- il y a 3 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bienvenue dans l'heure inter chers amis, tout de suite le Flash Info, Noemi Hardy.
00:04Bonjour Olivier, bonjour à tous. De nouvelles frappes ce matin au Liban.
00:08L'armée israélienne a émis dimanche de nouveaux ordres d'évacuation au sud du Liban.
00:13Israël et le Hezbollah, pro-iraniens, poursuivent leur hostilité et frappes réciproques malgré la trêve entrée en vigueur depuis le
00:2117 avril.
00:22Hier, des frappes israéliennes avaient fait 12 morts au Liban.
00:26En Ukraine, la guerre se poursuit. Des attaques drones russes ont fait ce matin trois morts en Ukraine, dans la
00:32région portuaire d'Odessa, dans le sud.
00:34Et une personne a été tuée près de Moscou lors de frappes ukrainiennes.
00:38Au mois d'avril, la Russie a visé l'Ukraine avec un nombre record de frappes de drones de longue
00:43portée.
00:44Et puis ces images spectaculaires à Rio, au Brésil, pour le concert de Shakira.
00:48La star colombienne a fait vibrer samedi soir une marée humaine lors d'un méga concert gratuit sur la plage
00:54mythique de Copacabana, à Rio de Janeiro.
00:57Selon la mairie, 2 millions de personnes étaient sur place.
01:00Ce rendez-vous avait été inauguré en 2024 par Madonna, qui avait attiré 1,6 million de spectateurs,
01:07avant les 2,1 millions d'admirateurs réunis par Lady Gaga l'an dernier.
01:12Bon, information plus légère, parfois ça fait du bien.
01:14Merci Noël Miardi.
01:16On est très heureux de vous retrouver.
01:17Xenia Fedorova est avec nous.
01:19Bonjour Xenia.
01:20Bonjour.
01:20Arnaud Clarsfeld pour vous accompagner.
01:22Et Michel Fayad.
01:23Bonjour Michel.
01:24Alors on va démarrer, si vous le voulez bien, avec ce tournant, ce coup de tonnerre outre-Rhin.
01:28Les Etats-Unis annoncent le retrait de 5 000 soldats américains.
01:3340 000 américains y sont stationnés.
01:35Alors leur présence revêt un caractère stratégique et symbolique depuis l'après-guerre.
01:40On pose le décor avec Anaïs Bauchet et on en parle ensuite.
01:44C'est une présence américaine bien installée sur le sol européen.
01:48Selon les chiffres officiels, entre 65 et 85 000 soldats américains sont affectés dans une cinquantaine de bases militaires en
01:54Europe.
01:55Parmi ces effectifs, plus de la moitié, soit quelques 36 000 militaires, sont répartis dans une quarantaine de bases aériennes
02:01et terrestres en Allemagne.
02:03Installées depuis près de 80 ans, ces bases constituent le socle du dispositif militaire américain en Europe.
02:08Parmi elles se trouve la base militaire aérienne de Rammstein.
02:11Plus grosse base de l'armée américaine hors des Etats-Unis, elle compte environ 10 000 soldats
02:16et joue un rôle capital pour les déploiements américains au Moyen-Orient et en Afrique.
02:20La base américaine de Stuttgart possède également un rôle central.
02:23Elle concentre le commandement suprême des forces américaines en Europe ainsi que le commandement américain en Afrique.
02:28Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se situe en Bavière.
02:32Quant au plus grand hôpital militaire hors Etats-Unis, il est situé à Landstuhl, à l'est du pays.
02:36Pourtant, si cette présence militaire en Allemagne est surreprésentée en Europe,
02:40elle ne cesse de baisser depuis les années 90, où 200 000 soldats américains étaient alors recensés.
02:45Une présence essentielle pour le pays d'un point de vue sécuritaire face à la menace russe depuis l'invasion
02:50de l'Ukraine,
02:50mais aussi économique avec la création de milliers d'emplois.
02:54Alors avant de vous entendre, Xenia Fedorova, je souhaitais vous faire écouter le chancelier allemand, Merch.
03:01C'était lundi dernier. Regardez.
03:06Les Américains n'ont manifestement aucune stratégie.
03:08Et le problème avec ce genre de conflit, c'est qu'il ne suffit pas d'entrer.
03:12Il faut aussi se retirer.
03:13Une nation entière est humilée par les dirigeants iraniens,
03:18et en particulier par ses soi-disant gardiens de la révolution.
03:23Xenia Fedorova, est-ce qu'on peut imaginer que le retrait de ces 5000 soldats américains en Allemagne
03:28est lié à cette déclaration, cette déclaration critique du chancelier allemand ?
03:33Je pense que c'est lié plutôt à la façon dont Donald Trump voit les relations aujourd'hui avec l
03:38'Europe.
03:38Et le fait qu'il accuse l'Europe de ne pas participer à tort de situations en Errand,
03:45je pense que c'est une façon de montrer en Allemagne qu'il est tout à fait capable de retirer
03:51les troupes.
03:515000, ce n'est pas beaucoup, mais c'est quand même un début,
03:54et peut-être que ce sera plus ce qu'il a dit, Donald Trump.
03:57Je pense qu'il est en train de changer les relations.
04:00Ce n'est plus les relations directes comme entre les alliés,
04:03mais plutôt les relations transactionnelles.
04:07Je pense qu'il traite aujourd'hui l'Europe plutôt comme un client.
04:11Donc il doit absolument payer pour les services, pour la sécurité,
04:15parce que la sécurité n'est plus gratuite, je pense, selon Donald Trump.
04:19Après, c'est vrai que la position d'Allemagne est très intéressante aujourd'hui,
04:23si on regarde la façon comment l'Allemagne commence à ré-militariser.
04:27Par exemple, on vient d'apprendre qu'ils vont investir plus d'un milliard 300 millions d'euros
04:34dans une reconstruction d'une porte qui peut éventuellement être utilisée
04:40pour l'acceptation et la livraison des léopards, des tanks.
04:46Donc en fait, il y a plein de choses qui montrent que l'Allemagne aujourd'hui
04:51se prépare pour un conflit plutôt de grande échelle.
04:54Et je pense que ça doit être inquiétant pour tous en Europe.
04:58Ce virage allemand, réarmement, c'est un virage net et dangereux.
05:02C'est ce que vous nous dites, selon vous ?
05:03Je pense que oui, parce que déjà, si on regarde l'histoire,
05:07on voit très bien qu'Allemagne, avec une grande armée,
05:10la plus puissante armée en Europe, ce n'est pas toujours que c'est bien fini.
05:15Après, on peut se poser la question, contre qui l'Allemagne se prépare de faire la guerre ?
05:21On a entendu, Frédéric Merz, que c'est contre la Russie,
05:24et c'est la Russie qui la menace, comme on l'a entendu, le chef de l'OTAN.
05:28Mais la vérité, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que ça aide aussi l'économie.
05:33C'est une façon d'essayer d'aider l'économie allemande
05:35qui se trouve dans des situations très compliquées aujourd'hui.
05:38Par exemple, Volkswagen, que vous connaissez très bien,
05:41aujourd'hui, commence à se rediriger vers la réparation des armées,
05:47parce que c'est ça qui apporte l'argent.
05:49Et Frédéric Merz, il ne faut pas oublier non plus,
05:51que lui, il a travaillé pour BlackRock.
05:53BlackRock, c'est une entreprise américaine qui est très connue.
05:57Et en fait, c'est lié à un complexe militaire industriel.
06:00Donc je pense que tout ça, c'est lié.
06:02Je pense que c'est une vraie question, ce qu'Allemagne veut faire.
06:05Aujourd'hui, on a deux pays qui veulent avoir les plus grandes armées en Europe.
06:09C'est Pologne et c'est l'Allemagne.
06:11Et deux pays qui sont farouchement opposés à la Russie.
06:15C'est pour ça qu'effectivement, vous soulignez le danger de ce réarmement.
06:18En tout cas, pour revenir aux États-Unis, 5 000 hommes en moins.
06:21Mais alors, ce n'est peut-être pas tout.
06:22Et d'ailleurs, Donald Trump l'a dit, puisqu'il y a cette décision de réexaminer,
06:27la décision de déployer un bataillon équipé d'armes à longue portée.
06:30C'est ce que rapporte le Financial Times, citant une source de Pentagone.
06:34On va peut-être voir la citation.
06:36Alors, Michel Fayette, ça veut dire finir les armes à longue portée dans les pays de l'UE.
06:40On parle de ces fameux missiles SM-6, notamment.
06:44On parle d'autres missiles balistiques.
06:47C'est cela que ça veut dire.
06:49Comment comprendre ce retrait, non seulement humain, mais aussi d'armement des États-Unis ?
06:53Moi, je pense qu'il y a déjà deux choses.
06:55Je pense que déjà, avant même Donald Trump, depuis Barack Obama,
06:59l'orientation des États-Unis est maintenant vers l'Asie et non plus vers l'Europe.
07:03Et bien sûr, Donald Trump a accentué cela.
07:06Et notamment en raison de son conflit ouvert avec l'Union européenne.
07:10Et de l'autre côté, l'Allemagne, elle aussi, elle n'a pas commencé à vouloir se renforcer militairement sous
07:17Mertz.
07:17Elle a déjà commencé avant à parler de différentes choses.
07:20Notamment, elle avait déjà réclamé il y a quelques années la rotation de la dissuasion nucléaire française
07:26pour la partager soit au niveau européen, soit de faire une véritable rotation entre la France et l'Allemagne uniquement.
07:33Puis il y a eu également la réclamation allemande d'avoir une rotation aussi pour le siège de la France
07:39au Conseil de sécurité des Nations Unies.
07:41Et puis même en termes de budget militaire, quand la France propose d'augmenter son budget militaire de quelques dizaines
07:47de milliards,
07:48l'Allemagne, elle, veut monter à un budget de 270 milliards en termes militaires, ce qui est colossal.
07:54Et donc la France n'est pas en mesure de s'aligner sur un tel budget.
07:59Et maintenant, effectivement, comme Xeniel disait, il y a la volonté aussi des Allemands, avec une industrie qui souffre,
08:10notamment en raison du prix du gaz qui est beaucoup plus cher, maintenant qu'ils n'achètent plus auprès des
08:15Russes,
08:16mais auprès d'autres sources, l'industrie allemande fait de beaucoup plus faibles marges, voire ne fait pas de marges.
08:23Et donc essaye de trouver un autre moyen qui serait l'armement pour se relancer,
08:27sachant que si vous regardez l'Union européenne, et l'Europe en général,
08:32vous voyez que la France et la Grande-Bretagne sont deux grandes puissances en termes de complexes militaires ou industriels.
08:37Et donc les Allemands, eux, ont envie de dépasser la France et la Grande-Bretagne à ce niveau-là.
08:41Il vous inquiète, ce départ américain, Arnaud Klarsfeld, notamment de l'Allemagne,
08:46avec un réarmement massif outre-Rhin en parallèle ?
08:505 000 hommes, ce n'est pas un départ, c'est un avertissement, c'est un geste de mauvaise humeur
08:56de Trump
08:57par rapport à ce que Merck a dit, c'est-à-dire que c'était une humiliation pour les États
09:04-Unis,
09:04il aurait pu se dispenser de dire ça.
09:06Il a dit ça, il y a 25% d'augmentation sur les tarifs et 5 000 hommes en moins,
09:12mais enfin, les États-Unis ne retireront pas leur base d'Allemagne tout de suite, ça c'est sûr.
09:20Maintenant, sur le réarmement de l'Allemagne, il m'inquiète,
09:23et il m'inquiète, c'est normal que l'Allemagne se réarme, c'est tout à fait légitime,
09:28mais ce n'est pas légitime ou ce n'est pas normal qu'elle se réarme
09:33dans la perspective d'un conflit avec l'Allemagne.
09:36Je vais vous lire, j'ai retrouvé un discours que ma mère a fait à Berlin
09:40lors de la commémoration de l'autodafé, vous savez où Goebbels avait brûlé les livres
09:46qui étaient des livres interdits de Stefan Zweig, Freud, etc.
09:51Et elle a conclu par ces phrases, c'est tout à fait dans l'air du temps,
09:55elle est allemande, elle est une des Allemandes les plus connues en Europe,
09:58elle dit « 91 ans après cette autodafé dont les fumées ont alimenté la guerre,
10:04la Shoah, la ruine de l'Europe et sa longue division, les menaces ont repris.
10:09La paix est menacée et l'Allemagne risque à nouveau non plus d'entraîner le continent
10:14dans une guerre inutile, mais d'être entraînée dans une guerre inutile.
10:19Il s'agit d'un conflit qui doit se régler par la négociation
10:23et par la prise de conscience que la fin de la division européenne en 1991
10:27a été acquise au prix de nouvelles zones d'influence
10:31et qu'il ne fallait pas provoquer la Russie qui assurait depuis la prospérité de l'Allemagne et de l
10:37'Europe.
10:37Nous allons bientôt commémorer la défaite de l'Allemagne hitlérienne
10:41alors qu'il est question de mobiliser de nouveau les Allemands
10:44pour aller répandre leur sang et celui des Russes en Ukraine.
10:49En 1812, Napoléon a pris Moscou avant d'être vaincu par l'armée russe
10:54et les Cossacks ont campé à Paris sur les Champs-Elysées.
10:58En 1941, Hitler n'a pas réussi à prendre Moscou
11:03et c'est Staline qui s'est emparé de Berlin.
11:05Nous ne voulons pas que le cycle de la violence ultime s'impose à nouveau.
11:10Aujourd'hui, les étudiants allemands ne veulent pas brûler les livres et les hommes.
11:15Derrière eux, ils ont au moins deux générations de parents et de grands-parents,
11:19travailleurs, créatifs et raisonnables.
11:22C'est cette voie qu'ils veulent suivre et non celle d'une violence issue cette fois du centre
11:28et non des extrêmes.
11:30Beaucoup d'Allemands pensent comme ma mère
11:32et c'est vrai qu'il faut trouver un compromis avec la Russie
11:37et non pas se diriger vers une guerre qui serait l'anéantissement de l'Europe.
11:43On voit ce monde bouger partout, ces guerres partout, sur tous les continents.
11:47C'est vrai que Zenia Fedorova, aujourd'hui, l'Europe, elle est un tournant de son histoire
11:50et c'est très intéressant d'entendre les mots de la mère d'Arnaud Klarsfeld,
11:54finalement, revenir à ce qui s'est dit.
11:57Et elle a connu la Seconde Guerre mondiale.
11:58Et elle a connu la Seconde Guerre mondiale.
12:00Non, bien sûr, je suis complètement d'accord avec ce que j'ai attendu.
12:05Je pense qu'aujourd'hui, les schémas que l'Europe est en train de prendre,
12:09c'est un schéma vers la guerre.
12:11Et c'est un schéma vers la guerre, pas parce que la Russie a un conflit avec l'Ukraine aujourd
12:18'hui,
12:19c'est un repositionnement.
12:22Et je pense que c'est très compliqué d'accepter l'idée que l'Europe a complètement oublié ce qu
12:32'est la guerre.
12:33Je pense que c'est le cas pour la France, c'est le cas aussi pour l'Allemagne, c'est
12:39le cas pour beaucoup de pays.
12:40Parce que, pour être très honnête avec vous, je pense que l'idée d'une forte Europe qui travaille avec
12:47la Russie,
12:48un peu l'idée de Général de Gaulle, en fait, la Russie de Lisbon à Vladivostok,
12:53c'est ça qui pouvait mener vers une prospérité, plutôt que ce qu'on voit aujourd'hui,
12:59cette tentative d'affaiblir la Russie, d'avoir les défaits stratégiques de la Russie.
13:05Ça vient des États-Unis, il ne faut pas cacher non plus que les États-Unis sont travaillés depuis des
13:10années
13:10pour affaiblir la Russie et séparer aussi cette union économique entre la Russie et la France
13:16et la Russie et l'Allemagne.
13:17Avec les explosions de Nord Stream, l'Allemagne n'a plus d'accès, même si on oublie les positions politiques
13:25à ces moments,
13:26si l'Allemagne voulait les reprendre, acheter les gaz et pétrole au bon marché russe,
13:31ils ne pouvaient pas parce qu'en fait, il n'y a pas de bon maillant de livraison, parce que
13:35le Nord Stream était explosé.
