Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 29 minutes
Mercredi 15 avril 2026, retrouvez François Rimeu (Stratégiste senior, Crédit Mutuel AM), Ariane Hayate (Gérant actions européennes, Edmond de Rothschild Asset Management) et Nicolas Forest (Directeur des investissements, Candriam) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Ariane Hayat est à nos côtés ce soir, gérante d'action européenne chez Edmond Rothschild Asset Management.
00:18Bonsoir Ariane.
00:19Bonsoir Ariane.
00:20Nicolas Forrest nous accompagne également, le directeur des investissements de Candryam.
00:23Bonsoir Nicolas.
00:24Bonsoir Grégoire.
00:25Et François Rimeux est également de la partie stratégiste senior chez Crédit Mutuel Asset Management.
00:30Bonsoir et bienvenue François.
00:31Bonsoir.
00:32Merci à vous trois d'être avec nous.
00:34Parlons des entreprises, évidemment avec en toile de fond le conflit qui n'est toujours pas réglé.
00:40Les conséquences ou les impacts à attendre de ce conflit dans les perspectives de résultats bénéficiaires des entreprises.
00:48Mais commençons par déjà le terrain en ce moment et notamment le cas du luxe.
00:52Ariane, ça fait partie de vos domaines d'expertise personnel chez Edmond Rothschild Asset Management.
00:58Qu'est-ce qu'on peut dire des dynamiques ou de l'absence de dynamique de ce secteur aujourd'hui,
01:03à travers notamment les cas de LVMH, Hermès, Kering ?
01:06Et sur le plan boursier, quel est le statut du luxe aujourd'hui ?
01:10Clairement, trois publications françaises très décevantes.
01:15On attendait un petit peu mieux de la part de ces trois acteurs.
01:19Il faut savoir qu'en fait, on a eu un point bas l'année dernière, à peu près au deuxième
01:23trimestre 2025, sur les croissances, voire décroissances.
01:27Pour rappel, LVMH, ce serait partie mode et maroquinerie, faisait moins 9%.
01:32Au deuxième trimestre 2025.
01:34Exactement.
01:35Donc, on est sur de la dérivée seconde meilleure, trimestre après trimestre, mais ça ne suffit pas.
01:41Et clairement, ça ne suffit pas aux investisseurs qui, en fait, pour l'année 2025, attendent plutôt un secteur du
01:48luxe en croissance de 5%.
01:49Aujourd'hui, LVMH nous donne du plus 1%.
01:52Hermès, qui nous a habitués à faire de la croissance double digit, à savoir au-delà de 10%, nous donne
01:59aujourd'hui du plus 5% à plus 6%.
02:01Et Kering, effectivement, va un petit peu mieux dans le négatif.
02:05Mais clairement, une publication de Gucci à moins 8%, ce n'est pas rassurant pour les investisseurs.
02:13Comment on fait le tri entre, alors peut-être, des phénomènes conjoncturels.
02:17C'est vrai qu'il n'y a pas que des vents porteurs, j'allais dire, pour la consommation discrétionnaire
02:21aujourd'hui.
02:22Et des changements plus lourds, plus profonds, plus structurels, à la fois chez ces groupes,
02:27et à la fois dans l'attitude de consommation aussi, peut-être, Ariane ?
02:31Oui, bien sûr. Je pense qu'on a eu tendance à oublier ces derniers temps que le luxe était un
02:36secteur cyclique.
02:37On a surfé sur la vague de la Chine pendant de nombreuses années.
02:43Et aujourd'hui, on s'est rendu compte...
02:44Qui masquait un peu ce côté cyclique des groupes de luxe.
02:48Et tout à fait. Et aujourd'hui, on se rend compte qu'on n'a plus de méga-tendances qui
02:52drive le secteur.
02:53Donc finalement, qu'est-ce qui se passe ?
02:54C'est un petit peu comme dans tous les secteurs, il va falloir faire du stock picking et du choix.
02:59Au sport, un petit peu actuellement, les bonnes tendances, quand on regarde en sous-segment du luxe,
03:06le premier segment, c'est la joaillerie.
03:08Que ce soit chez un Richemont qui, sur ses derniers trimestres, nous a sorti de la croissance au-delà des
03:1410%.
03:15Que ce soit aussi sur les groupes français type LVMH, Hermès ou Kering, qui nous sortent aussi des croissances à
03:22deux chiffres.
03:24Kering Jewelry nous sort du plus 22%.
03:26Donc effectivement, de ce point de vue-là, c'est un segment qui se porte bien.
03:29C'est aussi vu comme une valeur refuge dans l'environnement actuel.
03:33Donc ça, c'est un des segments qui se porte bien.
03:36Le deuxième élément à regarder dans le secteur du luxe, c'est vraiment l'implication du côté fashion, renouveau.
03:43Et donc, il y a une vraie polarisation en termes de marques au sein des secteurs.
03:50Aujourd'hui, par exemple, la fin de semaine dernière, on avait un acteur italien qui s'appelle Brunello Cuccinelli
03:55qui a quand même sorti du 14% de croissance et du 20% sur sa partie retail.
04:01Donc on voit qu'il y a quand même certains groupes qui arrivent.
04:04Ce qu'on entend aussi actuellement, c'est qu'un groupe comme Chanel est en train de prendre de la
04:08part de marché.
04:09Il y a du renouveau, du renouveau en termes de designer.
04:12J'ai vu qu'il y avait un enthousiasme fort sur les sacs Chanel par rapport aux sacs Hermès,
04:17alors qu'ils restent iconiques, indétrônables.
04:20Là-dessus, il n'y a pas de doute.
04:21Mais je voyais que la prime, parce qu'on paye une prime quand on achète un sac Hermès sur le
04:25marché secondaire,
04:26de la revente, je voyais quand même que la prime qui a pu atteindre deux fois et demi à un
04:30moment le prix en retail,
04:32ça c'était au pic de 2022, est retombée quand même à moins de deux fois le prix qu'on
04:38paye en magasin,
04:39un sac neuf, Birkin par exemple, chez Hermès.
04:43Et paraît-il que la concurrence de Chanel, visiblement, suscite beaucoup d'enthousiasme dans ce segment-là.
04:48Effectivement. En fait, comme ce n'est plus un marché qui croît de manière structurelle,
04:51il y a des jeux de prise de part de marché.
04:54Et c'est vrai que le jeu des nouveaux designers, il y a eu une valse des designers incroyable l
04:58'année dernière,
04:59va être un vrai ballon d'essai pour ces différents groupes.
05:04Et par exemple, côté LVMH, il y a énormément d'attentes du côté de Dior,
05:10avec le nouveau designer Anderson qui est arrivé et qui va mettre plus de collections en boutique dès le deuxième
05:16mois.
05:16C'est toujours un pari. Ça reste, de ce point de vue-là, quand même un people business,
05:19avec toutes les fragilités aussi que ça peut impliquer.
05:23Si le designer se rate sur une première collection, ça peut se retrouver là aussi dans les cours de bourse.
05:30Et c'est un petit peu ce qu'on voit d'ailleurs avec Gucci.
05:32Oui, où le truc n'a pas pris, quoi.
05:36Pas encore.
05:36Pas encore.
05:37Il y a un Capital Market Day, c'est ça ?
05:39Demain.
05:39Demain.
05:41Le marché a été rassuré dans un premier temps par l'arrivée de M. Dimeo.
