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  • il y a 11 heures
Lundi 20 avril 2026, retrouvez Jérôme Lecat (CEO, Scality) et Jacques Moulin (CEO, Digiworld institute) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:00Générique
00:08Bonjour à tous, entrepreneur multi, entrepreneur français, business angel.
00:13C'est un dirigeant reconnu dans le secteur des technologies de stockage et de données,
00:17un des pionniers des infrastructures internet.
00:19Il était de la délégation française emmenée par le président de la République au sommet de l'IA en Inde.
00:24Je reçois aujourd'hui Jérôme Leca, le CEO de Scality.
00:28On va parler ensemble de sécurité de nos données, du futur du stockage,
00:32des enjeux évidemment d'indépendance technologique dans ce domaine
00:35et puis du rayonnement de la French Tech à l'international.
00:39Mais d'abord je propose un focus sur le sujet de l'IA et de la géopolitique,
00:44deux sujets qui seront au cœur des assises du numérique.
00:51Et je suis en compagnie avec Jacques Moulin. Bonjour Jacques.
00:54Bonjour Delphine.
00:55Le CEO, l'organisateur des grandes assises du numérique, le CEO de DigiWorld Institute.
00:59Vous portez donc cet événement auquel d'ailleurs on va participer.
01:02Je suis très heureuse, on va même tourner des smart tech au moment des assises.
01:06Absolument, nous en sommes ravis.
01:07Merci.
01:08Et je voulais qu'on démarre peut-être par le contexte dans lequel vont se passer ces assises du numérique
01:12puisqu'il est quand même assez chahuté au niveau international, géopolitique.
01:16Ils font partie des sujets que vous abordez à chaque fois.
01:19Comment vous allez aborder ces sujets et quelles sont finalement les grandes thématiques qui vont émerger ?
01:25Alors c'est vrai que c'est une année particulière.
01:27On dit toujours, cette année est une année de bouleversement.
01:31Mais force est de constater que 2025, 2026 et ce qui s'annonce aussi pour 2027,
01:37est un grand chamboule tout d'une certaine façon.
01:39Donc on s'est dit qu'il y avait dans ce contexte d'incertitude maximale avec d'une part une
01:45administration Trump
01:46qui nous réserve chaque minute, chaque seconde à travers un tweet, un élément que l'on ne pouvait envisager.
01:53D'autre part avec les guerres qui sont présentes, guerre en Ukraine bien sûr,
01:57mais aussi maintenant la situation au Moyen-Orient, la situation au Liban.
02:01On s'est dit qu'il était nécessaire de poser des choses, poser le cadre et de regarder comment l
02:08'Europe
02:08et comment la France dans l'Europe pouvaient réagir.
02:11Parce qu'on a en fait deux positions possibles.
02:14Soit une position un peu défaitiste, un peu décliniste,
02:17qui considère que le concert des nations n'existe plus,
02:21on voit que le droit international est bafoué.
02:23On a une révolution totale avec l'IA qui fait qu'il y a tout un tas d'incertitudes.
02:28On met le pied sur le frein.
02:31On attend et on pleure.
02:32Ce n'est absolument pas notre décision au sein du DigiWorld Institute.
02:37Nous avons la chance avec nos 100 membres et partenaires
02:39d'avoir effectivement des acteurs clés de la filière numérique.
02:43Et nous nous sommes dit qu'il était temps pour l'Europe de décider pour agir.
02:48Donc c'est un peu le motto de ces assises.
02:50C'est non seulement Tech for Citizen, ça c'est notre crédo,
02:54une logique de progrès, la tech qui peut apporter le progrès,
02:57mais aussi une nécessité, peut-être encore plus en France,
03:00de décider, d'agir et donc de piloter.
03:03La logique, elle est très claire,
03:06elle est à travers les différentes thématiques que nous allons aborder,
03:09c'est de pouvoir déterminer une feuille de route
03:12qui seront des propositions,
03:13notamment portées auprès de ceux qui vont être candidats
03:18dans vos élections présidentielles par exemple.
03:21Et oui.
03:21Et vous aurez des décideurs publics qui seront présents d'ailleurs ?
03:24Absolument.
03:25Ce n'est pas que l'industrie de la tech qui fait ton rendez-vous ?
03:28Pas que l'industrie de la tech.
03:29Absolument.
03:29Et vous le savez, notre logique, notre ADN,
03:31c'est d'être une passerelle entre d'une part le monde de l'industrie,
03:35industrie et services bien sûr, le monde économique,
03:37d'autre part le monde académique,
03:40c'est très important.
03:41Et on sait qu'Antoine Petit interviendra notamment,
03:45Antoine, c'est la fin de son mandat,
03:47nous permettra d'avoir justement ce regard sur
03:49où en sommes-nous des investissements en recherche et développement en France.
03:52Il y a fort à faire,
03:53il y a fort à faire mais je ne veux pas spolier son intervention.
03:56Et d'autre part aussi, les territoires.
03:58Parce qu'il ne peut y avoir d'Europe forte,
04:00il ne peut y avoir de France forte sans embarquer les territoires.
04:03Et nous aurons cette chance en France,
04:05c'est d'avoir une foultitude d'innovateurs,
04:08une foultitude d'entrepreneurs qui sont sur les territoires.
04:11Mais ils se posent toujours la même question.
