- il y a 3 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:01Nous décryptons le monde qui bouge sous nos yeux. Bienvenue dans l'heure inter.
00:05Je vous présente nos invités dans un instant, mais avant il est 16h sur CNews, le journal avec Sandra Alchiombo.
00:10Sandra, bonjour.
00:11Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:13Parmi les temps forts de l'actualité, la campagne municipale suspendue à Lyon au lendemain de la mort de Quentin,
00:19déçu d'une violente agression ce jeudi.
00:22Laurent Nouniez a appelé les préfets à renforcer la vigilance autour des rassemblements de nature politique
00:27pour éviter tout trouble à l'ordre public et garantir la sécurité des personnes et des biens.
00:33Au moins 4 personnes qui assistaient à un meeting du député Renaissance Karl-Olivier après-midi à Poissy dans les Yvelines
00:39ont été légèrement blessées par des tirs de mortier.
00:42Le candidat au municipal, les 15 et 22 mars prochains, a condamné avec la plus grande fermeté ses actes d'une extrême gravité.
00:51L'affaire Epstein continue de révéler ses secrets.
00:54Des magistrats parisiens enquêtent sur d'éventuelles infractions liées à des Français.
00:58Elles peuvent être de nature diverse, à caractère sexuel ou financier.
01:02Des révélations faites après la publication de millions de documents liés aux pédocriminels américains.
01:08L'Iran est prêt à un compromis concernant son stock d'uranium en échange d'une levée des sanctions américaines.
01:14Elle pénalise son économie, comme le vice-ministre iranien des Affaires étrangères l'a rappelé.
01:18Après Oman, les pourparlers sur le nucléaire entre Téhéran et Washington devraient reprendre la semaine prochaine.
01:25La Garonne a atteint un plateau ce dimanche, mais elle reste maintenue en alerte rouge crue
01:30et pourrait remonter la semaine prochaine avec de nouvelles intempéries.
01:34La préfecture du Lot-et-Garonne appelle à la vigilance.
01:37Environ 1500 personnes ont été évacuées de manière préventive dans le département.
01:41Et puis ces images au JO de Milan Cortina, les fondeurs français emmenés par Matisse Desloges
01:46ont décroché la médaille d'argent du relais ce dimanche.
01:49Sa troisième après celle du skiathlon et du 10 km individuel.
01:53Une performance inédite pour un fondeur tricolore au jeu.
01:57Puis c'est une belle journée pour les Français.
01:58Loan Bozolo et Léa Casta ont décroché le bronze sur le snowboard par équipe mixte
02:03pour offrir à la France sa 15e médaille à ces Jeux.
02:06Record olympique égalé, longtemps en tête, le duo français a finalement pris la troisième place.
02:11C'est derrière les Britanniques et les Italiens.
02:14Merci beaucoup Sandra pour ce point complet sur l'actualité.
02:17Xenia Fedoroba est avec nous cet après-midi.
02:19Xenia, bonjour.
02:20Bonjour.
02:20Cari Vabrik, bonjour.
02:22Bonjour.
02:22A vos côtés, monsieur le ministre.
02:23Bonjour, très heureux de vous retrouver.
02:25Bonjour Olivier.
02:25Pierre Loulou, spécialiste des questions internationales.
02:28Arnaud Klarsfeld est également avec nous.
02:29Bonjour Arnaud.
02:30Olivier Venkemoun, journaliste politique CNews.
02:32Vous revenez de la conférence sur la sécurité à Munich.
02:35Vous allez nous raconter l'atmosphère.
02:37Il a été notamment question de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
02:41On en parle dans un instant, mais avant cette information, vous allez le voir, qui va vous laisser totalement pantois.
02:46Le régime iranien a été nommé vice-président d'une commission à l'ONU pour la démocratie et l'égalité.
02:54Alors oui, ce même régime qui use d'une répression sans relâche pour mater sa population qui lui est hostile.
03:00On savait que l'ONU était impuissante pour empêcher les conflits ou bien les arrêter.
03:04Mais là, avec cette nomination, on va se poser la question.
03:07L'ONU défend-elle vraiment les droits de l'homme ?
03:09Aujourd'hui, on est en mesure de se la poser, cette question.
03:12Qu'est-ce que nous dit tout cela de l'Organisation nationale des Nations Unies ?
03:17On en parle dans un instant, mais avant ce sujet, il est signé Charlotte Diery.
03:21Une décision approuvée sans aucune contestation.
03:25Le régime iranien vient d'être élu vice-président de la commission des Nations Unies.
03:29Puis-je considérer que la commission souhaite élire par acclamation M. Abbas Tajik de la République islamique d'Iran
03:36et M. Shariyar Ajiev de l'Azerbaïdjan, vice-président de la 65e session de la commission du développement social ?
03:45Je n'entends aucune objection. Il en est ainsi décidé.
03:49Une nomination dont s'insurge l'ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies.
03:54Voilà encore une raison pour laquelle nous ne sommes ni membres ni participants de cette ridicule commission pour le développement social.
04:01Tout comme la spécialiste française Florence Bergeau-Blacler.
04:05Sans blague, le régime islamique iranien vient d'être élu vice-président de la commission des Nations Unies pour le développement social,
04:12dont le thème prioritaire sera la promotion de la démocratie, l'égalité des sexes
04:17et la garantie de la tolérance et de la non-violence.
04:20Une décision qui n'est pourtant pas si surprenante selon Alexandre Delval.
04:24Cette commission fonctionne sur la rotation, la nomination des présidents, des vice-présidents,
04:31qui sont des pays, c'est tournant, attendent leur passage depuis des années et c'est par région.
04:38Avec l'Iran désormais vice-président de cette commission, des questions se posent quant aux sanctions contre Israël,
04:44qui est déjà le pays le plus condamné par l'ONU.
04:48Alors l'approbation de la démocratie de la part d'un pays qui a tué plusieurs dizaines de milliers de ses concitoyens,
04:53alors là on ne comprend absolument pas Pierre Lelouch.
04:55– Oui mais attendez, il y a aussi la sous-commission du droit des femmes.
05:00– Oui.
05:00– Figurez-vous que l'Iran a été élu, parce qu'ils ne sont pas nommés, ils sont élus ces pays.
05:06Il y a une élection, donc il y a une commission, puis il y a des sous-commissions illégales dans tous les sens,
05:11et les membres élisent le président, le vice-président ou un nouveau membre.
05:16C'est comme ça que j'ai découvert la semaine dernière d'ailleurs, en regardant.
05:20C'est compliqué, il faut aller fouiller dans les sous-commissions,
05:24mais j'ai trouvé que la commission du droit des femmes, il y a des pays comme l'Iran.
05:28– L'Arganistan également.
05:29– Et le Pakistan, je ne sais pas si vous voyez, on a les plus modernes, et personne ne s'en émeut.
05:35Il n'y a pas une organisation féministe qui s'intéresse à ça,
05:39et pourtant c'est eux qui donnent le ton de la communauté internationale,
05:44qui écrivent les résolutions qui clouent au pilori ou pas tel ou tel état.
05:49Donc je ne suis pas du tout surpris, c'est le fonctionnement de cette grande boutique,
05:53où il faut connaître aussi la buvette.
05:56La buvette, c'est l'endroit où on achète les voix.
05:59C'est-à-dire nous, on est bien embêtés, puisqu'on a perdu beaucoup de voix en Afrique récemment,
06:03à cause de M. Poutine et de nos propres erreurs d'ailleurs,
06:06mais les pays membres du Conseil de sécurité, pour calculer les résolutions,
06:10y compris sur l'Ukraine, vont draguer du côté de la buvette pour acheter les voix.
06:15Mais c'est quand même hallucinant, cette commission à l'ONU,
06:19elle sert à quoi ? Au fond, très concrètement, elle ne sert à rien,
06:22mais on l'imagine.
06:24Fait des rapports.
06:24Fait des rapports.
06:25Oui, mais si vous faites un rapport très mauvais ou très bon sur un pays,
06:29c'est bon pour la publicité locale.
06:32Vous pouvez mettre ça dans votre journal.
06:33En tout cas, cela rappelle, Xenia Fedorova, cette phrase du général de Gaulle.
06:3910 septembre 1960, le général de Gaulle, qu'il parlait de l'ONU en ces termes,
06:45ce machin ô combien inutile et même dangereux.
06:49Alors effectivement, aujourd'hui, à la lumière de cette actualité,
06:53cette phrase du général de Gaulle résonne particulièrement, Xenia Fedorova.
