:34la pompe,
05:34mais qui concerne toute l'économie, parce que le coût des transports augmente,
05:41le coût des engrais augmente, le coût des produits chimiques augmente,
05:45et puis tout ça se diffuse à tout, aux médicaments,
05:51et à pratiquement toutes les activités.
05:54Donc, plus cette guerre dure,
05:57alors on peut après dire que toutes les menaces ne sont pas toutes porteuses de grandes catastrophes,
06:04mais quand même, plus cette guerre dure, plus le désordre s'installe,
06:08et plus cela devient très dangereux pour l'ensemble du monde, pour l'économie mondiale.
06:15Avec cette observation que je voudrais faire, c'est que nos sociétés occidentales, d'abord,
06:24elles sont à bout, notamment les sociétés européennes,
06:28elles sont à bout, en termes de social, de pouvoir d'achat.
06:32Donc, maintenant, il n'y a pas besoin que les augmentations soient extraordinaires,
06:38mais c'est un peu la goutte d'eau qu'il faut déborder le vase.
06:41Je veux dire qu'on est arrivé,
06:42enfin, vraiment, ces sociétés sont d'une très grande vulnérabilité à la question économique.
06:48Bon, l'Asie est d'une très grande vulnérabilité pour un certain nombre de matières,
06:53notamment de matières premières, puis pour ses exportations.
06:55Donc, voilà, il faut que ça s'arrête,
06:58parce qu'on n'a aucun moyen de compenser les effets de cette guerre sur le reste du monde,
07:06et sur nous en particulier.
07:07Alors, Arnaud, je vous donne la parole,
07:08mais écoutez donc Donald Trump qui promet que ça va s'arrêter bientôt, justement.
07:14J'ai dû intervenir, car si je ne l'avais pas fait maintenant,
07:17l'Iran disposerait de l'arme nucléaire.
07:19Et s'ils avaient l'arme nucléaire,
07:21vous seriez en train d'appeler tout le monde là-bas,
07:23et vous ne voulez pas en arriver là.
07:25Je pense que la guerre est presque finie.
07:27Je veux dire que je la considère comme presque terminée.
07:31Vous savez quoi ?
07:32Si je me retirerais maintenant,
07:33il leur faudrait 20 ans pour reconstruire ce pays.
07:36Et nous n'avons pas fini.
07:38Nous verrons ce qui se passera.
07:39Je pense qu'ils veulent vraiment conclure un accord.
07:42C'est ce que disait Xenia,
07:43qui disait qu'on allait bientôt arriver à un accord,
07:46que c'était le but de Donald Trump.
07:47Mais on voit qu'il y a quand même une forme d'escalade
07:49entre le détroit d'Ormuz et la mer Rouge.
07:52Certains disent que ça dépend des Iraniens,
07:54d'autres disent que ça dépend de Trump.
07:56Selon le point de vue qu'on a,
07:58les choses divergent.
08:01Certains disent que si Trump n'avait pas commencé la guerre,
08:03le prix de l'énergie serait au même tarif qu'avant la guerre.
08:08Ils ont raison, oui ou non.
08:09Mais certains disent aussi, dont moi,
08:12si l'Iran n'avait pas cherché à acquérir l'arme nucléaire,
08:16si l'Iran avait raisonnablement,
08:18ce qui est quand même raisonnable,
08:21de dire qu'on n'enrichit pas l'uranium à plus de 5%,
08:25on n'a pas besoin, on a toute l'énergie nécessaire,
08:28on n'a pas besoin d'avoir l'arme atomique,
08:30on n'a pas besoin de déstabiliser la région,
08:32on veut vivre heureux et que notre peuple vive heureux,
08:35alors il n'irait pas eu la guerre.
08:37Là aussi, je n'ai pas tort non plus.
08:39Donc, c'est selon le point de vue que l'on a.
08:42Mais il y a beaucoup de gens honorables en France,
08:45dans divers milieux,
08:47qui reconnaissent que l'Iran est une menace pour le monde entier,
08:52mais qui préfèrent attendre que l'Iran ait l'arme atomique
08:56et soit encore plus dangereux.
08:58Moi, je considère qu'il fallait intervenir
09:01pour empêcher l'Iran d'avoir l'arme atomique.
09:03Mais le prix de l'énergie risque, en effet,
09:05comme Xenia l'a dit, comme Henri l'a dit,
09:08d'être élevé pendant un certain temps.
09:10Alors, on revient sur le débat de la légitimité de cette intervention,
09:14de sa réussite ou de son échec.
09:16Quel est votre point de vue, Xenia,
09:17sur le perdant, le gagnant de se cesser le feu
09:20de la situation actuelle ?
09:22Est-ce une erreur de l'administration Trump ou pas ?
09:24Je pense que c'était mal calculé
09:28par l'administration de Donald Trump,
09:30les résultats de ses campagnes.
09:32Je pense que Donald Trump était plutôt,
09:36comment dire, après Venezuela,
09:38il a eu beaucoup d'envie d'y aller,
09:41peut-être aussi récupérer du pétrole iranien,
09:43je ne sais pas, ou affaiblir la Chine
09:45par la déstabilisation de ses régions.
09:50Ce n'était pas vraiment très clair sur les objectifs,
09:54parce que selon Donald Trump,
09:55il a détruit tout pendant les premières frappes.
09:58Aussi, selon l'année dernière,
10:00aussi selon l'agence internationale atomique,
10:04et selon les ressignements américains,
10:07il n'y a eu qu'une prouve
10:08qu'Iran possède l'arme nucléaire
10:10ou cherche de les faire.
10:12Comme Arnaud Clarsel dit,
10:14il y a eu l'uranium enrichi,
10:18enrichi jusqu'à un certain pourcentage
10:20qui pose un problème.
10:23Mais il y a aussi Amélie,
10:24qui ne cherchait pas,
10:25elle dit, c'est pour les raisons religieuses,
10:28d'avoir une guerre nucléaire.
10:30Donc il y a beaucoup de questions sur ce sujet,
10:32et je pense qu'il y aura beaucoup de débats.
10:34Est-ce que c'était vraiment une guerre nécessaire,
10:37préventive,
10:38et est-ce que le résultat qu'on a aujourd'hui,
10:41was it worth it ?
10:42Est-ce que ça valait le coup ?
10:43Alors, est-ce que ça valait le coup, Henri Guéno ?
10:45Est-ce que c'était une guerre nécessaire ?
10:47Non, le problème n'est pas de savoir
10:49si la guerre était nécessaire,
10:50le problème est de savoir si,
10:51en faisant la guerre,
10:52on pense que le monde après sera un peu meilleur,
10:54un peu plus sûr,
10:55ou pire et encore moins sûr.
10:59Ce n'est pas la question de cette guerre.
11:01D'abord, quand on fait la guerre,
11:02quand on s'engage dans une guerre,
11:04il faut être prêt à assumer l'engonage de la guerre
11:06et aller au bout de la guerre.
11:07Or, les Américains n'étaient pas prêts à cela,
11:09puisqu'ils ne sont pas prêts à envoyer
11:11des centaines de milliers de soldats sur le terrain
11:13pour conquérir l'Iran
11:14et pour renverser directement le régime.
11:18Alors, pour des raisons qu'on comprend bien,
11:20le Vietnam, l'Afghanistan, l'Irak.
11:24Donc, à partir de ce moment-là,
11:27soit la guerre, elle cessait tout de suite,
11:30c'est-à-dire que,
11:31ce qu'ont cru certains aux Etats-Unis,
11:32je ne suis pas sûr que ce soit l'administration
11:34au sens large du terme.
