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  • il y a 11 heures
Mardi 19 mai 2026, retrouvez Nejma Travaglini (psychologue cognitiviste, CEO, Nolej), Wafaâ Amal (Directrice générale, Prisme.ai) et Jean-Paul Smets (PDG, Rapid.Space) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Aujourd'hui deux grands rendez-vous, d'abord les interviews de l'IA et
00:13ensuite on va passer dans le monde du libre et s'intéresser au NEO Cloud.
00:18Mais on commence comme d'habitude avec les interviews de l'IA.
00:24On commence cette édition avec les interviews de l'IA et les praticiens dans le domaine de l'intelligence artificielle.
00:30Je devrais dire les praticiennes puisqu'aujourd'hui je suis très heureuse d'avoir beaucoup de femmes autour de la
00:35table quand même.
00:36Nous sommes 3 sur 4. Wafa Amal, directrice générale de Prism AI qui est une start-up toulousaine qui a
00:42réussi à convaincre des grands groupes,
00:44aujourd'hui de grandes organisations autour de votre plateforme d'IA agentique. Vous allez nous expliquer quels sont les ressorts
00:50justement de l'IA agentique.
00:52Vous étiez au sommet de l'IA aussi ?
00:54En Inde.
00:54Je vous poserai des questions là-dessus.
00:56On a avec nous Jean-Paul Smets également, CEO de Rapid Space. Bonjour Jean-Paul.
01:00Bonjour.
01:01Qui va nous parler donc des nouveaux clouds spécialisés sur l'IA qu'on appelle les NEO Cloud.
01:06Ce sera dans la chronique qui revient sur le monde du logiciel libre.
01:10Mais on commence avec vous Nejma Travagliani. Je vais y arriver. Travagliani, merci de me reprendre.
01:18Psychologue cognitiviste qui est de formation mais entrepreneur dans l'IA.
01:22Vous êtes fondatrice et CEO de Knowledge, donc une entreprise qui développe des solutions d'IA qui permettent de transformer
01:27des contenus en expériences d'apprentissage interactif.
01:31Alors vous avez mené des travaux, je voulais qu'on démarre avec ça, sur l'impact de l'intelligence artificielle
01:36sur l'engagement cognitif.
01:39Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ces travaux sur les effets que ça peut avoir aujourd'hui
01:43en matière de comportement par exemple ?
01:45Alors la grande question qu'on s'est posée c'est lorsqu'on utilise de l'intelligence artificielle, est-ce
01:50qu'à un moment donné on s'endort derrière le volant ?
01:52Est-ce que l'engagement cognitif est...
01:54C'est un peu l'angoisse de tout le monde.
01:56Exactement, est-ce qu'il est plus faible ?
01:59Aujourd'hui ce qu'on observe c'est que c'est un impact sur l'affect, sur l'émotion.
02:03On sait que ça active aussi des réseaux dans le cerveau qui vont activer aussi, qui ont la même activation
02:08finalement que les interactions humaines.
02:11On peut comparer ça aussi aux réseaux sociaux ?
02:15Dans la mesure où l'IA va décharger des ressources attentionnelles, mais la grande question c'est une fois qu
02:23'on décharge ces ressources,
02:24donc on a plus de ressources attentionnelles, est-ce qu'on va finir par les investir et s'engager davantage
02:29dans le contenu ?
02:30Et donc la grande question c'est comment est-ce qu'on design finalement ces outils, comment est-ce qu
02:33'on s'assure qu'on est dans un engagement qui est un effort cognitif qui est désirable.
02:38C'est ce qu'on appelle ça un effort cognitif désirable, c'est-à-dire que c'est un effort
02:41qui va permettre de s'engager cognitivement, de se poser les bonnes questions et de ne pas être classif.
02:46Et aujourd'hui vous diriez que les chatbots d'intelligence artificielle les plus connus sur le marché ne sont pas
02:51dans ce design-là ?
02:54Disons que la grande nouveauté par exemple avec ChatGPT lors de son lancement, c'est que le temps de latence
03:01pour ce chatbot était vraiment de l'ordre de l'interaction humaine.
03:06Et donc forcément on est dans quelque chose de plus passif dans la mesure où même les retours qu'on
03:14a textuels, la lecture se fait presque de façon automatique.
03:17Donc c'est plutôt qu'est-ce qu'on fait avec aussi, qu'on doit interroger en quelque sorte.
03:25Alors avec Nolège, vous proposez des solutions qui permettent de travailler sur un apprentissage de manière différente.
03:32Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur la façon dont ça va vraiment modifier les parcours des uns
03:37et des autres, que ce soit à titre privé mais aussi professionnel ?
03:41Alors nous on s'adresse aux enseignants sur le marché français, aux enseignants pendant l'éducation nationale.
03:45Et donc typiquement les enseignants ont une charge de travail qui est monstrueuse, ont des classes avec 30 élèves.
03:52Et donc comment est-ce qu'on arrive à s'adresser à différents niveaux d'élèves ?
03:56Et donc là avec l'outil qu'on leur propose, ça leur permet d'automatiser tout un tas de tâches
04:01très laborieuses, par exemple générer des quiz, générer des flashcards, etc.