13:37Et je pense qu'il faut comprendre que ce chemin va mener vers, à mon avis, vers une guerre mondiale.
13:45Et ça sera une catastrophe pour tout le monde.
13:48On a encore le temps de renverser les choses par les voies diplomatiques, mais ça, il faut le faire maintenant.
13:54Et tout ce réarmement qu'on voit de l'Allemagne, ça profite du complexe militaire industriel, parce que ça fait
14:01d'argent.
14:02Mais en fait, les armes sont faites pour tuer.
14:06Et finalement, après le conflit en Ukraine, après le conflit en Iran, où se trouvent ces armes ?
14:12Ils se trouvent dans le troisième, quatrième pays, dans les marchés noirs, etc.
14:18Tout ça, c'est un chemin vers rien.
14:20Pensons à nos enfants, il y a un véritable enjeu politique.
14:23Je vous propose que nous nous intéressions.
14:25À présent, on reviendra sur le conflit Russie-Ukraine, puisque Nicolas Dupont-Aignan, invité ce matin sur CNew, s'est
14:30exprimé sur le sujet.
14:31Mais avant, la guerre contre l'Iran.
14:34Alors, je voulais vous montrer ces images qui ont été diffusées il y a deux heures, un peu plus de
14:39deux heures, sur les réseaux du centre de commandement américain.
14:43Alors, on voit quand même des images qui nous disent quelque chose.
14:47On a le sentiment que vous avez des avions qui sont en train de se préparer.
14:51On va voir également des briefings de militaires.
14:55Est-ce que vous y voyez, Xenia, peut-être le signe d'une reprise des hostilités ?
15:00Ou nous sommes encore dans une guerre de communication, une guerre de communication à laquelle on assiste depuis quelques jours
15:05?
15:05Je pense que pour l'instant, on est toujours dans cette communication, entre communication et pression.
15:13La façon dont Donald Trump mène les négociations, c'est entre communication et entre la pression.
15:19Après, on ne peut pas aussi complètement être sûr que ça ne reprend pas, parce que le temps qui était
15:25pris, je pense que tous les deux pays ont un peu récupéré les stocks et les forces.
15:31On ne sait pas très bien, l'Iran ne communique pas sur les stocks des missiles qui sont encore et
15:36toujours.
15:37Mais on peut, dans l'hypothèse qu'il y a encore des missiles balistiques et des missiles hypersoniques, ça peut
15:42reprendre.
15:42En tous les cas, il rend ses positions un peu comme ça, plutôt le côté de force, même si, militairement
15:49parlant, les États-Unis sont plus forts.
15:51Mais sur la situation, l'Iran a quand même les cartes, comme dit Donald Trump souvent.
15:56Je pense que Donald Trump a tout à fait la capacité de reprendre les frappes.
16:00Après, est-ce que c'est dans son intérêt ?
16:03Moi, je pense toujours qu'il cherche une sortie de cette crise, parce qu'il comprend très bien qu'il
16:07ne s'ajoute pas à son faveur.
16:09Je pense qu'il va le trouver, mais peut-être les frappes ont recommencé.
16:14Moi, je pense qu'il y a deux choses intéressantes.
16:17Je pense que l'Iran, il veut plutôt avoir les sécurités, l'assurance, et après peut-être changer les comportements.
16:25Et les États-Unis veulent qu'il change les comportements et après il va donner l'assurance.
16:29Et c'est ça où l'Iran passe.
16:30Alors, il y a une proposition de l'Iran aujourd'hui.
16:34Les gardiens de la Révolution ont proposé un accord en 14 points.
16:37On va voir les principaux qui vont s'afficher à l'antenne.
16:40Alors, notons que la question du nucléaire n'est absolument pas évoquée du côté de l'Iran.
16:45Retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, lever des sanctions et du gel des avoirs iraniens,
16:49fin du blocus des ports, fin des hostilités sur l'ensemble des fronts.
16:52On va peut-être voir la réponse de Donald Trump.
16:54Donald Trump qui dit n'avoir aucune confiance dans les gardiens de la Révolution.
17:00Donc, à cette heure, vous penchez sur quoi ?
17:03La diplomatie peut continuer ? Les hostilités reprennent ?
17:06Michel Payal.
17:07Moi, je pense que les hostilités reprendront à un moment donné parce que Donald Trump a besoin de remporter quelque
17:13chose.
17:14Et pour le moment, il n'a pas remporté la moindre chose.
17:16Puisqu'en fait, à part tuer Khamenei et les quelques dirigeants, ils voulaient démanteler le programme nucléaire.
17:22Pour le moment, les Iraniens ne veulent pas discuter du transfert de leur uranium enrichi.
17:29Ils voulaient démanteler leur programme balistique.
17:32Mais là, dans les points qu'ils proposent, il n'y a pas le programme balistique.
17:35Et puis enfin, le soutien au proxy, donc le Hezbollah au Liban et les Hachel-Shaabi en Irak.
17:40Là aussi, ce point n'est même pas évoqué.
17:42Donc, en fait, il y a deux discussions parallèles.
17:44Et quand il y a des discussions parallèles, ça finit par un affrontement.
17:48Maintenant, il y a un point qu'on n'évoque pas.
17:50C'est que pour reconstituer leur stock, je parle des Américains, ils ont besoin de la Chine.
17:56Parce que figurez-vous, pour les métaux, il faut aller discuter avec la Chine.
18:00C'est elle qui les raffine, qui les traite à ces métaux.
18:03Donc là, Donald Trump a maintenu sa rencontre avec le président chinois Xi.
18:07Et il ne pourra reconstituer son stock que s'il a un accord avec la Chine.
18:14Et ça prend 24 mois.
18:15On va appeler Shan Weizong, journaliste justement à Pékin.
18:19Elle sera avec nous dans un instant.
18:21Et on va revenir sur cette visite annoncée mi-mai.
18:23Rien d'officiel pour le moment.
18:25Non, il a confirmé.
18:26Donald Trump a confirmé.
18:27Pékin, pas encore, me semble-t-il.
18:29Absolument.
18:30Arnaud Klarsfeld, comment est-ce que vous voyez, vous, la suite des hostilités ?
18:36Washington qui, par ailleurs, renforce aussi ses alliances au Moyen-Orient.
18:39Les positions sont trop antagonistes pour qu'il n'y ait pas une reprise des conflits.
18:43Michel l'a dit, les Iraniens ne veulent pas céder.
18:46Les Américains, s'ils cèdent, ont perdu la guerre.
18:50Bon, donc, il n'y a que la reprise des conflits qui peut éventuellement régler ça.
18:54Évidemment, un compromis serait ce qu'il y a de mieux,
18:58que les Iraniens rendent, ou pas rendent, mais donnent,
19:01puisque ils considèrent que c'est à eux,
19:03mais donnent l'uranium enrichi à 60%,
19:06qui permet de passer à une arme nucléaire dans un délai qui est relativement bref,
19:10qui se compte en semaines, mois maximum,
19:13et qui s'engage à ne pas vouloir acquérir l'arme atomique.
19:19Mais s'ils font ça, ça devient un nouveau régime,
19:22et ce nouveau régime tombera quoi qu'il arrive,
19:24parce que la population considérera qu'il est faible et qu'il a perdu la guerre.
19:28Donc les deux sont dans leur couloir et ne semblent pas avoir de position
19:36où ils peuvent se rassembler sur un minimum,
19:40et le minimum pour Trump, c'est sur le nucléaire.
19:44Après, qu'est-ce qu'il arrivera ?
19:47Les États-Unis sont peut-être puissants,
19:49mais c'est une guerre qui mène quand même à 10 000 km de distance,
19:53avec trois porte-avions, un quatrième si on compte Israël comme un porte-avions,
19:58parce que c'est un pays où il y a plus de 200 avions aussi qui peuvent bombarder.
20:03Le ciel iranien est ouvert, mais les dirigeants sont fanatiques.
20:09Hitler, il a fallu aller jusqu'à Berlin pour le faire tomber,
20:14et eux sont prêts à mourir.
20:16Donc c'est très compliqué.
20:18Zénia Fedorova.
20:19Je pense que si je ne me trompe pas,
20:20Donald Trump a dit que, maintenant, dans son tweet, dans son post,
20:24il a dit qu'il n'est pas prêt d'accepter les conditions d'Iran
20:28parce qu'il doit payer pour toutes les souffrances à toute l'humanité
20:31depuis 47 ans, comme ça.
20:34Et encore une fois, il change les objectifs,
20:37la narrative des objectifs des États-Unis.
20:39Donc je suis avec un tiré,
20:41les positions d'Iran, les diplomates, mais aussi les experts,
20:44et eux, ils pensent qu'en fait, il n'y a pas de garantie.
20:48Si aujourd'hui, ils donnent tout ce qu'ils veulent,
20:50ils ne seront pas attaqués.
20:51Ils pensent aussi que c'est important pour les États-Unis et Israël
20:55de garder les conflits récurrents
20:57pour chaque fois affaiblir les régimes iraniennes.
21:00Donc je pense qu'ils jouent aujourd'hui sur cette résistance
21:03parce qu'il n'y a pas de garantie, déjà.
21:06Et la deuxième chose, sur la bombe nucléaire,
21:08on a entendu depuis des années,
21:09Benjamin Netanyahou qui a dit qu'Iran a deux minutes
21:12de faire cette bombe nucléaire.
21:13Et si on parle d'uranium enrichi,
21:17il y a une proposition sur la table par la Russie.
21:19La Russie a proposé sa participation pour récupérer l'uranium enrichi
21:25et ça pouvait régler les problèmes.
21:27Mais on n'est pas encore là.
21:28Donald Trump, on pense, il n'a pas accepté.
21:31Donc ça, nous posons la question.
21:33Quels sont les vrais objectifs des États-Unis aujourd'hui ?
21:36Mais est-ce qu'on est sûr que les Iraniens ont accepté ?
21:38Les Iraniens, je pense oui.
21:40Parce qu'ils ont déjà accepté l'aide de la Russie
21:42à l'époque de Condoleezza Rice.
21:44Grâce à la Russie, en fait, ils ont trouvé une solution.
21:47Il y a eu quand même une paix pendant des années.
21:49En tout cas, la Chine a-t-elle les clés ?
21:51Nous l'évoquions, puisque là, à 7h, nous sommes encore dans une impasse.
21:55Les interrogations, est-ce qu'il va y avoir la reprise des combats ou non ?
21:59En tout cas, Donald Trump, lui, devrait se rendre mi-mai, a priori, à Pékin.
22:04Alors la Chine, est-ce la puissance qui a les clés pour faire cesser ce conflit ?
22:08On va retrouver Shanhui Zhang, journaliste CGTN à Pékin.
22:13Bonjour, Shanhui.
22:14Alors dites-nous, comment se situe la Chine dans cette prolongation des tensions que nous venons d'évoquer ?
22:20Eh bien, la Chine, dans ce dossier, elle joue une partition qui est très différente de celle des États-Unis.
22:25Si aujourd'hui, elle se pose comme un acteur important dans cette région,
22:30ce n'est pas parce qu'elle est forte au niveau de ses armes,
22:33c'est parce qu'elle est forte au niveau de la diplomatie.
22:35Parce qu'aujourd'hui, on est à un moment charnière, on est en train de basculer entre la guerre et
22:40la paix.
22:41Et le message de la Chine tient en quelques mots.
22:43D'abord, la fenêtre est ouverte aujourd'hui, il ne faut pas surtout la fermer.
22:47Et ensuite, il faut maintenir le cessez-le-feu, maintenir la dynamique de négociation,
22:52rouvrir les droits d'Hormuz à la navigation normale.
22:55Et cette ligne, en fait, c'est également appui sur les quatre propositions du président chinois à Xi Jinping sur
23:01le Moyen-Orient.
23:02Ça donne déjà le cadre intellectuel chinois.
23:04Parce que le premier point, il a dit, il est important de faire la coexistence pacifique
23:08et la construction d'une architecture de sécurité régionale portée par les pays de la région eux-mêmes.
23:13Donc le sous-entendu, selon moi, c'est sans tutelle américaine.
23:16Et puis le deuxième point, c'est le respect de la souveraineté, de la sécurité et de l'intégrité territoriale
23:22des États du Golfe et du Moyen-Orient.
23:24Et ensuite, troisième, c'est une formule frappante, il faut, je cite,
23:29ne pas laisser le monde retomber dans la loi de la jungle.
23:32Donc encore une fois, référence à la charte des Nations Unies et au multilatéralisme.
23:36Et puis le quatrième point, c'est de lier le développement de la région et la sécurité dans la région
23:42en proposant aux pays de la région de partager les opportunités de la modernisation chinoise.
23:47Ça veut dire que la Chine essaie de se présenter comme une alternative diplomatique
23:52et notamment auprès des pays du Golfe aujourd'hui
23:55qui ne veulent surtout pas choisir catégoriquement entre Washington et Téhéran.
24:01Et puis aujourd'hui, il y a aussi un autre élément qui est important,
24:04c'est qu'à partir du 1er mai, c'est la Chine qui prend la présidence tournante du Conseil de
24:09sécurité de l'ONU.
24:10Nous savons que le Conseil de sécurité assume déjà la responsabilité première
24:14sur le maintien de la paix, sur la sécurité internationale.
24:17Donc à ce moment précis, je pense que la Chine va accompagner le Conseil de sécurité
24:21dans la conduite des dossiers inscrits à l'agenda de mai
24:25et peut-être qu'elle va trouver des possibilités à pousser ses propres cadres
24:29sur la souveraineté nationale, sur la non-ingérence, sur le multilatéralisme,
24:34sur des solutions politiques.
24:36Donc encore une fois, c'est peut-être, elle est plutôt,
24:40elle attire le regard des pays par sa diplomatie,
24:43par ses forces de négociation, mais pas par sa force militaire.
24:49Et en fait, c'est aussi une leçon, je pense, pour ceux qui pensaient encore
24:53que la paix au Moyen-Orient passerait par les bombardements américains.
24:57Donc je pense que ça, c'est une leçon qui est importante à noter sur la scène internationale.
25:03Merci beaucoup, Chanoui, de nous livrer le regard de la Chine.
25:07On le disait avec Zina Fedorova, peut-être une visite de Donald Trump.
25:11Mais ça peut être un tournant dans ce conflit, cette rencontre de Donald Trump-Xi Jinping.
25:14Est-ce que la Chine a les clés, finalement, pour faire cesser le conflit ?
25:17Je ne sais pas si la Chine a les clés, mais je pense que la Chine peut jouer un rôle
25:21plus important, un rôle diplomatique.
25:25Déjà, ce que Michel Fayed a dit, c'est important.
25:27La Chine a ce que les États-Unis ont besoin.
25:29La terre rare, par exemple, qui a besoin absolument.
25:32Donc, quand Donald Trump a essayé de mettre la pression sur la Chine,
25:36ce n'est pas vraiment marché avec tous les tarifs.
25:38Il était obligé de reculer de ses propos.
25:41Je pense que c'est une possibilité pour la Chine de se positionner, en fait,
25:45comme un majeur acteur diplomatique.
25:49Et je pense que c'est un peu comme on dit en anglais,
25:52un adult in the room.
25:54C'est comme une personne sérieuse dans la pièce.
26:00Parce qu'avec toutes les communications qu'on a attendues de Donald Trump,
26:03même s'il a une stratégie derrière,
26:05c'est sûr que Donald Trump, il poursuit ses objectifs.
26:08Il n'a pas de stupide de tout.
26:09Je vois beaucoup de journalistes qui pensent qu'il est stupide.
26:11Non, non, non, il a une vraie stratégie.
26:13C'est juste la façon des communications.
26:15Ça énerve beaucoup de monde parce qu'il est imprévisible.
26:18Mais je pense que la Chine va essayer de jouer cet rôle
26:20et peut jouer cet rôle absolument.
26:23Michel Fayed.
26:24Oui, moi, je pense que la Chine a déjà joué même un rôle.
26:27Rappelez-vous, en 2023, c'est la Chine qui avait réconcilié
26:30l'Arabie saoudite et l'Iran
26:32et avait joué ce rôle que les États-Unis, eux, auraient pu jouer historiquement.