04:13Le passage à l'échelle,
04:15les politiques publiques qui sont parfois du saupoudrage,
04:18les difficultés qui aussi ont trait à la réglementation européenne,
04:22qui est parfois un peu complexe.
04:24Eh bien, c'est tous ces sujets que nous avons décidé d'aborder.
04:27Alors on va relever les manches,
04:29on va travailler à la fois sur des sujets transverses,
04:32à la fois sur des verticales de l'industrie
04:34pour apporter une réponse qui se veut pragmatique,
04:39mais qui veut aussi penser le moyen terme,
04:42le court terme, le long terme, le court terme.
04:45Vous avez abordé la question des territoires.
04:47Justement, c'est un événement que vous avez décidé de délocaliser.
04:51Non, il n'aura pas lieu à Paris.
04:53En effet.
04:54Voilà, vous partez en province, à La Baule.
04:57Ça, c'est important pour vous de marquer, justement,
05:00que tout ne se passe pas de manière centralisée à Paris ?
05:04Absolument.
05:04Et nous sommes sans aucun doute un peu girondins, finalement,
05:08au sein du Digi World Institute.
05:10Historiquement, vous êtes à Montpellier, d'ailleurs.
05:12Et notre siège, notre siège est à Montpellier.
05:15Nous sommes depuis 1977 à Montpellier.
05:18Et c'est vrai que cette arrimage territoriale est pour nous très importante.
05:21Et à ce sujet, nous avons la chance, dans notre institut,
05:25d'avoir un nouveau sociétaire,
05:26puisque Orange est notre sociétaire historique,
05:29avec la Caisse des dépôts, Banque des territoires.
05:32Et la SNCF vient de rejoindre ce Collège des sociétaires.
05:36C'est important, parce qu'il s'agit d'entreprises
05:38qui sont des entreprises qui maillent le territoire,
05:42qui ont donc des implantations partout en France, évidemment,
05:46mais qui aussi s'inscrivent dans un projet européen
05:49et avec des ambitions qui sont des ambitions internationales.
05:52Donc, c'est un petit peu ça, notre credo.
05:54C'est une passerelle entre territoire, monde académique, monde économique,
05:59et puis, bien sûr, embarquer toutes celles et tous ceux
06:03qui ont envie de porter la filière numérique.
06:06Et si je reviens sur les grands sujets, là,
06:08pour cette seconde édition qui va se passer à la boule,
06:12quels sont ceux que vous avez particulièrement envie de mettre en avant ?
06:15Parce que c'est large aujourd'hui, les secteurs.
06:18Ils sont tous traversés par les assises du numérique.
06:21Quels sont ceux qui vous semblent particulièrement importants ?
06:23Alors, on peut pointer peut-être des nouveautés dans nos assises,
06:29et notamment un sujet qui nous paraît essentiel,
06:31qui est le new space.
06:33C'est-à-dire, notamment, tout ce qui concerne les satellites de base orbite.
06:35Là, il y a un sacré enjeu d'indépendance technologique.
06:39Indépendance technologique, souveraineté,
06:41souveraineté politique aussi.
06:42On le voit dans la guerre en Ukraine, par exemple.
06:46Eh bien, Starlink est un acteur fort,
06:48car il suffirait de débrancher pour que les drones ne puissent plus agir.
06:52Donc, en l'occurrence, il y a une nécessité de vérifier
06:56que l'Europe et la France sont en bon état de marche
07:00pour faire face à la déferlante qui existe,
07:03déferlante en termes d'investissement.
07:05Quand on voit ce que Minsk investit dans les lancements de satellites,
07:11sans oublier la Chine, par ailleurs,
07:13là, se posent beaucoup de questions.
07:15Question, d'une part, pour l'industrie,
07:17puisqu'il y a une proposition de valeur
07:19que propose cette industrie du satellite
07:22vis-à-vis des autres industries.
07:24Vous l'avez dit, effectivement,
07:26tout ce qui concerne la souveraineté
07:27et donc aussi la normalisation.
07:29C'est un secteur sur lequel il ne faut pas
07:31que l'Europe et la France se fassent distancer.
07:33Donc, qu'en est-il de ce couple franco-européen ?
07:36On a entendu Jean-François Fallaché
07:37et Hôtel Saad sera présent avec Éric Labaye à nos assises
07:40dire qu'il fallait aller plus vite
07:42pour la constitution de notre champion
07:43en matière de satellites.
07:45Avec l'Allemagne, vous voulez dire ?
07:46Avec l'Allemagne, absolument.
07:47Il faut aller plus vite.
07:48Et le troisième point,
07:49qui, pour nous, est aussi un élément essentiel,
07:53puisque notre legacy est télécom,
07:55c'est qu'est-ce qu'il n'y a pas,
07:57à travers le satellite,
07:58un risque aussi pour les opérateurs télécoms historiques ?
08:01Est-ce qu'une cannibalisation pourrait se mettre en place ?
08:04Donc, le sujet du satellite sera abordé.
08:07On va s'intéresser aussi à l'industrie automobile,
08:10parce qu'on entend beaucoup de choses
08:11sur l'industrie automobile,
08:12la déferlante des voitures chinoises,
08:14l'IA embarque,
08:15et qu'en est-il aussi de la capacité
08:17à répondre aux défis climatiques ?