05:44En revanche, sur les nouvelles collections de M. Debna, le nouveau designer de Gucci,
05:51le ballon d'essai n'est pas encore transformé.
05:53Sur le plan boursier, c'est quoi le statut de ces groupes-là ?
05:55Alors ça a été un secteur chéri quand même par les investisseurs,
06:00surdétenus évidemment par la plupart des investisseurs particuliers ou professionnels
06:04pendant de nombreuses années.
06:05Mais c'est beaucoup moins le cas, ça n'est plus le cas aujourd'hui.
06:08C'est quoi le statut boursier de ces groupes aujourd'hui s'il n'y a plus de croissance ?
06:12Ça se paye encore trop cher par rapport à cette croissance délivrée ?
06:17On est capable de regarder à travers en se disant qu'il y a quand même un nouveau cycle qui
06:21peut reprendre ?
06:22Oui, c'est vrai que le statut a évidemment changé sur les dernières années.
06:26On le voit encore aujourd'hui avec les multiples de valorisation qui ont clairement baissé.
06:31Et on le voit même sur un actif, un acteur comme Hermès, qui jusque-là était le best in class
06:36de son secteur.
06:38Donc aujourd'hui, on se payait un peu moins de 30 fois.
06:41On était allé jusqu'à 40, voire même 70 fois dans les années 2001.
06:44Donc voilà, on voit que tout a une fin.
06:47Par contre, sur le statut de ces sociétés-là, ne pas perdre de tête, ce sont malgré tout des sociétés
06:54de qualité qui dégagent de fortes marges.
06:58Les Hermès, on est au-delà de 40%.
07:01On est quand même sur des niveaux de marge très élevés.
07:05Des générations de free cash flow également très importantes.
07:08Et du coup, des niveaux de trésorerie, que ce soit pour Hermès ou d'autres, qui permettent de faire des
07:14choses que ce soit en dividende ou éventuellement faire des acquisitions plus tard.
07:19Je reviens à votre point sur les différentes dynamiques compliquées, mode et maroquinerie.
07:24Joaillerie, il y a quelque chose d'assez défensif avec une dynamique de croissance qui est plutôt préservée.
07:30Je ne sais pas si c'est un serpent de mer, mais je sais que la question se pose de
07:33temps en temps.
07:33Est-ce que ça peut inciter un groupe comme LVMH à chercher à extraire cette valeur à un moment ?
07:39Alors, ils ont acheté Tiffany pour l'intégrer au groupe parmi leur portefeuille de marques.
07:45Alors, est-ce que les analystes, est-ce que le marché peut pousser à un moment un groupe comme LVMH
07:49à peut-être dissocier certaines activités
07:53qui pourraient être mieux valorisées que l'ensemble du groupe ne l'est aujourd'hui par le marché ?
07:59C'est une question qui revient effectivement régulièrement sur ce qu'ils peuvent faire.
08:05Est-ce qu'ils peuvent aller générer plus de valeur en externalisant certains segments ?
08:10À ce stade, eux n'en parlent pas du tout.
08:12Il y a eu quelques petits mouvements.
08:14Ils ont vendu la partie DFS sur le travel retail.
08:19Distribution spécialisée, c'est ça ?
08:20Exactement, chinois.
08:22Donc, on voit des petits mouvements.
08:25Mais à ce stade, eux n'en parlent pas du tout.
08:27C'est peut-être l'enjeu d'une nouvelle génération à la tête de LVMH.
08:32C'est aussi la seconde question qui revient le plus.
08:34Oui, les deux étant peut-être liés.
08:37Qu'est-ce que ça vous inspire comme commentaire ?
08:39Alors, c'est le secteur du luxe, effectivement.
08:41Mais plus globalement, l'enjeu, c'est cette saison de publication de résultats.
08:44Dans le contexte géopolitique qu'on connaît, on pourra y revenir, François.
08:48Mais est-ce que c'est une saison déjà à fort enjeu ?
08:51Ou est-ce que non, c'est plutôt les prochaines saisons qui vont être à fort enjeu ?
08:55C'est sans doute plutôt les prochaines saisons.
08:57La saison en cours, elle risque d'être bonne.
08:59Quand on regarde les chiffres de consommation en mars, finalement,
09:02mis à part en Asie, où ça a été un peu touché.
09:04Mais le reste tient très bien.
09:05Ça tient aux Etats-Unis, ça tient en Europe.
09:06On va avoir un impact qui va être très limité sur le mois de mars.
09:09Donc, finalement, la saison des résultats du Q1, elle va être bonne.
09:12Et quand on regarde les attentes, elles sont toujours assez bien orientées.
09:14Donc, il n'y a pas vraiment de sujet là-dessus.
09:16Et ça risque de marcher un peu comme d'habitude.
09:18C'est-à-dire que la saison des résultats, c'est un support pour le marché.
09:21Parce qu'on publie au-dessus des attentes aux Etats-Unis.
09:23On connaît le jeu mécanique de surprendre à la hausse sur le marché.
09:26Donc, ça risque d'être globalement quand même assez bien accueilli
09:29parce que c'est toujours une bonne nouvelle.
09:30Mais la focale, ce n'est pas ça.
09:31La focale, c'est les guidance qui vont être données.
09:34Ou non données d'ailleurs.
09:35Parce que je pense qu'ils vont prendre énormément de pincettes
09:37pour donner des chiffres précis sur leur forecast.
09:39Donc, on n'en saura sans doute pas beaucoup plus.
09:41Mais à la fin, on va attendre de voir.
09:43C'est ce qu'ils vont nous dire.
09:43On va attendre de voir la durée du conflit, l'impact, etc.
09:46Ce que nous disent les banques centrales de la même façon.
09:48Bref, tout le monde dit la même chose.
09:49Personne ne sait.
09:51Donc, au final, on risque d'avoir une saison qui va être de bonne facture.
09:54Etats-Unis comme Europe.
09:56Et ça risque d'être plutôt quand même un support au marché.
09:59Même si ça ne va pas du tout lever les incertitudes sur les guidance expostes.
10:04Support au marché.
10:05Dans le cas européen, c'est un support et un soutien qu'on attend depuis plusieurs années.
10:09C'est-à-dire que ça fait au moins trois ans consécutifs.
10:11Ce n'est pas drôle.
10:12Non, mais ça fait trois ans consécutifs qu'on part chaque année avec un peu d'optimisme.
10:17C'est la nature des intervenants de marché, des analyses, des gérants actions,
10:21d'essayer de viser la croissance pour arriver à zéro.
10:25Donc, toute la performance du marché européen depuis trois ans se fait sur une logique d'expansion de multiples.
10:30Et on partait au début de cette année 2026 en se disant que cette fois, c'était la bonne.
10:35Il y allait y avoir aussi cet accompagnement de la croissance bénéficiaire
10:39pour permettre une performance à nouveau des marchés européens.
10:42Alors oui, bien sûr.
10:43On a vécu trois ans sans croissance de earnings.
10:45On sait pourquoi.
10:46La hausse des prix d'énergie, le conflit, la hausse de l'euro derrière, etc.
10:49Donc, il y a des raisons qui expliquent le pourquoi.
10:50A priori, en 2026, on était parti pour avoir enfin une saison de normalisation
10:56et des croissances de bénéfices autour de 10% en fonction des indices en Europe.
11:00Ce qui était enfin une bonne nouvelle.
11:02Et ce qui pouvait justifier l'expansion des multiples qu'on connaissait
11:06et l'espèce de regain d'attrait d'activité de la zone européenne pour les investisseurs internationaux.
11:12Voilà, là, on subit potentiellement un coup d'arrêt.
11:15Mais peut-être que potentiellement.
11:18Je ne suis pas sûr qu'il fallait voir forcément toujours le verre à moitié vide,
11:22qu'il fallait tout le temps être pessimiste.
11:24Ce n'est pas forcément la fin du monde au coin de la rue.
11:26Non, il y a des raisons.
11:27On peut en parler de manière en détail,
11:28mais il y a des raisons pour lesquelles on peut espérer que cette crise en zone euro
11:32ne soit pas une crise systémique, comparable à 2022.
11:37La hausse des prix du gaz n'a rien à voir avec 2022.
11:39Le nucléaire n'a rien à voir avec 2022.
11:41Le TTF est revenu d'ailleurs sur les niveaux d'avant le déclenchement du conflit.
11:44Vous pouvez même se dire, je regardais ça avant ce matin,
11:46pour tout à fait notre raison,
11:48mais par rapport au 15 janvier 2025,
11:50donc il y a un peu plus d'un an,
11:51les prix du pétrole en zone euro sont flat, quasi flat.
11:55Les prix du gaz sont 11 à 12% inférieurs.
11:58Est-ce qu'on était dans une période de récession en début d'année 2025 ?
12:02Non.
12:02Est-ce qu'on va aller en récession demain ?
12:04Non plus.
12:05Évidemment, si on n'a pas de problème de pénurie,
12:07il est là l'enjeu en fait.
12:08Et si le marché a raison dans ses prévisions
12:11et de dire que cette crise va avoir un terme
12:14et on va réouvrir le Détroit de manière plus ou moins complète,
12:18à horizon visible,
12:19et on n'aura pas de problème d'approvisionnement en Europe en tout cas,
12:23c'est à peu près ce que nous raconte le marché aujourd'hui.
12:26Si on est dans ce cas-là,
12:27ce n'est pas un drame pour la croissance européenne
12:29et ce ne sera pas un drame non plus pour l'inflation
12:31et donc ce ne sera pas un drame non plus pour la Banque centrale européenne.
12:35Et donc on pourrait avoir le scénario qu'on est en début d'année
12:38peut-être un peu moins bon.
12:39Oui, je comprends.
12:40Mais peut-être pas non plus le zéro.
12:42On peut retrouver quand même ce chemin-là encore.
12:45En tout cas, on peut avoir encore un certain optimisme
12:47si jamais on est dans le scénario d'écrire.
12:48Évidemment, si on est en pénurie dans un mois et demi,
12:51ce n'est pas la même chose.
12:51On en reparlera.
12:54Le cas européen, dans quelle mesure il est intact ?
12:58Du cas d'investissement, je parle bien sûr, Nicolas.
13:02Et est-ce qu'effectivement, cette idée de résilience,
13:05qui accompagne les marchés, les investisseurs
13:07depuis des années maintenant,
13:08face à la succession de crises,
13:11à une fréquence toujours plus rapide,
13:13l'accumulation, l'empilement des chocs ?
13:15C'est vrai qu'on a toujours tendance à voir les risques
13:18quand même en premier effet.
13:20Et on s'aperçoit en deuxième tour
13:22que souvent tous les risques ne se matérialisent pas
13:24et que les agents économiques arrivent à offrir une bonne résilience.
13:28On est encore dans cette idée-là ?
13:31Alors, regardons du point où nous sommes,
13:34puisque, bon, vous êtes un peu plus constructif,
13:38mais on est revenu à un niveau où les indices boursiers
13:41sont quand même quasiment proches de leur top.
13:43Oui.
13:44Donc la question, c'est est-ce que ça peut aller plus haut
13:46sur base de maintenant ?
13:47Tout le monde pense que la crise politique, géopolitique,
13:53est derrière nous.
13:55Alors, par rapport à votre question sur le plan européen,
13:58quelques éléments pour lier aussi à votre réponse détaillée.
14:03Où investir en Europe ?
14:07Ou dans quel secteur je devrais investir en Europe ?
14:09Alors, on n'a pas vraiment envie d'investir dans le luxe.
14:14Il y a peut-être d'autres choses à faire.
14:15Il y a peut-être d'autres choses à faire.
14:16Alors, j'ai compris que Grégoire est devenu l'expert des cinquième mois.
14:21Mais, voilà, je me renseigne.
14:22Sur le luxe, vous avez très bien exposé,
14:25c'est un secteur qui était très porteur pour la bourse européenne,
14:28qu'il est moins aujourd'hui.
14:30Alors, on regarde d'autres secteurs.
14:32Le secteur automobile, dévasté, très attractif.
14:36Mais honnêtement, beaucoup de raisons nous laissent assez prudents
14:42et font qu'on n'a pas envie d'investir dans le secteur automobile.
14:45Et je peux y grainer comme ça certains secteurs.
14:47Je ne dis pas qu'on n'a pas de convictions.
14:48Il y a des convictions.
14:49Les utilities en font partie.
14:51Mais, quelque part, aujourd'hui,
14:53il est vrai que les secteurs sur lesquels on a envie d'être positifs,
14:57pour nous, aujourd'hui, c'est d'abord le secteur de la technologie.
15:02Et s'il y a un point qui me semble important dans les résultats à venir,
15:06c'est les résultats des valeurs technologiques,
15:10tant software que hardware.
15:12Puisque là, c'est une logique et des inquiétudes
15:14qui sont indépendantes du conflit
15:15et qui ont été soulevées au début de l'année.
15:18Totalement.
15:18Mais donc, si je regarde de l'Europe,
15:20et bien si je regarde en Europe,
15:21c'est vrai que, quand je regarde les secteurs,
15:23il y a le secteur bancaire.
15:25Et à part le secteur bancaire et le secteur...
15:27Ça reste un secteur intéressant, effectivement,
15:30le secteur bancaire,
15:31qui est un peu corrigé, quand même, pendant le...
15:33Qui est un peu corrigé, mais pas énormément,
15:34mais il est vrai que la question pourrait se poser
15:36si on a un peu de hausse de taux,
15:39une courbe qui se repentifie,
15:40des marges qui se refont,
15:42c'est peut-être un secteur intéressant.
15:43Mais par rapport au cas d'investissement européen,
15:46la question que je me pose déjà,
15:47d'un point de vue bottom-up et sectoriel,
15:49c'est y a-t-il de nombreux secteurs
15:51sur lesquels j'ai envie d'être positif ?
15:53Et il me semble qu'il y a peu de secteurs
15:55sur lesquels on a envie de crier
15:57et d'être super positif,
15:58donc d'un point de vue bottom-up.
16:00C'est vrai, sectoriel,
16:01les secteurs du luxe,
16:02les secteurs de l'automobile,
16:04beaucoup de ce secteur-là
16:05ne sont pas aujourd'hui des secteurs
16:07sur lesquels on a envie d'investir.
16:09Du côté top-down maintenant,
16:11il me semble que cela reste une zone
16:15quand même, je dirais, fragile.
16:21Aujourd'hui, la zone euro
16:23est quand même la seule zone monétaire
16:25où potentiellement la Banque Centrale Européenne
16:27se pose la question de monter les taux
16:28avec la Banque of England.
16:32Donc ça peut être positif pour le secteur bancaire,
16:33mais pour d'autres actions,
16:36ça sera peut-être un peu plus compliqué.
