Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Lundi 12 janvier 2026, retrouvez Marion Ranvier (directrice générale, Contentsquare Foundation) et Gautier Cloix (PDG, H Company) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour à tous, c'était l'autre promesse dans l'intelligence artificielle.
00:12Ça devait être une pépite française aux côtés de Mistral.
00:15Elle est née, cette start-up, sous la même étoile, à peu près la même année que Mistral.
00:21Et pourtant, ce n'est pas la même suite de l'histoire.
00:23Son histoire a été beaucoup plus bousculée.
00:25On va en parler avec son nouveau PDG. Je vous parle de H-Compagny aujourd'hui dans la grande interview.
00:32Mais d'abord, je vous propose qu'on s'intéresse à comment combattre l'inaccessibilité numérique.
00:37C'est tout de suite 3 questions A.
00:43Mon invitée est une femme engagée dans l'accessibilité au numérique, dans l'inclusion.
00:48Elle est fondatrice d'Adapt Mon Web. Bonjour Marion Ranvier.
00:51Merci beaucoup d'être avec moi pour cette ouverture de 2026 ensemble dans Smartech.
00:57Je rappelle que vous êtes la directrice exécutive de la Content Square Foundation,
01:01qui a reçu un grand prix de la philanthropie remis par le groupe FICAD auquel appartient Smartech.
01:10Voilà pour la petite parenthèse.
01:12Alors juste pour présenter la Content Square Foundation,
01:15c'est une initiative philanthropique qui est portée par une licorne française spécialisée dans l'expérience digitale
01:21et qui est dédiée à rendre ce web plus accessible, parce qu'il ne l'est pas tant que ça.
01:28Non, malheureusement, il ne l'est pas tant que ça pour plus d'un milliard de personnes dans le monde.
01:32Plus de 80% du web n'est pas accessible.
01:35Et qu'est-ce que ça veut dire ?
01:36Ça veut dire que des personnes en situation de handicap,
01:38qui peuvent être moteurs, auditifs, cognitifs ou visuels,
01:41ne peuvent pas consommer le web comme on l'entend.
01:45ne peuvent pas acheter en ligne, ne peuvent pas prendre des rendez-vous médicaux en ligne,
01:49suivre les devoirs de leurs enfants en ligne.
01:51Et donc aujourd'hui, à l'ère du tout numérique,
01:54on parle vraiment d'exclusion.
01:56D'exclusion en numérique pour plus de 15% de la population.
02:00À quoi ressemble une expérience numérique quand on a un handicap,
02:06que ce soit visuel, auditif ou une neurodivergence ?
02:12Je vais vous donner un exemple.
02:14On a lancé le rapport de l'accessibilité numérique en novembre dernier.
02:19On a audité plus d'une cinquantaine de sites web européens,
02:23et notamment les parcours d'achat.
02:25Et on s'est rendu compte que beaucoup des parcours d'achat,
02:28plus de 80% des parcours d'achat,
02:30étaient inaccessibles pour des personnes qui utilisent des technologies d'assistance.
02:33Quand nous, par exemple, on voit un bouton avec écrit « payer » dessus,
02:37la technologie d'assistance, quand les boutons sont mal labellisés,
02:41la technologie d'assistance va lire à la personne « bouton, bouton, bouton ».
02:46Donc on ne comprend pas quelle est l'action directe,
02:49et donc on se rend bien compte que là, ça amène énormément de frustration,
02:53un manque à gagner pour la marque,
02:54et aussi des personnes qui ne reviendront sans doute jamais sur ce site web.
02:58Alors, vous donnez quelques chiffres sur cette exclusion numérique,
03:03vous remettez aussi vous-même des prix.
03:05Vous en avez remis un à Collectif Alley, lauréat 2025,
03:08du prix de l'accessibilité, du grand prix de l'accessibilité numérique.
03:12Qu'est-ce que ça peut changer aujourd'hui d'avoir plus de start-up,
03:16plus de tech au service de ce sujet ?
03:19Est-ce que c'est simplement ajouter des surcouches au numérique existant ?
03:24Est-ce que c'est faire parler de ce sujet pour convaincre les grandes plateformes
03:28d'être plus accessibles ?
03:29Comment est-ce qu'on peut faire bouger les lignes ?
03:31On en parle et on a créé la Content Square Foundation
03:34justement pour promouvoir ce sujet,
03:36et expliquer que quand on crée accessible by design,
03:40finalement c'est utilisable par tous.
03:42Un exemple...
03:43Il y a une obligation ?
03:44Il y a une obligation légale.
03:45En plus, effectivement, il y a le Directive Européenne
03:47qui est entré dans le droit français,
03:49et qui aujourd'hui oblige tous les sites privés,
03:52donc les sites e-commerce, les sites de transport,
03:54les sites de médias, à rendre leurs sites accessibles,
03:57et aujourd'hui, finalement, tout le monde doit créer des interfaces accessibles pour tous.
04:03Mais ce qu'on veut faire aussi comprendre,
04:04c'est que quand on crée inclusif by design,
04:07on peut répondre à toutes sortes de problématiques
04:10et on s'adresse à tous les utilisateurs.
04:12Et on manque de technologie aujourd'hui pour rendre ce web accessible ?
04:17On ne manque pas de technologie,
04:19on manque, je pense, d'éducation,
04:21de compréhension de qu'est-ce que veut dire l'accessibilité numérique
04:23et comment corriger ces erreurs ?
04:25Dans la première partie, comment on fait un audit d'accessibilité ?
04:29Aujourd'hui, il y a des experts qui auditent les sites,
04:32mais on manque cruellement d'experts
04:34qui peuvent accompagner les entreprises sur leur mise en conformité.
