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  • il y a 10 minutes
Jeudi 16 avril 2026, retrouvez Zakaria Darouich (Responsable des Solutions Multi-Actifs, CPR AM), Alain du Brusle (Directeur de la gestion, Claresco) et Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché, Alain Dubreuil est avec nous le
00:14directeur de la gestion de Claresco, bonsoir Alain, bonsoir Grégoire, Florent Delorme nous accompagne, stratégiste chez M&G Investments, bonsoir
00:20Florent, bonsoir, et Zakaria Darouich est également à nos côtés le responsable des solutions multi-actifs de CPR Asset Management,
00:26bonsoir Zakaria, bonsoir Grégoire,
00:28anatomie de ce rebond, il aura fallu une dizaine de séances, les points bas ont été marqués fin mars je
00:33crois sur les grands indices mondiaux, américains notamment, il aura fallu effectivement une dizaine de séances de hausse consécutive quasiment
00:40pour voir les indices américains en l'occurrence refermer si je puis dire cette crise iranienne et aller chercher de
00:48nouveaux records, qu'est-ce qu'on peut dire de cette mécanique et qu'est-ce qu'on peut dire
00:53aussi de la manière dont les autres marchés se comportent pendant que les actions rebondissent,
00:58il y avait quand même à nouveau une corrélation très forte entre les actions et les obligations qui ont corrigé
01:02en même temps au démarrage de cette crise et là on voit à nouveau un peu de déconnexion entre ces
01:07marchés-là.
01:07Tout à fait, le mois a été bien choisi de refermer la séquence iranienne, quand on regarde le marché actions
01:14on a l'impression que la crise est presque complètement derrière nous,
01:18on regarde maintenant déjà l'étape d'après et quels sont les moteurs positifs et les inquiétudes négatives sur les
01:29actions qu'on avait dans l'épisode d'avant-guerre,
01:32alors qu'effectivement, par exemple, si on regarde le marché obligataire, on est toujours dans une séquence qui est beaucoup
01:37moins optimiste
01:38avec des attentes d'intervention de banquiers centraux qui sont assez agressives, entre guillemets.
01:46Le marché s'attend à plus de deux hausses de la part de la BCE, une hausse et demie de
01:50la part de la Banque d'Angleterre,
01:53pas de resserrement sur le côté américain, mais c'est encore une autre histoire.
01:56Mais pas de baisses de taux, alors qu'on attendait des baisses de taux, on avait passé des baisses de
02:00taux.
02:00Oui, voilà, exactement. Donc en fait, on est dans une séquence qui est beaucoup plus prudente.
02:06Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer cela, mais on peut notamment citer le fait que les banquiers centraux
02:13ont été beaucoup plus vocaux
02:14sur le fait d'une action potentiellement préemptive, que l'impact de l'énergie risque d'avoir des effets de
02:22second tour sur l'inflation
02:23et que ce sera leur priorité en comparaison par rapport à l'impact sur la croissance notamment.
02:29Et en fait, on sent quelque part dans la communication une volonté de stabiliser les anticipations d'inflation long terme,
02:35qui n'ont, eux, pas bougé.
02:39Et peut-être quelque part une sorte de mea culpa par rapport à l'épisode de 2022,
02:45où on parlait de l'inflation transitoire, où on a considéré que les banquiers centraux ont été très en retard
02:50dans la séquence pour réagir.
02:51Et peut-être qu'ils veulent quelque part montrer les bons élèves, montrer la bonne façon de faire
02:57en ayant une communication qui est particulièrement agressive et d'ailleurs sur laquelle on voit un certain retour sur la
03:04période très récente.
03:05Et donc ça, ça, effectivement, ça maintient la pression sur ces marchés obligataires.
03:11Sur la partie actions, Zakaria, ça peut apparaître légitime que les actions décident de regarder au travers.
03:20J'allais dire, un peu plus d'inflation, c'est pas forcément mauvais pour les entreprises, en tout cas pour
03:25toutes les entreprises.
03:26Que ce soit un sujet pour le marché obligataire, je l'entends.
03:29Pour certaines entreprises, un peu plus d'inflation, ça peut ne pas être mauvais, encore une fois.
03:34Non, pas du tout. Peut-être que c'est ça qui guide un peu les décisions d'investissement.
03:39C'est qu'aujourd'hui, si on se dit qu'il va y avoir une inflation quelque part transitoire,
03:44on va se focaliser sur les entreprises qui ont le plus de pricing power,
03:47qui ont la capacité à faire passer la hausse des coûts directement aux consommateurs.
03:53Donc il y a certains secteurs, certains segments sur lesquels il y a plus à faire dans la séquence actuelle.
04:00Mais sur le rebond, en fait, ce qu'on peut noter aussi, c'est la violence, d'une part, du
04:05rebond.
04:06Parce que ça s'est fait sur très peu de sessions.
04:09Si on regarde sur le SPI, la hausse, elle est dans le...
04:13Si on regarde la distribution, on est dans la queue de distribution,
04:17c'est 99,7% de hausse de...
04:22C'est 0,3% des fois où on a vu une hausse aussi rapide sur un épisode aussi court.
04:27On est dans une anomalie statistique, pour dire les choses un peu simplement.
04:30Voilà, exactement.
04:32On voit que les marchés à plus haut bêta en réagissent également.
04:36On voit aussi, par exemple, que sur le marché du crédit,
04:38on est un peu plus inquiet sur la partie européenne que sur la partie américaine.
04:42Même si on sort, je vous rappelle qu'on sort de la séquence en début d'année,
04:46où tout le monde ne parlait que de la dette privée aux Etats-Unis,
04:49et de l'impact que ça va avoir sur le marché du crédit.
04:52Là, quand on voit les primes de risque,
04:53que la prime de risque est quelque part plus élevée en proportionnel sur la partie Europe,
04:59peut-être liée au sujet sur l'énergie,
05:01qu'aux Etats-Unis, ou même les données macro,
05:05ne sont pas exceptionnelles, mais ne sont pas mauvais non plus.
05:08Bon, Florent, anatomie effectivement de cette séquence,
05:11et dans quel état on retrouve les marchés, là,
05:14en cette quasi...
05:16cette fin de septième semaine de crise dans le Golfe,
05:19et comment vous comprenez, notamment, le message des actions
05:22par rapport au message des obligations, voire des marchés pétroliers ?
05:26Alors, il nous semble qu'effectivement,
05:27le marché actions a raison de rester constructif.
05:32On partage cette analyse
05:34qu'on peut envisager l'avenir avec une relative sérénité.
05:38En effet, il nous semble que les deux parties,
05:41Etats-Unis d'un côté et iront de l'autre,
05:43n'ont pas les moyens de leurs ambitions.
05:45Chaque camp a des faiblesses qu'il n'arrivera pas à surmonter,
05:49ce qui obligera, de notre point de vue,
05:50à un dénouement, d'une manière ou d'une autre, de la crise.
05:53Effectivement, du côté américain,
05:55on connaît les raisons qui amènent l'administration Trump à transiger.
06:00Le fait que Trump soit très isolé
06:02par rapport à son entourage immédiat et à son électorat.
06:06Le fait que les mid-terms arrivent
06:08et que les problématiques de l'inflation
06:11qui voient le jour de nouveau aux Etats-Unis
06:14vont également peser sur son électorat.