04:05Ce qu'on a mesuré chez les enseignants et qui est très intéressant...
04:07Et ça ne va pas les démobiliser sur justement leur fonction ?
04:10On a mesuré le sentiment de compétence. Est-ce que le fait d'utiliser notre IA leur donne plus de
04:17satisfaction au travail ?
04:19Est-ce qu'ils se sentent autonomes ? Est-ce qu'ils se sentent experts ?
04:23Et ce qu'on a observé c'est que oui. Et ça a aussi un impact dans le climat de
04:27la classe.
04:28Et donc d'ailleurs quand on regarde les théories motivationnelles, on observe que le sentiment de compétence c'est un
04:35critère clé de l'adoption de la technologie.
04:36Si je me sens compétent, si je me sens autonome, je vais utiliser cette technologie.
04:41C'est un vrai sujet auprès des enseignants parce que moi j'ai reçu un objecteur de conscience enseignant dans
04:47le supérieur qui a signé un texte qui appelle à faire objection face à l'intelligence artificielle
04:56parce qu'il estime justement... En fait pour résumer sa pensée, c'est comment on fait demain pour enseigner avec
05:02l'intelligence artificielle ?
05:04Et aujourd'hui ça semble tellement pas évident, voire tellement dangereux, qu'il préfère se mettre en retrait.
05:13La grande question, c'est vrai qu'avec l'intelligence artificielle, ce qu'on observe c'est que c'est
05:17pas seulement les pratiques qui doivent changer,
05:19c'est tout un système qui doit évoluer et aujourd'hui les enseignants, enfin voilà, à la fac, le côté
05:25très descendant où je diffuse le cours
05:28et puis les élèves sont passifs, les étudiants sont passifs, ça ne fonctionne pas.
05:32La recherche nous dit aussi que sur le plan de l'apprentissage c'est parce qu'il y a de
05:34mieux.
05:35Pour le coup, nous, les enseignants ont été plutôt des grands fans.
05:41Ils nous ont bien accueillis.
05:42Absolument, et on a commencé avant, juste après le lancement de Tchad GPT.
05:48On est venus nous chercher, nous on était d'abord sur un marché américain,
05:50et on est venus nous chercher en nous disant c'est génial, il nous faut la solution en langue française.
05:55Et encore une fois, la différence s'est jouée dans la solution, la façon dont on l'a développée.
06:00Mais vous passez par l'éducation nationale ?
06:02Oui, l'éducation nationale est investie massivement aussi dans l'intelligence artificielle pour les enseignants et pour les élèves.
06:08Très bien, bonne nouvelle.
06:09Un point qui est essentiel, et qu'on a vu, c'est ce que nous ont dit les enseignants,
06:14c'est qu'on a fait un choix très fort.
06:15Sur Tchad GPT, je pose une question, l'IA me donne une réponse.
06:19Nous, c'est l'enseignant qui va donner sa source.
06:23Donc ça peut être son cours, par exemple, et à partir de là, on génère les activités.
06:29Et cet acte, simple acte de partir de son contenu, donne un sentiment de confiance,
06:34qui permet ensuite une acceptation.
06:37Et puis ensuite, on a d'autres choses qu'on a faites dans le design,
06:39qui vont permettre vraiment l'adoption de la technologie.
06:42Mais donc, le design des produits n'est pas du tout un petit sujet,
06:46notamment sur le sujet des femmes.
06:50Ou quand on regarde les théories de l'acceptation de la technologie,
06:52on a deux choses qui vont venir influencer l'adoption,
06:56c'est la facilité perçue et l'utilité perçue.
06:59Globalement, les femmes, comme les hommes, voient l'utilité,
07:02et puis la facilité d'usage, elle est liée quand même à la technologie elle-même.
07:09Et ce qu'on voit, généralement, c'est que si elle ne se sent pas représentée dans l'outil,
07:14elle va estimer qu'il y a un effort cognitif supplémentaire.
07:17Sauf que le cerveau humain, il est plutôt feignant.
07:19Et aujourd'hui, les femmes ne se reconnaissent pas dans les outils d'intelligence artificielle, vous diriez ça ?
07:24Je pense qu'on peut dire que oui.
07:27Pourquoi ? Parce que l'intelligence artificielle,
07:29ce sont des algorithmes qui vont venir se nourrir finalement de comportements humains,
07:33d'informations qui sont présentes, notamment sur le web.
07:36D'où l'intérêt de bloquer l'accès au web et de se baser plutôt sur de la donnée spécialisée.
07:41Et ce qui va se passer, c'est que sur ces données web communément utilisées,
07:44vont être assez orientées.
07:46Donc, c'est plutôt orienté sur le genre masculin.
07:50Et ça va être plutôt orienté sur un archétype d'un homme blanc d'une certain âge, etc.
07:57Je vous donne un exemple.
07:58J'espère que ça a changé.
08:00Je n'ai pas fait le test depuis 6-8 mois.
