- il y a 6 heures
Avec Jean-Michel Karam, Entrepreneur, influenceur, ingénieur de formation, investissseur, fondateur de MEMSCAP et IEVA Group, Cyril Darmon, Co-fondateur Biblos-AI, François Véron, General Partner Newfund (fonds d’investissement)
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du On Parle Immo : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSUrSnLAr-WThAkdrtYb1JW
##LE_NUMERIQUE_POUR_TOUS-2026-05-24##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du On Parle Immo : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSUrSnLAr-WThAkdrtYb1JW
##LE_NUMERIQUE_POUR_TOUS-2026-05-24##
Catégorie
🛠️
Style de vieTranscription
00:00Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
00:04Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission qui décrypte les grands enjeux du digital, de l'innovation
00:09et de la tech responsable.
00:11Et aujourd'hui nous allons parler d'un sujet qui fait rêver autant qu'il inquiète, créer une start-up
00:15dans le numérique.
00:16L'idée fait rêver effectivement de nombreuses générations.
00:18Mais comment transformer une idée en véritable projet viable et rentable ?
00:22Où trouver de l'argent pour lancer et développer son projet ?
00:25Et comment éviter les erreurs les plus fréquentes ?
00:28C'est ce que nous tenterons de comprendre avec nos invités.
00:31Le numérique pour tous, spécial start-up, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
00:34Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
00:38Et pour commencer cette émission spéciale start-up, un entrepreneur et investisseur bien connu de l'écosystème.
00:44Il met notamment son expérience au service de jeunes entrepreneurs dans l'émission Qui veut être mon associé ?
00:49Sur le plateau du numérique pour tous, aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Michel Caram.
00:54Jean-Michel, merci d'être avec nous aujourd'hui en plateau.
00:57Alors on va commencer cash.
00:59Quand on regarde Qui veut être mon associé ?
01:01La célèbre émission d'où vous êtes membre du jury et vous faites basculer la vie de jeunes entrepreneurs en
01:06soutenant leurs projets,
01:07on est en droit de se demander si vous jugez des projets ou alors la capacité des entrepreneurs à faire
01:11un show ?
01:12Non. Finalement, on met notre argent, donc on a intérêt à bien juger le sujet. Moi personnellement, j'ai toujours
01:20fait tous mes choix basés sur l'entrepreneur en soi, sa capacité à résilience, sa capacité à exécuter.
01:30Et j'essaye de comprendre ça parce qu'on a que peu de temps en fait, donc on peut se
01:34tromper mais en tout cas on fait une analyse là-dessus.
01:37Et la deuxième chose, c'est l'impact de mon écosystème sur lui parce que c'est ce qu'il
01:42est venu chercher et moi aussi, c'est ce qui dérisque mon investissement.
01:46Alors vous avez une dimension internationale Jean-Michel, mais en France on aime bien critiquer, on aime bien critiquer les
01:51gens qui gagnent de l'argent,
01:52on aime bien aussi critiquer un système qui est quand même assez lourd en termes de charges pour développer son
01:58business et beaucoup commencent à dire, on part aux Etats-Unis ou ailleurs.
02:01Est-ce que vous pourriez remettre un petit peu l'église au centre du jardin comme on dit ?
02:05Nous vivons dans un pays qui est formidable, qui m'a accueilli, donc j'ai du mal moi à le
02:12quitter, j'ai du mal à dire du mal sur la France déjà,
02:16même s'il y a beaucoup de choses de critiquables, c'est vrai que les entrepreneurs n'ont pas ce
02:22qu'il y a aux Etats-Unis,
02:23ils n'ont pas la profondeur d'argent, ils n'ont pas la facilité à créer, ni la dimension de
02:30l'écosystème.
02:31Mais bon, on ne va pas tous aller aux Etats-Unis, la France a beaucoup de talent,
02:37nous avons aussi des instruments en place comme la BPI, nous avons des initiatives aujourd'hui
02:43comme qui veut être mon associé ou même le programme Amplify de Michel Benzenon.
02:48Donc il y a pas mal de choses, l'écosystème bouge, il faut que tous on se bat pour faire
02:53de ce pays une terre d'entrepreneuriat
02:55et qui sera une très belle réponse à toutes les crises.
02:59Mais justement, vous parlez de crise et je voulais rebondir sur le mot,
03:02est-ce qu'aujourd'hui les investisseurs prennent un peu moins de risques sur les projets qu'ils soutiennent
03:07dans le contexte que l'on connaît ou alors justement en temps de crise, il y a des pépites qui
03:10sont en train de se révéler ?
03:12Alors les investisseurs aiment ne pas prendre de risques, c'est la base.
03:18On les appelle capitaux risqueurs mais en fait, ils aiment bien ne pas risquer.
03:23Ils aiment bien ne pas risquer. En tout cas, moi personnellement, j'ai toujours bougé en période de crise.
03:34Toutes mes acquisitions ont été faites en période de crise.
03:36Un exemple à ça très, très typique, c'est quand j'ai acheté l'atelier du sourcil par Eva Group,
03:41les boutiques étaient fermées. On était en Covid, etc.
03:44Tous mes investisseurs me disaient que c'était un taille et moi je leur disais, écoutez, si les boutiques ouvrent,
03:51ça va aller.
03:52Et si elles restent fermées, ça veut dire qu'on va tous mourir et ce n'est pas grave.
03:56Notre investissement de le perdre à ce moment-là, ce n'est pas grave.
03:59Et ça s'est avéré être une très, très belle opération parce que les conditions de l'acquisition de l
04:04'investissement
04:04ont été au mieux qu'on peut faire et après la boîte a ouvert et tout est reparti.
04:10Donc crise en grec, ça vient du mot décision. C'est le moment où il faut prendre des décisions.
04:18Et il y a de plus en plus, on va dire, d'investisseurs qui investissent hors risque,
04:28mais leur performance, elle est aussi basse. Donc ça va avec.
04:33Jean-Michel, la meilleure école de l'entrepreneuriat, c'est un peu l'expérience, on va dire.
04:39Et avec un peu d'expérience, on se dit qu'il faut adresser un marché qui soit suffisamment grand.
04:44Quand on lance une start-up, est-ce qu'il faut la penser par rapport à son propre marché local,
04:47donc la France, 70 millions d'habitants, ou il faut la penser d'un point de vue européen ou encore
04:51plus international ?
04:52Non. Surtout dans le numérique, il n'y a plus de village, machin, le monde est un village en numérique
05:00et vous allez affronter de toute manière des sociétés, des concurrents qui viennent de partout.
05:06Si vous dormez sur les États-Unis, vous vous réveillez sur la Chine.
05:11Donc c'est vraiment un jeu qui est gros.
05:14Par contre, du point de vue exécution, on doit commencer par exécuter localement, réussir localement
05:23et après s'étendre.
05:26Il y avait une phrase que notre prof de marketing nous disait quand j'étais gamin.
05:32« Think global and act local ». C'est la base de la réussite et en numérique, clairement, clairement,
05:42le jeu n'est pas français, le jeu est mondial. Il faut savoir se battre contre les autres,
05:47il faut savoir lever de l'argent, il faut avoir les muscles pour confronter la concurrence internationale.
05:54Récemment, comme vous voyez beaucoup d'entrepreneurs, c'est quoi les histoires qui vous ont vraiment marqué ?
05:59Il y a beaucoup d'histoires. Il y a l'histoire de Nahali, qui est une bande de deux copains,
06:06quatre mecs, issus de l'immigration, des banlieues, etc.
06:13Et qu'ils sont arrivés à presque 10 000 euros en compte, ils n'avaient plus rien.
06:19Et leur boîte, ils se battent comme des gladiateurs.
06:25Ces anthropos-là, quand je pense à eux, je pense que c'est des gladiateurs, rien ne les arrête.
06:30Et aujourd'hui, c'est une boîte dans laquelle j'ai investi dedans avec Michel Lelas et Kelly.
06:37Ils font quoi ?
06:38Ils font des compléments alimentaires à base, c'est de la safranothérapie, à base du safran,
06:44extrait de l'Afghanistan.
06:46Et ils ont fait une très très belle réussite parce que j'ai investi en eux en saison 5 l
06:52'année dernière.
06:53Et aujourd'hui, c'est une boîte qui a bouclé l'année 2025 avec plus de 13 millions de chiffres
07:02d'affaires.
07:03Et pourquoi alors ? C'est leur marketing ? C'est le travail ?
07:07On a ce qu'on appelle direct au consumer, donc la vente directe aux consommateurs.
07:12Très très bon, c'est des gens qui se sont passés par Amazon, etc.
07:15Donc ils ont l'expérience hyper fort en exécution et vraiment, vraiment des gladiateurs.
07:22C'est dans le vrai sens du terme, ils se battent, surtout.
07:28C'est même impressionnant leur capacité, cette rage qu'ils ont en eux pour réussir.
07:34Et ça c'est quand même quelque chose de très très important.
07:38Un entrepreneur, on le juge sur sa capacité de travail, on le juge sur sa capacité d'exécution,
07:44sur sa résilience, sur sa capacité à prendre des coups et de rester debout et d'avancer toujours.
07:49Jamais oublier l'objectif, c'est ça le problème.
07:54C'est comme dans le boxe en fait, quand on monte sur un ring, on est lucide au début.
07:58Mais quand on prend deux, trois coups, il faut savoir rester debout et ne pas valser à chaque coup.
08:04Et c'est des gens qui sont comme ça et marquants.
08:07Il y a une autre boîte que j'adore qui s'appelle Hokoya, dans laquelle j'ai investi
08:11et qui est pour les déserts médicaux, des bus qui vont chez vous en fait.
08:17J'ai investi en eux dans la saison 6, donc cette année.
08:20Et aujourd'hui, c'est une boîte qui cette année va faire à peu près 5 millions,
08:25qui ont maintenant 15 bus en France.
08:28Ils ont changé de modèle économique avec moi depuis que je suis rentré.
08:32Je les pousse vraiment pour aller dans le B2C.
08:36C'est un super entrepreneur aussi.
08:38Donc voilà, il y a plein de talents en France.
08:42Justement, on parle des success stories, mais derrière tout ça, effectivement, il y a de l'humain.
08:46C'est quoi les qualités fondamentales ?
08:47Quelqu'un qui voudrait se lancer, et on ne parle pas uniquement d'entrepreneurs dans le numérique,
08:50un entrepreneur aujourd'hui qui nous écoute, qui veut monter son business.
08:53C'est quoi les qualités fondamentales ?
08:54S'il y en a trois, et pourquoi ?
08:56Qui doivent nous inspirer au quotidien, Jean-Michel ?
08:57Alors, déjà, il y a une chose, le travail, c'est un point commun de tout le monde.
09:04Tous les entrepreneurs travaillent, et travaillent très, très, très dur.
09:08Très, très, très dur.
09:09Encore plus que les gens imaginent.
09:12Donc, ça ne va pas se jouer sur le travail.
09:13Parce que de toute manière, si vous faites que...
09:16Enfin, tout le monde travaille.
09:18Il y a encore des gens qui travaillent, si je veux dire.
09:20De toute manière, les entrepreneurs, c'est vraiment...
09:23C'est le béabre.
09:26Mais c'est des gens, les vrais, ceux qui réussissent,
09:29c'est d'abord des gens qui sont résilients, très résilients,
09:33une capacité de se relever après chaque coup.
09:37Il n'y a pas un entrepreneur qui ne reçoit pas une mauvaise nouvelle par jour.
09:41Aujourd'hui, avec toutes mes affaires, j'ai même Scap qui est coté en bourse,
09:44j'ai Eva Group qui est coté en bourse.
09:46Eh bien, il n'y a pas une journée que je n'ai pas une mauvaise nouvelle.
09:49Il n'y a pas une.
09:49C'est impossible.
09:50Donc, il faut être capable d'absorber tous ces coûts,
09:54cette négativité parfois, etc.
09:57Savoir être seul.
10:00C'est rare d'être accompagné dans les crises.
10:05On est seul face au vent.
10:07C'est vraiment...
10:08Les entrepreneurs, c'est des aigles, vraiment.
10:11Il faut être rupturiste,
10:13arriver sur un marché particulièrement dans le numérique
10:15avec une approche qui est différenciante,
10:19qui représente une rupture par rapport au passé.
10:22Parce que sinon, c'est une affaire de muscles.
10:24Et si j'ai plus de muscles que vous, je vais gagner de toute manière.
10:26Alors que si vous avez une rupture,
10:28la barrière d'entrée devient beaucoup plus compliquée.
10:30C'est différent.
10:31Et il faut savoir s'entourer.
10:32Parce que les réseaux sont très, très importants.
10:36Moi, j'ai toujours dit à tous mes entrepreneurs,
10:383R, résilience, réseau et rupture.
10:42Résilience, réseau et rupture.
10:44Merci beaucoup, Jean-Michel Caram, pour ton intervention.
10:46Restez avec nous.
10:47On marque une courte pause avant de se retrouver
10:48pour vous faire découvrir comment, à votre tour,
10:50lancer votre projet dans le numérique.
10:52Le numérique pour tous, ça continue dans quelques instants.
10:55Sud Radio.
10:56Sud Radio, le numérique pour tous.
10:58Vanessa Perez.
10:59Et pour continuer cette émission spéciale consacrée aux startups,
11:02nous avons le plaisir de recevoir un acteur clé
11:04du financement entrepreneurial.
11:06François Véron, bonjour.
11:08Vous êtes cofondateur du fonds d'investissement New Fund.
11:11Et vous accompagnez depuis plusieurs années
11:13des startups innovantes dans leur développement et leur croissance.
11:16Monter un fonds, ce n'est pas quelque chose d'évident.
11:19Et pourtant, vous avez fait ce pari
11:20en étant sur des axes un petit peu différents de tout le monde.
11:23Merci de me recevoir ce matin.
11:26Effectivement, New Fund, c'est un acteur un peu à part.
11:28D'abord, on est indépendant.
11:29On n'a pas de grosses compagnies d'assurance,
11:31fonds publics, banques à notre capital.
11:33Nos fournisseurs de capitaux, nos souscripteurs,
11:36sont d'abord des entrepreneurs
11:38qui eux-mêmes ont réalisé des choses.
11:39On fait des très belles entreprises pour certains d'entre eux.
11:43100% des entrepreneurs, d'ailleurs, qu'on a accompagnés
11:46et qui ont vendu leur affaire depuis 2020 avec succès,
11:49ont réinvesti dans les fonds suivants avec nous.
11:51Donc ça, c'est très important.
11:53L'origine des capitaux.
11:54Et puis, c'est aussi dans quoi on investit.
11:57On a notamment lancé un fonds tout récemment
11:59dans la brain tech, dans la santé numérique du cerveau.
12:01Et on va en parler.
12:01On va en parler tout à fait.
12:03Alors, je voudrais quand même qu'on parle
12:04de l'intelligence artificielle
12:06parce qu'aujourd'hui, on la voit partout,
12:08dans les médias, sur les réseaux sociaux.
12:10Tout le monde lance de manière plus ou moins opportuniste,
12:12on va dire, sa start-up dans l'intelligence artificielle.
12:17Cet opportunisme, un jour,
12:18il ne va pas être sanctionné par le marché.
12:19On n'est pas sur une bulle qui risque d'exploser
12:21sans faire de voyance.
12:23Alors, c'est un peu la question que tout le monde se pose.
12:25Il y a une concentration des investissements
12:28qui est absolument dingue.
12:29Au premier trimestre de cette année,
12:322026, c'est 300 milliards de dollars dans le monde
12:35qui sont allés au Venture Capital,
12:37donc des financements d'innovation.
12:39Et l'intelligence artificielle, c'est 81% de ce montant.
12:42Mais ce qui est encore plus dingue,
12:43c'est la concentration sur un nombre
12:45extrêmement limité d'entreprises.
12:46Si on prend les cinq premières,
12:49dont évidemment Anthropik avec Claude,
12:51OpenAI avec ChatGPT,
12:52Waymo aussi, qui est l'entreprise de robotaxi.
12:55On voit partout ces robotaxi à San Francisco.
12:57Ces cinq premières entreprises,
12:58c'est les deux tiers du total.
13:00Donc, sur cinq entreprises,
13:01il y a eu 200 milliards de dollars de levée.
13:03Alors concrètement, au-delà des chiffres, François ?
13:05Je voulais revenir sur la bulle
13:06parce que cet argent, il va où en fait ?
13:07Il ne va plus aux ingénieurs,
13:08il va à des puces,
13:10les fameuses GPU.
13:11Et donc, on construit des data centers
13:13extrêmement consommateurs en électricité.
13:15On achète ces puces.
13:16Et donc, ça, c'est de l'infrastructure.
13:17Donc, ça a complètement changé
13:18la face de l'innovation.
13:20Avant, on finançait d'abord des entrepreneurs.
13:22De plus en plus, on finance l'infrastructure.
13:23Et l'infrastructure,
13:24ça se termine en bulle, souvent.
13:26Très bien.
13:26Merci d'avoir répondu à ma question.
13:29Vous évoquiez notamment
13:30le domaine de la santé.
13:31Alors là aussi,
13:32il y a beaucoup, beaucoup d'acteurs
13:32dans la santé.
13:33Là aussi, on n'est pas à un momentum
13:35où tout le monde y va
13:36de son innovation en santé
13:37jusqu'au jour où quelqu'un
13:38va peut-être ubériser tout ça.
13:39Et on aura un acteur global
13:40qui considère le corps
13:41d'une manière seule et unique,
13:43holistique,
13:43on aime bien ce mot,
13:44plutôt que de manière parcellisée.
13:46Alors, il y a des regroupements.
13:48Mais d'abord, la santé,
13:49c'est très régulier.
13:50Donc, avant qu'il y ait un acteur
13:51qui fasse tout,
13:52je pense que Jean-Michel
13:53ne va pas me dédire là-dessus.
13:56Ce n'est pas si évident.
13:57Et puis, même pour l'humain,
13:58il y a toujours eu des spécialités.
14:00Ce n'est pas du tout,
14:00par exemple,
14:01on parle de robotique,
14:02ce n'est pas du tout
14:02les mêmes robots
14:03qui vont s'occuper du cerveau,
14:05des tissus mous
14:06au centre du corps
14:07ou du genou.
14:07Donc, il y a des vraies logiques
14:08de spécialisation.
14:10Par contre,
14:11il y a une insertion
14:12de ces start-up
14:13dans le système de santé
14:14qui est le sujet-clé.
14:16Comment est-ce qu'on va s'intégrer
14:17dans les workflows,
14:17dans les processus de travail
14:18pour que ce ne soit pas
14:19une innovation isolée,
14:21un peu géotrouve-tout,
14:22mais que ce soit vraiment accessible
14:23pour les patients,
14:24pour les médecins ?
14:25Alors, on parle beaucoup
14:26des start-up,
14:26mais derrière tout ça,
14:27l'essence de ces succès
14:29ou de ces échecs,
14:30c'est l'entrepreneur.
14:31Avant, il était un petit peu
14:32présenté comme un héros visionnaire.
14:34Et aujourd'hui,
14:35on a plutôt une sémantique
14:36qui est liée au burn-out,
14:37au cash brûlé,
14:38à des égos un peu surdimensionnés.
14:40Vous qui les voyez,
14:41c'est qui ces fameux entrepreneurs
14:42et ceux qui sont éligibles,
14:44on va dire, au succès ?
14:45Alors, je crois que c'est vraiment
14:47des gens qui ont beaucoup d'énergie
14:48et qui veulent faire des choses.
14:50Je dirais la caractéristique.
14:51La première,
14:52c'est le niveau d'énergie
14:53et la détermination.
14:54Après, il y a un peu
14:56toutes les nuances.
14:57Vous avez des gens
14:57qui vont être extrêmement à l'écoute,
14:59d'autres qui vont avoir peut-être
15:00un égo qui peut paraître
15:02surdimensionné.
15:03Donc, je dirais,
15:05voilà, la détermination
15:06et après, soyez qui vous êtes.
15:08On vient chez vous
15:09et on frappe à votre porte,
15:10François,
15:11pour lever de l'argent,
15:12pour avoir des fonds.
15:13Est-ce que le lever de l'argent,
15:14c'est une réussite en soi ?
15:16Non, absolument pas.
15:18Ce n'est pas une réussite.
15:19Ce qui est la réussite,
15:20c'est de bien l'employer
15:21et de faire un produit
15:22qui est utile.
15:23Donc, c'est un peu banal
15:24de le dire,
15:24mais ce qu'on recherche,
15:26ce que les entrepreneurs recherchent,
15:27c'est un peu cette notion
15:27de must-have,
15:28c'est-à-dire un produit,
15:29un service
15:30dont les clients
15:31ne vont pas pouvoir se passer
15:33au moins une fois
15:34qu'ils l'ont adopté.
15:35Et je crois que c'est ça,
15:36la réussite.
15:36C'est important
15:37et vous le rappelez,
15:39on disait tout à l'heure
15:40qu'une bonne idée,
15:41c'est une idée rupturiste,
15:42mais il y a une tendance
15:43de fond que vous observez,
15:44justement,
15:44c'est la réinvention
15:45de métiers hyper traditionnels
15:47avec de l'intelligence artificielle.
15:49Vous pourriez nous donner
15:49quelques exemples
15:50parce que c'est assez fascinant
15:51en fait et rassurant.
15:52Oui, le mouvement aujourd'hui,
15:54c'est dire que toute entreprise
15:55de service qui a un process
15:56peut être profondément transformée
15:58par l'intelligence artificielle
15:59parce que finalement,
16:00une partie de ce que faisait
16:02l'humain va être fait
16:03par la machine
16:03et l'humain va pouvoir
16:04faire d'autres choses.
16:06Donc, par exemple,
16:07je prends un exemple
16:08extrêmement pratique.
16:10On a investi,
16:10il y a maintenant plusieurs années,
16:11dans une société
16:12qui s'appelle Camping Car Park
16:13et qui développe
16:15des aires municipales
16:16d'accueil pour les campings caristes.
16:17On est vraiment dans le physique.
16:19Pour autant,
16:19c'est ultra technologique
16:20parce que pour pouvoir
16:21rendre ce service
16:23à des coûts acceptables,
16:24il ne faut personne sur les aires.
16:26Donc, en fait,
16:26il faut beaucoup d'automatisation
16:28et l'intelligence artificielle
16:29vient donner une couche de service,
16:31un niveau de service supplémentaire
16:33à cette entreprise.
16:34Donc, par exemple,
16:34très pratiquement
16:35dans la constitution des plans
16:36pour avoir les meilleurs plans
16:37pour les aires
16:38qui vont fournir aux municipalités.
16:41François,
16:4130 secondes pour conclure.
16:42On a beaucoup parlé,
16:43on en parlera encore
16:44d'innovation technologique.
16:46Derrière une start-up,
16:47est-ce qu'il n'y a pas
16:48de l'innovation humaine
16:49à repenser ?
16:50Je pense de plus en plus
16:51parce que les machines,
16:53par définition,
16:54elles se ressemblent.
16:55Donc,
16:55ce qui va faire
16:55la capacité d'une entreprise
16:57à être au-dessus du lot,
16:59à passer au-dessus
16:59de la concurrence,
17:00ça va être la manière
17:01dont on va assembler tout ça
17:02et à un moment donné,
17:03ça va d'abord être
17:03l'humain derrière.
17:05Donc,
17:05l'humain avec beaucoup
17:06d'exigences,
17:07beaucoup de compétences
17:08techniques et technologiques,
17:10mais l'humain.
17:11Merci beaucoup François Veyron,
17:13général partenaire
17:14chez New Fund,
17:15fonds d'investissement
17:16et pour terminer cette émission,
17:18un entrepreneur,
17:19un vrai.
17:20Il est à la tête aujourd'hui
17:21de Biblos AI
17:22qui est une start-up
17:22dans l'intelligence artificielle
17:23et il n'en est pas
17:24à son premier coup d'essai.
17:25Cyril Darmon,
17:26bonjour.
17:26Bonjour Vanessa.
17:27On est également ravis
17:27de vous avoir en plateau.
17:29Donc,
17:29vous êtes ce qu'on appelle
17:30un entrepreneur en série
17:31et comme toute aventure
17:33entrepreneuriale,
17:33il y a des sommets
17:34et des traversées
17:35qui sont un petit peu
17:35plus difficiles.
17:36Alors,
17:37on n'aime pas trop parler
17:37de l'échec,
17:38donc on va plutôt parler
17:39des hauts et des bas,
17:40un bas dans Numérique pour tous.
17:42Vous en avez connu,
17:44est-ce que vous pourriez
17:44nous partager un peu
17:45cette anti-success story,
17:47je ne sais pas
17:47comment on peut l'appeler ?
17:48Oui,
17:48j'en ai connu
17:48et celle qui me saute
17:50à la tête là maintenant,
17:51c'est une époque assez belle
17:56et assez sombre en même temps.
17:5875 millions de francs à l'époque
18:01que France Télécom,
18:03nouvellement orange,
18:04devait me donner
18:05pour le rachat de ma société.
18:06On était quatre associés
18:08quatre copains de promo,
18:10on avait monté
18:10une société
18:12d'édition de logiciels
18:13de gestion de bibliothèques
18:14et le premier service
18:15d'information culturelle
18:16français sur Internet.
18:1975 millions,
18:20c'est beaucoup d'argent,
18:21c'est 18 750 000
18:22par personne
18:24et quand on n'a
18:26même pas 30 ans,
18:28c'est extraordinaire.
18:30Donc,
18:31on a tiré des plans
18:31sur la comète,
18:32c'était fabuleux
18:32et puis,
18:34le PDG à l'époque
18:35de Wanadu
18:36devait intégrer
18:38le leader de la société
18:40directement au sein
18:41de France Télécom.
18:43C'était leur process classique.
18:45De votre société,
18:46vous êtes des associés.
18:47On est quatre associés,
18:48voilà.
18:48Et donc,
18:48j'étais le leader
18:49et je devais être intégré
18:51à France Télécom.
18:53Là,
18:53mes trois autres associés
18:54m'ont dit,
18:54attends,
18:55on a démarré ensemble,
18:56on termine ensemble.
18:57Je dis,
18:57oui,
18:58mais bon,
18:58il y en a un qui doit sortir du lot,
19:00c'est comme ça que ça va se passer.
19:01Non,
19:01non,
19:01non,
19:02c'est notre dernière décision.
19:05Donc,
19:06jeudi soir,
19:06j'appelle le PDG
19:08de Wanadu,
19:10on devait signer le vendredi matin.
19:11Je lui dis,
19:11voilà,
19:13on est quatre associés,
19:14ce qui serait bien,
19:15c'est que les quatre,
19:15on puisse intégrer
19:18tous ensemble
19:18France Télécom.
19:20Et là,
19:20il me dit une phrase
19:21qui m'a glacé.
19:22Il me dit,
19:22vous savez à qui vous parlez,
19:23Cyril ?
19:25Je lui dis,
19:25oui,
19:26petite voix.
19:27Il me dit,
19:28c'est pas la peine
19:28de venir demain.
19:30Et quel enseignement
19:31vous avez tiré ?
19:32Et là,
19:32tout s'est écoulé.
19:33L'enseignement qu'on peut tirer,
19:34c'est que d'abord,
19:36on peut faire une brillante école
19:38d'ingénieurs,
19:39on peut avoir des résultats fabuleux,
19:42on n'est pas préparé à la vie
19:44et surtout,
19:47il faut comprendre
19:47que dans une entreprise,
19:49même si on est à part égale,
19:52il y a toujours un leader
19:53qui doit trancher,
19:54un capitaine
19:56qui doit être là,
19:57qui doit trancher
19:57au dernier moment
19:58pour pouvoir prendre
19:59la bonne décision.
20:00Et en l'occurrence,
20:01on ne l'a pas prise.
20:02Donc, c'est parti,
20:03on a continué la société,
20:04ça s'est très bien passé
20:05pour la suite.
20:06Vous êtes passé à côté
20:07de 18 millions.
20:08C'est une sombre histoire,
20:09mais vous en avez tiré
20:10un enseignement,
20:11c'est ce qu'il faut regarder,
20:12mais vous avez aussi connu
20:12des moments beaucoup plus glorieux,
20:14on va dire.
20:15Racoutez-vous,
20:15une expérience un peu plus souriante.
20:17Plus souriante,
20:18effectivement.
20:19J'ai habité
20:20pendant 15 ans
20:21Tel Aviv
20:23et je me déplaçais énormément
20:25à l'époque
20:25à travers le monde.
20:27Je suis un pratiquant
20:29et j'avais des problèmes
20:31de pouvoir manger,
20:33de pouvoir me nourrir correctement
20:34quand on est de confession juive,
20:36on a besoin de manger cachère
20:38dans le monde entier
20:38et c'était compliqué.
20:40C'était relativement compliqué
20:41et je me suis dit,
20:42pourquoi pas créer
20:43le premier Airbnb cachère
20:45dans le monde.
20:46et c'est parti comme ça.
20:48Et je me rappelle,
20:49j'ai eu cette idée comme ça,
20:51j'ai appelé ma sœur
20:51qui est numéro 2
20:54dans un très grand groupe
20:55au niveau marketing,
20:56j'ai dit,
20:56qu'est-ce que t'en penses ?
20:57Elle me dit,
20:57c'est fabuleux,
20:57vas-y fonce.
20:58Je n'ai pas fait
20:59d'études de marché,
21:00je n'ai rien fait,
21:00j'ai développé le produit.
21:051200 appartements
21:06dans le monde,
21:10un trafic gigantesque
21:11et j'ai décidé de revendre
21:14à la hausse,
21:15bien entendu,
21:16un grand groupe
21:17immobilier israélien
21:18un an avant le Covid.
21:20C'est incroyable
21:21parce que la communauté
21:22juive est petite.
21:23Mais tellement énorme
21:24dans le monde.
21:26Petite dans le monde,
21:27en nombre,
21:28mais en fin de compte
21:29trafique énormément
21:30dans le...
21:30En réalisation.
21:32Et alors aujourd'hui,
21:32Cyril,
21:33vous travaillez sur quel projet ?
21:34C'est un haut,
21:34un bas ?
21:35Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?
21:36C'est un bon haut.
21:39Ça fait 5 ans maintenant
21:41que j'accompagne
21:42des chefs d'entreprise,
21:43que je crée
21:44des plateformes métiers
21:45en intelligence artificielle.
21:47J'accompagne
21:47ces chefs d'entreprise,
21:48je les forme,
21:49je forme des équipes
21:49et en fin de compte,
21:50je me suis aperçu,
21:52j'ai un constat,
21:53c'est qu'on est en train
21:54de perdre complètement
21:55notre humanité
21:57avec l'intelligence artificielle.
21:58On est sur une linéarisation
22:00de pensée
22:01qui est en train
22:02de se mettre en place
22:03et c'est un véritable fléau
22:04dans notre société.
22:05Donc,
22:06l'idée de Biblos AI,
22:08c'est de pouvoir
22:10effectivement replacer
22:11l'humain au centre
22:13mais de redonner
22:14les bons mots
22:15à l'humain
22:15pour pouvoir être capable
22:17de dialoguer
22:18avec une machine,
22:19de pouvoir faire sortir
22:19de cette machine-là
22:21les bonnes informations
22:22parce qu'aujourd'hui,
22:23n'importe qui peut prendre
22:24ChatGPT,
22:25Claude ou autre,
22:26lui poser la question
22:27et l'IA va faire le job
22:29mais pas le bon job
22:30parce qu'on attend
22:31véritablement.
22:32Et là,
22:32avec Biblos,
22:33justement,
22:34on change la donne.
22:35On est avec des entrepreneurs,
22:37on est avec des chefs d'entreprise,
22:38avec des fédérations,
22:39avec des entreprises de réseau
22:40qui ont compris
22:42véritablement
22:42le nœud du problème
22:43et on est en train
22:44de tout transformer
22:44justement
22:46en réhumanisant
22:47un petit peu
22:48le secteur.
22:49On ne vous souhaite
22:50que du succès.
22:50Pour conclure,
22:51est-ce qu'on peut devenir
22:52millionnaire
22:53en créant sa start-up ?
22:54Ou ce n'est pas
22:54la bonne question ?
22:55J'aimerais qu'on dise ça
22:56aux jeunes entrepreneurs
22:57qui nous écoutent.
22:58La passion ou l'argent ?
23:01La passion,
23:02et l'argent.
23:02Les deux.
23:03De toute manière,
23:04s'il n'y a pas de passion,
23:05il n'y aura pas d'argent.
23:05Ça, c'est sûr.
23:06Ma mère me disait toujours,
23:08c'est une super phrase,
23:09ne cours pas derrière l'argent,
23:11il court plus vite que toi.
23:13Cours derrière
23:13les grandes réalisations,
23:15l'argent est une conséquence.
23:17Je pense qu'on va laisser
23:18un silence
23:18et on va méditer
23:19cette phrase,
23:20Jean-Michel.
23:21Je vous propose
23:22d'arrêter cette émission
23:23sur cette citation
23:24qu'on pourra se remémorer.
23:25Le numérique pour tous,
23:26c'est fini pour aujourd'hui.
23:27Cette semaine encore,
23:28un grand merci à tous
23:29de nous suivre
23:30et d'interagir
23:31sur les réseaux sociaux
23:31avec nous.
23:32Il est temps pour moi
23:33de vous souhaiter
23:33une excellente fin de week-end
23:35et de vous dire
23:35à la semaine prochaine.
Commentaires