06:16Donc tout ça, effectivement,
06:18et si on ajoute en plus l'érosion des stocks de munitions
06:22de l'armée américaine,
06:23tout ça milite plutôt pour un arrêt des hostilités.
06:28Et du côté iranien,
06:29on a là aussi quand même une situation économique
06:33qui ne peut que s'empirer si le blocus conjoint du Détroit,
06:39à la fois par les Américains et les Iraniens, persiste.
06:44On a aussi une situation militaire fortement dégradée du côté iranien
06:48puisque leurs capacités balistiques ont été quand même sérieusement entamées.
06:53Et puis enfin, il y a la pression de la Chine en toile de fond,
06:55qui est un allié de l'Iran
06:58et qui ne peut non plus tolérer indéfiniment le blocage de ce Détroit
07:03puisqu'on voit que déjà des industriels chinois
07:08se plaignent de la hausse d'un certain nombre de matières premières,
07:12notamment de plastique en tout genre.
07:14Donc on imagine mal la Chine rester durablement inactive.
07:18Et donc il y a sans doute une pression chinoise sur l'Iran
07:22pour se mettre à la table des négociations.
07:24Donc tout ça peut expliquer le rebond des marchés actions.
07:28En tout cas, c'est comme ça que nous, on l'envisage
07:31parce qu'une fois qu'on a mis de côté cette séquence,
07:34il reste quoi ?
07:35Il reste un peu plus d'inflation, effectivement,
07:39sur les 12 mois qui viennent.
07:40Mais comme tu l'as dit, comme ça a été indiqué à l'instant,
07:43les actions sont finalement l'actif
07:45qui protège sans doute le mieux de l'inflation.
07:48Donc il n'y a pas une incohérence à envisager
07:50un surcroît d'inflation et un rebond du marché actions.
07:55Et puis on a toujours cette formidable vague technologique,
07:58productivité qui va avec,
08:00donc thématique qui est fortement présente depuis 12 mois,
08:02qui demeure.
08:03Et finalement, tout ça, on porte l'éventuelle inquiétude
08:07sur un prix du baril qui serait un peu plus élevé
08:10pendant quelques mois.
08:11Donc quand on met dans la balance la dynamique de fonds
08:15sur la productivité, les investissements massifs dans la technologie
08:18et de l'autre, une situation au Moyen-Orient
08:21qui devrait se résorber,
08:23effectivement, c'est la dimension positive qui l'emporte
08:26et les marchés actions retrouvent des couleurs.
08:29A l'inverse, effectivement, sur le côté obligataire,
08:31puisque c'est la seconde partie de ta question,
08:33un gérant obligataire, effectivement,
08:35lui, ce qui retient, c'est qu'il va y avoir
08:36un petit peu plus d'inflation.
08:37Donc ça milite effectivement pour des rendements
08:40un peu plus élevés pour intégrer ce surcroît d'inflation.
08:45Il y a aussi le fait que ça va encore une fois,
08:49disons, pousser dans le rouge les finances publiques
08:52puisque un peu partout en Europe, notamment,
08:55on voit qu'un soutien à la consommation
08:56se met en place de manière différente.
09:00Mais bon, ce n'est pas favorable aux finances publiques.
09:02Donc tout ça explique aussi qu'on ait quelques dizaines
09:04de points de base de plus qui viennent s'installer
09:07sur les marchés obligataires.
09:08Donc tout ça nous semble, dans l'ensemble, assez cohérent.
09:11Sur le rebond des actions, notamment, Alain,
09:14qu'est-ce que vous apportez à l'analyse ?
09:16De quelle manière ça s'est fait ?
09:18La tech a quand même pas mal emmené ce rebond.
09:21Alors effectivement, le thème technologique
09:23est un thème structurant, structurel dans les portefeuilles.
09:27Mais c'est vrai qu'avant le conflit,
09:29c'était un trade un peu moins évident.
09:32C'est-à-dire qu'on comprenait que l'IA pouvait créer
09:34beaucoup de valeurs d'un côté,
09:35pouvait en détruire aussi beaucoup.
09:38Les Mac 7, je crois, avaient laissé un pic
09:41derrière nous au mois d'octobre.
09:44Voilà, donc il y avait quand même d'autres choix
09:46que la seule partie tech en début d'année.
09:48Et là, ça s'est quand même bien reconcentré.
09:50Bouger ce qui a été dit.
09:51Alors en complément, moi, ce que je dirais,
09:52c'est que, bon d'abord,
09:54nous, on a, depuis le départ de la crise,
09:56on est resté investi, en fait,
09:58sur l'idée que ça allait être pénible
10:00et que ça ne durait pas longtemps.
10:02Ce n'est pas complètement terminé quand même,
10:04mais je pense que le marché, en tout cas,
10:06c'est bien le consensus qui est là aujourd'hui.
10:08Maintenant, je ne sais pas si on était les seuls,
10:09je pense qu'on n'est pas du tout les seuls à penser ça.
10:12Et donc, comment analyser le rebond assez brutal du marché ?
10:15Moi, j'ai l'impression que c'est plutôt des couvertures de short,
10:16parce que les longs only,
10:17ce n'étaient pas vraiment désinvestis.
10:19Ce qui pourrait expliquer un peu la rapidité,
10:22c'est-à-dire qu'à partir du moment où ça ne va pas
10:23se détériorer davantage,
10:25les shorts coupent
10:26et ça donne un rebond anormalement fort, je trouve.
10:29Mais enfin bon, voilà.
10:30Maintenant, une fois que c'est fait...
10:31Donc, c'est plus l'évacuation des scénarios
10:33les plus pessimistes, en fait,
10:34qui a permis ce rebond,
10:36plutôt que le vrai cheminement à la normale,
10:40peut-être un peu rapide.
10:41Et par rapport à la tech,
10:42c'est vrai que depuis,
10:43notamment en janvier-février,
10:44il y avait plutôt une thématique
10:45où, à part tout ce qui est très en amont,
10:49c'est les semi-conducteurs
10:50qui bénéficient de toute façon
10:51de tous les investissements,
10:53la forte hausse des investissements
10:55dans l'IA,
10:55ce qui est plutôt bon en soi à long terme,
10:56mais pour les acteurs impliqués,
10:58ça veut dire plus d'endettement,
11:00plus de capex
11:01et peut-être des retours,
11:02ce qui est plutôt investi
11:02où on se posait des questions sur...
11:04Pas que le chiffre d'affaires a augmenté,
11:06ça c'est sûr,
11:06qu'il y a beaucoup de croissance,
11:07mais est-ce que le retour
11:09sera aussi fort qu'avant ?
11:09Et donc, ça avait entraîné
11:10un petit de-rating de ces valeurs-là,
11:13même si elles continuent à croître.
11:15Et donc, dans l'environnement
11:16où tout d'un coup,
11:17le pétrole est plus cher,
11:18la conso, on ne sait plus très bien,
11:19les flux internationaux,
11:20le tourisme,
11:20beaucoup de choses
11:21deviennent à nouveau
11:21un peu moins certaines.
11:23Il y a une sorte de flight to quality
11:24vers des valeurs
11:25où on sait que le boom de l'IA,
11:26l'investissement, etc.,
11:27ça continue quoi qu'il arrive,
11:29quasiment,
11:29sauf s'il n'y avait plus
11:30de production de semi-conducteurs,
11:31plus d'hélium, etc.,
11:32mais a priori, ça continue.
