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  • il y a 9 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour l'heure inter de 100% politique, ce nouveau rendez-vous
00:06du mercredi depuis un mois désormais,
00:09où on s'arrête sur l'actualité internationale, bien sûr, à 22h dans 100% politique, nous reviendrons sur toute
00:15l'affaire autour du meurtre de Quentin.
00:17Autour de la table pour m'accompagner ce soir, comme chaque semaine, Arnaud Klarsfeld, en face de vous, bonsoir à
00:22vous Arnaud,
00:23Alexandre Delval, comme la semaine dernière, merci d'être là, et Régis Le Saumier.
00:27Alexandre Delval, je rappelle votre livre, Le Nouvel Ordre Post-Occidental, et vous vous demandez peut-être où Xenia Federova,
00:34ne vous inquiétez pas,
00:35elle est en FaceTime avec nous, en liaison à distance, bonsoir chère Xenia, et nous profiterons évidemment de votre décryptage,
00:42malgré la distance qui nous sépare.
00:44On va commencer par Donald Trump, qui met un sacré coup de pression à Kiev pour accélérer les négociations en
00:51vue d'une paix avec la Russie,
00:54c'était hier, donc je vous propose de commencer par écouter le président américain.
01:01Ce sont des discussions très importantes, cela va être très facile, je veux dire, écoutez, pour l'instant, l'Ukraine
01:07fera mieux de se mettre rapidement à la table des négociations.
01:09C'est tout ce que je vous dis, nous sommes dans une position où nous voulons qu'il se joigne
01:13à nous.
01:15Régis Le Saumier, on sent l'agacement du président américain, mais là, il ne met pas la pression tant sur
01:20Poutine,
01:20et il met la pression sur Volodymyr Zelensky. Comment on peut le décrypter ?
01:24On peut le décrypter parce que je pense que c'est là où il a une marge de manœuvre plus
01:27large, on va dire.
01:30Il est pressé, Donald Trump, il a ses élections de mid-term qui vont arriver,
01:35il sait que s'il perd beaucoup des réformes qu'il est en train d'entreprendre,
01:40qu'il veut continuer à entreprendre, le risque d'être bloqué par l'arrivée des démocrates,
01:45si les démocrates contrôlent la Chambre, voire la Chambre et le Sénat.
01:48Donc, il sait que cette promesse de campagne qu'il avait faite d'arrêter la guerre en Ukraine,
01:53c'est quelque chose qui, voilà, il veut mettre cette guerre derrière lui,
01:57et le moyen de pression qu'il a le plus, évidemment, c'est sur Volodymyr Zelensky.
02:02Pourquoi ? Parce que les États-Unis continuent à fournir le renseignement aux Ukrainiens sur le terrain.
02:10Récemment, Elon Musk a supprimé Starlink pour les Russes,
02:13ça donne un avantage sur le terrain aux Ukrainiens,
02:18et que, donc, il sait que là, il a un levier,
02:22et il sait aussi que Volodymyr Zelensky parle, parle, parle, c'est ce qu'il dit,
02:27et agit peu et fait peu de concessions.
02:29Là, actuellement, dans les négociations à Genève,
02:32les Russes ont...
02:33On va en parler avec les Européens.
02:34Oui, et surtout, on fait venir un négociateur qu'ils avaient en 2022,
02:39qui s'appelle Medinsky,
02:42qui est le concepteur, c'est un historien,
02:46concepteur du concept du monde russe,
02:48et c'est quelqu'un qui est là pour appuyer les demandes politiques des Russes,
02:53pas simplement les demandes militaires,
02:54qui étaient dans les négociations précédentes.
02:57Alors, puisque vous parlez de Vladimir Medinsky,
02:59qui fait partie de la délégation russe, je vous propose de l'écouter.
03:04Les négociations se sont déroulées pendant deux jours.
03:07Elles ont duré très longtemps hier,
03:09sous format différent,
03:11et environ deux heures aujourd'hui.
03:15Ils ont été difficiles, mais professionnels.
03:20Une nouvelle rencontre aura lieu bientôt.
03:22C'est tout ce que nous voulions dire.
03:26Voilà pour le chef de la délégation russe qui s'exprimait depuis Genève,
03:29et on va, dans un instant, avoir le point de vue des Européens.
03:31Xenia Federova, comment vous décryptez le coup de pression de Trump à Vladimir Zelensky ?
03:37Je le disais, ce qui est intéressant à décrypter, c'est depuis Air Force One,
03:40il met la pression, non pas sur Moscou, mais sur Kiev.
03:43Comment on peut le décrypter ?
03:44Est-ce que vous rejoignez l'analyse de Régis Le Sommier ?
03:48Bien sûr, Régis Le Sommier a dit une chose qui est très vraie,
03:51que pour Donald Trump, c'est mieux d'arrêter ces guerres le plus tôt possible,
03:55parce que déjà, il a promis dans son discours électoral qu'il va arrêter la guerre.
04:01Il a pensé que ce sera une guerre plutôt beaucoup plus facile que tous les autres.
04:05Il s'est trompé.
04:06Mais après, il n'arrête pas de dire qu'en fait, c'est une guerre qui était commencée sous Biden,
04:12et ce n'est pas la guerre de Donald Trump.
04:15Donc, Donald Trump, mettre la pression sur Zelensky,
04:18pas parce qu'il n'aime pas Zelensky, parce qu'il y a beaucoup de médias qui disent,
04:21« Bon, il n'aime pas Zelensky, non, parce qu'il sait très bien que c'est à cause de
04:25la position de Zelensky
04:28assez ferme sur les questions territoriales qu'il n'y a pas, en fait, un avancement dans les processus d
04:34'épée.
04:34Et ça, on le voit chaque jour et chaque fois quand il y a des négociations.
04:39Régis Le Sommier a mentionné Vladimir Medinsky.
04:42Il faut aussi ajouter que c'est quelqu'un qui était né en Ukraine,
04:45qui connaît très bien l'Ukraine.
04:47Si je ne me trompe pas, il a même l'origine ukrainienne.
04:49Donc, c'est quelqu'un qui, avec la connaissance d'histoire,
04:54et qui connaît très bien ce sujet,
04:56parce qu'il était aussi dans la délégation en 2022 en Istanbul,
05:00où l'Ukraine était très, très proche,
05:02mais en fait, était interrompu par l'appel de Boris Johnson,
05:06qui demandait à Zelensky de ne pas signer l'Ukraine.
05:10Donc, aujourd'hui, je pense que la problématique,
05:13c'est que si Zelensky n'arrive pas à avoir un compromis avec la Russie
05:18sur les questions territoriales, la Russie va continuer à avancer.
05:22Et dans des mois à venir, probablement, va répondre les territoires en question.
05:28Donc, c'est pour ça, à mon avis, Donald Trump mette la pression.
05:32Alexandre Delval, votre analyse sur la pression,
05:34qu'a mise donc Donald Trump à Volodymyr Zelensky,
05:36ça faisait longtemps qu'il n'avait pas mis une telle pression aux Ukrainiens.
05:39Évidemment, chacun se souvient de la scène du bureau Oval,
05:41qui était le summum de la pression.
05:44Voilà, et là, donc, il avait plutôt accentué la pression sur Poutine
05:47ces derniers jours, ces dernières semaines.
05:50C'est pour ça que je souligne cela,
05:52que c'est intéressant qu'il parle de Zelensky et pas de Poutine.
05:54Alors, vous avez raison, les pressions qu'il a essayé d'exercer sur la Russie
05:58n'ont pas marché.
05:59Avec cette rencontre l'été dernier aussi, en Alaska, bien sûr.
06:02Absolument, il a essayé de motiver l'Inde,
06:04et même de faire des pressions sur l'Inde,
06:05pour que l'Inde ne rachète plus à 30% moins cher,
06:08ça vaut le coup pour l'Inde, du pétrole russe.
06:11L'Inde où se trouve actuellement le président français ?
06:13Absolument, et l'Inde qui a une des plus grandes raffineries au monde,
06:16la Reliance, qui effectivement achète moins officiellement de pétrole russe.
06:20Mais d'autres raffineries continuent à acheter du pétrole,
06:23et l'Inde n'a pas cédé.
06:24Elle l'a même dit récemment,
06:26Trump avait dit, ils n'achèteront plus de pétrole russe,
06:28ça va faire des pressions sur les Russes.
06:29L'Inde continue à acheter autant de pétrole russe qu'avant,
06:32et la Chine, alors là, elle a carrément réussi à faire une négociation
06:35six mois plus tôt tarifaire,
06:37sans céder sur le pétrole.
06:39Ça veut dire que la Russie continue à financer sa guerre,
06:41ne pouvant pas non plus saisir les bateaux,
06:43parce que vous savez, c'est le plan européen de saisir les bateaux fantômes.