06:56Je ne sais pas quel est le regard côté russe de l'ONU,
07:01vous allez pouvoir nous le dire,
07:03mais avouez que ça laisse quand même pantois, cette information.
07:06Vous savez, je pense que ce qu'on voit aujourd'hui,
07:09ce n'est pas que l'ONU partage les valeurs iraniens pour faire ce choix.
07:13Parce que si vous vous souvenez,
07:15en 2025, c'était Arabie Saoudite qui était élu dans les comités pour les droits des femmes.
07:20Donc c'est assez paradoxal.
07:22Mais je pense que ce qu'on voit aujourd'hui, c'est plutôt un genre de stratégie du sud global
07:28d'élire un pays qui représente une autre partie, en fait,
07:34cette confrontation avec l'Occident.
07:37Au contraire de ce qu'ils proposent les États-Unis,
07:40je pense que c'est un peu plutôt un signal, une stratégie.
07:43Et c'est plutôt politique, finalement.
07:47C'est comme ça, il y a un partage, en fait, entre ces pays du sud global.
07:50Et Rhin, aujourd'hui, représente, en fait, cette sud global en face de tout ce qui est fait.
07:56C'est ça qui est intéressant.
07:57Vous parlez du sud global, c'est-à-dire que c'est nord-sud aujourd'hui,
08:00alors que l'ONU a été créée dans un monde fragmenté entre l'Est et l'Ouest, finalement.
08:06La guerre d'Ukraine a fusionné la Russie et la Chine.
08:09Et les deux, ensemble, essayent de rassembler ce qu'ils appellent la majorité globale,
08:13le sud global, autour de l'organisation de coopération de Shanghai,
08:17autour des BRIC.
08:18Et donc, il faut rentrer un certain d'Etat parfaitement toxique, comme l'Iran.
08:22Mais l'Iran est allié de la Russie dans la guerre contre l'Ukraine.
08:25Il faut quand même savoir que les drones russes envoyés tous les soirs sur l'Ukraine
08:30sont fabriqués en Russie maintenant, mais venaient d'Iran.
08:33Le contournement du pétrole, c'est pareil.
08:35Vous avez le syndicat des sanctionnés.
08:37Dans le syndicat des sanctionnés, vous avez les meilleurs.
08:40Vous avez les vénézuémiens, vous avez les iraniens,
08:42et bien sûr les russes à la suite de la guerre.
08:44Donc tout ça, ça travaille ensemble, et ce que ces gens essayent de faire,
08:48c'est ce que je décris dans mon livre.
08:51Engrenage, les conséquences sur le basculement du monde,
08:53ce qu'ils essayent de faire, c'est de promouvoir un certain nombre d'Etat régionaux
08:58à la tête de ce qu'ils appellent la majorité globale,
09:00qui ne veut plus ni de nos leçons de morale,
09:03ni du dollar, parce qu'ils veulent échapper aux sanctions.
09:06Et cela explique pourquoi Donald Trump, car il m'abrique,
09:09finalement, se détache de l'ONU,
09:11et en créant son propre conseil de sécurité,
09:14alors effectivement, pour y adhérer, il faut payer une certaine somme,
09:18mais dans le sillage du général de Gaulle,
09:20Donald Trump a la même perception,
09:21c'est-à-dire que l'ONU est considérée, effectivement,
09:24aujourd'hui comme une organisation qui s'oppose à l'excident.
09:27On vient de l'entendre dans la voix de Pierre Lelouch,
09:29on l'a très bien compris.
09:29Oui, tout à fait.
09:31Bon, après sa nouvelle entité qu'il souhaite créer,
09:35on peut quand même en débattre et se dire,
09:37bon, c'est quoi aussi ce machin-là?
09:39Donc ça, c'est autre chose.
09:40Mais sur l'ONU, au cours des dernières années,
09:43il y a aussi toute cette idée de cette crédibilité.
09:46C'est qu'à un moment donné aussi,
09:47on a une responsabilité dans plusieurs pays occidentaux
09:50d'avoir une voix qui est forte, des actions qui sont fortes,
09:53et au contraire, on a l'impression que c'est l'impuissance totale.
09:57Je me rappelle juste quand il y a eu les manifestations
09:58qui étaient matées en Iran tout récemment par le régime.
10:03Donc, les manifestations, on a vu à quel point ça a été extrêmement violent.
10:08Il y a eu des milliers de morts.
10:09Il y en a du mal à compter le nombre de personnes qui sont mortes.
10:12Et la Commission européenne qui en appelait,
10:14ça, c'était sa déclaration officielle,
10:16de dire, bon, on appelle le régime à un peu de retenue.
10:20Ça, c'est les armes souvent symboliques,
10:23des mots de nos pays, de l'Union européenne.
10:27On voit à quel point on est un peu désarmé,
10:28quand on regarde aussi l'ONU.
10:30On a parlé tout à l'heure de cette commission de l'Iran
10:33qui avait été nommée pour la commission pour les femmes,
10:35pour le droit des femmes.
10:36C'était en 2021.
10:38Et en 2022, il y avait Massa Amini qui est morte,
10:41qui est devenue un symbole.
10:42Finalement, ils ont été expulsés.
10:45Mais on a l'impression, on se dit,
10:46mais on est où aujourd'hui?
10:47Pourquoi on laisse faire ces choses-là?
10:48En fait, c'est vrai, Arnaud,
10:49qu'autrefois, l'ONU s'était vu comme portant un idéal démocratique.
10:53Et là, on voit bien que ce n'est absolument pas le cas.
10:55Et il y a un pays qui est assez révélateur.
10:57Finalement, c'est Israël, d'ailleurs.
10:59Israël, l'ONU qui joue contre Israël de manière régulière.
11:02Quand l'ONU a été créée, il devait y avoir une cinquantaine de membres.
11:07Et pour Israël, ça a été un miracle que les États-Unis et la Russie
11:10soient alliés encore pendant quelques mois
11:14pour qu'Israël puisse être créé.
11:17Mais il y avait 50 États.
11:18Et deux tiers, sans doute, ou au moins la moitié,
11:22étaient des États occidentaux.
11:24Il y a eu la décolonisation.
11:26Et aujourd'hui, il n'y a pas 50 États à l'ONU.
11:28Il y a 200 États à l'ONU.
11:30Et l'Assemblée générale fonctionne de manière démocratique.
11:35Et comme elle fonctionne de manière démocratique,
11:38le vote qui a dû avoir lieu a eu lieu par l'Assemblée générale.
11:42Et donc, un Iranien peut très bien être élu
11:45à la tête de la commission démocratique des droits des femmes
11:49et de la démocratie, sans problème, puisque c'est issu des votes.
11:54Quant au Conseil de sécurité, lui, il est bloqué,
11:57puisque parfois les Russes, les Américains et les Chinois
12:00ont des intérêts antagonistes.
12:03Et comme ils disposent d'un droit de veto,
12:05ça bloque le fonctionnement du Conseil de sécurité.
12:08Maintenant, je ne crois pas que ça ne serve à rien.
12:11L'ONU, au contraire, c'est d'abord un lieu de rencontre,
12:14fourni de l'aide alimentaire dans de nombreux pays du monde,
12:17sans doute au Soudan, dans d'autres pays.
12:20Donc, il y a un rôle humanitaire qui existe.
12:23Donc, on ne peut pas dire que ça ne sert à rien.
12:26Mais le fonctionnement, en tous les cas, démocratique,
12:29est quand même faussé, un, par l'Assemblée générale,
12:33et deux, par le fait qu'il y ait des droits de veto
12:35au Conseil de sécurité.
12:3770% de pays non démocratiques,
12:40pays membres de la commission de la condition des femmes,
12:42de la femme en 2022,
12:44Conseil des droits de l'homme à l'ONU en 2023,
12:46près de 70% des membres étaient des pays non démocratiques.
12:49Donc, on voit bien aussi que l'ONU reflète totalement
12:51ce bouleversement mondial.
12:52De ce point de vue, le machin est quand même
12:54un thermomètre de l'opinion mondiale,
12:57ce qu'on appelle la communauté internationale.
13:00Effectivement, c'est un endroit où on prend la température.
13:05Et, par exemple, pendant la guerre d'Ukraine,
13:08les Européens qui étaient sûrs et certains
13:11d'être les porteurs de valeurs universelles
13:14ont découvert qu'ils n'avaient pas la majorité automatique
13:17à l'Assemblée générale,
13:19et que plein de pays d'Assemblée générale
13:21ne condamnaient pas la Russie.
13:23Et c'est en ça que nous avons...
13:26Alors, après, il y a un choix à faire.
13:27Il faut réinvestir ou pas les pays du Sud.
13:31C'est un vrai choix.
13:32Mais de dire que ça ne sert à rien, non.
13:34Le Conseil de sécurité, c'est très important
13:37que la France ait un siège permanent
13:39et un droit de veto.
13:40Pareil pour la Grande-Bretagne.
13:41Et d'ailleurs, en Europe, il y a beaucoup de gens
13:43qui voudraient nous le prendre, ce droit de veto,
13:45et le remplacer par le droit de veto pour Mme von der Leyen.
13:47Ce qui serait quand même une sacrée catastrophe.
13:49Ça, Vladimir Poutine l'avait senti.
13:50L'avait senti, ce changement global de le monde.
13:54Et on va y revenir, puisqu'on va revenir sur son discours
13:58en 2007 à Munich, qui résonne particulièrement aujourd'hui,
14:01puisque l'actualité internationale a été marquée
14:03par cette conférence internationale de Munich.
14:06Avec Olivier Benkemoun, vous étiez sur place.
14:09La guerre entre la Russie et l'Ukraine,
14:11bien évidemment, au cœur des discussions.
14:14Un mot de l'ONU, quand même.
14:15Parce que l'un des discours...
14:16On en a parlé là-bas ou pas ?
14:17L'un des discours les plus importants, c'était celui de Marco Rubio,
14:20samedi matin, secrétaire d'État américain,
14:22qui a dit, mais l'ONU, ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas.
14:25Regardez, depuis quelques années, qu'est-ce qu'on fait ?
14:27Nous, les Américains, on est obligés d'intervenir à la place de l'ONU.
14:31Ce n'est pas notre rôle d'intervenir en Iran.
14:34C'est nous qui y allons.
14:35Ce n'est pas nos rôles d'essayer de mettre autour d'une table
14:38russe et ukrainien.
14:39Ce n'est pas notre boulot.
14:40On doit le faire.
14:41Ce n'est pas notre rôle d'intervenir au Moyen-Orient.
14:43On le fait systématiquement.
14:44L'ONU ne sert à rien aujourd'hui.
14:46C'est ce qu'a dit Marco Rubio.
14:48Donc, c'est sa vision aujourd'hui.
14:51C'est la vision de Donald Trump.
14:53Il a créé son Conseil de sécurité.
14:55En fait, Olivier, les États-Unis n'ont pas vraiment pris au sérieux l'ONU.
15:01Parce que si on regarde ce qui est passé pour le bombardement de la Yougoslavie,
15:05c'était contre la résolution de l'ONU du Conseil de sécurité.
15:10Donc, pour les États-Unis, l'ONU ne joue jamais un rôle.
15:13C'était sans les résolutions.
15:17Donc, ça ne change rien pour les États-Unis.
15:22Je pense qu'aujourd'hui, Donald Trump pousse pour cette idée d'un nouvel Conseil de paix
15:27qui va de façon remplacer l'ONU sur certains sujets.
15:30Un Conseil de paix qui est un peu tyrannique, puisqu'il est celui qui nomme les gens,
15:35celui qui les renvoie, celui qui reçoit l'argent.
15:38Alors, chacun votre tour, Russie-Ukraine, on va y revenir.
15:45Vous vouliez ajouter, effectivement, sur les propos très intéressants,
15:47sur les propos de Xenia Fedorova à l'instant ?
15:49Ben oui, parce que à mesure que la tension montait entre Poutine et les Occidentaux,
15:55sous Clinton, puis surtout sous Obama, sous Biden,
15:59les Russes ne se privaient pas de rappeler que les Occidentaux s'asseyaient sur l'ONU
16:04quand c'était leur intérêt.
16:05Il y a tout un tas de cas où, quand nous voulons intervenir, nous intervenons sans la légitimité internationale,
16:14en particulier en Yougoslavie.
16:15L'opération en Libye aussi était quand même limite par rapport au droit.
16:21Donc, les gens qui mettent en avant sans arrêt le droit international
16:25comme justification de la politique étrangère, que nous, on est plus moraux que les autres,
16:30feraient bien de regarder dans les livres d'histoire.
16:31La vérité, c'est que le droit international se plie au fait.
16:35Et que, si vous voulez appliquer le droit international, vous avez intérêt à être fort.
16:39Et aujourd'hui, c'est le rapport de force, en fait.
16:41C'est le rapport de force, aujourd'hui, qui compte.
16:42Il n'y a personne pour appliquer le droit international.
16:44C'est-à-dire, le droit français existe, mais il y a une police française pour appliquer le droit international.
16:49Et le droit international existe, mais il n'y a pas de force de police internationale.
16:55Elle peut être créée uniquement à l'initiative du Conseil de sécurité.
16:59Et comme le Conseil de sécurité est divisé, il n'y a pas de force de police internationale.
17:03Donc, on peut se demander s'il y a un droit international effectif.
17:07C'est une des choses très importantes dans l'optique du traité de paix éventuel qu'il y aura entre l'Ukraine et la Russie.
17:14C'est de savoir qui va monitorer la ligne de front.
17:18La ligne de partage va être la ligne de front, mais il faudra une surveillance.
17:21Alors, les Américains disent, on va mettre des drones et des machins électroniques.
17:24Mais il faudra des hommes.
17:25Et quels hommes ? Qui va les apporter ?
17:28Les Russes disent, ça ne peut pas être les gens de l'OTAN.
17:30Donc, c'est qui les autres ?
17:32Alors, justement, vous parlez de perspective de paix.
17:34Donc, c'est possible à vous entendre.
17:36Sauf que les dirigeants européens se sont exprimés lors de la conférence internationale à Munich sur la sécurité.
17:43Et eux, ils ont dit à l'unisson ne pas croire en un cessez-le-feu.
17:47Ils ont aussi essayé de contrecarrer ce récit selon lequel les Russes sont en train de gagner.
17:53Ils ont rappelé que la Russie, économiquement, était en train de s'effondrer.
17:56Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, alors à rebours, on a ce sentiment-là, des déclarations de Donald Trump,
18:03a émis lui aussi des doutes sur la volonté de la Russie de mettre fin à la guerre.
18:06On va l'écouter.
18:08Et puis, on vous écoutera, Xenia Fedoroba, sur ses dernières déclarations.
18:10La bonne nouvelle, c'est que les enjeux à résoudre pour mettre fin à cette guerre ont été affinés.
18:18C'est la bonne nouvelle.
18:19La mauvaise nouvelle, c'est qu'ils ont été ramenés aux questions les plus difficiles à résoudre
18:23et qu'il reste encore beaucoup à faire sur ce front.
18:26La réponse est que nous ne savons pas.
18:27Nous ne savons pas si les Russes sont sérieux dans leur volonté de mettre fin à la guerre.
18:31Ils affirment l'être.
18:34Xenia Fedoroba, voilà l'interrogation de Marco Rubio, finalement, sur la volonté de la Russie.
18:39Ce qui est intéressant à noter, c'est que même si tout le monde a parlé de ces conflits ukrainiens,
18:43pendant la conférence de Munich, Marco Rubio, dans son discours, a mentionné l'Ukraine qu'une fois.
18:50Et en fait, ça montre aussi une façon de...
18:52OK, les États-Unis peuvent éventuellement se retirer.
18:55Parce qu'aujourd'hui, ils parlent de points forts et cruciaux pour ces paix.
19:02C'est les questions territoriales et les questions de garantie de sécurité.
19:05Et en fait, quand je regardais cette confiance et le discours des Zelensky,
19:11je vois qu'il a toujours les nouvelles conditions qui apparaissent.
19:14Aujourd'hui, il parle, par exemple, des garanties de sécurité...
19:1820 ans, je crois.
19:1920 ans minimum.
19:20Vous vous rendez compte ?
19:20Pour 20 ans, en fait, c'est une idée de plutôt gêler les conflits, à mon avis,
19:24qu'il est trouvé en vrai accord.
19:27Parce que, si la présence de force de l'OTAN, comme souhaite aujourd'hui l'Union européenne,
19:34ce sont les mêmes lignes rouges pour la Russie.
19:38Monsieur Lelouch a posé une très bonne question,
19:41qui peut garantir la sécurité sur place.
19:43Il ne faut pas oublier qu'il existe aussi la Chine.
19:45Peut-être, aujourd'hui, j'ai vu une déclaration de la Chine qui dit
19:49qu'il faut regarder les racines de ces conflits pour avoir une paix qui est durable.
19:54Ce que Vladimir Poutine a dit aussi.
19:55D'ailleurs, on va s'intéresser dans un instant au discours de Vladimir Poutine,
20:01à Munich, là encore, c'était en 2007.
20:02En fait, finalement, tout était écrit.
20:05Mais avant, c'est vrai que Pierre Lelouch, on peut s'interroger.
20:08Quand les Européens disent, de toute façon, la Russie ne veut pas la paix,
20:12quand Volodymyr Zelensky met toujours plus de conditions sur la table,
20:18on peut s'interroger qui veut la paix.
20:20Est-ce que les Européens, aujourd'hui, sont dans une dynamique de vouloir imposer la paix ?
20:24La question se pose à froid, si vous voulez, pour mettre côté la morale.
20:29Les Européens, je le dis avec beaucoup de tristesse,
20:32les Européens ont suivi Biden dans cette affaire sans savoir comment ils sont sortis,
20:37comment ils sortent, avec juste un slogan qui était
20:40« As long as it takes », aussi longtemps que nécessaire.
20:43Bon, ça fait un peu court comme stratégie de sortie de crise.
20:47Ce qui est sûr, c'est qu'en prenant fait et cause avec les Américains dans cette guerre non déclarée,
20:52non déclarée, par procuration, entre l'OTAN et la Russie,
20:55l'Europe a perdu son rôle de médiateur éventuel.
20:59Au contraire, maintenant que les Américains ont changé de pied complètement,
21:02Biden faisait une guerre du bien contre le mal,
21:05quand il l'a dit lui-même à Varsovie,
21:07« Trump, lui, s'en va. Il n'a pas mis un dollar dans l'Ukraine
21:13depuis qu'il est arrivé au pouvoir, vous m'entendez ? »
21:15Donc la charge est passée complètement à l'Europe.
21:18Donc nous, nous sommes censés payer,
21:20nous sommes censés reconstruire l'Ukraine après la guerre,
21:23c'est notre problème.
21:24Les Américains considèrent qu'ils sont maintenant, eux, les médiateurs.
21:28Nous, dans une situation
21:29de dindons de la farce pour être poli.
21:34C'est-à-dire que cette affaire se déroule
21:36sans que les Européens participent à la négociation.
21:39Vraiment, la preuve, c'est que Marco Rubio à Munich,
21:42il avait rendez-vous avec des Européens
21:44pour parler de la solution en Ukraine.
21:46Il a séché le rendez-vous, purement et simplement.
21:50Il n'y est pas allé.
21:51Donc, qu'est-ce qu'il nous reste ?
21:53Il nous reste à essayer de...
21:55C'est ce qu'essaye de faire Macron maintenant,
21:57d'essayer de trouver le moyen de reprendre langue
21:59avec Poutine,
22:01de trouver les moyens de préparer l'après-guerre.
22:04Et l'après-guerre, ça implique d'abord
22:06de se mettre d'accord sur la ligne de partage.
22:08Ce n'est pas encore le cas.
22:10Deuxièmement, de la date des élections en Ukraine,
22:12les Américains insistent pour que cette élection
22:14ait lieu dès le mois de mai.
22:17Trump n'a qu'une chose en tête,
22:18c'est les élections de novembre.
22:20Donc, ce problème-là, pour lui,
22:21doit être réglé avant l'été.
22:23Donc, il a dit à Zelensky,
22:25faites comme vous voulez,
22:26mais vous faites votre élection au mois de mai
22:27et le traitez au mois de juin.
22:30Sauf que c'est très, très compliqué
22:32pour Zelensky d'organiser une élection
22:34en pleine guerre.
22:36Et que, deuxièmement,
22:36c'est encore plus difficile
22:38de faire accepter à des Ukrainiens
22:40de renoncer à des territoires.
22:42Donc, la situation est bloquée.
22:43Le Poutine attend que ça se passe pour voir.
22:46Donc, effectivement,
22:47s'il veut, c'est ce que laissait entendre Rubio,
22:50vraiment faire la paix,
22:51il doit faire un geste.
22:53Et ce geste, pour l'instant, il ne le fait pas.
22:55Quel état d'esprit à Munich, Olivier Binkémoun,
22:58vous qui étiez sur place, justement,
22:59sur ce dossier Russie-Ukraine,
23:00où on voit, effectivement, côté européen,
23:02qu'on ne cherche pas forcément la paix ?
23:05Ce qui est intéressant dans cette conférence
23:07sur la sécurité,
23:08c'est que ça peut, en quelque sorte,
23:10remplacer un peu les couloirs de l'ONU.
23:11Parce qu'en fait, l'objectif,
23:13c'est que tout le monde se rencontre.
23:15Donc, il y a quelques conférences,
23:16mais en gros, tout se passe
23:17dans les salons, autour des tables, etc.
23:19Et Volodymyr Zelensky,
23:21il a rencontré absolument tout le monde.
23:22Il a fait des rendez-vous
23:23avec tout le monde, tout le monde, tout le monde.
23:25Ce qu'il faut retenir,
23:26mais c'est exactement ce que dit Pierre Lelouch,
23:28c'est le discours de Macron,
23:30Emmanuel Macron,
23:32l'intégralité quasiment de son discours,
23:33n'a porté que sur comment les Européens
23:38allaient pouvoir reprendre la main
23:40sur la question de l'Ukraine
23:43et de cette paix
23:45à laquelle on n'arrive pas.
23:50Et Emmanuel Macron a dit,
23:51aujourd'hui, soyez bien conscients,
23:54100% de ce conflit
23:56est réglé aujourd'hui par les Européens.
24:00On paye tout.
24:00Donc, on veut être absolument
24:02à la table des négociations.
24:04On ne le fera pas sans nous.
24:05On ne fera pas ça sans les Européens.
24:08Et si on ne vient pas,
24:09il a posé ça comme condition,
24:10Emmanuel Macron,
24:11si on ne vient pas,
24:11il n'y aura pas d'Ukraine.
24:12Pas d'Européens à la table.
24:13Je vous voyerai,
24:15après le récit des propos tenus par Emmanuel Macron.
24:19Oui, mais il ne faut pas oublier
24:21que c'était la volonté de l'Union européenne
24:23de commencer à investir
24:25très lourdement dans ces conflits.
24:28La partie était prise.
24:29La rôle de l'Europe
24:30n'était plus un rôle de médiateur,
24:33mais en fait,
24:34un rôle de quelqu'un
24:35qui cherche une défaite stratégique.
24:37Même aujourd'hui,
24:38on attend Kaya Callas
24:39qui suit Ursula von der Leyen
24:42dans l'idée que la Russie
24:43et l'armée russe
24:44n'avancent pas
24:45et que l'économie
24:46est en train de s'infondre
24:47en genre de déni
24:48parce que la réalité
24:50des terrains est différente.
24:51La Russie continue à avancer.
24:53Et donc,
24:53aujourd'hui,
24:54dire qu'on a beaucoup investi
24:56et qu'on a acheté notre place
24:57autour de la négociation,
24:59je pense que c'est quand même
25:00très naïf
25:01parce qu'exactement
25:02par ces actions
25:03de l'Union européenne,
25:04il s'est privé
25:05des gens...
25:07Pardonnez-moi.
25:08Je vais juste aller
25:10jusqu'à la fin
25:10des raisonnements.
25:12Je pense que
25:13dans les yeux
25:14des Américains
25:15et des Russes,
25:16l'Europe a tout fait
25:17pour que cette guerre continue
25:19et pas arrêtée
25:21parce qu'il a eu
25:21plusieurs tentatives
25:22de l'arrêter avant.
25:23Réponse de Pierre Lelouch.
25:24Non.
25:26La demande
25:26des Européens
25:27de participer
25:28à l'accord de paix
25:29n'est pas seulement
25:30parce qu'on paye.
25:31On a beaucoup payé.
25:32On en est à 175 milliards.
25:34Donc ne me dites pas...
25:35Non, non.
25:35Je suis malheureusement
25:37très conscient
25:38de combien on met
25:39et de ce que ça coûte.
25:42Non.
25:44Objectivement,
25:44la paix en Ukraine
25:45conditionne la paix en Europe.
25:47Il faut que cet accord
25:48permette de stabiliser
25:49le système
25:50et de reconstruire
25:51un système
25:51de sécurité international.
25:53De ce point de vue,
25:54il est impératif
25:55que les Européens
25:56fassent entendre leur voix.
25:58Le pire qui pourrait arriver,
26:00c'est un accord
26:01signé à la va-vite
26:02pour respecter
26:03le calendrier électoral
26:04de M. Trump
26:05et qui laisse,
26:06comme disait Bainville
26:07à propos du traité de Versailles,
26:09les chirurgiens
26:10referment la plaie
26:11en laissant l'infection dedans.
26:12Il ne faut pas laisser
26:13l'infection dedans.
26:14Donc il faut traiter
26:15la question des garanties
26:16de sécurité,
26:17la question des territoires,
26:18la question des relations
26:19entre l'Europe et la Russie.
26:21Il faudra bien
26:21reconstruire ces relations.
26:23Les racines de ces conflits.
26:23C'est toutes ces questions
26:24qui sont sur la table
26:25et qui méritent
26:26des hommes d'État
26:27pour les gérer.
26:28Et les racines
26:28de ce conflit
26:29que Zéliya Fédé-Romar
26:30n'est pas seulement
26:30du cinéma public.
26:31On les connaît.
26:32Alors, 2007,
26:34discours de Vladimir Poutine
26:35là encore à Munich
26:36puisqu'on parle
26:37de cette fameuse conférence.
26:39Il avait été très clair
26:40si l'OTAN approche
26:42de l'Ukraine,
26:42je déclenche la guerre,
26:44je schématise un peu.
26:44Il ne le dit pas
26:45en ces termes.
26:45On va voir d'ailleurs
26:46plusieurs de ses citations
26:47à l'antenne.
26:48Il pointait du doigt
26:49le comportement occidental
26:50après la chute de l'URSS.
26:52Et puis il disait
26:53c'est la fin de l'illusion
26:54d'un monde unipolaire
26:55dominé par l'Occident.
26:56Il l'avait dit.
26:56On est en 2007.
26:58On voit apparaître
26:58en Bulgarie,
26:59en Rumanie,
26:59des bases américaines
27:00légères avancées
27:01de 5000 militaires chacune.
27:02Il se trouve que l'OTAN
27:03rapproche ses forces avancées
27:05de nos frontières
27:06tant que nous
27:06qui respectons strictement
27:08le traité
27:08ne réagissons pas
27:09à ces démarches.
27:10Il y avait ce constat.
27:11Il l'avait déjà en 2017
27:12prévenu, vous l'avez dit.
27:13Oui.
27:14Je ne vais pas dire
27:15qu'il a déclaré une guerre
27:16ou qu'il a dit
27:17qu'il va commencer une guerre.
27:18Ce n'est pas du tout
27:18les messages.
27:19Les messages étaient
27:20qu'aujourd'hui,
27:21après tous les tentatifs
27:23de trouver une solution
27:24à tour de l'enlargissement
27:25de l'OTAN
27:25qui étaient toujours
27:26les lignes rouges
27:27depuis le chute
27:28de l'Union soviétique
27:28et c'était les discours
27:30qui étaient à la cœur
27:33des garanties
27:34de sécurité
27:35pour la Russie.
27:37Un autre point important
27:39c'était que
27:39Vladimir Poutine
27:40a averti
27:41que la Russie
27:42ne va pas plus accepter
27:43ces gens de choses.
27:44Elles se sont suffisamment puissantes
27:46pour protéger
27:47ces frontières
27:47et mener une ligne
27:49et une politique
27:51indépendante
27:52des États-Unis
27:52parce qu'après
27:53le chute de l'Union soviétique
27:54la Russie
27:54qui était très fragilisée
27:55évidemment était
27:56sous beaucoup de contrôle
27:59des Américains.
28:01Je pense
28:01que c'est évident.
28:03Et donc
28:04oui
28:04ce discours
28:05c'était crucial
28:06parce que
28:07c'est
28:07donner une idée
28:09de ce qui va arriver
28:10si l'Occident
28:11ne respecte pas
28:13la position
28:13de la Russie.
28:14Et aujourd'hui
28:15ce qu'on voit
28:15avec la guerre
28:16en Ukraine
28:17par exemple
28:17c'est que les conséquences
28:19de toutes ces actions
28:20par exemple
28:21juste avant
28:22l'émission
28:22on a parlé
28:23un petit peu
28:23avec M. Lelouch
28:24sur le fait
28:25qu'en décembre
28:262021
28:27vous m'avez dit
28:28et c'est très important
28:30encore une fois
28:32Poutine a essayé
28:33d'acquérir
28:34des garanties
28:35pour la Russie
28:36et quand il ne l'a pas eu
28:37en fait
28:38c'était probablement
28:39le dernier goût.
28:39La question de fond
28:41elle est posée
28:41depuis 1991
28:42au moment
28:44du divorce
28:44entre
28:45les trois pays
28:46fondateurs
28:47de l'URSS
28:47c'est-à-dire
28:48l'Ukraine
28:48la Biélorussie
28:49et la Russie
28:50les trois présidents
28:51se réunissent
28:52à la fin de l'année
28:53dans une Dachar Biélorussie
28:54et ils actent
28:55le divorce
28:56donc l'Union soviétique
28:58n'existe plus
28:59le lendemain
29:00Gorbatchev
29:00à Moscou
29:01annonce la fin
29:02de l'Union soviétique
29:02mais dès ce moment
29:04Yeltsin
29:05fait tout
29:06pour garder l'Ukraine
29:07à l'intérieur
29:08de la sphère
29:09d'influence russe
29:09il propose
29:10quelque chose
29:11qui s'appelle
29:11la CEI
29:13la Communauté des Etats
29:14indépendant
29:14une sorte
29:15d'union européenne
29:16des pays
29:17autour de la Russie
29:18ça rate
29:19mais disons
29:20que c'est géré
29:21tant que
29:22les relations
29:23avec les Etats-Unis
29:24ne s'empirent pas
29:26à partir des années 2000
29:27quand Poutine arrive
29:28on va aller
29:29dans des tensions
29:30de plus en plus grandes
29:31et Poutine
29:32n'acceptent pas
29:33le monde de l'époque
29:35qui est le monde
29:36dirigé
29:36le monde unipolaire
29:38et il le dit
29:39à Munich
29:41en 2007
29:42sauf que
29:42tous les ministres
29:44de l'OTAN
29:44qui sont là
29:45n'entendent pas
29:46le message
29:46et c'est pour ça
29:47que peut-être
29:47pour ces perspectives
29:49de fait
29:49Arnaud Klarsfeld
29:50avant de parler
29:51de l'Iran
29:52il faut avoir
29:53en tête cette histoire
29:54il faut avoir
29:54en tête cette déclaration
29:55pour qu'effectivement
29:56la plaie
29:57l'infection
29:58comme le disait
29:59Pierre Lelouch
29:59soit tout à fait
30:00nettoyée
30:00et repartir
30:01sur des basses saines
30:01il faut avoir en tête
30:03d'un point de vue historique
30:04que l'URSS
30:05était une grande puissance
30:07il faut avoir en tête
30:08Spoutnik
30:08Gagarin
30:09et que
30:10la Russie
30:12était l'équivalent
30:13des Etats-Unis
30:15pas au point de vue
30:16de la consommation
30:16mais au point de vue
30:18du pouvoir politique
30:19sur le monde
30:201991 comme ça a été dit
30:22et la Russie
30:24l'URSS
30:25s'effondre
30:26la Russie
30:27fait presque
30:28l'aumône
30:29du côté de l'Allemagne
30:30pour avoir
30:30à manger
30:32les grandes boîtes
30:34américaines
30:35prennent le contrôle
30:36d'un certain point de vue
30:38de l'économie russe
30:40les retraites
30:42de beaucoup de vieilles dames
30:43russes
30:44s'effondrent
30:45l'économie s'effondre
30:46et la Russie
30:48est considérée
30:49par les Etats-Unis
30:50comme une puissance
30:50régionale
30:53donc
30:53tant que la Russie
30:54était relativement faible
30:56l'Ouest
30:58a avancé
30:59vers
31:00la Russie
31:01et
31:02Poutine
31:02est arrivé
31:03et
31:04dans un souci
31:04d'identité nationale
31:06et de grandeur
31:07de la Russie
31:08a refusé
31:09d'accepter
31:10qu'il ait raison
31:10ou qu'il ait tort
31:11je ne sais pas
31:12mais en tous les cas
31:12il a refusé
31:13cet état
31:14de choses
31:15où la Russie
31:16était vue
31:16seulement
31:17comme une puissance
31:18régionale
31:19alors qu'il voulait être vue
31:20comme une puissance
31:21mondiale
31:22et la Russie
31:23ne peut pas être
31:24une puissance
31:24mondiale
31:26si l'Ukraine
31:27ou l'Ouest
31:28de l'Ukraine
31:29tombe dans le giron
31:30occidental
31:33donc
31:34évidemment
31:35cette avancée
31:36comme vous l'avez dit
31:37les bases
31:38en Bulgarie
31:38en Roumanie
31:39a fait que
31:40ça a créé
31:41un clash
31:42tout de suite
31:43et voilà
31:43il n'a pas été
31:45entendu
31:46effectivement
31:46Karim Abrik
31:47à cette époque-là
31:48en tout cas
31:48l'OTAN
31:48n'a pas voulu
31:49entendre
31:50oui
31:50c'est vrai
31:51que les lignes rouges
31:52bon
31:52elles étaient
31:53annoncées
31:54mais je veux juste
31:54revenir
31:55c'est-à-dire
31:55aujourd'hui
31:55parce qu'on peut
31:56revenir
31:57effectivement
31:57aux racines
31:58du conflit
31:59mais maintenant
32:00ça fait quand même
32:01quatre ans
32:01qu'il y a
32:02cette guerre
32:02en fait
32:04ça dépasse
32:05le million
32:05là encore
32:06c'est toujours
32:06difficile
32:07on y a
32:08presque deux millions
32:09blessés
32:10morts
32:10dans cette histoire
32:11ce qu'on veut
32:12c'est aller vers une paix
32:13bien sûr
32:14mais on regarde
32:14donc d'un côté
32:15de la Russie
32:16aujourd'hui
32:16on n'a pas l'impression
32:17qu'elle bouge
32:17beaucoup sur
32:18ses objectifs
32:19et de l'autre côté
32:21M. Zelensky
32:22à chaque fois
32:22qu'il a l'occasion
32:23en l'occurrence
32:24on l'a vu
32:25lors de la conférence
32:25il va essayer
32:26d'aller chercher
32:27le maximum
32:27qu'il peut
32:28donc pour l'Europe
32:29c'est aussi
32:30de savoir
32:30une fois que c'est dit
32:32on sait que
32:33bon il y a eu
32:33ce retrait
32:35à tout le moins
32:36Donald Trump
32:37qui a reculé
32:37en disant
32:38bon maintenant
32:38c'est pas vrai
32:39qu'on va payer
32:39pour l'Europe
32:41pour la défense
32:42de façon éternelle
32:43on a énormément donné
32:44on comprend que l'Europe
32:45a décidé de se réarmer
32:47mais est-ce qu'on
32:48n'instrumentalise pas
32:49aussi ce conflit
32:51pour dire
32:51on va déverser
32:52encore des milliards
32:53et des milliards
32:54et le faire accepter
32:55au sein de la population
32:56en disant
32:57vous savez
32:58votre argent
32:58on va l'investir
33:00maintenant
33:00dans cette défense
33:02et le fait
33:02que le conflit perdure
33:04ça permet aussi
33:04de justifier
33:05il y a effectivement
33:07des enjeux
33:07économiques
33:08je vous propose
33:09d'avancer
33:09un mot
33:11et on ira
33:12sur l'Iran
33:13je pense que
33:14jusqu'à maintenant
33:15c'est pas un investissement
33:16à la défense
33:17Karima
33:17c'est plutôt
33:19un investissement
33:20dans les guerres
33:21parce que
33:21c'est les Etats-Unis
33:22qui vendent
33:23les armements
33:24à l'Europe
33:24l'Europe achète
33:25les armements
33:26des Etats-Unis
33:27l'Europe envoie
33:28d'argent
33:28à l'Ukraine
33:29tout ça
33:30pour continuer la guerre
33:31c'est pas encore
33:32l'état
33:32ce que je veux dire
33:34c'est que dans l'espace
33:35le système défense
33:36de l'Europe
33:36je comprends
33:37ce que je veux dire
33:38c'est que dans l'espace
33:39public
33:39au sein de la population
33:41c'est aussi
33:41de justifier
33:42de dire
33:43vous voyez tous ces
33:43milliards
33:43justifier
33:45c'est le mot
33:45je vous propose
33:47d'avancer
33:47sur un autre
33:49conflit
33:49sur un autre dossier
33:51l'Iran
33:51l'Iran
33:52et les Etats-Unis
33:53puisque les autorités
33:54iraniens ont officiellement
33:55confirmé une nouvelle
33:56rencontre
33:56avec les Etats-Unis
33:58qui doit avoir lieu
33:58mardi prochain
33:59en Suisse
34:00après une première session
34:02on en parlait le 6 février dernier
34:03est-ce qu'il y a des perspectives
34:05de pacification
34:06là encore
34:06alors pas vraiment
34:07je vais vous montrer ces images
34:08regardez dans le même temps
34:10les images de l'USS
34:11Gérald Airford
34:13c'est le plus grand
34:13porte-avion du monde
34:15il est en train
34:16d'être déployé
34:17au Moyen-Orient
34:18pour renforcer
34:19la pression
34:20sur l'Iran
34:21on va voir
34:22des images
34:22effectivement
34:23alors là on voit
34:24à l'antenne
34:25un descriptif
34:27de ce porte-navire
34:28ça fiche
34:29c'est du solide
34:30c'est du solide
34:31il arrive
34:32il arrive du Venezuela
34:34il faut deux semaines au minimum
34:35deux semaines au minimum
34:36il a été déployé
34:37pour permettre
34:38l'éviction
34:39de monsieur
34:39Maduro
34:41et maintenant
34:42il va s'occuper
34:43de l'Iran
34:44bon c'est du solide
34:44on va voir
34:45oui mais enfin bon
34:46mais alors c'est quoi
34:47c'est de la pression
34:48c'est de la pression
34:49sur le régime islamique
34:51moi j'observe
34:52que
34:52d'abord
34:53on a affaire en Iran
34:54au pays
34:55qui a inventé
34:56le jeu d'échec
34:56c'est un grand pays
34:5890 millions d'habitants
34:59ils sont dirigés
35:00par une bande de gens
35:01qui ont pris
35:02la totalité du pays
35:04en otage
35:04et qui gagnent
35:05énormément d'argent
35:06tout ça derrière
35:07une rhétorique
35:08un clergé
35:09chiite
35:09en fait un pouvoir
35:11extrêmement brutal
35:12et qui a
35:13une idée en tête
35:15c'est instaurer
35:16la domination
35:17de l'Iran
35:17dans la région
35:18pas seulement pour Israël
35:19mais aussi sur les Arabes
35:20et pour ça
35:21ils développent
35:22depuis 40 ans
35:23la bombe atomique
35:25et ils le font
35:26de façon systématique
35:27dans l'immédiat
35:30au début
35:31il y a 15 jours
35:32le président Bush
35:33Trump
35:35parlait
35:36d'aider
35:37les Iraniens
35:38à se révolter
35:39il demandait
35:40qu'ils prennent en charge
35:40des institutions
35:41la cavalerie arrivait
35:42etc
35:42exactement
35:43puis après
35:44il recule
35:44on parle de ce que veulent
35:47les Iraniens
35:48d'abord on parle
35:49à Oman
35:49et pas à Istanbul
35:52et deuxièmement
35:53on parle de ce qu'ils veulent
35:54c'est à dire uniquement
35:54de l'enrichissement
35:56de l'uranium
35:57pas des missiles
35:58pas de leurs actions
36:00dans la région
36:01par le biais des proxys
36:02et surtout pas
36:03de la situation intérieure
36:04de la Russie
36:05de l'Iran
36:06et qu'est-ce qu'ils demandent
36:07ils demandent que
36:08alors c'est très simple
36:10l'Iran est au bord
36:11de l'implosion
36:11sur le plan économique
36:13les gens
36:13l'argent n'a plus de valeur
36:15les gens ont du mal
36:16à se nourrir
36:16donc c'est ça
36:17qui a nourri la révolution
36:18donc qu'est-ce qu'ils demandent
36:19ils demandent
36:20la levée des sanctions américaines
36:22en échange
36:23du retour des inspecteurs
36:24de l'agence internationale
36:26pour contrôler l'enrichissement
36:27l'enrichissement
36:28il y a 450 kg
36:30d'uranium enrichi
36:31à 60%
36:32c'est-à-dire l'équivalent
36:33de 12 bombes atomiques
36:34qui ont disparu
36:35alors les Iraniens
36:36ils sont dans les trous
36:38on ne peut pas aller les chercher
36:39donc ils sont en train
36:42de gagner du temps
36:42comme ils ont fait
36:44cet accord sur le nucléaire
36:45il a mis 13 ans
36:46à être négocié
36:47et la France était
36:48en première ligne
36:48on demandait l'arrêt
36:49de l'enrichissement
36:50on demandait l'arrêt
36:51du programme de missiles
36:52et on demandait l'arrêt
36:53des turpitudes iraniennes
36:55dans la région
36:56Hezbollah
36:56Hamas
36:57au bout de 13 ans
36:59il s'est rigoureusement
37:00rien passé
37:00sauf un accord
37:02qui retardait
37:03un tout petit peu
37:04le programme nucléaire
37:06c'est l'accord
37:07que Trump
37:08en 2018
37:09a rompu
37:10et maintenant
37:10je crains fort
37:11que par leur habileté
37:13les Iraniens
37:15ramènent
37:15à cet accord
37:16passé
37:17et donc échangent
37:18d'élever des sanctions
37:19contre en fait
37:20la poursuite
37:21de leur programme
37:22mais qu'est-ce que dit
37:22Donald Trump
37:23c'était vendredi
37:24on va l'écouter
37:24il dit
37:25finalement
37:26il change un peu
37:28son cap
37:29maintenant je suis
37:31davantage ouvert
37:31pour que la république
37:33islamique d'Iran
37:34écoutez-le
37:36vous souhaitez un changement
37:37de régime en Iran
37:38il semble que ce serait
37:40la meilleure chose
37:41qui puisse arriver
37:42depuis 47 ans
37:43ils parlent
37:44et parlent
37:44et parlent
37:45et pendant ce temps
37:45nous avons perdu
37:46beaucoup de vie
37:47il n'a pas dit
37:49il n'a pas dit oui
37:50il a dit
37:50c'est la meilleure chose
37:52qui pourrait arriver
37:53ce qui est tout à fait logique
37:54c'est vrai que ça serait mieux
37:55que le régime ton
37:56il n'a pas
37:57doublé Reza Palavi
37:58on a entendu
37:59Reza Palavi
38:00de Chalian
38:01il semble toujours
38:02ouvert au compromis
38:03à condition
38:04que l'Iran
38:06comme a dit Pierre
38:07arrête le programme nucléaire
38:09arrête les missiles balistiques
38:11et arrête de financer
38:12les groupes terroristes
38:13mais il ne peut pas
38:14il n'y aura pas ça
38:15une seconde
38:15il ne peut pas
38:16il ne peut pas revenir
38:18au même accord
38:20que Biden
38:20ce n'est pas possible
38:21donc il sera obligé
38:23d'intervenir
38:24il sera obligé
38:25d'intervenir
38:25parce que
38:26Pierre a dit
38:28il pense qu'à l'argent
38:30ce n'est pas vrai
38:31moi je ne suis pas d'accord
38:32avec ça
38:32je pense que Khamenei
38:33il a des convictions
38:34il a 86 ans
38:36il est atteint d'un cancer
38:37il pense réellement
38:40qu'il y a un paradis
38:41et tout ça
38:42il ne fera pas
38:45un compromis
38:46sur les missiles
38:47et il ne fera pas
38:48un compromis
38:48sur le truc
38:49donc on ira
38:50sans doute
38:50mais oui
38:51sauf que
38:52Arnaud
38:53sur le plan
38:54l'emploi de la force
38:55c'est très compliqué
38:57oui ça je sais
38:58que c'est très compliqué
38:58un renversement
38:59d'un régime
38:59j'ai pas dit qu'il faut réussir
39:02même avec les meilleurs avions
39:04du monde
39:04et les Tomahawk
39:05et tout ce que vous voulez
39:06il est difficile
39:07d'obtenir un changement
39:08de régime
39:09à ça je suis 100% d'accord
39:11je s'en mêle
39:11si le peuple est organisé
39:13s'il y a déjà
39:14des leaders pour prendre la place
39:15toute chose
39:16que pour l'instant
39:17n'existe pas
39:17il y a déjà des manifestations
39:18il y a déjà des manifestations
39:20hier
39:20on a vu Reza Palavi
39:21il n'a pas été adoubé
39:24hier il y avait des manifestations
39:26déjà à Théhéran
39:27peut-être qu'elles étaient
39:28organisées par l'extérieur
39:30mais il y avait quand même
39:31des gens qui sortaient
39:32à Théhéran
39:32et à Munich aussi
39:33Olivier Ben Thémy
39:35il y avait 250 000 personnes
39:36à Munich
39:38il y avait une marée humaine
39:40en Australie
39:40il y avait du monde
39:41également à Toronto
39:42il y avait du monde
39:43à Los Angeles
39:44mais c'est les images
39:46de la diaspora
39:46les gens qui soutiennent
39:48Reza Palavi
39:49qui était effectivement à Munich
39:50qui a pris la parole
39:51qui a essayé
39:52qui a essayé
39:52de rencontrer
39:53un certain nombre
39:53de dirigeants
39:54il faut le dire
39:55à Munich
39:55et qui n'a pas toujours
39:56été reçu
39:57et qui a appelé
39:58à Donald Trump
39:59et qui a dit
39:59qu'il était présomé
40:01Rubio ne l'a pas reçu
40:02Emmanuel Macron
40:03ne voulait pas le rencontrer
40:04par exemple
40:05il serre la main
40:06du président iranien
40:08le président français
40:09il serre la main
40:10le président iranien
40:11mais pas de Reza Palavi
40:12Reza Palavi
40:13moi je l'ai vu
40:13il y a un an
40:14à Paris
40:14il est passé à Paris
40:16bien sûr
40:16il a rencontré
40:17quelques français
40:19aujourd'hui
40:19également
40:20je crois
40:20Constance Legrippe
40:21et le ministre
40:22des Affaires Européennes
40:24également
40:25mais Donald Trump
40:26on l'a bien compris
40:27ne croit pas à l'option
40:28ne croit pas à l'option
40:29Palavi
40:30pour le moment
40:31le monde serait mieux
40:33si on changeait
40:34si les mollas
40:35s'en a effectivement
40:36mais ça ne sera pas
40:37Reza Palavi
40:37pour Donald Trump
40:38c'est une bonne question
40:39si les peuples iraniennes
40:40sont prêts
40:41d'accepter cette candidature
40:42aussi
40:43parce qu'il est vraiment
40:44beaucoup soutenu
40:45par les diasporas
40:46à l'étranger
40:47mais à l'intérieur
40:47d'Iran
40:48on ne sait pas vraiment
40:49il y a beaucoup de gens
40:49qui ont crié son nom
40:50dans les manifs en Iran
40:51donc il est un espoir
40:54le problème
40:55c'est que c'est très compliqué
40:56encore une fois
40:57il y a une histoire
40:58entre les Etats-Unis
40:59et l'Iran
41:00il y a eu Mossadegh
41:01il y a eu le renversement
41:02du Premier ministre
41:03par les services secrets
41:04britanniques
41:04et la CIA
41:05dans les années 50
41:06il y a eu ensuite
41:07l'affaire des otages
41:08lors de l'arrivée
41:09de Roménie
41:10donc il y a une histoire
41:10extrêmement dure
41:12que la liberté
41:14vienne des Etats-Unis
41:15beaucoup d'Iraniens
41:15l'attendent
41:16mais c'est la façon de faire
41:17ils ne peuvent pas
41:19bombarder la population
41:19c'est compliqué
41:20c'est une opération militaire
41:22c'est très tendu
41:23c'est un très grand pays
41:24les gardiens de la révolution
41:26sont partout dans le pays
41:27ça impliquerait
41:28une opération lourde
41:29or rappelez-vous
41:30Trump
41:31il est élu
41:32par un truc
41:33qui s'appelle Maga
41:34et Maga ne veut pas
41:35de guerre
41:36de nouvelle guerre
41:37et en plus
41:38Trump il a des élections
41:39en 20 novembre
41:39il ne va pas s'engager
41:40dans un conflit
41:41et il n'en a pas envie
41:42non plus
41:42je voulais vous faire
41:43il reste un peu plus
41:44de 5 minutes
41:45je voulais qu'on aborde
41:46rapidement un autre sujet
41:47alors concernant la Chine
41:48puisque Donald Trump
41:50est dans le viseur
41:51de la Chine
41:52sur un dossier
41:53plus précisément
41:54Taïwan
41:54hier toujours
41:55lors de la conférence
41:56de Munich
41:57le chef de la diplomatie
41:58chinoise
41:59il a très clairement
42:00mis en garde
42:00des Etats-Unis
42:01un complot américain
42:03contre la Chine
42:04et bien
42:04possibilité
42:05troisième guerre mondiale
42:06pour résumer
42:07écoutez-le
42:07la perspective
42:12consiste à chercher
42:13à se dissocier
42:14de la Chine
42:15à rompre
42:15les chaînes
42:16d'approvisionnement
42:17et à s'opposer
42:18à la Chine
42:18sur tous les fronts
42:19de manière purement
42:20émotionnelle
42:21et instinctive
42:22ils sont en train
42:23de former
42:23tous ces petits cercles
42:24exclusifs
42:25et ils essaient
42:25de séparer Taïwan
42:26de la Chine
42:27et de franchir
42:28les lignes rouges
42:28de la Chine
42:29ce qui risque fort
42:30de pousser la Chine
42:31et les Etats-Unis
42:31vers un conflit
42:32Zénia Fedorova
42:35vous qui suivez
42:35l'actualité
42:37chinoise
42:38notamment
42:38vous qui observez
42:40tout cela
42:40comment est-ce qu'on peut
42:41décrypter
42:42cette déclaration
42:43ou cette mise en garde
42:45cette alerte
42:46de la diplomatie chinoise
42:48je pense que
42:49déjà il y a
42:51plusieurs points
42:52c'est sûr que
42:53c'est depuis un moment
42:54que les Etats-Unis
42:55considèrent
42:56Taïwan
42:57on peut dire
42:59même allié stratégique
43:00dans le sens
43:01où il y a
43:01des microchips
43:03qui sont produits
43:03c'est très important
43:04pour l'économie
43:05américaine
43:06pour la Chine
43:08évidemment
43:08ça reste toujours
43:09des questions
43:10de souveraineté
43:11d'une question intérieure
43:13ce que Xi Jinping
43:14a dit à Donald Trump
43:15il n'y a pas très longtemps
43:15dans un appel téléphonique
43:18aujourd'hui ce qu'on voit
43:19c'est la position
43:20de la Chine
43:20je pense
43:21ce que je remarque
43:22peut-être je me trompe
43:23mais j'ai l'impression
43:24qu'avant la Chine
43:26n'a pas trop parlé
43:27de ces questions
43:28aujourd'hui
43:28ils continuent
43:29de répéter ça
43:30plus souvent
43:30je pense qu'ils sont
43:32signal
43:32peut-être aussi
43:33pour le fait
43:35que la Chine
43:36se prépare
43:36pour les actions
43:38peut-être un peu plus
43:39évidentes
43:40on ne sait pas
43:40mais c'est vrai
43:41que ce signal
43:43est très fort
43:43c'est vers
43:45les Etats-Unis
43:45aujourd'hui
43:46cette confrontation
43:47économique
43:48entre les Etats-Unis
43:49et la Chine
43:50est très évidente
43:51et je pense
43:52qu'avec le discours
43:54aussi de créer
43:55Yuan
43:56une monnaie de réserve
43:57qui pose
43:58une menace
43:59directe
44:00à dollars
44:01je pense que
44:02on va avoir
44:02ce genre d'escalade
44:04diplomatique
44:04en tous les cas
44:05mais
44:06j'espère aussi
44:07que ça ne va pas
44:08mener vers
44:09une vraie escalade
44:11parce qu'un conflit
44:12entre la Chine
44:12et les Etats-Unis
44:13et pourtant
44:15après l'intervention
44:15américaine
44:16au Venezuela
44:17nous nous étions
44:19dit
44:19finalement
44:19chacun récupère
44:21sa zone d'influence
44:22et chacun laisse
44:23tranquille
44:23l'autre
44:24c'est-à-dire
44:24qu'on avait
44:26cette hypothèse
44:26en tête
44:27on n'en est pas là
44:28d'abord
44:28parce que la Chine
44:29est encore extrêmement
44:29présente en Amérique
44:30du Sud
44:31à savoir que
44:32à cause du 11 septembre
44:342001
44:34les Américains
44:35et puis la guerre
44:35contre le terrorisme
44:36et tout le reste
44:37et l'Afghanistan
44:37les Américains
44:38ont complètement
44:39négligé
44:40le cône sud
44:40donc l'Amérique du Sud
44:42aujourd'hui
44:42c'est devenu
44:42un marché chinois
44:43ils sont majoritaires
44:45dans toute l'Amérique du Sud
44:46ils sont en train
44:47d'ouvrir un port chinois
44:49au Pérou
44:49par exemple
44:50donc les Américains
44:51ils ont un problème
44:51qui est de regagner
44:53Panama
44:53ils sont en train
44:54de le faire
44:55d'ailleurs
44:55mais juridiquement
44:56puisqu'ils ont évicté
44:57la société chinoise
44:59de Hong Kong
45:00qui tenait Panama
45:00ils ont un problème
45:02avec le Pérou
45:02et il faut faire
45:03très attention
45:03pour eux
45:04c'est prioritaire
45:05si vous regardez
45:06le dossier
45:07la doctrine
45:09de défense américaine
45:102026
45:11National Defense
45:12qui est sortie
45:14il y a 15 jours
45:15ils disent
45:151
45:16la priorité
45:17c'est 1
45:17le territoire américain
45:192
45:19notre hémisphère
45:20c'est à dire
45:20l'Amérique du Nord
45:22et l'Amérique du Sud
45:223
45:23la Chine
45:23mais la Chine
45:24de façon politique
45:26et économique
45:26ils ne cherchent pas
45:27à l'affrontement
45:27pourquoi
45:28parce que
45:28la montée en puissance
45:30de la marine chinoise
45:31et des forces chinoises
45:32dans la région de Taïwan
45:33est telle
45:34que ça rend extrêmement difficile
45:36maintenant
45:36l'hypothèse
45:37d'une montée
45:38de la marine américaine
45:40vers Taïwan
45:40devient très compliqué
45:41ils appliquent le jeu de go
45:43ils contrôlent complètement
45:44la mer de Chine du Sud
45:45nous on ne peut plus
45:47envoyer un bateau
45:48entre la côte chinoise
45:49et Taïwan
45:50parce que c'est considéré
45:51quasiment comme un acte de guerre
45:53par la Chine
45:54donc la Chine
45:55tient l'endroit
45:55et là il a menacé
45:57c'est la première fois
45:57que j'entends d'ailleurs
45:58un ministre chinois
45:59menacer
46:00aussi clairement
46:01l'idée d'un conflit
46:03autour de Taïwan
46:04et contrairement à ce que
46:05vous disiez
46:05Madame Fedorovat
46:06Taïwan n'est pas un allié
46:07des Etats-Unis
46:09ils font très attention
46:11à ne pas dire
46:12que c'est un allié
46:13c'est quelqu'un
46:14qui a une résolution
46:15qui dit qu'on leur
46:16les aide militairement
46:17mais voilà
46:18et c'est tout
46:18rien de plus que ça
46:20donc ça
46:21c'est le sujet majeur
46:22après l'Ukraine
46:24c'est le sujet majeur
46:25maintenant
46:25il laisse Taïwan
46:26dans le brouillard
46:27c'est-à-dire
46:27les Etats-Unis
46:29n'ont jamais dit
46:29qu'est-ce qu'ils feraient
46:31au cas où les Chinois
46:32interviendraient
46:33et tout le monde comprend
46:34qu'un jour ou l'autre
46:35Taïwan et la Chine
46:36se réuniront
46:38mais pour l'instant
46:39Taïwan a le statut
46:40qu'il a
46:41et selon les Etats-Unis
46:43la Chine n'a pas le droit
46:45ou ne peut pas intervenir
46:46militairement à Taïwan
46:48sans que les Etats-Unis
46:49disent ce qu'ils feraient
46:50si la Chine le faisait
46:52un grand merci à tous les cinq
46:53si vous voulez revoir
46:54cette émission
46:54leur inter absolument passionnante
46:56cnews.fr
46:57en replay
46:58l'actualité qui continue
47:00tout de suite
47:00c'est Thierry Cabane
47:01pour Punchline Weekend
47:03merci à Axel Thomas
47:05de m'avoir préparé
47:06et de m'avoir préparé
47:08de m'avoir aidé
47:09ah je vais y arriver
47:10dis donc
47:11de m'avoir aidé
47:11à préparer cette émission
47:12et je vous retrouve
47:13à 22h
47:13pour 100% politique week-end
47:15merci à tous
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