16:38Le secteur assurantiel
16:39ou le secteur de l'immobilier.
16:42Donc, on est dans une situation
16:43où l'inflation, même si ce n'est pas comparable,
16:45bien sûr en 2022,
16:46il y a quand même une inflation
16:47qui est durablement au-dessus des 2,5.
16:50C'est donc un environnement
16:51où la Banque Centrale monte les taux.
16:52Donc, voilà.
16:54Honnêtement,
16:56donc le schéma de début d'année
16:57ou le scénario de début d'année
16:59qu'on avait pour l'Europe,
16:59il s'est quand même
17:02passablement déréglé, vous dites alors ?
17:03Alors, moi, je dis, en effet,
17:04je suis en désaccord avec un peu ce qui était dit.
17:06C'est-à-dire que moi,
17:06je ne trouve pas que ce soit super positif.
17:09Je trouve que d'un point de vue
17:12environnement macroéconomique,
17:13monétaire et budgétaire,
17:14l'environnement n'est pas très rassurant.
17:16Puisque potentiellement,
17:17du resserrement monétaire,
17:18peu d'assouplissement budgétaire,
17:20un plan allemand qui tarde à se matérialiser,
17:23des secteurs qui ne sont pas,
17:25pour moi,
17:26qui ne sont pas super attractifs,
17:27peut-il y avoir un rebond ?
17:29Peut-être.
17:29Mais quand je regarde aussi
17:30les niveaux de valorisation,
17:31corrigez-moi si je me trompe,
17:33mais je regarde depuis le début de l'année,
17:35l'Europe fait encore mieux
17:36que les États-Unis.
17:38En local.
17:39Oui, oui, oui.
17:41La crise a remis un peu
17:42les compteurs à zéro quand même.
17:44Oui, mais quand même.
17:45Et donc moi,
17:46aujourd'hui,
17:47si le conflit venait à être résolu,
17:51sur quelle zone je préférerais retourner,
17:53en priorité,
17:55ce sont les États-Unis
17:56et les pays émergents,
17:57qui pour moi,
17:58sont des niveaux plus attractifs,
18:00portés par des convictions de long terme,
18:03notamment la conviction long terme
18:05liée à la technologie,
18:06qui pour moi,
18:06reste une conviction
18:07que nous avons sur le long terme,
18:09qui est portée par la révolution
18:11de l'intelligence artificielle,
18:12qui continue à être extrêmement soutenue
18:14par des résultats de qualité.
18:16Je pense aussi des résultats
18:17qui vont venir,
18:18qui vont être intéressants,
18:19des guidance qui sont intéressants.
18:20Et cette dynamique de long terme technologie,
18:22pour moi,
18:23elle est plutôt supportive
18:24pour des pays comme les États-Unis,
18:26pour des pays comme Taïwan,
18:27pour des pays comme les pays émergents.
18:30Donc tout le thème reprise cyclique européenne,
18:34souveraineté, infrastructure,
18:35c'est bien,
18:36mais ça ne vaut pas
18:37le thème de la tech
18:38à travers les États-Unis et l'Asie.
18:40Oui,
18:41investir sur l'autonomie européenne.
18:42Oui,
18:42mais est-ce que moi,
18:44je suis du camp de dire
18:45l'Europe va...
18:46On est dans un environnement
18:47où moi,
18:47j'ai envie de racheter l'Europe.
18:48La réponse pour moi est non.
18:49Vous dites la même chose, François,
18:50ou c'est deux versions
18:51quand même un peu différentes ?
18:52Je ne suis pas en désaccord
18:54avec ce qui vient de dire
18:54sur la tech américaine.
18:55Ce n'était pas le sujet.
18:56Non, non,
18:56ce n'était pas la question.
18:59Je ne suis pas en désaccord
19:02avec la tech américaine.
19:03Il y a eu un re-rating
19:04qui a été très violent
19:05sur la tech américaine,
19:07spécialement sur les softwares.
19:08Donc on a des niveaux de valo
19:09qui étaient sans doute
19:11déraisonnables
19:11à un certain point de l'année 2025.
19:14Ça ne l'est plus maintenant.
19:15On voit quand même
19:15que le désaveu
19:16versus le software
19:17et donc cette problématique
19:19liée à l'IA
19:20n'est toujours pas réglée
19:21dans le marché.
19:22Il y a encore une crise de confiance
19:23sur ce paramètre-là.
19:24De l'autre côté,
19:25on a un parti hardware
19:25qui cartonne complètement.
19:27Donc il faut bien choisir
19:28son sous-segment
19:29dans la tech américaine
19:30mais globalement
19:31sur la tech américaine,
19:32je ne suis pas en désaccord
19:33avec ça du tout.
19:33Et je ne dis pas
19:34que les États-Unis
19:34et que les marchés américains
19:35vont baisser.
19:38Ce n'était pas en opposition
19:39par rapport à l'Europe.
19:40Est-ce qu'on est dans une crise européenne
19:43et est-ce que les indices européens
19:45sont à risque aujourd'hui
19:48si on se projette
19:49à horizon fin d'année ?
19:52Après, je lutte souvent
19:53contre l'européenne bashing
19:54ou le French bashing.
19:55On en est là, bien sûr, François.
19:57Parce que je pense que structurellement,
20:00la zone n'est plus dans le même état
20:01qu'elle l'était en 2022
20:04et que la zone ne se porte pas si mal que ça.
20:07Un autre exemple,
20:08c'est qu'on a une épargne excellentaire
20:11au sein de la zone euro
20:12qui est très importante.
20:13On dit toujours
20:14que les États-Unis consomment
20:15et l'Europe consomme beaucoup moins.
20:17Quand je compare
20:18les derniers chiffres,
20:20on est à 4% à peu près
20:21de consommation totale,
20:23donc prix plus volume
20:24aux États-Unis.
20:25On est exactement la même chose
20:27en zone euro.
20:28En France,
20:28on est à 4% uniquement en volume.
20:30On est quasiment à 6%,
20:31tout compris.
20:33Le tourisme se porte extrêmement bien.
20:35Le nucléaire marche très bien.
20:36Il y a plein de raisons
20:37qui font qu'on n'est pas
20:40dans un scénario du pire
20:42forcément en Europe.
20:43Je ne dis pas
20:43qu'on va faire mieux
20:44qu'aux États-Unis.
20:44Je ne dis pas
20:45que le marché européen
20:46c'est le meilleur marché
20:47pour les années.
20:47Non, mais c'est un peu
20:48quand même l'idée
20:48qu'on avait en début d'année
20:50encore, François.
20:51On partait avec l'idée
20:53Europe over US,
20:55la tech US
20:56suscitait un peu plus
20:57de défiance,
20:57de méfiance, etc.
20:58On ne va pas changer de monde
20:59du jour au lendemain.
20:59On ne va pas avoir
21:00une autre chose.
21:00Donc on revient dans quelque chose
21:01dans une hiérarchie
21:01un peu plus naturelle.
21:02On ne va pas avoir
21:03des returns en écouté
21:03en Europe
21:04qui vont être 5 points
21:05au-dessus des États-Unis.
21:05Ça ne va pas arriver à la main.
21:06Maintenant,
21:07si la question c'est
21:08est-ce que les marchés
21:08européens vont être
21:09sans doute
21:10potentiellement plus élevés
21:11en fin d'année que maintenant ?
21:12Je pense que la probabilité
21:14est supérieure à 50%
21:15pour ce scénario-là.
21:15Très clair.
21:16Très clair.
21:17Ariane, si je reviens
21:18sur les résultats.
21:18Alors on parlait de la tech,
21:19là je veux bien
21:20le carton de la tech.
21:22Comment ça se traduit
21:23dans les chiffres
21:23d'un ASML ?
21:25Faut-il le rappeler
21:26qui est quand même
21:26une de nos pépites
21:28technologiques européennes
21:29avec une position
21:30quasi monopolistique
21:31sur ces machines
21:33de lithographie
21:33pour le secteur
21:34des semi-conducteurs ?
21:36Écoutez, ça se passe
21:37toujours très bien
21:38pour effectivement
21:39toute la sphère tech
21:40et la sphère semi-conducteur
21:41en particulier
21:42pour ces équipementiers.
21:45ASML publie encore
21:46des excellents chiffres
21:47et puis comme on l'a vu
21:49ce matin,
21:50on relève une nouvelle fois
21:50ces guidance.
21:52On passe de 11-12
21:53à 15% de croissance
21:54sur l'année
21:54ce qui est quand même
21:55très encourageant
21:56et qui montre
21:57qu'ils ont une excellente
21:58visibilité.
21:59Il faut voir d'ailleurs
21:59en tête que cette
22:01augmentation de guidance
22:03elle se fait
22:05avec une dose
22:07de prudence
22:07sur ce qu'ils vont
22:08pouvoir faire
22:08avec la Chine.
22:09Oui, c'est ça.
22:10Comme Nvidia
22:10ou d'autres acteurs
22:11du secteur,
22:12il y a des contraintes
22:13sur le marché chinois
22:14pour ne pas dire plus
22:17qui leur empêchent
22:17d'avoir une visibilité
22:18sur ce qu'ils vont
22:19être capables
22:19de vendre
22:19ou pas là-bas sur place.
22:20Donc, clairement,
22:22toute la sphère
22:22de CAPEX,
22:24d'investissement
22:25lié à l'intelligence
22:26artificielle continue.
22:28On voit que
22:29mois après mois,
22:30les attentes sont relevées.
22:32On discutait encore
22:33avec des experts
22:34la semaine dernière
22:34qui nous disaient
22:35que la croissance
22:37des CAPEX
22:38devait être
22:39de 35%
22:40en début d'année
22:40et puis là,
22:41on pourrait peut-être
22:41être sur du x2.
22:43Donc, voilà,
22:44ça ne s'arrête pas
22:45et clairement,
22:47ASML est un gagnant
22:48de ce mouvement.
22:49Après,
22:50on a la question
22:51de la valorisation,
22:52évidemment,
22:53et surtout
22:53quand on le met
22:54au regard
22:55de la sphère software,
22:57la sphère des logiciels,
22:59mais clairement,
23:02la visibilité
23:02qu'ils ont
23:03et le chemin
23:05à moyen-long terme
23:06est plutôt ascendant.
23:08Je reprends
23:08votre point
23:09sur le luxe
23:10et l'idée
23:10qu'à un moment,
23:11on a pensé
23:11que le secteur
23:12était devenu acyclique
23:13tellement la demande chinoise
23:14ou tellement on avait
23:15un foyer de demandes
23:16important en Chine
23:17et dans les émergents
23:18en l'occurrence.
23:19Il y a un peu ce parallèle
23:20avec ces boîtes
23:22de semi-conducteurs.
23:23On sait tous
23:23que historiquement,
23:24ce sont des boîtes cycliques
23:25voire très cycliques.
23:27Ça peut être
23:27des mini-cycles
23:28très très rapides
23:29en fonction
23:29de votre positionnement,
23:30des industries
23:32auxquelles vous répondez,
23:34etc.
23:35Et c'est vrai
23:35que là,
23:35on a l'impression
23:36qu'il y a une demande
23:36infinie, éternelle.
23:38Christophe Boucher,
23:39le patron d'ASML,
23:39le dit,
23:40on ne voit pas
23:41horizon humain
23:42visible
23:42d'affaiblissement
23:43de la demande
23:44et donc,
23:45il y a toujours
23:46un problème d'offre
23:47là devant nous.
23:48Il faut garder en tête
23:49que ça reste
23:50à un moment
23:50des industries cycliques
23:51et qu'il y aura
23:52un moment cycliques
23:53aussi pour ces acteurs-là.
23:55Évidemment,
23:56c'est le secteur cyclic,
23:58par exemple,
23:59le secteur le plus cyclique
24:01de la cote,
24:02je dirais.
24:03Évidemment,
24:03aujourd'hui,
24:04on a des méga tendances
24:06tirées par l'IA,
24:07mais on peut avoir
24:08des forces de rappel
24:09sur toute la sphère IA,
24:10alors pas forcément
24:11sur l'ASML.
24:12On peut souvent avoir
24:13ce qu'on appelle
24:13du double ordering
24:16pour justement pouvoir
24:18sécuriser son stock,
24:19son flux.
24:20Exactement.
24:20Ça,
24:21à un moment donné,
24:21ça peut se retourner.
24:22Quand on annule
24:23les deuxièmes commandes.
24:24Exactement,
24:24on l'a vu dans le cycle
24:25précédent,
24:26et donc,
24:26on n'est pas complètement
24:27à l'abri de ça
24:27à un moment donné.
24:29Donc,
24:29aujourd'hui,
24:30je trouve que le mouvement
24:31qu'on a sur l'ASML
24:32qui baisse un petit peu
24:34est plutôt logique
24:36compte tenu du...
24:38Je disais,
24:39le titre a terminé
24:40sur les niveaux records.
24:41Exactement.
24:41On part de records.
24:42Et de ce point de vue-là,
24:44quand on regardait
24:45aujourd'hui ASML,
24:46se paye le double
24:48d'un SAP.
24:49Donc,
24:49c'est vrai.
24:50Dans les logiciels.
24:50Dans les logiciels.
24:53Effectivement,
24:54ça montre bien...
24:55Juste où on peut aller,
24:56à mon avis,
24:56ça peut respirer
24:57un petit peu
24:58à court terme.
24:59Oui,
24:59bonne question,
25:00effectivement,
25:00Nicolas.
25:01l'écart entre la partie
25:02semi-conducteur
25:03et software
25:03qui doit être
25:04un écart maximal,
25:06quasiment historique.
25:08Le SOX aux Etats-Unis
25:09est au plus haut,
25:09le software,
25:10l'indice des softwares
25:11doit être au plus bas
25:13pour grossir les choses.
25:15À un moment,
25:15il y a une force de rappel
25:16quand même ?
25:17C'est ce que je disais
25:18pour moi dans les résultats
25:19qui sont à venir.
25:20Ce sont les résultats
25:20que je vais scruter
25:21et que nous allons scruter
25:22avec le plus d'attention.
25:23C'est vraiment
25:24les résultats
25:25du secteur de la tech,
25:27notamment SAP,
25:28les softwares
25:29par rapport au hardware.
25:30On connaît la situation actuelle,
25:31donc la question...
25:32Mais c'est un trimestre,
25:33une publication
25:34peut changer la perception
25:35parce que le marché
25:37a eu l'air d'être
25:38assez définitif quand même.
25:40Non, non, non.
25:40Ce n'est pas une publication
25:41qui changera,
25:41mais l'évolution
25:43sur SAP,
25:44notamment,
25:45il y a tout ce qui est
25:46sur le cloud
25:47qui va être regardé
25:48avec attention
25:49au niveau de la croissance
25:50là-dessus.
25:51Il nous semble quand même
25:52que ce sont des sociétés
25:53qui ne peuvent pas,
25:54qui ont beaucoup souffert
25:56d'un point de vue performance.
25:57mais on ne peut pas
25:58remplacer un système
26:01développé comme ça
26:02dans une entreprise,
26:03dans des grandes entreprises
26:04qu'il faut deux,
26:05trois ans
26:05pour implémenter
26:06un type de système
26:06par juste un outil ER.
26:09Ça, ce n'est pas vrai.
26:10Donc, à un moment donné,
26:11il y aura sans doute
26:12une force de rappel.
26:13Mais pour l'instant,
26:14nous, on est relativement
26:15assez prudents
26:17sur le secteur des softwares
26:18et on est très positifs,
26:20effectivement,
26:20sur le reste de la technologie.
26:23Mais c'est surtout
26:24au niveau de ces entreprises,
26:25on ne pense pas
26:26qu'on aura une réponse
26:26à toutes les questions,
26:27mais il nous semble quand même
26:28que ça va apporter
26:29un petit peu
26:32d'informations
26:33par rapport
26:33à ces niveaux
26:34de valorisation
26:35qui sont extrêmes.
26:36Ils sont quand même extrêmes.
26:38Et puis,
26:38il y a aussi
26:40les questions.
26:40Il y a eu
26:41le nouveau modèle
26:43anthropique
26:44qui, visiblement,
26:45a amené
26:46à une réunion,
26:47je crois,
26:47avec ça.
26:47Oui, oui.
26:48Et donc,
26:49il y a aussi
26:49un enjeu...
26:50Sur la question
26:50de la cybersécurité.
26:51Voilà,
26:51mais ça,
26:51c'est un sous-secteur
26:52qui est aussi important
26:53dans le secteur
26:54de la technologie
26:54aux Etats-Unis,
26:55qui est assez absent,
26:57je crois,
26:57en Europe,
26:57mais qui est assez présent
26:58aux Etats-Unis.
26:59Donc ça,
26:59c'est un secteur
27:00qui peut...
27:01On peut se poser
27:02ce qu'il va en bénéficier
27:03ou pas,
27:03mais il va en bénéficier,
27:04selon nous.
27:05Donc,
27:05même si c'est
27:06l'EI
27:06pas des disrupteurs,
27:08mais en même temps,
27:08ça va nécessiter
27:09davantage de sécurité.
27:11Donc,
27:11des thématiques
27:12comme la cybersécurité,
27:13des thématiques,
27:14évidemment,
27:14sur les hardware,
27:17hyperscaleurs,
27:18tout ça,
27:18vont rester très, très,
27:20je pense,
27:21positifs,
27:22supportifs
27:22pour le secteur
27:23de la tech.
27:23Et c'est vrai
27:24que c'est un environnement
27:25qui nous rend plus confortables
27:26sur les actions américaines.
27:28Air winners
27:28et air losers,
27:29c'est une conversation
27:30qui va encore structurer
27:31cette année 2026,
27:33François ?
27:34C'est obligé,
27:34ce sont comme des gros poids.
27:35Oui, oui.
27:36C'est majeur.
27:37Mais avec une perception
27:39qui peut évoluer,
27:40je voyais encore
27:40une publicité
27:41qui publie,
27:43tout est au-dessus du secteur.
27:44Non, ce n'est pas le sujet.
27:45Ils font mieux que...
27:45Non, ce n'est pas le sujet.
27:47Ils investissent
27:48un milliard dans l'IA.
27:49C'est la boîte
27:49la plus digitale du secteur.
27:51Le marché n'en veut pas.
27:52Mais c'est assez rare
27:53comme comportement
27:55qu'on vit depuis plusieurs mois.
27:57Ça a commencé
27:57même en fin d'année dernière.
27:58Oui, à l'automne.
28:00Mais c'est assez rare
28:01de voir des révisions
28:02de earnings
28:02à la hausse sans arrêt
28:04et re-rating
28:05constant du marché.
28:07Et je ne pense pas
28:08que ce soit une saison
28:08de résultats en plus
28:09qui va foncièrement
28:10changer la façon
28:11dont le marché
28:12anticipe
28:13ces business models
28:13à horizon moyen-long terme.
28:15Et tant qu'il y aura
28:16ce doute-là
28:18sur la capacité
28:20de ces business models
28:20à résister
28:21à l'IA,
28:22aux disruptions
28:24qui vont venir,
28:24je suis d'accord,
28:25il y a certains business models
28:26qui vont s'en sortir
28:26beaucoup mieux d'autres.
28:27La cybersécurité,
28:28sans doute.
28:29Il y a des sous-seignements
28:30qui devraient bien s'en sortir.
28:31Mais le marché doute là-dessus.
28:33Et donc,
28:33qu'est-ce qui va faire
28:34que le doute
28:35va être levé
28:35à un moment donné ?
28:37Oui.
28:38Pas ?
28:38Aucune idée.
28:39Une preuve ?
28:39Une preuve de quelque chose ?
28:40Que les logiciels
28:41peuvent intégrer de l'IA
28:42et que c'est une bonne manière
28:44de procéder
28:44pour déployer l'IA
28:45dans les entreprises ?
28:46Ça ne sert à rien
28:46de se battre en fait.
28:47Je pense que ça ne sert
28:48à rien de se battre.
28:49Le marché n'en veut pas.
28:51Le marché n'y croit pas.
28:52Je ne pense pas
28:52qu'une saison de résultats
28:53va changer ça.
28:56Le marché,
28:56il est complètement orienté
28:57sur le hardware.
28:59Tant qu'on n'aura pas épuisé
29:01ce côté-là,
29:01vous dites ?
29:02Il n'y a pas de raison
29:03que ça change à court terme.
29:05Maintenant,
29:07le marché peut switcher
29:08mais il faut qu'il se passe
29:08quelque chose.
29:09Il faut qu'il y ait un événement
29:10qui remette en cause
29:12cette espèce de disruption potentielle
29:14de toutes les boîtes de software.
29:16On avait cru à un moment
29:17que les commentaires
29:17du patron d'Nvidia
29:18disant que le marché
29:19se trompait complètement
29:20parce qu'il pourrait être
29:21ce genre de catalyse
29:22qu'ils fassent que...
29:22Pas du tout.
29:24Je crois que c'est un tropique.
29:25Ils embauchent
29:26des ingénieurs software.
29:27Je me dis que même eux...
29:29C'est moins cher.
29:30C'est moins cher.
29:32Mais même eux,
29:33ils croient qu'il y a quand même
29:34un avenir dans ce genre de métier.
29:35J'imagine.
29:37Si on se projette à...
29:38Tout dépend si on a un horizon
29:40à 1, 2, 3, 4, 3
29:41ou si on a un horizon
29:42à 3 ans.
29:43Ou à 5 ans.
29:45Ce qui devrait être
29:46l'horizon classique
29:46quand on fait ce genre de métier.
29:48Mais si on pense...
29:48Est-ce que Microsoft
29:49qui est la boîte de software
29:50par excellence
29:51qui a le plus gros poids
29:52de l'indice
29:52à horizon 5 ans
29:53est-ce que ce sera plus haut
29:54vu le niveau de valo ?
29:55Je pense qu'on va tous
29:56être d'accord pour dire
29:57que oui, ça va être plus haut.
29:59En revanche, est-ce qu'à horizon
30:003 mois, il faut jouer
30:01la thématique du software
30:02en vue de la dynamique
30:03du momentum du marché ?
30:04Ce n'est pas clair.
30:07Tout dépend de...
30:08Plus d'incertitude
30:09à court terme
30:09que finalement à long terme
30:10de ce point de vue-là.
30:11Tout dépend des acteurs.
30:11Microsoft, on est assez tranquille.
30:13En fait, je pense que ça dépend
30:15réellement des acteurs
30:17d'où la valeur
30:19du stock picking.
30:21Et moi, ça me fait clairement
30:21penser à une valeur française,
30:23téléperformance,
30:24je ne vais pas la citer,
30:25où pendant des années,
30:26on s'est dit effectivement
30:29ils ont toujours de la croissance
30:30et encore aujourd'hui,
30:31ils génèrent de la croissance,
30:33de la croissance plus faible
30:34qu'avant.
30:35Mais le multiple
30:37de valorisation aujourd'hui,
30:39il a moins de 4 fois
30:39les bénéfices.
30:40Incroyable.
30:41Donc, j'espère qu'on n'aura pas
30:43ce sujet-là sur les softwares
30:44mais effectivement,
30:45c'est un sujet...
30:45C'est le problème des pay-value.
30:47C'est un sujet de flux aussi.
30:48Et une boîte qui explique très bien.
30:50Alors, il y a eu d'autres sujets
30:51chez téléperformance
30:51mais si on fait abstraction
30:53effectivement des affaires
30:55réputationnels si je puis dire.
30:56Oui, non mais c'est une partie importante.
30:58Mais c'est une boîte qui explique
30:59mais nous,
31:00des évolutions
31:01ou des révolutions technologiques,
31:03on les a toutes vues.
31:05On s'en est toutes...
31:06On s'est servi de toutes ces révolutions
31:08pour développer notre business,
31:10s'adapter.
31:11On est capable
31:11d'appréhender
31:14un nouveau virage technologique.
31:16Mais le marché
31:16ne semble pas les croire.
31:18Encore aujourd'hui.
31:19Sur l'aspect plus global
31:20des résultats,
31:21là pour refaire le point
31:21sur l'Europe,
31:22où j'imagine le secteur oil et gaz
31:24ça n'a pas de problème,
31:25on peut réviser à la hausse
31:26sans attendre.
31:27Pour le reste,
31:28on en est où effectivement
31:30des attentes bénéficiaires
31:31et quels sont les secteurs
31:33sur lesquels il y a
31:34le plus d'attentes aujourd'hui ?
31:35Est-ce qu'il y a déjà
31:35des révisions à la baisse
31:37qui pourraient être
31:37des signaux faibles,
31:39Ariane,
31:39ou est-ce qu'on est encore
31:40dans une position
31:41un peu de pause
31:42de ce point de vue-là ?
31:44Effectivement,
31:44pour l'instant,
31:45on attend 13%
31:46de croissance bénéficiaire
31:47sur l'Europe
31:48pour 2026.
31:51Ça a été plutôt
31:51même révisé à la hausse
31:52jusque-là,
31:53ce qu'on disait
31:54aussi tout à l'heure.
31:56Pour le premier trimestre,
31:57on attend 3%.
31:59Je ne sais pas
32:00si on aura la réponse
32:02sur les premiers trimestres
32:03parce qu'on n'aura pas
32:04encore de guidance
32:04qui sera donnée
32:05dès le premier trimestre.
32:06Elles seront peut-être
32:07plutôt données
32:07au deuxième trimestre,
32:09d'autant plus
32:09qu'on est vraiment
32:10en ce moment
32:10en plein cœur
32:12de la guerre.
32:13Les impacts,
32:14on ne les verra pas
32:14du tout au premier trimestre.
32:16En termes de secteur,
32:18évidemment,
32:19l'en-gaz va être revue
32:20et déjà revue
32:21à la hausse.
32:23Ce n'est pas compliqué
32:23d'implémenter
32:24dans son modèle
32:26le prix du pétrole.
32:28Les utilities aussi
32:30devraient en bénéficier.
32:32Toute la sphère commodité,
32:33finalement,
32:34en bénéficie clairement.
32:36Après,
32:37l'impact,
32:38l'autre secteur
32:39qu'il faudra regarder
32:40et nous,
32:40on en a quelques-unes
32:41dans les sociétés françaises,
32:42c'est toute la sphère
32:43électrification
32:44qui bénéficie
32:46de ce souffle IA
32:47alors que ce soit
32:48avec des sociétés
32:49comme Le Grand,
32:50Schneider,
32:51qui ont quand même
32:51des chiffres d'affaires
32:53significatifs
32:53dans la thématique.
32:54Pour moi,
32:55ça continue
32:55à aller dans le bon sens
32:57et puis ça peut aller
32:58jusqu'au câblier aussi
32:59comme Nexans ou Prisman.
33:00Bien sûr.
33:01Le Grand,
33:01c'était 0% d'activité
33:03dans les data centers
33:04il y a peut-être
33:05une demi-douzaine d'années
33:06à peine.
33:07C'est plus de 20%
33:08du chiffre d'affaires
33:08aujourd'hui.
33:08C'est quand même
33:09des boîtes qui ont capté
33:10là aussi une partie
33:10de la valeur.
33:11Il nous reste 5 minutes
33:11là,
33:12je me tourne vers vous
33:13Nicolas et François.
33:14Les banques centrales,
33:15donc ça y est,
33:15ça revient dans 15 jours,
33:16BCE,
33:17Banque d'Angleterre,
33:18Réserve fédérale américaine.
33:20Oui,
33:20moi je pense que...
33:21Est-ce qu'on peut imaginer,
33:22si on se focalise à nouveau
33:23sur le scénario
33:24de début d'année
33:24pour 2026,
33:26est-ce qu'il y a encore
33:27une possibilité
33:28que la FED baisse ses taux,
33:29que le prochain mouvement
33:29de la FED
33:30soit une baisse de taux
33:30et est-ce que la FED peut,
33:32est-ce que la BCE
33:33peut nous épargner
33:35une double peine,
33:36c'est-à-dire un choc énergétique
33:37couplé à un choc monétaire ?
33:39Alors,
33:40discussion de banque centrale,
33:41elle a été intéressante,
33:42je vais donner mon point de vue,
33:43mais je pense qu'il y a
33:44un point encore plus intéressant,
33:45c'est les taux longs.
33:46Sur les banques centrales...
33:48Allez-y sur les taux longs !
33:49Non mais,
33:49donc,
33:50pour moi,
33:51le plus important
33:51sont les taux longs.
33:53Pourquoi ?
33:53Parce que si vous regardez
33:55le bilan
33:56d'un mois et demi de guerre,
33:58on revient quasiment
33:59au top partout.
34:01Si quelqu'un était parti
34:02deux mois en vacances,
34:03il revient après
34:04deux mois en vacances...
34:04On ne le voit pas
34:05sur un graphique.
34:06Ce n'est pas si clair.
34:08Il y a vraiment
34:09un point matériel
34:10qui a changé,
34:11ce sont les taux longs.
34:13Les taux longs
34:1430 ans allemands,
34:15au plus haut niveau
34:16depuis 2011.
34:17Le taux long
34:1830 ans anglais,
34:20qui est proche
34:21des 5%.
34:23Oui,
34:24le 10 ans anglais
34:25est à 5%.
34:2610 ans,
34:2610 ans,
34:27voilà.
34:28Ce sont des niveaux
34:30de taux
34:31qui sont préoccupants.
34:33Qui sont préoccupants.
34:34Et donc,
34:35le fait qu'on ait quand même
34:36des taux longs
34:37qui dérapent,
34:38alors il y a des raisons,
34:39on sait qu'il y a eu
34:40d'abord un aplatissement,
34:41maintenant ça se repentifie,
34:42mais le niveau général
34:43de taux,
34:44c'est plutôt un niveau
34:45normalement pour acheter,
34:45c'est une opportunité
34:46pour l'investisseur.
34:48Et ça peut se jouer,
34:49parce que c'est vrai
34:50qu'aujourd'hui,
34:50en niveau de rendement,
34:52on a un environnement,
34:53ce n'est pas arrivé
34:54depuis longtemps,
34:55pour un allocateur d'actifs,
34:56où le rendement
34:57à attendre
34:57d'une obligation allemande
34:58est quand même
34:59super attractif
35:00par rapport à ce qu'est
35:01une obligation du crédit
35:03ou même du equity.
35:04Regardez juste le prix
35:05de l'obligation 100 ans
35:07autrichienne,
35:08qui est, je ne sais pas,
35:09à 29.
35:1030 centimes du père,
35:10oui c'est ça.
35:12Donc,
35:12ça paraît super attractif.
35:14Mais,
35:14au-delà du fait
35:15que ça peut être
35:15une opportunité,
35:16peut-être pour revenir
35:17sur la duration,
35:18c'est quand même
35:18un signal à suivre,
35:19notamment pour les banques centrales
35:20et pour les investisseurs
35:21et pour les États.
35:22Et vous dites,
35:22ce n'est pas soutenable,
35:23ce n'est pas des niveaux
35:23soutenables dans le temps
35:24sans que ça ait
35:25des conséquences ?
35:26Ça commence à être problématique.
35:28Ça commence à être problématique
35:31quand on a des niveaux généraux,
35:32quand on a des déficits
35:34qui peuvent être
35:34à 4-5%
35:36et quand on a
35:37des élections
35:38qui vont venir.
35:39Élections,
35:40alors cette année,
35:40c'est calme,
35:41mais il y a quand même
35:41au Royaume-Uni
35:43des élections locales
35:46avec potentiellement
35:46des discussions
35:47sur le chancelier
35:48pour savoir
35:49s'il sera maintenu ou pas.
35:50Et puis après,
35:51l'année prochaine,
35:51on sait que c'est
35:52une année super importante
35:53d'élections en Europe,
35:54tant évidemment
35:56sur France.
35:57En France.
35:58Et donc,
36:00de ce point de vue-là,
36:01le niveau général de taux
36:02est problématique.
36:03Donc,
36:04avec ce niveau général
36:05de taux long,
36:06la Banque Centrale Européenne
36:08a la place quand même
36:08pour faire une ou deux hausses.
36:10Christine Lagarde a dit hier
36:11qu'elle n'avait pas prise
36:12sa décision,
36:12que la décision n'était pas prise.
36:14Moi,
36:14il me semble qu'elle ne va pas monter
36:15au mois d'avril.
36:16Ce qui aurait du sens,
36:17c'est de venir en juin
36:17avec les révisions de projections.
36:20Elle peut faire une ou deux hausses.
36:22le marché tiendra.
36:24Moi,
36:24ce que je surveillerai
36:25avec attention,
36:26c'est le niveau général
36:27des taux longs.
36:29François,
36:29les taux longs,
36:30ça s'achète, là ?
36:33Ça dépend qui on est.
36:34Non.
36:37Si vous êtes un assureur...
36:41On est passé dans un monde
36:45géopolitiquement instable
36:45et inflationniste
36:46depuis quelques années.
36:49On est plus dans le monde
36:51structurellement
36:51des inflationnistes
36:52qu'on a connus
36:53jusqu'au Covid.
36:56Et on est en plus
36:56dans un monde
36:57de domination budgétaire
36:58et fiscale très fort.
36:59C'est-à-dire qu'on rejette
37:00toute probabilité de récession
37:02dans l'ensemble
37:02des pays développés
37:03et dès qu'on a une problématique,
37:04on fait l'échec.
37:05Ce qu'on fait encore
37:06cette fois-ci,
37:07on est en train
37:07de subventionner
37:08les prix à la pompe
37:08dans tous les pays européens
37:09et même la France
37:10qui ne voulait pas le faire
37:11parce qu'on n'a pas
37:12la place budgétaire
37:14pour le faire.
37:14Finalement,
37:15on aurait bien
37:15qu'on va peut-être
37:15être sans doute
37:16les derniers à craquer
37:17mais on va craquer aussi.
37:18En Asie,
37:18ils ne font pas du tout ça.
37:19En Asie,
37:19ils font l'inverse.
37:20En Asie,
37:21ils cuttent la demande.
37:22Chez nous,
37:22on subventionne la demande.
37:24Tant qu'on est toujours
37:25dans ce paradigme-là
37:26de risque inflationniste important
37:28parce que tension géopolitique,
37:29parce que tension
37:30sur les matières premières,
37:31parce que domination
37:33budgétaire importante,
37:34il n'y a pas vraiment
37:35de révision
37:35que les taux lombaissent.
37:37Et donc,
37:37dans ce contexte-là,
37:38est-ce qu'on est très acheteur
37:39de taux lents ?
37:40Est-ce que ça peut revenir
37:40un peu après la hausse
37:41qu'on a connue ?
37:42Ça doute un peu.
37:43Est-ce que la Banque Centrale
37:45européenne peut monter
37:45un peu moins les taux
37:46que ce qui est passé aujourd'hui ?
37:47Oui.
37:48Est-ce qu'en revanche,
37:49le monde obligataire
37:50a énormément d'attraits ?
37:51Je parle du monde obligataire
37:52public.
37:53Énormément d'attraits
37:53à moyen et long terme ?
37:55Pas énormément.
37:56Pas énormément.
37:56On fait le rendement,
37:57au mieux.
38:02est-ce que je préfère avoir
38:03si c'est mis à yield
38:04à 5 ans
38:06avec 3% de défaut
38:07ou est-ce que je préfère
38:07acheter une obligation
38:08à 30 ans allemande ?
38:09Non, je préfère acheter
38:10une obligation à yield
38:11à 5 ans.
38:12J'ai plus de visibilité,
38:13je suis moins endetté.
38:14Et ma probate défaut,
38:14elle n'est pas forcément
38:15beaucoup plus forte.
38:16Ce n'est qu'une confirmation
38:17de plus que le risque
38:18a quand même évolué
38:19et changé de camp
38:20et que l'actif sans risque,
38:21tel qu'on le définissait
38:22il y a encore quelques années,
38:24n'est plus forcément
38:24l'actif souverain.
38:26Merci à vous trois.
38:27Merci d'avoir été les invités
38:28de mettre marché ce soir.
38:29Ariane Hayat,
38:30Edmond Rothschild,
38:30Asset Management,
38:31Nicolas Forest,
38:32Candriam et François Rimeux,
38:34Crédit Mutuel Asset Management.
Commentaires

Recommandations