26:36Et donc, effectivement, la Chine peut jouer un rôle pareil.
26:40Maintenant, ce qu'il faut quand même ne pas complètement écarter,
26:44c'est quand même qu'aujourd'hui,
26:46Trump a mis plus ou moins la main sur le pétrole et le gaz vénézuélien,
26:50qu'il contrôle plus ou moins le détroit d'Hormuz
26:53et que tout ça n'est pas non plus extraordinaire pour la Chine
26:56qui a besoin d'un approvisionnement en termes de pétrole, de gaz.
26:59Donc, il y a à boire et à manger dans la discussion.
27:03Il y aura effectivement les terres rares d'un côté,
27:05également le cuivre et d'autres métaux.
27:07Et de l'autre côté, il y aura le pétrole et le gaz.
27:10On va voir qui l'emportera.
27:11En tout cas, ce sera une rencontre, comme vous dites, à suivre de très près.
27:16Autre conflit, celui de la Russie contre l'Ukraine,
27:19et c'était il y a tout juste 12 ans, le 2 mai 2014.
27:24Nous allons revoir des images, le massacre d'Odessa.
27:27Odessa, ville portuaire d'Ukraine, bâtie sur le rivage de la mer Noire.
27:3242 personnes sont mortes, en majorité brûlées d'ailleurs,
27:35dans l'incendie de la maison des syndicats de la ville.
27:38Xenia Fedorova, 42 personnes, qui étaient-elles ?
27:42Vous savez, quand je regarde les médias occidentaux,
27:45il y a toujours un mot qui a ajouté qu'il n'y a pas de personnes morts,
27:51les pro-russes qui étaient tués.
27:53En fait, c'était les Ukrainiens, les Ukrainiens russophones,
27:56qui se trouvaient bloqués dans la maison des syndicats,
27:59et qui étaient brûlés vifs par les néo-nazis ukrainiens,
28:04par les gens qui, aujourd'hui, appellent cet incendie comme barbecue.
28:09Et ça existe toujours.
28:10Et malheureusement, pas beaucoup de gens en parlent en Occident.
28:13Je pense qu'en France, il y a eu un seul journaliste,
28:16qui s'appelle Paul Mariera, qui a fait un documentaire sur les sujets,
28:20je pense que ça s'appelle Masque des révolutions,
28:22et c'était le seul dont on parlait.
28:24Et en fait, ça montre très bien la situation de 2014,
28:34comment c'était, en fait, après le Maïdan,
28:37et comment cette haine vis-à-vis les Ukrainiens russophones,
28:42qui parlent russe, sont développées sans aucune condamnation de l'Occident et de l'Europe.
28:47Et je pense que c'est très important de ne pas oublier ce genre de choses,
28:50parce qu'aujourd'hui, on ne voit son seul côté de ce conflit.
28:54On voit les côtés qui commencent à partir de 2022,
28:57quand la Russie a entré dans la Donbass,
29:00même s'il a réussi à expliquer les objectifs,
29:02que c'est pour protéger la population russophone,
29:05l'image qu'il nous a présentée, c'est toujours d'un côté.
29:08Je pense que, pour nous tous, et pour les journalistes,
29:10en tous les cas, c'est toujours important de regarder tous les points de vue
29:14et avoir le big picture, parce que ça explique les racines des conflits,
29:17explique aussi comment on peut en sortir.
29:19Et c'est un massacre qui est toujours très vif à Odessa, dans les mémoires.
29:23Bien sûr. Et Odessa, c'est une ville qui s'est considérée toujours russophone,
29:31une ville de l'empire russe, même avant l'Union soviétique.
29:36C'est aussi une porte importante.
29:38Et je pense que les gens là-bas, il y a une situation qui est assez compliquée.
29:44En fait, l'Ukraine est, on peut dire, même partagée d'un certain côté.
29:49Vous avez l'Est, qui complètement se considère, en fait, russophone, russe, pro-russe,
29:54si vous voulez dire, la Crimée aussi.
29:56Après, vous avez le centre, et après, vous avez l'Ouest.
30:00Et c'est dans l'Ouest où vous avez le plus de sentiments nationalistes, en fait.
30:05C'est où le fameux Stéphane Bandera est glorifié.
30:09On en a parlé avec Arnaud Clarsfeld, je pense, dans la dernière émission.
30:13C'est où vous avez un personnage qui était responsable de la mort des milliers de juifs,
30:20des polonais, des soviétiques, qui les glorifiaient.
30:24Et toujours, en fait, il y a des gens qui suivent cette direction.
30:27Et ça, on n'en parle jamais, en fait.
30:30Et le conflit en Ukraine, c'est beaucoup plus compliqué, plus important,
30:34que les mages qu'on voit aujourd'hui dans les médias.
30:36Et c'est pour ça que ce massacre d'Odessa, il n'a pas été relayé dans les médias,
30:41notamment médias occidentaux, parce que vous expliquez la complexité de la situation sur place.
30:45À l'époque, on en avait parlé, d'ailleurs.
30:46Quand même, on en avait parlé.
30:47Et l'Ukraine avait été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme
30:51pour ne pas avoir mené l'enquête assez efficacement,
30:54puisque personne n'avait été condamné ou peut passer en...
30:58Peu de médias. Moi, j'ai regardé, peu de médias, on en avait parlé à l'époque.
31:01C'est ce que disait Xenia, c'est tout à fait vrai.
31:03Odessa a toujours été une ville très russe.
31:06C'est une ville à la fois, comme c'est Poutine qui a dit,
31:08c'est une ville à la fois russe et juive.
31:10Il y avait beaucoup de Juifs, une grande communauté juive qui vivait à Odessa.
31:14Et d'ailleurs, ma grand-mère a étudié, qui se considérait russe,
31:18qui était née en... parce qu'il était à l'époque la Bissarabie,
31:21qui est aujourd'hui une partie de la Moldavie.
31:23Elle a étudié à Odessa.
31:26Et quand mon père a été avec ma tante à Odessa,
31:31a visité le musée Pouchkine,
31:33la dame derrière... il y a un musée Pouchkine à Odessa.
31:36La dame lui a dit qu'on leur interdisait presque de parler en russe.
31:42C'est des nationalismes qui se rencontrent.
31:48C'est les tragédies de l'histoire.
31:50Il faut éviter, il aurait fallu éviter...
31:52Et c'était d'ailleurs la responsabilité des diplomates européens,
31:56qu'on voit d'ailleurs sur beaucoup de chaînes,
31:58très intelligents et tout ça.
32:00S'ils sont très intelligents, ils auraient dû éviter cette guerre avant.
32:05Et c'est leur responsabilité.
32:06C'est la responsabilité aussi des Européens
32:09de ne pas avoir réussi à trouver une issue à cette guerre.
32:14C'est une guerre civile entre deux peuples et le frère.
32:17Une guerre civile et rappelons-le,
32:18lors de ce massacre, personne n'intervient finalement
32:20quand cette maison des syndicats dans la ville brûle
32:23avec 42 personnes à l'intérieur,
32:25les secours, personne n'intervient à ce moment-là.
32:27C'était pire que ça.
32:29En fait, les gens qui ont essayé de se sauver
32:31et qui sont sautés des fenêtres
32:33étaient tués sur place par les nationalistes.
32:35En fait, cette histoire est horrifiante.
32:38Et même si Arnaud, vous dites qu'on a en parlé,
32:42c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de médias qui ont en parlé.
32:44Et ceux qui ont osé parler de ça
32:48ont eu après les problèmes
32:49par nombreuses associations pro-ukrainiennes
32:53qui essayent de le faire taire.
32:54En tous les cas, je pense que c'est une question
32:57de human rights aujourd'hui.
33:00Et encore une fois, ça ne date pas de 2022,
33:02ça date dès 2014.
33:03Et les bombardements de Donbass,
33:05par qui ça date à partir de 2014,
33:07pendant 8 ans, on a eu toutes ces négociations
33:10d'accord de Minsk, etc.
33:12Donc aujourd'hui, je pense qu'avec tout ce qui se passe
33:16autour de l'Ukraine, avec le nouveau scandale de corruption
33:19qu'on vient d'apprendre, qui sont encore pires
33:21sur les détournements d'argent européen et américain en Ukraine,
33:26on commence à voir la vraie situation est beaucoup plus grave.
33:32Et la question qu'on peut se poser, et je termine là,
33:36c'est jusqu'où l'Europe est prête de financer un pays
33:39qui ne respecte pas leur propre population aujourd'hui
33:43et le droit d'hommes dans leur pays.
33:47Alors justement, il en était question ce matin sur CNews
33:49avec Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous l'évoquiez,
33:52l'Union européenne qui a débloqué près de 90 milliards
33:54après la levée du veto hongrois.
33:57Dans un contexte où l'Europe, la France,
34:00est face à une urgence de réarmement,
34:03de réindustrialisation,
34:05la question, il faut-il continuer à dépenser autant ?
34:09Écoutez Nicolas Dupont-Aignan,
34:10c'était ce matin sur notre antenne.
34:11Ce qui me choque aujourd'hui,
34:15c'est que les Français sont à la peine,
34:18notre pays est menacé d'un désastre industriel
34:21et on donne des dizaines de milliards d'euros
34:24à un régime, à un régime très corrompu,
34:27ça tout le monde le sait,
34:28et quand on a vu, et tous les Français l'ont vu,
34:31qu'un oligarque ukrainien achetait 450 millions d'euros
34:34un appartement à Monaco après avoir acheté un yacht
34:37de 500 millions d'euros,
34:38on se dit, il y a une oligarchie ukrainienne,
34:42et tout le monde le dit et le voit,
34:43très corrompu,
34:44qui utilise l'argent et qui ferait mieux d'aider l'Ukraine.
34:48C'est vrai que, Michel Fayad,
34:50sur le dossier ukrainien,
34:51on a le sentiment qu'il y a une question tout de même taboue,
34:54mais est-ce qu'il faut sortir de l'émotionnel
34:56pour privilégier la raison d'État ?
34:58C'est ce que dit, en quelque sorte,
34:59Nicolas Dupont-Aignan, ce matin,
35:01c'est ce qu'il préconise.
35:02Oui, je pense que oui,
35:03parce que, vous savez,
35:05finalement, c'est notre argent,
35:06l'argent des Français,
35:07l'argent des Européens,
35:08et cet argent, il est en train d'être accordé aux Ukrainiens.
35:12Est-ce qu'on est sûr que les Ukrainiens
35:14sont à même de le rembourser ?
35:15Parce que, finalement,
35:16c'est notre droit de savoir
35:18si l'argent, notre argent,
35:20qui est utilisé pour être prêté
35:21à qui que ce soit, d'ailleurs,
35:23est-ce que cet argent va revenir vers nous ou pas ?
35:25Vous avez vu, par exemple,
35:26Donald Trump a mis des conditions aux Ukrainiens,
35:28il leur a demandé des terres rares, etc.
35:30Et nous, en tant que Français,
35:31en tant qu'Européens,
35:32on a quoi comme garantie ?
35:33On a eu la chance.
35:34Il y a eu les emprunts russes
35:35qui n'ont pas été remboursés.
35:37Justement.
35:37Et maintenant, les emprunts ukrainiens
35:39qui sont offerts.
35:40Donc, on est...
35:41Il n'y a pas de garantie de remboursement.
35:42Il n'y a pas de garantie.
35:43Et donc, en fait,
35:44il y a une responsabilité lourde
35:45que porte cette Commission européenne
35:47qui est en train de prendre notre argent
35:49pour le prêter aux Ukrainiens
35:50sans garantie que cet argent
35:53va être remboursé.
35:54Il y a quand même ce côté-là.
35:56Aujourd'hui, on nous dit
35:56serrez la vis, serrez la vis.
35:58Il n'y a pas d'argent pour vos agriculteurs.
35:59Il n'y a pas d'argent pour vos industries.
36:02Il n'y a pas d'argent pour vos hôpitaux.
36:03Il n'y a pas d'argent pour l'école.
36:05Il n'y a pas d'argent pour votre armée.
36:06Mais par contre,
36:07on envoie notre argent en Ukraine
36:09sans garantie.
36:10Les Ukrainiens disent
36:11qu'ils rembourseront les Européens
36:13avec l'argent que paiera la Russie
36:15une fois qu'elle sera vaincue.
36:17Oui.
36:18Donc, aucune garantie.
36:19C'est 80 milliards d'euros pour l'Ukraine
36:21qui vont servir à l'effort de guerre
36:23et à assurer le fonctionnement
36:24de l'État.
36:24Vous voyez, la situation est incroyable.
36:27En fait, faire ces gens d'investissement
36:30dans les dés que la Russie va payer
36:33ou la Russie sera vaincue.
36:35Mais quel est le pourcentage
36:38de la vérité ?
36:40De chance ou de risque,
36:42selon la perspective qu'on a.
36:44Michel Fayada.
36:45Je voulais juste dire une chose
36:46par rapport à la solution en Ukraine
36:48qu'on évoquait à l'époque.
36:49Je parle de 2014.
36:50Il y avait une des solutions
36:51que l'Europe pouvait proposer.
36:53C'était la solution un peu à l'espagnol
36:54où il y a une autonomie culturelle
36:57et linguistique pour différentes
37:00ethnies, peuples ou communautés
37:02qui composent l'Espagne.
37:04Et donc, cette proposition
37:07n'a jamais été vraiment portée
37:08par l'Europe alors que je pense
37:10qu'elle aurait pu peut-être
37:11sauver la paix en Ukraine
37:12et garantir justement
37:15une autonomie aux russophones.
37:16L'Europe qui a fait le choix des armes.
37:18Oui, c'est une question
37:19de souveraineté de l'Europe aussi
37:20parce que je pense qu'à l'époque,
37:22peut-être toujours,
37:23l'Europe a suivi
37:24la même direction donnée
37:26par Washington.
37:28Et je pense qu'elle aidait
37:29de séparer l'Ukraine de la Russie,
37:31d'envoyer, déjà d'installer
37:32des bases américaines
37:35plus proches des frontières russes.
37:37Vous savez, à partir de 2014,
37:40je pense, si je ne me trompe pas,
37:41il y a 14 bases secrètes de CIA
37:44qui étaient installées en Ukraine.
37:45Et ça, c'était confirmé
37:47par The New York Times.
37:48Donc, vous voyez en fait
37:50cette stratégie de rapprocher
37:51les frontières de la Russie
37:53qui était toujours
37:53les lignes rouges pour la Russie
37:55et cette expansion de l'OTAN
37:57qui était toujours encore une fois
37:59les lignes rouges pour la Russie.
38:01C'est évident.
38:02Et aujourd'hui, l'Europe a décidé
38:03de prendre l'indépendance,
38:05de se réarmer,
38:06mais avec le même, je peux dire,
38:08délire d'aller en guerre
38:09contre la Russie de 2030.
38:12On attend le chef d'état-major français,
38:14on attend le ministère
38:15de la Défense du Royaume-Uni.
38:18Mais est-ce que l'Europe
38:19a vraiment les moyens
38:20d'aller en guerre
38:21et gagner contre la Russie ?
38:23Moi, j'ai beaucoup de doute.
38:24Et si nous nous projetons,
38:26c'est vrai que l'Europe
38:27va avoir besoin de gaz,
38:29de pétrole dans les années à venir.
38:30On voit les États-Unis
38:31qui nous lâchent petit à petit.
38:33Ça serait difficile,
38:34même si on arrive à une paix
38:36dans quelques années.
38:38Quelle sera la réaction de la Russie
38:39si on redemande, finalement,
38:41de dealer sur les questions énergétiques ?
38:44Il y a cette question.
38:44Ils dealeront.
38:44Super question.
38:46Mais à quel prix ?
38:47Les Allemands seront contents,
38:49dans tous les cas,
38:49les citoyens allemands
38:50seront bien contents
38:51de racheter le gaz allemand,
38:53le gaz russe, je veux dire.
38:54Zénia Fedorova,
38:55et je vous redonne la parole après.
38:57En fait, je pense que...
38:59Oui, chef.
38:59Jusqu'à maintenant...
39:00Oui, chef.
39:00Jusqu'à maintenant...
39:01Merci.
39:02C'est vrai que de temps en temps,
39:03je me perds d'un peu.
39:06Jusqu'à maintenant,
39:07la Russie a continué
39:09de fournir
39:10et suivre
39:12toutes ses obligations
39:14pour la livraison
39:15de gaz et pétrole.
39:16C'est l'Europe
39:16qui a décidé
39:17d'arrêter, en fait,
39:18l'achat.
39:19Aujourd'hui,
39:19ils sont un peu obligés
39:20de revenir
39:22vers le gaz liquifé russe
39:24à cause des blocages
39:25des droits d'armouzes.
39:27Ils sont obligés.
39:27Mais dans le futur,
39:28vous avez tout à fait raison,
39:30Olivier,
39:31dans les cas où,
39:31pendant ces temps-là,
39:33la Russie trouve
39:33les autres clientèles
39:35en Asie,
39:37ceux qui ont besoin
39:38des gaz et des pétroles russes.
39:40Et finalement,
39:41l'Europe décide
39:42de revenir vers la Russie.
39:43Peut-être,
39:44juste peut-être,
39:45que la Russie
39:45ne sera pas plus prête
39:47de les fournir
39:48avec les capacités
39:49qui sont aussi
39:50quand même
39:50un peu limitées.
39:51Donc, je pense que là,
39:52c'est vraiment
39:53l'Europe en train
39:54de perdre en chance
39:54de récréer
39:55les relations avec la Russie
39:57qui pourraient être utiles
39:57pour les économies européennes
39:59et pour la prospérité économique.
40:00– Arnaud Klarsfeld,
40:02sur la question de l'énergie
40:03dans les années à venir,
40:04il va falloir que nous trouvions
40:05d'autres partenaires.
40:06Mais lesquels ?
40:07– Non, je crois qu'une fois
40:08que la paix sera revenue,
40:09les Allemands sont très contents
40:11de racheter le gaz russe
40:13à bon prix
40:14et de vendre leurs produits
40:15en Russie.
40:17La Russie sera toujours là.
40:19L'Union européenne sera là.
40:21Il faut espérer
40:21que les deux seront responsables
40:23et trouveront une solution
40:25de réconciliation
40:26avec une forme
40:29de zone tampon
40:30pour les régions
40:32qui ont été prises
40:33par la Russie
40:34si ça s'avère être
40:36le cas dans le futur.
40:38C'est vrai que c'est
40:40l'OTAN
40:41qui a avancé vers la Russie
40:42et non pas la Russie
40:43qui a avancé vers l'OTAN
40:45comparé à la situation
40:46que j'ai connue
40:47quand j'étais jeune
40:47avant 1991
40:50où le pacte de Varsovie
40:51arrivait jusqu'à Berlin-Est.
40:54C'est l'Europe
40:55qui a avancé vers la Russie.
40:57Bon, donc,
40:58dans une situation raisonnable,
41:00je ne dis pas
41:00que c'est le droit international,
41:01mais quand on voit
41:04le poids de l'histoire,
41:05quand on voit
41:06le poids des passions,
41:07quand on voit
41:08les peurs des uns
41:09et des autres,
41:10il aurait mieux valu
41:10trouver une solution
41:13raisonnable avec la Russie,
41:14même si c'était
41:15en dehors
41:16du droit international strict.
41:18Continuons à parler
41:19de la question de l'énergie
41:20puisque l'actualité internationale
41:22marquée par cette première,
41:23les pays de l'OPEP,
41:24alors l'Organisation
41:25des Pays Exportateurs de Pétrole,
41:27c'est l'Arabie Saoudite,
41:28la Russie,
41:29cinq autres pays,
41:30sont réunis ce dimanche,
41:32mais sans les Émirats Arabes Unis
41:34qui a annoncé son départ
41:36de l'organisation,
41:37les Émirats Arabes Unis
41:38qui étaient un pilier de l'OPEP.
41:40Alors peut-être
41:40un peu de pédagogie,
41:41Michel Fayad,
41:42cette décision,
41:43elle a provoqué
41:43une onde de choc
41:44pour quelles raisons ?
41:45Parce que les Émirats,
41:47c'était les troisièmes
41:49plus grands exportateurs
41:50de pétrole au sein de l'OPEP,
41:51derrière l'Arabie Saoudite
41:52et l'Irak.
41:54Vous savez,
41:55aujourd'hui,
41:56les Émirats produisent
41:57à peu près
41:573,4 millions de barils
41:59chaque jour
41:59et l'idée pour eux,
42:01c'est d'augmenter
42:02à 5 millions de barils,
42:03ce qu'ils ne pouvaient pas faire
42:04dans le cadre de l'OPEP.
42:06Et en montant
42:07à 5 millions de barils,
42:09ils peuvent compenser
42:09un éventuel arrêt
42:12de la production iranienne.
42:13On voit aussi l'idée
42:14avec les États-Unis
42:16et avec Israël.
42:16Vous savez qu'Israël a fourni
42:18aux Émirats arabes unis
42:19un dôme de fer
42:21parce que pendant que
42:22les Émirats se faisaient
42:23bombarder,
42:24les pays arabes du Golfe
42:25n'ont pas vraiment été
42:26très solidaires des Émirats.
42:28Donc les Émirats
42:28se sont tournés vers Israël.
42:30Il y a également
42:31la question du paiement
42:32en devise
42:33parce que vous savez
42:34que l'Arabie Saoudite
42:35a commencé à accepter
42:36le paiement
42:37d'une partie de son pétrole
42:38en yuan,
42:39que l'Iran, lui,
42:40est également payé
42:41essentiellement en yuan.
42:42La Russie est également
42:44payée soit en yuan
42:45soit en rupee,
42:46en tout cas en dehors du dollar,
42:48alors que les Émirats arabes unis
42:49sont une garantie
42:50pour les États-Unis
42:51pour être payés en dollars
42:53et donc préserver
42:54ce qu'on appelle
42:54le pétro-dollar,
42:56donc le fait que
42:58l'achat-vente de pétrole
43:00soit libellé en dollars.
43:02Et puis, en plus de ça,
43:04il faut quand même
43:06remettre le retrait
43:07des Émirats unis
43:08de l'OPEP
43:09dans un cadre
43:09un peu plus large,
43:10c'est-à-dire le conflit
43:11qui existe aujourd'hui
43:12entre celui
43:13qu'on surnomme MBZ,
43:14qui est à la tête
43:15des Émirats arabes unis,
43:17Mohamed Ben Zayed,
43:18et MBS,
43:19celui qui est de fait
43:20à la tête de l'Arabie saoudite,
43:21Mohamed Ben Salman.
43:22Ils sont en friction
43:23l'un contre l'autre
43:24sur plusieurs dossiers.
43:26Ils se battent au Yémen.
43:28En janvier,
43:29l'Arabie saoudite
43:30a carrément bombardé
43:31les Émiratis au Yémen.
43:33Au Soudan également,
43:34puisque les Émiratis
43:35soutiennent la milice,
43:36tandis que les Saoudiens
43:38soutiennent l'armée
43:39et qui est alliée
43:39aux frères musulmans.
43:40Et puis également en Libye.
43:42Donc il y a cette confrontation
43:43entre les deux camps.
43:44Et donc on sent
43:46une Arabie saoudite
43:47beaucoup plus,
43:48disons,
43:50indépendante des États-Unis,
43:51beaucoup plus neutre
43:52vis-à-vis,
43:52entre les États-Unis
43:53et la Chine
43:54et même vis-à-vis de la Russie.
43:56Alors que les Émirats arabes unis
43:58qui avaient de bonnes relations
43:59avec les États-Unis,
44:01avec la Russie,
44:02ont finalement tranché
44:03en faveur des États-Unis,
44:04en faveur d'Israël
44:05ces dernières semaines,
44:06en raison de ce conflit
44:07avec l'Arabie.
44:08Et alors,
44:09il y a eu un communiqué
44:10de l'OPEB justement,
44:12une déclaration commune
44:13de l'Arabie saoudite,
44:14de la Russie,
44:14de l'Irak,
44:15du Koweït,
44:15du Kazakhstan,
44:16de l'Algérie et d'Omane.
44:18Alors ils n'ont pas commenté
44:19le départ des Émirats arabes unis.
44:21En revanche,
44:21ils ont indiqué
44:22une augmentation
44:23de leur quota
44:24de 188 000 barils par jour
44:26pour le mois de juin.
44:27Voilà ce qu'ils disent.
44:28Donc la Russie finalement
44:29va augmenter.
44:30C'est ça qu'il faut comprendre,
44:31sa production.
44:31Je pense que c'est la décision
44:33qui était prise
44:34dans l'idée
44:36d'essayer peut-être aussi
44:38un peu calmer les marchés,
44:39le prix du pétrole.
44:41Après,
44:42je ne suis pas sûre
44:43que ça sera suffisant.
44:44Parce qu'avec le blocage
44:46de Dormuz,
44:47du 3 Dormuz,
44:49je ne pense pas
44:51que ça va jouer grand-chose.
44:53Ça ne va pas vraiment
44:55baisser le prix,
44:56à mon avis.
44:57Après,
44:58ce que ça montre,
44:58ça montre que la Russie
44:59joue par les règles
45:02des joues,
45:02on peut dire,
45:03et reste toujours
45:03dans l'organisation.
45:05Mais ça montre aussi
45:06cette sortie
45:07des Émirats arabes unis.
45:09Ça montre que
45:10les clubs à l'ancienne,
45:11le club à l'ancienne
45:12ne marche plus.
45:13En fait,
45:14ça bouge complètement
45:17dans les mondes
45:18multipolaires.
45:19On va avoir encore
45:20une destination,
45:21pas seulement les frontières,
45:22mais aussi la façon
45:24comment ces organisations
45:25marchent.
45:26aujourd'hui.
45:27Et ça change quelque chose
45:28pour les consommateurs
45:29pour le monde,
45:31sur le prix du pétrole,
45:32est-ce que ça va changer
45:32quelque chose
45:33ou pas concrètement ?
45:34Peut-être,
45:34parce qu'en fait,
45:35pour l'Arabie saoudite,
45:36il faut un baril à 80 dollars,
45:39tandis que les Émiratis
45:40se contentent d'un baril
45:41à 60 dollars.
45:42Donc il y a même
45:42une stratégie de prix
45:44qui est vraiment différente.
45:45Mais on revient
45:46à ce que vient de dire
45:47Xenia et qui est
45:48totalement juste.
45:49C'est-à-dire que,
45:49moi j'ai parlé du fait
45:50que les Émirats arabes unis
45:51peuvent compenser
45:52l'arrêt de la production
45:53iranienne,
45:54mais s'il y avait
45:55un plus grand arrêt
45:56de la production
45:57peut-être saoudienne,
45:58le blocage total
45:58de détroit d'Hormuz,
45:59il n'y a rien
46:00qui peut compenser cela
46:01et le baril peut monter
46:02à 200, 300 dollars.
46:03La clé,
46:04c'est bien le détroit d'Hormuz.
46:06Justement,
46:08le vice-président
46:09du Parlement iranien
46:10s'est exprimé
46:11sur le détroit d'Hormuz.
46:12Je vous propose
46:13de l'écouter.
46:14Et il prévient
46:15les États-Unis.
46:16Regardez.
46:18L'ennemi a été laissé
46:19sans défense.
46:20Et bien que le président
46:21américain Donald Trump
46:22ait déclaré vouloir
46:22rouvrir le détroit
46:23qui avait été fermé,
46:24il n'a pas pu le faire.
46:26Il a maintenant évoqué
46:27la possibilité d'un blocus.
46:28Soyez assurés
46:29que cela aussi échouera.
46:32En vertu de la loi
46:33qui sera adoptée,
46:34les navires appartenant
46:35au régime sioniste
46:35ne seront en aucun cas
46:36autorisés
46:37à travers le détroit d'Hormuz.
46:42Les pays hostiles
46:43menés par les États-Unis
46:44n'auront pas non plus
46:45le droit de passage.
46:49Les autres navires
46:50souhaitant transiter
46:51devront le faire
46:51conformément à la loi
46:52que nous promulguerons,
46:53et avec l'autorisation
46:54du commandant en chef
46:55mise à la disposition
46:56de nos forces armées.
46:59Le bras de fer
47:00qui continue
47:00sur le détroit d'Hormuz
47:01est Nafedorova
47:02avec le vice-président
47:04iranien
47:05qui prévient
47:05que le blocus
47:06du détroit d'Hormuz
47:07va échouer.
47:09Je pense qu'on n'attend pas
47:12notre champ
47:13des communications
47:13de la part
47:14des Iraniens
47:15aujourd'hui.
47:16Mais je pense que
47:18je ne soutiens pas
47:19aussi la pression
47:20qui a mis
47:21sur Iran
47:21aujourd'hui
47:22parce qu'eux aussi
47:23ils sont en train
47:24de perdre l'argent.
47:25Même si on voit
47:25que certains pétrolières
47:27passent le détroit d'Hormuz,
47:29je pense que la situation
47:30et la raison
47:30pourquoi elle veut
47:31débloquer le blocage
47:33du détroit d'Hormuz,
47:34c'est parce que
47:35ça coûte cher.
47:36Mais la vraie question
47:37qui va en durer
47:39dans les périodes
47:41de plus long temps,
47:43est-ce que c'est
47:44les Etats-Unis
47:44qui vont en durer
47:45ou est-ce que c'est
47:46les Irans
47:46qui ont la capacité
47:48d'en durer
47:48encore plus long temps ?
47:50Je sais que
47:50Michel Fayette
47:51ne pense pas
47:52qu'ils vont en durer
47:53grand temps.
47:54Il ne se prépare pas
47:54une guerre longue
47:55Donald Trump
47:56puisque les Européens
47:57vont souffrir
47:58mais les Américains
47:58ils ont le temps.
47:59En tout cas pour les Américains
48:00il ne vaut mieux
48:00pas une guerre longue
48:01il leur faut une guerre courte.
48:03Mais juste pour revenir
48:03sur les Iraniens
48:04je pense que aussi
48:05le fait qu'ils ne puissent
48:06pas exporter leur pétrole
48:07est en train de remplir
48:08toute leur capacité
48:09de stockage
48:10et à un moment donné
48:11ils vont devoir décider
48:12s'ils arrêtent
48:13la production chez eux
48:14et s'ils arrêtent
48:15la production chez eux
48:15ils ont un énorme problème
48:17parce qu'en Iran
48:17pour produire
48:19je parle juste technique
48:19deux secondes
48:20mais pour produire
48:21leur pétrole
48:22dans leurs champs
48:22il faut une énorme pression
48:23qui si elle arrête
48:25elle ne peut pas reprendre
48:26avant des décennies.
48:27Donc aujourd'hui
48:28les Iraniens
48:28ont un véritable problème
48:30de stockage
48:31il n'y a plus de bateaux
48:32qui passent
48:32tous leurs bateaux
48:33sont remplis de pétrole
48:34et leurs unités de stockage
48:35sont quasiment
48:36à full capacity
48:38donc en capacité totale.
48:39On parle
48:40les Américains pensent
48:41que les Iraniens
48:42peuvent durer encore
48:43trois semaines
48:43les Iraniens prétendent
48:45tenir six mois
48:46mais le fait est
48:47qu'entre trois semaines
48:48et six mois
48:48la vérité est quelque part
48:50mais l'Iran est clairement
48:51dans une situation
48:52de difficulté.
48:53Ce qui est sûr
48:54c'est que les Américains
48:55ne peuvent pas rentrer
48:56chez eux
48:56sans le pétrole
48:58sans l'uranium
49:00sans les missiles
49:03et avec un détroit
49:04d'armouz
49:05aux mains des Iraniens
49:06qui raquettent
49:07tous les bateaux
49:08qui passent par là.
49:08Un grand merci
49:09à tous les trois
49:10on arrive au terme
49:11de cette émission
49:12L'Eure Inter
49:13la seule émission
49:14qui vous propose
49:15des décryptages différents
49:17mercredi 21h
49:18rendez-vous avec Xenia
49:20et Gauthier Lebrecht
49:21pour L'Eure Inter également
49:22je vous retrouve tout à l'heure
49:2422h pour 100% politique
49:25tout de suite
49:26c'est Thierry Cabane
49:27Punchline Weekend
49:28un grand merci à tous
49:29sur CNews
49:30excellente journée
49:31Sous-titrage Société Radio-Canada
49:34Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires