Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Jeudi 26 mars 2026, retrouvez Louis Pestel (Consultant, Insti7) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:04Et nous commençons tout de suite avec patrimoine thématique où nous allons nous demander si la
00:08surpondération en action européenne d'un certain nombre de clients institutionnels en France est
00:14toujours d'actualité. Pour en parler nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart
00:18Patrimoine, Louis Pestel. Bonjour Louis. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes consultant
00:22et associé du cabinet Insti7 et c'est vrai que vous constatez que beaucoup de vos partenaires
00:28clients ont une surpondération action européenne. On parle d'investisseurs institutionnels. Vous
00:34l'avez constaté en 2025, on tourne cette émission en mars 2026. Est-ce que c'est toujours le même
00:42scénario d'investissement quand on est client institutionnel aujourd'hui ou investisseur
00:46institutionnel aujourd'hui ? Bien évidemment quand vous êtes dans une institution où vous avez une
00:52vision long terme, une vision long terme qui est quand même centrée sur l'Europe. C'est vrai que
00:57la partie européenne au sein de la poche action de nos clients est dominante et on a renforcé cette
01:03domination depuis pratiquement 18 mois. D'accord. Constatons quand même que la valorisation du
01:07marché européen était plus favorable et puis on trouve que le marché américain avait beaucoup
01:13d'excès. Donc pour toutes ces raisons on a gardé cette prédominance qu'on a renforcée au cours des
01:1818 derniers mois. Dans une poche action sur lequel on reste relativement prudent au demeurant. D'accord.
01:24Parce que effectivement pour nos clients le maître mot c'est effectivement la régularité pour leur
01:30placement financier. Un investisseur institutionnel n'aime pas forcément la volatilité. On s'inscrit
01:36dans un investissement long terme. Est-ce que les événements géopolitiques sont de nature à changer des
01:42stratégies d'investissement ou pas forcément ? Alors bien évidemment on construit une délocation d'actifs
01:47stratégiques. On essaye d'avoir des horizons à minima à cinq ans. Donc effectivement les chocs que l'on
01:53subit notamment en ce moment ont été appréhendés a priori par les études d'allocations d'actifs. Donc
02:01nos clients ont des portefeuilles qui sont susceptibles de résister à ce type de choc. D'accord.
02:07Effectivement ça pose des questions sur la valorisation des marchés à moyen terme puisque nous considérions
02:14quand même que les marchés étaient relativement élevés dans leurs valeurs intrasèques et relatifs. Donc beaucoup de prudence. Maintenant on
02:23réfléchit effectivement de l'impact économique sur ces valorisations et de voir effectivement où est la bonne valeur. Aujourd'hui
02:31il faut y repenser à deux fois avant de prendre une décision me semble-t-il.
02:35Où est la bonne valeur justement ou en tout cas où est la bonne thématique, où est le bon secteur
02:38quand on est investisseur institutionnel aujourd'hui en Europe Louis Pestel ?
02:42Alors sur les marchés des actions encore une fois nous considérions que les small caps avaient une certaine valeur depuis
02:49quelque temps. Nous on construit des allocations de manière graduelle.
02:52Donc là aussi on est monté et on a renforcé l'exposition des small caps. Après on reste quand même
03:00sur des portefeuilles équilibrées dans lesquelles on essaye de faire la part des choses entre qualité et valeur et on
03:08essaye de construire des portefeuilles équilibrées sur ces deux thématiques en renforçant les small caps encore une fois depuis là
03:14aussi deux ans.
03:16D'accord. En termes de thématiques, j'entends parler de souveraineté, défense, bancaire. Est-ce que c'est les uniques
03:23choses qu'on regarde en Europe aujourd'hui ?
03:25Non parce qu'effectivement la souveraineté est un thème central aujourd'hui dans la réflexion de nos clients. Mais on
03:35construit des portefeuilles qui sont quand même assez globaux.
03:37Donc on n'est pas sur des micro-thématiques et c'est dans les choix de nos partenaires et des
03:45sociétés de gestion qu'on essaye de discerner effectivement les allocations qui sont dans les fonds que nous avons sélectionnés.
03:52Mes questions portent sur une thématique Europe. Quand on accompagne des investisseurs institutionnels, est-ce qu'en Europe on a
04:00un univers d'investissement suffisamment large pour diversifier à hauteur de ce qu'on voudrait
04:05quand on accompagne un investisseur institutionnel ?
04:08Alors oui, l'Europe offre quand même des possibilités d'investissement assez larges. La difficulté effectivement c'est que comme
04:15tout le monde le sait, vous avez différentes places boursières, vous avez différents pays.
04:19C'est bien effectivement ce que souhaiterait le rapport Draghi, c'est d'avoir effectivement une place unique comme aux
04:27Etats-Unis.
04:27Mais ça peut créer aussi des différences, des divergences qui sont aussi source d'alpha comme les gérants peuvent l
04:36'exprimer.
04:37Bien sûr. Et donc du coup ça peut être une opportunité supplémentaire pour diversifier ou au contraire ça amène une
04:44nécessité de gestion un peu plus fine quand on investit sur le sol européen ?
04:48Non, ça demande effectivement un regard un peu plus fin et puis de bien comprendre ce qui constitue les portefeuilles
04:56des sociétés de gestion que nous sélectionnons.
04:59Mais ça offre effectivement une diversification qui peut être intéressante à terme.
05:04Mais in fine, il est clair que d'avoir un marché unique serait quand même extrêmement plus profitable pour l
05:10'Europe dans son ensemble que cet éclatement de multiples places boursières.
05:14Vous avez parlé des smolémides quand on voit les questionnements sur les taux à l'heure actuelle, les réactions sur
05:22les taux courts ou les anticipations de hausse de taux de la BCE du marché aujourd'hui.
05:28Est-ce que ça peut changer ou faire évoluer cette thématique d'investissement ?
05:32Non, mais c'est pour ça qu'on est toujours assez graduel dans nos approches.
05:36Nous étions un peu étonnés de la vision sur les taux d'intérêt en début d'année où la majorité
05:41pensait que la BCE pouvait baisser ses taux.
05:43Ça a été revu assez brutalement à l'aune des événements et des dernières déclarations.
05:48Je pense qu'on est bien établi sur un taux monétaire à 2%.
05:51La hausse des taux qui est aujourd'hui dans les courbes est un peu surprenante parce que cet effet géopolitique
06:00a quand même un effet récessif que l'Europe effectivement va subir.
06:04Mais inflationniste aussi.
06:05Inflationniste, mais il va falloir parler des choses entre inflation et récession.
06:09Je ne pense pas qu'on aura des inflations type 2022.
06:13Donc on aura une inflation certes plus haute.
06:15Mais quand vous voyez maintenant le marché obligataire qui vous offre quand même un panel d'investissement assez large,
06:21je pense qu'on est sur des niveaux qui pèsent et qui offrent une certaine rentabilité.
06:25Et au niveau de la valorisation des actions, il est clair qu'il faudra peut-être réajuster.
06:30Mais on n'est pas comme la hausse des taux qu'on a eue en 2022.
06:33C'est-à-dire qu'on passe de taux négatifs à taux positifs, on va avoir des tensions sur les
06:36taux.
06:37Mais sur un DCF, vous devez ajuster effectivement votre valorisation,
06:41mais de moindre quand vous prenez 4 points de haute des taux brutalement en 18 mois.
06:46Merci Louis Pestel de nous avoir accompagné dans Smart Patrimoine.
06:49Je rappelle que vous êtes consultant et associé du cabinet Instit7.
06:51Et on se retrouve nous tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
Commentaires

Recommandations