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Avec Christophe Debien, animateur de "la planète demain" sur Sud Radio

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##ACTU_DU_JOUR-2026-05-27##

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Coffleur.
00:07Nous sommes le 27 mai, la canicule frappe déjà l'ensemble du territoire français,
00:12un changement climatique auquel il va bien falloir s'habituer,
00:14mais avec quelles conséquences réelles sur la planète et sur nos ressources d'eau en particulier.
00:19On en parle avec le spécialiste maison, Christophe Debiens, bonjour.
00:23Oui, bonjour, bonjour.
00:25Bonjour Christophe, merci d'être à l'antenne, un petit peu plus tôt que prévu, cher Christophe.
00:33Je voulais vous interroger, vous interpeller, ce n'est pas de votre faute ce qui se passe,
00:38mais je sais que puisque nous sommes vous et moi adeptes du Parlons Vrai, qui est le thème de cette
00:43radio,
00:45nous voyons bien qu'il y a en tout cas, alors qu'est-ce qu'on doit dire ?
00:47Évolution, modification climatique, changement climatique, quand on vous dit réchauffement,
00:52mais non, la preuve, il fait très froid, quand on vous dit il fait très froid,
00:55mais non, regardez, il fait très chaud.
00:56Non, ma question est, vous animez La Planète demain sur Sud Radio,
01:01on a co-animé, vous et moi, avec nos confrères et amis de Sud Radio,
01:05le printemps de La Planète, le mois dernier, qui a eu beaucoup de succès.
01:09Est-ce que la France, vous n'êtes pas censé le savoir,
01:13mais est-ce que, vu vos compétences et vos connaissances,
01:16est-ce que ce pays qu'est la France, ses gouvernants, ses législateurs, son administration,
01:23ses élus territoriaux, est-ce que, un, on a bien pris conscience du danger qu'il peut y avoir,
01:28et surtout, en ce qu'on a commencé à réfléchir, à prendre des dispositions,
01:31j'allais dire structurelles, pour ce qui pourrait arriver pire,
01:34en cas de réchauffement climatique avéré, le manque d'eau.
01:38Voilà, je ne veux pas, je ne veux faire personne à personne,
01:39mais je sais que vous allez me dire où on en est.
01:43Merci, Périco. Voilà une charge très lourde à supporter.
01:50Pour répondre à votre question, l'État a clairement pris conscience du problème
01:53de la réréfaction de l'eau, qui est lié, effectivement, au changement climatique,
01:59puisqu'il y a, effectivement, changement climatique.
02:01Alors, après, il y a ceux qui disent, le changement climatique est quelque chose de naturel,
02:07puisque cyclique, depuis 4,6 milliards d'années,
02:10et puis d'autres qui disent, c'est aussi à cause de la main de l'homme,
02:13ou de la bêtise de l'homme, depuis 200 ans, l'industrialisation, etc.
02:19Alors, on ne va pas débattre là-dessus, ce n'est pas le sujet.
02:2339 degrés, le 20 mai, à Souillac, dans le Lot, ou à Aubusson, dans la Creuse,
02:29ce n'est pas tout à fait la météo de saison, vous êtes d'accord ?
02:32Ce n'est pas les moyennes saisonnières.
02:35Non, non, c'est vrai, c'est vrai que c'est assez exceptionnel,
02:38et je suis d'accord, je vous rejoins sur ce point-là, évidemment.
02:43C'est quelque chose qu'on n'a pas l'habitude de voir.
02:45Mais par contre, là où je suis quand même un petit peu inquiet,
02:47c'est que vous parliez du gouvernement, notamment de l'État d'une manière générale.
02:52C'est vrai qu'on se trouve toujours au pied du mur.
02:55À chaque fois qu'il se passe un événement comme celui-là,
02:58on est au pied du mur, c'est-à-dire qu'on ne sait pas quoi faire,
03:00on ne sait pas comment le faire,
03:02comment parvenir à trouver des solutions.
03:05Et ce sont des bouts de ficelle, on rajoute des bouts de ficelle systématiquement.
03:10Alors, je sais que l'État travaille, le gouvernement travaille sur ces sujets,
03:13évidemment, même si la mise en œuvre des solutions reste un sujet de débat,
03:19parce que parfois même de tensions entre les usages,
03:22entre l'agriculture, l'industrie, les eaux potables, les milieux naturels,
03:26tout ça, c'est contradictoire.
03:29Mais la question, elle est notamment suivie par le ministère de la Transition écologique,
03:33somme toute, qui est en lien d'ailleurs avec des organismes dédiés
03:37et les services techniques associés,
03:40le BRGM, les agences de l'eau, etc., la biodiversité,
03:44l'agence de la biodiversité,
03:45tous ces gens travaillent autour de ces sujets.
03:47Et heureusement d'ailleurs, mais on n'a pas encore les solutions.
03:52Elles sont assez claires pourtant,
03:56mais on ne les définit pas à l'avance.
03:59C'est ça qui est un peu dommage.
04:00On va prendre des sujets concrets, Christophe Debiens.
04:02Est-ce qu'il y a de bonnes et de mauvaises bassines ?
04:05De bonnes et de mauvaises bassines ?
04:07Alors, il y a sans doute des bonnes bassines,
04:11et puis il y a sans doute aussi des mauvaises.
04:14Je suis ravi de vous faire rire quand je vous pose des questions tragiques,
04:17je suis ravi de voir que ça vous fait éclater derrière.
04:19Mais je n'ignore pas que vous prenez le sujet très à cœur.
04:24Oui, bien sûr que je le prends à cœur.
04:25Mais c'est vrai que quand on se met du côté des écologistes,
04:30c'est problématique, on le voit bien,
04:32avec les manifestations qui s'organisent autour des bassines en question,
04:35et notamment dans les Deux-Sèvres,
04:37on aura ce souvenir-là de façon gravée.
04:41Mais à côté de ça, c'est vrai que malgré tout,
04:43c'est quand même, à mon avis, c'est quand même nécessaire
04:46d'avoir des réserves d'eau qui se constituent,
04:48et notamment pour l'agriculture,
04:50parce que sinon, lorsqu'on a des moments de sécheresse
04:54comme on est en train de vivre aujourd'hui,
04:57ça va poser problème.
04:58La consommation de l'eau est énorme.
05:01Le coût d'une sécheresse est monstrueux, en fait, pour l'État.
05:05Le coût d'une vague de chaleur.
05:07Il y a des pays européens,
05:08j'ai connu ça il y a quelques années en Espagne,
05:10où, alors, dans les pays du Maghreb,
05:12souvent au Maroc, en Algérie, on le sait moins,
05:14mais ça arrive aussi, ça arrive en Grèce,
05:16dans le sud de l'Italie,
05:17avec une coupure d'eau de plusieurs heures,
05:19voire d'un jour ou deux.
05:22C'est tragique, coupure d'électricité,
05:24c'est épouvantable aussi,
05:25mais bon, on va vous dire,
05:26il y a toujours une bougie,
05:27il y a toujours quelque chose.
05:28Coupure d'eau, l'eau c'est vital,
05:30et lorsqu'on sait que déjà,
05:32chaque été, depuis des dizaines d'années en France,
05:34vous avez certains préfets,
05:35je pense à des départements du centre de la France,
05:37je citais tout à l'heure le lot,
05:38mais ça peut être souvent l'Adre,
05:39ou la Creuse, ou le Cher,
05:40où il y a des interdictions d'arroser la pelouse,
05:43et de remplir les piscines et de laver les voitures,
05:45c'est donc une restriction.
05:47Déjà, ce que nous voyons aujourd'hui,
05:49on pense qu'il y aura un été très chaud,
05:50le jour où cette société française
05:52sera confrontée à des véritables coupures d'eau
05:54qui sont un petit peu prolongées,
05:56il y aura une prise de conscience
05:57et une inquiétude très forte.
05:58Voilà, je voulais savoir
05:59si la France était prête à ce genre de situation,
06:01et est-ce qu'elle se donne les moyens de prévoir.
06:03Alors, je fais allusion,
06:05les bassines, bien sûr,
06:06est-ce que toutes nos ressources hydroélectriques,
06:08est-ce qu'on peut faire des barrages,
06:08est-ce qu'il y a encore de la marge,
06:10ou est-ce que tout ce qui est exploitable a été exploité ?
06:13Bon, je pense qu'il y a encore des solutions,
06:15des solutions notamment sur des barrages,
06:17effectivement,
06:18mais on a quand même travaillé beaucoup
06:20autour de ces sujets-là.
06:21Aujourd'hui, les solutions qui sont proposées,
06:23elles sont assez simples,
06:24c'est d'abord réduire la consommation d'eau,
06:26mais tout le monde le sait,
06:27l'objectif de baisse de 10%
06:30des prélèvements d'ici à 2030,
06:32on en a entendu parler par le gouvernement,
06:33on a les campagnes de sobriété,
06:35dont vous parliez,
06:36à savoir on ne remplit plus les piscines,
06:38on ne lave plus les voitures, etc.
06:40Et puis l'optimisation des usages agricoles,
06:42avec une irrigation qui est beaucoup plus efficiente.
06:45Et on a également la possibilité
06:47de lutter contre les fuites,
06:48parce qu'il faut savoir qu'en France notamment,
06:51les fuites, c'est un problème énorme,
06:54c'est énorme.
06:54J'ai reçu d'ailleurs dans mon émission
06:56quelqu'un qui traite les fuites,
06:57qui a une société qui traite les fuites,
06:59on a parlé de millions et de millions
07:01de mètres cubes d'eau
07:02qui s'évanouissent dans la nature,
07:05alors ils vont dans la nature,
07:06c'est vrai que ça revient à un moment donné,
07:07mais qui partent dans la nature,
07:09et c'est vrai qu'il y a une perte incroyable.
07:12Alors la faute fiscale,
07:14les fuites,
07:15on pourrait faire d'énormes économies,
07:16si on verrouillait bien le robinet.
07:19Je vois, Christophe Debiens,
07:21beaucoup de gens aujourd'hui,
07:22quand je circule en France,
07:23et même dans les campagnes
07:24où je récite quelquefois,
07:26des gens qui achètent des citernes,
07:27qui mettent sous la gouttière,
07:28et qui disent écouter,
07:29pour arroser le jardin,
07:30au lieu de pomper l'eau de la ville,
07:32j'aurais,
07:33alors ça peut être 500,
07:33600 millilitres d'eau,
07:35ça part assez vite,
07:36mais ça sera déjà moins ça,
07:37prélevé sur la nappe phréatique.
07:39Est-ce que c'est une petite solution
07:40à usage domestique ?
07:42C'est une petite solution,
07:44effectivement,
07:45à usage domestique,
07:46on va dire ça comme ça,
07:47mais est-ce que réellement,
07:50ça fait évoluer la nappe d'eau ?
07:52Je ne suis pas certain,
07:52parce que cette eau,
07:53qui ne va pas dans le sol,
07:55cette eau ne va pas dans le sol,
07:57donc cette eau qui va dans le bidon en question,
08:00ne vient pas dans le sol,
08:01et ne vient pas compléter la nappe phréatique,
08:03donc quelque part,
08:04il y a un manque à gagner.
08:05Alors, oui,
08:07sur le moment,
08:08et à titre,
08:09on va dire personnel,
08:10pour chacun des détenteurs de bidons,
08:13c'est intéressant,
08:14parce que ça permet d'arroser son petit potager,
08:16mais ça s'arrête à ça,
08:18ce n'est pas une solution forcément idéale.
08:23Maintenant,
08:24c'est quand même quelque chose
08:25que l'on peut faire,
08:26effectivement.
08:27Mais on peut aussi adapter l'agriculture.
08:29On peut aussi adapter l'agriculture.
08:30Donc, l'enjeu,
08:30il est surtout là,
08:31faire en sorte d'avoir des cultures
08:32qui soient moins consommatrices d'eau
08:33qu'elles ne le sont actuellement.
08:35Oui, bien sûr, bien sûr.
08:37Les techniques d'irrigation,
08:38j'en parlais tout à l'heure,
08:39on peut trouver des formules
08:41qui sont beaucoup plus économes.
08:43Notamment,
08:43on commence à voir le goutte-à-goutte,
08:45l'agriculture qui utilise le goutte-à-goutte.
08:48On a aussi des débats
08:49sur les retenues d'eau,
08:51on parlait des bassines,
08:52et c'est le cas,
08:53qui sont très controversées socialement
08:56et même écologiquement.
08:57Donc, tout ça,
08:58ce sont des sujets
09:00qui sont difficiles à traiter
09:01pour l'État, forcément,
09:03mais pour tout le monde
09:04d'une manière générale
09:05parce qu'on n'arrive pas à comprendre.
09:06Les gens n'arrivent pas à comprendre.
09:08Ce sera un ensemble de dispositions.
09:10Donc, une douffe tous les jours,
09:11oui, mais pas pendant deux heures.
09:12Ça, on est d'accord.
09:14Quel est le menu
09:15du prochain Planète Demain, Christophe ?
09:19Ah, le prochain,
09:20eh bien,
09:22c'est une bonne question
09:23parce que, je vais vous dire,
09:25je suis dans mon travail
09:27depuis un petit moment
09:28parce que je ne fais pas que de la radio
09:29et c'est vrai que je ne l'ai plus en tête
09:31mais je vais recevoir plein de monde
09:33très intéressant.
09:34On sera à l'écoute
09:35parce qu'on ressort
09:36toujours moins bête
09:37de cette émission
09:38que lorsque
09:39on était avant de l'écouter.
09:40Merci, Christophe,
09:41d'avoir été avec nous
09:42en direct sur cette radio.
09:43Je vous dis à très bientôt.
09:44Merci.
09:44Vous restez avec nous.
09:46Je vais recevoir une personnalité médiatique
09:48mais pas seulement
09:49une personnalité scientifique.
09:50Tout le monde connaît
09:51Mac Lesgui.
09:52Peut-être qu'on ne le connaît pas
09:53sous ce nom-là
09:53mais on le connaît avec le mot
09:54E égale M6
09:57qui nous dit que
09:57toutes les vérités scientifiques
09:59sont bonnes à dire.
10:00Détox, sommeil, climat, alimentation
10:02loin des idées reçues
10:03la science au secours
10:04de votre quotidien
10:05c'est aux éditions du Rocher
10:07et je reçois Max Kleski
10:08en direct ici en studio
10:10sur Sud Radio
10:11et vous nous appelez
10:12au 0826 300 300
10:14Emmanuel Galasso
10:14va prendre votre appel
10:15et vous aurez certainement
10:16des questions à poser
10:17à Marc Ligli
10:18sur toutes les thématiques
10:19est-ce que la science
10:20a toujours raison
10:20est-ce que vous toujours
10:21écoutez les scientifiques
10:22voilà ça va être
10:23un très beau débat
10:23à tout de suite sur Sud Radio
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