11:35Oui, parce qu'il y avait des désaccords,
11:36vous avez raison,
11:36avec J.D. Vence notamment.
11:37Je pense que les militaires avaient supprimément prévenu,
11:39la CIA aussi,
11:40qu'il ne suffirait pas de décapiter le régime
11:42pour que, trois jours après,
11:44le régime s'effondre.
11:45Surtout que le régime n'ait pas décapité.
11:46En tout cas, c'était un peu le pari
11:47qui a été fait,
11:49ça va durer une semaine, 15 jours,
11:50et puis voilà.
11:51Bon, on voit bien que ça dure,
11:53ça coûte cher,
11:54mais ça coûte cher,
11:56pour Trump,
11:57ça coûte cher au monde entier,
11:58ça coûte cher aux Etats-Unis,
11:59ça coûte cher à la cote de popularité de Trump,
12:01mais qui n'est pas quelque chose de secondaire,
12:04puisqu'il va y avoir des élections de mid-terme,
12:06et qu'il va arriver le moment
12:08où les pouvoirs de Trump
12:08seront considérablement réduits
12:10s'il perd les élections de mid-terme.
12:12Donc, ils ne peuvent pas aller au bout de cette guerre.
12:16Par conséquent,
12:17je trouve que c'était assez inconséquent
12:20de s'engager dans ce conflit.
12:24Et puis, on parlait tout à l'heure du nucléaire.
12:28Il faut bien comprendre une chose,
12:30c'est que chaque fois qu'on engage
12:33une guerre de ce genre,
12:34que l'Occident engage une guerre de ce genre,
12:37les pays, ce qu'on appelle le sud global,
12:41se disent qu'au fond,
12:42ils n'ont qu'une façon de se protéger
12:44contre ce genre d'agression,
12:47c'est l'arme nucléaire.
12:49Et donc, ce qui est prévisible,
12:51c'est que dans les décennies qui viennent,
12:53la prolifération nucléaire va se répandre.
12:55Elle va se répandre parce que
12:56c'est leur dernière sécurité.
12:59Alors, vous allez d'abord avoir des pays
13:00qui, aujourd'hui, vous inquiètent pas trop,
13:02le Japon, l'Allemagne,
13:04vous allez avoir la Turquie.
13:06Voilà, et puis ça va continuer
13:07parce que, encore une fois,
13:09c'est la seule assurance
13:10contre ce genre de choses.
13:12Donc, plus il y a de conflits de ce genre
13:13et plus la prolifération nucléaire
13:17va augmenter.
13:18Et s'agissant de l'Iran,
13:20à partir du moment où vous n'occupez pas le pays,
13:23où vous n'avez pas changé de régime,
13:26bien entendu,
13:27ils vont recommencer
13:29demain, après-demain,
13:30dans 5 ans, dans 10 ans.
13:31Mais de toute façon,
13:32ils vont le faire.
13:33Ils vont tout faire.
13:35Tout faire pour avoir l'arme nucléaire.
13:38On peut se demander aussi pourquoi,
13:40en 2018, 30 ans.
13:41C'est un répit.
13:41On sait très bien que dans
13:43quelques milliards d'années,
13:44la Terre aura disparu.
13:45Non, mais là, c'est pas un milliard d'années.
13:46On sait très bien que dans
13:47quelques milliards d'années,
13:48la Terre aura disparu,
13:50que dans plusieurs milliards d'années,
13:52le Soleil aura disparu.
13:53Donc, tout dans la vie est un répit.
13:55On ne sait pas ce qui se passera dans 50 ans.
13:58On voit l'avenir.
13:59On voit l'histoire à 10, 15 ans.
14:02Ce qui se passera à la génération suivante,
14:04on ne le sait pas.
14:06Donc, la responsabilité des dirigeants
14:08pour les générations,
14:09en tous les cas qui suivent,
14:10c'est d'empêcher un État
14:11qui est un État dangereux et terroriste
14:14et qui déstabilise le Moyen-Orient,
14:16d'acquérir l'arme nucléaire.
14:18D'autant qu'il a déjà menacé
14:19un État voisin,
14:21c'est-à-dire Israël.
14:22Mais même, ou Lyon, Israël,
14:26pour la stabilité du monde occidental,
14:29l'Iran qui a une révolution islamiste à exporter,
14:34il pourrait faire chantage
14:35sur les démocraties européennes.
14:38Alors, je veux qu'on voit la situation,
14:39et Amiral, je vais vous demander
14:40votre point de vue sur cette guerre
14:41parce que ça m'intéresse grandement,
14:41mais je veux qu'on voit la situation.
14:43On a vu les menaces iraniennes
14:44avec leur proxy autour de la mer Rouge.
14:46Voyons la situation,
14:47parce que là, ce ne sont pas des menaces,
14:48c'est un blocus opérant
14:49avec des bateaux refoulés,
14:50donc au détroit d'Hormuz,
14:52blocus américain,
14:53Julia Ferrand.
14:56Six navires ont été stoppés
14:58par le blocus naval du détroit d'Hormuz
15:00d'après l'armée américaine.
15:02Sur Marine Trafic,
15:03nous avons pu en identifier cinq.
15:05Le premier, le Christiana,
15:07un vraquier battant pavillon libérien
15:10qui a quitté le port iranien d'Imam Khomeini
15:13le 10 avril dernier.
15:14Il est localisé dans le golfe d'Omane
15:17depuis hier soir.
15:18Le deuxième, le pétrolier Elpis,
15:21battant pavillon des Comores.
15:22Il a quitté le port iranien de Boucher
15:25le 31 mars dernier.
15:26Il stationne dans les eaux du golfe d'Omane
15:29depuis hier.
15:30Le pétrolier Rick Stary,
15:32battant pavillon du Malawi,
15:34était lui au départ du port de Sharjah-Ankh
15:36dans la province de Dubaï le 13 avril,
15:39quelques heures avant le début du blocus américain.
15:42Il a été contraint de modifier sa trajectoire
15:45et de changer de cap
15:46et stationne désormais au large
15:48de l'île iranienne de Keshm.
15:50Enfin, les cargos Taha et Oseymaru 126,
15:54naviguant sous pavillon des Comores
15:57et sous pavillon Gambien,
15:58ont quitté le port iranien de Sharjah-Ankh
16:00le 12 avril à 6 heures du matin.
16:03Ils sont tous deux localisés
16:04au large de la ville Omaneys de Soweïk
16:06depuis hier 15 heures.
16:08Selon le commandement militaire américain,
16:11plus de 10 000 soldats,
16:13une dizaine de navires de guerre
16:14et des dizaines d'avions sont mobilisés
16:17dans le cadre de ce blocus.
16:18Le chef des forces américaines
16:20dans la région, Brad Cooper,
16:22se félicite d'un commerce maritime iranien
16:25complètement à l'arrêt,
16:26dont dépend 90% de l'économie iranienne.
16:31Amiral, comment vous jugez l'opération américaine ?
16:33Était-ce une bonne opération ?
16:35Est-ce qu'ils ont maîtrisé ce qu'ils faisaient ?
16:37Ou est-ce qu'ils ont été dépassés par les événements ?
16:39Il y a deux points de vue.
16:40Il y a le point de vue politique
16:42et il y a le point de vue militaire.
16:44Faire respecter un blocus,
16:45les Américains sont très entraînés.
16:47Souvenez-vous du Venezuela.
16:48Les Français aussi le faisaient
16:50avec la flotte fantôme.
16:52Militairement, ce n'est pas un problème
16:54de dire à un bateau, arrêtez-vous.
16:57Ensuite, le commandant du bateau
16:58va interroger son armateur
17:00ou son affrêteur
17:01qui va juger combien d'argent il va perdre
17:04s'il ne s'arrête pas.
17:06Très facilement, il va faire demi-tour
17:07pour des raisons financières.
17:09Militairement, pas de problème.
17:10Politiquement, c'est autre chose.
17:11Moi, je pense que politiquement,
17:13c'est une carte que se donnent les Américains
17:15pour des négociations
17:16dont on annonce une reprise
17:18dans les jours qui viennent.
17:19Mais les Iraniens ont réagi
17:21avec la carte dont on parlait au début.
17:23C'est pas bel mandable.
17:24Et là, à l'instant T, jusqu'ici,
17:27est-ce que vous jugez que l'opération
17:28a été maîtrisée par les Américains
17:30et par Donald Trump ?
17:32Est-ce qu'il a bien fait d'agir préventivement
17:34comme l'a dit, par exemple, Arnaud ?
17:36Je trouve que d'abord,
17:38Donald Trump communique.
17:39Et ensuite, il y a des militaires
17:41qui agissent
17:42et, je pense,
17:44tout un courant de l'administration
17:45de la diplomatie
17:46qui lui donnent des éléments
17:47pour pouvoir
17:49entamer les discussions.
17:51Or, les discussions,
17:52ce qui est...
17:52Enfin, là où le bas blesse,
17:54c'est que jusque-là,
17:55dans les équipes de négociateurs,
17:57il n'y avait pas de diplomate
17:58du côté américain.
17:59Alors que du côté iranien,
18:02il y avait tout ce qu'il fallait.
18:03Mais je pense quand même
18:04qu'ils sont en train
18:05de remonter en puissance
18:06pour se donner des moyens
18:07d'avoir des discussions
18:07plus fructueuses
18:08que la première session.
18:09Et en même temps,
18:10ils envoient des hommes.
18:11Il y a quand même
18:1110 000 personnes qui arrivent
18:12ou je ne sais pas,
18:13quelques milliers qui arrivent en plus.
18:14Ça fait trois semaines
18:16que ce bateau est en route,
18:17le boxeur qui vient
18:19de la côte ouest américaine.
18:20Et donc,
18:22ce n'est pas une nouveauté.
18:23Il le ressort là aussi
18:24pour dire qu'il est fort
18:25dans les négociations.
18:26Xavier, un dernier mot
18:27sur ces négociations
18:28et on passe au Liban.
18:29Il y a aussi des négociations.
18:30Ça fait partie
18:31de la communication
18:31de Donald Trump
18:32d'envoyer les soldats,
18:34envoyer les forces
18:34et en même temps négocier.
18:36La problématique aujourd'hui,
18:37c'est que pendant
18:38ces deux fois
18:38des négociations avec Iran,
18:41les Etats-Unis
18:41sont frappés Iran.
18:43Et dans ces négociations-là,
18:44ils sont en train de passer
18:45dans une atmosphère
18:46qui manque de confiance.
18:48Et je pense que ça a fait aussi
18:50un challenge
18:51de trouver une solution
18:53et de trouver un moyen
18:55d'arrêter cette guerre.
18:56Après, il y a J.D. Vance
18:58qui était ajouté.
19:00Donc aujourd'hui,
19:00c'est peut-être aussi
19:01un demand d'Iran
19:03parce qu'avec Jared Kushner
19:06et Steve Whitkoff,
19:07je pense qu'il manque
19:08de confiance
19:09de la part des Iraniens.
19:10Puisque J.D. Vance
19:12s'était opposé
19:12à cette intervention,
19:13les Iraniens demandaient
19:13qu'il soit à la table
19:14des négociations.
19:15Mais il a quitté
19:16le week-end dernier
19:17précipitamment justement
19:17cette même table
19:18des négociations.
19:19Les négociations,
19:20il y en a entre les Iraniens
19:21et les...
19:22Oui, Henri Guédo.
19:23Je remarque
19:24sur les négociations.
19:25Il y avait des négociations
19:26avant que la guerre commence.
19:27Bon, c'est à peu près
19:28les mêmes points
19:29qui sont aujourd'hui
19:30en négociation,
19:31sauf qu'il y en a un de plus.
19:32La guerre nous a amené
19:33un de plus
19:33qui est le détroit d'Hormuz.
19:36Plus la destruction,
19:37plus la destruction
19:38dont on ne parle pas assez
19:39à mon avis,
19:40des capacités de production
19:41en gaz
19:42et en févrierie détruite.
19:43Parce que ça,
19:43il va falloir,
19:44si jamais les combats reprennent,
19:46il va falloir longtemps
19:47pour les remettre
19:49en service.
19:50Même s'ils ne reprennent pas.
19:51Donc voilà,
19:52on n'a pas avancé.
19:53En fait,
19:53pour l'instant,
19:54la guerre n'a rien fait avancer.
19:55On verra
19:55ce que sera l'issue.
19:57Mais pour l'instant,
19:58elle nous a plutôt fait reculer
19:59du point de vue
20:00des négociations.
20:01Voilà pour le volet
20:02américain-iranien.
20:03Il y a des négociations
20:04également à Washington
20:05entre Israéliens
20:06et Libanais.
20:07Des négociations historiques.
20:08D'ailleurs,
20:08les Israéliens n'ont pas voulu
20:09des Français à la table
20:10des négociations.
20:11Les Français ont essayé
20:11d'aller à la table.
20:12Les Israéliens n'ont pas voulu
20:13des Français.
20:14Il se trouve qu'il y a quelques semaines,
20:15on était dans le sud du Liban
20:16avec notre reporter
20:17Baudouan Wieselman
20:17et il a fait un reportage
20:19dans le sud du Liban
20:20au moment où ce prêtre
20:21a été tué
20:22auprès des chrétiens d'Orient
20:23qui ne veulent pas
20:24quitter leur village.
20:25Ils ne veulent pas
20:26quitter leur village.
20:27Ils sont évidemment
20:28très remontés
20:29contre le Hezbollah.
20:30Mais alors que l'armée israélienne
20:31leur demande de partir,
20:32ils ne veulent pas partir.
20:38Nous sommes heureux
20:40de ce rencontre
20:42qui nous a entré l'espoir
20:44et nous a donné la décision
20:46à rester dans notre région,
20:49dans nos maisons
20:50et nos plaines.
20:51Ma maison a été détruite
20:52par les bombardements.
20:54J'habite maintenant
20:55à Marjaïon.
20:56Depuis la guerre,
20:57on n'a pas beaucoup de travail.
20:59La plupart des gens
20:59sont déterminés à rester.
21:01Moi aussi.
21:02C'est une guerre absurde.
21:03Oui, c'est une guerre absurde.
21:05Trois choses.
21:05La première,
21:06c'est que nous sommes
21:07en train de travailler
21:08sur la sécurité
21:09pour justement garder toujours
21:10une présence légale
21:13libanaise dans les villages.
21:14Deux,
21:14que nous sommes en train
21:15de travailler
21:16pour maintenir des voies ouvertes
21:17pour que les gens
21:18puissent se ravitailler
21:19et puissent se déplacer.
21:21Surtout que ça fait
21:22deux ans qu'ils ne travaillent pas.
21:24Ça fait deux ans
21:24qu'ils n'arrivent pas
21:25à descendre dans leurs champs
21:26pour cueillir les olives.
21:27Et surtout que l'école reste.
21:29Si l'école ferme,
21:30le village se vide.
21:31Les gens dans ce village
21:32et dans cette région
21:33vivent sur la croix.
21:35Ça fait depuis 1967
21:36qu'ils souffrent
21:37à cause des Palestiniens,
21:39ensuite à cause des Syriens
21:40et maintenant à cause de Hezbollah.
21:42Ces gens-là
21:42ne peuvent plus
21:43rester dans cette incertitude,
21:45dans cette guerre permanente.
21:46Ils arrangent leur maison
21:47deux mois après
21:48et elle est redétruite.
21:50Alors je leur ai dit,
21:51ils sont sur la croix
21:52depuis 1967
21:53mais que je suis sûr
21:54que la résurrection arrive.
21:56Parce qu'après la croix,
21:57il y a toujours la résurrection.
21:59Et la résurrection
21:59va arriver pour sûr.
22:02L'important,
22:02c'est qu'ils restent
22:03dans ce village.
22:03C'est très fort
22:04ces chrétiens d'Orient
22:05qui ne veulent pas partir.
22:06C'est évidemment
22:07une des causes
22:09de l'inquiétude
22:10à l'international
22:11avec des centaines
22:12de milliers
22:12de déplacés au Liban,
22:14les bombardements
22:15sur Beyrouth
22:15et de l'autre côté
22:16le Hezbollah
22:16qui continue aussi
22:17à bombarder
22:18le nord d'Israël.
22:19Oui,
22:20quand on regarde
22:21les images,
22:22on voit la souffrance
22:23d'un peuple
22:23en général.
22:24C'est dramatique
22:25et en fait
22:26ce qu'on a attendu
22:27c'est comme
22:29c'est une guerre
22:30sans fin
22:31et il n'y a
22:31aucune assurance
22:32que si ça arrête
22:33aujourd'hui
22:34ça ne va pas
22:34se reproduire
22:35encore dans
22:36quelques mois
22:36etc.
22:37Donc c'est ça
22:38ce qui me brise
22:39le cœur.
22:41On peut juste dire
22:42qu'ils ne peuvent
22:44rien faire aussi
22:45en Liban.
22:47Aujourd'hui
22:47ils sont un peu
22:48les otages
22:48de cette situation
22:49avec Hezbollah.
22:51Je pense qu'en tous
22:52les cas
22:53militairement parlant
22:54peut-être Arnaud
22:54Klasfeld
22:55ne sera pas
22:55d'accord avec moi
22:56mais je ne pense pas
22:57qu'Israël
22:58va faire beaucoup
22:58de choses
22:58par essayer
22:59d'immilitariser
23:01Hezbollah
23:01par force.
23:02Je pense qu'il y aura
23:02encore plus
23:03des victimes
23:05civiles
23:06les fuit-méguratoires
23:07et finalement
23:09je ne vois pas
23:10personnellement
23:11comment il peut
23:12arriver ça
23:12par force.
23:14Arnaud Klasfeld ?
23:15Là aussi
23:16c'est une situation
23:17où il ne devrait pas
23:19y avoir de conflit
23:19il n'y a aucun conflit
23:20entre Israël
23:21et le Liban
23:22ce sont deux peuples
23:23qui se ressemblent
23:24beaucoup
23:25ils ont aussi
23:26la même cuisine
23:27d'ailleurs
23:27et ils ont
23:28les mêmes qualités
23:29et les mêmes défauts
23:32mais le Hezbollah
23:33est là
23:33le Hezbollah
23:34contrôle une partie
23:35de l'état libanais
23:38a des milices
23:39a des roquettes
23:41a des tunnels
23:41de la même manière
23:43que le Hamas
23:43avait des tunnels
23:44envoie des raids
23:45sur Israël
23:47envoie des milliers
23:48de roquettes
23:49sur le nord
23:49d'Israël
23:50il y a aussi
23:50quelques centaines
23:51de milliers
23:52de personnes
23:53qui habitent
23:53dans le nord
23:54d'Israël
23:54et qui doivent courir
23:55aux herbris
23:56qui ont quelques minutes
23:57pour le faire
23:58donc le gouvernement
23:59israélien
24:00est bien obligé
24:01d'essayer
24:02de détruire
24:03le Hezbollah
24:03ou sinon
24:04de le détruire
24:05puisqu'on ne détruit
24:06pas une idéologie
24:07comme on dit
24:08mais au moins
24:08d'affaiblir
24:10considérablement
24:11l'ennemi
24:12si le Hezbollah
24:13comme l'Iran
24:14arrêtait de vouloir
24:16créer une arme nucléaire
24:17si le Hezbollah
24:19arrêtait de vouloir
24:20disons
24:22détruire la population
24:23dans le nord
24:24d'Israël
24:24ou fomentait
24:25des attentats
24:26envoyait des roquettes
24:27il n'y aurait pas
24:28de conflit
24:28ils sont victimes
24:30disons
24:31d'une situation
24:33dramatique
24:34mais qui est due
24:35disons
24:35à l'origine
24:36au Hezbollah
24:38en général
24:39c'est celui
24:39qui déclenche
24:40la guerre
24:41ou qui était
24:41à l'origine
24:42de la guerre
24:42qui est responsable
24:44ceux qui
24:46qui envoyaient
24:47des bombes
24:47sur l'Allemagne
24:48sur l'Allemagne
24:49nazie
24:50sur Dresde
24:50et tout ça
24:52qui était responsable
24:53est-ce que c'était
24:54les nazis
24:54qui avaient commencé
24:55la guerre
24:56ou est-ce que c'était
24:56les alliés
24:57qui envoyaient
24:58les bombes
24:58les Allemands
24:59ont commencé
24:59à envoyer des bombes
25:00sur les villes
25:01anglaises
25:02les Anglais
25:03ont envoyé
25:03des bombes
25:03sur les villes
25:06allemandes
25:06il n'y a pas de guerre
25:07qui soit
25:10honorable
25:10ou disons
25:11armée morale
25:12je n'ai jamais dit
25:13que l'armée israélienne
25:14était la plus morale
25:15du monde
25:15il n'y a pas de guerre
25:16propre
25:17ce n'est pas possible
25:19mais en tous les cas
25:20si le Hezbollah
25:21arrêtait d'envoyer
25:22des missiles
25:23sur Israël
25:24il n'y aurait pas de
25:24conflit
25:25Henri Guénaud
25:25ça vous fait réagir
25:26oui parce que
25:27moi je ne peux pas
25:28je ne peux pas
25:29d'un point de vue moral
25:30parce qu'il y a quand même
25:31une morale humaine
25:33je reprends un instant
25:34l'exemple de Dresde
25:35ou de Hambourg
25:37Dresde c'est
25:3740 à 50 000 morts
25:39brûlés vifs
25:40en une nuit
25:41et bien oui
25:41c'est un crime
25:42oui c'est un crime
25:43parce qu'il n'y avait
25:44aucun objectif militaire
25:45et les Anglais
25:46ont commis ce jour-là
25:47un crime
25:47les Alliés ont commis
25:48un crime
25:49et ce n'est pas parce que
25:50les nazis avaient bombardé
25:53les villes anglaises
25:54qu'il fallait se venger
25:56sur les villes allemandes
25:57et d'ailleurs
25:57ça n'a eu aucun effet militaire
25:59les Allemands
26:00ils se sont battus
26:00jusqu'au dernier
26:01dans les ruines de Berlin
26:02on se battait avec
26:03des enfants de 13 ans
26:04et des vieillards
26:04de 60, 65 ans, 70 ans
26:06voilà
26:07donc ça n'est jamais
26:08il n'y a jamais une raison
26:10pour faire ça
26:11c'est très bien
26:13je comprends très bien
26:14qu'Israël se défende
26:15contre le Hezbollah
26:15ce n'est pas une raison
26:16pour massacrer
26:17la moitié du Liban
26:18ça ne croit pas
26:18la moitié du Liban
26:19pour l'instant
26:19mais regardez
26:20une seconde
26:21une question très rapide
26:24qu'est-ce que dit la France
26:25la politique de la France
26:26elle dit
26:27si nos intérêts vitaux
26:28sont menacés
26:29nous menaçons
26:30d'envoyer l'arme atomique
26:31oui ou non
26:32oui elle le dit
26:33donc la France
26:34ou le gouvernement français
26:36qui critique Israël
26:37dit
26:37si des troupes
26:38s'engagent sur notre territoire
26:40et menacent
26:41disons
26:41nos intérêts vitaux
26:42on est prêt à envoyer
26:43une bombe atomique
26:44qui tuerait
26:45des millions
26:45et des millions d'hommes
26:46oui ou non
26:47oui enfin on ne l'a pas fait
26:48on ne l'a pas fait
26:49mais on le dit
26:49c'est le but de la dissuasion
26:50là on n'est pas dans la dissuasion
26:53continuons sur le Liban
26:54je reviens sur le Liban
26:55et sur la position de la France
26:56parce qu'au fond
26:58outre le fait que je trouve
27:00j'essaie d'éviter en général
27:03les dimensions émotionnelles
27:05des débats que je peux avoir
27:06sur des plateaux
27:07ou dans les articles que j'écris
27:09mais là je ne peux pas m'empêcher
27:11vis-à-vis du Liban
27:12il y a entre la France et le Liban
27:14un lien très profond
27:17et une responsabilité d'ailleurs
27:19française dans l'existence même du Liban
27:21qui fait que
27:22je ne peux pas rester insensible
27:25à ce qui se passe
27:25maintenant il y a un problème
27:27avec la position française
27:28la France avait les moyens
27:30en accord avec le gouvernement libanais
27:33de désarmer le Hezbollah
27:35d'intervenir
27:37encore une fois
27:38à la demande du gouvernement libanais
27:40pour désarmer le Hezbollah
27:41en envoyant
27:42en envoyant
27:43ces soldats
27:44voilà
27:45pour désarmer
27:46le Hezbollah
27:47quelle que soit la vie
27:48d'ailleurs
27:49d'Israël
27:50sur ce sujet
27:51il y a des soldats français
27:51dans la finule
27:52et qu'il y a eu des frictions
27:53entre la finule et de ça
27:54ça fait 50 ans que la finule est là
27:55et qu'il n'a rien fait
27:56la finule c'est pas la même chose
27:57la finule c'est pas l'armée française
27:58même s'il y a des soldats français
27:59la finule observe
28:00voilà ils font
28:01ils font ce qu'ils peuvent
28:02avec les ordres qu'ils ont
28:02on a même
28:03on a même été jusqu'à
28:05retirer les chars Leclerc
28:06pour éviter
28:07qu'au cas où les Israéliens
28:09rentreraient au Liban
28:11il y ait une confrontation
28:13entre nos quelques chars Leclerc
28:15et les chars israéliens
28:18bon donc
28:18la finule c'est autre chose
28:20moi ce que j'aurais voulu
28:21c'est que
28:22le gouvernement français
28:23l'armée française
28:25aille désarmer
28:26le Hezbollah
28:28sans demander
28:29l'autorisation
28:30des Israéliens
28:30et en contrepartie
28:32que toute
28:33toute puissance étrangère
28:35qui attaquerait
28:36les troupes françaises
28:37qui rentreraient
28:38sur le territoire libanais
28:39trouveraient en face
28:40de l'armée française
28:40voilà
28:41et je pense que les choses
28:42auraient été beaucoup plus claires
28:43il ne s'agit pas
28:43de demander la permission
28:44à l'Israël
28:45il ne s'agit pas
28:45de leur demander
28:45la permission
28:46de participer
28:47à des négociations
28:48il s'agit de prendre
28:49nos responsabilités
28:50nous n'en avons pas
28:51énormément dans cette région
28:52nous avons le Liban
28:53et les accords de défense
28:54que nous avons passés
28:55avec un certain nombre de pays
28:56si la France n'est pas capable
28:57d'honorer ça
28:58alors elle n'a plus de poids
29:00elle n'a plus d'honneur
29:01elle n'a plus de parole
29:01sur la scène
29:15mon point de vue
29:16c'est que le Liban
29:16est un état souverain
29:17rien ne peut se faire
29:18si le Liban ne le demande pas
29:20la deuxième chose
29:20c'est qu'éradiquer le Hezbollah
29:22c'est une mission impossible
29:23pour n'importe qui
29:25désarmé
29:26non non
29:26moi j'ai parlé d'éradiquer
29:27j'ai parlé d'éradiquer
29:29alors désarmé c'est désarmé
29:31si le Liban ne demande pas
29:32à la France de le faire
29:33c'est pas la France
29:34qui peut le faire
29:34non ça c'est vrai
29:35donc désarmé
29:36ça doit être
29:37la tâche de l'armée libanaise
29:39or la France
29:40a aidé l'armée libanaise
29:42il ne faut pas oublier ça
29:44et donc
29:46puis par ailleurs
29:47même le Hezbollah
29:49a des relais partout
29:50en Afrique
29:50donc il saura revenir
29:51même s'il disparaisse
29:53momentanément
29:53la Russie est-elle une menace existentielle
29:55on va se poser cette question
29:56dans un instant
29:56puisque c'est les propos
29:57du chef d'état-major
29:58mais juste avant
29:58je vais voir le reportage
29:59puisqu'elle est à la frontière
30:00entre Israël et le Liban
30:02elle est notre envoyée spéciale
30:03Pauline Trevzer
30:06à Dovev
30:07avec Fabrice Elsner
30:09et ce qu'on peut vous dire
30:09c'est que nous entendons
30:10des avions de combat
30:12israéliens
30:13qui nous survolent
30:14depuis tout à l'heure
30:15car nous sommes
30:16à seulement
30:16quelques mètres
30:17de la frontière
30:19libanaise
30:19vous voyez ces lignes
30:20qui la délimitent
30:22et à seulement
30:23quelques mètres
30:24ces villages
30:25libanais
30:25qui se font bombarder
30:27par l'armée israélienne
30:28car c'est là
30:29que se trouvent
30:30des bastions
30:31du Hezbollah
30:32vous voyez
30:32cette fumée noire
30:34qui s'élève
30:34et bien ce sont des chars
30:35que nous avons pu croiser
30:37qui se cachent
30:38juste derrière les murs
30:39de la frontière
30:40et qui tirent
30:41à longue portée
30:42nous avons même vu
30:43avec Fabrice
30:44et bien des passages
30:45de la frontière
30:46ouverts
30:46qui laissent
30:47présager
30:48et bien qu'il y a encore
30:48des chars israéliens
30:50qui passent
30:50de l'autre côté
30:51vers le Liban
30:53qui est obligé
30:54de continuer
30:55ces opérations
30:56car le Hezbollah
30:57n'a pas encore
30:57été démantelé
30:59le Hezbollah
30:59a encore tiré
31:00pas moins de 40
31:01roquettes
31:02sur le nord d'Israël
31:03depuis ce matin
31:05et ici à Dovev
31:06précisément
31:07où nous sommes
31:08il y a eu
31:08plusieurs alertes
31:09et un drone
31:10a été intercepté
31:12un peu plus tôt
31:13dans la journée
31:13Voilà ce qu'on pouvait dire
31:15sur l'Iran
31:15les Etats-Unis
31:16Israël et le Liban
31:17je veux qu'on parle donc
31:18des propos du chef
31:20d'état-major
31:20c'était en commission
31:22donc la semaine dernière
31:24sous serment
31:25et le chef
31:26d'état-major français
31:27généralement donc
31:28a dit qu'il avait
31:29des craintes
31:29concernant la Russie
31:32Ce qu'on évaluait
31:34comme des symptômes
31:37du dérèglement massif
31:38de notre environnement
31:39et des conditions
31:41pour notre sécurité
31:43quelques constantes
31:44apparaissaient
31:45à l'été dernier
31:46le premier
31:46c'était
31:48la permanence
31:50d'une menace russe
31:52sur notre continent
31:53avec une guerre
31:54ouverte
31:55qui reste
31:57ma préoccupation
31:59première
31:59en termes de préparation
32:01des armées
32:01c'est sur notre continent
32:03Première préoccupation
32:05du chef d'état-major français
32:06une guerre ouverte
32:07avec la Russie
32:08C'est la Russie qui pose
32:14le plus grand problème
32:15et la plus grande menace
32:16mais c'est aussi
32:19le chef de l'OTAN
32:20c'est aussi
32:21le Royaume-Uni
32:21qui ont dit ça
32:22qu'il faut se préparer
32:23pour une guerre
32:24avec la Russie
32:25les Allemands
32:26qui se ré-militarisent
32:28très rapidement
32:29et avec une grande force
32:30qui doit inquiéter
32:31à mon avis
32:31beaucoup de monde
32:32la vérité
32:33ce que je pense
32:35je pense que c'est un prétexte
32:36bien sûr
32:37pour renforcer
32:38le budget militaire
32:39aujourd'hui
32:40parce que
32:40si on regarde
32:41pourquoi la Russie
32:43doit attendre 2030
32:44pour attaquer l'Europe
32:45dans ces cas
32:45pour laisser
32:46les pays européens
32:48renforcer
32:49les budgets militaires
32:50et c'est réarmé
32:51c'est aucun sens
32:52la Russie n'a aucun intérêt
32:54d'attaquer l'Europe
32:55je pense que c'est
32:56un très bon prétexte
32:57comme je dis
32:58mais aussi
32:59d'un peu
32:59changer l'économie
33:01pour une économie
33:03plutôt éventuellement
33:04des guerres
33:04c'est nécessaire
33:05pour cacher
33:05les problèmes
33:06sociaux et économiques
33:07ça peut être aussi
33:09une hypothèse
33:09mais la vérité
33:10à mon avis
33:11c'est que
33:11la Russie reste toujours
33:13un prétexte
33:14quand il y a plein
33:14d'autres menaces
33:15comme
33:15la mise en radical
33:17terrorisme par exemple
33:18qu'il faut regarder
33:19et avec tout ce qui se passe
33:22autour d'Iran
33:23aujourd'hui
33:23on voit que
33:24les menaces
33:25viennent d'autres côtés
33:26les dépendances
33:28énergétiques
33:29le manque de souveraineté
33:31à mon avis
33:32c'est une très bonne question
33:34et si on imagine
33:35finalement
33:35que l'Europe décide
33:36d'aller en guerre
33:38contre la Russie
33:40on peut évoluer
33:41les chances
33:41de l'Europe
33:42de gagner contre la Russie
33:43ce ne sont pas
33:44non plus évidentes
33:45parce que la Russie
33:46c'est quand même
33:46une puissance militaire
33:47et si on parle
33:48de 2030
33:49j'imagine
33:50que la Russie aussi
33:50va renforcer
33:52son armée
33:53ce qui se passe
33:53aujourd'hui
33:54déjà
33:54avec la guerre
33:55en Ukraine
33:56Henri Guénaud
33:57votre regard
33:57sur les derniers propos
33:58du chef d'état-major
33:59des armées
34:00d'abord
34:00les propos
34:01du chef d'état-major
34:02des armées
34:03ils sont
34:04tels que les voeux
34:05du président
34:06de la république
34:07je trouve d'ailleurs
34:08qu'on se sert
34:08beaucoup trop
34:10des militaires
34:11et des chefs
34:11d'état-major
34:12pour délivrer
34:13le message
34:13du président
34:13de la république
34:14ça ne se faisait
34:16pas jusque là
34:18et maintenant
34:19ça devient
34:20ça devient
34:22normal
34:22celui qui porte
34:23la parole politique
34:24du gouvernement
34:25c'est le ministre
34:26des armées
34:26ministre de la défense
34:28voilà
34:28c'est pas le chef
34:29d'état-major des armées
34:30chef d'état-major des armées
34:31il peut expliquer
34:32qu'on fait des exercices
34:34en me tenant compte
34:35du fait qu'on désigne
34:37un ennemi théorique
34:38qui est à l'est
34:39comme on le faisait
34:39d'ailleurs du temps
34:40de la guerre froide
34:41ça c'est tout à fait normal
34:42après cette obsession
34:43de la guerre avec la Russie
34:45moi je la trouve
34:46malsaine
34:46je la trouve malsaine
34:47et dangereuse
34:48voilà
34:49non pas parce que
34:50j'adore le régime
34:51de Vladimir Poutine
34:52ou parce que
34:52je pense qu'il a eu
34:53ou parce que je penserais
34:54qu'il a eu raison
34:55d'attaquer l'Ukraine
34:56mais simplement
34:57c'est à force
34:58non plus simplement
34:59de se préparer
35:00au cas où
35:01il y aurait été
35:02un conflit
35:02à force de se préparer
35:04au conflit
35:04et presque de le vouloir
35:07on finit par l'avoir
35:08voilà
35:08je pense qu'on crée
35:10une situation de tension
35:11vous pensez que
35:12c'en est au point
35:12de presque le vouloir ?
35:15moi c'est quand
35:15j'entends parler
35:16le président de la république
35:17et un certain nombre
35:18de dirigeants européens
35:19oui
35:20oui moi j'entends ça
35:22c'est à dire qu'il y a
35:22un moment où
35:23c'est trop
35:23c'est trop
35:25vous savez
35:26c'est la vieille histoire
35:27éternelle histoire
35:29des dirigeants
35:30qui dans la légitimité
35:32s'affaiblit à l'intérieur
35:33et qui veulent reconstituer
35:34une légitimité
35:35celle du chef de guerre
35:36par l'aventure extérieure
35:37en général ça ne marche pas
35:38et ça finit très mal
35:39voilà
35:39mais il y a quelque chose
35:41qui me dérange profondément
35:43dans la façon d'aborder
35:44ce problème
35:45vous disiez oui
35:46quand Henri Guéno disait
35:48au point de le vouloir
35:49de presque le vouloir
35:50en tous les cas
35:50c'est comme ça
35:51c'est vu en Russie
35:52en Russie
35:53c'est vu comme ça
35:54parce que
35:54quand on regarde
35:56tous ces efforts militaires
35:57et les discours
35:58de Frédéric Merz
36:00de Starmer
36:01de Emmanuel Macron
36:02qui dit
36:03que la Russie
36:04Poutine c'est au noir
36:05à la frontière
36:06etc
36:06c'est vu comme ça
36:08après on peut aller
36:10un peu plus loin
36:10et regarder
36:11pourquoi l'Union Européenne
36:13peut chercher
36:13en fait
36:14déjà affaiblir la Russie
36:15par les mains des Ukrainiens
36:17aujourd'hui
36:17c'est pour ça
36:19l'Union Européenne
36:19envoie l'argent en Ukraine
36:21pour essayer d'affaiblir
36:22et avoir une défaite stratégique
36:24de la Russie
36:24mais est-ce que c'est parce que
36:26la Russie
36:26c'est un pays très riche
36:27en ressources
36:28éventuellement
36:29c'est ça ce qui va jouer
36:30un grand rôle
36:31et regarder ce que Donald Trump
36:32est en train de faire
36:32sécuriser les réserves
36:34de ressources naturelles
36:35on parle de Venezuela
36:37mais éventuellement
36:38de Grenland
36:38etc
36:39donc peut-être
36:40ça fait partie
36:41d'une vision
36:41plutôt long-temps stratégique
36:43sauf que
36:43à mon avis
36:44je ne suis pas
36:45un expert militaire
36:46il faut demander
36:47amiral
36:47mais je pense que
36:48créer une armée
36:49suffisamment forte
36:50qui peut aller
36:51et gagner contre la Russie
36:53c'est quand même
36:53un achat
36:55pour se protéger
36:57et pour se réarmer
36:58ce qui est absolument
36:59indispensable
36:59on n'a pas besoin
37:00de brandir sans arrêt
37:02l'épouvantail de la guerre
37:03avec la Russie
37:04voilà
37:04on a besoin de se réarmer
37:05c'est la seule chose
37:06qui doit nous préoccuper
37:07si nous voulons assurer
37:08nous-mêmes
37:08notre sécurité
37:09et notre survie
37:10mais ce n'est pas la peine
37:11de faire monter les tensions
37:13Amiral
37:14qu'est-ce que vous avez pensé
37:15des propos du chef
37:15d'état-major des armées
37:16et que pensez-vous
37:18d'un risque
37:19de guerre ouverte
37:19avec la Russie
37:20est-ce une menace
37:21existentielle ?
37:22Pour moi il y a plusieurs
37:23menaces existentielles
37:25et alors est-ce que
37:27venant de l'Est
37:28ça c'est une question ouverte
37:29puis à partir du moment
37:30où le chef d'état-major
37:31des armées le dit
37:32ça veut dire que
37:33comme vous l'avez bien
37:34et si bien dit
37:35c'est que c'est la
37:36que le président de la République
37:38a décidé
37:39a choisi son ennemi
37:40mais je remarque
37:41qu'en donnant
37:42dans l'Union Européenne
37:43il y a deux courants
37:44il y a ceux qui voient
37:44la menace à l'Est
37:45et ceux qui la voient au Sud
37:46la montée du djihadisme
37:48par
37:49par les
37:51tous les
37:51trafics qui viennent du Sud
37:53et ça ça peut aussi
37:54c'est existentiel
37:55ça peut complètement
37:56changer notre société
37:58et puis il y a
37:59ce dont vous parliez
38:00Xenia
38:00c'est-à-dire
38:01le chaos qui s'installe
38:02au Moyen-Orient
38:03donc
38:05aujourd'hui
38:05on a fait le choix
38:06de la Russie
38:07d'en tact
38:08mais il faudra peut-être
38:09élargir le choix plus tard
38:10Xenia
38:10Sergei Lavrov
38:11le ministre des Affaires
38:12étrangères russe
38:13est en Chine
38:13actuellement
38:14oui il était
38:15je pense
38:15il était en Chine
38:16il a fait un déplacement
38:18en Chine
38:18et Donald Trump
38:18doit y aller aussi
38:19dans une quinzaine de jours
38:20en Chine
38:20et Vladimir Poutine
38:21va aller dans quelques mois
38:22apparemment
38:23donc beaucoup de choses
38:24se passent autour de la Chine
38:25avec aussi le volet énergétique
38:26dont on parle depuis plusieurs semaines
38:27dans l'heure interne de 100% politique
38:29donc je vous propose de voir
38:30les explications
38:31de notre correspondante en Chine
38:33La visite de Sergei Lavrov
38:35en Chine
38:35est très révélatrice
38:36déjà aujourd'hui
38:37le ministère chinois
38:38des Affaires étrangères
38:39a déclaré
38:40je cite
38:40que les deux parties
38:41promouveront résolument
38:43le partenariat
38:44de coordination stratégique globale
38:46ainsi que la coopération
38:47mutuellement bénéfique
38:48dans tous les domaines
38:49à un niveau plus élevé
38:51donc selon moi
38:52ce n'est pas une simple
38:53visite diplomatique
38:54c'est également
38:55un signal stratégique
38:56parce qu'elle intervient
38:57dans un contexte
38:58de fortes tensions
38:59à l'international
39:00et aussi
39:01la remise en cause
39:02de la gouvernance mondiale
39:03donc les deux pays
39:05veulent montrer une chose
39:05très claire
39:06malgré les pressions extérieures
39:08leur coordination
39:09reste solide
39:10et cette solidité
39:11c'est aussi quelque chose
39:12qui est économique
39:13il faut se rappeler
39:15un fait très important
39:16c'est que la Chine
39:17est aujourd'hui
39:18le premier partenaire
39:19commercial de la Russie
39:20et la Russie
39:21cinquième partenaire
39:22commercial de la Chine
39:23en 2024
39:24leur commerce bilatéral
39:26a dépassé
39:27un niveau record
39:28de plus de 244 milliards
39:30de dollars
39:31et là
39:32il existe
39:32une véritable profondeur
39:34économique
39:34avec coopération énergétique
39:37comme pilier central
39:38par exemple
39:39ce casoduc
39:40Chine-Russie
39:41par la route orientale
39:42et aussi des coopérations
39:43dans le GNL
39:45arctique
39:45et aussi des coopérations
39:47dans les infrastructures
39:48dans les transports
39:49dans l'automobile
39:50dans les technologies
39:51et aussi dans la finance
39:52puisque plus de 95%
39:55des règlements commerciaux
39:57bilatéraux
39:58se font désormais
39:59en roubles
39:59et en yuan
40:00et cela va pouvoir
40:02construire
40:02des mécanismes
40:04d'échange
40:04plus autonomes
40:05et puis
40:06il y a aussi
40:07une autre dimension
40:07importante
40:08c'est que cette visite
40:09prépare peut-être
40:11la prochaine rencontre
40:12entre le président chinois
40:13et le président russe
40:14parce que ça compte aussi
40:16parce que
40:16dans la relation bilatérale
40:18l'impulsion des chefs d'État
40:20joue un rôle décisif
40:21donc au fond
40:22le message est simple
40:23face à un monde
40:24qui se fragmente
40:25la Chine et la Russie
40:26veulent apparaître
40:27comme deux pôles
40:28de continuité stratégique
40:29à travers
40:30une relation politique
40:32économique
40:33et inscrite
40:34dans le long terme
40:35des intérêts donc
40:36convergents
40:37entre Moscou
40:38et Pékin
40:39et ce qu'on disait
40:40avec vous
40:40la prochaine visite
40:41c'est celle de Vladimir Poutine
40:42et donc aussi
40:43de Donald Trump
40:44beaucoup de choses
40:45se passent autour de la Chine
40:46absolument
40:47mais la Chine
40:47c'est normal
40:48parce que la Chine
40:48c'est une économie
40:50forte mondiale
40:51mais
40:52ce qui est intéressant
40:53c'est que pour Donald Trump
40:54et dans son stratégie
40:57comment ça s'appelle
40:58il y a un document
40:59qui sont adoptés
41:00pour le
41:01nouvelle stratégie
41:02voilà
41:03nouvelle stratégie
41:04sécurité
41:04exactement
41:05la Chine
41:06est en cible
41:07en fait
41:08et en menace
41:08pour les Etats-Unis
41:09donc je pense que
41:11le fait que
41:12la Russie
41:12et la Chine
41:13se rapprochent encore plus
41:14et commencent
41:15de faire du business
41:16c'est peut-être
41:17en nuagne
41:17ce qui peut aussi
41:20inquiéter Donald Trump
41:21parce qu'il y a une reprise
41:22du dialogue
41:22donc des Américains
41:23avec la Chine
41:23si Trump se rend
41:24sur place
41:25Trump sera obligé
41:26de continuer
41:27le dialogue
41:27avec la Chine
41:28je pense qu'il a
41:29il a déjà
41:31il l'a déjà
41:31déjà dit une fois
41:32et je pense qu'aujourd'hui
41:34il a envoyé un message
41:35à la Chine
41:36par True Social
41:37ils sont demandés
41:38d'ouvrir le blocage
41:40on l'a fait
41:41finalement
41:42je pense que
41:43Donald Trump
41:44sera intéressé
41:44de travailler aussi
41:45avec la Chine
41:45mais ce qui inquiète
41:48Donald Trump
41:49je pense que
41:49c'est ces alliances
41:50comme Briggs
41:51par exemple
41:51qui peuvent remplacer
41:53le dollar
41:53éventuellement
41:54c'est pas aujourd'hui
41:55mais dans le futur
41:56le distant
41:57et je pense que
41:57c'est aussi le problème
41:59avec Iran aujourd'hui
42:00parce que le pétro-dollar
42:01c'est un accord
42:02qu'ils ont eu
42:02avec les pays des golfes
42:04qu'ils vendent
42:05le pétrole
42:06mais en dollar
42:07si Iran change ça
42:09ça c'est une autre chose
42:10qui va affaiblir
42:11l'économie américaine
42:12Henri Guénaud
42:13je voulais vous entendre
42:14pour clôturer cette émission
42:15sur la visite du pape
42:16en Algérie
42:17il a été attaqué
42:18parallèlement
42:19par Donald Trump
42:19vous avez vu
42:20je vous vois lever
42:21les yeux au ciel
42:21de manière assez dure
42:22même par le président américain
42:23puis par
42:25scandaleuse
42:26la manière dont Trump
42:27a attaqué le pape
42:28ça ne peut pas dire
42:29je ne veux pas
42:30d'un pape
42:31qui critique
42:31le président des Etats-Unis
42:32ça n'est pas pensable
42:33il ne peut pas
42:37publier
42:37des photos
42:39dans lesquelles
42:39il est habillé en Christ
42:41il y a quelque chose
42:43qui ne va pas
42:43même Mme Mélanie
42:44pourtant très admirative
42:46du président Trump
42:47même Mme Mélanie
42:49a été offusquée
42:49je pense que là
42:50on a encore franchi
42:51une limite
42:52le problème de Donald Trump
42:53c'est qu'il n'a pas de limite
42:54donc il franchit
42:56sans arrêt les limites
42:57et là il fait du mal
42:58il se met à dos
42:59une bonne partie
43:00de la planète
43:01et puis une partie
43:02de son opinion
43:03de l'opinion américaine
43:04parce que la question
43:05de Dieu aux Etats-Unis
43:06la question de la religion
43:07aux Etats-Unis
43:08parce qu'une partie
43:09de son socle
43:12est religieux
43:13il y a quelque chose
43:14donc tout ça
43:14est incompréhensible
43:16le pape
43:17il fait ce qu'un pape
43:18a à faire
43:18on peut être catholique
43:20et avoir de temps en temps
43:21des divergences
43:22avec ce qu'il dit
43:23mais enfin son rôle
43:24c'est d'appeler à la paix
43:25son rôle c'est d'appeler à la paix
43:27donc il est dans son rôle
43:29de pape
43:29et en Algérie
43:30comment vous l'avez trouvé
43:31en Algérie ?
43:31pareil dans son rôle de pape
43:32alors c'est la première fois
43:34si je m'excuse en sens exact
43:35qu'un pape
43:35se rend en Algérie
43:38on peut rappeler quand même
43:39que c'est un des berceaux
43:41de la chrétienté
43:42c'est notamment
43:43la terre natale
43:44de Saint-Augustin
43:45ce qui n'est pas rien
43:47voilà
43:47il a fait
43:48il a rempli
43:49son rôle de pape
43:50et quand il va en Afrique
43:51qu'il pourfend la corruption
43:53qu'il pourfend
43:55la violence
43:55etc
43:56il fait
43:56il est dans son rôle
43:58il est dans son rôle
43:59et ce rôle
43:59il est à mes yeux
44:00absolument indispensable
44:02à la civilisation
44:04du monde
44:05voilà
44:06donc
44:07voilà
44:07il faut
44:08ça n'a aucun sens
44:09d'en faire un bouc émissaire
44:10on n'est plus au Moyen-Âge
44:11on n'est plus à l'époque
44:12on n'est plus
44:13à l'époque
44:14où l'empereur du Saint-Empire
44:16les Guelphes
44:17les Giblins
44:18ça a mal fini
44:18ça a mal fini
44:20pour les uns
44:20et pour les autres d'ailleurs
44:21ou quand le roi de France
44:22faisait enlever
44:23l'empereur
44:24il faisait enlever
44:26le pape
44:27voilà
44:29mais
44:31on n'est plus
44:33dans cette situation là
44:34et même dans cette situation
44:35on est quand même
44:36des précautions
44:37voilà
44:37il y a un respect
44:40il y a un respect
44:40on peut quand même
44:41remarquer que même
44:42si Trump est critiquable
44:43d'avoir critiqué
44:45le pape
44:45parce qu'il ne se fait pas
44:46et qu'il s'est mis
44:47à dos
44:48une partie
44:49de son électorat
44:51le pape
44:51le seul dirigeant
44:52que le pape a critiqué
44:53c'est Donald Trump
44:55il y a quand même
44:55beaucoup de dirigeants
44:56sur la planète
44:57et le seul
44:59dirigeant
45:00que le pape
45:00a nommément
45:01nommé
45:02en le critiquant
45:03en disant
45:04le pouvoir de l'argent
45:05le pouvoir des armes
45:07etc
45:07il n'a pas nommé
45:08non il n'a pas nommé
45:09mais en tous les cas
45:10Trump s'est bien reconnu
45:11c'est la fin de leur
45:12inter de 100% politique
45:14il aurait mieux fait
45:15de se taire
45:16merci
45:16merci à tous les quatre
45:17Mickaël Dorian
45:18bonsoir
45:19quel va être le programme
45:20du 22h minute
45:21CNews
45:21bonsoir Gauthier
45:22on continuera de parler
45:23des négociations
45:23qui se poursuivent
45:24la porte-parole de la Maison Blanche
45:25est dite optimiste
45:26quant à la perspective
45:27d'un accord
45:28alors la guerre
45:28est-elle en train
45:29de se terminer
45:30on verra ça
45:30et puis à suivre également
45:31une page spéciale
45:32ce soir consacrée
45:33à la délinquance
45:34en un an
45:34le constat est sans appel
45:35la violence et la délinquance
45:36progressent sur l'ensemble
45:38du territoire
45:38c'est à suivre
45:39donc dans le 22h minuit
45:40CNews
45:40à demain
45:4111h pour 100% frontières
45:42très belle soirée
45:43avec Mickaël Dorian
45:431h et 1h
45:461h
45:461h
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