08:02Mais si on va demander à Tchats GPT de sortir une image de CEO d'entreprise,
08:07et on utilise CEO pour ne pas orienter en français,
08:10il va sortir, il y a de grandes chances à ce que ça sorte,
08:12un homme blanc avec les cheveux gris autour de la cinquantaine.
08:17Et ça, ça fait qu'on ne va pas...
08:20C'est la même chose si vous posez la question dans la rue.
08:22Exactement.
08:23C'est une belle représentation.
08:25C'est une industrialisation des billets que nous avons tous,
08:27que nous partageons tous, qui sont utiles au quotidien.
08:29Mais c'est vrai qu'effectivement, à l'époque,
08:31on avait toujours des hommes blancs qui étaient dessinés.
08:34Et puis aujourd'hui, ce qu'on a aussi, c'est dans les cas d'usage.
08:36Sur Tchats GPT, c'est génère-moi un code, par exemple.
08:40Ce qu'il faudrait, c'est que dans les cas d'usage de promptes,
08:43donc d'instructions qu'on donne à l'IA,
08:44qu'on ait quelque chose qui représente davantage
08:46les métiers dans lesquels les femmes se retrouvent,
08:49et qui sont particulièrement impactés par l'automatisation de l'IA.
08:52En fait, c'est les billets cognitifs qui sont présents chez les humains,
08:56qui sont en train d'être reproduits, finalement,
08:58sur les fameux modèles de langage,
09:00et qui vont venir impacter, finalement, des résultats.
09:02Avec une proportion de développeurs masculins.
09:04Exactement.
09:05Nous l'intérêt de rétablir la parité autant que possible et au maximum.
09:09Est-ce qu'on peut corriger ces biais à postériori ?
09:13Parce qu'aujourd'hui, on a quelques modèles fondations.
09:16Est-ce qu'aujourd'hui, dans votre outil, par exemple,
09:18vous faites attention à la manière dont vous le concevez,
09:23pour que ce soit un outil dans lequel on se retrouve avec une attention active ?
09:28Est-ce que vous travaillez aussi sur le sujet des biais ?
09:31Absolument.
09:34Le sujet des biais est très difficile,
09:35parce qu'encore une fois, le biais cognitif, c'est un raccourci mental,
09:38et c'est tout à fait naturel et normal et nécessaire pour l'humain de l'utiliser.
09:42Donc ça, c'est un truc important à intégrer.
09:45Nous, typiquement, comment on évalue ça ?
09:49On essaye toujours de forcer l'IA à partir du contenu que l'enseignant a mis en entrée.
09:55Et par ailleurs, on décortique, on décomplexifie le contenu.
09:58Donc on a trois étapes.
09:59J'intègre mes ressources, je peux partir d'une vidéo.
10:01On pourrait prendre cette vidéo, la mettre dans Nolège, par exemple,
10:04avec un article.
10:06Il y a l'Organisation mondiale du travail qui a fait une étude récemment.
10:09On pourrait récupérer cette étude et la mettre dans Nolège.
10:11Dans la deuxième étape, on va guider.
10:13Et troisième étape, on va avoir tout un tas d'activités.
10:17On va décomplexifier.
10:18On aura des concepts, tout un tas de choses qui vont permettre, là, à l'enseignant, par
10:21exemple, d'identifier s'il y a eu des biais, des choses qui n'allaient pas.
10:26Donc c'est, encore une fois, dans l'expérience utilisateur qu'on va donner un parfait...
10:29L'idée, c'est le parfait équilibre entre contrôle et autonomie et ma capacité d'agir
10:34dans la génération de l'IA.
10:35Et je pense aussi que ce que vous faites, c'est vraiment de donner l'espace à l'utilisateur,
10:41de pouvoir agir globalement.
10:44On peut les identifier.
10:46Après, se protéger des biais pleinement, c'est difficile.
10:49Ils sont sur l'Ini ? Comment est-ce qu'ils sont mis en avant, ces risques ?
10:51C'est ça, ils sont identifiés.
10:54Non, les risques ne sont pas identifiés.
10:56Le contenu est identifié.
10:58Les éléments saillants qui pourraient être des biais sont identifiés.
11:02Mais globalement, aujourd'hui, ça reste quand même difficile dans la mesure...
11:07Donc on va te charger à l'enseignant de s'assurer que dans ces éléments mis en avant...
11:13Exactement, mais globalement, même dans le contenu d'une biais...
11:15Il n'y a pas de biais, ou en tout cas, ça correspond bien à la ligne qui s'était
11:17fixée.
11:19En fait, Negema a raison, nous, chez Prismaï, ce qu'on va proposer,
11:23c'est une plateforme pour les grandes entreprises, comme vous l'avez dit au début,
11:26pour qu'ils puissent être autonomes dans la création de leurs agents assistants IA
11:30avec plus ou moins des niveaux complexes d'autonomie de ces agents-là.
11:35Et ce qu'on va permettre aussi, et c'est intégré directement dans la plateforme,
11:39c'est de venir définir des systèmes de ce qu'on appelle d'observabilité de ces agents-là.
11:45Donc il y a différents niveaux de contrôle.
11:47Quand on va définir la data de l'entrée, les données d'entrée,
11:51il y a un véritable contrôle à se faire,
11:52parce que si la data qui est exploitée sur l'agent n'est pas bonne,
11:56forcément le résultat ne sera pas bon non plus.
11:58Et à côté de ça, ce qu'on va mettre, c'est différents niveaux de contrôle.
12:02Il va y avoir ce qu'on va appeler le metapront,
12:04les instructions maîtres de l'agent ou de l'assistant.
12:09On va pouvoir mettre des garde-fous déjà initiaux.
12:12Et puis au niveau de chaque agent, on va pouvoir dire,
12:15ok, s'il y a ce comportement-là, il faut déclencher ce garde-fous-là,
12:21il faut contrer ce comportement-là avec le comportement suivant.
12:25Et donc là, on va mettre ce qu'on appelle des guardrails,
12:28qui permettent finalement de s'assurer qu'effectivement,
12:32les comportements...
12:33À chaque étape, en fait, on s'est assuré d'avoir bien mis en place les gardes-fous.
12:39Je voulais faire réagir l'homme du plateau, Jean-Paul, une réaction.
12:44Moi, j'écoute et j'apprends pour l'instant.
12:46Oui.
12:46Quand tu entends ça sur les biais dans l'intelligence artificielle,
12:50tu t'en as conscience ?
12:51Pour moi, c'est la traduction des biais dans les contenus sur le web ou dans le monde réel.
12:57Donc, je me pose toujours la question de savoir,
13:03est-ce qu'on veut vraiment mettre un filtre sur la source des données ?
13:07Oui.
13:08Donc moi, ma façon naturelle de procéder, c'est de ne mettre aucun filtre.
13:12Parce que j'ai l'impression qu'en mettant des filtres,
13:15on ajoute du mensonge ou de l'imprécision plutôt qu'autre chose.
13:18Mais ça, c'est mon intuition.
13:20Après, chacun ajoute le filtre qu'il a envie d'ajouter.
13:22En fait, ce qui est intéressant, c'est de pouvoir regarder, justement,
13:26quelles sont les données entrantes,
13:28quelles sont ses sources,
13:30et quel était au départ mon objectif
13:32et ce qu'on me sert à l'arrivée.
13:34Il faut que ce soit cohérent, tout ça.
13:36Mais c'est intéressant, parce que là, ce qu'il nous dit,
13:38c'est qu'il a besoin de sentir qu'il a le contrôle
13:40sur ce qu'il est en train de générer,
13:42et qu'il veut éviter lui-même de biaiser le contenu dès l'entrée.
13:46Et ce que tu disais, le travail que fait Prisma,
13:48et puis ce qu'on fait aussi,
13:49c'est qu'on doit le faire tous les mois.
13:51Enfin, on doit vérifier.
13:52Les modèles évoluent extrêmement rapidement.
13:54Et tous les mois, on a tout un tas de tests
13:56pour vérifier s'il y a des biais,
13:57s'il y a des hallucinations qui viennent s'intégrer dans les modèles.
14:02Mais encore une fois, je trouve intéressant ce que tu as dit,
14:05c'est qu'effectivement, en fait, les filtres existent.
14:08La donnée d'entrée, elle est essentielle.
14:10Et ça me fait beaucoup penser, en fait, aux fourmis.
14:13Il me semble que les fourmis,
14:14quand ils vont chercher les petites feuilles, etc.,
14:15il y a un filtre qui se fait.
14:16Et c'est un peu ce qu'on doit faire, nous,
14:19avec ces modèles d'IA.
14:21Mais ce n'est pas si évident que ça.
14:22Allez, on passe donc à Wafa Amal,
14:24directrice générale de Prisma AI,
14:26plateforme d'IA agentique pour les entreprises.
14:28Vous connectez les agents au système d'information,
14:31c'est ça, dans les organisations.
14:33Je disais, Startup Toulousaine,
14:35qui a réussi à convaincre des grands groupes,
14:36c'est quand même toujours intéressant à signaler.
14:38Vous avez participé au sommet de l'IA
14:40qui s'est déroulé en Inde cette année.
14:43Qu'est-ce que vous avez pensé de ce sommet ?
14:45Est-ce que les Français,
14:48les start-up françaises et européennes,
14:49étaient suffisamment mises en avant, selon vous ?
14:52Alors, sur l'IA,
14:53on était la seule start-up
14:56avec une compagnie, je crois,
14:58de deux ou trois acteurs
14:59qui étaient là, avec la French Tech notamment.
15:01Donc, il y avait les champions de l'IA,
15:02de la French Tech qui étaient représentés,
15:04mais avec un stand, une présence physique
15:07sur le sommet de l'IA,
15:09nous étions les seuls sur place,
15:11ce qui était assez intéressant.
15:14Ce que j'en ai pensé,
15:15c'est qu'en fait,
15:17on a tendance des fois à penser
15:19que la Tech se joue aux États-Unis
15:22ou se joue en France chez nous,
15:25qu'on est les meilleurs, etc.
15:27et qu'on a la bonne façon de procéder.