08:21On a voulu faire le point,
08:22et donc, nous aurons la chance
08:24d'avoir à la fois Jean-Luc Brossard,
08:26par exemple, de PFA,
08:27on aura Christophe Leligné de Valeo,
08:30des représentants de Qualcomm aussi,
08:32donc ça, c'est un sujet
08:33qui nous semblait particulièrement pertinent.
08:35Et on a des sujets qui sont aussi
08:37beaucoup plus transverses,
08:38comme l'IA au travail,
08:40comment l'IA transforme véritablement
08:43les organisations et la relation managériale.
08:45On travaillera avec Microsoft, par exemple,
08:48sur comment je passe
08:50de manager de collaborateurs
08:52à manager d'agents IA.
08:54Ils ont publié une étude,
08:55et d'ailleurs, on va en parler
08:55dans le prochain Smartech, figurez-vous.
08:58Absolument, et ils vont vous en parler,
09:02ils en parleront aussi lors des assises.
09:04On aura aussi avec PwC,
09:06qui, avec Qualcomm,
09:07avec la Banque des Territoires,
09:09nous accompagne dans le cadre de ces assises.
09:10Nous avons de multiples sponsors,
09:12je ne vais pas tous les citer,
09:13mais nous avons justement cette chance
09:17d'avoir une vision sur les différents secteurs
09:19et d'être en capacité à pointer
09:21là où il y a une vigilance à voir,
09:23là où il faut aller plus vite.
09:25Avec un vrai focus sur les moyens,
09:27l'économie, en fait.
09:28L'économie est cruciale.
09:30L'économie est cruciale.
09:31Merci beaucoup, Jacques Moulin.
09:32On n'a pas le temps d'en dire plus,
09:33mais évidemment, on sera là aux assises,
09:35donc on va suivre tous ces débats,
09:36toutes ces discussions et ces ateliers
09:38sur lesquels vous allez travailler.
09:40Je rappelle que vous êtes le CEO
09:41du DigiWorld Institute.
09:43À suivre, c'est le moment de la grande interview.
09:45On reçoit Jérôme Leca.
09:52C'est le moment de la grande interview.
09:54Je suis en compagnie de Jérôme Leca.
09:56Bonjour, Jérôme.
09:57Bonjour.
09:57Alors, je vous ai présenté dans mon sommaire
10:00avec beaucoup de choses.
10:01Je vais essayer de résumer.
10:02Vous êtes quand même un des pionniers
10:03de l'infrastructure Internet.
10:04Vous avez lancé en 1994 InternetWell,
10:07un des premiers fournisseurs d'accès à Internet en France.
10:10Vous êtes un patron de la French Tech,
10:13une référence dans le stockage et la donnée.
10:16Vous faisiez partie de la délégation française
10:17au sommet de l'IA en Inde.
10:19D'ailleurs, je voulais vous interroger là-dessus.
10:21Un premier retour d'expérience, peut-être, déjà.
10:23C'était fascinant.
10:24Comment ça s'est passé là-bas ?
10:25Parce qu'on m'a dit que, déjà,
10:26en termes d'organisation, c'était la folie.
10:28Ah, comment dire ?
10:28Trop, trop de monde.
10:29Ce n'était pas très structuré.
10:31Je vais le dire poliment, d'accord ?
10:32Avec des changements d'agenda en dernière minute,
10:35un salon qui devait être ouvert,
10:37qui s'est retrouvé fermé
10:38parce que Narendra Modi
10:39ne voulait pas l'ouvrir le matin.
10:41Enfin, bon, oui, compliqué.
10:42Mais vous avez réussi à avoir vos rendez-vous ?
10:44Nous, on a une équipe de 10 personnes là-bas.
10:45Donc, on est déjà très présents en Inde.
10:47D'accord.
10:47Donc, j'y allais autant pour le sommet
10:49que pour aller voir mes clients.
10:51D'une pierre de coups.
10:51Ça a été très, très profitable pour nous.
10:53On a signé des partenariats
10:54avec des revendeurs là-bas.
10:56Et quant au sommet lui-même,
10:57c'était vraiment très impressionnant.
10:59Il faut imaginer l'ensemble du parc
11:01des expositions de la Porte de Versailles.
11:03Pas seulement un hall,
11:04l'ensemble du parc des expositions de Versailles.
11:06Donc, c'était très, très grand.
11:07Énormément d'entreprises locales,
11:09de l'intelligence artificielle partout,
11:11avec tout un tas d'applications.
11:13Et vous êtes reparti avec une idée,
11:15je ne sais pas, comment dire,
11:17un insight, quelque chose qui vous a accroché ?
11:20Moi, j'ai un insight,
11:22mais qui ne vient pas seulement de ce voyage.
11:24Je voyage pas mal dans le monde
11:25et pas seulement dans les pays
11:26où on va toujours.
11:28Dernièrement, j'étais au Kazakhstan,
11:29en Arabie Saoudite, il y a quelques mois.
11:32Je vais souvent au Japon.
11:34Et si j'ai un insight,
11:35c'est à quel point,
11:36quand on est en Europe ou en Occident,
11:38j'inclus les États-Unis,
11:40on pense occidental
11:41et on ne se rend pas compte
11:42à quel point le monde est différent
11:44quand on va ailleurs.
11:46Et à chaque fois que je traverse ces frontières,
11:48je me dis, waouh !
