- il y a 10 heures
Ce mercredi 27 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Jean-Philippe Cartier, fondateur de H8 Invest, François Ruffin, député de la Somme et président de Debout !, Christine Lavarde, sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Alexandre Loubet, député RN de la Moselle, et Marie Sermadiras, directrice générale de Terre & Clef Studio, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Émission spéciale Cap PME sur BFM Business.
00:04Vous êtes bien toujours à Cap PME, à la station OEF,
00:08où on va parler de politique et d'entreprise,
00:10et puis on va essayer de voir si on peut, s'ils peuvent,
00:13ceux qui sont autour de moi, relever ensemble la France.
00:17Je vais peut-être commencer par les chefs d'entreprise qui sont à mes côtés.
00:21Marie Sermardiras, entrepreneuse, dirigeante, investisseuse.
00:24Bonsoir Marie, merci d'être avec nous.
00:27Bonsoir Elvige.
00:27Voilà, vous avez un parcours un peu incroyable.
00:32Vous êtes une, vous avez été membre du comité exécutif de L'Oréal,
00:35et puis vous avez maintenant, vous dirigez une entreprise.
00:37Alors pas de L'Oréal, malheureusement, mais d'une des divisions de L'Oréal.
00:40Et j'ai créé plusieurs start-up, et j'en ai repris,
00:45donc entrepreneur au fond du fond.
00:47Voilà, et avec un NES donc.
00:49À vos côtés, Jean-Philippe Cartier, qui est fondateur de H8 Invest.
00:52Bonsoir Jean-Philippe.
00:54Bonsoir Edwige.
00:55Bonsoir.
00:55Alors vous êtes investisseur, je crois que vous avez une quarantaine de participations,
00:58c'est ça ?
00:59Je suis entrepreneur avant tout.
01:00Oui.
01:00Je crée une entreprise il y a maintenant plus de 30 ans, que j'ai revendue,
01:03et depuis, via mon leading personnel que je dirige,
01:07j'investis dans des tas de secteurs d'activité,
01:09qui vont de la restauration, l'hôtellerie de luxe.
01:13Et vous avez décidé...
01:19Non, parce que, juste, encore une fois, quand on entend tout ce qu'on entend,
01:25on est obligé, nous, chefs d'entreprise, d'intervenir dans le débat,
01:28dans le cadre de l'échéance 2027, puisqu'on a des entrepreneurs formidables,
01:33vous les avez interviewés il y a moins d'une demi-heure,
01:36et on a des politiques qui sont beaucoup trop souvent déconnectées de nos réalités.
01:40Donc je pense pour la première fois que, tous d'ailleurs, on le voit à travers des tas de mouvements
01:44qui sont en train de se créer, on veut absolument faire partie du débat
01:47pour que l'économie devienne vraiment un axe extrêmement fort de l'enjeu de 2027,
01:53peu importe quel sera le candidat final qui finira par gagner cette élection.
01:57Donc pour peser, il faut parler, prendre la parole,
01:59parce qu'évidemment, on a, Marie et moi-même, puisqu'on travaille sur les mêmes idées,
02:03d'autres choses à faire à cette heure-ci, vous imaginez bien.
02:06Vous êtes plutôt libéral, tous les deux, on peut dire ça ?
02:10Plutôt libéral.
02:11Non, c'est juste comme ça, mon CEO.
02:11Il y a des idées que je partage de M. Ruffin.
02:14Ben voilà, parce que, non, non, je pense qu'il ne faut pas tout mélanger.
02:17On peut être libéral, et ça veut dire quoi ?
02:20Vouloir de la liberté, vouloir pouvoir créer facilement, entreprendre facilement,
02:25mais on veut aussi vivre dans un monde social et qui permette de défendre nos salariés.
02:30Mon combat, juste pour finir, principal, c'est de pouvoir augmenter,
02:33payer mieux nos salariés, c'est avant tout notre sujet numéro un d'entrepreneurs de PME.
02:37Eh ben ça tombe bien, on va en parler, évidemment.
02:39Alors, maintenant, les politiques. Alors, il y en a trois, il y en a trois face à vous.
02:43Moi, je suis au milieu. On va voir, juste à côté de moi, François Ruffin, député de la Somme.
02:48Bonsoir, ou bonjour.
02:49Bonsoir.
02:50Merci d'être avec nous.
02:52Candidat éventuellement à l'élection présidentielle ?
02:54Il y a deux candidats à gauche à l'élection présidentielle aujourd'hui.
02:57Il y a Jean-Luc Mélenchon et moi.
02:59D'accord. OK. Donc, il est candidat. Donc, c'est bon.
03:01Alors, vous, votre fête gloire, puisqu'on parle d'entreprise, c'est ce fameux film.
03:06Ça fait tout juste dix ans, c'est ça ?
03:08Oui.
03:09En 2016. Merci, patron.
03:11Donc, c'était sur Bernard Arnault.
03:12J'ai envie de dire, c'est ça, en tous les cas, qui, dans l'univers de l'économie,
03:17c'est ça qui vous a rendu célèbre, mais aussi en France.
03:20Derrière le mot patron, enfin, vous savez, le mot patron, c'est comme le mot poisson.
03:23Dedans, il y a les requins et il y a les sardines.
03:25Et je ne confonds absolument pas les grands patrons de firmes multinationales telles LVMH
03:30et le patron de PME dans mon coin, à Amiens.
03:34D'accord, comme ça.
03:35Christine Labarde, à vos côtés, sénatrice des Républicains des Hauts-de-Seine.
03:39Bonsoir.
03:39Bonsoir.
03:40Merci d'être avec nous.
03:41Vous êtes sénatrice depuis 2017.
03:43Vous êtes ingénieure dans le corps des ponts et chaussées.
03:46Et à la main, surtout, ce que j'ai regardé, vous faites du triathlon.
03:49Vous êtes vice-championne de France par équipe sur le format longue distance.
03:53Vous avez fait l'Ironman de Roth.
03:54Bon, bref, vous êtes une championne toute catégorie.
03:59Sur la durée.
04:00Sur la durée, exactement.
04:01Vous aimez le long terme.
04:02L'éthique sportive a beaucoup à apprendre au monde de l'entreprise et au monde de la politique.
04:06Mais je voudrais aussi dire que les chefs d'entreprise savent aussi s'engager en politique.
04:11Et un exemple, moi, je suis élue aussi locale à Boulogne-Biancourt.
04:14Aux dernières élections municipales, on a deux chefs d'entreprise qui nous ont rejoints,
04:18dont Jules Simian.
04:19Donc, c'est un hasard puisqu'il était là juste avant.
04:21Et en fait, ils ont beaucoup à nous apprendre parce que gérer une collectivité, c'est comme gérer une PME.
04:27Et donc, finalement, si je n'ai pas une carrière dans l'entreprise, j'ai l'habitude d'en côtoyer.
04:31J'ai été très heureuse la semaine dernière de passer plus de deux heures à voir les prix des entreprises
04:36innovantes des Hauts-de-Seine.
04:37Donc, on n'a pas forcément ce passé.
04:40Mais pour autant, on a des liens naturels entre les politiques et les entreprises, notamment les petites, qui sont la
04:46richesse de nos territoires.
04:47Alors, on verra ça tout à l'heure.
04:49Alexandre Loubet, vous êtes au député Rassemblement National du Tarn-et-Garonne.
04:53Bonsoir.
04:54De la Moselle.
04:55Ah, oui, pourquoi ?
04:56Terre d'industrie par excellence.
04:58Absolument, de la Moselle, tout à fait.
04:59En plus, terre d'industrie, oui.
05:02Enfin, il faut le dire vite parce que c'était vrai.
05:04C'est un tout petit peu moins vrai maintenant.
05:05Sans laquelle jamais la France n'aurait connu l'essor économique qu'elle a pu avoir.
05:09Il reste une terre d'industrie puisque j'ai l'honneur d'avoir dans ma circonscription l'une des plus
05:13importantes plateformes chimiques de France,
05:15la plateforme de Carlin, dont je salue les industriels notamment.
05:19Est-ce que vous avez déjà fait un stage en entreprise ?
05:22Oui, je vous remercie, et vous ?
05:23Moi, oui, beaucoup.
05:25De manière très concrète.
05:27En plus, moi, je travaille dans une entreprise, mais ce n'est pas tout à fait la même.
05:30Je suis d'accord, ce n'est pas de l'industrie.
05:31Étant donné que vous avez présenté les autres politiques, j'ai eu le plaisir de mener pour le groupe que
05:36je représente,
05:37le Rassemblement National, une commission d'enquête sur les freins à la réindustrialisation de la France
05:41qui a duré près de cinq mois avec l'audition de près de 147 personnalités issues de tous les horizons,
05:48à la fois des acteurs industriels comme les acteurs des pouvoirs publics ou même des représentants de start-up
05:54afin d'identifier les principaux freins à la réindustrialisation de notre pays, à la relance économique.
06:01Et j'ai la conviction, pour répondre au sujet de cette table ronde,
06:05que politique et milieu économique doivent absolument, impérativement avancer de pair.
06:12Et il revient même aux politiques, non pas de se substituer au monde économique,
06:17mais bien de créer les conditions de réussite du monde économique.
06:19Alors moi, ce que je propose, c'est que j'ai posé la question aux deux chefs d'entreprise,
06:23qu'est-ce qu'ils attendent des politiques, notamment pour l'élection présidentielle ?
06:28En quelques minutes, très très rapidement.
06:30Et après, je vous demanderai, vous, qu'est-ce que vous attendez ?
06:32Parce qu'après tout, est-ce que l'entreprise, ce qui est le rôle, vous voyez, pour les entrepreneurs,
06:35dans le cadre de cette campagne présidentielle, qu'est-ce qu'il peut vous apporter,
06:38qu'est-ce qu'il peut apporter à la France ?
06:41À vous, Marie.
06:42Alors moi, je pense qu'il faut essayer de s'inspirer au maximum des entreprises et des entrepreneurs au quotidien.
06:48C'est-à-dire, un entrepreneur a besoin d'une vision.
06:51Et on a l'impression que ces dernières années, on n'a pas eu une vision très claire de la
06:54direction dans laquelle on allait.
06:56et qui dit vision, dit plan, dit pilier stratégique, dit arbitrage et dit budget.
07:01Et ce sont des choses qui nous ont beaucoup manquées, j'ai l'impression, ces dernières années.
07:05On a l'impression qu'on ne fait pas d'arbitrage, qu'on a envie de satisfaire, de cocher toutes
07:09les cases,
07:10plutôt que de renoncer à certaines choses.
07:12On a l'impression que dans la case budget, investissement et dépenses sont mélangés.
07:16Un patron qui frêlait le mélange entre les deux aurait un véritable problème.
07:21Et surtout dans les temps difficiles, on a tendance à couper les dépenses pour essayer d'appuyer sur les investissements.
07:27J'ai l'impression qu'on fait le contraire au niveau national.
07:30Et puis c'est surtout comprendre que l'économie, ce n'est pas que des grands agrégats économiques.
07:33Ce n'est pas seulement des grands chiffres comme le chômage, la dette.
07:36C'est évidemment ça, mais c'est aussi de la microéconomie.
07:39Et un terrain de PME qui a vraiment besoin, en effet, de réconcilier ses travailleurs et ses entrepreneurs.
07:45Et aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on est dans un monde où il y a de moins en
07:48moins de confiance
07:49entre les entrepreneurs, leurs équipes et puis malheureusement les politiques.
07:55A vous, Jean-Philippe.
07:57C'est un peu ce que dit Marie, c'est un peu dans le même sens.
07:59C'est comment on peut réinventer un espèce de rêve français.
08:03C'est-à-dire que depuis 35 ans, moi j'ai commencé à entreprendre.
08:06J'avais 17 ans comme Jules, chère Christine, qui fait partie du mouvement que j'ai monté,
08:09qui s'appelle le port de l'action.
08:10Donc on aura la chance de le côtoyer tous les deux.
08:12Ils travaillent à nos côtés, donc de 7 à 77 ans, nous aussi on travaille avec des plus jeunes.
08:17En fait, il y a 35 ans, l'idée c'est pas de taper, c'est pas l'idée de
08:21se...
08:21Il y a 35 ans de décision, selon nous, de plus en plus mauvaise pour la partie économique.
08:27Et quand j'entends même des jeunes comme Jules qui pensent régulièrement à partir ou à bouger,
08:32mécaniquement il y a quelque chose qui ne va pas.
08:34J'ai été en Chine, j'invite vraiment tous les hommes politiques à y passer 7 jours hors caméra, hors
08:40champ pour aller comprendre.
08:41On y était il y a 15 jours, Jules était avec nous.
08:43La seule information que j'en recevais sur mon WhatsApp français, c'était allons-nous pouvoir travailler le 1er mai
08:49en France.
08:50Donc il y a quelque chose qui ne va plus du tout.
08:52On est d'accord que le constat des 7 dernières années, 8, enfin bientôt 10, n'a pas été mené
08:58tel qu'on ne pouvait l'imaginer.
09:00Et on est d'accord que les 20 prochaines années vont être tellement importantes.
09:04Moi j'ai 2 enfants de 4 et 12 ans.
09:06Il faut qu'on est obligé d'avoir des politiques qui intègrent notre volonté,
09:11à savoir celles qui nous permettent de travailler plus simplement et qui entendent les...
09:16J'aime pas le mot revendication, mais les problématiques.
09:18Et je vais juste rebondir, M. Ruffin, sur le mot patron, je sais que c'est...
09:21Je vous le dis pas de manière désagréable, mais il y a un peu une fixation.
09:23Moi j'appelle ça très souvent les créateurs d'emplois.
09:27Voilà, très très très souvent.
09:28Alors vous avez une fixette sur Bernard Arnault, moi j'aimerais qu'on en ait 20 en France.
09:31Ça c'est notre petit point de désaccord.
09:32Mais je pense qu'aujourd'hui, dans tous les problèmes politiques que je vois,
09:35j'étais avec une femme politique assez connue, pas loin d'Edouard Philippe hier,
09:39je ne vois aucune forme de vision aujourd'hui dans ce que je vois.
09:42Et je ne vois aucun projet qui nous permette, soit par la retraite à 62 ans,
09:46soit par des votes de budget, des LR extrêmement dangereux.
09:49Donc je pense, avec Guillaume Gibault qui parle mieux que personne
09:52de la réindustrialisation française, on avait un parfait ministre de l'industrie,
09:58on a tout ce qu'il faut, il faut s'inspirer du monde économique.
10:01Juste un mot très rapide, parce qu'après j'ai quand même la parole aux politiques.
10:05Est-ce que vous parlez, quand vous parlez au nom des entrepreneurs,
10:08mais justement, est-ce que vous parlez aussi bien au nom des grandes entreprises,
10:13des entrepreneurs qui dirigent des groupes du CAC 40 ?
10:15Parce que souvent, les politiques opposent les PME et les grandes entreprises.
10:19En tous les cas, ils font un distinguo assez fort.
10:22Mais vous savez, c'est mal qu'on connaisse l'entrepreneuriat français,
10:24parce que les PME français, c'est près de 7 à 8 millions d'emplois.
10:29Enfin, 90% des gens avec qui on parle,
10:31c'est des gens qui ont des entreprises de 7, 8, 10, 15, 20, 40, 80 salariés.
10:35Alors on peut parler de Bernard Arnault toute la journée, ou de Patrick Pouyanné,
10:37qui n'est pas le propriétaire de son entreprise, Patrick Pouyanné.
10:40Mais nous, ce qu'on vit au quotidien, quand on recroise nos informations,
10:43on vit tous la même chose.
10:45Des complexités de recrutement absolu, un coût du travail exorbitant,
10:49une volonté de payer plus les gens, c'est strictement impossible,
10:52et un système dans sa globalité qui ne fonctionne plus.
10:55François Ruffin, qu'est-ce que vous avez entendu ?
10:58Je trouve qu'ils plaident bien leur cause.
10:59En tous les cas, ils expriment ce qu'ils attendraient de politique.
11:04Est-ce que vous comprenez leur message, et après, vous, vous avez vos réponses ?
11:07D'abord dire que moi, j'ai été un petit patron d'entreprise.
11:11J'ai fondé ma boîte, mon journal, avec mon livret A,
11:14et j'ai le mené pendant 20 ans, et à la fin, j'avais 7 salariés,
11:18donc je sais ce que c'est que de recevoir du CICE,
11:20je sais ce que c'est d'avoir un contrôle URSAF,
11:22je connais ça par cœur, et de l'intérieur.
11:25Dire que dans ma carrière de journaliste,
11:27chaque fois que j'ai eu la possibilité de rencontrer un patron, un entrepreneur,
11:31je l'ai fait.
11:32Pourquoi ? D'abord par curiosité, de voir le monde avec un autre regard que le mien,
11:36et ensuite parce que je savais qu'il y avait, en fond, une alliance objective.
11:40Ma bataille, c'est la bataille de l'industrie.
11:41Ma bataille, c'est le retour du secteur industriel dans notre pays.
11:46Et dès la première rencontre que j'ai eue, par exemple, avec Laurent Bernard,
11:49qui était le patron de lui-même, de la métallurgie dans la Somme,
11:52et de l'office du piston français,
11:54et qui me dit, voilà, regardez, j'ai des ordres,
11:58de mes clients, donneurs d'ordre,
12:01Foressia, Valeo, qui me disent,
12:02maintenant, il faut partir dans les pays de l'Est,
12:03et il faut faire mes boutiques ici.
12:05Je comprends l'alliance qu'il peut y avoir
12:07entre les patrons de PME qui ont à subir ça
12:10et l'emploi industriel, l'emploi ouvrier
12:14que je défends dans un territoire comme le mien.
12:16Et à mon sens,
12:18vous voyez, vous avez eu un président pro-business,
12:22vous avez eu un président start-up nation,
12:25vous avez eu un président banquier d'affaires
12:28pendant 10 ans,
12:29et vous mesurez la déception à l'arrivée,
12:32avec le taux, la part de l'industrie dans le PIB
12:36qui est passée sous les 10%.
12:37Non, qui n'est pas passée sous les 10%,
12:38qui est juste au niveau des 10%.
12:40Elle est passée sous les 10%.
12:44Avec une dette publique de plus de 1 000 milliards d'euros
12:47et sans même que ça soit de l'investissement.
12:50Avec aujourd'hui une défaillance,
12:53un taux de défaillance des petites entreprises
12:54qui est gigantesque.
12:56Et donc, je veux vous le dire,
12:58je considère que ceux qui voudraient faire
13:00du Macron après Macron,
13:01du super Macron,
13:02du Macron en grand,
13:03et avoir un discours plus libéral,
13:05au fond, je ne pense pas qu'ils vous rendent service.
13:07Et je pense que des gens qui viennent dire
13:09aujourd'hui, il y a besoin de grandes règles,
13:11il y a besoin d'une vision.
13:13De plan, comme disait...
13:14Il y a besoin d'un plan.
13:15Il y a besoin, je dirais, d'un horizon.
13:17Et je pense que le pays,
13:19il meurt matériellement
13:21quand on voit que les Français
13:23sont maintenant plus pauvres que la moyenne européenne,
13:25produisent moins que la moyenne européenne.
13:26Et qu'évidemment,
13:27il y a pour moi un grand défi,
13:28le défi productif dans notre pays.
13:30Qu'on est passé l'inégalité
13:32dans notre pays
13:33et maintenant au-dessus de la moyenne européenne.
13:35Donc il y a un problème matériel.
13:36Mais à mon sens,
13:37le problème presque pire,
13:39c'est le problème spirituel.
13:41Chez mes grands-parents,
13:43il y avait une assiette en porcelaine
13:44dans laquelle il était marqué
13:45« S'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre,
13:48c'est regarder ensemble
13:49dans la même direction. »
13:50Et c'est un exupéry.
13:51Et à mon sens,
13:52ce qui vaut pour un couple,
13:53vaut aussi pour une nation.
13:54François Ruffin qui cite cet exupéry.
13:56Et sans difficulté,
13:56mais si vous saviez
13:58comment j'embrasse large,
13:59parce que la France,
13:59elle est grande
14:00et elle ne se regarde pas
14:02sur un périmètre étroit.
14:03Mais ce qui vaut pour un couple,
14:05vaut aussi pour une nation.
14:07De se dire,
14:07voilà,
14:08il nous faut un horizon commun.
14:09Nous avons des défis à relever aujourd'hui.
14:11Le défi productif,
14:12pas de grand pays
14:13sans grande industrie
14:13et sans grande agriculture.
14:15Le défi démographique,
14:16de plus en plus de personnes âgées
14:18dont il faut s'occuper.
14:19Le défi, enfin, climatique,
14:21on le voit aujourd'hui
14:21avec la canicule,
14:22qui suppose
14:23de tout transformer
14:24logement, déplacement,
14:25culture, agriculture,
14:26industrie, énergie.
14:28Je termine.
14:28Et tout ça,
14:30ça repose sur une chose
14:31qui est le travail.
14:32Qui est le travail.
14:33La création de richesse.
14:34Le travail.
14:35Et dans ce travail,
14:36je comprends à la fois
14:37le travail des salariés,
14:38des fonctionnaires,
14:39de l'hôpital,
14:40des écoles
14:41et des entrepreneurs.
14:43Et je sais combien
14:44notre pays ne se relèvera pas
14:45par des grandes décisions
14:46des ministères,
14:47mais ne se relèvera pas.
14:49Aussi de l'initiative privée
14:50d'en bas.
14:51Et le loco,
14:53association et entrepreneurs.
14:54Par contre,
14:54je vais vous dire un truc,
14:55vous avez bien fait
14:56de changer de carrière,
14:57vous êtes excellent
14:57dans votre domaine
14:58et vous êtes complètement aligné
15:00avec le fait
15:01que vous avez un grand talent politique.
15:02A aucun moment...
15:03Je pense que vous avez
15:04un grand talent journalistique,
15:05mais je vais vous dire un truc.
15:06A aucun moment,
15:08à chaque fois que vous parlez
15:09des dirigeants,
15:10quels qu'ils soient,
15:11on parle du macronisme.
15:13On rappelle,
15:14Emmanuel Macron est quand même
15:15un homme politique
15:15depuis un certain nombre d'années,
15:16il était technocrate.
15:17On est deux patrons de PME.
15:19Alors à chaque fois,
15:20il y a toujours le grand discours,
15:21la réindustrialisation,
15:22le macronisme,
15:22les pro-business.
15:23Nous, on vous dit strictement l'inverse.
15:25On vous dit en fait,
15:26de droite comme de gauche,
15:27on voudrait juste pouvoir travailler.
15:29En fait,
15:29vous connaissez tous
15:30le monde de l'entreprise,
15:31mais vous ne la connaissez pas du tout.
15:32Moi, j'en ai 40.
15:3340, je les ai créées.
15:34J'ai eu mon PEL,
15:35comme vous,
15:36avec ma maman,
15:37infirmière,
15:37comme vous peut-être.
15:39Chaque fois,
15:39il faut arriver vers le côté perso de la vie
15:41qui montre qu'on a une histoire
15:42un peu compliquée.
15:43Et ma maman,
15:44en plus,
15:44en ayant payé des millions d'euros d'impôts,
15:45pas comme vous,
15:46elle est morte à l'hôpital public
15:48pendant 7 heures d'attente
15:49il y a exactement un an et demi.
15:50Et ça m'a donné envie de m'engager.
15:52D'autant plus,
15:53en me sens comment
15:53on a pu en arriver là.
15:54Donc le macronisme
15:55des 10 dernières années,
15:56on aura au moins un point commun
15:57sur le fait que ce n'est pas
15:59une extrême victoire
16:00pour le pays France.
16:01On a une énorme différence.
16:02Je termine,
16:02on voyage beaucoup.
16:03Ça nous permet de comprendre
16:04ce qui se passe ailleurs.
16:06Donc nous,
16:06la seule chose qu'on demande,
16:07c'est assez simple,
16:08c'est d'écouter ceux qui savent.
16:09Parce que le problème actuel du politique,
16:12c'est qu'ils n'écoutent pas
16:12ceux qui savent.
16:13Je pense que vous n'êtes pas arrivé
16:14il y a une demi-heure.
16:15C'est très dommage,
16:15il y a eu 4 entrepreneurs.
16:16Si, j'étais là,
16:17j'étais dans la salle
16:17et j'ai entendu les entrepreneurs
16:19auparavant.
16:19Tout le monde n'y était pas.
16:22J'ai discuté avec eux,
16:24je pense que vous avez compris
16:27qu'on avait des très bons
16:28entrepreneurs et entrepreneuses
16:30et que redresser ce pays,
16:31c'est quelques mesures
16:32pas très compliquées
16:33sur la partie économique.
16:34Je ne vais pas sur les autres.
16:34Après, je vous laisserai parler.
16:35Pardonnez-moi.
16:36Donc j'espère,
16:37moi je considère,
16:38moi ma tribune,
16:38elle part d'une sortie
16:41où j'ai dit
16:41je me bats ou je me barre.
16:43C'est qu'à un moment donné,
16:44on ne peut plus voir
16:45tout le monde partir
16:46et regarder le train qui passe.
16:47Ce n'est plus possible.
16:48Il faut que nos politiques,
16:49de droite comme de gauche,
16:50le comprennent.
16:51Dans l'intérêt du pays.
16:52Christine Lavard,
16:53et après Alexandre Loubet
16:54et après c'est Marie
16:55pour faire tourner le micro
16:57qui répondra.
16:59Je ne sais pas si j'ai le droit
17:00de poser deux questions
17:00à mon voisin
17:01mais je l'ai écouté
17:02avec attention.
17:03Je pense qu'il a oublié de dire
17:04qu'il s'est opposé
17:06au pacte d'Utreil
17:07et qu'il était prêt
17:08à le supprimer,
17:09qu'il a porté
17:10la taxe Zuckman
17:11dont on sait bien
17:13qu'une des conséquences
17:14si elle était appliquée
17:15serait d'entraîner
17:16la vente de parts
17:18des entreprises
17:19parce qu'on confond
17:20la richesse potentielle
17:23qui est liée
17:23à la valorisation boursière
17:25d'une société
17:25quelle que soit sa taille
17:26et la richesse réelle.
17:28On a bien vu
17:29dans des mouvements antérieurs
17:30que la richesse potentielle
17:32elle peut s'écrouler
17:32d'un coup
17:33si jamais la technologie
17:35ne perdure pas.
17:37Donc voilà,
17:37je lui adresse ces deux questions.
17:38J'aurais pu être d'accord
17:39quasiment avec tout ce qu'il a dit
17:41parce que je suis d'accord
17:42comme lui,
17:42notre vrai problème aujourd'hui
17:44c'est qu'il faut
17:45revaloriser le travail
17:46notamment pour avoir
17:47un narratif,
17:48un récit
17:49pour pouvoir faire comprendre
17:50aux Français
17:51que c'est dans leur intérêt
17:53qu'il faut prendre
17:54un certain nombre de mesures
17:55qui ne seront peut-être
17:56pas agréables
17:57à court terme
17:58mais qui vont permettre
17:59de redresser ce pays
18:00sur le long terme
18:01parce que j'ai bien aimé
18:03quand vous avez parlé
18:04de vos enfants.
18:04Moi aussi j'ai des jeunes enfants
18:05et tous les jours
18:06je suis en train de me dire
18:07on va leur léguer
18:083 500 milliards de dettes
18:10tout ce qu'on ne fait pas
18:11aujourd'hui
18:12c'est finalement une dette
18:13qu'on leur lègue
18:14on fait juste que reporter
18:15à plus tard
18:16les efforts qu'on ne veut pas faire
18:17et c'est pour ça
18:18que par exemple
18:18moi j'ai porté des mesures
18:19pour aller diminuer
18:22les abattements
18:23sur les retraités aisés
18:24ça peut vous paraître bizarre
18:25je suis de droite
18:25et bien pourtant
18:26oui je le pense
18:27parce qu'il faut vraiment
18:28qu'on pense aux générations futures
18:30et pour vous dire
18:32plus tard qu'hier
18:33j'ai beaucoup travaillé
18:35sur la question
18:35du financement des PME
18:37et on a un vrai problème
18:38aujourd'hui
18:38comment se fait-il
18:40que le PEA-PME
18:41soit accessible
18:42uniquement
18:43à 4 500 entreprises
18:44il n'y a pas que 4 500 PME
18:46dans notre pays
18:47on a tellement réduit
18:49les critères d'éligibilité
18:50qu'on en a complètement
18:51dénaturé l'objet
18:52j'entendais aussi
18:54des structures de financement
18:55avec lesquelles je travaillais
18:56qu'elles ont besoin
18:57de visibilité
18:58de long terme
18:59sur la trajectoire du pays
19:00pour pouvoir attirer
19:01des placements
19:02et des fonds
19:03quant à l'instant
19:04j'ai entendu le ministre
19:05nous dire
19:06que dans l'enveloppe
19:07de France 2030
19:08on allait faire
19:09des réallocations
19:10pour créer
19:10des dispositifs régionaux
19:12mais en fait
19:12philosophiquement
19:13on se trompe France 2030
19:15à l'origine
19:16c'était créé
19:17pour avoir des crédits
19:18des structures technologiques
19:19et surtout
19:19c'était la suite
19:20des investissements d'avenir
19:21et les investissements d'avenir
19:22gardons ça en tête
19:23c'était des crédits
19:24extra budgétaires
19:25qui devaient échapper
19:27à la contingence
19:28du politique
19:29et des décisions
19:29on est en train
19:30de faire complètement
19:31autre chose
19:32quand on réalloue
19:33comme ça
19:33et qu'en fait
19:34on retravaille
19:34dans l'enveloppe fermée
19:35quand le président
19:36de la république
19:36annonce
19:372 milliards sur l'IA
19:40alors qu'en fait
19:41c'est que du recyclage
19:42et que c'est un moyen
19:42d'aller chercher certains projets
19:44plutôt que d'autres
19:45et qu'est-ce qui se passe
19:46sur France 2030
19:47objectivement
19:48c'est ce qui fait l'objet
19:48de toutes les coupes budgétaires
19:50en fin d'année
19:50je vous dis juste un truc
19:51Christine
19:51pardon Marie
19:52France 2030
19:53je connais à titre personnel
19:54deux entreprises
19:54qui ont touché 7 millions d'euros
19:55qui sont en dépôt de bilan
19:56il n'y a eu aucun contrôle de fait
19:58et leur business model est mort
19:59voilà
20:00on parle de 14 millions d'euros
20:01elles vont vivre dessus
20:02pendant 3 ans
20:02voilà
20:03c'est clair
20:03c'est net
20:04c'est compris
20:04je reviens sur la holding
20:05et le financement
20:06on oublie un paramètre
20:07moi j'ai des millions d'euros
20:08investis dans les PME françaises
20:09j'étais avec 3 députés
20:10sur une de vos émissions
20:11sur BFM
20:12je ne sais plus laquelle
20:13un samedi soir
20:14personne ne connaissait
20:15le fonctionnement de la holding
20:16personne
20:16on s'est fait taper dessus
20:17pendant 8 mois
20:18vous connaissez le réemploi
20:203 députés sur 3
20:21ne savaient même pas
20:22de quoi en parler
20:23l'obligation de réemployer l'argent
20:25vous savez
20:25on ne le garde pas chez nous
20:26on ne le compte pas tous les matins
20:27en ce moment
20:28l'obligation de réemployer l'argent
20:29qu'on a gagné par notre travail
20:31je ne sais pas ce que ça vous dit
20:32donc je veux juste exprimer un point là-dessus
20:34c'est toujours un peu technique
20:35parce que vous dites
20:37les gens ils veulent de la simplicité
20:38on veut
20:39c'est simple
20:40et si on doit le défendre nous-mêmes
20:41on le défendra nous-mêmes
20:42on veut que le travail coûte moins cher
20:44on veut pouvoir mieux payer les gens
20:46on veut pouvoir les faire travailler
20:47plus simplement
20:48il y a 3 points importants
20:49c'est pas très compliqué
20:50Jules vous l'a expliqué très clairement
20:51tout à l'heure
20:52en disant
20:53on aimerait que chaque dirigeant de PME
20:54qui monte sa première entreprise
20:56puisse avoir
20:57une exonération totale
20:58sur le premier emploi
20:59des choses basiques
21:00quand on voit les dépenses
21:01quand on voit les dettes abyssales
21:02le train de vie
21:03avec les gyrophares
21:04en permanence
21:04et je ne donnerai pas l'exemple
21:05j'en connais 40
21:06parce que j'en connais beaucoup
21:07de votre environnement
21:08je suis mis en vélo
21:09donc les gyrophares
21:10je vous dis
21:11il faut qu'à un moment donné
21:12l'exemple doit prévaloir
21:14et il faut comprendre
21:15que ceux qui gagnent en 2027
21:17vous devrez faire
21:18avec ceux qui font tourner la boutique
21:19et ceux qui font tourner la boutique
21:21c'est les entrepreneurs
21:22femmes et hommes françaises
21:23et ça c'est la base
21:24à mon avis
21:24il faut aussi que vous fassiez une conversion
21:26comme celle de François Ruffin
21:27parce que vous n'êtes pas un mauvais aussi
21:28ah c'est prévu
21:29bon d'accord
21:29ok
21:30Alexandre Loubet
21:31député Moselle
21:32enfin je vous passe la parole
21:34vous comment est-ce que
21:35vous avez répondu
21:36aux différentes interpellations
21:39la France manque
21:41d'une vision économique
21:42d'un véritable cap
21:44on l'a bien vu
21:45avec le saupoudrage des aides
21:46à travers le plan France 2030
21:48on le voit bien
21:49avec les altermoiements
21:50les va-et-vient
21:51par exemple sur la question du nucléaire
21:53et je pourrais donner
21:53beaucoup d'autres exemples
21:54donc il faut
21:55un
21:56se donner
21:57et se doter
21:57d'une stratégie nationale
21:58de réindustrialisation
22:00de relance
22:01de la croissance économique
22:02deux
22:02se donner les moyens
22:03de ses ambitions
22:04un
22:05relancer
22:06la croissance économique
22:07par une stratégie
22:09cette stratégie
22:09à mes yeux
22:10elle doit reposer
22:11sur trois impératifs
22:12le premier impératif
22:14c'est celui de puissance
22:15c'est-à-dire qu'il faut
22:15développer les innovations
22:16de rupture
22:17pour réussir
22:17dans la mondialisation
22:18sans quoi
22:19on loupera le train
22:20justement
22:21de
22:22la technologie
22:24de la course technologique
22:25dans le monde
22:25deux
22:26après la puissance
22:27l'indépendance
22:28parce qu'aujourd'hui
22:29en France
22:30malheureusement
22:30on se retrouve
22:32avec un déficit
22:33commercial
22:33dramatique
22:34de près de 70 milliards
22:35d'euros
22:35l'année dernière
22:35il faut développer
22:37les filières
22:38de substitution
22:38aux importations
22:39sur le sol national
22:40lorsque c'est possible
22:42et sécuriser
22:43les chaînes d'approvisionnement
22:44de nos industries
22:45essentiellement stratégiques
22:47trois
22:47il faut moderniser
22:50l'appareil productif
22:51c'est d'ailleurs
22:51l'une des conclusions
22:52de la commission d'enquête
22:53que j'avais menée
22:54en critiquant
22:55le plan France 2030
22:56dont l'intention initiale
22:57est tout à fait louable
22:58d'aller soutenir évidemment
22:59les innovations de rupture
23:00mais il ne faut pas oublier
23:01ce sur quoi reposent
23:02les deux tiers du potentiel
23:03de réindustrialisation
23:04de la France
23:05c'est à dire
23:06nos PME
23:07et nos ETI
23:07pour s'en donner les moyens
23:09trois leviers
23:10essentiels
23:11il y en aurait beaucoup d'autres
23:12premier levier
23:13revoir les politiques
23:14d'achat de public
23:15justement en libérant
23:16les règles de la commande publique
23:17il faut assumer
23:19de favoriser
23:19le made in France
23:21la préférence nationale
23:22et la préférence européenne
23:24mais la vraie
23:24pas celle qui est en train
23:25de nous vendre
23:26la commission européenne actuellement
23:26deux
23:27si je peux me permettre
23:28Mme Chevrillon
23:29deux
23:29il faut libérer
23:31les financements
23:31nécessaires à notre économie
23:33pour réindustrialiser la France
23:34de 9 à 15%
23:35du PIB
23:36en 10 ans
23:37ce qui semble
23:38très difficile
23:39voire impossible
23:39il faudrait 20 milliards d'euros par an
23:41ça représente à peine
23:42et trois
23:42c'est qu'on puisse vous répondre
23:43ça représente à peine
23:441%
23:45de l'encours
23:46de l'assurance vie
23:47et du PER
23:48troisième point
23:49un véritable choc de compétitivité
23:52pour créer les conditions
23:52de la réussite
23:53des entreprises
23:55d'abord en baissant
23:56la fiscalité de production
23:57et en renforçant
23:58le pacte du TREI
23:59ensuite en rétablissant
24:00un prix français d'énergie
24:01parce qu'aujourd'hui
24:02les entreprises
24:03paient une électricité
24:04qui est 2,8 fois plus chère
24:06que ce qu'elle nous coûte
24:07à produire en France
24:08c'est un scandale
24:093,3
24:10un véritable chantier
24:11de simplification
24:12non je réponds juste après
24:13un véritable chantier
24:15de simplification
24:16normative
24:16et à ce titre
24:17Marine Le Pen
24:18et Jean-Dane Bardella
24:19nous ont demandé
24:19de faire le tour
24:20de l'ensemble
24:21des filières professionnelles
24:22pour recenser
24:22les normes
24:24parce que c'est pas nous
24:25qui connaissons ces normes
24:26c'est vous qui les connaissez
24:27par conséquent
24:28nous les recensons
24:29pour les faire sauter
24:30qu'est-ce que vous répondez
24:31à tout ce qui a été
24:32les propos qui ont été tenus
24:34sur le fond
24:35puis après je voudrais
24:35qu'on prenne 3 dossiers
24:37alors il y a beaucoup de choses
24:38oui il y a beaucoup
24:39c'est pour ça que je vous laisse
24:40justement il y a beaucoup
24:41et si on veut une vision
24:42encore une fois
24:42il va falloir qu'on ait
24:43des choses très simples
24:44donc je vais revenir
24:44sur ce que disait Jean-Philippe
24:46mais le premier problème
24:47que j'entends
24:47c'est comment est-ce qu'on peut
24:48payer davantage
24:49les gens qui portent
24:50notre économie aujourd'hui
24:51les valoriser davantage
24:53et je me permets de reprendre
24:54monsieur Huffin là-dessus
24:55mais comment on leur apporte
24:56de la joie
24:57aujourd'hui moi ce qui me heurte
24:58le plus
24:59c'est que j'ai l'impression
24:59que les gens ne sont pas
25:00heureux en France
25:01on a toutes les raisons
25:02d'être heureux
25:03on est un des plus beaux
25:04pays du monde
25:04et on est un foutu
25:06d'être heureux
25:07travailler c'est dur
25:08mais on peut y trouver
25:09du sens
25:09et je pense
25:10j'ai espoir qu'on puisse
25:11le trouver dans tous
25:11les métiers
25:12donc la première chose
25:12c'est de revaloriser
25:13ces personnes-là
25:15pardonnez-moi de nouveau
25:15monsieur Huffin
25:16mais vous parlez
25:17de petits patrons
25:17pour moi il n'y a pas
25:18de petits patrons
25:18il n'y a pas de petits métiers
25:19il n'y a que des
25:21toutes les personnes
25:22qui travaillent
25:22elles se valent
25:23tous les patrons se valent
25:24tous les salariés aussi
25:27dire petits finalement
25:28ça les dévalorise
25:30je trouve
25:30et on a plutôt envie
25:31de rassembler
25:32donc pour moi le premier message
25:33c'est déjà
25:33est-ce qu'on arrive
25:33à trouver un moyen
25:35de rassembler tout le monde
25:36et de faire en sorte
25:38qu'on arrive à davantage
25:39communiquer entre politique
25:40et monde entrepreneurial
25:42est-ce qu'on arrive
25:43à créer des liens
25:43davantage entre les patrons
25:44et leurs salariés
25:45est-ce qu'on arrive
25:45à mieux les payer
25:46pour recréer de l'harmonie
25:47aujourd'hui je trouve
25:48que c'est ça
25:48la première chose
25:49qui manque
25:49si on a envie de construire
25:50et de mettre en place
25:51toutes les mesures
25:52dont vous discutiez
25:53je pense qu'il va falloir
25:54qu'on ait davantage d'harmonie
25:55et pour cette harmonie-là
25:56la première chose
25:56c'est qu'aujourd'hui
25:58on puisse payer mieux
25:58les gens
25:59et qu'ils commencent
25:59à reprendre du sens
26:00dans leur travail
26:02rapprocher le brut
26:03du net
26:05c'est évidemment
26:05le net du total chargé
26:07que ce soit pas
26:08un vase déverseur
26:09dans l'un
26:10juste sur la question
26:11petit patron
26:12François Ruffin
26:13c'est une expression
26:13que vous employez
26:14vous comprenez
26:15que c'est un côté
26:17un peu péjoratif
26:18je le perçois pas
26:20pour moi
26:20et comme péjoratif
26:22en tout cas
26:22je ne suis pas
26:22de cette manière-là
26:23mais oui
26:23j'opère un distinguo
26:24et je vois même
26:25une stratégie
26:26des grands groupes
26:27et des grands patrons
26:28de venir
26:29comme c'était le cas
26:31sous l'ancien régime
26:32on avait l'archevêque
26:33qui baignait
26:34dans le strupe
26:35et la luxure
26:36et qui se venait
26:37se cacher
26:38derrière la vertu
26:39du petit curé de campagne
26:41et bien aujourd'hui
26:42on a le grand patron
26:43qui se prend
26:44des stocks options
26:44et qui se paye
26:46en millions
26:47et qui vient
26:47se cacher
26:48derrière la vertu
26:49du patron de PME
26:51et vous dire
26:52qu'il y a quand même
26:53une différence
26:54entre les deux
26:55on a d'un côté
26:56des firmes
26:57qui aujourd'hui
26:58payent moins d'impôts
26:59en proportion
27:00que les PME
27:02on a des firmes
27:03qui captent
27:04davantage d'aides
27:05et on a des firmes
27:07qui sur 10 ans
27:07ont supprimé
27:08200 000 emplois
27:09tandis que
27:10de l'autre côté
27:11on a des PME
27:12ETI
27:12qui touchent moins d'aides
27:14qui payent davantage d'impôts
27:16et qui ont créé
27:17plus d'un million d'emplois
27:18donc là
27:19on a une différence
27:20entre les deux
27:21et pour moi
27:22une large captation
27:23de la plus-value
27:24par quelques sociétés
27:25de tête
27:25qui ont pu
27:26l'année dernière
27:27augmenter les dividendes
27:28pour leurs actionnaires
27:29de 10%
27:30et donc
27:30en laissant moins
27:31pour les salariés
27:32en laissant moins
27:33pour l'investissement
27:33mais en laissant moins
27:34aussi
27:35pour les entreprises
27:36sous-traitantes
27:36et sous-traitantes
27:37il y a évidemment
27:41une différence
27:42mais pour avoir été
27:42sous-traitantes
27:43ces gens-là
27:43moi je suis heureuse
27:44qu'il y en ait en France
27:45parce qu'ils nous nourrissent
27:45aussi nous
27:46petites PME
27:47et il en faut
27:47et la deuxième chose
27:49c'est que je pense
27:49qu'on n'a jamais réussi
27:50à s'enrichir
27:51en appauvrissant les riches
27:52je pense sincèrement
27:53qu'on a besoin de ces riches
27:54et que plus il y en a
27:56et plus ils apporteront
27:57en revanche
27:58qu'on crée une harmonie
27:59qu'on crée des règles
28:00pour faire en sorte
28:02que certains ne s'approprient
28:04pas la richesse de tous
28:04oui mais je pense
28:06qu'on n'en est pas encore là
28:07donc mon souhait
28:08est un rééquilibrage
28:09et en particulier
28:10sur les aides publiques
28:11je pense que les aides publiques
28:12qui ont fait l'objet
28:13d'un arrosage
28:14et d'un arrosage
28:15tout à fait colossal
28:16depuis des décennies
28:17en particulier
28:18le CICE
28:19devraient faire l'objet
28:20d'un ciblage
28:21et je demande
28:21que ça soit ciblé
28:22en deux directions
28:24sur l'industrie
28:24de manière générale
28:25parce qu'elle est de fait
28:26en compétition
28:27à l'international
28:28et que ça soit ciblé
28:29sur les PME
28:30pourquoi ?
28:31parce qu'on sait
28:32que le potentiel
28:32de création d'entreprise
28:33il n'est pas dans les grands groupes existants
28:35ou qui
28:36s'il touche
28:3610 000, 50 000
28:371 million d'euros supplémentaires
28:39ça ne fera pas la différence
28:41tandis que sur une PME
28:42ça peut faire la différence
28:43donc je demande moi
28:44à ce que
28:45en particulier
28:45dans les aides publiques
28:46ça fasse l'objet d'un ciblage
28:48quand je vois
28:49que sur les crédits
28:49impôts, compétitivité, emploi
28:51les 3 principaux bénéficiaires
28:53étaient Auchan, Casino et Carrefour
28:54je dis
28:55tout ça n'a pas de sens
28:57je me permets
28:59pour rebondir sur ce qu'a dit Marie
29:00il y a une phrase
29:01que j'aime bien
29:01que disait mon papa
29:02quand les gros poissons maigrient
29:03les petits poissons crèvent
29:05donc en général
29:06c'est pas parce que les gros s'appauvrisent
29:07que ça va enrichir ceux du dessous
29:09ça c'est une certitude absolue
29:11d'un chef d'entreprise
29:11je vous invite à me suivre une semaine
29:12vous allez faire un reportage
29:13très intéressant
29:14venez avec moi
29:14vous verrez
29:15c'est pas tout à fait la même histoire
29:17sur le reste
29:18encore une fois
29:19j'entends
29:20il y a des enjeux
29:21je ne sais pas si vous suivez
29:22peut-être monsieur Retailleau
29:22j'en ai aucune idée
29:23j'ai pas suivi
29:24LR donc
29:25ou le RN
29:26qui potentiellement en passe
29:27d'être potentiellement élu
29:29en tous les cas
29:30il y a plein de phrases dites
29:32c'est quoi le sujet
29:33que vous voulez dire
29:35qu'est-ce que vous êtes prêt à adresser
29:36au PME
29:36si demain
29:37monsieur Retailleau
29:38monsieur Bardella
29:39madame Le Pen
29:39monsieur Ruffin
29:40c'est quoi le sujet
29:42parce que là
29:42il n'y a personne qui a compris
29:43ce qu'un entrepreneur
29:43qui part en disant
29:44si vous gagnez
29:45vous gagnez
29:46vous gagnez
29:47alors c'est 20% de baisse
29:49sur le coût du travail
29:50jusqu'à 3000 euros brut
29:51c'est plus de CGRDS
29:53pour les moins de 30 ans
29:54par contre en contrepartie
29:56c'est plus 18 mois de chômage
29:57c'est 6 ou 8
29:58parce qu'il faut remettre
29:59les gens au travail
29:59parce que je ne vais pas encore une fois
30:00vous raconter ma vie
30:01mais comme j'ai beaucoup de salariés
30:02quand dans l'hôtellerie
30:03notamment
30:04les gens s'arrêtent le 15 octobre
30:05vous voulez qu'ils reviennent
30:06le 15 mars
30:07mais ils ne veulent pas
30:07parce qu'ils sont trop bien à Bali
30:08et qu'ils reviennent le 15 juin
30:09et qu'ils touchent chacun
30:101800 euros par mois
30:11fois deux
30:11un couple formidable
30:12ça c'est nos impôts
30:13ça me dérange
30:14c'est aussi l'impôt des petits salariés
30:15c'est l'impôt de tout le monde
30:16ce n'est pas que ça
30:16il ne faut pas non plus
30:17mais en fait
30:18je vais vous expliquer quelque chose
30:19Edwige
30:20en fait les français
30:21ils ne sont pas idiots
30:22il faut arrêter de les prendre
30:23pour des débiles
30:23ni des feignants
30:31plus tard qu'il y a trois semaines
30:32en bas de mon bureau
30:32j'entends une jeune femme dire
30:34génial
30:34j'ai réussi à négocier
30:36ma rupture conventionnelle
30:37et je ne reprendrai jamais
30:38avant septembre
30:39quoi qu'il arrive
30:39je veux juste terminer ce point
30:40c'est un point fondamental
30:42mais c'est un point fondamental
30:43des enjeux de demain
30:44comment remettre les gens au travail
30:45comment les faire réunir leur travail
30:47comment faire l'actionnariat salarié
30:50fondamental
30:50nous dans nos entreprises
30:51nous intéressons les gens
30:52moi je reçois un nombre de messages
30:54depuis qu'on a notre action
30:55de gens qui ont envie
30:56qui nous avaient raison
30:57on a envie de bosser
30:58mais par contre
30:58ceux qui ne foutent rien
30:59et qui reviennent au bout de 7 mois
31:00et qui ont toujours un problème
31:01ceux-là ils nous dévalorisent
31:02notre travail
31:02comment on fait
31:03personne ne donne envie
31:05de suivre un projet
31:06donc donnez-nous
31:07alors j'ai envie de vous dire
31:08allez-y et après
31:09vous devriez suivre
31:10avec plus d'attention
31:11ce que font les LR
31:12puisque en décembre 2025
31:14il y a un document
31:15qui est sorti
31:18et qui s'appelle
31:19travail gagnant
31:20et un des premiers actes
31:21c'est mieux rémunérer le travail
31:22trois propositions
31:24seuil de cotisation
31:25à 1623 heures
31:27au-delà
31:27plus aucune cotisation
31:28ce qui a été
31:30qui se traduit
31:31par 3500 euros net
31:33de plus par an
31:33pour un salarié médian
31:35et 35%
31:36de coût en moins
31:37pour l'employeur
31:37je poursuis
31:38et vous avez dit
31:39il faut développer
31:40l'actionnariat salarié
31:41et bien il s'avère
31:41que j'ai été
31:42co-auteur
31:43d'une proposition de loi
31:44qui a été adoptée
31:45au Sénat
31:46justement pour venir
31:48revaloriser
31:48l'actionnariat salarié
31:51donc aujourd'hui
31:52le texte
31:52il est dans la navette
31:54il sera peut-être
31:55un jour
31:55étudié à l'Assemblée Nationale
31:57mais si vous regardez bien
31:58c'est un sujet
31:59je suis
32:00200% d'accord
32:01avec ce que vous dites
32:02on essaie par petites touches
32:04d'instiller
32:05des changements
32:06mais quand vous voyez
32:06que de l'autre côté
32:07vous êtes pour l'actionnariat salarié
32:09François Ruffin
32:11il faut une révolution
32:12mais là pour l'instant
32:12c'est un programme présidentiel
32:14c'est le programme présidentiel
32:15vous me dites
32:16est-ce que vous avez fait
32:16des choses avant
32:17j'essaie de vous dire
32:18que oui
32:18on essaie de faire
32:19des choses avant
32:19avec les moyens
32:20qui sont à notre disposition
32:21et là où je vous rejoins
32:22c'est que tous les sujets
32:23dont on parle aujourd'hui
32:24ils doivent être débattus
32:26entre ceux qui seront candidats
32:27de manière à ce que
32:28le président élu
32:29en avril 2027
32:31par son élection
32:32il ait un mandat démocratique
32:34qui lui permette
32:35d'entreprendre
32:35de vraies réformes
32:36et dans ces vraies réformes
32:37il y en aura
32:38forcément certaines
32:39qui auront aussi
32:40un impact négatif
32:42sur certains
32:43il faut avoir le courage
32:44de le dire
32:44parce qu'aujourd'hui
32:45la situation de finance publique
32:46c'est pas open bar
32:47on pourra pas tout financer
32:48pour tout le monde partout
32:49donc celui qui sera au lieu
32:51aura défini des priorités
32:52j'espère qu'il aura eu
32:54l'honnêteté
32:54d'avoir un programme
32:55finançable
32:56et de dire comment
32:56il le finance
32:57je pense aussi
32:58qu'il faut dire
32:58qu'aujourd'hui
32:59penser qu'on va équilibrer
33:00un programme politique
33:01par la lutte contre
33:02la fraude fiscale
33:03et la lutte contre
33:04la fraude sociale
33:04c'est faux
33:05penser à dire
33:06qu'on va financer
33:07un programme politique
33:07en allant supprimer
33:09c'est faux
33:10il faut dire qu'on supprime
33:11des politiques publiques
33:12voilà je dis ça
33:13et ensuite on pourra avoir
33:14un débat
33:14il faudrait qu'on revienne
33:15quand même
33:15le côté de la confrontation
33:16quand même
33:17entre les entreprises
33:18et les politiques
33:19c'est drôle que les politiques
33:20vous êtes toujours
33:21dans votre campagne
33:22c'est normal
33:22c'est votre métier
33:23oui mais enfin
33:24vous êtes LR
33:25et on a compris
33:26que vous étiez LR
33:27c'est pas une confrontation
33:28c'est qu'aujourd'hui
33:29il y a un chiffre qui est important
33:30c'est qu'il y a 9% des français
33:31qui font confiance
33:32dans leurs hommes politiques
33:32je le dis souvent
33:33mais si nous il y avait
33:349% des gens
33:35qui ont confiance
33:36dans ma manière
33:37de diriger mes entreprises
33:38ça ferait longtemps
33:38je serais parti
33:40Alexandre Loubet
33:41c'est un point clé
33:42c'est qu'on a besoin
33:43de comprendre
33:44l'enjeu politique
33:45de 2027
33:46et bien c'est ce qu'on essaie
33:48de faire
33:48mais on va pas faire ça
33:50en 3 quarts d'heure
33:51bien je réagis sur un point
33:52que vous avez évoqué
33:53M. Cartier
33:54avant de vous répondre
33:55non mais je tiens juste
33:56à préciser
33:56vous m'avez dit
33:57qu'on ne pouvait pas percevoir
33:59ce qui attendrait
33:59les PME
34:00les entreprises
34:00si le RN arrive au pouvoir
34:02c'est que vous ne m'avez pas
34:03écouté
34:03vous n'avez pas été attentif
34:04puisque je voulais précisément
34:06décliner
34:07ensuite
34:07je parle sur le coût du travail
34:08deuxième élément
34:09sur le coût du travail
34:10répétez-le alors
34:11sur le coût du travail
34:11j'ai pas entendu
34:12alors répétez-le moi
34:13sur le coût du travail
34:13je vous demande
34:14de dire ce que vous avez annoncé
34:15que je n'ai pas entendu
34:16sur le coût du travail
34:17j'espère que vous êtes
34:17le conseillant avec vos salariés
34:19que vous les laissez parler
34:19en l'occurrence
34:21renseignez-vous
34:22en l'occurrence
34:23M. Cartier
34:23laissez-moi répondre
34:24je vous prie
34:25un
34:25d'abord c'est pas nous
34:26qui avons renchéri
34:26le coût du travail
34:27ceux qui ont renchéri
34:28le coût du travail
34:29ce sont ceux
34:30j'entends
34:31mais ce sont ceux
34:31qui ont supprimé
34:32des exonérations
34:33pour les apprentis
34:34et qui viennent
34:35de geler le barème
34:35des exonérations
34:36des cotisations patronales
34:37on s'y oppose
34:38ensuite
34:39le deuxième sujet
34:40c'est que
34:41pour justement
34:42regarder demain
34:43nous ce que nous avons proposé
34:44depuis 2022
34:45nous sommes en train
34:46d'étudier
34:46d'autres propositions
34:47mais je vous évoque
34:48celle-là
34:49c'est de donner
34:50la possibilité
34:51aux employeurs
34:51qui le souhaitent
34:52comme c'est votre cas
34:53de pouvoir augmenter
34:54le salaire
34:55de ces salariés
34:56jusqu'à 10%
34:58en contrepartie
34:59d'exonérations
35:00de charges patronales
35:01jusqu'à 3 fois le SMIC
35:02pour qu'il n'y ait pas
35:03trop d'abus
35:03mais si je peux me permettre
35:04le problème est bien plus profond
35:06il faut remettre la France
35:07au travail
35:08parce que
35:09de manière objective
35:09aujourd'hui
35:10on est toujours en train
35:11de taxer
35:11taxer taxer
35:12la France qui travaille
35:13ou la France qui a travaillé
35:14ou qui veut travailler
35:16et la réalité
35:16c'est qu'on se retrouve
35:17avec un taux d'emploi
35:18dans notre pays
35:18à 69%
35:2069%
35:21si on avait
35:22le même taux d'emploi
35:23que les Pays-Bas
35:23qui sont à plus de 80%
35:25le déficit des retraites
35:26serait largement comblé
35:28et le système
35:28serait largement
35:29à l'équilibre
35:30j'ajoute un dernier élément
35:31dans l'un des points
35:32que j'ai évoqué tout à l'heure
35:33dans l'un des points
35:34que j'ai évoqué tout à l'heure
35:35monsieur Cartier
35:36j'ai évoqué brièvement
35:38la nécessité
35:39de libérer les financements
35:40pour réindustrialiser le pays
35:41et soutenir
35:42l'économie réelle
35:43l'innovation
35:43ça passe notamment
35:44par la création
35:45d'un fonds souverain
35:46il nous reste 5 minutes
35:47il permettrait
35:48la capitalisation collective
35:49des français
35:50autrement dit
35:51qu'ils le veulent
35:52je le précise
35:53parce qu'on va piocher
35:54l'épargne des gens
35:55autrement dit
35:56sur la base du volontariat
35:57madame Chevrillon
35:57les français pourront
36:00capitaliser
36:00dans l'économie réelle
36:02dans l'innovation
36:03pour avoir de l'épargne
36:04long terme
36:04qui permettra justement
36:05est-ce qu'on paye
36:06trop d'impôts en France
36:07de constituer un revenu
36:09complémentaire
36:09pour leur retraite
36:10François Ruffin
36:11c'est en tous les cas
36:12ce que disent
36:12les chefs d'entreprise
36:13c'est que la fiscalité
36:15pas simple
36:15avec les retraites
36:16à 62 ans
36:16pas simple
36:19pardonnez-moi monsieur Cartier
36:20vous voulez mieux payer
36:21vos salariés
36:22très bien
36:23mais vous savez que
36:23l'âge effectif
36:24de départ à la retraite
36:25aujourd'hui en France
36:25c'est 63 ans
36:27en Allemagne
36:27c'est 67 ans
36:28l'âge légal
36:29c'est 63 ans et demi
36:30autrement dit
36:31si vous décalez
36:31l'âge de départ à la retraite
36:32comme vous semblez
36:33vouloir le préconiser
36:34vous prétendez vouloir
36:35mieux payer vos salariés
36:36aujourd'hui
36:36mais ils seront moins
36:37moins payés demain
36:37lorsqu'ils seront à la retraite
36:39parce qu'ils partiront
36:39avec une décote
36:40et déjà avec le système actuel
36:41nous on est pour la retraite
36:41par capitalisation
36:42on a fait des calculs
36:43dans tous les sens
36:44ça marche 50 fois mieux
36:45alors on va rester
36:46sur la retraite
36:46comme nous restons
36:47aujourd'hui
36:48ça veut dire 20 milliards d'euros
36:49au moins
36:50de fiscalité supplémentaire
36:51sur les entreprises
36:52Alexandre Louret
36:54François Ruffin
36:55sur la question de la retraite
36:56puisqu'ils sont partis
36:57sur la question de la retraite
36:58moi je voulais absolument
36:58qu'on parle quand même
36:59de fiscalité
37:00parce que je pense
37:00que c'est un sujet important
37:02pour les chefs d'entreprise
37:03et là je crois
37:04qu'on n'a pas le temps
37:04restons sur la réforme
37:06de la retraite
37:07vous vous préconisez quoi ?
37:09écoutez
37:10moi je viens
37:11je vais vous dire plusieurs choses
37:12d'abord que
37:14dans le temps de crise
37:15qui est le nôtre
37:17ça ce n'est que successif
37:18on a eu
37:20la crise des gilets jaunes
37:21la crise Covid
37:22la guerre en Ukraine
37:23maintenant c'est le détroit d'Hormuz
37:25et en vérité
37:26par-dessus ça
37:27on a une crise climatique
37:28qui est installée dans la durée
37:29je pense que la discussion
37:31entre dirigeants politiques
37:32et dirigeants économiques
37:33doit être
37:34quel est le rôle
37:35de l'Etat là-dedans
37:36et le rôle de l'Etat
37:37ça ne peut pas être
37:38juste reculer
37:39reculer reculer
37:39je pense qu'il y a
37:40la nécessité
37:41d'avoir un Etat stratège
37:43à l'intérieur de tout ça
37:44un Etat qui aide
37:46par exemple
37:46sur les questions de formation
37:48qui me paraît
37:48une question centrale
37:49quand on va avoir affaire
37:51face à la crise démographique
37:52ça veut dire
37:53des pénuries de personnel
37:55potentiellement
37:55donc quelle est la stratégie
37:56qu'on met en place
37:57pour avoir
37:59des formations
38:00qui correspondent
38:01ça veut dire
38:01un Etat qui pense
38:02à l'usage du capital
38:03quand on a 2000 milliards
38:05d'assurance vie
38:05dans notre pays
38:06comment ça se fait
38:07qu'il n'y en a que 3 ou 4%
38:08qui sont orientés
38:09vers les PME
38:10et à mon sens
38:13une discussion
38:14qui se limite
38:14à regarder les cotisations
38:16et moi je suis prêt
38:17à avoir des grands
38:18étés
38:18justement ça permet
38:20d'alléger
38:21à ce moment
38:21les cotisations
38:22qui peuvent peser
38:23sur les salaires
38:25donc ça peut donner
38:26plus de pouvoir d'achat
38:27mais il faut quand même
38:28financer ses dépenses sociales
38:29donc vous voyez
38:30on rentre dans une machine
38:31je vais vous dire
38:32je suis fable
38:33nous avons un Etat
38:36qui est devenu
38:36de plus en plus
38:37un Etat subvention
38:39subvention aux entreprises
38:40subvention à l'agriculture
38:42subvention au logement
38:43subvention à la prime d'activité
38:45et qui en fait
38:45du coup
38:46prend beaucoup
38:47mais non pas
38:48pour être un Etat action
38:49donc il faut se recentrer
38:50sur un Etat action
38:51mais un autre point
38:52quand on parle
38:53de pouvoir d'achat
38:54il y a deux manières
38:55de résoudre le problème
38:56il faut augmenter les salaires
38:58et je suis favorable
38:58à une indexation
38:59des salaires sur l'inflation
39:00qui fasse que
39:01quand il y a
39:02l'essence qui monte
39:04mais derrière
39:04c'est l'alimentation qui monte
39:05c'est à peu près tout qui monte
39:06et bien
39:08naturellement
39:08et bien ça soit
39:09il en soit de même
39:10pour les salaires
39:10j'entends que ça ne vous plaise pas
39:12mais la deuxième
39:13le deuxième volet
39:15pour maintenir
39:15le pouvoir d'achat
39:16en vérité
39:16la grande question
39:17qui devrait être la nôtre
39:18et possiblement
39:19on a un chemin
39:20de rapprochement
39:21c'est la question du logement
39:23la question du logement
39:24quand on parle
39:24de pouvoir d'achat
39:25là François Ruffin
39:26je suis désolée
39:26j'aurais adoré
39:27qu'on puisse continuer
39:28mais là on était en direct
39:29mais c'est moins une minute
39:30mais oui mais d'accord
39:31alors attendez
39:32c'est incroyable
39:33que quand on prononce
39:35le mot logement
39:36on soit interrompu
39:36quand la question
39:37du pouvoir d'achat
39:38est centralement
39:39la question du logement
39:40quand la question
39:41de la natalité
39:42c'est la question du logement
39:43et même quand la question
39:44de la mobilité professionnelle
39:45je voulais rester
39:46sur des sujets
39:46parce que la natalité
39:48je suis sûre que ça
39:49les concerne
39:50les chefs d'entreprise
39:51évidemment
39:52mais c'est pas au coeur
39:53du sujet
39:53si je vous dis
39:54que c'est au coeur du sujet
39:57parce qu'il y a deux moyens
39:58d'augmenter le pouvoir
39:59d'achat des salariés
40:00il y a un premier moyen
40:01c'est de jouer
40:02sur la hausse des salaires
40:03et du coup
40:03on voit les difficultés
40:04qui peuvent être les vôtres
40:05et il y a un deuxième moyen
40:06c'est de peser
40:07sur les dépenses contraintes
40:09et la première
40:09des dépenses contraintes
40:10c'est le logement
40:11le logement est toujours
40:12un tiers
40:14un nœud
40:14c'est un kyste
40:15pour les français
40:16parce que c'est un tiers
40:17dans la moyenne des français
40:18mais en vérité
40:19on est à la moitié
40:20voire les deux tiers
40:20pour un certain nombre de personnes
40:22enfin au terme
40:22il faudrait que chacun
40:23arrive à me faire
40:24très très rapidement
40:25on me fait déjà des gros yeux
40:26un mot de conclusion
40:28vous
40:28un mot
40:30si vous avez un message
40:31c'est quoi
40:32un mot
40:32tout simplement
40:33qu'au Rassemblement National
40:33nous avons la conviction
40:34que la France a tous les atouts
40:35pour redevenir une puissance économique
40:37encore faut-il le vouloir
40:38encore faut-il travailler
40:39avec les chefs d'entreprise
40:41qui le veuillent
40:42mais aussi les salariés
40:43nous y sommes prêts
40:44nous le faisons
40:45alors moi j'aurais pas un mot
40:46mais j'inviterais plutôt
40:47monsieur Cartier
40:48à venir discuter avec moi
40:50dans le détail
40:51pour mettre en oeuvre
40:52des propositions
40:53parce que notamment
40:53sur cette question
40:54la mise en oeuvre
40:55de l'actionnariat salarié
40:57et du financement de retraite
40:58je pense qu'aujourd'hui
40:59effectivement il y a des choses
41:00à aller faire du côté des PME
41:01parce qu'aujourd'hui
41:02tous nos dispositifs
41:03sont conçus
41:04notamment pour des salariés
41:05qui sont fiscalisés
41:06c'est là où il y a
41:06des incitations
41:07pour se tourner
41:08vers des dispositifs
41:09de capitalisation
41:10et il faut qu'on fasse
41:11entrer les entreprises
41:12dans la donne
41:12parce que c'est ce qui va nous sauver
41:14et en tout cas sauver
41:15notre système social
41:15vous avez déjà parlé
41:16vous avez déjà parlé
41:19je vais crier à la censure
41:20je crois que vous pourrez crier
41:22mais j'ai pas mal de témoins
41:23je pense
41:24allez-y
41:25moi j'en ai deux mots
41:26j'en ai un
41:27qui est le principe de réalité
41:28c'est-à-dire qu'il va falloir
41:28qu'on se fixe
41:29un vrai principe de réalité
41:30il y a plein de choses
41:31qui seraient chouettes à faire
41:32mais il y a plein de choses
41:32qui sont impossibles
41:33et en tant qu'entrepreneur
41:34on joue avec un jeu de contraintes
41:36il faudrait que nos hommes politiques
41:37et nos femmes politiques
41:38fassent pareil
41:39et le second
41:39c'est de ne pas trouver
41:40de bouc émissaire
41:41j'ai l'impression
41:41qu'on cherche trop de bouc émissaire
41:42et nous les premiers
41:43la preuve
41:43on a dit les politiques
41:44les politiques
41:45et c'est pas bien
41:45pardonnez-nous pour ça
41:46mais les entrepreneurs
41:48les patrons
41:49quels qu'ils soient
41:49peuvent pas être
41:50les bouc émissaires permanents
41:51de tout ce qui va pas
41:52ah il faudrait augmenter les charges
41:53il faudrait ceci
41:54il faudrait cela
41:55on peut pas être
41:55les bouc émissaires permanents
41:56ça serait pas sain
41:57pour notre économie non plus
41:58Jean-Philippe
41:59alors vraiment un mot
42:00parce que
42:00on est très rapide
42:01pas à la fin
42:01François Ruffin s'il vous plaît
42:03encore une fois
42:03on espère de tout coeur
42:04que les 35 ans
42:05de mauvaises décisions politiques
42:06vont évoluer dans le bon sens
42:09dans les 12 prochains mois
42:10à commencer par 2027
42:12pour ceux que ça intéresse
42:13j'ai envie de Christine également
42:14on a travaillé avec Jules
42:16avec Marie
42:17avec tout un certain nombre
42:18d'entrepreneurs
42:18entrepreneuses femmes
42:19et salariés impliqués
42:20sur 12 réformes économiques
42:22sur notre temps hors travail
42:24le soir
42:24qui s'appelle
42:25le pouvoir de l'action
42:25et on fera tout ce qu'on peut
42:26pour être écoutés
42:27parce que les chefs d'entreprise
42:29et les PME françaises
42:29vont pas très bien
42:30le pouvoir de l'action
42:31et il faut juste que le politique
42:32l'entende et les aide
42:33merci beaucoup
42:33merci
42:35émission spéciale
42:364 PME
42:37sur BFM Business
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