15:30Et en fait, en arrivant en Inde
15:31et en m'intéressant notamment
15:33à ce qui a été présenté
15:34par les entreprises et les start-up indiennes,
15:38en fait, on voit une autre façon de faire
15:40et ce qui m'a marquée
15:42chez ces start-up
15:43et chez ces entreprises-là,
15:45c'est le sens du pragmatisme.
15:46Ils ne sont pas là
15:47pour créer des choses impressionnantes
15:49ou ultra innovantes
15:51et qui changent
15:52avec un gros effet waouh.
15:54Ils sont là, ils disent,
15:55nous, on a une surpopulation,
15:57on a des problématiques concrètes.
15:59Comment est-ce que je rends
16:00la santé accessible ?
16:02Comment est-ce que je rends
16:02la capacité à payer,
16:04à se faire payer accessible
16:05parce que c'est vital
16:07pour que la population puisse survivre ?
16:09Etc., etc.
16:10Et du coup,
16:11ils vont chercher
16:12des solutions très simples.
16:14Vraiment, quand on regarde
16:15comment les choses sont montées,
16:16sont très simples
16:16mais efficaces
16:17et ils ne vont pas dire
16:19je vais faire des théories
16:20de la stratégie pendant 1000 ans
16:22et je vais sécuriser
16:23et mettre tous les garde-fous.
16:24Non, une fois que j'ai
16:25quelque chose de probant,
16:27je scale, je passe
16:28et j'ajuste
16:29et j'adapte au fur et à mesure.
16:30Et ça apporte ces résultats.
16:32Et ça, ce sens du pragmatisme
16:34qui est assez différent
16:35de la manière
16:36qu'on peut constater
16:36dans certaines entreprises
16:38ici en France.
16:39Je ne sais pas si ça suffit,
16:40par exemple,
16:41à convaincre des investisseurs.
16:45En fait,
16:46le pragmatisme,
16:47il rejoint aussi
16:48la manière dont ils vont
16:50procéder
16:50pour faire croître
16:52leur marché.
16:54Il y avait une phrase
16:56qui était marquée
16:57sur une porte d'entrée.
16:59India porte d'accès
17:02à un marché
17:03de 1 milliard
17:05de SMEs.
17:06Oui, ça c'est vendeur.
17:07Et donc, en fait,
17:08il y a un réel besoin
17:10et on sent qu'il y a une...
17:13On va aller chercher
17:14d'abord la chasse
17:16aux clients, finalement,
17:17avant d'aller chercher
17:19la chasse à la levée.
17:21Et donc, ce sens de pragmatisme,
17:22on le voit aussi
17:24dans la manière
17:25dont ils vont financer.
17:26Et nous, chez Prismaï,
17:28on s'est assez reconnus
17:29là-dedans
17:29parce que c'est exactement
17:31la stratégie qu'on a optée.
17:33On s'est dit,
17:33on prouve qu'on a un marché,
17:34on prouve qu'on arrive
17:35à scaler au sein
17:36d'un premier groupe
17:37avant d'aller chercher
17:38de l'hypercroissance
17:40et de la levée de fonds.
17:42Et notre première levée de fonds,
17:43finalement,
17:43et qui, pour moi,
17:44est la plus noble,
17:45c'est vraiment
17:45le financement par le client,
17:47c'est-à-dire signer des contrats.
17:48Eh oui.
17:50Je voulais vous interroger
17:51sur une tendance
17:52qu'on appelle le self-AI,
17:54c'est-à-dire l'idée
17:55que les employés,
17:57les collaborateurs
17:58d'organisations
17:59vont pouvoir créer
18:00leurs propres agents.
18:01C'est un mythe, ça ?
18:02Ce n'est pas du tout un mythe,
18:03c'est une réalité terrain.
18:05Et d'ailleurs,
18:05on a un client
18:06qui a vraiment donné
18:07l'exemple là-dessus,
18:07c'est Bouygues Télécom.
18:09Ça veut dire quoi,
18:10le self-AI ?
18:11Ça veut dire que
18:11tout collaborateur,
18:13toute collaboratrice,
18:14qu'on soit technique
18:15ou pas,
18:16qu'on soit métier,
18:17si on est métier,
18:18marketing,
18:19juriste, RH, etc.,
18:21on doit être capable
18:22de pouvoir créer un agent,
18:24de pouvoir le faire évoluer
18:25dans le temps,
18:26de le manager,
18:27de collaborer avec.
18:29Et c'est ça,
18:30le self-AI.
18:30Pourquoi c'est important ?
18:31Pour deux choses.
18:32La première, c'est que...
18:33On est quand même dans le cadre
18:34d'une organisation,
18:35on utilise les données
18:36de son entreprise,
18:37de son métier,
18:38on ne peut pas faire
18:38tous les agents
18:40où on a envie de créer.
18:41Enfin, je veux dire,
18:42il y a des limites,
18:42il y a un cadre.
18:43Complètement.
18:43Complètement.
18:44Je finis juste sur l'idée
18:45de pourquoi c'est important.
18:46Pour deux raisons.