11:49Et par exemple, ici,
11:51on pense à l'hégémonie de Google,
11:53mais quand on va en Corée du Sud,
11:56Google Maps, c'est interdit.
11:57C'est une application locale.
12:00Quand on va au Kazakhstan, c'est Yandex.
12:02et on ne se rend pas compte.
12:04Mais il y a d'autres marques qui comptent
12:06quand on sort de l'Occident.
12:07Vous dites que c'est interdit.
12:08Ce n'est pas qu'on utilise autre chose,
12:10c'est interdit.
12:10Ah oui, Google Maps, c'est interdit.
12:13Mais ça, je vois dans beaucoup de pays
12:16où ils poussent très largement
12:18leur économie locale,
12:19en particulier leur technologie locale,
12:23en...
12:23Ben non, et c'est un problème.
12:25Enfin, en fait, même en complexe
12:26quand on commence à parler de ces sujets-là.
12:28Pendant beaucoup d'années,
12:30pour Scaliti,
12:31le fait d'être une boîte française en France
12:33était un handicap.
12:35Ah oui ?
12:36C'est en train de changer.
12:38Je ne dirais même pas que ça a changé.
12:39C'est en train de changer.
12:41Mais clairement,
12:43nos interlocuteurs en France
12:44se disaient,
12:45non mais une boîte française,
12:46c'est une petite boîte franco-française,
12:47ça ne nous intéresse pas.
12:49Sans le dire vraiment franchement,
12:50mais on sentait bien la gêne.
12:52Bien sûr.
12:52Mais vous n'êtes pas le seul à me confier.
12:54Et en fait, il nous a fallu réussir aux Etats-Unis
12:57pour maintenant réussir en Europe.
12:59C'est ça.
12:59Travailler d'abord l'international.
13:01Alors, on va parler de Scaliti,
13:03donc entreprise qui développe des logiciels
13:04dans le stockage de données.
13:07Quels sont, selon vous,
13:08parce que vous l'avez créé en 2019 ?
13:112009, 2009.
13:122009, pardon.
13:12Quels sont les grands enjeux ?
13:14Comment vous les avez vus évoluer
13:15par rapport justement à 2009 aujourd'hui ?
13:18Le métier a complètement changé.
13:20En 2009, le problème qu'on devait résoudre,
13:23c'était le problème du stockage des données.
13:24et être capable de faire un stockage
13:26qui est à la fois fiable et peu onéreux.
13:28On voyait Amazon, Google, Facebook
13:31être capable de stocker les données
13:33des utilisateurs gratuitement.
13:35Donc, il fallait que leur coût de production
13:36soit très bas.
13:37Et il n'y avait pas d'offre aujourd'hui
13:39de produits pour les grandes entreprises
13:41ou pour les opérateurs,
13:43notamment les opérateurs télécom,
13:45pour pouvoir offrir le même genre de services
13:47à leurs utilisateurs.
13:48Donc, c'est ça qu'on a créé.
13:49Donc, deux problématiques,
13:50la fiabilité et le coût.
13:52Aujourd'hui, il y a des nouvelles problématiques.
13:55D'abord, avec l'intelligence artificielle,
13:57la performance.
13:57Il faut être extrêmement performant
13:59parce qu'il faut être capable de traiter
14:01des centaines de milliers de demandes
14:03à la seconde en parallèle
14:05en utilisant l'IA.
14:06Donc, en apportant ça au GPU,
14:08le traitement des GPU
14:09et en ressortant la donnée.
14:10Donc, un objectif de performance
14:12beaucoup plus important
14:12et un objectif de cybersécurité.
14:14J'étais sûre que vous alliez beaucoup de ça.
14:15Oui, bien sûr.
14:16Parce qu'à l'époque, en fait,
14:17on nous demandait de stocker la donnée.
14:19Voilà, c'est tout.
14:20Il fallait la stocker,
14:21il fallait la rendre quand on l'appelle.
14:22Aujourd'hui, il faut la stocker,
14:23il faut la protéger.
14:24Et on a investi énormément
14:26depuis cinq ans
14:28en performance
14:28et en cybersécurité
14:30de façon à être dans le marché,
14:32à être précurseur dans le marché.
14:33Et alors, vous avez même sorti,
14:35c'est votre actualité,
14:37une cybergarantie.
14:38Oui, absolument.
14:38C'est-à-dire que vous donnez
14:39100 000 dollars, c'est ça ?
14:41Si une entreprise se fait attaquer
14:43par un ransomware...
14:46Si des données qui sont stockées
14:49sur Scality de façon protégée
14:50et en suivant nos guidelines de sécurité
14:53sont cryptées ou effacées
14:55par un ransomware.
14:56C'est ça.
14:56Donc, si je suis victime
14:58d'une attaque par ransomware
14:59et que le cybermalveillant arrive
15:02à récupérer mes données
15:04sur un de vos produits de stockage,
15:08alors vous donnez 100 000 dollars.
15:09Oui, absolument.
15:10D'accord.
15:10Donc, ça peut se dire
15:10que vous êtes hyper sûr
15:11de la robustesse du vote.
15:12Ben, exactement.
15:13Parce que moi,
15:13je n'ai pas l'intention
15:14de payer des 100 000 dollars
15:15à droite et à gauche.
15:15J'imagine.
15:16Donc, oui, on est sûr de nous.
15:18C'est un produit qui a été...
15:19C'est une façon de faire
15:20de la communication
15:21pour dire on est sûr de nous
15:22et c'est aussi de la cyberassurance.
15:24C'est un peu un métier pour vous ?
15:24Non, ce n'est pas une cyberassurance.
15:25Non, ce n'est pas une cyberassurance.
15:27Je ne veux pas
15:27que ce soit positionné
15:28comme une cyberassurance.
15:30C'est juste une façon de dire
15:31notre produit, il est solide.
15:33Et j'aimerais insister,
15:34c'est une offre
15:35qui a été envisagée
15:36pour les petites entreprises,
15:38pour les PME,
15:39pour les collectivités territoriales.
15:41Il existe des offres similaires
15:43dans le marché,
15:43mais pour les très grandes entreprises
15:45et qui sont des offres
15:46qui s'appuient sur du service.
15:48Donc, le fournisseur dit
15:49je vais gérer votre cybersécurité,
15:52je vais gérer votre sauvegarde
15:53et donc je vous garantis.
15:55Nous, ce n'est pas ça.
15:56Nous, c'est une offre
15:56qui s'appuie sur un produit
15:57dont le prix d'appel
15:59est à 3 000 euros par an.
16:01D'accord ?
16:02Donc, je ne demande pas
16:03à mes clients
16:04de dépenser des 1 000 et des 100
16:06pour être protégé.
16:07Je conçois un produit
16:08qui est solide
16:09dans sa conception
16:10et c'est pour ça
16:11qu'on a énormément investi
16:12en R&D
16:13sur la cybersécurité
16:14et je donne une garantie
16:16que mon produit,
16:17il est solide.
16:18C'est tout.
16:19Ça paraît simple.
16:20D'accord.
16:21Et pour l'instant,
16:21vous avez dépensé 100 000 euros ?
16:22100 000 dollars ?
16:23Non, ça va.
16:24Ça se passe bien.
16:25Non, et le produit,
16:26il est déployé déjà
16:27à des milliers d'exemplaires
16:28et on n'a jamais eu de...
16:30Enfin, ça n'est jamais arrivé
16:31qu'un client
16:32se fasse chiffrer
16:34ou effacer des données.
16:36Donc, on sait un peu
16:37ce qu'on fait.
16:39On parlait de l'évolution
16:41entre 2009 et aujourd'hui.
16:43Vous avez donné, effectivement,
16:45les deux signaux importants
16:46qui sont la performance
16:47avec l'IA
16:47et la sécurité avec la cyber.
16:50Il y a un autre point,
16:51moi, qui me semble intéressant,
16:52c'est la question du cloud.
16:54Parce qu'on a été quand même
16:55incité à ne plus stocker chez nous,
16:57à tout envoyer dans le cloud.
16:58Ah bon ?
16:59Qui vous a incité ?
16:59Moi, j'ai entendu beaucoup
17:01ce discours avec même
17:02l'idée que l'Europe
17:03a trop de retard
17:04dans ce domaine,
17:05ces entreprises
17:05ne sont pas suffisamment
17:06dans le cloud.
17:07Et aujourd'hui,
17:08j'ai l'impression
17:08qu'on est en train
17:09de revenir sur ce discours.
17:10Je pense que dans le discours
17:12qui a eu lieu
17:13dans les années,
17:14je crois,
17:142015 à 2020,
17:16allez,
17:162022 peut-être même.
17:18On a mélangé
17:19beaucoup de choses.
17:20On a mélangé
17:21une façon de produire
17:22de l'informatique,
17:24le cloud comme technologie,
17:26et puis une façon
17:28de faire de l'outsourcing.
17:30Donc le cloud
17:31comme une façon
17:31de ne plus produire soi-même
17:33mais de faire produire
17:33par quelqu'un d'autre.
17:34Alors d'abord,
17:35le débat entre insourcing
17:36et outsourcing
17:36dans l'informatique,
17:37il existe depuis
17:38les années 1950.
17:40Et puis c'est un balancier
17:41qui oscille
17:41d'un côté et de l'autre.
17:43Et c'est extrêmement intéressant
17:44avec quelle violence
17:45il oscille.
17:46À chaque fois.
17:47Alors,
17:48on outsource tout,
17:49on insource tout.
17:50Sachant que c'est très compliqué
17:52parce que insourcer,
17:53ça demande des compétences
17:54et outsourcer,
17:55ça demande aussi
17:55des compétences
17:56mais pas les mêmes.
17:57Donc à chaque fois
17:57qu'on renvoie le balancier,
17:59il faut changer
18:00les compétences
18:01qu'on a en interne.
18:03Effectivement,
18:03il y a eu un vent
18:04très fort d'outsourcing
18:06dans le cloud public
18:07pour utiliser des technologies
18:09qui sont les technologies
18:10du cloud
18:10qui sont effectivement
18:11des technologies
18:12qui sont celles d'ailleurs
18:14qu'on déploie
18:14chez nos clients.
18:15Scality a été conçu
18:17en tant que logiciel
18:18avec les technologies
18:20du cloud.
18:20C'est un système
18:21complètement distribué,
18:23déployé sur des serveurs
18:24standards.
18:24C'est exactement
18:24ce que font
18:25tous les fournisseurs
18:25de cloud
18:26et où l'intelligence
18:27est apportée
18:28par du logiciel.
18:29C'est ça le cloud.
18:29Et le cloud apporte
18:31plus de fiabilité
18:32avec un coût moindre
18:34en termes de production,
18:35système de production,
18:36que les technologies
18:37des générations précédentes.
18:38Donc oui,
18:39il faut produire en cloud
18:41d'un point de vue technologique.
18:43Est-ce qu'il faut tout outsourcer ?
18:44J'ai envie de dire,
18:45on revient dans le débat habituel
18:47et on se rend compte
18:47que quand on outsource tout,
18:49on perd le contrôle.
18:50On perd le contrôle d'abord
18:51sur les évolutions technologiques,
18:52on perd le contrôle
18:53sur les prix
18:54parce qu'en fait,
18:55dès qu'il y a une situation
18:56quasi monopole,
18:57qui est la situation
18:58qu'il y a aujourd'hui
18:58avec les 3 hyperscalers américains,
19:01c'est eux qui ont la maîtrise
19:03des prix et des coûts.
19:04On le voit aussi d'ailleurs
19:06sur certains logiciels SaaS.
19:07Nous, on utilise Salesforce
19:09par exemple
19:10qui nous augmente nos prix
19:11entre 4 et 8% chaque année.
19:14On n'a rien à dire.
19:15On paye la taxe
19:16et d'une année sur l'autre.
19:19Vos clients ne sont pas
19:21les hyperscalers ?
19:22Vos clients sont qui ?
19:23Nos clients ne sont pas
19:24les 3 hyperscalers américains.
19:25Ceci dit,
19:26on a beaucoup de producteurs
19:27de cloud dans le monde entier
19:29qui sont clients de Scality.
19:31C'est le cas d'Orange
19:33ou d'Outscale,
19:34la filiale cloud
19:35de Dassault Systèmes
19:36en France.
19:37Donc,
19:38notre logiciel
19:39fait tourner
19:40beaucoup de cloud public
19:40dans le monde entier.
19:42Aux Etats-Unis,
19:43on a Iron Mountain
19:44qui est client
19:45qui s'appuie entièrement
19:46sur Scality
19:47et qui est
19:48la plus grosse entreprise
19:50d'archives
19:50aux Etats-Unis,
19:52c'est sûr,
19:52et je pense dans le monde entier.
19:53Et vous parliez
19:54des collectivités territoriales
19:56tout à l'heure.
19:57Elles,
19:57elles vont voir arriver
19:58la directive Nice 2.
20:00Oui.
20:00Qu'est-ce que ça change
20:01pour vous ?
20:02Parce que là,
20:02c'est encore plus
20:03un besoin de sécurité,
20:05de garantie,
20:06de confiance
20:06sur la protection
20:07des données
20:07et leur stockage.
20:10Déjà,
20:11ça fait reposer
20:12la responsabilité
20:13au bon endroit.
20:14OK ?
20:15La directive,
20:15elle dit
20:16vous êtes responsable
20:17de vos données.
20:17Ça paraissait couler
20:19sous le sens,
20:19mais il faut le dire.
20:20Donc,
20:21ça met la responsabilité
20:22au bon endroit.
20:23Je pense qu'aujourd'hui,
20:24en matière de stockage
20:25de données
20:26et surtout en termes
20:27de protection,
20:28de backup,
20:29de sauvegarde,
20:31la bonne façon de faire,
20:33c'est d'avoir
20:33une copie chez soi.
20:35Alors,
20:35chez soi,
20:35ça peut être un data center
20:36qui est loué,
20:37mais une copie sous son contrôle
20:38et une autre copie
20:40dans un cloud public
20:42qui peut très bien
20:43être un cloud souverain.
20:43Et il y a énormément
20:45d'offres de cloud souverain
20:47en France
20:48qui permettent
20:49de faire de la sauvegarde
20:50sur des clouds souverains.
20:51On parle souvent
20:52d'OVH,
20:53d'Houtscale,
20:53de Scaleway,
20:54de Cloud Temple.
20:55Il y en a plein d'autres.
20:56C'est vrai.
20:56OK ?
20:57Donc,
20:57il n'y a pas de problème d'offre.
20:59On me dit souvent,
21:00oui,
21:00on va chez les Américains
21:01parce qu'il y a un problème d'offre.
21:02Non,
21:03il n'y a pas de problème d'offre.
21:03Il y a un problème d'habitude
21:05dans les achats.
21:05Donc,
21:06qu'est-ce que ça va changer ?
21:07Je pense que petit à petit,
21:08les collectivités territoriales
21:10vont se mettre au diapason.
21:11C'est quand même un budget.
21:13C'est une des raisons
21:13pour lesquelles nous,
21:14on a conçu un produit
21:15qui est très peu cher
21:16à exploiter
21:17et très,
21:17très peu cher à l'achat.
21:19Je considère que
21:193 000 euros par an,
21:20ce n'est quand même
21:21pas très élevé.
21:22Donc,
21:22on s'est posé la question
21:23comment on apporte
21:25un produit
21:25qui va permettre
21:26de faire ces sauvegardes
21:27à très bas coût
21:28et avec un très haut degré
21:30de fiabilité dans la sécurité.
21:31C'est dans la perspective
21:31de Nice 2 ?
21:32Vous l'avez pensé,
21:33cette offre ?
21:33On a pensé ce produit,
21:35ça fait 4-5 ans maintenant
21:36et c'était une inspiration
21:40de Florent Kirchner
21:41qui était responsable
21:42de la stratégie
21:43cybersécurité de l'État
21:44à l'époque
21:45et qui m'a dit
21:46on a un problème,
21:47on n'a pas de solution
21:48clé en main
21:48pour les PME
21:50et s'il n'y a pas
21:50de solution clé en main,
21:53le problème,
21:54c'est que quand ils mettent
21:54en oeuvre la solution,
21:55ils risquent d'introduire
21:56des failles de sécurité.
21:58Et donc,
21:58il m'a dit ça
21:59et ça a fait tilt.
22:00Je me suis dit
22:01ok,
22:01on va la créer
22:01et donc c'est ce qu'on a fait
22:02avec un produit
22:03qui s'appelle Artesca.
22:04Alors,
22:05on parle d'une explosion
22:06des prix des composants
22:07autour de la mémoire
22:08et du stockage
22:09donc là,
22:10c'est du hardware
22:11d'accord,
22:13qui est lié notamment
22:14à la montée en puissance
22:15des intelligences artificielles
22:16dont vous avez parlé.
22:18Est-ce que ça a un impact
22:19sur votre activité ?
22:20Oui,
22:20c'est une réalité.
22:22Les prix,
22:22alors selon les composants,
22:23les prix ont augmenté
22:24de 50%
22:25ou même doublé.
22:26La plupart des constructeurs
22:27maintenant,
22:28quand ils font une offre,
22:29elle est valide
22:29pour 15 jours.
22:30On a même vu des cas
22:31où des monts de commandes
22:33ont été acceptés
22:34puis refusés
22:35par un constructeur
22:36donc il y a un vrai problème.
22:38Maintenant,
22:39il faut,
22:40je dirais,
22:41deux choses importantes.
22:42C'est possible
22:43d'acheter du hardware,
22:44des serveurs
22:44et de se faire livrer.
22:46J'entends dire parfois
22:47c'est impossible d'obtenir.
22:48Non,
22:49c'est pas vrai.
22:49Pas de panique.
22:50Les prix sont élevés
22:52mais il y a de la production
22:54et on peut se faire livrer.
22:55Et la deuxième chose,
22:56c'est qu'il ne faut pas compter
22:57sur le fait que les prix
22:58vont baisser dans six mois.
22:59C'était la question
22:59que j'allais vous poser.
23:00Si on se dit
23:01je repousse mon investissement,
23:02ça ira mieux dans six mois,
23:03il ne faut pas y compter.
23:04Nous,
23:04on rencontre beaucoup
23:05de constructeurs,
23:06on travaille beaucoup
23:08avec Samsung,
23:08notamment aussi
23:09au niveau des mémoires flash.
23:11Ils nous disent
23:12là,
23:12il y en a pour un an,
23:12un an et demi
23:14parce que c'est une question
23:15de construire de nouvelles usines.
23:16Donc,
23:16c'est des cycles extrêmement longs.
23:18Donc,
23:19ça ne va pas changer.
23:21Construire une nouvelle usine,
23:21c'est plus qu'un an ou deux même.
23:23Oui,
23:23mais il y a déjà des usines
23:24qui sont en construction.
23:25Nous,
23:25ils nous disent
23:26qu'il faut compter 12-18 mois.
23:27Mais en tout cas,
23:28ce n'est pas six mois.
23:30Très bien.
23:31La question de la souveraineté technologique,
23:33qu'on peut appeler
23:34indépendance technologique,
23:35on a commencé à l'évoquer,
23:37mais c'est plusieurs briques.
23:38Justement,
23:38il y a du software,
23:39il y a du hardware.
23:42Comment est-ce que vous pensez
23:44aujourd'hui
23:44qu'on est capable
23:45de construire
23:46au niveau justement
23:47de la protection
23:49de nos données
23:50en Europe
23:50un écosystème vertueux ?
23:52Vous avez dit
23:53que ce n'est pas un problème d'offres.
23:54Il y a quand même un problème.
23:55Non.
23:56Alors,
23:57il est où ?
23:57En tout cas,
23:58ce n'est pas un problème d'offres.
23:59Mais oui,
23:59il y a un problème.
24:00D'abord,
24:00je pense que la souveraineté,
24:03la souveraineté,
24:04ça s'envisage
24:04à l'échelle d'un État.
24:05Mais on peut aussi parler
24:06d'ailleurs de la souveraineté
24:07d'une entreprise.
24:08C'est-à-dire
24:08la capacité d'une entreprise
24:09à prendre les décisions
24:10de façon autonome.
24:11Oui.
24:11En fait,
24:14la souveraineté,
24:16c'est avant tout
24:16une histoire de patriotisme.
24:18Il ne peut pas y avoir
24:19de souveraineté
24:19s'il n'y a pas de patriotisme.
24:21Et donc,
24:21c'est avant tout
24:22une responsabilité individuelle
24:25de chacun
24:26en tant que consommateur
24:27dans chacune
24:28de nos décisions d'achat
24:30et puis des donneurs d'ordre
24:31dans les entreprises
24:32et aussi au sein
24:34des institutions publiques
24:35à chaque décision d'achat.
24:37C'est avant tout
24:38une responsabilité individuelle
24:40avant d'être
24:41une responsabilité d'État.
24:42C'est aussi
24:43une responsabilité d'État
24:44pour encadrer ça,
24:45pour permettre cela.
24:46Donc,
24:46le problème aujourd'hui,
24:47c'est que les acheteurs...
24:49l'achatement de public aussi,
24:51quand même.
24:51Le problème aujourd'hui,
24:52c'est que les acheteurs,
24:53que ce soit
24:54dans les entreprises
24:55ou au sein
24:56des services publics,
24:58très souvent,
24:59en fait,
25:00achètent par habitude
25:01des services cloud
25:02et des logiciels américains.
25:04Il y avait une étude
25:05du cabinet Asteres
25:06qui a été publiée
25:07il y a un an
25:07qui montrait que
25:0880% des dépenses
25:10de cloud
25:11et de logiciels
25:12en Europe
25:12sont faites auprès
25:13de fournisseurs américains.
25:15C'est ça le problème.
25:16Et c'est pas...
25:18Personne n'est malveillant.
25:19C'est juste que
25:20chacun est confortable
25:21dans son habitude.
25:22Chacun dit
25:23l'autre doit faire
25:23de la souveraineté
25:24et chacun ne se remet pas
25:27assez en cause
25:27dans ses habitudes d'achat.
25:29Donc,
25:29ce qu'il faudrait,
25:30c'est qu'à chaque décision d'achat,
25:32on se pose la question
25:33existe-t-il
25:34une solution européenne
25:36qui me convient.
25:37Il faudrait un accompagnement aussi
25:38parce que c'est pas forcément
25:39si simple
25:39de migrer.
25:42Non,
25:42c'est pas si difficile non plus.
25:45Le problème,
25:45c'est vraiment un problème
25:46d'habitude.
25:47C'est pas un problème
25:48de technologie.
25:50Je sais pas,
25:51moi je vais prendre l'expérience
25:51de Scality
25:52parce que celui
25:52je connais bien.
25:53Nous on est présents
25:54dans le monde entier,
25:54on a des clients
25:55dans le monde entier.
25:56J'ai des clients
25:58publics.
25:58Les outils que vous utilisez,
26:00vous avez fait des choix
26:02nationaux ?
26:03Européens ?
26:03On fait un choix
26:06réellement proactif
26:06et choisi
26:07vers Mistral.
26:08D'accord.
26:09D'accord ?
26:11Ça,
26:11c'est un choix
26:12conscient,
26:13choisi.
26:13D'accord.
26:14Et sinon,
26:15comme tout le monde,
26:16la plupart de mes sas
26:17c'est des sas américains.
26:18C'est une réalité.
26:19Par contre,
26:20ce qu'on est aussi
26:20en train de faire
26:21grâce à l'IA,
26:22c'est de développer
26:23nos propres agents
26:23et je pense que
26:24d'ici la fin de l'année,
26:26on aura arrêté
26:27d'utiliser
26:28certains de nos sas.
26:29Donc,
26:30en rapatriant
26:31la chaîne de valeur
26:32plus près de chez nous
26:33avec des agents
26:34construits sur Mistral.
26:35Donc oui,
26:36ça c'est des choix
26:36conscients.
26:37C'est une stratégie
26:37qui est des choix.
26:38Mais autant je dis
26:40c'est une responsabilité
26:41de chacun.
26:41Une fois qu'on assume
26:42la responsabilité,
26:43ce n'est pas nécessairement
26:43des choix faciles,
26:44je l'accorde.
26:45Mais aujourd'hui,
26:45ce qui manque,
26:46c'est cette intention
26:47de se poser la question
26:49systématiquement
26:50à chaque décision d'achat.
26:51Est-ce qu'il existe
26:52une solution européenne ?
26:54Et nous,
26:54on est considérés
26:56comme leader mondial
26:56par les Américains
26:58dans notre domaine.
26:58Alors,
26:59j'ai 50 secondes
27:00pour vous poser la question
27:01et j'y tiens
27:02au stockage de demain,
27:03le futur,
27:04parce que j'ai vu
27:04que vous aviez fait
27:04quelque chose
27:05avec l'INRIA,
27:06CyberT.
27:07Comment vous imaginez
27:08la suite
27:09dans l'histoire du stockage ?
27:11Le stockage de demain
27:12sera de plus en plus
27:13autonome
27:14et utilisera
27:15des agents
27:16à l'intérieur du stockage.
27:18Et si on veut
27:19être futuriste
27:19et penser
27:20non pas 2030
27:21mais plutôt 2050,
27:22moi je pense
27:23qu'un bon stockage
27:24de données en 2050
27:25sera un stockage
27:26qui s'est oublié.
27:28Parce que
27:29pour construire
27:30de la mémoire
27:31il faut aussi
27:31savoir choisir
27:32ce qu'on oubliait.
27:33On n'est pas du tout
27:33là aujourd'hui
27:34et je vous rassure
27:35pour les spectateurs
27:37ce n'est pas pour demain.
27:38Je vous réinviterai
27:40bien avant.
27:40Merci beaucoup
27:41Jérôme Lecage
27:42je rappelle
27:42que vous êtes le CEO
27:42de Scality.
27:43Merci à tous
27:44de nous suivre
27:44avec une grande fidélité
27:45sur la chaîne
27:46Bsmart.
27:47On se retrouve
27:47dès demain
27:48pour de nouvelles discussions
27:49sur la tech.
27:50Excellente journée à tous.
27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
27:54Générique
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