11:34Donc, quelque part,
11:35pour les investisseurs,
11:35c'est une sorte de retour
11:37aux fondamentaux.
11:38Dans un monde
11:39où la croissance
11:39est un peu menacée quand même,
11:41on se replie vers là
11:42où ceux qui ont du pricing power,
11:44ceux qui ont une croissance
11:45qui demeurent
11:46et tous les résultats
11:47qui sont sortis entre-temps
11:48montrent que ça continue.
11:49Donc, quelque part,
11:50c'est un peu le retour au bercail
11:53des valeurs de qualité.
11:54Maintenant,
11:54si on se projette un petit peu,
11:56c'est vrai qu'on peut dire
11:56qu'on a quasiment repris tout.
11:59On est revenu retomber
12:00au niveau d'avant.
12:01Et pourtant,
12:02on voit bien
12:02que sur les marchés obligataires,
12:03ce n'est pas le cas.
12:04On voit bien
12:05qu'un beau s'est détendu,
12:06le pétrole,
12:07il ne circule pas
12:07dans les droits de Hormuz.
12:09Si ça continue comme ça,
12:10on va quand même avoir
12:10des pénuries,
12:11de l'inflation, etc.
12:13Donc, il y a quand même
12:13une tension qui demeure.
12:14Et si on regarde
12:15les bénéfices par action,
12:16ce qui est incroyable,
12:17c'est que le consensus
12:17aux Etats-Unis
12:18et même en Europe
12:19a légèrement augmenté.
12:20Pourquoi ?
12:21À mon avis,
12:21c'est parce que
12:22tous les gens
12:22qui sont sur les valeurs d'énergie,
12:24c'était assez facile
12:25d'augmenter les attentes.
12:26On voit bien.
12:27Plus de marge de raffinage,
12:29plus de marge
12:31de pétrole produit.
12:32Là, forcément,
12:33c'est bon.
12:34En revanche,
12:34pour tous ceux
12:35qui vont un peu
12:36être pédalisés
12:36dans la consommation,
12:37notamment dans le tourisme,
12:38etc.,
12:39pour l'instant,
12:39les dames graines
12:40ne sont pas là.
12:43D'autant mettre
12:44les cours du pétrole
12:45dans un modèle
12:45pour du oil and gas,
12:46c'est assez simple.
12:47Pour l'instant,
12:48j'ai l'impression
12:48que le consensus
12:49est un peu flatteur
12:50parce qu'il n'a pris
12:51que les bonnes nouvelles
12:52pour les secteurs concernés,
12:53mais il n'a pas vraiment
12:54encore dégradé
12:56les secteurs
12:56qui vont poser problème.
12:57Et donc,
12:57on arrive dans la période
12:58de résultats.
12:59Et donc,
13:00attention à ce qui va commencer.
13:01Et c'est l'enjeu
13:02dès cette saison, Alain ?
13:04Oui,
13:05parce que d'abord,
13:05le mois de mars a joué
13:06et puis si les entreprises
13:07sentent que ça ne va pas,
13:08elles vont commencer
13:08à jouer sur la outlook.
13:10Donc,
13:11le problème de prudence.
13:12Je dirais,
13:12à mon avis,
13:13ça me trompait,
13:14mais la séquence maintenant,
13:15c'est plutôt un marché
13:16qui va tenir sur ses niveaux,
13:18mais on pourrait avoir
13:19un peu de rotation sectorielle
13:20en fonction des résultats
13:21des sociétés.
13:22Et là aussi,
13:22du stock picking
13:23parce qu'entre ceux
13:24qui résistent bien
13:24et ceux qui résistent moins bien,
13:26c'est là qu'on va faire
13:27une forme de tri.
13:28Maintenant,
13:29il ne faut quand même
13:29pas se leurrer
13:30avec le prix de l'essence
13:32tel qu'il est, etc.
13:33Il y a des gens
13:33qui vont être obligés
13:34de faire des arbitrages
13:35de consommation.
13:36Et puis,
13:36les taux plus élevés,
13:37c'est quand même pénalisant
13:39quand on voit
13:39le secteur de la construction
13:40qui est quand même
13:41bien compliqué en Europe,
13:42mais pas que.
13:44Si les taux d'emprunt immobiliers
13:46sont 30, 40 bips plus chers,
13:48ça ne va pas aider.
13:50Oui,
13:50le thème de la reprise en Europe,
13:52c'était le thème fort
13:53de début de l'année.
13:54On avait envie
13:55de se projeter stratégiquement
13:56sur une reprise cyclique.
13:58Il fallait être cyclique
13:59dans les portefeuilles,
14:00etc.
14:00Ce sera peut-être
14:01un peu moins le cas.
14:03Disons que tout ce qui est
14:04industrie,
14:04les cycles d'investissement,
14:06tout ce qui est lié à l'IA,
14:06etc.
14:07On avait vu les schnendres,
14:08etc.
14:08Ça a rebondi très très vite.
14:09Vous êtes connecté
14:10à un data center.
14:11on pose des questions
14:12sur le luxe,
14:12ce n'est pas la consommation courante.
14:13Mais on voit bien
14:14que la consommation globalement
14:15est un peu fragile en ce moment.
14:17Avec quel état d'esprit
14:18on repart
14:19ou on part
14:21partant
14:21de ce point-là
14:22désormais,
14:23Zachary ?
14:24Effectivement,
14:24est-ce qu'on revient
14:25quand même
14:27peu ou prou
14:28au scénario,
14:29au schéma de marché
14:30qu'on avait en tête
14:31en début d'année
14:32ou est-ce qu'il faut
14:32vraiment complètement réviser
14:34la suite
14:35de l'histoire ?
14:36Je pense
14:37que dans une allocation
14:38diversifiée,
14:39il faut prendre acte
14:40qui est quelque chose
14:41qui est...
14:41Il s'est passé en quelque chose.
14:43La chose qui s'est passée,
14:44c'est dans le calibrage
14:45du risque.
14:46C'est-à-dire que
14:46très concrètement,
14:49beaucoup d'investisseurs,
14:51beaucoup de modèles
14:52regardent un peu
14:53les niveaux de volatilité
14:54pour ajuster,
14:55pour définir
14:56la taille
14:57de leur exposition
14:58risquée en portefeuille.
15:00Et en fait,
15:00avec le choc
15:01qu'on a eu
15:02sur le mois de mars,
15:03ça pousse
15:04effectivement
15:05par rapport...
15:06En rentrant dans la séquence,
15:08pour beaucoup d'investisseurs,
15:09la logique était de dire
15:10choc géopolitique
15:12avec l'administration Trump,
15:13on en a connu pas mal,
15:14on a connu Grandland,
15:15on a connu Venezuela,
15:16on a connu l'Iran 1,
15:18et bien c'est un petit V,
15:19c'est une opportunité d'achat,
15:21c'est un petit peu de vol
15:22sur le marché,
15:23mais rien de...
15:25il n'y a pas de péril
15:26dans la demeure.
15:26Il n'y a pas de rupture.
15:27Voilà.
15:28Aujourd'hui,
15:29on est plutôt dans une logique
15:30de se dire,
15:30en fait,
15:31le marché reste fragile,
15:33effectivement,
15:34quand on regarde
15:35les informations
15:37qui proviennent,
15:39sont plutôt
15:39dans le côté positif
15:41de résolution,
15:42et effectivement,
15:43c'est un win-win,
15:44enfin,
15:45c'est ce qui semble
15:46être le plus logique,
15:48mais en fait,
15:48on ne peut pas...
15:49On voit que la volatilité
15:51reste relativement élevée,
15:52et notamment,
15:53elle vous décide un trade-s.
15:53D'ailleurs,
15:54sur une séance,
15:55en fait,
15:55on voit des marchés
15:56qui font des mouvements
15:57de plus 2,
15:58plus 3.
15:58Ce n'est pas
16:01le fonctionnement
16:01normal de marché.
16:03Donc,
16:03par rapport à cela,
16:04il faut avoir
16:04un peu de prudence
16:06à court terme
16:08par rapport
16:08à un scénario
16:10de crise.
16:11Une des choses
16:12qu'on peut remarquer,
16:12c'est que la volatilité
16:14future,
16:15implicite,
16:15projetée du marché,
16:16le coût
16:17pour se protéger
16:18aujourd'hui,
16:19est revenu
16:20et il est un peu
16:20plus bon marché.
16:21Donc,
16:22une des façons
16:22de faire,
16:23c'est plutôt
16:23de prendre du risque
16:25tout en gardant
16:26des protections
16:27contre les cas extrêmes
16:28parce qu'on a vu
16:28qu'en fait,
16:29aujourd'hui,
16:30on est dans
16:31un élan d'optimisme.
16:32On comprend.
16:33Si on a vraiment
16:34un scénario adverse
16:35par rapport
16:36à ce qui se passe
16:36en Iran,
16:37ça sera un choc
16:38de marché
16:39qui peut être
16:40tout aussi rapide
16:41que le pricing
16:42du scénario positif.
16:44Par contre,
16:45sur la partie taux,
16:46on voit qu'il y a
16:46encore de la valeur
16:47parce qu'en fait,
16:48on pense que
16:49les banquiers
16:49sont trop,
16:50ils ont activé
16:51un outil
16:52de politique monétaire
16:53qui est la langue,
16:54qui est la communication
16:55et qu'au-delà
16:56du...
16:56Le chien qui aboie
16:57mais qui ne mord pas
16:58ou pas trop.
16:59Ou pas trop.
17:00En tout cas,
17:01voilà.
17:01Donc,
17:01en fait,
17:03si on ouvre
17:04les bouquins académiques
17:05quand vous avez
17:05un choc de l'énergie,
17:07une banque centrale,
17:08elle ne peut rien y faire.
17:09C'est sur les effets
17:10de seconde round,
17:11ok,
17:11mais à court terme,
17:12en fait,
17:13c'est plutôt l'impact
17:13sur la croissance
17:14qui risquerait de primer.
17:16Mais par contre,
17:17il y a cette logique
17:18de laisser l'inflation,
17:20on va dire,
17:21ne pas faire désancrer
17:23les anticipations
17:23de l'inflation.
17:24Donc,
17:24on pense qu'à court terme,
17:25c'est plutôt sur la partie
17:27courte de la courbe,
17:28notamment en Europe,
17:29où il y a des choses
17:30à faire,
17:30où il y a un peu de valeur.
17:31Les taux courts
17:32sont peut-être trop élevés
17:33aujourd'hui par rapport
17:34à ce qui va vraiment
17:34se passer du côté
17:35des banques centrales.
17:36Exactement,
17:36dans l'absolu
17:37et en relatif
17:38par rapport à certaines
17:39poches d'actifs.
17:42Mais sur les taux longs,
17:43ça veut dire quoi ?
17:43On prend acte
17:44que voilà,
17:45on a refranchi
17:47une marche à la hausse
17:47et qu'il n'y a pas de raison
17:49que cette prime
17:50sur les parties longues
17:51s'estompe ou disparaisse.
17:53On a des sujets,
17:54il reste des sujets
17:55sur la fiscalité,
17:56mine de rien.
17:56En fait,
17:56on voit,
17:57et c'est peut-être pour ça
17:57que ça explique aussi
17:59pourquoi les gouvernements,
18:00on n'a pas eu
18:01le quoi qu'il en coûte.
18:03Voilà,
18:03exactement.
18:04On a des communications
18:07un peu timides,
18:08on a des schémas
18:09un peu ciblés,
18:10on a des réductions
18:11de taxes
18:12mais sur deux semaines,
18:13on a des schémas
18:14qui sont...
18:15Temporaires.
18:16Très temporaires
18:16pour rassurer
18:17notamment le marché.
18:18On voit en fait
18:18l'exemple de l'Italie
18:19et de la France,
18:20il est très clair,
18:22c'est-à-dire que les marchés
18:23sont là pour sanctionner
18:25tout écart de fiscalité
18:26et c'est pour ça
18:27qu'il y a un peu plus
18:29de risques
18:29sur la partie longue
18:31et notamment
18:32si on revient
18:32à un des thèmes
18:33de l'année dernière
18:34qu'on projetait
18:35arriver justement
18:36par rapport
18:37à une plus forte croissance,
18:38c'est l'impulsion
18:39fiscale allemande
18:40notamment.
18:42Avec quels thèmes
18:43on a envie
18:43de repartir
18:44là,
18:45Florent,
18:45effectivement ?
18:46Quels sont
18:47les thèmes
18:47qui vous paraissent
18:48les plus solides
18:50pour accompagner
18:51à nouveau
18:52le mouvement
18:52des marchés ?
18:54La tech
18:54reste incontournable.
18:56Dans l'histoire
18:56de la tech,
18:57il y a eu quand même
18:57cette fracture,
18:58vous le disiez,
18:59entre la partie
19:00équipementier,
19:01semi-conducteur
19:02et la partie
19:03software
19:03notamment.
19:05est-ce que
19:06c'est un écart
19:07qui peut encore
19:07grandir
19:08ou est-ce qu'à un moment
19:09il y a l'idée
19:10que le marché
19:11peut reconsidérer
19:12par exemple
19:13cette fracture
19:14au sein de l'univers tech
19:15et puis est-ce qu'il y a
19:16d'autres choses
19:16que la seule technologie
19:18qui mérite à nouveau
19:19d'être portée
19:20dans les portefeuilles ?
19:23Pour nous,
19:23cette séquence
19:24qu'on vient de vivre
19:25et qui n'est pas
19:25complètement terminée
19:28valide
19:28le schéma d'ensemble
19:30dans lequel on s'inscrit
19:31déjà depuis plus d'un an
19:33à savoir
19:34que l'économie mondiale
19:36et la performance
19:37des marchés
19:38va être structurée
19:38par la rivalité
19:39entre la Chine
19:40et les Etats-Unis
19:42puisque derrière
19:44l'offensive conduite
19:45contre l'Iran
19:46il y a sans doute
19:47aussi en toile de fond
19:49la volonté
19:50d'affaiblir
19:51un des alliés
19:52de la Chine.
19:53C'est quand même
19:53le cadre
19:53qui structure
19:56l'action américaine
19:57et donc
19:59effectivement
20:00toutes les thématiques
20:01qu'on évoque
20:01depuis plus de 12 mois
20:03sur ce plateau
20:04à savoir
20:04souveraineté
20:06plus de protectionnisme
20:08sont évidemment
20:10impulsions militaires
20:12significatives
20:13couplées avec la technologie
20:14bon c'est
20:15ce qu'on vient de vivre
20:16valide
20:17cette entrée
20:19dans un monde
20:20qui est
20:21moins tourné
20:22vers la consommation
20:24des ménages
20:25mais beaucoup plus
20:26vers une rivalité
20:27géopolitique
20:28d'ensemble
20:29donc ça signifie quoi
20:30si on dit
20:32conflictualité
20:33économique
20:34et militaire
20:35et protectionniste
20:37ça signifie
20:37effectivement
20:38structurellement
20:38plus d'inflation
20:40on le disait avant
20:41on le dit encore
20:42plus maintenant
20:44donc ça valise
20:45ce schéma là
20:45et ça veut dire quoi
20:47très concrètement
20:49ça veut dire
20:50qu'effectivement
20:50la question
20:51des portefeuilles
20:52obligataires
20:53se pose
20:54pleinement
20:55autant
20:56l'actifaction
20:56on l'a dit
20:57on peut
20:59trouver une voie
21:00pour l'actifaction
21:01dans un environnement
21:03inflationniste
21:03on sait
21:05comment
21:05aller chercher
21:06des valeurs
21:08qui ont un
21:09pricing power
21:10ou effectivement
21:10des valeurs
21:11qui sont portées
21:11par cette séquence
21:12militaro-industrielle
21:15autant
21:15sur l'obligataire
21:16on voit moins
21:17l'issue
21:18et on peut
21:19s'interroger
21:20sur le niveau
21:21actuel des taux
21:22qui
21:23pour répondre
21:24à ta question
21:25effectivement
21:25devrait rester
21:26à ces niveaux là
21:26on voit pas pourquoi
21:27cette prime de risque
21:27supplémentaire
21:29disparaîtrait
21:29parce qu'elle
21:30reflète effectivement
21:31cette nouvelle séquence
21:32et on peut même se demander
21:32si elle ne devrait pas
21:33être plus élevée
21:35dans un monde
21:36aussi conflictuel
21:37et protectionniste
21:38que celui
21:39vers lequel
21:40on s'oriente
21:42et donc
21:43effectivement
21:43prudence
21:44sur la partie
21:45obligataire
21:45notamment souveraine
21:47parce qu'au-delà
21:48de la question
21:48de l'inflation
21:49il y a la question
21:50de la soutenabilité
21:50des dettes
21:53qui ne l'est pas
21:55en tout cas
21:56dans la zone euro
21:56puisqu'on a des niveaux
21:57de croissance
21:58chaque jour
21:58qui passe
21:59avec des taux
21:59à 4,5 ou 5%
22:00oui
22:01rend la question
22:02de la soutenabilité
22:03plus difficile
22:04voilà
22:05enfin
22:06disons que la croissance
22:07n'est pas du tout
22:07à la hauteur
22:08de ce qu'il faudrait
22:09pour que
22:10ces dettes
22:11soient soutenables
22:12donc
22:13on est dans une équation
22:15difficile à résoudre
22:16avec peu de croissance
22:17des niveaux d'endettement
22:18élevés
22:19et qui ne peuvent
22:20que s'accroître
22:21puisqu'il faut financer
22:22les dépenses massives
22:23dans le secteur militaire
22:26dans le secteur
22:28du climat
22:29la biodiversité
22:31la protection sociale
22:33puisque les populations
22:33les électorats
22:34sont vraiment en demande
22:35et
22:36et donc
22:39effectivement
22:39c'est difficile
22:40d'être très enthousiaste
22:41quand on achète
22:42de la dette souveraine
22:43européenne
22:43notamment
22:45face à
22:45face à tous ces
22:46d'avoir des rendements
22:47un peu plus élevés
22:48c'est pas forcément
22:49une source d'enthousiasme
22:50il faudrait qu'ils soient
22:51beaucoup plus élevés
22:52que ce qu'ils ne sont
22:53actuellement
22:54quand on énumère
22:56pour qu'on ait vraiment
22:57envie de revenir
22:57l'ensemble
22:58plein faux
22:59sur ces marchés
23:00puisque
23:00cette situation
23:02se soldera
23:04soit par
23:05effectivement
23:05des banques centrales
23:06qui laisseront filer
23:07les taux
23:09les taux longs
23:10afin de s'ajuster
23:10à la nouvelle donne
23:11mais auquel cas
23:12le porteur obligataire
23:13sera lésé
23:14ou alors
23:16on aura
23:17effectivement
23:17des banques centrales
23:18qui seront de plus en plus
23:19interventionnistes
23:19avec des retours
23:20des quantitatives
23:21easing
23:21mais là aussi
23:22le porteur obligataire
23:23pourrait en souffrir
23:24aussi
23:25donc dans tous les cas
23:26on ne voit pas
23:26qu'elle pourrait être
23:27l'issue
23:27donc c'est vrai
23:28que les actions
23:28finalement
23:29semblent être
23:30l'actif refuge
23:30et pour reprendre
23:32ce que tu disais
23:32la tech
23:33est peut-être
23:34la valeur de qualité
23:35dans ce monde
23:37inflationniste
23:38bon
23:38qu'est-ce que
23:39les premières leçons
23:41des premières publications
23:42un peu emblématiques
23:42en Europe
23:43Alain ?
23:44En Europe
23:44il y avait peu de choses
23:45aux Etats-Unis
23:45on avait les banques
23:46avec les banques
23:47c'était vraiment
23:48company based
23:49il y en avait qui étaient bien
23:50d'autres moins bien
23:52City c'était bien
23:53Banca of America
23:54c'était moins bien
23:55Morgan moyen
23:56Goldman Sachs bof
23:57il n'y a pas vraiment
23:58de grande tendance
23:59qui ressort là-dessus
24:00en Europe
24:01on a eu quoi ?
24:02le luxe
24:03le luxe
24:03oui
24:04bof
24:05j'allais dire bof
24:06non mais
24:08moi je me souviens
24:09peut-être
24:10j'étais relativement
24:11le luxe
24:12ça fait
24:13la richesse
24:14mais quand même
24:15c'était
24:16la valeur
24:16qui s'appelait
24:17PTR
24:17qui s'appelle
24:18Kering
24:18aujourd'hui
24:18c'est des valeurs
24:19de qualité
24:19mais quand même
24:20et pas pendant un an
24:21pendant un cycle
24:22pendant plus qu'un cycle
24:24alors tu vois
24:24ceci en l'année dernière
24:25moi j'ai quand même
24:26bien insisté
24:26que le luxe
24:27tout le monde pensait
24:28que 25
24:28c'était l'année noire
24:29et qu'à partir de 26
24:31on repartait comme avant
24:32moi j'ai toujours dit non
24:33quel que soit le truc
24:34rien de dramatique non plus
24:37mais que
24:37le 26
24:38ça serait une année de digestion
24:39pour l'instant
24:40on a
24:40LVMH
24:41à 1
24:42à 0,1
24:43Kering à 0
24:44et Hermès
24:45oh mon dieu
24:46à plus 6
24:46c'est horrible
24:47mais c'est
24:48c'est encore du conjoncturel
24:50ou ça devient à force
24:51du structurel
24:52est-ce qu'il y a un problème
24:53dans ces groupes
24:54de positionnement
24:55d'offres
24:55par rapport à une demande
24:57qui a changé de nature
24:58peut-être
24:59profondément
24:59j'en sais rien
25:00alors
25:00non
25:01je pense que c'est plus
25:02conjoncturel
25:03que structurel
25:04enfin pourquoi
25:04parce qu'en fait
25:05ce qui a porté le luxe
25:06c'est quand même
25:07la Chine
25:08qui est de plus en plus
25:08pas seulement
25:09c'est pas comme l'auto
25:10non mais c'est qu'il y a
25:11de plus en plus
25:12de classes moyennes supérieures
25:13qui ont envie de consommer
25:14dans ces pays-là
25:15ça reste en blébatique
25:15et quand on voit le succès
25:16des US
25:17c'est peut-être porté
25:18par un effet richesse
25:19lié au marché
25:20ce qui est assez intéressant
25:22de voir dans les résultats
25:23de ce trimestre
25:23c'est les US
25:24qui génèrent la croissance
25:26c'est les médias
25:29aux Etats-Unis
25:31Archer Hermès
25:32on n'a plus rien
25:32c'est plus la dynamique
25:34de l'émergence
25:34d'une classe moyenne
25:35non mais je veux dire
25:36il y a un effet richesse
25:37globalement
25:38c'est un pays
25:38où on pourrait dire
25:39que le luxe
25:39pourrait se démoder
25:40parce que finalement
25:41ils sont très riches
25:41ils n'ont pas que ça à faire
25:42ça marche encore très bien
25:44donc ça veut dire
25:45que pour le pays
25:45le plus riche
25:46le plus mûr possible
25:48dire que le luxe est mûr
25:49quand on voit
25:49ce qui se passe aux US
25:51quelque part
25:51ça peut encore marcher
25:52chez des gens
25:53qui ont tout vu
25:54tout entendu
25:54qui sont déjà très riches
25:55ils sont quand même
25:56contents de consommer
25:57donc pour moi
25:59maintenant c'est vrai
26:00qu'en Chine
26:00il y a une sorte de tassement
26:02parce que l'enrichissement
26:03est un peu moindre
26:04parce que
26:05il y a des politiques
26:06etc
26:06il y a aussi des marques locales
26:08qui arrivent
26:08mais j'ai l'impression
26:09quand même que
26:10pour moi c'est pas terminé
26:11d'accord
26:11maintenant on peut pas non plus
26:12on retrouvera quand même
26:13des nouveaux croissances
26:14pas ceux du Covid
26:15post-Covid
26:16le post-Covid
26:17a un peu
26:18une baisse
26:18donc on est des années
26:19à 20-30
26:20on peut pas faire 20-30
26:21le luxe en gros
26:22c'était les années folles
26:24eux-mêmes le disaient
26:25la thèse du luxe sur 40 ans
26:26c'est que si on a un PIB
26:27à 3-4
26:27le luxe sera à 7-8
26:29bon alors du coup
26:29si on est dans des perspectives
26:30à 40 ans
26:31je sais pas
26:32on trouve des niveaux
26:33de valorisation
26:34qui redeviennent intéressants
26:35où il y a toujours mieux
26:36à faire que le luxe
26:37là en 2020
26:38alors les marques sont désirables
26:39je pense que pour la plupart
26:40on parlera de Kering
26:41il y a une question de Gucci
26:42qui est toujours trop
26:43dépendant de Gucci
26:44aujourd'hui
26:45ils ont fait
26:46évidemment
26:46le management annonce
26:47beaucoup de bonnes choses
26:48mais
26:48ce qui déçoit le marché
26:49c'est qu'il dit
26:50que son objectif est à 2030
26:52donc c'est bien
26:53pour un entrepreneur
26:54parce que c'est normal
26:55tout se fait pas en un jour
26:56maintenant pour monsieur Marché
26:57qui était un peu douché
26:58hier matin
26:59par les résultats
27:00il se dit
27:00bon bah ok
27:01ils font le boulot
27:02mais en attendant
27:03je peux faire autre chose
27:03quoi
27:03ouais c'est ça
27:04donc c'est un peu
27:05dead money
27:06donc oui
27:06c'est un peu comme Hermès hier
27:08c'est-à-dire le rebond
27:09va pas être immédiat
27:09mais je pense que
27:10on a du Hermès
27:11qu'on conserve
27:12si on est là pour
27:13Kering
27:13on est un peu plus habitué
27:14Kering moi j'en ai pas
27:15de Kering
27:16Hermès
27:18c'est rare
27:19de voir le titre
27:20de Hermès perdre 10%
27:20rappelons quand même
27:21sur une publication
27:22rappelons quand même
27:22évidemment le PE
27:24ça veut pas être la grand chose
27:25mais enfin
27:26hier
27:27Gucci
27:27enfin Kering
27:29et Hermès
27:30sont sur les mêmes multiples
27:3136 fois 2026
27:32incroyable
27:32alors c'est pas le même profil
27:34Hermès a dû se payer
27:3550, 70 fois
27:36parfois
27:36sauf que Kering
27:37ça a beaucoup
27:38enfin le problème
27:39c'est que Kering
27:39ok ils sont en train
27:40de faire le boulot
27:40mais il y a encore pas longtemps
27:42on était à 10-15 fois
27:43les résultats
27:43et puis le titre
27:44a énormément monté
27:45sur des espoirs
27:46de recovery
27:47et pour l'instant
27:48comme la recovery
27:49tarde un peu
27:49on est à 36 fois 2026
27:51donc ça a intérêt
27:52à s'améliorer
27:53parce que sinon
27:53ça va pas le faire
27:55mais plus généralement
27:56je dirais dans le luxe
27:57moi je pense que ça reste
27:58une thématique
27:59de moyen terme
27:59maintenant pour l'instant
28:01c'est des monnaies
28:01c'est sûr
28:02un truc qui marche
28:03encore bien dans le luxe
28:04alors c'est peut-être
28:05un peu compliqué
28:05pour la maroquinerie
28:06qui est évidemment
28:07un gros sujet
28:07mais l'aspect joaillerie
28:09Richemont nous le dit
28:10on voit les divisions
28:11joaillerie aussi
28:12qui se comportent bien
28:14LVMH plus 18
28:15est-ce que ça peut
28:16je sais que c'est une question
28:17un peu récurrente
28:18mais est-ce que ça peut
28:19à un moment
28:20déboucher sur
28:22l'idée
28:22d'externaliser
28:24cette valeur
28:24de la joaillerie
28:25pour un groupe
28:25comme LVMH
28:26qui a racheté Tiffany
28:27je sais plus
28:2715, 16, 17 milliards
28:29il y a quelques années
28:30qu'il a peut-être
28:31payé un peu cher
28:31est-ce qu'à un moment
28:33il y aurait une logique
28:34d'avoir un groupe
28:34comme LVMH
28:35qui est presque
28:36un conglomérat aujourd'hui
28:37extraire cette valeur
28:38de la joaillerie
28:40par exemple
28:40ça c'est aussi
28:41poser la question
28:42est-ce qu'ils ont besoin
28:43des vins et spiritueux
28:44c'est une autre question
28:46parce que c'est en croissance
28:47aujourd'hui
28:48et que les vins et spiritueux
28:49à l'inverse
28:50sont plutôt en décroissance
28:50la force d'un groupe de luxe
28:51c'est quand même
28:52d'être relativement diversifié
28:54déjà ne pas dépendre
28:55que d'une seule marque
28:56mais aussi d'être
28:57sur plusieurs piliers
28:58on voit bien
28:59garder cette diversité
29:00on voit bien
29:00cette Gucci dépendance
29:03ça crée forcément
29:05une décote
29:06sur cette marque
29:08et donc
29:08non non
29:09je pense que
29:09à mon avis
29:10LVMH
29:10ils sont plutôt
29:11enfin si on regarde
29:13à partir du moment
29:13où ils ont
29:14tout ce qu'il faut
29:15comme cash
29:15ils génèrent
29:16malgré tout
29:16énormément de cash
29:17ils ont un endettement
29:18qui est assez limité
29:19ils rachètent
29:20pas mal d'actions
29:22à partir de là
29:23se séparer d'une division
29:24c'est parce qu'il y a
29:25des choses
29:25il y a mieux à faire
29:26aujourd'hui
29:27je pense que dans le luxe
29:27il y a peu de choses
29:28à acquérir
29:29parce qu'il n'y a plus grand chose
29:30et puis ensuite
29:31la valeur
29:31elle se crée plutôt en organique
29:32donc aujourd'hui
29:33je ne vois pas pourquoi
29:34ils iraient se couper
29:35des divisions
29:36entre guillemets
29:36un peu moins performantes
29:38parce qu'aujourd'hui
29:39il n'y a pas de quoi
29:39réinvestir de toute façon
29:40et puis
29:41c'est vrai qu'en ce moment
29:42les jureries marchent mieux
29:44parce que c'est du hard luxury
29:46c'est pour les gens très riches
29:47et ça
29:47les gens très riches
29:48souffrent moins
29:49dans les périodes difficiles
29:49maintenant si on a
29:50une période
29:51de redémarrage économique
29:52le luxe
29:54c'est un peu plus abordable
29:55un peu plus discrétionnaire
29:56ce n'est pas inintéressant
29:57d'en avoir aussi
29:58je pense que le côté
30:00diversifié d'LVMH
30:01aujourd'hui ne va pas changer
30:04avec l'histoire
30:05d'une nouvelle génération
30:05aussi à un moment
30:06qui prendra le pouvoir
30:07chez LVMH
30:07c'est un grand mystère
30:08grand mystère
30:10il n'y a pas de mystère
30:11qui aura une nouvelle génération
30:13à un moment au pouvoir
30:13il est toujours divisé
30:14pour régner
30:14peut-être dans 5-10 ans
30:16pour la prochaine génération
30:18qui sera à la tête
30:19de LVMH
30:19quel que soit l'héritier
30:20ou l'héritière
30:21qui prendra le pouvoir
30:23n'a peut-être pas voulu faire
30:24chez Pinault
30:24et du coup
30:25il le donne à quelqu'un d'autre
30:29on parlait de la Chine
30:30aussi tout à l'heure
30:31qui disait
30:32Florent
30:33je crois que la Chine
30:33effectivement
30:34avait peut-être
30:34sans doute pesé aussi
30:36auprès de son partenaire
30:38iranien
30:38pour amener
30:39une situation
30:40de négociation
30:42possible
30:42on a lu
30:43vu ici et là
30:44que la Chine
30:45effectivement
30:45sortait
30:45peut-être comme
30:46une des gagnantes
30:47de cette crise
30:48sans y avoir participé
30:51directement
30:51je crois que les actions chinoises
30:52font partie aussi
30:53des actions
30:54qui ont
30:56refermé
30:56en tout cas
30:56cette crise
30:58iranienne
30:58ça faisait partie
30:59des grands thèmes
31:00qui se déployaient
31:01depuis quelques mois
31:02ça reste un thème
31:04intéressant
31:04selon vous
31:05ou pas
31:05Florent ?
31:06plus que jamais
31:07effectivement
31:09nous favorisons
31:10la sphère asiatique
31:12dans notre allocation
31:13actions
31:13que vous l'avez compris
31:14on est très favorable
31:15aux actions
31:15mais en particulier
31:16si on doit retenir
31:18un choix
31:19assez significatif
31:20c'est effectivement
31:21la volonté
31:21d'investir
31:22autour
31:22de l'écosystème
31:24asiatique
31:24la Chine
31:25mais également
31:26le Japon
31:26la Corée
31:28sur laquelle
31:28on pense
31:29qu'il faut maintenir
31:30des marchés
31:30qui ont souffert
31:31en premier
31:31dans cette crise
31:32exactement
31:33mais vous dites
31:33l'histoire
31:35est intacte
31:36d'accord
31:37il y a un pôle
31:38de technologie mondiale
31:42indéniable
31:43ça permet
31:43de sortir
31:45effectivement
31:45d'un investissement
31:48trop concentré
31:49sur les Etats-Unis
31:49donc
31:51toute cette
31:52sphère
31:53effectivement
31:54Corée
31:54Taïwan
31:55Chine
31:55Japon
31:56est surpondérée
31:58dans nos portefeuilles
31:59et au-delà
32:01de
32:01au-delà
32:03de la dimension
32:04technologique
32:05il y a aussi
32:06effectivement
32:07des pays
32:07dont la sphère
32:09publique
32:09est assez efficace
32:11en termes
32:12de maîtrise
32:14de la qualité
32:15des déficits
32:16puisqu'ils sont là
32:17d'abord
32:18pour l'investissement
32:19productif
32:21la dérive
32:21de l'endettement
32:22donc finalement
32:23on peut aussi
32:23se demander
32:25si l'environnement
32:27de la sphère publique
32:28finalement
32:29n'est pas mieux géré
32:30ça compte aussi
32:31quand on investit
32:32dans des entreprises
32:33puisqu'une entreprise
32:35quand bien même
32:35elle est extrêmement efficace
32:37elle est quand même
32:37très dépendante
32:38des choix
32:38de politique publique
32:39qui sont
32:40qui sont
32:41qui sont conduits
32:43et c'est vrai
32:44qu'il faut
32:44il faut
32:45on a quand même
32:46un écosystème
32:47qui se met en place
32:48avec une inflation
32:50qui en semble
32:50quand même
32:51maîtrisée aussi
32:52donc voilà
32:52oui
32:54on se polarise
32:55un peu plus
32:56sur l'Asie
32:56ça reste une histoire
32:58intacte
32:58à l'issue de cette crise
33:00enfin à l'issue de cette crise
33:00en tout cas
33:02après
33:02après le pic
33:03peut-être
33:04de la crise
33:04iranienne
33:05on n'a pas évoqué
33:06le dollar
33:07également
33:07Zakaria
33:08alors c'est vrai
33:08qu'il y a le grand thème
33:10de débasement
33:11de perte
33:12de statut
33:13du dollar
33:14on a vu
33:14quand même
33:15à travers cette crise
33:15qu'un des premiers
33:16réflexes des investisseurs
33:17était quand même
33:18encore
33:18dans un choc
33:19géopolitique
33:20de cette nature
33:20dans cette région
33:21du golfe
33:22ça restait quand même
33:24un réflexe
33:24de se dire
33:24tiens
33:25ça ne coûte
33:26peut-être pas trop cher
33:27d'acheter un peu
33:28de dollars
33:28dans ce moment-là
33:30mais on a vu aussi
33:32très vite
33:33le dollar
33:34rebaisser
33:34à partir du moment
33:35où le sentiment
33:36de marché
33:37a tourné
33:38Zakaria
33:38oui c'est ce qu'on disait
33:39avant
33:39c'est que
33:40au fait finalement
33:40le dollar
33:41le trade short dollar
33:42était très consensuel
33:43du marché
33:44et peut-être ça rejoint
33:44le point
33:45comme pour les actions
33:46de rachat de short
33:46donc il y a beaucoup
33:48de gestion
33:49beaucoup de géants
33:50beaucoup d'investisseurs
33:51qui étaient sous pondérés
33:51dollar
33:52puis quand on rentre
33:53dans une séquence
33:54globalement risk-off
33:55on a envie d'acheter
33:55du dollar
33:56sauf que dans les séquences
33:57de risques géopolitiques
33:59qu'on a connues
34:00mais même
34:01de risques
34:02on va dire
34:02financés
34:03d'impact négatif
34:05sur les actifs risqués
34:06en bourse
34:07en général
34:07on a vu le dollar
34:08prendre 10%
34:09prendre 15%
34:10sur cette séquence
34:11ça a pris 2%
34:12on voit qu'il y a
34:13beaucoup d'actifs refuge
34:13finalement
34:14qui n'ont peut-être
34:15pas joué leur rôle
34:16qui ont un peu
34:17changé de nature
34:18pour des raisons
34:19un peu plus techniques
34:20le dollar
34:21c'est peut-être
34:21le positionnement
34:22de marché
34:22on pense aussi à l'or
34:26qui est devenu
34:27un actif très momentum
34:28et c'est quand même
34:30très contre-intuitif
34:31on pense au franc suisse
34:33qui normalement
34:34aurait dû payer fortement
34:35dans la séquence
34:36mais sur laquelle
34:37d'autant plus
34:38que la banque nationale suisse
34:41banque centrale suisse
34:42a dit qu'ils n'iraient
34:43plus jamais
34:44en négatif
34:45mais voilà
34:46ça n'a pas trop
34:48payé dans la séquence
34:48on a vu pas mal
34:49de corrélations
34:50se casser
34:50entre les différents actifs
34:52mais pour revenir au dollar
34:53oui effectivement
34:54on a vu le dollar
34:55rebaisser
34:56en fait finalement
34:57on a effacé
34:58le mouvement
34:59même si son amplitude
35:01était beaucoup plus faible
35:02et on voit que
35:03à l'inverse
35:04c'est beaucoup plus positif
35:05sur les devises
35:08au bêta
35:08je pense notamment
35:09aux devises émergentes
35:13de façon plus globale
35:15qui ont vraiment bien payé
35:16pour des raisons différentes
35:17enfin le fait que
35:18le dollar baisse
35:19c'est plutôt positif
35:21mais on voit aussi
35:21qu'il y a des histoires spécifiques
35:22je pense au réel brésilien
35:24producteur d'énergie
35:26aussi
35:26dans cette crise
35:28ça a pu jouer aussi
35:29j'imagine
35:29effectivement
35:30et dans la reprise
35:31on voit aussi
35:32l'Europe de l'Est
35:33a fortement
35:36surperformé
35:36pour des raisons aussi
35:38qui rejoignent
35:38le côté de la sphère publique
35:39et sur le dollar
35:41dans une maison
35:42comme CPRM
35:43il y a un consensus
35:44qui se dégage
35:45dans vos discussions
35:47entre les différents
35:49gérants
35:50stratégistes
35:51il y a une conviction maison
35:52ou c'est très difficile
35:54d'arriver à un consensus ?
35:56le consensus reste quand même
35:58baissier pour le dollar
35:59mais pour des raisons
36:00on va dire
36:01pour les mêmes raisons qu'avant
36:02c'est à dire que finalement
36:03on voit beaucoup de banques centrales
36:04qui veulent
36:05et c'est une tendance
36:06de fond structurel
36:07ce n'est pas peut-être
36:08ce qui va driver
36:10le mouvement du dollar
36:11sur quelques semaines
36:12mais on voit
36:13cette logique
36:14de diversification
36:15hors dollar
36:17on voit cette logique
36:18aussi d'investissement
36:19par exemple
36:20on parlait de la tech
36:21c'est un des thèmes
36:23qu'on joue beaucoup
36:24dans nos portefeuilles
36:25mais dans la course
36:27justement à la tech
36:28il y a les Etats-Unis
36:29il y a l'Asie
36:30donc on a envie
36:30d'être investi sur les deux
36:31et cette logique
36:32au fait de diversification
36:33par rapport aux indices
36:35qui sont très concentrés
36:36sur les US
36:36peut amener
36:38peut-être un peu
36:39de vente
36:41on va dire
36:41moins de demande
36:42sur l'actif
36:43sur l'actif USDA
36:44à plus long terme
36:45le statut refus
36:46retrouvé du dollar
36:47n'a pas duré
36:48très longtemps
36:48finalement
36:49il n'a pas duré longtemps
36:50mais il est quand même réapparu
36:52et ça pour moi
36:53c'est un événement
36:54quand même
36:56significatif
36:56parce qu'il y a eu
36:57six mois
36:57pendant lesquels
36:59il y a eu
37:00une crise systématique
37:01du dollar
37:02qui était finie
37:03on a vu que
37:05quand les choses
37:05deviennent vraiment sérieuses
37:08quand même
37:08il y a un espèce
37:09de réflexe
37:09vers le dollar
37:10donc le dollar
37:11n'est pas mort
37:12c'est quand même
37:13pour moi
37:14le premier message
37:14que nous on en tire
37:15et effectivement
37:16maintenant
37:16il entame
37:17sa décrue
37:18parce qu'il est quand même
37:19à des niveaux élevés
37:20quand on utilise
37:21des modèles
37:23d'évaluation
37:23des monnaies
37:24en parité
37:25de pouvoir d'achat
37:25il est élevé
37:27donc il est normal
37:28qu'il entame
37:29à nouveau
37:29sa décrue
37:30mais il a quand même
37:32constitué
37:33une valeur refuge
37:34dans un moment
37:35très incertain
37:36Alain
37:37pour conclure
37:38les Etats-Unis
37:38sont quand même mieux
37:39positionnés au niveau énergétique
37:40que nous
37:41donc forcément
37:41la hausse des prix d'énergie
37:42c'est forcément
37:43moins gênant pour eux
37:44que pour nous
37:44à court terme
37:45c'est évident
37:46on est très vite revenu
37:47à 1,18 quand même
37:48pour la parité euro-dollar
37:49merci beaucoup
37:50messieurs
37:50d'avoir été les invités
37:51de Manette Marché
37:52ce soir
37:52Alain Dubreuil
37:53directeur de la gestion
37:53de Claresco
37:54Florent Delorme
37:55stratégiste macro
37:56chez M&G Investments
37:58c'est Zakaria Darwish
37:59responsable
37:59des solutions
38:00multiactifs
38:01de CPRAM
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