06:46Mais il faudrait une guerre avec la Russie,
06:48parce que vous en saisissez deux, trois ou quatre,
06:50quand ça commence à faire très mal,
06:51à un moment, les avions et les flottes russes
06:54viennent défendre les bateaux attaqués.
06:56Mais précisez votre pensée,
06:57pourquoi Trump met la pression sur Zelensky,
07:00en rapport avec ce que vous dites ?
07:01Puisqu'il n'a pas réussi à empêcher les clients
07:04qui achètent du pétrole russe de le faire,
07:07puisqu'il n'a pas réussi à empêcher les bateaux,
07:09soi-disant la flotte fantôme,
07:11qui n'est pas si fantôme que ça,
07:12parce qu'elle est illégale que pour nous,
07:14il n'a pas réussi non plus à les arraisonner,
07:16eh bien, il ne reste plus aucun moyen
07:18d'empêcher les Russes de financer leur guerre.
07:20Donc, il exerce une pression sur les Ukrainiens.
07:22C'est cynique, mais c'est comme ça.
07:24Ça veut dire que sa pression sur Poutine
07:25ne fonctionne pas,
07:26donc il change d'interlocuteur.
07:27Et les Russes ont plus d'hommes,
07:29ils mobilisent plus d'hommes,
07:30ils fabriquent plus de munitions
07:32que tous les pays occidentaux réunis.
07:34Donc, ils ont la masse, les hommes, le moral.
07:37Et en plus, ils continuent à financer leur guerre.
07:39Alors certes, nous, dans les statistiques,
07:40on dit qu'ils ont baissé l'achat de pétrole russe,
07:43les Indiens, mais ce n'est que statistique,
07:45puisque ces pays des BRICS,
07:47maintenant, ils commercent en dehors du dollar,
07:49en dehors des systèmes de paiement occidentaux.
07:51Nous sommes aveuglés sur ce qu'ils font.
07:52Donc, en fait, ils continuent à commercer
07:54dans leurs monnaies respectives.
07:56Et la Russie, donc, on n'a aucun moyen de pression sur elle.
07:59Arnaud Klarsfeld, et puis on partira donc à Genève.
08:01On a entendu la délégation russe.
08:02On verra le point de vue des Européens.
08:04Poutine n'arrêtera pas la guerre
08:06tant qu'il n'aura pas repris le Donbass.
08:09Trump veut s'entendre avec Poutine
08:12pour à la fois détacher la Russie de la Chine
08:15et pour faire des affaires fructueuses
08:18avec l'un des pays le plus...
08:20Sinon, le pays le plus riche du monde en matière première.
08:24Et Zelensky ne veut pas signer.
08:26Sinon, il perd le pouvoir.
08:28Donc, comment on sort de là ?
08:30L'Ukraine ne s'est pas suffisamment effondrée.
08:33Et la Russie continue qu'à un cas à avancer chaque jour.
08:39Donc, tant que l'Ukraine ne sera pas suffisamment effondrée
08:43ou tant que l'Europe n'aura pas fait pression sur l'Ukraine
08:46aussi pour que Zelensky, en gros, s'en aille
08:49et que l'Ukraine signe le deal que Poutine veut
08:53et que Trump secrètement désire,
08:57eh bien, la guerre, malheureusement, continuera.
08:59Mais il vaut mieux trouver un compromis, encore une fois,
09:02que rentrer dans un conflit mondial
09:05qui verrait la fin du continent européen.
09:08Alors, vous parlez des Européens, Alexandre Nelval.
09:10On voit le sujet de la rédaction de CNews
09:11et je vous redonne la parole à tous.
09:12Et j'aimerais que vous répondiez à cette question
09:14qui n'est évidemment pas simple.
09:15Mais comment on sort de là ?
09:16Parce qu'Arnaud Klarsfeld nous a fait...
09:18Donc, la situation, c'est l'impasse au bout de la situation
09:20que vous décrivez depuis un petit moment.
09:23Donc, comment on sort de l'impasse ?
09:24Augustin Donadieu pour le sujet.
09:26Au terme de moins de deux heures de réunion,
09:29la délégation russe quitte l'hôtel suisse
09:31dans lequel se sont déroulées les négociations
09:33durant deux jours.
09:34Autour de la table,
09:35Américains, Russes et Ukrainiens
09:38ont tenté de trouver des points d'accord
09:40tant sur l'aspect politique du règlement du conflit
09:42que sur les aspects militaires.
09:44Au sujet de la surveillance d'un éventuel cessez-le-feu
09:47par les Américains,
09:48l'Ukraine y voit un point positif.
09:50Nous nous concentrons sur les dispositions clés nécessaires
09:53pour finaliser le processus.
09:54Il s'agit d'un travail complexe
09:56qui nécessite un alignement entre toutes les parties
09:59et suffisamment de temps.
10:00Des progrès ont été réalisés,
10:02mais aucun détail ne peut être divulgué à ce stade.
10:04Côté russe,
10:05on estime que les négociations ont été difficiles.
10:08Les blocages se portent notamment sur le sort du Donbass,
10:11le bassin industriel de l'Ukraine.
10:14Moscou souhaite que les militaires ukrainiens se retirent.
10:17Kiev refuse.
10:19Les négociations se sont déroulées pendant deux jours.
10:22Elles ont duré très longtemps hier.
10:24sous format différent et environ deux heures aujourd'hui.
10:27Elles ont été difficiles, mais professionnelles.
10:30Une nouvelle rencontre aura lieu bientôt.
10:32C'est tout ce que nous voulions dire.
10:34L'un des gagnants pour le moment de ces négociations
10:36n'est autre que Donald Trump,
10:38le président américain qui a réussi à renouer le dialogue,
10:41même temporairement,
10:42entre la Russie et l'Ukraine.
10:45Comment on sort de l'impasse, Régis Le Saumier ?
10:48Je pense que les Américains ont pris conscience depuis un petit moment
10:52que, de toute façon, cette partie du Donbass,
10:55qui semble être vraiment le point de crispation
10:58du point de vue des Ukrainiens,
11:00qui est encore sous leur contrôle,
11:02sera tôt ou tard remportée par les Russes.
11:05Ça prendra six mois, ça prendra un an.
11:07Mais les Russes vont reprendre Kramatorsk,
11:09vont reprendre Slavyansk.
11:10Pour le moment, ils avancent,
11:12ils grignotent progressivement.
11:14Et ce que Poutine désire le plus,
11:16c'est effectivement cette partie.
11:20Dans la balance, de l'autre côté,
11:22il y a la question des garanties de sécurité.
11:25C'est crucial pour l'Ukraine.
11:27Là, on a entendu que les Américains
11:30pourraient observer le cessez-le-feu,
11:33c'est-à-dire se faire les garants du cessez-le-feu.
11:35Ça rassure évidemment les Ukrainiens,
11:37qui savent que les Américains, du coup,
11:40ne vont pas les abandonner.
11:41La trouille principale de Zelensky,
11:43c'est que Trump jette tout et dit
11:46« Débrouillez-vous avec les Européens ».
11:49Les Ukrainiens savent très bien
11:51que les Européens seuls
11:52ne pourront pas résister longtemps aux Russes.
11:56Est-ce qu'ils sont hors-jeu, les Européens ?
11:58Ils ne sont pas hors-jeu.
11:59Le problème, c'est qu'il faut que nous
12:01ayons dans ces négociations
12:05une position constructive.
12:07Quand, dans les principes des Européens,
12:08vous dites « pas de cession de territoire »,
12:11de facto, vous vous placez du côté ukrainien.
12:14Alors certes, on défend l'Ukraine,
12:16mais il faut savoir aussi,
12:17dans ce type de négociations,
12:18être flexible pour pouvoir parvenir à la paix.
12:21Or, le problème, c'est que les positions européennes
12:24sont arc-boutées vers des demandes irréalistes.
12:27Par exemple, celles émises par Emmanuel Macron
12:29d'envoyer des troupes françaises
12:31ou des troupes britanniques.
12:33Des milliers d'hommes.
12:33Des milliers d'hommes en cas de cessez-le-feu.
12:35Voilà, en cas de cessez-le-feu.
12:36Mais de toute façon,
12:37les Russes ne signeront pas.
12:39Le problème, c'est qu'on...
12:40Trop longtemps, dans ces négociations,
12:42on a fait des négociations
12:43entre Zelensky et les partenaires européens
12:45sans en référer aux Russes.
12:48Donc ça ne sert à rien, en fait.
12:49Kizénia, comment vous jugez
12:51l'attitude des Européens à Genève
12:53et ces derniers jours ?
12:56Vous savez, je pense que l'attitude des Européens
13:00est en train de changer beaucoup
13:01par rapport à comment c'était
13:03au début de ces conflits.
13:05Souvenez-vous qu'au début de ces conflits,
13:08les pays européens ont fourni
13:10les armements de leurs stocks
13:13à Vladimir Zelensky.
13:15Ils ont évidemment fourni beaucoup d'argent aussi,
13:17ils continuent de le faire.
13:18Mais aujourd'hui, il reste,
13:20et on le voit dans les reports des médias,
13:23il ne reste pas beaucoup d'armements
13:24à fournir à Vladimir Zelensky
13:27et à l'Ukraine.
13:28En revanche, Donald Trump,
13:29qui a retiré les États-Unis,
13:32il ne sponsorise plus cette guerre.
13:34En fait, en revanche,
13:36ils vendent les armements aux Européens.
13:39Donc la situation économique a changé,
13:41la réalité des terrains
13:43est évidente pour les Européens
13:45qui ont aujourd'hui la chance
13:47de faire une défaite stratégique à la Russie
13:50vraiment très, très, très bas,
13:52presque non existante.
13:53Et donc c'est pour ça, en fait,
13:55ils sont à temps de revenir un peu à l'arrière
13:57et qu'ils ont commencé à parler
13:59d'une reprise de la dialogue avec la Russie.
14:02C'est l'Europe qui décidait
14:04de ne pas parler avec la Russie
14:05à partir de ce moment.
14:06Ce que je trouve très intéressant,
14:08c'est que, vous savez,
14:09la délégation russe a pris, je pense,
14:12six heures pour venir à Genève.
14:13Avant, c'était trois heures et demie
14:15pour aller directement de Moscou à Genève.
14:18Aujourd'hui, c'est six heures
14:19parce que l'espace arien est fermé
14:22pour la Russie.
14:23Donc c'est Italie qui était obligée,
14:25pas obligée, peut-être décidée
14:26d'ouvrir l'espace pour que les Russes
14:28puissent venir, en fait,
14:30au cœur de l'Europe
14:30pour avoir cette négociation.
14:31Donc on voit à quel point
14:33cette rupture entre la Russie
14:35a pris place.
14:37Et aujourd'hui, ça commence à changer.
14:38Mais quand même,
14:39il y a des déclarations assez étonnantes
14:42de la part de Ursula von der Leyen,
14:44des Kayakalas,
14:45les ministères des Affaires étrangères
14:47de l'Union européenne,
14:47où ils continuent de dire
14:49qu'il ne faut absolument pas
14:51céder les territoires,
14:52il faut continuer,
14:53il faut donner à l'Ukraine.
14:55Mais en fait, la réalité est différente.
14:58Et où, encore une fois,
14:59je pense qu'il y a Régis Lissomé
15:00qui a tout à fait raison,
15:02avec le temps d'un basse serrarus,
15:05donc les questions
15:06qu'on se pose aujourd'hui,
15:07est-ce qu'on doit continuer
15:08à encourager les liens
15:10de débattre et perdre ce territoire
15:12ou finalement pousser plutôt
15:14vers la négociation ?
15:16Je pense que c'est ça la question.
15:18Parce que les Européens
15:19qui étaient présents,
15:20mais plutôt dans les couloirs,
15:22ça montre à quel point
15:23ils s'est isolés toutes seules.
15:25Aujourd'hui, ils se trouvent
15:26un peu dehors de cette négociation.
15:30Et ça, c'est triste,
15:31parce que surtout la France,
15:33je pense,
15:33pourrait jouer un rôle
15:34de médiateur.
15:35Mais la décision qui était prise
15:37à l'époque par Emmanuel Macron
15:38ne permet plus, en fait,
15:40d'être plutôt crédible
15:42dans les yeux de Russe
15:43comme un acteur majeur
15:45pour aider à ces processus
15:48du paix.
15:49C'est très triste,
15:50mais c'est le fait.
15:51Alexandre Delval,
15:52sur les Européens.
15:53Je pense que les Européens,
15:55existentiellement,
15:56ou plutôt politiquement,
15:57c'est difficile pour eux
15:58d'assumer,
15:59de faire partie de cette paix.
16:00Donc c'est pour ça
16:00qu'ils freinent la paix.
16:01Ils savent qu'elle va se faire.
16:04Mais pour eux,
16:05la Russie est l'ennemi existentiel
16:07qui permet de justifier
16:09un saut fédéral.
16:10Aujourd'hui,
16:10les élites européennes
16:11veulent un saut fédéral.
16:13C'est un peu ce que j'exprime
16:14dans le livre que vous avez cité.
16:15Et ce saut fédéral passe par
16:17la répression des mouvements
16:19dits populistes,
16:20identitaires,
16:21nationalistes,
16:21patriotes.
16:22Et donc la Russie doit rester
16:24un ennemi,
16:24même s'il y a la paix.
16:25Ça paraît paradoxal,
16:26mais la paix sera faite
16:27par d'autres.
16:27Ce n'est pas nous.
16:28Ça ne passera pas par moi.
16:29Moi, le moraliste européen,
16:31je sais que le russe,
16:31celui qui finance
16:33soi-disant tous les patriotes,
16:34alors que ce n'est pas vrai.
16:35Les Polonais, par exemple,
16:36sont très anti-russes.
16:36Mais tous les mouvements
16:37d'extrême droite
16:38ou nationalistes européens
16:39sont assimilés aux russes.
16:40Donc la Russie
16:41ne doit pas être considérée
16:43comme quelqu'un
16:43qui en fera la paix.
16:45Mais par contre,
16:46ce qui va nous sauver,
16:46c'est peut-être le business.
16:48Medinsky a dit
16:48c'était difficult,
16:50but business-like.
16:52Dans une autre interview,
16:53c'est très intéressant.
16:54Il y a un plan
16:55de 12 000 milliards de dollars
16:58d'investissement
17:00sur le territoire russe.
17:01Il y a Sakhalin 2,
17:02il y a les valorisations
17:04des ressources.
17:05Il y a aussi en Sibérie,
17:06il y a dans l'Arctique.
17:07Il y a également un homme
17:08qui s'appelle Stéphane Fling,
17:10qui est le même nom
17:10que le patron de BlackRock
17:12qui veut investir,
17:13c'est un Américain suisse
17:14qui veut investir
17:14dans Nord Stream 1 et 2,
17:16figurez-vous.
17:17Les Américains ont déjà
17:18un plan avec les Russes
17:19pour nous revendre
17:19le gaz russe
17:21par gazoduc.
17:22Mais ce sera des Américains
17:23ou nos Russes
17:23qui nous le vendront
17:24alors qu'on s'est coupé
17:25de ce gaz écologique
17:26et pas cher.
17:27Donc si vous voulez,
17:28la paix va se faire.
17:28JP Morgan-Chaize
17:29a fait une analyse
17:30dans son centre de géopolitique.
17:31La paix va probablement
17:32se faire en 2026.
17:34Mais les Européens disent
17:35cacher ce sein
17:36que je ne saurais voir.
17:37L'Iran,
17:37je veux qu'on passe à l'Iran
17:39puisqu'il n'y a toujours
17:39pas d'accord
17:40entre Iraniens
17:41et Américains
17:42et selon Axios,
17:44les Etats-Unis
17:44pourraient finir
17:45par bombarder
17:46le régime des Mollahs.
17:48Donc écoutez Trump
17:49qui veut un accord
17:50et qui s'agace
17:51qu'il n'y ait toujours
17:51pas d'accord.
17:55Je participerai
17:56indirectement
17:57à ces pourparlers
17:58qui seront très importants.
17:59Nous verrons
18:00ce qui se passera.
18:01Je veux dire,
18:01l'Iran est généralement
18:02un négociateur
18:03très coriace.
18:04Ce sont de bons négociateurs
18:05ou de mauvais négociateurs.
18:06Je dirais qu'ils sont
18:08de mauvais négociateurs
18:09car nous aurions pu
18:10conclure un accord
18:10au lieu d'envoyer
18:11les B2
18:11pour détruire
18:12leur potentiel nucléaire.
18:14Nous avons dû
18:14envoyer les B2.
18:15J'espère vraiment
18:16qu'ils seront plus raisonnables.
18:17Ils veulent conclure
18:18un accord,
18:18je le crois.
18:19Je ne pense pas
18:20qu'ils veulent subir
18:20les conséquences
18:21de ne pas conclure l'accord.
18:22Ils veulent conclure
18:23un accord.
18:26Bon, il n'y a pas d'accord
18:27et pendant que l'accord
18:29ne se fait pas,
18:30Trump muscle encore
18:31un peu plus son armada
18:32au large des côtes iraniennes
18:35qui avaient commencé
18:35avec le porte-avions
18:37Abraham Lincoln,
18:37sous-marins,
18:38F-35,
18:39l'équivalent
18:40de nos rafales français.
18:41Donc, il muscle l'armada.
18:43Ça lui coûte extrêmement cher,
18:44cette armada
18:45qui est positionnée
18:46au large de l'Iran.
18:46Est-ce qu'il va finir
18:47par bombarder selon vous ?
18:48Oui, je crois.
18:49Oui, je crois
18:50parce qu'il y a des positions
18:51qui sont trop antagonistes.
18:54Les États-Unis
18:55et les Européens aussi
18:56veulent quand même
18:57que l'Iran
18:58n'obtienne pas
18:59l'arme nucléaire.
19:00Ils veulent aussi
19:01que l'Iran
19:02se débarrasse
19:03des missiles balistiques
19:04et ils veulent aussi
19:05que l'Iran
19:06cesse de financer
19:07le terrorisme
19:08ou de déstabiliser
19:11la région.
19:12Quant au chef suprême
19:13et au gardien
19:14de la révolution,
19:15le chef suprême,
19:17il a des convictions.
19:20Il a 86 ans,
19:21je crois qu'il est malade,
19:23atteint d'un cancer,
19:24donc il ne va pas
19:25baisser la tête
19:26devant les Américains
19:27et les gardiens
19:28de la révolution
19:29veulent conserver
19:30le pouvoir
19:31et ils savent très bien
19:32que s'ils vont
19:34à Canossa
19:35devant les Américains,
19:36le régime s'effondrera
19:38tôt ou tard.
19:40Donc là aussi,
19:41il y a une impasse
19:41et la seule manière
19:42de sortir de l'impasse
19:44pour Trump
19:45qui lui aussi
19:45ne peut pas revenir
19:46à un accord
19:47qu'il a dénoncé,
19:48l'accord de Biden
19:50qu'il a dénoncé
19:51dès 2018,
19:52il ne va pas se présenter
19:53devant les électeurs
19:54ou devant le peuple
19:55américain en disant
19:56j'ai envoyé
19:57deux porte-avions,
19:58400 avions
19:59et je reviens
20:00avec le même accord
20:01que Biden a obtenu
20:04et que je n'ai cessé
20:05de vilipender.
20:06Donc,
20:06il y aura nécessairement
20:08une intervention.
20:09Qu'est-ce que l'intervention
20:11obtiendra ?
20:11Ça, je ne sais pas.
20:12Régis Le Sommier,
20:13est-ce qu'il y a
20:13une intervention pour vous ?
20:13Je ne suis pas tout à fait d'accord.
20:14Je pense qu'il n'y a pas
20:16d'inéluctabilité
20:17de l'intervention.
20:18Je pense que Trump,
20:19c'est dans son style,
20:20il veut une victoire.
20:22Si la victoire,
20:23elle peut se faire
20:24sur la question
20:25de l'uranium enrichi,
20:27si les Iraniens
20:28sont à nouveau bordés,
20:30parce que là,
20:30il y a la IUA
20:31dans ce deuxième round
20:33de négociations.
20:35qui observe
20:37si l'Iran
20:37est en train
20:38de faire une bombe atomique.
20:39Et qui a rencontré
20:42Abbas Araqchi,
20:44le ministre
20:44des Affaires étrangères
20:45iranien,
20:46qui est en fait
20:46la courroie de transmission
20:47au guide suprême
20:48dans les négociations,
20:50parce que ça aussi,
20:50c'est un problème...
20:51Il est l'un des hommes
20:51les plus durs du régime,
20:52le ministre des Affaires étrangères.
20:53Mais c'est un problème
20:54qu'a Donald Trump
20:55et qu'esquivait
20:56J.D. Vance
20:57l'autre jour,
20:58c'est que Donald Trump
20:59peut avoir au téléphone
21:01Kim Jong-un,
21:02il peut avoir
21:03tout un tas de personnages,
21:04y compris de personnages hostiles,
21:06mais il ne peut pas avoir
21:07au téléphone
21:07Ali Khamenei.
21:08Ça ne se fait pas comme ça
21:09chez les chiites,
21:10ça passe par un tas
21:11d'intermédiaires
21:12et ça complique
21:13la négociation.
21:14Donald Trump aime bien
21:15personnaliser les négociations,
21:16là il ne peut pas le faire.
21:17Donc il y a
21:17toutes ces étapes,
21:19mais si Donald Trump
21:20arrive à border
21:21l'enrichissement
21:24du nucléaire iranien,
21:25il aura déjà
21:26une victoire,
21:27il aura déjà
21:28potentiellement,
21:29il pourra dire
21:29regardez,
21:30j'ai déployé
21:30la plus formidable
21:32armada au monde,
21:32parce que ce n'est pas
21:33un porte-avions
21:34qu'il y a maintenant,
21:34c'est deux,
21:35s'il y a le Gérald Ford
21:36qui est arrivé sur place,
21:37donc on est
21:38dans un moment
21:40où il va dire
21:41regardez,
21:41moi je les ai fait plier.
21:43Ensuite,
21:43après,
21:44il y a la question
21:44du balistique,
21:45il y a la question
21:46effectivement
21:46de l'ingérence
21:47dans la régionale,
21:49de la déstabilisation
21:51que crée l'Iran
21:51avec ses proxys
21:53outils
21:54Adj Al-Shabi
21:55en Irak
21:56et évidemment
21:57Hezbollah.
21:58Donc en fait,
21:59tout ça va être
22:01conditionné
22:01à une première étape.
22:02Mais cette première étape
22:03est très importante
22:04pour les Américains
22:05et je ne suis pas sûr
22:06qu'ils vont frapper
22:06à cause de ça.
22:07Alors vous avez parlé
22:08de J. Devens,
22:08on va l'entendre dans un instant
22:09parce qu'il a rappelé
22:10les lignes rouges
22:10des Américains,
22:11donc faisant un peu
22:12monter la pression
22:14sur le régime
22:15des Mollahs.
22:15Xenia, votre regard
22:16sur la position de Trump
22:17et sur les informations
22:19d'Axio,
22:19ce qu'ils disent
22:20les États-Unis
22:21vont finir par frapper
22:22l'Iran
22:23si ça continue comme ça.
22:26Alors je pense que
22:28c'est sûr
22:29que Donald Trump
22:29ne peut pas
22:31se retirer
22:32sans victoire
22:33mais je ne suis pas
22:34convaincue
22:34qu'une victoire
22:35est liée absolument
22:36aux frappes.
22:37Je pense qu'il peut
22:38avoir ce qu'il veut
22:40sans faire les frappes.
22:42C'est déjà été le cas
22:43si je ne me trompe
22:44pas en 2017
22:45avec le carré du Nord
22:47quand il a envoyé
22:50certaines forces militaires
22:51et finalement
22:52c'est fini
22:52sans frappe
22:53avec un accord
22:54avec le carré du Nord
22:56et voilà maintenant
22:58comme vous avez dit
22:59il peut appeler
22:59et il a plutôt
23:02une bonne relation
23:02avec eux.
23:03Avec l'Iran
23:04c'est différent
23:04évidemment
23:05mais je pense que
23:07s'il est obligé
23:08de faire les frappes
23:09ce sera plutôt
23:09les frappes
23:10petites et tactiques
23:11juste pour les faire
23:12mais je ne pense pas
23:14que c'est dans l'intérêt
23:15des États-Unis
23:16de s'investir
23:17dans une grande guerre
23:18dans les régions
23:19qui va déjà
23:19déstabiliser les régions.
23:21Je pense qu'il y a aussi
23:22une problématique
23:24parce qu'Iran possède
23:25les missiles balistiques
23:27et aussi les missiles
23:27qui peuvent vraiment couler
23:29en porte-avions américains
23:30ce qui ne sera pas bien vu
23:32du tout par les Américains
23:33justement
23:34dans les élections.
23:35Donc s'il s'investit
23:36dans cette...
23:36il sera obligé
23:37dans ces cas
23:37aller dans cette grande guerre.
23:39Je ne pense pas
23:39que c'est ce qu'il cherche
23:40en fait.
23:41C'est exactement
23:43ce qu'il rapproche
23:44à Obama
23:44à Biden
23:45de commencer
23:46ces guerres sans fin
23:47et ce n'est pas
23:48ce qu'il veut.
23:49Donc je pense
23:49qu'il cherche toujours
23:50et c'est pour ça
23:51ça dure aujourd'hui
23:52ces négociations
23:53il cherche toujours
23:53un moyen de sortir
23:55avec un deal
23:56plutôt qu'il commence
23:57en opération militaire
23:59à mon avis.
24:00On va écouter
24:01G.D. Vence
24:01le vice-président américain
24:02qui met la pression
24:03sur le régime
24:04des Mollahs iraniens.
24:04Écoutez-le.
24:07Comme l'a dit le président
24:08nous souhaitons vivement
24:09résoudre cette question
24:10par le dialogue
24:11et la négociation diplomatique
24:13mais le président
24:14envisage toutes
24:14les options possibles
24:15et vous savez
24:16ce que je peux dire
24:16ce matin à propos
24:17de la négociation
24:18c'est que d'un côté
24:19cela s'est bien passé
24:20les partis ont convenu
24:21de se revoir
24:22mais d'un autre côté
24:23il était très clair
24:24que le président
24:25a établi certaines lignes rouges
24:26que les iraniens
24:27ne sont pas encore
24:27prêts à reconnaître
24:28et résoudre.
24:30Nous allons donc
24:30continuer à y travailler
24:31mais bien sûr
24:32le président se réserve
24:33le droit de décider
24:34quand il estime
24:35que la diplomatie
24:36a atteint ses limites.
24:37Nous espérons
24:38ne pas en arriver là
24:38mais si c'est le cas
24:39ce sera au président
24:40de prendre la décision.
24:42Tout est sur la table
24:43nous dit le vice-président américain.
24:44Alors il est le seul
24:45pour l'instant
24:46qui est éventuellement favorable
24:48c'est peut-être un jeu
24:49à la guerre
24:50mais qui est-ce qui est
24:51en train de négocier
24:52c'est Jared Kushner
24:53avec son fond
24:54Affinity Partner
24:56et bien sûr
24:57Steve Wyckoff
24:58avec sa société immobilière
25:00les deux ont déjà
25:01beaucoup d'intérêt
25:02dans plusieurs pays
25:032 milliards de dollars
25:04de l'Arabie Saoudite
25:05investi dans Affinity Partners
25:07donc ceux qui croient
25:07que parce qu'il est juif
25:08il va être forcément
25:09pro-Israël israélien
25:10c'est une erreur d'analyse
25:12ce sont des businessmen
25:13qui ont des intérêts
25:14à Oman, à Bahreïn
25:15en Arabie Saoudite
25:16et beaucoup aux Émirats
25:17donc ça penche
25:18autant qu'Israël
25:19donc ceux qui croient
25:20que les origines
25:22de Wyckoff
25:22et de Jared Kushner
25:23vont être déterminantes
25:24ils risquent d'être déçus
25:25d'ailleurs
25:26Netanyahu
25:26quand il a rencontré
25:28monsieur le président américain
25:29il a bien montré
25:31qui avait des divergences
25:32de vues
25:33et d'ailleurs
25:34il a été convoqué
25:34parce que l'Amérique
25:35monsieur Trump
25:36lui dit
25:36tu ne vas pas m'avoir
25:37comme l'autre fois
25:38à m'entraîner
25:38dans une guerre
25:39dans laquelle
25:40je ne veux pas aller
25:40parce que c'est un petit peu
25:41la seule solution
25:42pour laquelle Israël
25:44pourrait entraîner
25:45l'Amérique dans la guerre
25:45c'est commencer des frappes
25:47et comme Israël
25:47ne peut pas tenir
25:48plus de 15 jours
25:49en antimissile
25:50ou au maximum
25:503 semaines
25:51et en plus
25:52si les proxys s'y mêlent
25:53ce serait catastrophique
25:54pour Israël
25:54l'Amérique sera obligée
25:55d'intervenir
25:56si Israël
25:57finit le travail
25:58parce que beaucoup
25:59d'Israéliens
25:59en ce moment se disent
26:00on va devoir finir
26:01le travail nous-mêmes
26:02si l'Amérique
26:03ne le fait pas
26:04donc c'est plutôt
26:04dans cette configuration
26:05et Trump n'a pas envie
26:07pour l'instant
26:07à cause de ses électeurs
26:09majoritairement
26:09anti-interventionnistes
26:10Trump ne veut pas
26:11se laisser embarquer
26:12ce que j'allais vous dire
26:13parce qu'il y avait
26:13deux lignes
26:13à la Maison Blanche
26:14la ligne Marco Rubio
26:15et la ligne J.D. Vence
26:16qui s'affrontait
26:17ils s'affrontent aussi
26:17pour le poste de président
26:18il y en a un
26:19plutôt un qui est interventionniste
26:20et l'autre
26:20qui ne l'est plutôt pas
26:21et Rubio est très frustré
26:22il n'a même pas réussi
26:23à vendre une intervention
26:25sur son idée fixe
26:27qui est Cuba
26:27il n'a même pas réussi
26:28Rubio est plutôt interventionniste
26:29il ne l'est pas sur le papier
26:31mais en ce moment
26:31absolument
26:32c'est assez paradoxal
26:33l'interventionniste
26:34est très calme
26:34et l'anti-interventionniste
26:36dit peut-être
26:37qu'il va falloir agir
26:37moi je pense que
26:38c'est pour la négociation
26:39ils veulent les faire plier
26:40et les Iraniens
26:41sont très malins
26:42ils ont proposé
26:43un énorme deal
26:43un énorme deal
26:45comme les Russes
26:46ils ont proposé
26:47aujourd'hui
26:47un énorme deal commercial
26:48vous allez investir
26:49dans le pétrole
26:50et le gaz
26:51iranien
26:51et ça
26:52ça risque
26:53beaucoup d'intéresser
26:54énormément
26:54les Américains
26:55parce qu'ils pourront
26:56contrôler
26:56le pétrole
26:58vendu aux Chinois
26:58c'est fondamental
27:00je pense que
27:00Donald Trump
27:01sur l'Iran
27:02n'a que ça en tête
27:03c'est pas la question
27:04du régime
27:05c'est pas la question
27:05du balistique
27:07ni même la question
27:08d'Israël
27:08c'est la question
27:09de priver
27:10les Chinois
27:11de 80%
27:13de leurs ressources
27:14de pétrole
27:15parce que 80%
27:16du pétrole iranien
27:17part en Chine
27:18ils ont déjà réussi
27:20avec le Venezuela
27:20alors il est privé
27:21de 10%
27:22c'est-à-dire que
27:23Donald Trump
27:23qu'est-ce qu'il dit
27:24aujourd'hui
27:24il dit aux Chinois
27:25mais venez
27:27mais commercez avec nous
27:28nous vous donnons accès
27:29au pétrole du Venezuela
27:30mais maintenant
27:31il faut passer par nous
27:31il veut refaire la même chose
27:33des bateaux
27:33les bateaux partent encore
27:34vers la Chine
27:34ça personne le dit
27:35bien sûr
27:35mais pour l'Iran
27:36c'est bien plus colossal
27:38donc si les Etats-Unis
27:40arrivent à mettre
27:41le grappin sur l'Iran
27:42évidemment ça va changer
27:44la balance
27:45dans le nouvel ordre mondial
27:47et l'affrontement
27:48avec la Chine
27:49alors je vous propose
27:50parce qu'il y a le détroit
27:50d'Ormous
27:51qui est un véritable
27:51évidemment enjeu économique
27:53Eric Dorit Maten
27:54du service économique
27:55de CNews
27:55nous résume tout
27:56et vous avez commencé
27:57à parler évidemment
27:58des enjeux économiques
27:59de ce conflit
28:00écoutez les explications
28:01d'Eric Dorit Maten
28:03Inquiétude oui
28:04parce que ces exercices
28:05menés par l'armée iranienne
28:07bloquent une partie
28:08du détroit d'Ormous
28:10le long de la frontière
28:11iranienne
28:12dans les eaux territoriales
28:13et donc l'impact
28:14a été immédiat
28:14le baril a augmenté
28:16de 2,5% en 24 heures
28:18il est à 69 dollars
28:19actuellement
28:20et c'est vrai
28:21que c'est un endroit stratégique
28:2320% du pétrole mondial
28:25transite par le détroit d'Ormous
28:26alors une menace
28:27de fermeture totale
28:28non
28:28ça n'est pas d'actualité
28:29d'ailleurs jamais dans l'histoire
28:30Ormous n'a été fermé
28:31en revanche
28:32ça deviendrait inquiétant
28:34pour notre économie
28:35si le pétrole montait encore
28:36s'il atteignait 100 dollars
28:38le baril
28:38c'est arrivé en 2023
28:39ou même 139 dollars
28:41en 2021
28:42en plein Covid
28:42pour l'instant
28:43non
28:44les cours restent
28:45à des niveaux
28:45encore acceptables
28:46autour de 69 dollars
28:48je le rappelle
28:48pour une raison simple aussi
28:50c'est parce que l'Europe
28:51achète de moins en moins
28:51de pétrole
28:52au pays du Golfe
28:53Ormous
28:53c'est surtout un point de passage
28:54essentiel pour le Japon
28:55l'Inde et la Chine
28:56avec des taux
28:57très importants
28:58de transit
28:58par contre nous français
29:00nos principaux fournisseurs
29:01ce sont les Etats-Unis
29:02le Nigeria
29:03le Kazakhstan
29:03donc il n'y a pas de risque
29:05de pénurie pour nous
29:06mais c'est vrai
29:06il faut le reconnaître
29:07la tension est palpable
29:09le détroit d'Ormous
29:10le détroit d'Ormous
29:10c'est l'un des enjeux
29:12principaux
29:12de ce conflit
29:14ou de ce futur conflit
29:14entre l'Iran
29:15et les Etats-Unis
29:16oui c'est surtout
29:17un des points
29:18qui est débattu
29:20à chaque fois
29:21qu'il y a une intervention
29:22qui avait été évoquée
29:24aussi pendant la guerre
29:25des 12 jours
29:25contre Israël
29:27c'est-à-dire que
29:27les gardiens de la révolution
29:29avaient menacé
29:30je crois même
29:30qu'il y avait eu
29:31une décision
29:32au niveau du parlement iranien
29:34de
29:34ou en tout cas
29:35un débat
29:35de fermer
29:36le détroit d'Ormous
29:37fermer le détroit d'Ormous
29:38ça veut dire
29:39priver l'Europe
29:40le Japon
29:41de leur approvisionnement
29:43en hydrocarbures
29:43ça veut dire que
29:44ça ne va pas
29:45directement impacter
29:46les Etats-Unis
29:47mais ça fait remonter
29:48les cours du pétrole
29:49et il y en a
29:52qui évidemment
29:52vont tirer la langue
29:53et puis par contre
29:54il y en a d'autres
29:54qui vont
29:55les Russes par exemple
29:56une augmentation
29:57du cours du brut
29:58est à leur avantage
30:00si vous voulez
30:00mais le chaos
30:02que ça provoquerait
30:03dans l'approvisionnement
30:04des pays
30:05et là on voit
30:05les Iraniens s'entraîner
30:06dans le détroit d'Ormous
30:07vous êtes rapides
30:08des gardiens de la révolution
30:09mais ça ça ressemble
30:10quand même à la gesticulation
30:11vous savez c'est un dialogue stratégique
30:13chacun montre
30:13chacun montre ses flingues
30:15on est dans ce qu'on appelle
30:16un dialogue stratégique
30:17c'est ça un dialogue stratégique
30:18chacun montre
30:19ce qu'il pourrait faire
30:19comme pouvoir de nuisance
30:20mais ils ne peuvent pas
30:22bloquer totalement
30:22ils ne peuvent pas
30:23fermer la porte
30:23c'est pas le 2-3 d'Ormous
30:25même les Chinois
30:25on ferme la porte
30:27et plus personne ne rentre
30:28les Iraniens
30:29sont très faibles
30:30vous avez bien vu
30:31pendant la guerre
30:32des 12 jours
30:33les gens s'en souviennent
30:34l'aviation israélienne
30:35voler au-dessus de l'Iran
30:36sans qu'un missile
30:38touche un seul avion
30:39ils ont pendant 10 jours
30:41les Israéliens
30:41ont volé au-dessus de l'Iran
30:43pas un avion israélien
30:44n'a été descendu
30:45donc les Iraniens
30:47sont relativement faibles
30:48Trump préférerait
30:50que l'Iran cède
30:51mais l'Iran ne veut pas céder
30:52ce sont des gens
30:53qui ont des convictions
30:54ils ne veulent pas faire
30:55des affaires avec les Américains
30:56vous regardez le guide
30:58vous le voyez
30:59ils ont proposé des affaires
31:00il a passé 80 ans de sa vie
31:02à prier
31:03à dire
31:04à mort les Etats-Unis
31:06à mort Israël
31:07pour après aller serrer
31:08la main de Trump
31:08pour quelques dollars
31:09il doit vivre
31:12relativement modestement
31:12l'Iran est riche
31:13il doit y avoir
31:14une cour
31:15il doit y avoir
31:16une seconde
31:16il doit y avoir
31:17une cour autour de lui
31:18qui profite
31:19mais lui
31:19c'est quand même
31:20quelqu'un
31:20qui a des convictions
31:22il est religieux
31:23il croit au paradis
31:25il n'a pas envie
31:26il n'a pas envie
31:27de faire
31:27de baisser la tête
31:29ce sont des gens
31:30qui ont
31:30il y a des gens
31:31qui ont des convictions
31:32qui ne sont pas achetables
31:33pourquoi ils seraient achetables
31:35donc je ne vois pas
31:36logiquement
31:37comment ce
31:38ce round de négociation
31:41peut se terminer
31:42sans une intervention
31:44américaine
31:45parce que l'Iran
31:46ne voudra pas céder
31:47et que Trump
31:48ne peut pas
31:49faire revenir
31:50ses sous-marins
31:52et ses porte-avions
31:54en ayant obtenu
31:55ce qu'il a dénoncé
31:57sous Biden
31:58Xenia Federova
31:58puisque vous êtes revenue
31:59en visio
32:00avec nous
32:01est-ce que vous partagez
32:02ce qui s'est dit
32:03sur ce plateau
32:04et j'ai envie
32:06évidemment je vous poserai
32:07la question dans un instant
32:07mais on va parler
32:08ensuite je le dis
32:09d'Alexei Navalny
32:09puisqu'il y a 5 pays européens
32:11qui ont accusé
32:12la Russie
32:12d'avoir empoisonné
32:14Navalny
32:14qui est mort
32:14dans une prison russe
32:15mais on en parle
32:15dans un instant
32:16mais est-ce que vous voulez
32:16conclure sur ce qui s'est
32:17dit à l'instant
32:18l'échange entre Arnaud Clarsfeld
32:19et Alexandre Delval
32:20sur l'Iran
32:21je pense que
32:23franchement
32:24de mon humble
32:25mon avis
32:26assez humble
32:27je pense que
32:29l'Iran
32:31il ne faut pas
32:32sous-estimer
32:33non plus
32:33sa puissance militaire
32:35je pense
32:37il ne faut pas
32:38sous-estimer
32:38après je pense
32:39que pour vraiment
32:40avoir
32:41tout ce que
32:42les Etats-Unis
32:42veulent aujourd'hui
32:43déjà sur pression
32:44par Israël
32:46parce qu'Israël
32:47demande aux Etats-Unis
32:48pas seulement
32:49qu'il y a
32:49un arrêt
32:50de ce programme
32:51nucléaire
32:52mais aussi
32:54le changement
32:54des régimes
32:55et pour changer
32:56le régime
32:56en Iran
32:57je pense que
32:58les frappes tactiques
32:59ne sont pas suffisamment
32:59évidemment
33:00soit c'est une grande
33:01guerre avec
33:02les soldats américains
33:04sur les terrains
33:05ce qui n'est pas
33:06ce que Donald Trump
33:07cherche
33:08et je ne pense pas
33:09qu'il sait
33:09qu'il va donner
33:10aujourd'hui
33:11mais
33:13les frappes
33:13sont tout à fait
33:14possibles
33:15ou on ne peut pas
33:16dire s'il aura
33:17les frappes ou pas
33:18mais je ne suis pas
33:19sûre et convaincue
33:20que ça va mener
33:21à ces résultats
33:22plutôt déclarés
33:24et demandés
33:25par les Etats-Unis
33:26et ses alliés
33:27Alors je voulais qu'on parle
33:28je l'ai dit
33:29d'Alexei Navalny
33:30puisque 5 pays européens
33:31ont accusé
33:32cette semaine
33:32vous savez qu'il est
33:33donc évidemment mort
33:34dans une prison russe
33:35l'opposant
33:36qu'il était
33:37à Vladimir Poutine
33:38et 5 pays européens
33:40ont accusé
33:40la Russie
33:41de l'avoir
33:41empoisonné
33:42vous vouliez
33:43réagir là-dessus
33:44Xenia ?
33:46C'est intéressant
33:47parce que
33:47cet sujet
33:48était
33:48beaucoup couvert
33:50par les médias
33:51en Europe
33:52et ce qui est intéressant
33:53à mon avis
33:54c'est que ça sort
33:55dans un moment
33:55assez
33:58intense
33:58avec
33:59les négociations
34:01entre
34:01l'Ukraine
34:02et la Russie
34:03pendant cette affaire
34:04Abstein
34:05qui est assez
34:06importante
34:06et
34:07il faut en parler
34:09après
34:10si on regarde
34:12il y a
34:13des doutes
34:14par exemple
34:15ces pays-là
34:16n'ont pas eu
34:17un accès direct
34:18à corps
34:18d'Alexei Navalny
34:20déjà
34:21si je ne me trompe pas
34:23c'est
34:23la famille
34:26qui a pris
34:26les argentillons
34:28qui sont envoyés
34:29ces argentillons
34:30dans les baratoires
34:31la Russie
34:32évidemment
34:32elle dit
34:33qu'elle édense
34:34tout ça
34:34mais
34:35justement
34:36sur qui
34:37était Alexei Navalny
34:38parce qu'il est
34:39souvent présenté
34:40dans l'Occident
34:41comme
34:41le principal
34:43opponent
34:43de Vladimir Poutine
34:45mais en fait
34:45il n'a jamais
34:46eu ou plus
34:47quelques pourcents
34:48de soutien
34:49parmi les Russes
34:50il n'était pas très bien vu
34:51par les Russes non plus
34:52il était vu comme
34:53quelqu'un qui était
34:54plutôt sponsorisé
34:55par les Etats-Unis
34:57quelqu'un qui
34:58les Etats-Unis
34:59l'Occident voulait
35:00échanger
35:00en fait
35:01pour changer les régimes
35:02ou les placer sur place
35:03avec beaucoup
35:04de financement derrière
35:05et après
35:06une autre chose
35:07qu'en fait
35:07il n'a jamais vraiment
35:08posé en menace réelle
35:12politiquement
35:12pour Vladimir Poutine
35:14le fait qu'il était
35:14en prison
35:15pendant quelques années
35:16c'est absolument
35:18pas logique
35:18si on accepte
35:20les hypothèses
35:20qu'il était
35:21empoisonné
35:21par le pouvoir
35:23il n'y a aucune logique
35:24à mon avis
35:25donc ça sort
35:26exactement
35:27la question
35:27c'est le timing
35:28et je pose la question
35:30pourquoi ça sort
35:30aujourd'hui
35:31et pas avant
35:31et la deuxième chose
35:32c'est que
35:33les résultats
35:34n'étaient pas
35:34jamais partagés
35:35avec les écouteurs russes
35:37et on ne sait pas
35:37exactement comment
35:38il était fait
35:39donc malheureusement
35:41à mon avis
35:42on voit beaucoup
35:43d'histoires
35:43qui sortent comme ça
35:44quand il y a
35:44un narratif
35:46important
35:46pour aussi faire
35:48de temps
35:49le bruit
35:50mais en fait
35:50aujourd'hui
35:51on ne va pas savoir
35:52exactement ce qui est passé
35:53parce que selon la Russie
35:55il est mort
35:56de cause naturelle
35:57et selon ces pays
35:58Royaume-Uni inclus
35:59qui est connu
36:01pour certaines déclarations
36:02assez fortes
36:03contre la Russie
36:04depuis des années
36:06il était empoisonné
36:07donc je pense
36:08oui le timing
36:08ça me pose
36:12je pose les questions
36:13sur le timing
36:13de cette affaire
36:14on va parler dans un instant
36:15aussi de la visite
36:16d'Emmanuel Macron
36:17en Inde
36:18j'ai envie de vous
36:18entendre là-dessus
36:19mais Régis Le Saumier
36:20donc sur les accusations
36:21de ces 5 pays européens
36:21qui disent
36:22Moscou a emprisonné
36:24empoisonné
36:25tué
36:25l'opposant à Poutine
36:26Alexei Navalny
36:27écoutez
36:27en tout cas
36:28ce qui semble
36:29c'est que c'est une enquête
36:30qui a été menée
36:32enquête au long cours
36:33avec sans doute
36:35des éléments
36:36mais je suis assez étonné
36:38moi que
36:39l'Europe
36:40et ces 5 pays
36:42ne mettent pas aussi
36:43tant de
36:44comment on va dire
36:45d'ardeur
36:46à trouver
36:49les responsables
36:51du plastiquage
36:52de Nord Stream
36:53par exemple
36:55on est toujours
36:56dans
36:56c'est à dire que
36:58
36:58oui
36:58on va expliquer
37:00que les Russes
37:01ont tué
37:01un de leurs opposants
37:02Nord Stream
37:03c'est ce qui est en train
37:04de couler
37:04ce qui a coulé
37:06partiellement
37:07l'économie allemande
37:08s'il s'avère
37:10que ce sont
37:10réellement des Ukrainiens
37:11qui ont fait ça
37:12comme ça semble être le cas
37:13je pense que l'Europe
37:14devrait
37:15et l'Allemagne
37:15en particulier
37:16devrait être
37:18arc-bouté
37:19à savoir la vérité
37:21d'autant que
37:22les eaux territoriales
37:23dans lesquelles
37:24se trouve Nord Stream
37:25sont sur une
37:27juridiction européenne
37:28donc pourquoi
37:29d'un côté
37:29on va chercher
37:30à s'intéresser
37:32sur le sort
37:33d'un opposant russe
37:34mort en prison
37:35en Russie
37:36et que
37:37ce qui nous concerne
37:38directement
37:38on traîne des pieds
37:39et en tout état de cause
37:42on n'a toujours pas
37:43d'explication réelle
37:45Arnaud
37:46sur ces pays européens
37:47qui accusent la Russie
37:47d'avoir tué Navalny
37:48je ne sais pas
37:49s'il a été empoisonné
37:50mais en tous les cas
37:51il était placé
37:52quand même
37:53dans de mauvaises conditions
37:54en Sibérie
37:55où il fait parfois
37:57moins de 40
37:57bon donc
37:59s'il était malade
38:00ou s'il avait
38:00des prédispositions
38:02on peut considérer
38:03que le fait
38:04de le mettre là-bas
38:05au lieu de le mettre
38:05dans une prison
38:06à Moscou
38:07où il fait peut-être
38:08un peu plus chaud
38:09ben disons
38:11abréger considérablement
38:12ces jours
38:13sur l'empoisonnement
38:14je n'ai pas d'éléments
38:15il y a eu une enquête
38:16quand même
38:16qui a été menée
38:17par 5 pays
38:18bon je ne sais pas
38:20ce qu'il faut rappeler
38:22aux éditeurs
38:22aux auditeurs aussi
38:23c'est que
38:24monsieur Navalny
38:24était un ultra
38:26ultra nationaliste
38:27et c'est ça
38:27qui dérangeait
38:27il n'était pas de gauche
38:28c'est sûr
38:28et ce n'est pas
38:29pour l'appeler
38:30il avait les mêmes positions
38:32que Poutine
38:32il était pour
38:34l'annexion de la Crimée
38:35il n'a pas
38:36il n'a pas dénoncé
38:37tout ce qui s'est suivi
38:38c'est une autre affaire
38:39que l'empoisonnement
38:39c'est une autre affaire
38:40mais ce que je veux dire
38:41par là
38:41ce qui dérangeait Poutine
38:42c'est pour revenir à là
38:43c'est qu'en fait
38:44il était tellement nationaliste
38:45qu'il était un danger
38:47sur sa droite
38:47il faut rappeler
38:48quand même
38:48qu'il comparait
38:49les 20% de Russes
38:51d'origine
38:52enfin de confession musulmane
38:53d'un secte
38:55à écraser
38:56on n'est pas
38:57dans l'idéalisation
38:58qu'on a fait de lui
38:59ce qui nul enlève rien
39:00il est très courageux
39:00il n'a pas voulu rester en Allemagne
39:02il aurait pu être sauvé
39:03il a été un martyr
39:05il est en Allemagne
39:08et il revient en Russie
39:09pour narguer Poutine
39:10et ça c'est vraiment
39:11il se fait arrêter
39:12il sait qu'il sera arrêté
39:13ça c'est vraiment courageux
39:15il a choisi de mourir en martyr
39:16parce qu'il pouvait rester
39:17en Allemagne
39:18mais voilà
39:19et sa femme
39:20dont on parle tout le temps
39:21ça c'est juste
39:21c'est important
39:22parce qu'on fait du journalisme
39:23sa femme n'est plus sa femme
39:24depuis plus de 10 ans
39:26et elle avait
39:26un énorme contentieux
39:28avec lui
39:28et bon
39:29elle sera reçue
39:30au ministère des affaires étrangères
39:31français dans les prochains jours
39:32il y a quand même
39:33beaucoup de com' là-dedans
39:34parce qu'il était en contentieux
39:35très grave
39:36avec cette femme
39:36dont il avait divorcé
39:37elle a soutenu jusqu'au bout
39:38non
39:38elle fait de la com'
39:39parce qu'elle fait du business
39:40avec lui
39:40elle l'a trahi
39:41même volé son patrimoine
39:42ceux qui connaissent l'affaire
39:44enfin les sentiments
39:44non non
39:45il faut savoir que
39:46l'affaire de la femme de Navalny
39:49ce n'est pas la femme de Navalny
39:50et il y a eu un contentieux
39:51politique
39:52et financier entre eux
39:53c'est de la com'
39:54que les occidentaux
39:55veulent mettre en avant
39:56parce que le but
39:56c'est justement
39:57de ne jamais
39:58se réconcilier
39:59avec la Russie
40:00c'est vos propos
40:02l'Inde
40:02et Emmanuel Macron
40:03qui fait une tournée
40:04en Inde
40:04vous avez d'ailleurs parlé de l'Inde
40:06à un moment donné
40:06Alexandre Delval
40:07on va voir des images
40:08du président
40:09de la République en Inde
40:10comment Xenia
40:11on peut décrypter
40:12ce voyage de la France
40:13en Inde ?
40:16je pense que
40:18Emmanuel Macron
40:19voit
40:20un intérêt
40:21économique
40:23pour la France
40:24en compération
40:25avec
40:26l'Inde
40:27mais aussi
40:28probablement
40:29avec les BRICS
40:30parce qu'elle a commencé
40:31à me mentionner
40:32les BRICS
40:33ce qui est étonnant
40:34parce qu'à l'époque
40:35je pense que
40:36l'Europe en général
40:37était plutôt alliée
40:38avec les Etats-Unis
40:39et le BRICS
40:41c'est vu
40:41à l'issue globale
40:42et ces pays
40:42sont vus plutôt
40:43comme un contrepoint
40:45surtout sur le plan économique
40:46et aujourd'hui
40:48le fait que
40:49je voulais dire
40:50Vladimir Macron
40:51et Emmanuel Macron
40:52est passé
40:53en Inde
40:54ils cherchent je pense
40:55une façon
40:56de créer
40:57les relations
40:59avec ces pays
41:00c'est tout à fait
41:01compréhensible
41:02je pense que
41:02les BRICS
41:03il y a beaucoup
41:03de potentiel
41:05avec tous ces pays
41:07éventuellement
41:07peut-être
41:08ils vont même
41:09trouver
41:11la façon
41:12de remplacer
41:12le dollar
41:13aujourd'hui
41:14c'est ça
41:14ce qui pose
41:15un problème
41:15pour les Etats-Unis
41:17surtout parce que
41:18la Chine est dedans
41:20Alexandre Delval
41:21vous avez déjà parlé
41:22de l'Inde dans cette émission
41:23votre réaction
41:23comment on peut décrypter
41:24pour les téléspectateurs
41:25pourquoi c'est important
41:26cette visite
41:26du président français
41:27c'est très important
41:28parce que
41:29pour contrer les BRI
41:31les Belt and Road Initiative
41:32c'est la route de la soie
41:33soi-disant
41:35chinoise
41:35il y a un corridor
41:37Inde
41:37Moyen-Orient
41:38Europe
41:38qui est une sorte
41:39de route rivale
41:40de la route chinoise
41:42et Marseille
41:42pourrait être
41:43un des ports
41:43de destination
41:45qui vient d'être discuté
41:46justement
41:47pendant ces négociations
41:48donc il y a quelque chose
41:50qui est de la haute géopolitique
41:51c'est ce fameux corridor
41:52rival des routes chinoises
41:54et il y a bien sûr
41:56aussi des contrats
41:57en perspective
41:58de vente d'avions
41:59mais là je serais plus sceptique
42:00rappelons-nous
42:01on a fait tout un pataquès
42:02vous savez
42:02des ventes d'avions
42:04rafales aux Ukrainiens
42:06et on a su
42:07que les lettres d'intention
42:08de monsieur
42:10formulées par monsieur Macron
42:11pour la vente
42:12de nombreux rafales
42:13aux Ukrainiens
42:14et bien en fait
42:14c'était pas possible
42:15il n'y avait même pas
42:15les carnets de commandes
42:16les industries n'ont même pas
42:17reçu les commandes
42:18et elles n'avaient même pas
42:20la possibilité de les fabriquer
42:21dans le temps
42:22qui a été indiqué
42:23donc si vous voyez
42:23il y a pas mal de coms
42:24là aussi
42:25mais le gros enjeu
42:26c'est ce fameux corridor
42:27Inde-Europe-Mayon-Orient
42:29les JO d'hiver
42:30et on va entendre votre réaction
42:32Arnaud Klarsfeld
42:32ce lundi
42:33lors des épreuves
42:33du bobsleigh à deux
42:34le commentateur
42:35de la chaîne de télévision
42:36suisse RTS
42:37s'est lancé
42:37dans une longue sortie
42:38de près de deux minutes
42:39il remettait en question
42:40la présence
42:41aux JO d'hiver
42:42du duo israélien
42:43la RTS a réagi
42:44ce mardi 17 février
42:45et a décidé
42:46de supprimer
42:46la séquence polémique
42:47vous allez voir
42:48le sujet
42:49de Chloé Tarka
42:49et Tesla Fetter
42:51Un commentaire
42:53aux JO d'hiver
42:53qui fait polémique
42:55lors de l'épreuve
42:56de bobsleigh à deux
42:57un journaliste
42:58de la chaîne suisse
42:59RTS
42:59a critiqué
43:00pendant près de deux minutes
43:02l'un des deux bobeurs
43:03Adam Edelman
43:05sur sa position
43:06dans le conflit
43:07israélo-palestinien
43:08On peut donc
43:09s'interroger
43:10sur sa présence
43:11à Cortina
43:11puisque le CIO
43:13avait indiqué
43:14que les athlètes
43:15qui avaient soutenu
43:15activement la guerre
43:16en participant
43:17à des événements
43:18pro-guerre
43:18en étant engagés
43:19militairement
43:20ou via leurs activités
43:21sur les réseaux sociaux
43:22n'étaient pas éligibles
43:23à une participation
43:24Des propos jugés
43:26inappropriés
43:26par l'athlète
43:27qui a réagi sur X
43:28Je ne peux pas m'empêcher
43:30de remarquer le contraste
43:31Shell Running
43:31est une équipe
43:32composée de 6 Israéliens
43:33fiers d'avoir atteint
43:34le niveau olympique
43:35Je pense qu'il est impossible
43:36d'être témoin de cela
43:37et de donner crédit
43:38à ce commentaire
43:38La chaîne RTS
43:39a désavoué
43:40le journaliste sportif
43:42Elle juge le commentaire
43:43factuel
43:44mais inapproprié
43:46en raison de sa longueur
43:47De son côté
43:48l'ambassade d'Israël
43:49a dénoncé la séquence
43:51et réclame des excuses
43:52à la chaîne publique
43:53Arnaud Glarsfeld
43:55Le propos que vous avez mis
43:56en exergue
43:57était factuel
43:58c'est-à-dire
43:59subjectivement factuel
44:00mais j'ai vu
44:01la séquence en entier
44:03ce n'était pas simplement
44:03ce propos
44:04et il a dit
44:05et voici
44:06M. Edelman
44:08ou M. Finglstein
44:09qui est dans son bobsleigh
44:11et il a participé
44:12au génocide palestinien
44:14Absolument
44:14Il a dit ça
44:15Absolument
44:16C'est inconcevable
44:18quand même
44:18C'est-à-dire qu'il dit
44:19qu'Israël a commis
44:21un génocide
44:22sur quelle base
44:23il dit ça
44:24et ce n'est pas
44:25ce qui est marqué
44:26qui est à reprocher
44:28c'est le fait
44:29d'avoir dit
44:29voici un tel
44:31qui a participé
44:32C'est de l'antisémitisme
44:35pour moi
44:35et il aurait dû
44:37être sanctionné
44:38plus lourdement
44:39pour avoir dit
44:39quelque chose
44:40qui est factuellement
44:41faux
44:42qui n'est reconnu
44:43par aucune
44:43cour internationale
44:45de justice
44:46et qui va
44:48quand même
44:48à l'encontre
44:49de la position
44:51diplomatique
44:51suisse
44:52et c'est inquiétant
44:54que ça se propage
44:55en Europe
44:57et la propagande
44:59de la France insoumise
45:00qui ne cesse
45:00de traiter
45:02Israël
45:02ou les juifs
45:03de peuples génocidaires
45:05comme on traitait
45:05avant
45:06les peuples juifs
45:07de peuples déicides
45:09se répand
45:10dans une partie
45:11pas la majorité
45:13mais une partie
45:13de la population
45:14européenne
45:15les islamistes
45:17ceux qui les soutiennent
45:19et une partie
45:20de la jeunesse
45:21qui est gangrénée
45:22par l'extrême gauche
45:22C'est la fin
45:24de l'heure inter
45:25de 100% politique
45:26merci de l'avoir suivi
45:27avec Alexandre Delval
45:28Arnaud Klarsfeld
45:29Régis Le Saumier
45:30et à distance
45:31Xenia Federova
45:32dans un instant
45:32on se retrouve
45:33pour 100%
45:34politique
45:35et on va revenir
45:36évidemment
45:36sur les informations
45:37de la journée
45:38autour du meurtre
45:39de Quentin
45:39et ce deuxième
45:41assistant parlementaire
45:42de LFI
45:42et de Raphaël Arnaud
45:44qui est en garde à vue
45:44à tout de suite
45:45et c'est la fin
45:46de la journée
45:46de LFI
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