18:47La première,
18:48c'est que ce sont les métiers
18:49qui connaissent,
18:49qui maîtrisent leur processus.
18:50S'il y a quelqu'un
18:51qui est apte à venir
18:53les transformer
18:54de manière efficace,
18:56sécurisée et fiable,
18:56c'est bien le métier
18:57qui en a la charge.
18:59Le deuxième sujet,
19:00c'est un sujet
19:01de préparation
19:02des compétences de demain
19:03et j'ai envie de dire
19:04même d'aujourd'hui.
19:05Parce que la capacité
19:06à venir créer des agents,
19:08à les manager,
19:08à collaborer avec,
19:09devient un critère
19:10d'employabilité.
19:11Et pour Bouygues Télécom,
19:12c'est avec cette vision
19:13de dire,
19:13je dois préparer
19:14mes collaborateurs
19:15à pouvoir porter ce skill-là
19:17qu'ils ont décidé
19:18d'ouvrir le self-AI
19:19justement à tous leurs collaborateurs.
19:21Néanmoins,
19:22il faut en effet
19:22ne pas le faire
19:23n'importe comment,
19:24sinon ça devient le far west.
19:26Il faut absolument
19:26que ce soit dans un cadre
19:27maîtrisé.
19:28Quand on dit
19:28dans un cadre maîtrisé,
19:30il faut qu'on puisse garder
19:31le contrôle de ces données,
19:32des cas d'usage,
19:33de qui partage quel agent
19:34avec qui,
19:34etc.
19:35Et donc,
19:36c'est là où
19:38notre plateforme
19:38permet à la fois
19:40d'ouvrir,
19:41de décentraliser
19:41la réalisation
19:42des cas d'usage
19:43vers les métiers,
19:44tout en le faisant
19:45dans un cadre maîtrisé,
19:46contrôlé par les experts
19:48techniques,
19:49qui eux aussi
19:49ont leur espace
19:50pour faire des cas d'usage
19:51beaucoup plus complexes,
19:53plus core business.
19:54Et tout ça se fait
19:55dans un même espace.
19:56Et donc,
19:56la gouvernance
19:58l'observabilité,
19:59contrôler ce qui se passe
20:00sur les agents.
20:00Et cette gouvernance
20:01n'est pas trop compliquée
20:02à mettre en place,
20:03justement ?
20:04Alors,
20:05c'est quand chaque métier
20:06est impliqué
20:07et qu'en plus,
20:08il y a une supervision
20:09au-dessus
20:09et puis qu'il y a
20:10le COMEX
20:10et le CODIRE
20:11et tout ça
20:12qui décide ou non.
20:13Alors,
20:13on a plus loin
20:14que le POC
20:14parce qu'aujourd'hui,
20:15c'est la grande question
20:16comment on fait
20:16pour sortir juste
20:18des proof of concepts
20:19pour passer à l'échelle.
20:20Alors,
20:20c'était exactement
20:21ma réaction
20:22quand WIC Telecom
20:23m'a annoncé
20:23qu'il voulait ouvrir
20:24la création d'agents
20:25à tout le monde.
20:25Et là,
20:26je me suis dit
20:26alors,
20:26comment on va faire
20:27pour contrôler tout ça ?
20:28Et en fait,
20:28ils ont très très bien
20:29poncé la gouvernance
20:30et finalement,
20:31ça se passe très très bien.
20:32En fait,
20:33ce qu'ils ont fait,
20:33c'est simple,
20:34c'est de dire
20:34tout le monde peut créer,
20:35personne ne peut partager.
20:37Ils nous ont demandé
20:37est-ce que vous pouvez faire ça
20:38avec votre plateforme ?
20:39Oui,
20:39on peut.
20:40Et donc,
20:41il y a deux niveaux de partage
20:42qui sont sous autorisation.
20:44Le premier,
20:45je crée mon agent,
20:46je suis plus ou moins satisfait,
20:47je vais le faire tester par d'autres,
20:48je demande l'ouverture
20:54et la création continue.
20:55À partir du moment
20:56où je suis satisfait
20:57du dernier retour
20:58que j'ai reçu,
20:59je peux,
20:59à travers la plateforme,
21:01dire je souhaite passer
21:02le comité de validation
21:04des agents.
21:06Et donc là,
21:06ça passe dans un comité hebdomadaire
21:08qui va pré-analyser
21:10les différents agents
21:11pour vérifier
21:11qu'il n'y a pas de doublant,
21:12que c'est conforme
21:13avec la stratégie,
21:14etc.
21:14Et si l'agent,
21:15il est validé,
21:16alors il passe
21:17entre les mains des experts
21:18qui vont les mettre
21:19aux normes
21:20de l'industrialisation
21:22et du scale
21:22avant d'être ouverts
21:24soit à un groupe,
21:25disons le groupe RH,
21:27le groupe métier,
21:27soit au niveau
21:28de l'ensemble
21:28de l'entreprise.
21:30Et aujourd'hui,
21:31les preuves sont là
21:31et en l'espace
21:34de quatre mois,
21:35il y a eu plus
21:36de 200 agents
21:37qui ont été partagés
21:38à l'échelle de l'entreprise,
21:40qui sont en train
21:40de transformer
21:41beaucoup de métiers.
21:42Et surtout,
21:43aujourd'hui,
21:44il y a un tel enthousiasme,
21:45une telle envie
21:46de s'accaparer l'outil
21:47qu'aujourd'hui,
21:48Prismaï,
21:49ça s'appelle Studio IA,
21:50c'est comme ça
21:50qu'ils l'ont baptisé
21:52chez Bouygues Télécom,
21:53et le troisième outil
21:54le plus utilisé
21:55dans l'entreprise
21:56après Outlook et Teams.
21:57Une réaction là-dessus ?
21:58Oui.
22:00Jean-Paul ?
22:01C'est extrêmement intéressant
22:02comme exemple.
22:04Je me posais une question.
22:06Donc,
22:07quand on a un agent
22:08qui travaille pour soi,
22:11l'agent fait des erreurs,
22:14parfois,
22:15et aussi,
22:16quel est le login
22:17qu'utilise l'argent
22:18pour se connecter
22:19aux ERP
22:20ou au système
22:20de gestion
22:21de l'entreprise ?
22:22Est-ce qu'il utilise
22:22le login
22:23de l'utilisateur
22:25qui donne les instructions
22:26à l'agent
22:26ou un autre login ?
22:28Et comment est-ce qu'on
22:30prend en compte
22:31le fait que cet agent
22:32que l'on fait travailler
22:33pourrait en fait
22:35aller détruire
22:36pas mal de choses
22:37qui arrivent de temps en temps ?
22:38Alors,
22:39c'est super important
22:40comme question.
22:42On sent que c'est un intérêt
22:44opérationnel
22:45dans ta question,
22:45Jean-Paul.
22:46Alors,
22:46la maîtrise,
22:47elle passe aussi
22:48par le contrôle des accès
22:49et par l'auditabilité.
22:51Pour pouvoir ouvrir
22:52ce type de service,
22:53il faut être capable
22:54d'avoir une solution
22:55100% auditable,
22:56quand on dit
22:57100% auditable,
22:58c'est-à-dire pouvoir vérifier
22:59tout ce qui se passe
23:00au niveau de la création
23:02de l'agent,
23:02mais aussi et surtout,
23:04une fois que l'agent,
23:04il vit sa vie
23:05et qu'il est déployé,
23:06il faut pouvoir savoir
23:07qu'est-ce qu'il fait,
23:08à quel moment,
23:08avec quelles données,
23:09sur quels outils,
23:10etc.
23:11L'explicabilité,
23:12en fait, c'est ça ?
23:12L'explicabilité
23:13et la traçabilité
23:14de tous les événements
23:15qui se passent.
23:16Et en fait,
23:17nous,
23:17ce qu'on a conçu,
23:18c'est une plateforme
23:19qui est de type EDA,
23:21Event Driven Architecture
23:24Orientée Événements,
23:24ce qui veut dire
23:25que tout ce qui va se passer
23:26sur la plateforme
23:27est logué.
23:28Et sur la gestion des accès,
23:30on va avoir une...
23:31on va pouvoir cascader
23:34finalement les droits d'usage
23:35et avoir une gestion fine
23:37des droits d'usage.
23:37Ça veut dire quoi ?
23:38Ça veut dire que il y a...
23:39Rapidement,
23:40parce qu'ensuite,
23:40il passera en consultation payante,
23:42je pense, Jean-Paul,
23:43parce qu'on n'a plus le temps.
23:44Alors, il y a la gestion des droits
23:46de...
23:47En gros,
23:48naturellement,
23:49l'agent va hériter
23:51des rôles
23:51et des droits d'accès
23:52de son honneur,
23:53de celui qu'il a créé,
23:54mais dans l'usage,
23:56il va s'adapter
23:57également
23:58aux droits
23:59qui sont attribués
24:00à celui
24:01qui va l'utiliser.
24:02Et aujourd'hui,
24:02on est allé encore plus loin
24:03parce qu'on a créé
24:04l'identité de l'agent
24:06avec les droits d'accès
24:07qui lui ont propre
24:08de telle sorte
24:09à pouvoir bien gérer
24:10ce point-là.
24:10Wafa Amal
24:11de Prisméaï,
24:13Nejma Travaglini,
24:15vous restez
24:15à Delonège,
24:16pardon,
24:16vous restez avec moi
24:18parce qu'on va écouter
24:18maintenant la chronique
24:19de Jean-Paul Smets.
24:26On termine cette édition
24:27avec le monde du libre,
24:28du logiciel libre
24:29et on va parler
24:30de NeoCloud
24:31avec Jean-Paul Smets,
24:32le PDG de Rapid Space
24:33qui nous offre
24:34cette chronique régulièrement.
24:35Alors,
24:35quel est le lien
24:36entre les deux ?
24:37On peut peut-être rappeler
24:38rapidement ce qu'est
24:39un NeoCloud déjà.
24:40Un NeoCloud,
24:41on va dire,
24:41c'est un cloud
24:42qui fournit
24:43beaucoup de services
24:44liés à l'apprentissage
24:45ou à l'inférence
24:46pour l'IA.
24:48C'est aussi
24:49des solutions alternatives
24:51à ce qu'on trouve
24:51chez les hyperscalers,
24:53beaucoup plus...
24:54Disons que
24:55quand les boîtes grossissent,
24:56elles deviennent
24:56moins flexibles,
24:57donc ça donne l'opportunité
24:58à des nouveaux acteurs
24:59d'être meilleurs
25:00en matière d'IA.
25:01Et le lien
25:01avec le logiciel libre ?
25:02Une fois de plus,
25:03on a une légende européenne,
25:05Linux,
25:06Linux Torvalds européen,
25:07dans l'IA,
25:08il s'appelle
25:09Georgi Gerganov.
25:11J'ai demandé à mon ingénieur
25:12bulgare comment prononcer.
25:13Bravo.
25:14Et il a créé en 2023
25:16le logiciel de référence
25:18de l'inférence IA
25:20qui s'appelle
25:20Lama CPP,
25:21en s'inspirant
25:22des travaux
25:23de Fabrice Bellard
25:24sur la compression
25:26par réseau de neurones
25:28de modèles textuels.
25:30En 2023,
25:32Natfried Bann,
25:33l'ancien PDG de GitHub,
25:34a investi dans l'entreprise
25:36de Georgi Gerganov.
25:38Lama CPP est sorti
25:41et puis récemment,
25:43son entreprise
25:44a été revendue
25:45à Hugging Face
25:46de nos amis,
25:47notamment Julien Chaumont.
25:49Est-ce que tu peux nous préciser
25:50quand même
25:51à quoi sert Lama CPP ?
25:53Lama CPP,
25:54ça sert à faire
25:55l'inférence.
25:56Donc,
25:57à ma gauche,
25:57la question,
25:58quels sont les grands
25:59développeurs de logiciels libres ?
26:00À ma droite,
26:01le gros fichier modèle d'IA,
26:03on mélange les deux
26:04avec Lama CPP
26:05et ça répond
26:06Linus Torvalds,
26:07Richard Stolman
26:08et Eric Raymond.
26:09Et donc,
26:10Lama CPP,
26:10c'est à la fois la librairie
26:11mais également
26:12le format de fichier
26:14GBUF
26:14qui permet de stocker
26:16de façon très compressée
26:17les dossiers
26:17et de bien gérer
26:19l'usage de la mémoire.
26:21Et pourquoi est-ce qu'on n'a plus besoin
26:22de passer par des hyperscalers ?
26:24Déjà,
26:25on peut le faire tourner
26:25sur son ordinateur
26:27à la maison,
26:27ça a d'abord été fait
26:28pour des CPU
26:29puis après ça a été
26:30étendu au CPU NVIDIA
26:32puis après au NPU
26:33puis après aux AVX
26:35puis etc.
26:36Ça a été étendu
26:37à peu près
26:38à tout ce qu'on peut imaginer
26:39et donc ça veut dire
26:40qu'on peut monter
26:42son cluster d'inférences IA
26:44pour quelques dizaines
26:46de milliers d'euros
26:46plus besoin de NVIDIA.
26:48Donc les NeoCloud,
26:49c'est ça ?
26:49Oui.
26:49Ça donne naissance
26:50aux NeoCloud ?
26:51Absolument.
26:52Et donc,
26:53ce qu'on fait en fait
26:54c'est qu'on exploite
26:55certaines fonctions
26:55des nouveaux microprocesseurs
26:57donc par exemple
26:58dans les processeurs
26:58il y a du calcul vectoriel
27:00ça s'appelle AVX
27:00ça permet de faire
27:018 multiplications
27:02en même temps de vecteurs
27:03il y a des NPU
27:04ça permet de faire
27:06jusqu'à 1024
27:09multiplications
27:09addition de nombres
27:10flottants en un coup
27:11et donc ça se trouve
27:13dans des processeurs
27:13qui consomment seulement
27:1510 watts
27:15que ce soit chez Intel
27:16mais en Chine
27:17chez Space Meat
27:18en Europe
27:19chez NXP
27:19et donc les NeoCloud
27:21peuvent profiter
27:22de toute cette nouvelle génération
27:23de matériel
27:24à faible consommation
27:26d'énergie
27:26à faible coût
27:27et qui permettent
27:28de faire de l'inférence
27:29grâce à notre nouveau
27:30Linux de l'IA
27:31l'AMACPP
27:32du bulgar
27:33Georgi Gergala
27:34on retient bien ce nom
27:36merci beaucoup Jean-Paul Smed
27:37j'ai pas le temps
27:37de vous faire réagir
27:38malheureusement
27:39c'est déjà la fin
27:39de cette émission
27:40merci donc Jean-Paul Smed
27:42de Rapid Space
27:43Wafa Amal
27:43de Prismemai
27:44et de Enejma Travaglini
27:47de Nolège
27:48merci d'avoir été avec nous
27:49merci à tous
27:49de nous suivre régulièrement
27:51sur la chaîne Bsmart
27:52on se retrouve très vite
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