04:38Donc, c'est pour ça qu'une des premières actions de la Fondation
04:40a été de créer des programmes éducatifs,
04:42dans un premier temps pour sensibiliser l'écosystème tech,
04:46notamment l'écosystème de ContentSquare.
04:48Mais très vite, on a créé aussi des programmes éducatifs gratuits
04:51à destination des étudiants,
04:53parce qu'on s'est rendu compte que les étudiants
04:55qui sortaient d'écoles du digital
04:57n'avaient pratiquement jamais entendu parler de l'accessibilité numérique.
05:00Ah oui, terrible !
05:01Les outils aujourd'hui dont on dispose pour créer cet audit,
05:06pour savoir si notre site est accessible,
05:08ou les outils dont on dispose,
05:09les technologies qui permettent de rendre les sites accessibles,
05:12sont françaises, open source, gratuites ?
05:16On est dans quel type d'écosystème ?
05:18On est dans un écosystème assez global,
05:20puisque l'accessibilité numérique,
05:22c'est régi par des lois et des référentiels
05:24en France, en Europe et à l'étranger.
05:27En revanche, on voit un engouement en Europe
05:30de technologies pour des personnes en situation de handicap.
05:35Le premier prix de l'accessibilité numérique
05:37avait été donné à Sunspilot,
05:39qui a créé une technologie pour des personnes
05:40qui ne peuvent pas utiliser leurs membres,
05:43pour quand même naviguer sur le web,
05:45grâce à des mouvements de tête.
05:48Donc là, on voit qu'on est dans de l'inclusion incroyable,
05:50et ils peuvent naviguer aussi bien sur des sites web
05:53que sur des jeux vidéo.
05:54Parce que souvent, on pense uniquement à le web
05:56pour des notions d'achat ou de travail,
05:59mais il y a aussi le plaisir.
06:01C'est vrai.
06:01Donc, il faut y penser.
06:03Et donc, non, on est plutôt sur des pépites européennes
06:05qui émergent pour créer des technologies d'assistance
06:09pour les personnes en situation de handicap.
06:11Quels sont vos objectifs sur 2026 ?
06:13Est-ce que vous avez des actions que vous allez enclencher
06:16pour accélérer dans ce domaine ?
06:18Oui, on va continuer à accélérer sur l'éducation.
06:21On a vraiment un objectif de formation
06:23de plus de 25 000 étudiants.
06:25Ça, c'est vraiment clé pour nous,
06:26de former les futures générations de leaders
06:28à l'accessibilité numérique.
06:29Quel type d'étudiant ? Dans quel cursus ?
06:32Eh bien, formation au métier du digital,
06:34mais aussi école de commerce,
06:36école d'ingénieurs, école de communication.
06:39Parce qu'en fait, le sujet est tellement transverse.
06:41Pour qu'il soit priorisé demain,
06:43on veut vraiment former sans prérequis
06:45tous les étudiants.
06:47Et donc, il faut créer des kits de pédagogie ?
06:50Tout à fait.
06:50Donc, on a créé un kit e-learning
06:52qu'on diffuse aux écoles.
06:54Et donc, s'il y a des écoles qui nous écoutent,
06:56venez signer notre engagement volontaire
06:58et diffuser notre formation e-learning.
07:01Et on a aussi pour ambition
07:02de continuer à développer Redapt,
07:04la technologie d'assistance créée par la Fondation
07:07qui permet d'adapter son profil de lecture
07:09et du coup, d'adapter toutes les pages web
07:11en fonction de ce profil de lecture.
07:13Et c'est une extension navigateur.
07:15C'est-à-dire pour grossir, réduire les typographies ?
07:18Tout à fait.
07:18On peut donc choisir sa police,
07:20la taille de la police,
07:21les interlignages,
07:22mais on peut ensuite aller plus loin
07:23en mettant en avant le découpage syllabique
07:25ou la mise en avant des sons, par exemple.
07:27Et c'est une technologie qui a été créée
07:29conjointement avec des orthophonistes
07:31et des ergothérapeutes.
07:33Et le but, c'est d'améliorer la compréhension de lecture
07:35et la rapidité de lecture.
07:37Et est-ce que les individus peuvent s'approprier
07:39cette solution ou d'autres solutions ?
07:41Très bonne question.
07:42Tout à fait, parce que c'est une technologie open source.
07:44Et donc, effectivement,
07:45quand on veut créer accessible
07:47ou proposer des fonctionnalités d'accessibilité,
07:50on peut utiliser Redapt directement
07:52parce qu'on a proposé le code open source.
07:54Merci beaucoup, Marion Ranvier.
07:56Et puis, félicitations pour votre prix,
07:59encore une fois.
07:59Merci.
08:00Et tout ce que vous faites dans ce domaine,
08:02on sait qu'on aura tous un jour un petit handicap.
08:05Donc, c'est un sujet qui doit vraiment tous
08:07nous concerner, cette accessibilité numérique.
08:09Marion Ranvier, je rappelle,
08:10vous êtes la directrice exécutive
08:11de la Content Square Foundation.
08:14J'ai perdu ma voix pratiquement, vous voyez.
08:18Allez, c'est l'heure de notre grande interview.
08:19Je vais justement prendre un petit verre d'eau
08:21avant de recevoir Gauthier Cloy de la H-Compagny.
08:30Très heureuse de recevoir dans la grande interview
08:31Gauthier Cloy, bonjour.
08:33Bonjour.
08:33Vous êtes le nouveau PDG depuis l'été dernier
08:36de H-H-Compagny,
08:38une start-up spécialisée dans l'IA agentique.
08:43Création annoncée en 2023,
08:45à quelques mois finalement,
08:47de celle de Mistral.
08:48J'ai envie de dire que vous aviez la même estampille
08:51d'espoir français dans l'intelligence artificielle.
08:55Sans doute la même bonne étoile d'ailleurs,
08:57puisque l'entreprise a levé très rapidement
08:59220 millions d'euros, de dollars,
09:02auprès d'investisseurs comme AWS
09:04ou encore Eric Schmidt, Samsung, Bernard Arnault.
09:07Mais ce n'est pas la même histoire qui a suivi
09:10après ce lancement.
09:12Celle de H est beaucoup plus chahutée,
09:14bousculée.
09:16Et puis, vous avez finalement moins pris la lumière
09:19que Mistral.
09:21Est-ce qu'il y a eu un démarrage
09:21avec de trop grandes promesses selon vous ?
09:24Je pense que oui,
09:25on a dû démarrer un an après Mistral,
09:28grosso modo.
09:29Je pense qu'on est sur des sujets très différents.
09:33Nous, on est vraiment sur l'IA pour les entreprises.
09:35On a commencé par de la recherche.
09:36Donc, il y a eu une année
09:37qui était vraiment concentrée sur la recherche
09:39avec une promesse qui était assez floue au début
09:43parce que c'était des chercheurs,
09:45de l'IA, sur les agents,
09:47qui était une technologie
09:47dont on ne parlait pas encore beaucoup.
09:50Moi, je suis arrivé au moment
09:51où la recherche commençait à apporter
09:55une technologie qui est aujourd'hui leader mondial.
09:57Donc, on est les seuls sur ce créneau-là.
09:59Le computer use pour l'entreprise,
10:01on pourra en parler.
10:03Et oui, je pense qu'on nous compare souvent
10:05avec Mistral, effectivement,
10:06on a levé un peu plus que...
10:07Ce n'est pas le même positionnement,
10:08c'est ça que vous nous dites ?
10:09Dès le départ, pas du tout ?
10:10Non, pas du tout.
10:11On est très complémentaires.
10:12Donc, Mistral, on connaît bien.
10:13C'est les LLM souverains en plus.
10:16Donc, questions, réponses.
10:17Chez les entreprises,
10:18ils se connectent sur les données d'entreprise
10:20pour améliorer ces questions-réponses.
10:22Nous, on est dans l'action.
10:23Donc, aujourd'hui,
10:24si vous voulez utiliser un LLM
10:26pour répondre à un email,
10:27il va peut-être vous faire l'email,
10:28mais vous allez retourner dans votre email,
10:30l'envoyer.
10:30Puis, c'est pour un client,
10:35c'est à dire qu'ils vont agir.
10:40Ils vont agir dans les outils modernes
10:42qui ont des interfaces,
10:43mais ils vont aussi agir
10:44dans les outils métiers
10:45que les grandes entreprises
10:46ont accumulés ces dernières décennies
10:48qui ne sont pas interopérables,
10:51qui n'ont pas été conçus
10:52pour interagir avec l'IA.
10:54Et donc, ça,
10:54c'est notre innovation technologique,
10:55c'est les Androïdes.
10:57C'est des IA qui vont faire
10:58comme vous et moi,
10:59c'est-à-dire prendre une souris.
11:01C'est un terme qui peut prêter
11:02à confusion dans le domaine de la fête
11:04avec Google.
11:05C'est ça,
11:06c'est des Androïdes virtuels,
11:07c'est des humains
11:08qui, en fait,
11:10fonctionnent comme des humains.
11:11Donc, ils vont aller cliquer,
11:12ils vont ouvrir une fenêtre,
11:13ils vont chercher une information,
11:15ils vont la transférer au bon endroit.
11:17Et ça, aujourd'hui,
11:18c'est une technologie qui émerge.
11:21On a vu Meta
11:21qui vient de racheter Manus
11:22qui était spécialisé là-dedans
11:23plutôt pour le B2C,
11:25donc plutôt pour les utilisateurs particuliers.
11:27Ils ont racheté cette pépite de 2 milliards.
11:29C'était un petit peu notre concurrent.
11:30Maintenant, on a un boulevard
11:32pour déployer dans les entreprises.
11:34Il y a eu des acquisitions aussi
11:35réalisées par H-Compagny ?
11:37Oui, donc on a fait des acquisitions,
11:39alors beaucoup plus petites
11:39que celles que vient de faire Meta,
11:41mais oui, une acquisition dans la sécurité.
11:43C'est un sujet très important.
11:45On travaille beaucoup
11:45avec les industries régulées,
11:46évidemment,
11:46les services financiers,
11:48le gouvernement,
11:48la santé.
11:50Et donc, les agents,
11:51c'est super,
11:51mais ils doivent opérer
11:53dans un environnement sécuritaire.
11:54Donc, on a fait une acquisition
11:56dans ce domaine-là.
11:57Maintenant, vous avez un boulevard
11:57parce que l'agentique,
11:59c'est vraiment le sujet
12:00qui arrive à la une
12:02de toutes les interrogations
12:03des entreprises
12:03qui veulent s'approprier
12:04l'intelligence artificielle.
12:05C'est comment je fais
12:07pour passer tout de suite
12:08à l'ère des agents ?
12:10Donc, j'imagine que c'est plus simple
12:11aujourd'hui,
12:12en termes de discours commercial
12:13pour vous d'avancer ?
12:14Oui, aujourd'hui,
12:15on a la chance
12:16d'avoir une super réception
12:19de nos discours.
12:20On signe nos premiers clients.
12:21Donc, c'est des grands groupes.
12:23On les annonce
12:23au fur et à mesure.
12:24On a annoncé, par exemple,
12:25Françaises Déjeux United récemment.
12:28On signe nos premiers clients
12:29en Europe,
12:29mais aussi aux États-Unis,
12:30les pays du Golfe.
12:31Donc, on a effectivement
12:32un boulevard là-dessus.
12:33Les entreprises, en fait,
12:35il y a eu plusieurs phases
12:36de déploiement de l'IA.
12:36La première, c'était,
12:37on en parlait,
12:37les LLM,
12:38donc les chatbots,
12:39questions-réponses,
12:40connectées aux données d'entreprise.
12:42La deuxième,
12:42ça a été un petit peu
12:43les agents traditionnels,
12:44c'est-à-dire,
12:45je connecte l'IA
12:46aux outils métiers,
12:47mais ceux qui sont connectables,
12:48donc les outils modernes.
12:50Et ça,
12:50ça avait plein d'avantages.
12:52Moi, je travaille
12:52dans une entreprise américaine
12:53qui faisait ça.
12:53On a vu beaucoup de progrès
12:55dans ce domaine-là,
12:56mais avec des limites,
12:57parce que, en fait,
12:58les grandes entreprises,
12:59aujourd'hui,
12:59elles ont des outils
13:00qui nécessitent peut-être
13:01trois ans de migration,
13:03de nettoyage
13:04pour que ça puisse fonctionner
13:04avec l'IA.
13:05Donc, nous,
13:05on arrive par-dessus
13:06ces outils.
13:06On n'a rien besoin de changer.
13:07Et donc,
13:09on peut passer
13:10de plusieurs mois
13:11à quelques jours.
13:12C'est-à-dire,
13:12très concrètement,
13:13en fait,
13:14vous rajoutez une brique
13:15qui permette de faire
13:16de l'IA agentique,
13:17donc de laisser travail
13:18des agents
13:18avec les outils déjà en place.
13:20Oui.
13:21Il n'y a aucune adaptation nécessaire ?
13:23Aucune adaptation nécessaire
13:24puisque
13:24la génération précédente
13:28des agents,
13:29en fait,
13:29il fallait se connecter techniquement.
13:30Donc,
13:31où sont les connexions techniques ?
13:32Alors,
13:32si c'est Salesforce,
13:33il y en a peut-être
13:34quelques-unes.
13:35SAP,
13:35c'est un peu différent.
13:36Les outils métiers
13:37construits dans les années 90-2000,
13:38il n'y en a pas.
13:39Et donc,
13:40en fait,
13:40il fallait plein d'adaptations techniques.
13:41C'était ce que je faisais
13:42pendant 10 ans aux Etats-Unis.
13:45Super résultat,
13:46mais très long.
13:47Aujourd'hui,
13:48en fait,
13:48on fait comme ferait un humain.
13:50C'est-à-dire que
13:50quand il y a une interface graphique,
13:52un bouton,
13:54un endroit où on peut rentrer du texte,
13:55nos agents,
13:56ils font la même chose.
13:56Donc,
13:56on pouvait les voir,
13:57d'ailleurs,
13:57c'est assez visuel,
13:58on pouvait les voir fonctionner,
13:59aller cliquer à un endroit.
14:01Donc,
14:01bien sûr,
14:01parfois,
14:01ils font des choses aussi
14:06qui fait qu'on est un champion mondial
14:07sur ce domaine-là,
14:09le computer use.
14:10C'est comme ça qu'on l'appelle.
14:11Alors,
14:11vous avez parlé de votre vie aux Etats-Unis.
14:13Donc,
14:14vous,
14:15vous avez passé 10 ans chez Palantir.
14:17Palantir,
14:17qu'on connaît surtout pour être
14:19la boîte incontournable
14:22pour les agences de renseignement
14:24parce que spécialiste de la data science
14:27et de l'intelligence artificielle
14:29capable,
14:29justement,
14:29de faire parler des données.
14:32Vous êtes diplômé de centrale
14:33et du programme XHEC Entrepreneurs.
14:36Donc,
14:37vous rejoignez Palantir en 2015.
14:41À ce moment-là,
14:41vous créez le bureau français.
14:44Vous développez finalement Palantir
14:46au sein de la France
14:47mais aussi sur sa stratégie européenne.
14:50Avec quoi ?
14:51Une méthode à la française
14:52ou à l'américaine ?
14:53Eh bien,
14:54un peu des deux.
14:55C'est-à-dire que je pense
14:56que les Américains sont très bons
14:57et moi,
14:58j'ai beaucoup appris sur le business.
15:00C'est des gens qui n'hésitent pas à vendre.
15:03Ils sont très bons sur la confiance.
15:04Moi,
15:04quand j'ai commencé Palantir,
15:05il y avait très peu de clients
15:06et il n'y avait presque pas de produits,
15:08notamment pour les entreprises.
15:10Mais il y avait déjà l'ambition
15:11d'être le premier software mondial
15:14sur la data
15:14et puis plus tard sur l'IA.
15:16Donc,
15:17ils sont très bons en ambition.
15:18Et l'ambition,
15:18c'est important parce que...
15:19C'est-à-dire que c'est le discours marketing,
15:20finalement ?
15:21C'est un discours marketing.
15:22De dire qu'on est plus fort.
15:23Exactement.
15:23Mais ce n'est pas que ça
15:24parce que c'est un discours aussi interne.
15:26C'est une projection.
15:28C'est-à-dire que quand on réfléchit
15:29et qu'on se dit
15:29« Ok,
15:30je veux gagner le championnat local
15:31de 100 mètres
15:33ou je veux gagner les Jeux olympiques »,
15:34on n'est pas derrière les mêmes moyens.
15:36Et je pense qu'en France,
15:37parfois,
15:37on est un petit peu
15:38« Bon,
15:39on va essayer de faire bien
15:40notre travail en France,
15:41puis après,
15:41peut-être qu'on fera l'Italie. »
15:43Et les Américains,
15:44ils sont assez forts.
15:44On ne s'autorise pas
15:45la même ambition ?
15:46Je pense qu'on ne s'autorise pas.
15:47Je pense que parfois,
15:48on ne se fait pas confiance,
15:49alors que sur l'IA notamment,
15:50on a les meilleurs talents mondiaux.
15:52Vous l'avez vu,
15:52Yann Lequin chez META,
15:54chez OpenIA,
15:55et alors il vient de partir,
15:56mais il a fait beaucoup de choses
15:57chez META,
15:58chez Palantir,
15:59les étages où on faisait de l'IA,
16:00ça parlait français.
16:01À New York,
16:01vous allez dans le bureau,
16:02vous allez dans beaucoup
16:02en train de parler français.
16:03Donc on a parmi les meilleurs talents.
16:06On n'est pas très bons en confiance.
16:07D'ailleurs,
16:07quand on regarde dans notre passé,
16:09on a fait quoi ?
16:09Le Minitel,
16:10c'est resté dans l'hexagone
16:12et c'est mort de sa petite mort,
16:13alors que c'était l'Internet avant l'heure.
16:15On a plein d'exemples
16:17de technologies françaises
16:18qui,
16:19faute d'ambition,
16:20d'internationalisation,
16:21de montée rapide en puissance,
16:24n'existent plus aujourd'hui.
16:25Ils ont été remplacés.
16:26Donc oui,
16:27je pense que...
16:28Et faute de soutien aussi
16:28des grandes organisations.
16:30Parce que là,
16:31Palantir a signé par exemple
16:32avec le FBI.
16:33Bon, tout de suite,
16:33ça change la dimension
16:34de l'entreprise,
16:35j'imagine.
16:36Alors,
16:37en France,
16:38c'est Palantir
16:39qui obtient les contrats
16:40de nos grandes administrations.
16:44Il y a un concurrent français
16:45qui existe.
16:47Voilà,
16:48mais on sent que c'est
16:48beaucoup plus compliqué.
16:51Pourquoi ?
16:51Vous parlez de confiance,
16:52vous parlez d'ambition.
16:53Aujourd'hui,
16:54vous êtes évidemment
16:55au cœur des sujets
16:56de la souveraineté numérique.
16:59Alors,
16:59j'imagine,
16:59venant de Palantir,
17:01arrivant sur une pépite
17:03de l'IA,
17:04grande promesse
17:05pour l'Europe,
17:06vous avez changé
17:07un petit peu
17:08vos lunettes
17:09pour regarder ce sujet
17:10de la souveraineté numérique.
17:12Comment est-ce qu'aujourd'hui
17:13vous approchez
17:14ce sujet
17:15et est-ce qu'il vous semble
17:16qu'on a les moyens
17:18justement
17:19de nos ambitions
17:20en matière de souveraineté ?
17:21C'est une très bonne question.
17:22Je pense que la souveraineté,
17:23il y a beaucoup de choses
17:24dans la souveraineté.
17:25Il y a
17:25est-ce qu'on est maître
17:26de nos technologies ?
17:28Est-ce qu'elles sont développées
17:28en France ?
17:29Est-ce qu'elles sont dirigées
17:30par des gens
17:31qui sont en France
17:32ou qui sont français ?
17:33Il y a le fait
17:34que les technologies
17:35fonctionnent.
17:35Ça, c'est aussi important.
17:36Moi, quand j'ai commencé
17:37à chez Palantir,
17:38en 2015,
17:39c'était les vagues d'attentats
17:40en France,
17:41on s'en souvient.
17:42Et mon premier déploiement,
17:43ça a été de déployer
17:44dans les services
17:45de renseignement
17:46pour le faire
17:46du contre-terrorisme.
17:48À l'époque,
17:48pourquoi on a été choisi ?
17:49C'est parce qu'en fait,
17:50on avait la meilleure technologie.
17:52Aujourd'hui,
17:53la raison qui m'a fait
17:54revenir en France
17:55et qui me fait penser
17:57qu'on peut développer
17:59depuis la France
18:00des champions mondiaux,
18:02c'est qu'aujourd'hui,
18:02on a des super talents
18:03en France.
18:04L'IA, c'est un truc
18:05qui marche très bien
18:06en France.
18:06Le software,
18:07on n'a pas vraiment réussi
18:10à faire émerger
18:10des champions du software
18:11en France.
18:12En IA...
18:13On n'a pas cru
18:13nos talents...
18:15Oui, je pense qu'il y a
18:16plein de raisons,
18:16on pourrait en parler.
18:18En tout cas,
18:19moi,
18:20la raison pour laquelle
18:21je suis revenu
18:22des Etats-Unis,
18:22tout le monde m'a dit
18:23« Mais pourquoi tu pars
18:23de New York ? »
18:24Au contraire,
18:25les Français,
18:26ils y vont.
18:27Je pense qu'en France,
18:27on a vraiment
18:28l'écosystème,
18:29les talents,
18:30les grands groupes.
18:30Alors les grands groupes,
18:31c'est toujours un peu long
18:32de signer avec un grand groupe,
18:33mais on a été surpris
18:34de signer en quelques mois
18:35avec des grands groupes français.
18:36Je parlais de Françaises des Jeux,
18:37ça a été très rapide.
18:39Avec des dirigeants
18:41qui sont visionnaires,
18:42je pense qu'on a aussi
18:43en France la chance
18:44d'avoir ce type de dirigeant.
18:46Aux Etats-Unis,
18:46j'en ai vu des visionnaires,
18:47j'en ai vu aussi
18:48des très financiers,
18:49des très business,
18:49le cours de bourse,
18:50etc.
18:51Donc ça,
18:52je pense que c'est
18:53des atouts pour nous.
18:55Je disais que vous étiez
18:57moins dans la lumière
18:57que Mistral.
18:58C'est vrai qu'on a
18:59l'impression aujourd'hui
18:59quand on parle d'IA
19:00qu'on a une boîte
19:01sur laquelle reposent
19:03tous nos espoirs.
19:05Ça ferait presque peur,
19:06finalement,
19:06parce que c'est fragile
19:07comme écosystème,
19:08une seule entreprise.
19:09Pour autant,
19:10c'est faux.
19:11On a un écosystème
19:12assez important aujourd'hui
19:13et donc H-Company
19:15en fait partie.
19:17Comment est-ce que
19:17vous arrivez à convaincre
19:18qu'il n'y a pas
19:19que Mistral ?
19:20Oui,
19:20on a un écosystème
19:21qui est assez extraordinaire
19:23en France,
19:23en fait.
19:24Et quand on regarde,
19:24d'ailleurs,
19:24c'est intéressant
19:25parce que les fondateurs
19:26de Mistral...
19:26Mais il y a une question
19:26de visibilité,
19:27de le faire savoir.
19:29Alors auprès de qui est la clé
19:31au-delà de nous,
19:31les médias ?
19:32C'est pour ça que mon boulot,
19:34c'est aussi de passer du temps
19:35avec vous pour l'expliquer.
19:36Alors nous,
19:36on se concentre
19:37sur les grandes entreprises
19:38et les administrations.
19:39C'est vrai que c'est moins visible.
19:41On connaît plus Google
19:42que Oracle.
19:43Pourtant,
19:43c'est des entreprises
19:44qui sont presque aussi grosses
19:44mais parce que le grand public
19:47utilise Mistral.
19:48Pareil,
19:48ils ont une application
19:49qui a été utilisée
19:49par le grand public
19:50donc ça aide à se faire connaître.
19:53Mais moi,
19:54je pense qu'au-delà
19:55de ce qu'on fait
19:55pour les administrations
19:57et pour les grandes entreprises,
19:59on a un rôle
20:00à avoir sur la société.
20:01On doit apporter quelque chose.
20:03Il y a des sujets
20:03à la réindustrialisation
20:05en France.
20:06C'est un sujet
20:07sur lequel nous,
20:08on va contribuer énormément
20:08parce que l'IA,
20:09elle est là
20:10pour permettre
20:11justement
20:11de couper
20:13dans toutes ces tâches
20:14administratives
20:14qui font perdre du temps
20:15et qui parfois
20:15nous font perdre
20:17de la compétitive
20:17face à nos concurrents étrangers.
20:20Il y a des sujets
20:20de société.
20:21On parlait du temps
20:22d'attente aux urgences.
20:24Nous, notre promesse
20:24c'est vraiment à ROI.
20:25Dans les urgences,
20:26c'est quoi ?
20:26On va diviser par trois
20:27le temps d'attente aux urgences.
20:29Si on ne divise pas par trois,
20:29on n'est pas payé.
20:30Et là,
20:30est-ce qu'on fait pas un peu
20:31un discours baguette magique ?
20:32Tiens,
20:33on met de l'IA
20:33et hop !
20:38En revanche,
20:39quand on regarde
20:40si on prend les urgences,
20:41aujourd'hui,
20:42c'est entre 60%
20:43et 70% du temps
20:44des soignants,
20:45aide-soignantes,
20:46infirmières, médecins
20:47qui sont devant
20:48des ordinateurs
20:49à trouver un lit,
20:50à saisir une prescription,
20:52à regarder des résultats,
20:54à les copier
20:55dans un autre endroit,
20:55à envoyer un mail.
20:57On ne peut pas aider
20:58sur ajouter des médecins.
20:58Par contre,
20:59on peut aider là-dessus.
21:00On peut aider
21:00en divisant par deux
21:01ou par trois
21:02ce temps administratif.
21:04C'est anormal
21:04qu'un commercial
21:06passe 70%
21:07de son tour
21:07dans un ordinateur.
21:08On a confiance aux IA,
21:09confier aux agents
21:10aussi ces tâches.
21:12Aujourd'hui,
21:12on a un problème
21:13de confiance,
21:13de fiabilité,
21:14de transparence aussi.
21:16C'est un vrai sujet.
21:17Il y a toute une partie
21:18qui, évidemment,
21:19nécessite la validation
21:20de l'humain.
21:22Mais en fait,
21:22quand vous faites
21:23plein de tâches manuelles
21:24et vous voulez juste
21:25être sûr à la fin
21:25que vous avez fait
21:27le bon choix,
21:28vous créez
21:29toute une charge mentale.
21:30Alors qu'en fait,
21:31si ces tâches manuelles,
21:32elles ne sont pas faites par vous,
21:33qu'à la fin,
21:33vous avez le cerveau frais
21:34et que vous dites
21:35non, là,
21:36il y a une petite erreur,
21:37je vais la modifier.
21:38Là, on a l'IA
21:40qui contribue
21:41à rajouter plus de fiabilité.
21:42Et c'est ce qu'on voit
21:43aujourd'hui.
21:43En fait,
21:44quand on passe une journée
21:45à faire des tâches administratives,
21:47à passer d'un outil
21:48à l'autre,
21:48quel que soit notre métier,
21:49à la fin de la journée,
21:50on est un peu frustré
21:51parce qu'on n'a pas réussi
21:51à faire beaucoup de choses
21:52et pourtant,
21:52on a l'impression
21:53d'avoir le cerveau cramé
21:55parce qu'on a passé notre temps
21:57à se battre
21:57avec de l'informatique.
21:59Aujourd'hui,
22:00c'est ça qu'on se propose
22:01de réduire
22:01pour redonner
22:03de la place à l'essentiel.
22:04Donc,
22:05on pourrait rentrer en détail
22:06de comment,
22:07à quel moment
22:07l'humain intervient.
22:08Au début,
22:09quand on n'est pas,
22:09il intervient partout.
22:10Quel impact sur les métiers aussi ?
22:11Quel impact sur les métiers ?
22:12C'est un sujet capital.
22:14Je pense que...
22:15Parce que vous êtes
22:15une boîte tech,
22:16vous êtes une boîte de recherche
22:17et une boîte de service.
22:20Mais est-ce que ça va
22:20jusqu'à l'accompagnement
22:22sur cette transformation ?
22:23Ouais.
22:23Moi,
22:23j'ai tendance à dire
22:24que 20% de ce qu'on fait,
22:26c'est de la technologie
22:26et 80% de l'humain.
22:28C'est pour ça,
22:29c'est un truc qu'on a repris
22:30de mon entreprise précédente,
22:31c'est qu'on envoie
22:33d'abord des humains.
22:34Donc,
22:34par exemple,
22:35ils vont s'asseoir à côté,
22:35on parle d'une infirmière,
22:36ils vont s'asseoir à côté d'elle,
22:38ils vont voir comment elle fonctionne,
22:39ils vont lui proposer
22:40le lendemain
22:40un agent qui fait ça.
22:43Généralement,
22:43ça ne marche pas du premier coup.
22:44Donc,
22:45on va avoir
22:45une,
22:46deux,
22:46trois,
22:46vingt itérations.
22:47Mais l'avantage,
22:48c'est qu'on a nos chercheurs,
22:49on a nos ingénieurs,
22:50donc tout ça se fait très rapidement.
22:51Et en quelques jours,
22:52on va avoir un outil
22:53qui fonctionne bien
22:53avec une personne
22:54et ensuite,
22:54c'est beaucoup plus facile
22:55de le déployer aux autres.
22:57Je vous donne un iPhone
22:58au début de l'iPhone
22:59et vous adorez,
23:01vous faites plein de choses avec,
23:02les autres vont demander
23:03à avoir un iPhone.
23:03Nous,
23:04c'est ça.
23:04En fait,
23:04notre mesure,
23:05c'est si on doit former les gens
23:06et les obliger à utiliser nos outils,
23:07c'est qu'on a complètement raté
23:08notre coût.
23:10En revanche,
23:10si les gens demandent
23:11à les utiliser
23:11parce que ça leur fait gagner du temps,
23:13c'est le win pour nous.
23:15Je disais en introduction
23:16que H avait été quand même
23:18pas mal bousculé
23:19depuis l'annonce
23:20de sa création.
23:21Il y a quatre
23:22des fondateurs
23:24sur cinq qui sont partis.
23:26Vous arrivez justement
23:28au remplacement de Charles Cantor.
23:29Est-ce que ça veut dire
23:30qu'il y a une nouvelle stratégie
23:31aussi pour H
23:33ou est-ce que vous vous placez
23:34vraiment dans la continuité ?
23:36Oui,
23:36je pense que bousculer,
23:37c'est un terme un peu fort.
23:38Je pense que ce qui s'est passé,
23:40c'est qu'il y a eu
23:41une concentration au début
23:42sur la recherche et développement
23:43avec plein d'idées.
23:45Le jeu vidéo,
23:47la recherche fondamentale
23:48et c'est super
23:50parce qu'en fait,
23:50il faut aussi se donner
23:51la possibilité
23:52de laisser des chercheurs
23:54aller dans des directions.
23:55Et puis à un moment,
23:56il y a une direction
23:57qui s'est assez naturellement
24:00imposée à tout le monde.
24:02Tout le monde a commencé
24:02à travailler dessus.
24:03Donc après,
24:04c'est un diamant brut
24:05qu'il faut déployer.
24:07Donc c'est plus resserré
24:08la stratégie,
24:09c'est ça ?
24:10Oui,
24:10exactement.
24:11Moi,
24:11quand je suis arrivé...
24:12B2B.
24:13C'est ça.
24:14B2B,
24:14quand je suis arrivé,
24:15c'était pas...
24:16Donc on enlève
24:16des grandes promesses
24:17parce que vous nous disiez
24:18qu'on a besoin aussi
24:19de montrer qu'on a
24:19des grandes ambitions.
24:20Ah mais champion mondial
24:22du B2B.
24:22Ah bon,
24:22vous m'entendez ?
24:23Ah oui,
24:23on n'est pas là
24:23pour faire un champion parisien.
24:25Non,
24:25donc ça,
24:26c'est la promesse
24:27de H aujourd'hui.
24:28Quand je suis arrivé,
24:29en fait,
24:29il y avait un diamant brut,
24:30c'est ce qu'avait produit
24:31la recherche,
24:31les modèles les meilleurs
24:32du monde sur le computer use,
24:34qui est quand même
24:34une technologie
24:34qui,
24:35on n'en parlait pas trop
24:35l'année dernière.
24:36Qu'est-ce que vous appelez
24:36le computer use,
24:37alors ?
24:37Alors le computer use,
24:38c'est ces fameux androïdes,
24:40on aime bien utiliser
24:40le mot androïde
24:41parce que ça parle un peu plus,
24:42effectivement,
24:42c'est un terme
24:43qu'il faut expliquer,
24:44mais le computer use,
24:46c'est l'IA
24:46qui utilise l'ordinateur
24:47comme un humain,
24:49sans avoir besoin
24:49de 30 personnes
24:51dans un département informatique
24:52qui connectent
24:54ces outils existants
24:56à l'IA.
24:57Donc,
24:57c'est aujourd'hui,
24:59après l'émission,
25:00je vais à côté de vous
25:00sur votre ordinateur,
25:01vous me montrez ce que vous faites,
25:02je mets une IA
25:03qui va ressembler
25:04un petit peu au début
25:04à un stagiaire,
25:05qui va cliquer,
25:06qui va faire les mêmes choses,
25:07qui va regarder ce que vous faites
25:07et puis au fur et à mesure,
25:09elle va apprendre
25:10de ce que vous faites
25:10et vous allez dire
25:11« Moi, je veux juste
25:12me concentrer sur
25:13la relecture
25:15de toutes ces informations
25:15que tu vas me trouver. »
25:16En revanche,
25:17aller les chercher,
25:18regarder dans les mails,
25:19faire ses recherches,
25:20tout ça, c'est fastidieux,
25:21ça ne m'intéresse pas,
25:21ce n'est pas mon métier.
25:22Moi, je suis bon pour,
25:24une fois que j'ai la synthèse,
25:25récupérer et dire
25:26« Tiens, va chercher ça,
25:27envoie-le à telle personne,
25:29crée-moi un visuel. »
25:30Et puis,
25:30si on parle d'industrie,
25:32c'est améliorer la production,
25:35faire de la maintenance prédictive,
25:37toutes ces choses
25:38qui, en fait,
25:39nécessitent plus
25:41que juste de la connexion technique
25:42avec la génération précédente
25:43de l'IA.
25:44Alors, aujourd'hui,
25:45pour faire le portrait
25:45de l'entreprise,
25:46vous êtes entre Paris et Londres,
25:48c'est ça, les équipes ?
25:49On a aussi un petit bureau
25:49à New York.
25:50D'accord.
25:51On est une centaine,
25:53on sera une centaine
25:54à la fin du mois.
25:55On a une trentaine
25:56de chercheurs
25:57parmi les meilleurs au monde
25:58qui font en sorte
25:59que nos modèles d'IA
26:00soient toujours les meilleurs.
26:01Alors, un des chercheurs
26:02fondateurs est resté d'ailleurs,
26:03Laurent Siffre.
26:03Oui, oui, bien sûr,
26:04Laurent Siffre
26:05qui venait de chez DeepMind,
26:07tout comme d'ailleurs
26:08Arthur Mensch,
26:11parce qu'ils sont très ex-Google.
26:13Oui, donc on a des équipes...
26:15En fait, DeepMind,
26:17qui a été racheté par Google,
26:18c'était les premiers
26:19à faire de l'IA.
26:20On se souvient peut-être
26:21de AlphaGo,
26:22donc le jeu de Go,
26:23l'IA qui bat l'humain,
26:24ça c'était Laurent,
26:25mon cofondateur.
26:27Ils ont fait après AlphaFold,
26:28ils ont eu le prix Nobel
26:29quand même de médecine là-dessus.
26:30Puis AlphaStar,
26:32ça c'est StarCraft
26:33pour les gamers.
26:34Et donc, c'était un petit peu
26:35le début de l'IA
26:36avant l'arrivée des LLM,
26:37donc OpenIA et compagnie.
26:39Ça a été racheté par Google
26:40et aujourd'hui,
26:41on a toute une génération
26:42de chercheurs
26:42qui viennent de ces entreprises,
26:43il y a beaucoup de Français
26:44et qui ont envie
26:46de repartir
26:47de l'époque
26:49où DeepMind était tout petit
26:50et de créer des projets
26:51from scratch.
26:53Donc on a aussi
26:53des gens de Meta,
26:54on a des gens de Mistral,
26:56enfin on a plein de gens
26:57dans cette équipe
26:58qui font de la recherche.
26:59Ensuite,
27:00on a une équipe d'ingénieurs
27:01qui construit le produit.
27:01Et la recherche est où ?
27:03Plutôt à Paris ?
27:03À Paris principalement
27:04et on a de plus en plus
27:05de gens à Londres.
27:08Et New York,
27:08c'est quoi ?
27:08C'est un bureau commercial ?
27:09New York aujourd'hui,
27:10c'est plutôt un bureau commercial.
27:13La côte Est,
27:14en fait,
27:14c'est là où se concentrent
27:15nos clients
27:15parce que c'est des entreprises
27:17traditionnelles américaines.
27:18Donc,
27:19à 2-3 heures de New York,
27:20on trouve à peu près
27:2080% de ces entreprises-là.
27:22Et puis,
27:23on est en train
27:23d'établir notre présence
27:24à San Francisco
27:24où là,
27:25on va plutôt avoir
27:27accès à des talents.
27:28Ici,
27:28Cône-Vallée reste
27:29the place to be visiblement.
27:31Merci beaucoup
27:32d'avoir été avec nous,
27:33Gauthier Croix.
27:33Merci, Daphine.
27:34Je rappelle que vous êtes
27:34le PDG de H Company.
27:36Merci pour vos éclairages
27:37sur cet espoir français
27:38et sa transformation.
27:40Merci à tous
27:40de nous avoir suivis.
27:42C'était Smartech,
27:42votre émission sur la tech
27:43et le numérique
27:44qui a été préparée
27:46avec moi par Émilie Roche
27:47et puis réalisée
27:48par les équipes
27:49de Be Smart for Change.
27:50Je vous retrouve dès demain
27:52pour de nouvelles discussions
27:53sur la tech.
28:00Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations