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  • il y a 7 semaines
Lundi 30 mars 2026, retrouvez Benjamin de Lacvivier (Gérant actions, Amplegest), Florent Martini (Gérant Actions Internationales Thématiques, Uzès Gestion) et Alexandre Baradez (Chef analyste, IG) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché, Alexandre
00:13Baradez est à nos côtés, chef analyste chez IG, bonsoir Alexandre, Benjamin de Laguivier
00:18nous accompagne également, gérant actions chez Amplégest, bonsoir Benjamin, et ravi de retrouver
00:23également Florent Martini, gérant actions internationales thématiques chez USES Gestion,
00:27bonsoir Florent, on le notait là effectivement dans le petit sommaire et le détail de la séance avec Alexis,
00:35le pétrole continue de monter un peu mais les taux semblent marquer le pas, on voit des taux longs
00:41notamment qui baissent de quelques points de base aux Etats-Unis, en Europe, est-ce qu'il y a un
00:47changement
00:47de corrélation là, alors je ne sais pas pourquoi, il faut peut-être l'expliquer mais c'est vrai que
00:52pendant 4 semaines on a vu pétrole et taux monter de concert, là on a l'impression qu'il y
00:56a un petit écart
00:57qui se creuse, est-ce que le marché obligataire, est-ce que les investisseurs obligataires sont en train de regarder
01:02de manière un peu différente les conséquences de ce mois de guerre déjà révolu dans le Golfe ?
01:09Oui, je m'inscris totalement dans ce que tu as décrit en introduction, c'est-à-dire que moi ce
01:14que je pense
01:14c'est qu'en fait il y a eu un biais de récence très fort au départ du conflit, on
01:19a fait le comparable
01:19avec la situation du conflit russo-ukrainien et donc on s'est dit on va avoir les mêmes
01:24conséquences, sauf que le point de départ était complètement différent, le niveau d'inflation était
01:31beaucoup plus élevé au départ en 2022, les taux ont parté de zéro, la situation de l'emploi était
01:37complètement différente aux Etats-Unis en Europe, aux Etats-Unis on était en train de créer quand même 700 000
01:42emplois au mois de février
01:43avant le début du conflit. On parlait de pénurie sur le marché du travail. Là on est en train d
01:48'en détruire des emplois
01:49à l'entrée du conflit et puis je pense que 2022 c'est le pic de la confiance du salarié
01:54pour demander des hausses de salaire
01:56pour changer d'emploi. Aujourd'hui ça semble beaucoup moins évident, la situation de l'emploi est plus tendue aux
02:02Etats-Unis
02:03et il y a la disruption de l'IA qui arrive qui fait à mon avis assez peur au col
02:06blanc et du coup la volonté de demander
02:10des hausses de salaire elle est beaucoup plus faible et donc faut pas oublier que la première courroie de transmission
02:16de l'inflation c'est quand même cette boucle prix-salaire, on la voit mal démarrer aujourd'hui dans les
02:22conditions actuelles.
02:23Il y a la situation des ménages américains également qui est assez différente, alors le consommateur à revenus élevés,
02:32il y a les taxes refunds qui vont arriver sur l'OBB, mais on sait...
02:36La loi budgétaire.
02:37Voilà, la loi budgétaire. Mais on sait qu'ils sont très dépendants des marchés actions, donc c'est un truc
02:43qui est un peu trop entretenu.
02:45Plus les marchés baissent, plus la confiance se détériore, plus le choc récessif va être là.
02:51Chez les consommateurs à plus bas revenus, la situation était déjà dégradée, c'est des gens qui sont encore plus
02:57dépendants
02:57de la hausse du prix du baril. Donc voilà, dans tout ce contexte-là, ça me semble assez compliqué pour
03:03les entreprises
03:04de jouer la même partition qu'en 2022 et de répliquer des hausses de prix. Donc le marché, à mon
03:10avis, est allé peut-être un peu trop vite en besogne.
03:13Nous, on ne souscrit pas à ce stade, ça peut changer assez vite, aux trois hausses de taux qui étaient
03:18pricées par la BCE et à la hausse de taux de la Fed.
03:21On pense qu'effectivement, comme vous l'avez dit en introduction, le marché va plus se concentrer sur la partie
03:28stag du mot stagflation
03:31que sur la partie inflation du mot.
03:34Jérôme Powell, d'ailleurs, s'exprime là en ce moment même à Harvard, je crois.
03:40Il réitère l'idée que le double mandat de la Fed est aujourd'hui challengé des deux côtés, c'est
03:46-à-dire le mandat sur l'inflation
03:47et le mandat sur l'emploi maximal, ce qui montre quand même une position assez pragmatique, assez ouverte.
03:55Jérôme Powell, rappelant là aussi que les taux peuvent très bien ou monter ou baisser dans ce genre de situation
04:03en fonction de ce qu'il emporte. Est-ce que c'est l'impact inflationniste ou l'impact récessif ?
04:07En Europe, on a entendu beaucoup moins les banquiers centraux essayer de, comment dire,
04:12essayer de nuancer le pricing de marché qui montre que la BCE pourrait aller jusqu'à 3, quelque chose, hausse
04:19de taux cette année.
04:20Oui, après, bon, le marché s'est plus concentré sur des Isnavel Schnabel que sur le discours de Ville-Roi
04:25de Gallo, par exemple,
04:26qui est beaucoup plus moderne.
04:27C'est vrai, c'est vrai.
04:29Encore une fois, le point de départ est très important.
04:31Et aujourd'hui, il me semble que les taux qui étaient déjà en territoire neutre, voire restrictifs,
04:37le prix du baril à 115, c'est encore de la restriction supplémentaire.
04:42Mais vous dites que les boîtes ne pourront pas avoir le même comportement que le comportement qu'elles ont eu
04:46pendant la période post-Covid, guerre en Ukraine.
04:49Je ne crois pas. Le consommateur va moins bien.
04:52Et puis, le consommateur a la mémoire de ce qui s'est passé.
04:56Donc, tout ce qui est shrink-flation, grid-flation, ça passera beaucoup plus difficilement.
05:01Avec des achats haute fréquence qui pourraient être impactés assez vite.
05:04On le voit avec les prix à la pompe et les prix dans l'alimentaire également.
05:08Benjamin, qu'est-ce qu'on peut dire ?
05:10Qu'est-ce qu'on attend du comportement des entreprises ?
05:12Alors, pour l'instant, on est dans une période un peu creuse.
05:13On va avoir à nouveau les résultats qui vont revenir.
05:17Mais quelle va être leur capacité justement à répercuter les hausses de coûts d'entrants
05:22qu'elles sont en train de subir ?
05:24On l'a vu dans les enquêtes PMI.
05:26Ça va assez vite.
05:28Et est-ce qu'il faudra qu'elles prennent un peu sur leur marge cette fois ?
05:32Contrairement à l'épisode de 2022 où certaines d'entre elles avaient pu même augmenter leur marge
05:36pendant la période inflationniste.
05:38Alors déjà, pour le moment, elles ne sont pas impactées parce qu'elles ont des contrats
05:41qui les protègent sur certaines périodes, au moins un mois.
05:45Elles sont edgées contre les prix du pétrole, contre le prix de certaines matières premières.
05:48Donc, pour l'instant, l'impact, il n'est pas encore opérationnel.
05:50Mais si le conflit persiste, ça va se faire ressentir.
05:53Et je suis assez d'accord avec ce qui a été dit.
05:55Aujourd'hui, je vois assez mal les entreprises passer des hausses de prix comme en 2022.
05:59Il y a plein de secteurs qui, avant la guerre en Iran, allaient très mal.
06:03Tout ce qui est industriel, automobile, construction, c'est un secteur qui allait assez mal.
06:07Donc, j'imagine mal des hausses de prix dans ce secteur-là.
06:09Tout ce qui est lié à la consommation, on a effectivement l'économie en cas,
06:13avec des foyers modestes qui ne pourront pas supporter des hausses de prix.
06:17Même dans le luxe, on a vu, avec des foyers moins modestes, c'était compliqué.
06:22En fait, les boissons étaient trop loin aussi depuis 2022.
06:25Et le consommateur s'en souvient.
06:29Pareil dans la cosmétique, on a eu un boom post-Covid qui est en train de s'enormaliser.
06:35Donc, ça me semble compliqué pour l'entreprise de réussir à faire passer ces hausses qu'elles vont vivre,
06:41plutôt, si ça continue.
06:42Bon, est-ce qu'il faut qu'elles prennent sur leur marge ?
06:44Le marché action, la bien intégrer jusqu'à présent ?
06:49Non.
06:49Non, non, pas du tout intégrer.
06:50Déjà, pour l'instant, il n'y a eu quasiment aucune révision depuis le début.
06:53Non, les analystes ont manque d'infos.
06:55Oui, ils ont manque d'infos.
06:56Les entreprises ne savent même pas elles-mêmes, en fait.
06:57Donc, les analystes lavent encore moins.
06:59Et pourtant, elles vont toutes être impactées.
07:01Parce qu'en dehors des prix du pétrole et du gaz, il y a les produits pétrochimiques
07:04qui sont en train d'exploser entre plus 35 et plus 100% en fonction des produits.
07:07Et c'est utilisé dans 95% des biens manufacturés.
07:11Donc, en fait, sur tous les produits qu'on utilise, il y a du pétrochimique dedans.
07:14Et ça représente entre 10 et 50% des COGS, les entreprises qui font ça.
07:18Et c'est entre 5 et 20% de hausse des COGS pour ces entreprises-là.
07:21Donc, les marges ne vont forcément pas tirer.
07:24Oui.
07:24Bon.
07:24Et le marché, vous dites, n'a pas encore...
07:26Le marché n'a pas encore...
07:27Il n'a pas mis un prix encore définitif dessus, là.
07:29Déjà, le marché, depuis le début de la guerre, il a perdu 10-12% à peu près.
07:34Et depuis le début de l'année, on est sur des moins 2, moins 7% à fond sur les
07:37marchés.
07:37Ce qui n'est pas énorme si ce qu'on pense qui peut arriver va arriver.
07:41On n'a pas eu de baisse des attentes.
07:43Donc, pour l'instant, c'est que du dérating.
07:45Et on verra aux publications du Q1 ce que les entreprises disent.
07:48Mais si elles commencent à abaisser leurs prévisions, ça va taper, potentiellement.
07:53Oui, c'est ça.
07:53Pour l'instant, ce n'est pas pressé.
07:54Du dérating jusqu'au moment où on révise les perspectives.
07:57Et là, le marché se retrouve finalement plus cher que ce qu'on imagine.
08:01Exactement.
08:02Bon, Alexandre, sur la situation de marché, après un mois révolu de guerre dans le Golfe.
08:09Effectivement, le marché, voir les taux qui baissent,
08:11alors que le pétrole continue de monter.
08:13Est-ce que c'est peut-être un point d'inflexion ?
08:15Et l'idée qu'il y a un double regard aussi sur les conséquences de cette crise ?
08:20Oui, moi je pense que la grosse probabilité qu'on a au S2,
08:24ce n'est pas des hausses de taux, c'est plutôt des baisses de taux.
08:25C'est ça qu'on est passé d'un narratif qui était,
08:28fin d'année dernière, début d'année, toujours de baisses de taux.
08:30Mais à quand ?
08:31Alors, le départ de Powell est peut-être en juin.
08:32C'est ce que les grosses banques américaines prévoyaient comme première baisse,
08:35puis une autre à la rentrée.
08:36Donc on est passé sur un scénario de neutre à peut-être légèrement aussi
08:41en termes de hausses de taux pour la Fed.
08:42Et puis la BCE, effectivement, qui s'est lâchée.
08:44Là, vous le disiez, 2 à 3 hausses de taux pricées.
08:47Mais pour revenir à cette question-là, je pense que c'est ça aussi,
08:49qui fait que les valeurs industrielles souffrent.
08:51Et le marché souffre plus en Europe.
08:53On peut dire, bon, la BCE, tant qu'elle ne touche pas ses taux,
08:55il n'y a pas mort d'homme.
08:56Mais la question, c'est pourquoi elle eut besoin, même de la rhétorique ?
09:00C'est-à-dire que la rhétorique, parfois, c'est utile pour orienter le sentiment de marché.
09:03En quoi c'est utile aux États, en quoi c'est utile, même aux marchés actuellement,
09:07de laisser, que la BCE laisse les marchés anticiper 2 à 3 hausses de taux ?
09:13Empêcher le désancrage des anticipations d'inflation.
09:15Oui, mais sachant qu'elle-même a révisé ses prévisions de croissance.
09:17C'est-à-dire qu'elle était de 1,2 dans la prévision, on est passé à 0,9.
09:20On avait une Allemagne qui commençait à aller mieux, timidement, fin l'année dernière,
09:23et qui avait des forecasts plutôt sympathiques cette année,
09:25autour de 1% de croissance, qui, du coup, divise par 2, c'est-à-dire pour cette année.
09:28Et c'est vrai qu'on ne comprend pas pourquoi la Fed est, finalement,
09:31la plus équilibrée dans cette question-là,
09:34et que c'est la BCE qui joue la partition du bas de cop.
09:37Donc, effectivement, ça, je pense, ça pèse pas mal sur la latence européenne,
09:40au-delà des questions de dépendance liées à l'énergie.
09:43Après, sur la question de la récession,
09:46moi, les valeurs industrielles, j'ai quand même le sentiment que c'est...
09:49Il y avait quand même un peu de mieux aux Etats-Unis,
09:50un peu de mieux dans certains indicateurs, PMA, ISM, notamment.
09:54Donc, on peut dire qu'une partie de la politique américaine, celle de Trump,
09:57de relocaliser, richorer ses activités, pouvait commencer à prendre un petit peu.
10:00On voyait aussi des indices de prix repartir un peu au côté...
10:03Alors, il y avait la partie liée aux taxes douanières,
10:05mais il y avait quand même une partie un peu trop tractée,
10:06liée au fait que la partie manufacturière allait un tout petit peu mieux aux Etats-Unis.
10:10Donc, effectivement, c'est un risque pour l'activité.
10:13Et c'est vrai que sur les indicateurs de prix,
10:15les indicateurs ISM avant le choc en Iran,
10:17quand on regardait les composantes de prix dans la partie ISM,
10:19c'était plutôt depuis 2-3 mois,
10:21c'était toujours assez haut d'un point de vue historique,
10:23mais c'était plutôt en train de se tasser un petit peu.
10:24Donc, la dynamique était quand même à une inflation
10:26qui n'allait pas réaccélérer aux Etats-Unis.
10:28Donc, si ce choc ne dure qu'un ou deux mois,
10:31effectivement, après une petite baisse d'inflation sur un mois ou deux,
10:33on ne risquerait pas grand-chose.
10:34Donc, moi, j'ai l'impression qu'un narratif peut très vite changer à nouveau
10:36et revenir sur les baisses de taux,
10:38mais qui, dans ce cas-là, pourraient être un peu behind the curve.
10:40C'est-à-dire qu'on considérait que, oui, ça fera du bien à l'économie,
10:43mais peut-être que c'est, finalement,
10:44on a pris d'abord les hausses, les anticipations de hausses,
10:47et ensuite les baisses,
10:47et que, finalement, on va courir un peu après la rentabilité économique,
10:50et là, la Fed peut-être mettra 2 ou 3 baisses de taux
10:51d'ici la fin de l'année.
10:53Et juste pour terminer sur les valorisations,
10:55il y a quand même un truc intéressant,
10:57qui était un de nos arguments, il y a déjà 2-3 mois,
10:58pour dire que nous, on ne voulait pas payer à 23 fois les bénéfices,
11:02mais quand on regarde ce qui s'est passé depuis octobre,
11:0523 fois les bénéfices anticipés sur l'ASP 500,
11:07c'était octobre, c'était le sommet grossoir du Nasdaq,
11:09à peu près du SP500, qui est après latéralisé.
11:12Il y a eu 2 saisons de résultats depuis.
11:14Donc, avant le choc en Iran,
11:152 saisons de résultats, de bons résultats, en croissance,
11:17mécaniquement, on a vu que les PE étaient passés de 23 à environ 21,
11:21arrive l'Iran, on arrive à 20,
11:23on est même 1 point de sous de 20 fois les bénéfices.
11:26Donc, finalement, avec peu de corrections sur le marché,
11:28le simple fait qu'il y a eu 2 saisons de résultats,
11:30et malheureusement l'Iran derrière,
11:32on est déjà revenu dans la zone des 20 fois les bénéfices,
11:35on va peut-être les moyennes, sur 5 à 10 ans,
11:36c'est entre 18 et 19 fois les bénéfices,
11:39donc on n'est pas très loin,
11:40et la moyenne de 30 ans, c'est 17 fois.
11:43Donc, moi je pense qu'il y a encore de quoi chercher un peu plus bas,
11:45parce que le pic stress n'est pas encore le vide,
11:47il peut très bien la 40, c'est un truc comme ça,
11:49mais qu'une fois qu'on sera revenu,
11:50entre 18 fois les bénéfices, on sera à nouveau dans la médiane.
11:54Je ne pense pas qu'il faille attendre 15% de baisse supplémentaire,
11:56mais je pense par contre que ce qu'on a vu sur l'ASP 500
11:57est encore un peu limite,
11:59pour que les investisseurs se disent, ça y est, c'est le bon timing,
12:02autant en Europe c'est un peu plus attractif,
12:03autant aux Etats-Unis, je trouve que ça reste encore un peu cher.
12:05Comment vous regardez, effectivement, là, depuis 4 semaines et plus,
12:08le comportement du marché ou des marchés globaux ?
12:12Florent, on n'est pas dans un moment
12:14Libération Day ou Covid,
12:16c'est-à-dire qu'il n'y a pas cette espèce
12:18de chute brutale,
12:19suivie d'un rebond en V,
12:22il y a quelque chose de plus ordonné,
12:24presque, j'ai envie de dire,
12:26avec des réactions assez cohérentes
12:28par rapport à la situation géopolitique,
12:31le pétrole, les taux, même si les marchés obligataires
12:33vont peut-être réviser un peu leur jugement,
12:36et puis, dans les marchés actions,
12:38bon, les zones les plus exposées
12:40sont celles qui ont été le plus fortement attaquées,
12:42l'Asie, puis l'Europe,
12:44et enfin les Etats-Unis,
12:48ça veut dire,
12:49il n'y a pas eu de panique
12:51jusqu'à présent,
12:52est-ce que ça veut dire, pour un investisseur
12:54long terme, est-ce que ça veut dire
12:56qu'on a déjà des opportunités à saisir,
12:58ou que le marché est encore trop
13:00symétrique, presque ?
13:01Je suis assez d'accord avec Alexandre,
13:03c'est-à-dire que,
13:05je parle sous son contrôle,
13:06parce que je sais qu'il est fort
13:08sur les points techniques,
13:09moi, il me semble qu'il manque
13:10un petit jet de baisse sur les S&P,
13:11je crois qu'il y a un gros support
13:13vers les 6200, quelque chose comme ça,
13:16voilà, donc je pense que les objectifs,
13:17ils sont encore un peu plus bas.
13:19Maintenant, oui, la réaction est ordonnée,
13:21et je ne serai pas trop gourmand
13:22pour me repositionner.
13:24Ça a pro long été beaucoup dit,
13:26mais on voit très mal Trump,
13:27et l'administration Trump continuent à insister,
13:30alors que la driving season démarre,
13:32avec des conséquences qui seraient très dramatiques
13:34pour les mid-terms,
13:35et si l'histoire est un bon guide,
13:37il y a eu une vingtaine de périodes
13:39où il y a eu des frappes américaines
13:42au Middle East,
13:43dans 95% des cas,
13:45deux mois après,
13:45on était plus haut,
13:49et voilà, en moyenne,
13:50le point bas,
13:50il est atteint à peu près 4 semaines
13:52après le début du conflit,
13:53donc on n'est pas très loin.
13:55On est encore dans le Facebook.
13:56Voilà, et après,
13:57en termes de positionnement,
13:58alors je ne suis pas certain
13:59qu'on est complètement capitulé,
14:01voilà, c'est plutôt ordonné.
14:03Maintenant, il y a deux points
14:04qui me semblent intéressants.
14:05Le premier, c'est que les mains
14:07qui sont assez volatiles sur le marché,
14:09donc tout ce qui est CTA,
14:10Hedge Fund,
14:11ils ont beaucoup, beaucoup vendu.
14:13Je crois que sur le mois écoulé,
14:14ils ont vendu 200 milliards
14:16de dollars d'actions
14:17à peu près les citiers,
14:18donc ils sont net short aujourd'hui,
14:20donc voilà,
14:21c'est des potentiels acheteurs.
14:23Et je vois des anciennes stars
14:26de la cote
14:27qui avaient très, très bien marché
14:28jusqu'à présent,
14:29qui commencent un petit peu à craquer.
14:31Alors je pense à la mémoire,
14:32notamment,
14:33tout ce qui est optique
14:34au sein des data centers,
14:36tout ce qui est semi-cap également,
14:38qui avait très, très bien tenu
14:39et qui commencent un petit peu
14:40à craquer.
14:40Donc toutes les poches un peu chaudes
14:41de la chaîne de l'IA.
14:43Voilà,
14:44c'est des exemples.
14:46C'est plutôt pour dire
14:47que si vous voulez,
14:48quand les gros leaders
14:49commencent à marquer
14:51des sell-off assez marqués,
14:53en général,
14:54c'est qu'on n'est pas très, très loin
14:55du front de la piscine.
14:57Donc voilà,
14:57je ne serais pas hyper gourmand
14:59sur les points bas.
15:00Je pense qu'il y a des opportunités
15:01qui commencent déjà
15:02un petit peu à se créer.
15:04Bon,
15:04sur l'attitude des marchés
15:06jusqu'à présent,
15:07Benjamin,
15:08et puis je veux bien
15:09qu'on revienne sur
15:09l'histoire européenne.
15:11Est-ce qu'effectivement,
15:13l'histoire européenne,
15:13qui était une histoire
15:14de reprise cyclique,
15:16soutenue par les dépenses
15:18allemandes notamment,
15:19qu'est-ce qu'on garde
15:20de ce scénario-là
15:21et qu'est-ce qu'on retire ?
15:24– D'abord,
15:25par rapport à avant le conflit,
15:28ce qui n'a pas bougé,
15:29c'est cette recherche
15:30de souveraineté européenne.
15:31Avant, c'était vraiment
15:32pour la souveraineté.
15:32Là, c'est parce qu'en fait,
15:33on veut profiter de la...
15:35Enfin, on se dit
15:35qu'il va y avoir
15:35une déglobalisation,
15:36on ne veut pas dépendre
15:37de trop de zones géographiques.
15:39Ça, ça n'a pas trop bougé.
15:40On voit que les secteurs
15:40qui fonctionnent bien,
15:41c'est l'énergie,
15:42c'est l'électrification
15:43pour essayer de se passer
15:44un petit peu.
15:46– Oui,
15:46non seulement ça n'a pas bougé,
15:47même, j'ai l'impression
15:48que le...
15:49Comment dire ?
15:50La criticité
15:51d'être indépendant énergétique,
15:54l'actualité nous rappelle
15:55qu'il y a une vraie urgence
15:57de ce mot-là.
15:58– Aujourd'hui,
15:58c'est surtout joué
15:59par rapport à ceux
16:00qui vendent de l'énergie,
16:01pas un petit peu moins
16:02sur tous les composants
16:03qu'il y a d'ailleurs,
16:04parce que ça avait déjà
16:04très bien marché
16:05ces derniers mois.
16:07Sur le plan d'infrastructure allemand,
16:09les entreprises commencent...
16:10Enfin, sont disent
16:12qu'il devrait y avoir
16:12un impact dès 2026.
16:13Ça a été voté par le gouvernement,
16:15mais il n'y a pas qu'en France
16:16où on est un petit peu lent
16:16pour mettre en place
16:17les politiques,
16:17et on s'attend
16:19à avoir des mises en place
16:20des Q2, Q3,
16:22voire Q4 2026.
16:24Mais à un moment donné,
16:24on parlait peut-être de 2027.
16:25Donc ça n'a pas bougé.
16:27Et la reprise cyclique,
16:28ça va dépendre
16:28de la durée du conflit.
16:31Sachant que même
16:31si le conflit s'arrête demain,
16:33ça va mettre du temps.
16:35Enfin, il y aura quand même
16:35un impact assez long terme.
16:38Rien que parce qu'il y a
16:39un nombre de bateaux limités
16:40qui peuvent passer
16:40par le Détroit.
16:42Donc il n'y aura pas
16:42d'effet rattrapage, en fait.
16:43Le temps de rattraper
16:44ce mois perdu,
16:45ça va mettre un petit peu de temps.
16:46Et le premier bateau
16:46qui partira,
16:47si demain on signe la paix,
16:48c'est qu'il y mettra un mois
16:49à arriver en Asie.
16:51Aujourd'hui,
16:52on a les derniers bateaux
16:53qui arrivent,
16:53qui sont partis
16:54avant le début
16:55de la fermeture d'Hormuz.
16:57Et donc l'histoire européenne,
17:00elle est encore là.
17:01Elle est encore là.
17:02Même si elle est peut-être
17:03mise entre parenthèses,
17:05reportée, amoindrie,
17:06c'est quand même une dynamique
17:07qui doit rester
17:09un facteur de soutien
17:10pour les marchés.
17:11Oui, oui.
17:12Ce qui se passe en ce moment
17:13est plutôt favorable
17:14au secteur qui fonctionnait bien
17:15en Europe,
17:16tout ce qui était
17:18lié à l'électrification,
17:19hard asset,
17:21le côté un peu plus value
17:22qu'il y a en Europe.
17:25Le côté halo,
17:26c'est comme dit Goldman Sachs
17:27maintenant,
17:28c'est donc les actifs durs
17:29et la faible obsolescence.
17:32Voilà.
17:32Bon, l'histoire européenne,
17:33jusqu'où est-ce qu'elle est
17:35entachée, abîmée, Alexandre ?
17:36Pas tant que ça.
17:37C'est vrai qu'on avait
17:38quand même des multiples
17:38qui commencent à devenir
17:39un peu chaud
17:39pour des valeurs européennes
17:41dont la croissance des bénéfices
17:42était toujours inférieure
17:44à la croissance des bénéfices
17:46aux Etats-Unis.
17:47Donc, il y avait un peu
17:48de coup de chaud,
17:48mais ce n'était pas
17:49des niveaux de valorisation
17:50qu'on pouvait juger
17:50d'un état de bulles,
17:51par exemple.
17:52Et la BCE,
17:53c'est vrai qu'on tape
17:55souvent sur la BCE,
17:56mais elle avait quand même
17:56réussi à aligner
17:57beaucoup plus de baisses
17:57de taux que la Fed
17:58depuis le pic du cycle.
17:59Ça, c'était quand même
18:00un soutien plutôt
18:01de l'activité en zone euro.
18:02Et on avait eu,
18:03bien se rappeler aussi,
18:04que l'inflation globale
18:04en zone euro,
18:05c'était trois mois consécutifs
18:06qu'elle était sous les 2%.
18:07Donc, on part quand même
18:08de plus bas,
18:09il y a un risque
18:09d'avoir une bosse,
18:10mais en partant,
18:10on était en moyenne
18:111,7-1,7 et 1,9
18:12ou 1,7-1,9-1,9.
18:13Donc, on part quand même
18:14d'assez bas,
18:15il peut avoir une bosse,
18:16mais de là à ce que ça s'installe
18:17ou autre,
18:17effectivement,
18:17ça va dépendre
18:18de la durée du conflit.
18:19Et je ne pense pas
18:19quand on regarde
18:20les enjeux aux Etats-Unis
18:21qu'on puisse dépasser
18:22même ne serait-ce
18:23qu'à la fin du deuxième trimestre.
18:24Ça, c'est quoi
18:24beaucoup de temps fou
18:24d'en arriver là.
18:26Donc, pour moi,
18:26oui,
18:27elle reste pleine et entière
18:28et surtout que
18:29c'est ce qu'on attendait.
18:30Alors,
18:30ce n'est pas terrible
18:31de dire ça,
18:32mais il y avait des secteurs
18:32qui étaient quand même
18:33très très chauds
18:33comme les bancaires.
18:34Ça faisait deux ans
18:35que les pertes
18:35explosaient tous les autres
18:36secteurs boursiers en Europe.
18:38Il y avait parfois
18:39des fois 2,
18:39fois 3 cent de valeur.
18:40Donc, on disait
18:41qu'il va falloir qu'à un moment donné,
18:42il va falloir un argument
18:43pour que ça vende un peu
18:45parce qu'on ne peut pas remonter
18:46en grosso modo
18:47le stock 600 en Europe.
18:48Ce qu'il disait,
18:48c'était le sommet de 2008
18:50avant les suprêmes.
18:51Donc, on a déjà fait
18:52ce n'est pas possible
18:53qu'on aille en ligne droite
18:53là-dessus.
18:54Donc, il va falloir
18:54que ça respire.
18:55Qu'est-ce qui peut faire respirer ?
18:56Et on ne peut pas dire
18:57que l'Iran,
18:58c'était prévisible
18:58mais il fallait que quelque chose
18:59arrive.
18:59Donc, une fois que ce truc arrive,
19:01on a l'argument,
19:01on a le bon alibi
19:02pour alléger un peu
19:03et ça offre du coup
19:04à ceux qui attendaient
19:04une respiration
19:05de pouvoir acheter
19:06des bancaires à 15%.
19:07Mais la tendance
19:07sur les banques
19:08n'est pas cassée.
19:09De long terme,
19:09ça reste aussi.
19:10Les banques sont bien régulées,
19:11sont une petite activité.
19:13Les fondamentaux restent là.
19:14C'est un peu moins
19:15que les banques régionales
19:16américaines,
19:16parfois très thématiques.
19:17Là, c'est plurithématique.
19:19Les hausses de taux,
19:20moi, je ne crois pas
19:20aux hausses de taux
19:21de la baissée
19:21ou peut-être une
19:22et encore le risque d'accident
19:24de perception du marché
19:24est important.
19:25Donc, non, je pense
19:26que le narratif est toujours là
19:27et la question de la souveraineté.
19:29Encore une fois,
19:29c'est-à-dire qu'on nous remet
19:30la tête dedans
19:31en disant, voilà, regardez,
19:32on est encore dépendant d'énergie,
19:33on était en 2022 poste d'Ukraine,
19:34alors on a un peu baissé
19:35cette dépendance
19:35mais on est toujours
19:36à 60 et quelques
19:37de dépendance d'importation
19:38d'énergie.
19:38Donc, l'Europe va devoir
19:40avancer sur le thème
19:40de souveraineté
19:41et on parlait tout à l'heure
19:43entre nous
19:44de la défense
19:45qui se comportent
19:46moyennement bien.
19:46Moi, je trouve que
19:47ces creux sont plutôt pas mal.
19:49Parce que les budgets
19:50de la défense,
19:50comment imaginer
19:51qu'après tout ça,
19:52on se dise, bon,
19:52allez, on a un infesté.
19:53On sait que le plan Riharne
19:55il portait sur une dizaine d'années.
19:56Donc, c'est 2035 probablement.
19:58Donc, pour moi,
19:59c'est une mécanique
20:00qui l'on sait
20:00qui l'on sait.
20:00On finissait par se demander
20:01Ryan Metal avait été
20:02une telle fusée,
20:03je prends l'exemple
20:04de Ryan Metal
20:04qui est l'emblème européen,
20:06c'était allé tellement vite,
20:07tellement fort
20:08qu'on se disait
20:08mais est-ce qu'on va les payer
20:10pendant 10 ans
20:11à ce rythme-là ?
20:11Non.
20:14Le marché avait déjà
20:15factorisé beaucoup,
20:16beaucoup de choses
20:17dans ces valeurs-là.
20:17Oui, il avait le marché.
20:18Le marché, par exemple,
20:19il avait déjà commencé
20:20à consolider avant
20:21la question de l'Iran
20:22et c'est vrai que l'Iran
20:22c'est comme sur l'or.
20:23Il y a des...
20:23L'or baisse parce que là
20:25on a tellement intégré les choses
20:26que le jour où le vrai conflit arrive
20:27on s'est le news,
20:28il y a un peu d'aspect dollars,
20:29taux, un peu besoin de marge
20:30mais pour les valeurs défensives
20:31c'est un peu ça aussi.
20:32C'est-à-dire qu'il y a aussi
20:34quand même un aspect industriel
20:35à regarder
20:35au-delà d'un aspect pur défensif.
20:36C'est-à-dire qu'on voit
20:37que les métaux industriels
20:37par exemple, le cuivre, le zinc, etc.
20:39partent aussi à la baisse.
20:40Donc là, on ne vend pas
20:41que de la défense,
20:42on vend la partie industrie,
20:44crainte, la croissance,
20:45donc on vend un peu tout
20:45mais c'est toujours
20:46de très belles portes d'entrée
20:47mais sur des commos,
20:48du cuivre par exemple
20:49qu'on peut toucher
20:49beaucoup moins cher aujourd'hui.
20:50Ces thèmes-là, vous dites,
20:50ils sont intacts.
20:51Moi je pense que
20:51à racheter des matières premières industrielles
20:53maintenant qui n'étaient pas
20:53excessivement chères avant,
20:55il y a des belles portes d'entrée
20:55qui sont en train de s'ouvrir
20:56sur les commos industriels.
20:57Sur les taux et la baisse,
20:58en 2008, ils en font une,
21:00en 2011, ils en font deux.
21:02Non mais pour dire
21:03que dans des moments
21:04de choc énergétique,
21:05ils sont capables.
21:06Ils sont capables d'y aller.
21:08Oui, sur les thèmes européens,
21:09et la défense,
21:16c'est depuis le début du conflit
21:17après les parcours
21:18qu'elles ont eus précédemment.
21:20Florent,
21:21pas de contradiction ?
21:22Non, l'idée que j'ai,
21:23c'est qu'effectivement,
21:24il y a peut-être des craintes
21:25sur les budgets
21:26de défense européenne
21:27qui ne seraient pas déployés
21:28aussi vite qu'on l'attendait.
21:30Voilà, donc c'est une des seules raisons
21:32pour lesquelles je vois le secteur.
21:34Après, effectivement,
21:36c'est un secteur qui finalement,
21:37si vous regardez,
21:38en Europe,
21:39ne fait pas grand-chose
21:40depuis un certain temps.
21:42Je pense que le marché
21:43attend également...
21:44Oui, ça a été la première partie
21:45de 2025
21:45et après,
21:46ça s'est quand même bien calmé.
21:47Ça s'est calmé
21:48et je pense que le marché
21:49attend aussi l'exécution.
21:50Maintenant,
21:50le playbook sur la défense,
21:52c'est l'exécution.
21:52Oui, c'est ça.
21:54Après, sinon,
21:56moi, ce qui me pose question,
21:57ce qui m'intéresse
21:58en ce moment dans le marché
21:59au niveau sectoriel,
22:00c'est, par exemple,
22:02je vois la tech
22:03qui se paye moins cher
22:04aujourd'hui
22:05que les industriels.
22:06Donc ça,
22:06ça pose quand même question
22:07aux États-Unis,
22:08j'entends.
22:10Ça me pose quand même question.
22:11On est souvent sur des cycliques
22:13qui se payent plus cher
22:14que certaines valeurs de tech,
22:15c'est la simple question.
22:16Alors que le thème
22:17de l'IA est toujours là.
22:19NVIDIA est revenu
22:20au niveau de valo
22:21du S&P 500.
22:22Oui.
22:22Moyen.
22:23Oui, et puis si vous regardez
22:24en forward,
22:25c'est...
22:25Alors que ça pèse, quoi,
22:2620% des profits
22:27du S&P.
22:28Oui.
22:30Moi, je pense que c'est vraiment
22:31des opportunités.
22:32Ah oui.
22:33Les Microsoft à moins 30,
22:36les...
22:36Je ne sais pas...
22:37Attention aux softwares.
22:39Ah, d'accord.
22:39Je pense qu'il y a quelque chose
22:42qui se passe pour le software.
22:43Mais en tout cas,
22:43tout ce qui est infrastructure,
22:44les budgets sont encore là.
22:47Aujourd'hui,
22:47il y a l'IA agentique
22:48qui arrive,
22:48qui est un relais de croissance
22:49qui est absolument majeur
22:50pour la thématique.
22:51Vous entendez aujourd'hui
22:52des patrons
22:53comme celui de Cisco,
22:54une vieille boîte
22:55des années 2000,
22:56qui commencent à dire
22:58que le trafic internet
22:59généré par un agent IA,
23:00c'est 25 fois plus
23:01qu'un chatbot classique.
23:03Et dans le software,
23:04alors le marché a tout jeté
23:06et je pense qu'il y a
23:07des vraies opportunités
23:09là-dedans,
23:10étant donné qu'il y a
23:11des agents dans le software
23:13qui vont être absolument
23:14indispensables
23:15à cette révolution-là
23:16de l'IA agentique.
23:17Donc ça,
23:17c'est une thématique
23:18que j'aime bien.
23:19Un autre thème
23:19que j'aime bien,
23:20dont je vous ai parlé
23:21la dernière fois,
23:21c'est jouer ces entreprises,
23:22vous savez,
23:23qui intègrent très vite l'IA
23:24de manière très efficiente
23:27et c'est renforcé aujourd'hui
23:28par le contexte actuel
23:30qui vont donc avoir
23:31des améliorations opérationnelles
23:33très fortes
23:33et donc qui vont changer
23:35structurellement
23:35de profil de marge.
23:37Donc chercher ces boîtes-là
23:38en stock picking,
23:38c'est un truc...
23:39C'est quoi une boîte
23:39qui intègre rapidement l'IA ?
23:41Par exemple,
23:41dans la logistique,
23:42vous avez des super acteurs
23:43qui intègrent très vite l'IA,
23:45qui arrivent à faire
23:45de la prédiction de pricing,
23:47de la prédiction météo
23:48qui arrivent très vite
23:51à monétiser cette IA-là.
23:53Et ça,
23:53c'est du chiffre d'affaires
23:54en plus pour les boîtes
23:54qui sont capables
23:55de s'en saisir.
23:55C'est surtout de la marge
23:57opérationnelle en plus.
23:57On a changé
23:58de profil de marge
23:59et vous avez une productivité
24:00qui explose
24:01dans certains domaines.
24:02Regardez la productivité
24:03de Walmart,
24:04je vous en parlerai régulièrement,
24:06c'est impressionnant,
24:07ça a vraiment explosé.
24:08Donc voilà,
24:09ça c'est un thème
24:09qui m'intéresse beaucoup.
24:11Et dans la santé,
24:12j'ai vu que là,
24:13Lily a racheté une boîte
24:14à Hong Kong,
24:15c'est ça ?
24:15Une bibliothèque à Hong Kong
24:16dont le patron prédit
24:18que les médicaments
24:20entièrement faits
24:21et pilotés par l'IA
24:22arriveront
24:22avant la fin
24:23de la décennie.
24:25Donc la santé,
24:26en plus de son caractère
24:28qui est défensif,
24:29sur lequel le marché
24:31n'a pas trop
24:32pris de pari
24:33pour le moment,
24:34parce qu'il a vu
24:35d'abord les hausses de taux,
24:36donc vu que c'était
24:37Proxibond,
24:38il a plutôt vendu
24:39le secteur.
24:40Aujourd'hui,
24:41comme j'ai dit
24:41en introduction,
24:42je pense qu'il va plus
24:43se concentrer
24:44sur la stagnation.
24:46Je pense que
24:47les secteurs défensifs
24:48sont intéressants
24:49et la santé
24:50remplit tous ces critères-là.
24:52Et l'intégration de l'IA
24:53aujourd'hui,
24:54on en parle de plus en plus,
24:55l'acquisition de l'IA
24:56est encore une preuve de plus.
24:58Il y a des boîtes
24:59comme GSK
24:59qui font aujourd'hui
25:0010 milliards de R&D,
25:0230 milliards de chiffre d'affaires,
25:03donc un tiers du chiffre d'affaires
25:04il part en R&D.
25:05On pense que
25:06les budgets de R&D
25:07vont être optimisés
25:08avec un output
25:09qui va être ISO,
25:10voire amélioré.
25:11Donc il y a des potentiels
25:14de marge
25:14plus intéressants
25:15dans le futur.
25:16Benjamin,
25:17qu'est-ce qu'on fait
25:19dans ce genre
25:19de situation géopolitique ?
25:23Est-ce qu'on nettoie
25:24un peu les portefeuilles
25:25ou les positions
25:26les plus fragiles ?
25:28Est-ce qu'on se reconcentre
25:29sur ce qui paraît
25:30le plus solide
25:32en termes de conviction ?
25:33Et si c'est le cas,
25:35qu'est-ce que ça laisse
25:36sur la table
25:37en termes de thématique
25:38d'investissement ?
25:40C'est toujours compliqué
25:41de bouger
25:41quand il y a une guerre
25:42qui se passe
25:43parce que l'important
25:45c'est la durée de la guerre
25:46et malheureusement
25:46personne ne le sait.
25:47Mais juste pour revenir
25:48sur ce qui a été dit
25:49sur la défense,
25:50c'est vrai que ça ne fait
25:50plus rien depuis
25:52les premières rumeurs
25:53de paix
25:54entre Poutine et Trump
25:55et le S225.
25:58Et en fait,
25:58en 2025,
25:59ça a bien marché
25:59parce que début 2025,
26:00on était à 2% de PIB
26:02alloué dans les pays européens.
26:04On pensait à 2,5%,
26:05on est passé à 3%.
26:06finalement c'était 3,5%
26:06qui a été validé
26:07à l'OTAN.
26:08Donc il y avait
26:08des perspectives de croissance
26:09qui augmentaient tout le temps.
26:11Là maintenant,
26:12on sait que ça sera 3,5%
26:12plus 1,5% donc 5%.
26:14Les choses sont stabilisées
26:16de ce côté-là.
26:16La perspective est stabilisée.
26:17C'est ça.
26:18Et en plus,
26:18il y a eu un re-rating énorme.
26:20Et maintenant,
26:21il faut délivrer.
26:22Et pour l'instant,
26:22elle délivre bien
26:24mais sans plus.
26:26On voit,
26:26je voyais RENC
26:27la semaine dernière
26:28qui a un équipementier
26:29qui livre des composants
26:31qui s'utilisent dans les chars,
26:32la transmission dans les chars,
26:33et qui disait
26:34qu'ils avaient des problèmes
26:36de commande
26:36non pas à cause
26:37du gouvernement allemand
26:38qui payait
26:38mais à cause des industriels
26:39au-dessus d'eux.
26:40Donc les RENMETAL
26:41et compagnie
26:42qui ont du mal
26:42à produire
26:43ce qu'ils sont censés produire
26:44puisque c'est énorme
26:45ce qui est en train de se passer.
26:47Voilà.
26:48Après sur...
26:48Donc non mais,
26:49c'est important.
26:50C'est-à-dire que maintenant
26:50que les carnets de commande
26:51dans la défense sont remplis,
26:53c'est un vrai stress test
26:54pour toute la chaîne de valeur,
26:56toute la chaîne de production
26:59de cette industrie-là.
27:01Oui.
27:02Surtout que la plupart des acteurs
27:03du secteur de la défense,
27:05c'est un secteur
27:05qui est assez peu automatisé,
27:07qui est encore assez manuel
27:08et donc ils disent tous
27:09qu'il n'y a pas beaucoup
27:10de capex à faire
27:10parce qu'en fait,
27:11ce qui passe,
27:11c'est qu'ils étaient à un shift
27:12et qu'ils passent à deux shifts,
27:13trois shifts d'employés
27:15et qu'ils essayent un peu
27:15d'améliorer les processus
27:17qui étaient faits avant,
27:18c'était de la haute couture,
27:18maintenant on essaie
27:19d'instruire un peu le truc.
27:21On va voir si c'est vrai ou pas.
27:23Ils essayent de transformer
27:23des usines automobiles
27:26ou de taréronétiques civiles
27:27en défense
27:28mais ça prend du temps
27:29et puis ce n'est pas si simple.
27:31Et puis il y a une industrie
27:32qui est hyper profonde
27:33avec beaucoup de supplyeurs.
27:34Pour faire un rafale,
27:35c'est 500 supplyeurs en France
27:37donc il faut arriver
27:38à ce que tout le monde
27:38fonctionne en même temps.
27:40Maintenant, il faut exécuter.
27:42Effectivement,
27:42un vrai risque.
27:43L'aéronautique est dans ce schéma-là
27:45depuis très très longtemps
27:46mais c'est vrai
27:47que toutes les activités de défense
27:49connaissent ce choc de demande
27:52depuis une paire d'années maintenant.
27:54Et après,
27:55sur tout ce qui est software,
27:57c'est vrai que là,
27:57on ne parle plus du tout
27:57des loisers,
27:58enfin un petit peu moins
27:59des loisers et winners.
28:02Les publications,
28:03ça dépend lesquelles
28:04mais par exemple,
28:04je pense à des acteurs
28:05comme des Medcheck
28:05qui ont assez bien publié.
28:07Je pense que tous les logiciels
28:08qu'on appelle logiciels système,
28:11j'ai du mal à les pouvoir
28:12se faire disrupter
28:13par des nouveaux entrants
28:16avec de l'IA.
28:17On a vu même
28:18Anthropic qui a fait
28:19une conférence
28:19où ils ont présenté
28:20un peu leur projet
28:21à long terme
28:21et dans leur slide
28:23de présentation,
28:23première slide de présentation,
28:24c'était les partenariats
28:25avec les éditeurs de logiciels
28:27et avec les services IT.
28:29Des partenaires ?
28:29Avec les partenaires.
28:30Alors peut-être
28:30qu'ils ont fait ça
28:31parce que leurs partenaires
28:31qui sont aussi leurs clients
28:32leur ont mis la pression
28:33parce que leur cours de bourse
28:34chutait.
28:37Mais les LLM,
28:39c'est quelque chose
28:39assez généraliste
28:40et après,
28:40il faut aller dans chaque industrie
28:41pour personnaliser chaque modèle.
28:42Est-ce que c'est eux
28:43qui vont le faire ?
28:44Je ne sais pas,
28:44je pense plus
28:44que ça va être comme
28:45un peu les hyperscalers
28:46aujourd'hui
28:46qui vendent
28:47de la puissance de calcul
28:48et qui laissent
28:49les éditeurs
28:49faire leur travail.
28:50Vous dites finalement
28:51que ce temps géopolitique
28:52qui durera
28:53ce qui durera
28:53permet aussi
28:54peut-être au marché
28:56de réviser
28:56un certain nombre
28:57de jugements
28:57typiquement
28:58sur le secteur
28:59des logiciels
28:59même si c'est compliqué.
29:02Il tient plutôt bien
29:03depuis le début de la guerre
29:03le secteur des logiciels.
29:05C'est un de ceux
29:06qui tient le mieux
29:06parce que c'est un de ceux
29:07qui dépend le moins
29:08déjà aussi
29:09du pétrole.
29:12Il dépend assez peu
29:13de tout ce qui se passe
29:14en Iran
29:16et après
29:16sur ce qu'on fait
29:21on diversifie
29:22un petit peu
29:22parce que la volatilité
29:24elle est extrême
29:24sur une journée
29:25je crois que c'était
29:26lundi dernier
29:275% d'amplitude
29:28d'amplitude
29:28c'est ça ?
29:29Je voyais juste après
29:30j'ai vu Euronext
29:31et Fletex de Giraud
29:32qui ont passé une journée
29:32magnifique
29:33sur toute la texte
29:35donc c'est ça qu'il faut faire
29:37mais sinon c'est compliqué
29:38de faire quelque chose
29:39pour le moment
29:39et donc de se positionner
29:40et de faire des grands mouvements
29:41de portefeuille
29:42sur ce qui se passe.
29:43C'est de l'activité
29:43pour les brokers
29:44mais cette volatilité
29:45elle empêche beaucoup
29:46de gérants
29:46y compris des hedge funds
29:48de prendre des positions
29:48importantes
29:49quand on a des modèles
29:51gérés par la volatilité
29:52évidemment
29:52plus l'actif est volatile
29:54moins vous pouvez le détenir
29:56sur la tech
29:56où effectivement
29:59cette parenthèse géopolitique
30:00si je puis dire
30:01permet de réviser
30:02un peu certains jugements
30:03parce que la tech
30:04au sens large
30:05ou les max 7
30:05en tout cas
30:06ça baisse depuis octobre
30:07Alexandre.
30:08Oui effectivement
30:08on est sur le max 7 index
30:10on avait déjà même commencé
30:11à baisser plus fortement
30:12que le Nasdaq
30:12en fait
30:12les max 7
30:13étaient déjà plus en baisse
30:14que le Nasdaq globalement
30:15puis on disait
30:15la tech
30:16qui était pareil
30:16sur les deux premières semaines
30:17c'était plutôt pas mal
30:18par rapport au reste
30:18et puis ça a fini
30:19par la chaîne tout ce
30:20c'est le mouvement
30:21après c'est vrai que
30:22d'un point de vue
30:22c'est des thèmes de marché
30:24mais c'est vrai que
30:24la forme du sommet
30:25est quand même très particulière
30:25sur le Nasdaq
30:26c'est ce qu'on appelle
30:26des sommets pour arrondir
30:27rounding top
30:28c'est des choses
30:28qui sont très inertes
30:29qui ont du temps à se former
30:30et on a commencé à accélérer
30:31seulement la semaine dernière
30:32donc la forme habituellement
30:35de ces sommets
30:36c'est que si vous mettez
30:375-6 mois à former le top
30:38quand ça décélère
30:39effectivement il manque
30:40ce côté un peu capitulant
30:42accélération
30:42c'est un peu comme accélération
30:43la semaine dernière
30:44mais est-ce qu'on juge
30:44que c'est une capitulation
30:45pour ceux qui veulent voir
30:46une vraie capitulation
30:47on regarde un graphique
30:48l'année dernière
30:49quand Trump a mis en place
30:49le droit de douane
30:50il y avait une fois
30:50à la jambe de baisse
30:51à la vague
30:51ça rebondit
30:52puis la capitulation
30:53c'était 5 jours d'affilée
30:54un bain de sang
30:55avant qu'il change son discours
30:56que Bessin
30:56tu le dises
30:57bon maintenant
30:57il faut commencer
30:57à changer un peu le ton
30:59c'est ça une capitulation
31:00là on ne peut pas considérer
31:01que même par rapport
31:02à la volatilité
31:03par rapport à l'amplitude
31:04des mouvements
31:04même si la baisse
31:05était un peu plus costaud
31:05ces derniers jours
31:06ça ne ressemble pas
31:07encore à une capitulation
31:08donc voilà
31:08moi je trouve que ça manque
31:09un petit peu
31:10enfin ça manque
31:11si on attend
31:12effectivement des points d'entrée
31:13un peu plus généreux
31:14un peu plus bas
31:14ça manque encore un peu
31:15de capitulation
31:17après je suis d'accord
31:18sur la partie logicielle
31:19alors je reviens un petit peu
31:19à la partie
31:20c'est vrai que des Microsoft
31:21sur le niveau actuel
31:22ça fait quand même envie
31:22et même en Europe
31:23SAP
31:23SAP c'est quand même
31:24assez incroyablement bas
31:26pour une entreprise
31:26comme ça
31:27donc je trouve qu'effectivement
31:28il y a peut-être des arbitrages
31:29qui peuvent se jouer
31:30et puis un arbitrage aussi
31:31c'est peut-être pas le thème
31:32d'aujourd'hui
31:32mais il y avait le long goal
31:35des short bitcoins
31:36aussi crypto
31:36qui avaient pas mal fonctionné
31:38on a l'impression
31:38que depuis quelques semaines
31:39ça s'est un petit peu inversé
31:40un peu plus résilient crypto
31:42un peu moins résilient gold
31:43est-ce qu'il n'y a pas aussi
31:44des thématiques
31:45alors c'est une classe d'actifs
31:46si on veut
31:46mais de ce côté-là
31:47regardez un petit peu
31:4850% de baisse en moyenne
31:49Bitcoin et crypto
31:51qui ont été les premiers à lâcher
31:52c'est ça
31:53l'automne dernier
31:54en octobre
31:54juste après que Trump
31:55soit énervé sur la Chine
31:56les premiers actifs chauds
31:57à avoir été punis
31:58oui
31:58et si on se souvient
31:59la chronologie
32:00en 2021-2022
32:01c'est la première chronologie
32:02c'est-à-dire que les cryptos
32:06la baisse avait commencé
32:07à se déclencher sur les cryptos
32:08près de 3 mois
32:09avant le marché d'action
32:11là c'est un peu plus long
32:12les cryptos en octobre
32:13et le marché d'action
32:14mais il a quand même stagné
32:14les côtés des Etats-Unis
32:15donc on est toujours
32:16dans cette thématique
32:17qu'on vend la partie
32:18la plus à risque d'abord
32:19et après la partie action seulement
32:21donc le playbook là aussi
32:22est à peu près similaire
32:23c'est pas tout à fait
32:24le même rythme
32:24mais la chronologie
32:25est la même par contre
32:26crypto d'abord
32:27action ensuite
32:27et si on se souvient bien
32:28et je marre là-dessus
32:30les actions
32:31les cryptos pardon
32:31avaient commencé à faire un bottom
32:33avant la partie action
32:34en 2023
32:35sur l'or
32:37je crois que la dernière fois
32:38que vous êtes venu en janvier
32:39Florence
32:40c'était quelques jours
32:41avant le krach des précieux
32:42et le message
32:43que vous venez délivrer
32:44c'était de dire
32:46vu l'envolée spectaculaire de l'or
32:49je sais pas jusqu'où ça va
32:50mais je peux vous dire
32:51qu'on rentre dans une phase
32:51beaucoup plus volatile
32:52bon trois jours après
32:54il y avait le krach
32:54j'ai eu de la chance
32:55pas mal
32:56pas mal vu
32:57où est-ce qu'on en est alors
32:58si vous suivez encore
33:00le golf
33:00j'ai regardé rapidement
33:01avant de venir
33:02je me suis dit
33:03il va me poser la question
33:05non mais je pense que
33:06c'est purgé du coup
33:06ouais
33:07en fait
33:08donc là on a purgé
33:09pas mal
33:10on a purgé le mouvement
33:11de pente du marché
33:11un peu trop chaud
33:13le mouvement hyper volatil
33:14qu'on a eu là
33:15ouais ça ressemble
33:16à une purge
33:16et du coup ça c'est dead money
33:17ou le thème repart
33:19non justement
33:19il me semble qu'on a atteint
33:20des points intéressants
33:22voilà
33:22donc
33:23après moi je suis pas du tout
33:24un spécialiste de l'or
33:25je disais juste
33:26en termes de mouvement
33:27voilà ça me frappait
33:28à ce moment là
33:29l'aspect comportemental
33:30l'aspect comportemental
33:31mais là pour moi
33:32c'est purgé
33:32donc ceux qui veulent se réintéresser
33:34à l'or
33:35il est possible
33:36que ça soit moins volatil
33:37dans les semaines à venir
33:38on en a pas beaucoup parlé
33:40dans cette émission
33:41mais comme vous êtes gérant
33:42actions internationales
33:43aussi
33:45Florent je voulais
33:45un mot de l'Asie
33:47en général
33:48alors il y a de la tech asiatique
33:49et puis il y avait eu
33:51enfin il y a
33:51un appétit quand même
33:53pour l'Asie
33:54depuis plusieurs mois
33:55maintenant
33:56qui se justifie
33:57notamment par l'idée
33:58que beaucoup d'investisseurs
33:59ont trop d'actifs en dollars
34:00et qu'il fallait aller chercher
34:02aussi d'autres zones géographiques
34:04l'Asie présentait pas mal
34:05d'avantages
34:06de la tech moins chère
34:06etc.
34:08avec une dépendance
34:09très forte
34:09pour moi c'était quand même
34:10au pétrole et à l'énergie
34:11oui voilà
34:12donc ça c'est le vrai problème
34:14pourquoi ça directe
34:16maintenant
34:16oui il y avait un besoin
34:17de diversification
34:18il y a aussi
34:19de vraies histoires
34:20à jouer en Asie
34:22notamment sur toute la chaîne
34:23de valeur de l'IA
34:24qui va
34:25des data centers
34:26jusqu'aux matières premières
34:27en fait
34:28qui sont fournisseurs
34:29pour les data centers
34:30dans l'IA
34:30donc il y avait
34:32des vraies histoires
34:33à jouer
34:33maintenant
34:33c'est des marchés
34:35souvent très volatiles
34:35la Corée
34:36bon attention
34:37à ce marché là
34:38parce que ça repose
34:38sur deux valeurs
34:41SKNX et Samsung
34:42donc c'est
34:43très volatil
34:45surtout en ce moment
34:45avec ce qui se passe
34:46sur la mémoire
34:47néanmoins
34:48une fois que tout ça
34:49se sera calmé
34:50il y a des portes d'entrée
34:52qui sont très intéressantes
34:53notamment au Japon
34:54sur toute la chaîne
34:56de valeur
34:56de semi-conducteurs
34:57il y a quand même
34:59une nouvelle
34:59de première ministre
35:00au Japon
35:01qui est quand même
35:02assez pro-marché
35:03donc ça
35:03ça me semble
35:04un argument
35:04très intéressant
35:05à jouer
35:06j'ai l'impression
35:07que la devise
35:07a plutôt envie
35:09de se stabiliser
35:11c'est compliqué
35:12mais ça a plutôt
35:13l'air de partir
35:14là-dessus
35:15voilà
35:15donc je pense
35:16qu'il y a des fenêtres
35:17qui sont en train
35:18de s'ouvrir
35:18notamment le Japon
35:19moi j'aime bien le Japon
35:21pour revenir
35:22à la logique
35:23de marché
35:24alors je ne sais pas
35:24il y a le sujet
35:25des small et mid-cap
35:26là aussi
35:27un petit coup d'arrêt
35:28Benjamin
35:29c'est le moins
35:29qu'on puisse dire
35:31c'est simplement lié
35:32comment dire
35:33à la sensibilité
35:35de ses valeurs
35:36au marché
35:36au risque de marché
35:38ou est-ce que
35:38aussi là
35:39il y a un jugement
35:40qui est en train
35:41d'être peut-être
35:41révisé
35:42il y a plusieurs raisons
35:43je pense effectivement
35:44déjà elles sont
35:44considérées comme
35:45plus à risque
35:46dès qu'il y a un risque
35:47chez politique
35:47elles ont tendance
35:48à faire moins bien
35:49que les large cap
35:50elles sont plus cycliques
35:52aussi
35:52donc forcément
35:53elles s'empathissent un peu plus
35:55et alors elles ont
35:56des niveaux d'endettement
35:57qui sont assez en ligne
35:58avec ceux des large cap
35:59contrairement à l'idée reçue
36:00mais en revanche
36:01elles ont des dettes
36:01qui sont à taux variable
36:03en fait
36:04d'accord
36:05on a beaucoup expliqué
36:06qu'elles étaient très sensibles
36:07aux banques centrales
36:08aux directeurs des banques centrales
36:10parce qu'elles ne font pas
36:10des obligations
36:11elles empruntent
36:11auprès de la banque
36:12et donc avec des spreads
36:14sur les taux
36:14et donc c'est à taux variable
36:16donc elles pâtissent plus de ça
36:18et puis elles avaient eu
36:19une performance correcte
36:20l'année dernière
36:21mais pas plus que ça
36:22en fait le gap de valorisation
36:23entre les large cap
36:24et les small cap
36:25n'a pas baissé
36:26parce que les deux
36:26ont fait très bien
36:27l'année dernière
36:28donc voilà
36:28il y a une petite accalmie
36:29après c'est pas
36:30par rapport aux large cap
36:31c'est pas non plus dingue
36:32depuis le début de l'année
36:33il n'y a pas un écart
36:35dingue
36:36parce qu'elles bénéficient
36:37parce qu'on disait tout à l'heure
36:37plus des thématiques
36:38de souveraineté
36:40européenne
36:40et d'ailleurs je pensais tout à l'heure
36:41parce que par rapport
36:42à ce truc de souveraineté européenne
36:44chez Flatex de Giro
36:45le top 5 des trades
36:46qui sont tradés
36:47chez Flatex de Giro
36:47qui est une plateforme européenne
36:49c'était 5 GAFAM
36:50il y a 2 ans
36:51et cette année
36:52le CEO il disait
36:52que c'était ASML
36:53ASMI
36:54Bézy
36:54je crois que c'était Schneider
36:55et Siemens Energy
36:56donc il y a quand même
36:58cette affaire
36:58ça change
36:59vous voyez aussi chez IG
37:00ça
37:00du coup
37:02beaucoup la tech
37:03après le gold
37:04c'est moins chez nous
37:07effectivement
37:07on a quelques grosses valeurs
37:09des même âges
37:10de Total Energy
37:11mais sinon le top 10
37:12c'est très souvent gold
37:14pétrole
37:14beaucoup de tech américaines
37:15et les grosses décès américaines
37:16et le DAX par contre
37:16qui est beaucoup plus tradé
37:17par exemple que le CAC 40
37:18même par les clients français
37:19pétrole une totale
37:20ça devient cher là
37:21je ne sais pas
37:22c'est au plus haut
37:24moi j'aurais du mal
37:26maintenant ça veut dire
37:26que si on achète
37:27enfin j'aurais du mal
37:28Total est quand même
37:28très diversifié aussi
37:29attention
37:29si on regarde
37:31c'est un thème
37:31je pense qu'on peut toujours
37:32continuer à jouer
37:32je pense qu'il va prendre
37:33de l'ampleur
37:33après ce nouveau choc
37:34il y a l'énergie
37:35c'est que par exemple
37:36tout le segment des renouvelables
37:37qui s'était fait massacrer
37:38post-Covid
37:39il y avait une bulle en 2021
37:40la bulle avait éclaté
37:41contrairement à d'autres segments
37:42qui étaient repartis
37:43l'énergie renouvelable
37:44ça faisait 6 mois
37:45qu'on commence à repartir
37:47donc je pense que Total
37:47surtout dans les deux cas
37:48ce qu'on le met
37:49donc je dirais qu'en moyenne
37:50oui ça reste achetable
37:52la transition repart
37:53la transition énergétique
37:54là repart full swing
37:55typiquement les secteurs
37:56abandonnés
37:57celui-ci en faisait partie
38:00et bien résilient
38:01et si on parle de la résilience
38:02c'est un secteur
38:03qui est assez intéressant
38:03plus qu'intéressant
38:04moi je le compare un peu
38:06aux banques
38:06il y a 2-3 ans
38:07qu'on commence à s'y réintéresser
38:08un petit peu
38:08c'est la partie de télécom
38:09pas très chère
38:11bien rentable
38:11il faut regarder dans les secteurs
38:13en ce moment
38:13ça a perdu 2% sur un mois
38:15donc c'est très très résilient
38:16au stress
38:17besoin de concentration
38:18besoin de rivaliser aussi
38:19avec les géants
38:20Asie et Etats-Unis
38:21donc je pense
38:22que ça coche pas toutes les cases
38:23pour être un secteur
38:24bien résilient en cas de stress
38:25donc qui repart derrière
38:26et là il y a des infrastructures
38:28tous les déploiements 5G
38:30sont passés etc
38:31les CAPEX sont un peu moins
38:33moins élevés
38:33tu as Nokia et Ericsson
38:35en Europe
38:36qui sont des gros points
38:36qui sont aujourd'hui
38:37fournisseurs des GAFAM
38:39Nokia est dans l'optique
38:40notamment
38:41j'avais raté la news
38:41mais Nvidia a pris
38:42une petite participation
38:43chez Nokia
38:43oui bien sûr
38:44bien sûr
38:47on parle d'Nvidia
38:48et de Nokia
38:48c'est quand même
38:49deux mondes
38:49et deux époques différentes
38:50mais voilà
38:51c'est pour mettre de l'IA
38:52dans les antennes
38:54Nokia non seulement
38:55n'est pas mort
38:55mais est toujours bien là
38:56et intéresse
38:57y compris
38:58l'entreprise
38:59la plus importante
38:59du monde aujourd'hui
39:00Nvidia
39:00merci beaucoup messieurs
39:01merci d'avoir été
39:02les invités
39:02de Planète Marché
39:03ce soir
39:04Florent Martini
39:05Usage Gestion
39:06Benjamin Delac-Bivier
39:07Amplé GST
39:08Alexandre Baradez
39:09IG
39:09Amplé GST
39:09Merci
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