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  • il y a 2 minutes
Jeudi 28 mai 2026, retrouvez Marc Tempelman (Fondateur, Cashbee), Benoit Dambre (avocat en droit fiscal, PDGB) et Clément Blériot (Fondateur et gérant, 1909 Gestion Privée) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du
00:16secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart for Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart for
00:22Change, en replay sur bsmart.fr.
00:24Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast. Au sommaire de cette édition,
00:30nous reviendrons tout d'abord sur les méga-IPO qui se préparent aux Etats-Unis,
00:34à commencer par celle de SpaceX qui a déposé son dossier auprès de la SEC, une IPO de près de
00:411750 milliards de dollars.
00:44Quel impact pour les investisseurs européens qui seraient tentés de rejoindre cette aventure ? Nous en parlerons dans un instant
00:51avec Marc Templeman, le cofondateur de Cashbee.
00:53Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu patrimoine, un enjeu patrimoine consacré à la fiscalité des ultra-riches.
01:00Alors qu'une commission d'enquête relative à l'imposition des plus hauts patrimoines va se tenir prochainement, nous ferons
01:06le point avec Benoît Dambre, avocat en droit fiscal chez PDGB.
01:09Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, dans l'œil de l'expert, nous retrouverons Clément Blériot,
01:13fondateur et gérant de 1909 Gestion Privée,
01:16avec qui nous regarderons les placements dits sans risque face à l'inflation.
01:20Sont-ils réellement sans risque pour l'épargne des Français sur le long terme ?
01:24Ce sera dans la dernière partie de l'émission. On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart
01:28Patrimoine.
01:33Quel impact des méga-IPO attendus aux Etats-Unis pour les investisseurs européens et plus particulièrement les investisseurs français ?
01:40On fait le point tout de suite avec Marc Templeman, le cofondateur de Cashbee. Bonjour Marc.
01:44Bonjour.
01:44Merci d'être avec nous. Trois méga-IPO attendus cette année, une officielle et deux en attente.
01:50Si on parle de l'officielle, il s'agit de celle de SpaceX qui a déposé son dossier auprès de
01:55la SEC.
01:56On attend une IPO au alentour du 12 juin d'ailleurs, premier jour de cotation, avec une valorisation de 1750
02:04milliards de dollars attendus.
02:07SpaceX qui veut lever entre 75 et 80 milliards de dollars. C'est des montants absolument faramineux.
02:14Et la question c'est quel impact pour l'investisseur européen qui serait tenté peut-être de rejoindre l'IPO
02:20?
02:20Comment est-ce que vous, vous regardez des IPOs de cette envergure-là alors que toute la place financière ne
02:27parle que de ça le jour où c'est annoncé ?
02:29Alors vous avez raison, c'est un sujet qui fascine les médias et dont on parle beaucoup.
02:34Et c'est un peu aussi le risque dans une IPO, c'est quand il s'agit de la mise
02:38sur le marché et le changement de statut d'une entreprise privée vers une entreprise publique cotée en bourse,
02:46que la hype peut faire son effet. Alors elle a ses avantages, notamment pour ceux qui détiennent aujourd'hui les
02:51actions de la société, dont notamment un certain Elon Musk.
02:54Il y a bien évidemment des partis qui sont en train de vendre des actions pour introduire la société sur
03:00le marché.
03:01Ce n'est pas nécessairement l'avantage des acheteurs potentiels. Parce que soit vous achetez la hype et vous achetez
03:06l'histoire, soit vous allez regarder les chiffres et la valorisation.
03:09Et pour le coup, une certaine prudence s'impose.
03:11Parce que les chiffres, on les a. Dans le dossier qui a été déposé auprès de la décision, on les
03:14a. Et SpaceX perd de l'argent à l'heure actuelle.
03:16Alors il y a énormément de chiffres parce que le document qui a été déposé, c'est un document très
03:20officiel qui s'appelle le S1.
03:21Et le S1, dans le cas présent, contient plus de 200 000 mots. Donc vous vous rendez bien compte qu
03:26'il y a une énorme histoire qui est à raconter.
03:27Mais quand on se penche sur les chiffres, effectivement, les chiffres sont parfois vertigineux.
03:31Quand on pense à la taille du marché que SpaceX pense adresser.
03:36Donc il pense s'adresser à un marché qui devrait faire 26 000 milliards de dollars.
03:41C'est le marché tel qu'il a été calculé, la taille du marché de l'IA.
03:45Selon SpaceX ?
03:46Alors selon une boîte de consulting qui est inconnue au bataillon, mais qui est citée à de multiples reprises dans
03:51ce fameux document S1.
03:52En revanche, quand on revient un peu sur Terre, et la remarque mérite d'être faite, puisqu'ils parlent surtout
04:00de Mars, de l'espace.
04:01D'installer une colonie durable sur Mars, des data centers dans l'espace, bien sûr.
04:05Et de la mise en orbite, exactement, d'énormément de data centers.
04:08Quand on regarde tout simplement les chiffres que la société a l'obligation de publier, la réalité est tout autre.
04:13C'est-à-dire que sur les trois activités que poursuit SpaceX à date, il y en a deux qui
04:17sont à perte.
04:18Et quand on regarde l'ensemble, la société fait des pertes.
04:22Et d'ailleurs, dans les 37 pages dédiées aux facteurs de risque qu'on doit inclure dans un document S1,
04:28il y en a une qui dit tout simplement qu'il y a le risque non nul que cette société
04:32ne sera jamais rentable.
04:33D'accord.
04:34C'est clair.
04:34C'est écrit noir sur blanc.
04:36Or, comme vous le dites, l'introduction en bourse se ferait probablement, selon les dernières discussions,
04:43à une valorisation de 1750 000 milliards de dollars,
04:46ce qui en ferait la septième société en valorisation boursière au monde.
04:50En termes de revenus, donc là je ne parle même pas de rentabilité, en termes de revenus,
04:54elle ne serait que la 250e valorisation américaine.
04:58Oui, bien sûr.
04:58Donc il y a un énorme écart.
04:59À la valorisation dont on vient de parler, ça représente 100 fois les revenus.
05:03D'accord.
05:04Alors, est-ce qu'il y a déjà eu des sociétés cotées en bourse à 100 fois les revenus ?
05:07C'est extrêmement rare et on parle souvent de toutes petites sociétés dans la biotechnologie ou dans l'informatique quantique.
05:13D'accord, c'est extrêmement rare et encore plus quand on parle d'une IPO, c'est-à-dire le
05:16premier pas en bourse pour le coup.
05:17Complètement.
05:17Et donc dans les cas où c'est arrivé, si on fait un pari sur des chercheurs en biologie pour
05:23qu'ils trouvent le prochain médicament,
05:25on fait le pari que l'informatique quantique va complètement révolutionner le monde un peu à l'image de ce
05:30qu'on anticipe que l'IA pourrait le faire.
05:33Donc là, il y a très peu de métriques, il y a très peu de données financières qui permettraient de
05:38justifier la valorisation dont on parle.
05:40D'accord.
05:40Maintenant, si je prends le revers de la médaille et la raison pour laquelle énormément d'investisseurs, y compris des
05:45institutionnels de premier plan, s'y intéressent, c'est le personnage.
05:49Musk a déjà prouvé à plusieurs reprises qu'il peut véritablement créer des mastodontes.
05:54Il l'a fait avec PayPal, il l'a fait avec Tesla. Pourquoi ne pas réussir avec SpaceX ?
06:00Surtout que là, il anticipe, alors on parle beaucoup du plan de rémunération d'Elon Musk, qui est effectivement lié
06:05à un certain nombre d'objectifs,
06:07dont celui de porter la valorisation de SpaceX à 7000 milliards de dollars, donc 3 à 4 fois plus que
06:16les 1750 du début.
06:17D'accord, mais ce n'est pas parce qu'on lui fixe cet objectif qu'il va forcément l'atteindre.
06:21Bien sûr.
06:21Je vous rappelle dans ce contexte qu'il a déjà dit que Tesla devrait valoir 7000 milliards de dollars, or
06:26on en est très très loin.
06:28Mais néanmoins, oui, c'est le personnage qui attire beaucoup l'attention.
06:32Et au regard de son track record, on peut se dire peut-être qu'il réussira.
06:36Le vrai sujet pour un individu européen, mais pour tout épargnant individuel qui souhaite participer à une IPO,
06:43c'est à peu près toujours la même problématique, que ce soit celle-ci ou les précédentes.
06:48Les IPO, il y a un process qui est très régimenté par lequel la société va aller se présenter à
06:54des centaines d'investisseurs institutionnels
06:55en faisant le tour du monde via ce qu'on appelle un roadshow, et ces investisseurs vont ensemble exprimer des
07:00intérêts.
07:01Certains seront très bullish et exprimeront des intérêts très forts, d'autres diront merci d'être venus nous rendre visite,
07:07et n'en prendront pas.
07:08D'accord.
07:08In fine, il y aura un livre d'ordre, et avec ces banquiers conseils, notamment des grandes banques américaines
07:14qui ont toutes été sélectionnées pour accompagner SpaceX dans cette démarche, il y aura un processus d'allocation.
07:19Quand une IPO marche très bien et qu'une opération attire beaucoup l'attention des grands institutionnels et des fonds
07:25un peu partout dans le monde,
07:27l'allocation prioritaire ira 9 fois sur 10, voire dans 99 cas sur 100, vers ces institutionnels.
07:32D'accord.
07:33Et donc, vous qui avez peut-être essayé de souscrire à cet IPO en appelant votre banque et en disant
07:38« moi je suis intéressé pour 10 actions, 5 actions, 3 actions », les chances d'allocation sont faibles.
07:43D'accord. Pas nulles mais faibles.
07:45Faibles. En revanche, dans une IPO où l'histoire passe moins bien, où les grandes institutions se manifestent moins ou
07:51pas du tout,
07:52tout d'un coup, la demande dit « retail » en provenance des petits porteurs sera servie à un taux
07:58bien plus élevé.
07:59Donc, en fait, vous avez le choix entre ne pas avoir d'actions spécifiques ou en avoir parce que ça
08:03n'aura pas suffisamment convaincu les institutionnels, c'est ça ?
08:06Ce qui n'est pas forcément un bon message.
08:07Exactement. Donc, ça, c'est la première étape. C'est le premier warning que je vous donne.
08:11Le second, c'est, je reviens peut-être dans l'histoire, lors de l'introduction en bourse de Facebook, qui
08:15a depuis changé de nom et qui est devenu méta,
08:17Facebook avait été introduit en bourse à 38 dollars pièce par action.
08:20Et l'action, dans les semaines qui ont suivi, a chuté fortement pour se stabiliser aux alentours de 18 dollars.
08:27Donc, un investisseur qui aurait été alloué à l'IPO aurait perdu 50% sur papier de la valeur pour
08:33ensuite voir l'action reprendre sa marge vers le haut
08:36et aujourd'hui atteindre 20 fois le prix de l'introduction initiale, voire même des centaines de fois.
08:41Depuis, la courbe, elle est exponentielle.
08:44Ce que je veux dire par là, c'est que la période qui suit une IPO est typiquement très volatile.
08:47Alors, les actions peuvent partir vers le haut, peuvent s'affaiblir.
08:51On ne le sait vraiment pas d'avance.
08:52Et c'est compliqué pour un investisseur institutionnel d'être à la pointe de telle information en permanence comme le
08:56sont les professionnels.
08:57D'accord.
08:58Ça, c'est le deuxième élément.
08:59Pour un investisseur particulier, vous dites ?
09:00Pour un investisseur particulier.
09:01Voilà.
09:02Et puis, il y a un dernier élément dont il faut tenir compte, mais dont je ne connais pas encore
09:05l'effet,
09:06c'est qu'aujourd'hui, SpaceX, une fois introduite en bourse, ne fera pas tout de suite partie des indices
09:11boursiers.
09:12S&M ou SDAQ, pas tout de suite parce que ces indices prennent le temps d'évaluer les entrants
09:17et les sortants, ils le font typiquement deux ou quatre fois par an.
09:19Mais si, et on peut penser que ce sera le cas, si SpaceX rentre dans un indice,
09:25la totalité des ETF et autres trackers passifs seront obligés d'acheter des titres SpaceX
09:30qui soutiendront à la hausse, évidemment, le cours de bourse de cette action,
09:36alors que le flottant dont vous parlez reste relativement faible par rapport à la capitalisation boursière.
09:41D'accord.
09:42Donc, vous avez parlé de mise sur le marché de l'équivalent de 75-80 milliards de dollars.
09:46Sur une valorisation boursière totale de 1750 milliards de dollars,
09:50on voit bien qu'on ne parle que d'un faible pourcentage.
09:54Et c'est là où un jeu technique peut avoir jeu.
09:56Et soutenir artificiellement le cours, c'est ça ?
09:58Et soutenir potentiellement, je ne prédis jamais le futur,
10:03potentiellement, artificiellement le marché.
10:04Donc, prudence pour un investisseur particulier, européen, mais pas que.
10:08C'est votre message aujourd'hui, c'est malgré les chiffres faramineux,
10:12malgré la couverture médiatique, prudence quand même sur cet IPO à l'heure actuelle.
10:15Un, et deux, il faut bien comprendre les mécaniques des IPO,
10:18y compris celle de SpaceX, qui est extraordinaire par plein d'aspects.
10:22Merci beaucoup Marc Templeman de nous avoir accompagné dans la première partie de l'émission.
10:25Je rappelle que vous êtes cofondateur de Cashbee, merci.
10:27Merci beaucoup.
10:28Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
10:35Et nous enchaînons à présent avec Enjeu patrimoine,
10:37où nous allons faire un focus sur la fiscalité de ce qu'on appelle les ultra-riches,
10:42en lien avec une commission d'enquête qui se tient à l'heure actuelle.
10:45Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine,
10:48Benoît Dambre. Bonjour Benoît.
10:49Bonjour Nicolas.
10:50Merci d'être avec nous, vous êtes avocat en droit fiscal chez Andersen.
10:53Il se tient une commission d'enquête relative à, je cite,
10:56« l'imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés »
10:59et à leur contribution au financement des services publics.
11:03La question derrière, c'est est-ce que les personnes qui gagnent le plus en France
11:06contribuent suffisamment au financement du service public français ?
11:10Qu'est-ce qui se joue derrière cette enquête d'un point de vue fiscal,
11:14mais aussi économique, Benoît ?
11:16Alors ces débats ne sont pas nouveaux.
11:17Ils ont été à l'ordre du jour, ils ont fait l'actualité en fin d'année dernière
11:23dans le cadre du projet de finance pour 2026 déjà.
11:27Bien sûr, oui.
11:29Ça a d'ailleurs été beaucoup commenté.
11:30On a parlé de Taxe du Kman, de Pacte du Treil ou autre.
11:33Tout à fait, mais je pense que c'est important de rappeler en préalable des évidences.
11:38C'est-à-dire, on parle de quoi lorsqu'on parle des hauts revenus ?
11:42On est dans un pays, et de contribution de ces hauts revenus aux finances publiques,
11:46on est dans un pays où, et c'est un rapport de l'INSEE qui le rappelle de 2023,
11:50les écarts entre les 10% les plus riches et les 10% les moins riches
11:54sont de 1 à 18 avant redistribution
11:57et de 1 à 3, 3,49 après redistribution et mise en place des politiques publiques.
12:02Ça veut dire quoi ?
12:03Ça veut dire qu'en France, aujourd'hui, à l'heure où on parle,
12:06on est dans l'un des pays les plus redistributifs de la planète.
12:09Donc ça, c'est important de refixer ce cadre
12:12parce que sinon, on perd un peu ses repères.
12:14Ça veut dire quoi ?
12:15C'est un faux débat, finalement, de se poser la question
12:17de la contribution fiscale des plus riches
12:19puisqu'il y a déjà un système de redistribution qui fonctionne bien ?
12:22Alors, le système fonctionne parfaitement
12:24et je pense que ça, c'est pas très contesté.
12:29Voilà.
12:29Ensuite, il y a en France un nombre d'ultra-riches,
12:35comme on dit, on vise le résumé des familles.
12:38Et en réalité, le constat, c'est qu'on n'en a pas assez.
12:40D'accord.
12:41Et qu'on ne peut pas résonner dans un vase clos.
12:44Donc, pour redistribuer, il faut produire d'abord.
12:47C'est le B à bas en économie et en fiscalité.
12:50Et donc, ces débats-là doivent être recadrés
12:53et expurgés de leur biais idéologique.
12:56Sinon, on ne peut pas s'entendre.
12:59Est-ce que le questionnement est légitime
13:01selon un avocat fiscaliste comme vous ?
13:04Alors, le questionnement, il est parfaitement légitime
13:05et le débat, il doit être ouvert et abordé sans problème.
13:10Le vrai débat, c'est le débat de l'optimisation.
13:13D'accord.
13:13Et là aussi, il faut rappeler quelque chose de fondamental.
13:16On confond souvent, y compris dans le débat public,
13:18optimisation et fraude.
13:20L'optimisation, c'est le choix de la voie la moins taxée.
13:25Quand on parle d'optimisation fiscale,
13:26c'est parfaitement licite et légitime.
13:28C'est l'utilisation de dispositifs existants.
13:30Voilà.
13:31Légaux.
13:31En réalité, il y a trois grandes branches
13:34dans ce qu'on appelle optimisation.
13:36Soit vous avez des revenus qui sont exonérés.
13:39Et donc ça, ça a été pris en compte
13:41par la contribution différentielle sur les revenus.
13:42Donc, c'est déjà assez largement adressé.
13:45Soit vous avez des systèmes de réduction d'impôt
13:48ou de crédit d'impôt.
13:49Et ça, ce n'est pas vraiment l'objet du débat.
13:53Je ne pense pas que ce sera le centre des questions
13:55de cette commission.
13:57Et puis, vous avez enfin tout ce qui est,
13:58vous avez rappelé en introduction,
14:00tout ce qui est, pour moi, plus du fantasme,
14:05qui est les liquidités dans les sociétés,
14:08dans les sociétés au ligne.
14:10Puisque là, on parle des revenus.
14:11On a vu d'ailleurs, sur la nouvelle mouture
14:13du budget 2026,
14:17on fait sortir des holdings,
14:19tout ce qui est bien somptuaire,
14:21avec cette idée qu'on utilisait les holdings
14:24à mauvais escient.
14:25En tout cas, c'était un petit peu
14:26ce qui ressortait des échanges.
14:27Oui, en réalité, le droit positif
14:31a déjà un tout un tas de dispositifs,
14:33l'acteur normal de gestion,
14:35l'abus de biens sociaux, etc.
14:36Un arsenal législatif
14:38qui est extrêmement puissant,
14:39l'un des plus puissants sur la planète,
14:40pour lutter contre des pratiques
14:42qui pourraient être considérées
14:44comme abusives.
14:45Donc, c'est pour ça que je dis...
14:47Rien de nouveau, quelque part.
14:47Rien de nouveau.
14:48C'est un faux débat.
14:49Il y a beaucoup de politique
14:50et d'idéologie dans ces débats.
14:52Et je pense que le rôle des experts,
14:54le rôle des médias,
14:55c'est d'éclairer ces débats
14:57et d'apporter des données très factuelles
14:59et d'apaiser le débat
15:00de façon très rationnelle
15:01et raisonnable, en réalité.
15:02Je vous pose la question
15:03de but en blanc, Benoît Dambre.
15:05Les plus hauts revenus
15:07sont-ils des fraudeurs fiscaux
15:09tels qu'on pourrait le lire
15:10de temps en temps dans les médias ?
15:13Absolument pas.
15:14Déjà, en tant qu'avocat,
15:15on a une déontologie assez stricte,
15:17enfin très stricte,
15:18à laquelle on est soumise,
15:19un exigence de probité.
15:20Et lorsque l'on accompagne
15:21ces clients-là,
15:22leur problématique,
15:23elle ne l'est absolument pas,
15:25ni l'optimisation fiscale d'ailleurs,
15:27et encore moins la fraude.
15:28La fraude, c'est du pénal.
15:29J'assure.
15:29Elle a été renforcée
15:30par la loi du 23 octobre 2018
15:33et encore par la loi
15:34qui est en cours d'adoption
15:36de lutte contre les fraudes
15:38sociales et fiscales.
15:38On a encore un nouveau renversement
15:41qui est aujourd'hui
15:42devant le Conseil constitutionnel.
15:44Donc,
15:46voilà,
15:47en France,
15:48les hauts patrimoines
15:49ne sont pas des fraudeurs.
15:50Ils sont assez peu nombreux
15:51par rapport à nos voisins
15:53et on en a en réalité
15:55plus besoin qu'autre chose.
15:57Quand on voit les questionnements
15:58autour du pacte d'Utreil,
16:00par exemple,
16:00qui a beaucoup été regardé
16:03simplement sous l'angle
16:04du cadeau fiscal
16:05qui était fait
16:06à celui qui transmettait
16:07ou celui qui récupérait
16:09l'entreprise,
16:10est-ce qu'on regarde vraiment
16:11la situation
16:12de la transmission d'entreprise
16:13dans sa globalité ?
16:14Nicolas,
16:15c'est une ineptie totale.
16:17On avait Renaud Dutreil
16:18qui nous disait la même chose
16:19à votre place.
16:19C'est un faux débat.
16:22Le pacte d'Utreil,
16:23c'est un enjeu,
16:24et je pense que Renaud Dutreil
16:26l'a très bien dit également,
16:27de souveraineté en réalité,
16:29de souveraineté nationale.
16:30Quand vous prenez
16:31l'histoire fiscale
16:32entre 83 et 2000,
16:35on a multiplié par deux
16:36le taux.
16:37On était avant,
16:38on est passé à 40.
16:39Aujourd'hui,
16:39on est à 45%.
16:40Vous ne pouvez pas transmettre
16:41une entreprise familiale,
16:43puisqu'on parle de ça,
16:44avec un taux à 45%.
16:45Vous êtes obligés de vendre.
16:46Aujourd'hui,
16:47en France,
16:47on a 14% des entreprises familiales
16:49qui sont transmises,
16:5086% qui sont cédés.
16:54Donc,
16:55le Dutreil,
16:56à partir de 2000,
16:57ça fait 26 ans,
16:58il a été modifié 18 fois,
16:59le Dutreil,
16:59il est fait là
17:00pour préserver cet outil
17:02qui est absolument indispensable
17:03au tissu industriel français.
17:05C'est aussi simple que ça.
17:07D'accord.
17:07Et le rapport de la Cour des comptes
17:08qui le chiffrait à 5 milliards
17:09sur 2024,
17:11si ma mémoire est bonne,
17:13les chiffres sont tout à fait contestables.
17:15Et puis,
17:15c'était peut-être,
17:16comme le dit le rapport
17:17de la Cour des comptes,
17:18encore une fois,
17:18une transmission sur cette année-là.
17:20Le vrai coût fiscal,
17:23mais en fait,
17:23je n'aime pas ce terme-là
17:24parce qu'il est faux,
17:25c'est plutôt autour
17:25de 900 milliards d'euros.
17:26Mais c'est très difficile à apprécier.
17:28On avait un avocat,
17:30ou CGP d'ailleurs,
17:31sur ce plateau
17:31qui nous disait
17:32que si les chiffres augmentaient
17:34en matière de coûts
17:35pour l'État français,
17:37c'est parce que plus on disait
17:38qu'on allait le remettre en cause,
17:39plus les gens utilisaient
17:40le pacte Dutreil également.
17:42C'est ce qui s'est passé,
17:43notamment en 2024,
17:44avec des annonces
17:45sur le durcissement
17:46du pacte Dutreil
17:46qui ont accéléré
17:47un certain nombre
17:48de transmissions.
17:48Mais ce n'est pas
17:49la seule explication.
17:51Encore une fois,
17:52lorsque vous comparez
17:53avec nos voisins européens,
17:5570% de transmissions
17:56de boîtes familiales
17:57en Italie,
17:58je crois 55% en Allemagne,
18:0014% en France,
18:02vous voyez qu'on a
18:02un tissu d'entreprises
18:03de taille intermédiaire
18:05qui est trop faible
18:07parce qu'effectivement,
18:09elles sont souvent cédées
18:10plutôt que transmises
18:11à cause de cette fiscalité-là
18:12qui, je le rappelle,
18:14s'ajoutent à des règles
18:15de dévolution successorale
18:16qui sont obligatoires,
18:17ce qui complique encore plus
18:19le schéma par rapport
18:20à nos voisins.
18:21Nous, on a la double lame,
18:22la lame des règles
18:23de la réserve héréditaire
18:25et ensuite,
18:27les règles fiscales
18:28qui sont, encore une fois,
18:29les plus élevées au monde.
18:30Donc, je pense qu'on a besoin
18:32de lisibilité,
18:34c'est un dispositif
18:34qui est éminemment complexe,
18:35on a besoin de sécurité,
18:37on a besoin de prévisibilité.
18:38Lorsque vous transmettez
18:39une entreprise
18:40avec un pacte d'Utreil,
18:42vous en prenez pour 10 ans.
18:43D'accord.
18:4410 ans,
18:44compte tenu des règles
18:45de prescription
18:45et des engagements.
18:46C'est extrêmement long,
18:48c'est extrêmement lourd.
18:49Le dispositif,
18:51il est comme il est,
18:52il a été encore durci
18:53en février 2026.
18:55Nos clients l'utilisent
18:57pour transmettre,
18:58pour maintenir
18:59l'outil industriel en France.
19:01C'est extrêmement important
19:02à rappeler.
19:02Et donc, bien sûr, l'emploi.
19:04Un mot quand même
19:05de cette commission.
19:06Je le rappelle,
19:07le titre,
19:08c'est l'imposition
19:08des plus hauts patrimoines
19:09et des revenus les plus élevés,
19:10leur contribution
19:10au financement
19:11des services publics.
19:12Est-ce qu'il faut différencier
19:13enjeux fiscaux
19:15et enjeux économiques
19:16quand on parle
19:16effectivement des plus hauts revenus
19:18en France ?
19:19Alors, je ne suis pas sûr.
19:21En revanche,
19:22il y a une discussion
19:23qui peut avoir lieu
19:24parce qu'on parle de hauts revenus,
19:25on parle aussi
19:25de hauts patrimoines.
19:26Bien sûr.
19:27On a une sorte
19:30de fantasme
19:31qui vise à vouloir taxer
19:32les successions
19:34des baby-boomers
19:35qui vont arriver
19:37dans les années...
19:38Avec des chiffres faramineux
19:39qui vont passer
19:40d'une génération à l'autre.
19:41Je pense que c'est
19:44assez dangereux
19:45parce que
19:47il faut rentrer
19:48dans le détail
19:48et on ne taxe pas
19:50de la même façon
19:50l'outil professionnel
19:52et l'outil non professionnel.
19:55D'accord.
19:55Or, dans les propositions
19:56et les débats
19:57qu'on voit fleurir
19:58ici et là,
19:59il y a une grande confusion
20:00autour de ce qu'est
20:02le patrimoine.
20:03Le patrimoine,
20:04il est là pour produire
20:04des revenus.
20:05Les revenus,
20:05ils sont taxés.
20:06Donc,
20:07taxer le flux
20:08et taxer
20:10le stock
20:11et la transmission,
20:12il faut être
20:13extrêmement prudent
20:14lorsqu'on est déjà
20:15sur le podium
20:16des pays
20:17qui prélèvent
20:18le plus
20:19au niveau mondial,
20:20en fait.
20:20Si la solution,
20:21c'était de taxer plus,
20:23on serait champion du monde
20:25et non pas au rang
20:26où on est aujourd'hui.
20:27C'était à peu près
20:2726e en PIB
20:29par habitant.
20:29Très rapidement,
20:30en quelques secondes,
20:31Benoît Dambre,
20:32quand on a des discussions
20:33comme celle-là
20:34qu'on avait déjà
20:34sur le projet
20:35de loi de finances 2026
20:36à l'approche
20:37des présidentielles bientôt,
20:38quand on met en place
20:39des stratégies fiscales,
20:40on les rend évolutives
20:42en lien avec ce qui pourrait
20:43arriver sur les prochains
20:45projets de loi de finances ?
20:46La stratégie fiscale,
20:48ce n'est pas au mois le mois.
20:50Ça s'inscrit,
20:51comme je vous le disais,
20:51par exemple,
20:52dans une transmission
20:52sur 6 ans,
20:5310 ans.
20:54Donc,
20:56effectivement,
20:56une élection présidentielle
20:58crée de l'incertitude,
21:00de l'inquiétude
21:00et retarde,
21:01en fait,
21:02beaucoup d'opérations.
21:04Et c'est ça
21:04qu'il faut précisément éviter.
21:06Est-ce qu'on attend
21:06d'avoir peut-être
21:07un petit peu plus de stabilité
21:08sur le sujet ?
21:08Tout à fait.
21:09Il y a beaucoup d'attentisme
21:10en ce moment
21:10chez nos clients
21:10et il faut de l'horizon
21:13pour pouvoir anticiper.
21:15Il faut des règles claires
21:17et stables.
21:18Merci Benoît D'Ambre.
21:19Je rappelle que vous êtes avocat
21:19en droit fiscal
21:20chez Andersen.
21:21Merci beaucoup.
21:22Et quant à nous,
21:22on se retrouve tout de suite
21:23dans L'œil de l'expert.
21:28Et pour finir cette émission,
21:30L'œil de l'expert
21:30avec une question
21:31qui va nous animer aujourd'hui.
21:33Les placements
21:34dits sur des épargnants français
21:37alimentent-ils
21:38un faux sentiment de sécurité
21:39lorsque ces mêmes placements
21:41se voient érodés
21:42par l'inflation ?
21:43C'est la question
21:43à laquelle nous allons
21:44tenter de répondre aujourd'hui
21:45avec Clément Blériot.
21:46Bonjour Clément.
21:47Bonjour Nicolas.
21:48Merci d'être avec nous.
21:49Vous êtes fondateur et gérant
21:50de 1909 Gestion privée.
21:51C'est vrai que dans le contexte
21:52que l'on peut connaître
21:53sur les marchés financiers
21:54mais pas que d'ailleurs
21:55en matière d'investissement
21:56au global,
21:57on peut être tenté
21:57d'aller chercher de la sécurité.
21:59Simplement,
22:00attention aux mauvais réflexes.
22:02La sécurité, oui,
22:04mais prendre en compte
22:05quand même l'impact
22:06de l'inflation,
22:07c'est important
22:07pour éviter de perdre
22:08de l'argent à la fin.
22:09C'est ce que vous nous dites.
22:10C'est ce qu'on va essayer
22:11de traiter aujourd'hui Nicolas.
22:12C'est un grand sujet.
22:13Effectivement,
22:14l'inflation,
22:14on en parle beaucoup
22:15et on la constate
22:17d'année en année
22:17mais on ne se rend pas compte
22:18des effets
22:19qu'elle peut avoir
22:20dans le temps.
22:21D'accord.
22:22Et donc,
22:23beaucoup de Français
22:24aujourd'hui
22:26se considèrent
22:26comme prudents
22:27dans leurs investissements
22:28et en fait,
22:29ils ne s'en rendent pas compte
22:30mais ils prennent
22:31des risques invisibles.
22:32D'accord.
22:33Voilà.
22:34Prendre des risques invisibles,
22:35ça veut dire qu'on investit
22:35dans des placements
22:36dits sûrs,
22:37on regarde la partie
22:38protection capitale
22:39mais on ne regarde pas
22:40l'érosion de la performance
22:41par l'inflation,
22:42c'est ça ?
22:43Exactement.
22:43En fait,
22:44on se rassure
22:44en se disant
22:45que mon patrimoine
22:47n'a pas baissé
22:48donc sur le papier
22:49ça nous rassure.
22:50En revanche,
22:51sur la partie
22:52pouvoir d'achat,
22:53soit on stagne
22:54soit on baisse.
22:55D'accord.
22:55Donc en fait,
22:56le risque invisible
22:56c'est de s'appauvrir
22:59lentement dans le temps
23:00sans s'en rendre compte.
23:02D'accord.
23:02Et c'est là
23:03le vrai enjeu.
23:04Donc,
23:04il faut essayer
23:05d'éviter
23:06de se dire
23:07je suis en sécurité
23:10parce que je ne vais pas
23:11avoir de baisse brutale
23:12sur mon investissement
23:13comme je pourrais l'avoir
23:14en étant 100% action.
23:16D'accord.
23:16Sauf que le danger
23:17aujourd'hui
23:18en 2026
23:19ça n'est pas
23:20la baisse brutale
23:22c'est l'érosion
23:24de son capital
23:25et de son pouvoir d'achat.
23:27C'est le principal danger.
23:28Alors c'est vrai
23:28qu'en fait
23:28quand on parle
23:29des marchés financiers
23:30quand on commente
23:30les marchés financiers
23:31l'inflation est
23:32un des indicateurs clés
23:33qu'on regarde
23:33mois après mois
23:35mais qu'on regarde
23:36surtout en lien
23:37avec d'éventuelles
23:38interventions
23:39des banques centrales.
23:40Vous ce que vous nous dites
23:40c'est qu'il faut aussi
23:41le regarder en lien
23:42avec ses propres placements
23:44puisque d'année en année
23:46ça joue
23:47sur la performance
23:48de mes placements.
23:49Évidemment
23:50si on prend un cas concret
23:51on place 100 000 euros
23:52à 3%
23:53avec une inflation
23:54moyenne à 3%.
23:55Voilà
23:56on se dit
23:57à la fin de l'année
23:58j'ai zéro.
23:58À la fin de l'année
23:59oui j'ai gagné
24:00mais en fait
24:02en rendement réel
24:03en pouvoir d'achat réel
24:04c'est-à-dire déduit
24:04de l'inflation
24:06je n'ai rien gagné.
24:07D'accord.
24:07J'ai certes
24:08conservé mon capital
24:09mais je n'ai rien gagné
24:10je n'ai pas gagné
24:11en pouvoir d'achat.
24:12Voilà
24:12parce que je pensais
24:14que j'étais prudent.
24:15Donc il faut se rendre compte
24:17que l'inflation
24:17sur les 10 dernières années
24:19ça a fait
24:20entre 20 et 25%.
24:22D'accord.
24:23Et je peux faire
24:25un petit focus
24:25sur l'énergie
24:26plus 68%
24:27et l'alimentation
24:28plus 35%.
24:29Sur les 10 dernières années ?
24:30Sur les 10 dernières années.
24:31Donc l'inflation annuelle
24:33additionnée
24:33d'année en année
24:34sur les 10 dernières années
24:35plus 25%.
24:36Et alors
24:36si on parle aussi
24:37des salaires
24:38les salaires ont aussi
24:39augmenté
24:39mais pas de la même manière
24:40les salaires ont augmenté
24:42de 10 à 15%.
24:43C'est-à-dire que même
24:44quand on a eu une augmentation
24:45finalement
24:46on a perdu de l'argent
24:46on achète moins
24:47enfin on a perdu du pouvoir d'achat
24:48on a perdu du pouvoir d'achat
24:50donc si même avec son salaire
24:51on perd du pouvoir d'achat
24:52et que finalement
24:53on est très sécurisé
24:54sur ses placements
24:55on s'approuvrit
24:57lentement
24:58année après année.
24:59Mais si je vous suis
25:00ça veut dire qu'il faut aller chercher
25:0110% de performance
25:02pour compenser
25:03le delta
25:04entre l'inflation
25:05et les hausses de salaire moyenne
25:06que vous constatez
25:07ça veut dire qu'il faut
25:08prendre plus de risques
25:09et donc plus
25:09de potentielles pertes
25:12aussi sur ces investissements.
25:13Il faut aller chercher
25:15un peu plus de risques
25:16mais il faut essayer
25:17d'aller chercher
25:18du bon risque.
25:19D'accord
25:19et où est-ce qu'il est
25:20le bon risque aujourd'hui ?
25:21Le bon risque c'est quoi ?
25:22C'est un patrimoine équilibré
25:23c'est un patrimoine
25:24qui va avoir
25:25du rendement
25:27de la croissance
25:28et de la diversification.
25:30D'accord.
25:30D'accord ?
25:31Donc on ne va pas
25:32investir sur SpaceX
25:34comme on en parlait
25:34juste avant.
25:36Ça c'est du mauvais risque
25:37c'est ça ?
25:37On pourrait en avoir
25:38en partie
25:39mais disons que voilà
25:40on va chercher de la croissance
25:41justement pour combattre
25:42cette inflation.
25:43D'accord.
25:43On va chercher du rendement
25:44pour avoir du revenu
25:45donc avec des actions
25:46à dividende
25:46avec des obligations
25:47et on va chercher
25:48de la diversification
25:49avec de l'immobilier
25:51de nouvelles moutures
25:51avec du produit structuré
25:54par exemple
25:54avec de la matière première
25:56pour justement
25:57avoir quelque chose
25:58de solide.
25:59Immobilier de nouvelles moutures
26:01qu'est-ce que c'est exactement ?
26:02C'est l'immobilier
26:03entre guillemets
26:04qui correspond
26:04aux dernières normes actuelles ?
26:07Oui.
26:07Voilà.
26:08Il faut savoir
26:08que l'immobilier
26:09je vous donne un exemple.
26:11L'immobilier
26:13il y a quelques années
26:14on l'empruntait
26:14à 1%.
26:15Oui.
26:16D'accord ?
26:16Aujourd'hui
26:17on va acheter
26:17on l'emprunte
26:18à 3,5 en moyenne.
26:19Oui.
26:20D'accord ?
26:20Sur un investissement
26:22de 500 000 euros
26:23sur 20 ans
26:24ça représente
26:25un coût supplémentaire
26:26de 140 000 euros.
26:29D'accord.
26:29Le bien est le même.
26:30Le bien est le même
26:31simplement
26:31on a emprunté plus cher
26:32l'argent nous coûte
26:33140 000 euros de plus.
26:34Donc voilà
26:34donc finalement
26:35la différence
26:36elle n'est pas sur le bien
26:37elle est sur le coût
26:38de l'argent.
26:39Bien sûr.
26:40L'immobilier aujourd'hui
26:41ce n'est plus
26:41un réflexe classique
26:43parce que
26:44hausse des taux
26:45contrainte
26:47réglementaire
26:47notamment sur
26:48la rénovation énergétique
26:51bien sûr
26:51calcul du taux d'endettement
26:53qui ne va pas en faveur
26:54des épargnants
26:55donc c'est beaucoup plus cher.
26:56Là on parle du logement
26:57voilà
26:59enfin on peut aussi
27:00emprunter
27:00pour faire du locatif
27:01donc voilà
27:02l'immobilier
27:02n'est plus un réflexe
27:03comme ça avait été le cas
27:05pendant des années
27:06pour la majorité
27:07des français
27:08d'accord
27:08voilà
27:08donc c'est pour ça
27:09quand je dis
27:10immobilier nouvelle mouture
27:11ça veut peut-être
27:11être des SCPI européennes
27:13par exemple
27:13qui peuvent s'intégrer
27:14plus facilement
27:15dans un patrimoine
27:17en calculant un budget
27:18qui correspond
27:20au potentiel
27:21de l'investisseur
27:23donc de l'immobilier
27:24d'investissement
27:25pour essayer de contrebalancer
27:27ce faux sentiment de sécurité
27:29mais est-ce que ça veut dire
27:30qu'on sort des placements
27:31qu'on considère
27:32comme sans risque
27:33ou on les intègre
27:34quand même
27:34dans sa diversification ?
27:35il faut les intégrer
27:36il faut les conserver
27:37on les garde
27:38mais dans une certaine mesure
27:40voilà
27:40on revient aux basiques
27:42de la gestion de patrimoine
27:44on garde du liquide
27:46si on a un projet précis
27:47identifié
27:48dans un horizon précis
27:49mais
27:50pour un trou
27:51n'en faut
27:51voilà
27:52donc on les conserve
27:53mais
27:54on ouvre ses chakras
27:55et on fait appel
27:57peut-être à un conseiller
27:58pour avoir un avis
27:59structuré
28:00Merci beaucoup Clément Bleriot
28:02je rappelle que vous êtes fondateur
28:02et gérant de 1909
28:04gestion privée
28:05merci à vous également
28:05de nous avoir suivi
28:07et je vous dis à très vite
28:08sur Bsmart4Change
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