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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:02Bonsoir à tous, il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pro 2,
00:06Sabrina Medjeber est notre invitée ce soir, bonsoir Sabrina, on est avec Arnaud Benedetti, bonsoir, Marc Varno est également avec
00:14nous, et Geoffroy Lejeune, cher Geoffroy, merci d'être présent ce soir et merci de nous offrir en exclusivité l
00:22'entretien que nous allons découvrir demain dans le journal du dimanche.
00:25Vous connaissez la polémique de la semaine avec ces tensions entre la France et l'Algérie, Emmanuel Macron qui avait
00:31dit aller dire à tous les maboules qui nous expliquent qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie, c'était
00:37un direct ou indirectement adressé évidemment à Bruno Retailleau, Bruno Retailleau qui répond dans les colonnes du JDD à Emmanuel
00:48Macron et les mots qu'il emploie sont extrêmement forts puisqu'il parle d'otages, Geoffroy Lejeune.
00:54Autages des chantages mémoriels de l'Algérie, exactement, c'est une page de réponses cliniques, froides, honnêtement, c'est très
01:04compliqué de contester ce que dit l'ancien ministre de l'Intérieur,
01:08et je viens de finir de la lire parce qu'on est en train de préparer le journal, et il
01:13y a toutes les réponses de Bruno Retailleau, en fait vous savez Bruno Retailleau c'est celui qui a porté
01:16le chapeau des mauvaises relations entre la France et l'Algérie pendant qu'il était ministre de l'Intérieur,
01:21il était pour une politique de fermeté, pour un rapport de force, il y avait cette formule de la riposte
01:26graduée, tout ça n'a pas été mis en place, aujourd'hui la France est humiliée régulièrement par l'Algérie,
01:31et aujourd'hui lui il vient donner sa version des faits, il vient expliquer en fait pourquoi déjà il pense
01:35qu'il faudrait installer un rapport de force avec l'Algérie,
01:38et surtout il explique pourquoi Emmanuel Macron ne veut pas le faire, et c'est cette question d'otages en
01:42effet, des chantages mémoriels,
01:44et il y a une formule que je trouve géniale, c'est aucune douleur, parce qu'il fait l'analyse
01:48que l'Algérie aujourd'hui se sert de la relation avec la France,
01:52et des attaques contre la France pour en fait tenir son unité nationale, aucune douleur dit-il ne donne le
01:57droit d'insulter la France.
01:59Première question qui est posée à Bruno Retailleau par Jules Torres, Bruno Retailleau êtes-vous un maboule ?
02:05Si je le suis, alors une écrasante majorité de Français, elle est également, car les Français ne supportent plus de
02:10voir leur pays humilié par l'Algérie,
02:13il aurait peut-être dû dire le régime algérien, ce mot de maboule n'a pas sa place dans la
02:18bouche d'un président de la République,
02:20il trahit une perte de sang-froid, un mépris aussi, bien sûr que j'étais visé, mais le sujet ce
02:26n'est pas moi, c'est notre pays.
02:27Le devoir du président c'est de faire respecter la France et de protéger les Français, les protège-t-on
02:34quand on accepte que des individus dangereux sous OQTF ne soient pas repris ?
02:39Non, et l'attentat de Mulhouse l'a montré, on aurait aussi pu parler de Boilem Sansal, bien évidemment,
02:46Boilem Sansal qui est détenu arbitrairement pendant un an dans les geôles algériennes,
02:52et vous avez lancé cette grande mobilisation à Arnaud Benedetti pour demander la libération de Boilem Sansal.
02:59Oui, il y a Boilem Sansal, mais surtout Boilem Sansal, fort heureusement, Boilem Sansal a été libéré, fort heureusement,
03:04ce qui n'empêche pas d'ailleurs d'être l'objet d'une campagne, y compris en France,
03:08qui parfois prend au mot près l'argumentaire du régime algérien contre Boilem Sansal,
03:14mais je rappelle, oui, il y a Christophe Glees qui est toujours en prison en Algérie,
03:18et puis vous avez aussi, il faut le rappeler, Kamel Daoud qui a été condamné à trois ans de prison
03:24ferme en Algérie
03:25parce qu'il a osé écrire un roman, qui d'ailleurs n'est pas évidemment publié en Algérie,
03:31sur la guerre civile entre les années 1990 et 1999.
03:36Donc si vous voulez, il y a quand même un ensemble de contentieux avec l'Algérie qui sont considérables.
03:40Le problème, c'est que, en fait, c'est l'Algérie qui est fâchée avec la France.
03:44Donc on a de mauvaises relations.
03:46Et quand le président de la République traite de Maboul ceux qui considèrent qu'en effet,
03:50il faut une politique de rapport de force avec l'Algérie,
03:53parce que d'ailleurs quand vous discutez avec des opposants algériens,
03:55ils vous disent qu'il n'y a que cela que comprend le régime algérien,
03:58il oublie que c'est lui qui a été l'une des principales causes du conflit avec le président Tebboune,
04:04avec la reconnaissance.
04:05Moi, je ne discute pas d'ailleurs la position de la France sur le plan diplomatique,
04:08c'est pas le sujet, mais c'est quand même le président de la République
04:10qui a décidé de reconnaître la marocanité du Sahara occidental.
04:15Donc d'abord qu'il fasse sa propre autocritique sur les raisons aujourd'hui des tensions permanentes
04:20que nous avons avec l'Algérie, ce qui, bien évidemment, il se garde bien de faire.
04:24Mais quand il faudra faire le bilan des 10 ans d'Emmanuel Macron à la tête du pays,
04:30certains diraient que les soucis économiques, la faillite économique,
04:34c'est peut-être la plus grande faille des Sénats d'Emmanuel Macron,
04:40de la décennie d'Emmanuel Macron.
04:41Certains diraient que c'est la faillite sécuritaire.
04:43La diplomatie, là aussi, il faudrait en parler, c'est peut-être la plus grande des faillites.
04:47Je crois que la question est posée d'ailleurs à Bruno Retailleau,
04:51qui dénonce donc un mépris dans les colonnes du JDD d'Emmanuel Macron.
04:56Bon, je rappelle qu'on a proposé un sondage cette semaine, d'après vous,
04:59la France manque-t-elle de courage face à l'Algérie ?
05:0156% des sondés et des Français répondent oui, 24% ne savent pas,
05:08et 19% répondent non, Sabrina Medjeber.
05:12Alors, plutôt que de parler de l'Algérie,
05:15parce que c'est vrai que quand on s'est englobé aussi des Algériens
05:18qui ne sont absolument pas attachés à ce régime,
05:21c'est le régime algérien aujourd'hui qui, effectivement, est en guerre, en confrontation.
05:26Je mets des guillemets à guerre, mais en confrontation permanente avec la France.
05:29Oui, d'ailleurs, il y a eu un mouvement très populaire qui s'appelle le Irak,
05:32il y a quelques années, qui a bien montré en effet l'hostilité du peuple algérien
05:37vis-à-vis du régime despotique et corrupteur que représentait à l'époque celui d'Abdelaziz Bouteflika.
05:44Et ensuite, M. Tebboune a été élu à l'issue du mouvement du Irak.
05:50Le nationalisme algérien de substitution est lui-même en guerre contre son propre peuple.
05:55Il y a la composante culturelle Kabyle, qu'il considère comme étant des indépendantistes terroristes.
06:01D'ailleurs, il y a parmi eux un militant qui a obtenu un statut de réfugié en Tunisie en 2020.
06:09Eh bien, ils sont allés le chercher en Tunisie pour ensuite l'emprisonner en Algérie.
06:13Donc, le régime algérien est en effet un régime très dur, un régime très hostile vis-à-vis de son
06:18peuple,
06:19un régime qui emprisonne ses opposants, un régime qui muselle la liberté d'expression ainsi que la liberté religieuse.
06:254,47 églises protestantes sont fermées en Algérie.
06:29Donc, il y a évidemment des problèmes de politique intérieure très graves et très inflammables sur le plan de la
06:35sécurité en Algérie.
06:36Il y a aussi des problèmes géopolitiques avec le Mali.
06:38Il faut aussi comprendre les mutations qui sont en cours en ce moment.
06:42Et comme le dit Arnaud, ce n'est pas la France qui est fâchée avec l'Algérie.
06:47C'est bien évidemment l'Algérie qui refuse de reprendre ses OQTF.
06:51Tout à l'heure, vous parliez, en tout cas dans l'interview, de l'OQTF qui a tué un de
06:56nos compatriotes à Mulhouse.
06:57L'Algérie a refusé 14 fois son laissé-passer conciliaire.
07:01Lorsque Bruno Retailleau expulse Doualem, un ressortissant algérien,
07:06eh bien l'Algérie refuse de le reprendre alors qu'il avait un passeport biométrique algérien.
07:09Donc c'est l'Algérie en réalité qui nous donne en permanence des coups de boutoir.
07:13C'est l'Algérie qui refuse de payer les 45 millions d'euros de factures à la PHP.
07:18C'est tout un ensemble d'attaques au jour le jour qui, en plus de jouer de la carte de
07:23la rente mémorielle,
07:25utilisent précisément ce levier pour se mesurer dans ce rapport de force et prendre le dessus.
07:29Et en effet, la réponse de nos politiques est très faible, très faiblarde,
07:33vis-à-vis encore une fois du mépris que nous porte l'Algérie.
07:36Sur le prétexte des médecins algériens, Bruno Retailleau répond à Emmanuel Macron.
07:43Il dit que c'est un faux prétexte.
07:44Le sujet, ce ne sont pas les médecins, ce sont les étrangers dangereux sous OQTF,
07:49dans les centres de rétention.
07:50Les Algériens représentent plus de 40% des profils les plus à risque.
07:55Combien de drames faudra-t-il pour qu'enfin la fermeté s'impose ?
07:59Je ne veux pas rompre avec l'Algérie, je veux qu'elle respecte la France.
08:05Là aussi, on est sur une position de Bruno Retailleau qui sera peut-être partagée par une grande majorité de
08:12Français.
08:13J'offre le jeune.
08:13Disons qu'il y a au moins 56% des Français, vous l'avez rappelé, qui pensent qu'on n
08:17'est pas assez ferme avec l'Algérie.
08:18Et ensuite, je trouve que l'intérêt de cette interview de Bruno Retailleau et de sa position dans cette histoire,
08:24c'est de démontrer, si vous voulez, les mensonges du camp du bien.
08:30Arnaud l'a vécu pendant l'année de captivité de Bonhomme sans salle.
08:34Vous avez un camp du bien qui sait tout, qui sait exactement comment faire,
08:37qui a tout compris à la situation et qui vous explique qu'il ne faut rien faire.
08:41Et en face de ça, vous avez des gens qui disent, essayons autre chose,
08:44essayons tout à coup peut-être de nous faire respecter.
08:47Bruno Retailleau, il pose absolument tous les sujets.
08:49Il a été quand même à Beauvau pendant un an et demi.
08:51Donc, il a un peu touché du doigt quand même le problème des ressortissants algériens en France,
08:55notamment les OQTF.
08:57Et il s'est fait traiter par le mépris, par l'indifférence et aussi traiter tout court.
09:02D'ailleurs, il s'est fait insulter quand il était à Beauvau parce qu'il a essayé de soulever ce
09:06problème.
09:07Et aujourd'hui, on est dans une situation où les gentils,
09:12ceux qui ne veulent pas d'affrontements avec l'Algérie, ont échoué sur tous les sujets.
09:15C'est-à-dire qu'on n'a absolument rien gagné.
09:17Et les méchants, nous, ceux qui pensent en tout cas qu'il faudrait changer de braquet,
09:23qu'il faudrait changer d'opposition, n'ont pas encore essayé leur solution.
09:27Et en même temps, il a quitté la place Beauvau,
09:29non pas face à cette faillite permanente dans le rapport qu'on pouvait avoir face au régime algérien,
09:35mais face à une sorte de dissolution, non mais pas de changement de gouvernement,
09:40avec la possibilité d'avoir Bruno Le Maire en ministre de l'Économie,
09:43que personne n'avait compris.
09:45C'est vrai que les affaires étrangères, mais c'était...
09:47Oui, effectivement.
09:48Non, la défense.
09:50Ou la défense, bref.
09:51Mais en tous les cas, c'était le retour au sein du gouvernement de Bruno Le Maire.
09:56Vous parlez des 56% des Français qui considèrent que la France manque de courage
10:01face au régime algérien.
10:02Je rappelle également, c'était un sondage de février 2025,
10:06c'était il y a quasiment un an, jour pour jour,
10:0881% des Français réclament des sanctions économiques en cas de refus de l'Algérie
10:13face à l'expulsion des OQTF.
10:15Il n'y a pas plus consensuel comme question, Marc Varnot ?
10:18Il n'y a pas plus consensuel comme question.
10:20Et les 56% qui pensent que la France n'est pas assez ferme,
10:23je pense que si on leur expliquait la réalité de la relation entre la France et l'Algérie depuis 1962,
10:27ils ne seraient pas 56, mais 90.
10:29Le problème, c'est qu'on pose des questions sans que les gens forcément connaissent les choses.
10:32Je crois que le vrai problème, ce n'est pas vraiment la position de la fermeté ou de la tolérance,
10:37c'est simplement une position normale.
10:39Moi, je suis toujours halluciné que les accords des viandes 1962 et la Convention de 1968
10:43n'aient jamais été revus avec l'Algérie.
10:45Enfin, on est quand même dans des situations avec l'Algérie...
10:47Surtout que les accords des viandes n'ont pas été respectés par l'Algérie.
10:50J'allais y venir.
10:53Où on est en défensif face à de l'agressivité algérienne,
10:55mais on pourrait quand même se poser la question 40 ans après.
10:59Mais dans le fond, les accords des viands, c'était aussi pour garantir la libre circulation des pieds noirs.
11:04Ils ont tous quitté l'Algérie dans les deux ans qui ont suivi.
11:06Ils ont eu cette libre circulation de bénéficier aux Algériens.
11:09Eh bien, on ne se pose pas les bonnes questions.
11:10Et donc, on laisse les Algériens être en position d'agressivité.
11:13Et nous, on est en défensif.
11:14Le problème, c'est qu'on a inversé le braquet.
11:16Et puis, cette formule, Emmanuel Macron est l'otage des chantages mémoriels de l'Algérie.
11:21C'est vrai que c'est une formule qui restera.
11:24Et peut-être que l'Elysée va répondre.
11:27Vous dites, c'est vrai.
11:27Non, mais Emmanuel Macron...
11:29Si on a un président de la République qui est otage d'un régime étranger, ça fait un peu peur.
11:34Mais bien sûr, il a donné le « là » dès 2017, lorsqu'il était candidat à la présidence de
11:40la République.
11:41Et qu'il est allé, en février 2017, reconnaître à la télévision algérienne
11:46que la France avait commis, à ses yeux, des crimes contre l'humanité.
11:50Donc, il avait d'ailleurs ce que ne lui demandait pas le régime de Bouteflika à l'époque.
11:53Il est allé au-delà des demandes algériennes.
11:55Et depuis, en effet, maintenant, la présidence Théboune.
11:58On a un président qui a très bien compris la faiblesse du régime français.
12:02Et d'ailleurs, ils ont voté, le Parlement algérien a voté une loi
12:05visant à criminaliser la colonisation française
12:08et à demander des demandes d'indemnité à l'État français sur les 130 ans d'occupation.
12:13On en demande toujours plus.
12:14Donc, on voit où mène cette politique.
12:16Ils n'ont pas toujours sûr qu'ils les ont occupés.
12:17Pas tous en même temps, s'il vous plaît.
12:19Quand on voit les voyages officiels, dans quel autre pays que l'Algérie,
12:23la France baisse la tête quand les délégations françaises sont scrutées
12:27et que, pour ne pas appeler un chat un chat,
12:29que les Juifs sont interdits de visite.
12:33Est-ce que vous vous rendez compte que le grand ramen de France a été interdit,
12:35qu'Enrico Macias a été interdit,
12:37alors que ce sont des gens qui sont nés en Algérie.
12:38Et pour autant, le président français va en Algérie.
12:41Si ça, ce n'est pas une reculasse.
12:44Et que Maître Zimré, qui était l'avocat de Boilem-Sensal,
12:47n'a jamais pu avoir son visa.
12:49Et d'ailleurs, on l'a gentiment écarté
12:52pour faire plaisir aux autorités algériennes.
12:54Ce qui est absolument scandaleux, d'ailleurs.
12:56Entretien à découvrir dans les colonnes du JDD, donc, demain.
12:59Et cette formule, Emmanuel Macron est l'otage des chantages mémoriels de l'Algérie.
13:05Emmanuel Macron...
13:05En fait, la vraie phrase, c'est l'otage consentant.
13:07C'est encore...
13:08Ah oui, je demandais, alors, pour tout vous dire.
13:10Vous avez raison, mais en fait, on est obligé...
13:12Consentant... Ah, vous avez raccourci.
13:13On est obligé pour les...
13:14Oui, effectivement, l'otage consentant, c'est terrible.
13:16C'est terrible comme formule...
13:19Je vous raconte juste une chose.
13:20Je me suis souvenu, en travaillant sur ce dossier,
13:22j'avais complètement oublié,
13:24mais la dernière fois qu'Emmanuel Macron est allé en Algérie,
13:25il était allé avec Kamel Daoud.
13:26Il avait fait un entretien avec Kamel Daoud dans Le Point, à l'époque.
13:29Aujourd'hui, Kamel Daoud est condamné à trois ans de prison en Algérie.
13:32Emmanuel Macron ne s'est pas beaucoup mobilisé pour ça.
13:36Et à l'époque, je pense que son hubris lui a fait rêver
13:39que son deuxième quinquennat serait celui de la réconciliation avec l'Algérie.
13:42Ce n'est absolument pas le cas, au contraire.
13:43Autre sujet, quoique on reste chez les Maboules.
13:49Mais là, on passe en France, on est en France.
13:51C'est vrai que la situation, c'est un voyage au Maboulistan extraordinaire.
13:56Avec deux images que je vous propose.
13:59Les deux images du week-end, ce sont celles-ci.
14:02Illustration d'un monde qui tourne par...
14:04À gauche, vous avez des boulangers, c'est une image d'illustration,
14:07qui ont voulu ouvrir un 1er mai.
14:09Et à la demande des salariés, on fait travailler leurs salariés
14:12et qui ont été contrôlés pour certains.
14:15L'un d'entre eux risque d'ailleurs 5 250 euros d'amende.
14:19Et à droite, vous n'avez pas une free party,
14:23vous n'avez pas une fête joyeuse.
14:25Vous avez une affiche, c'est les méga rêves antifascistes,
14:28c'est comme ça que c'est présenté, illégal.
14:32Et qui...
14:32Pourquoi on voit l'image comme ça ?
14:34Donc ces deux images,
14:36et qui finalement, ce mouvement, en toute illégalité,
14:39recouvre plus de 20 000 personnes.
14:42Remettez les deux images vraiment en plein pot.
14:44Et moi, j'aimerais savoir ce que vous en pensez.
14:46Est-ce qu'on vit dans un monde de dingo ?
14:48Un monde de fou ?
14:49Où on est faible avec les forts,
14:53et fort avec les faibles.
14:55Elle vous interpelle, ces deux images, Marc Warnot ?
14:58Elle m'interpelle parce que c'est exactement l'inverse
15:01de ce que la France devrait être aujourd'hui.
15:02D'un côté, on a le 1er mai où, record du monde,
15:05en France, on interdit de travailler,
15:07et où le Premier ministre dit qu'il faut quand même travailler
15:11parce qu'il y aura une tolérance,
15:13et où la nouvelle autorité, l'inspection du travail,
15:16décide d'elle-même faire appliquer la loi
15:19sans tenir compte du politique.
15:21Et de l'autre côté, on a une rêve partie
15:23qui, rappelons-le, il y a une nouvelle loi depuis avril 2026,
15:28cette nouvelle loi, les participants, 3 000 euros d'amende.
15:31Elle n'est pas votée, elle n'a pas été votée par le Sénat.
15:33Elle n'a pas été votée ?
15:33Non, elle a été votée par les députés.
15:35Oui, mais c'est important.
15:37C'est un projet de loi ?
15:38C'est un projet de loi qui a été voté par l'Assemblée nationale
15:40et qui passe par le Sénat.
15:42Aujourd'hui, le fait de participer avant cette loi,
15:44la loi d'aujourd'hui, c'est 1 500 euros d'amende.
15:47En théorie...
15:47Pas pour les participants.
15:49Non, Marc.
15:50Non, les organisateurs.
15:52Attends, c'est important de préciser tout ça.
15:54Les organisateurs d'une rêve partie
15:57peuvent être condamnés par la justice.
15:59Un participant ne peut pas être condamné.
16:01Il y a un projet de loi qui a été voté à l'Assemblée nationale,
16:04qui doit passer par le Sénat,
16:05qui va durcir la loi contre les organisateurs.
16:10Et en revanche, les participants pourraient être condamnés
16:13à 1 500 euros d'amende jusqu'à 3 000 euros en cas de récidive.
16:20Je vous propose d'écouter Christian Convert,
16:22qui est un agriculteur qui a monté le syndicat des agriculteurs en colère ce matin
16:27et je lui ai présenté ces deux images.
16:29Voilà, plutôt qu'Emmanuel Macron de parler des maboules
16:32en directement citant ou attaquant les Français,
16:37Bruno Retailleau, il ferait mieux de se dire
16:39qu'est-ce qui se passe ?
16:40Est-ce que notre société n'est pas devenue maboule ?
16:42À s'en prendre à des boulangers qui veulent travailler
16:46plutôt que de signer la fin de la récré
16:49d'une rêve partie qui est présentée par les médias
16:51comme une free party, un truc folklorique,
16:54alors qu'il y a un enjeu politique là-dedans.
16:56Vous voyez les affiches, on s'attaque aux députés,
16:59on la présente comme une méga rêve antifasciste.
17:01Je vous montrerai l'image dans un instant.
17:03C'est tout sauf folklorique, regardez.
17:05Méga rêve antifasciste.
17:07Alors ça, il ne faut pas le montrer.
17:08Il faut vous dire que c'est une free party.
17:10C'est vraiment sympa.
17:11Puis les gens sont gentils.
17:12Écoutez Christian Convert.
17:15La rêve partie, j'ai vu ça en arrivant.
17:17Pour un coup, elle se passe sur un terrain public,
17:19un terrain militaire.
17:20Donc je vais dire que c'est plutôt mieux
17:22que quand elle se passe directement sur nos terrains.
17:24Parce que c'est souvent qu'on subit ça.
17:28Ça se passe.
17:29Nous, je pense qu'on n'a pas droit au moindre écart.
17:32Eux, on s'aperçoit qu'ils arrivent à s'installer
17:34sans trop de problèmes.
17:35Là, c'est un terrain de l'État,
17:36donc on va dire dont acte.
17:38Nous, quand ils repartent,
17:39il faut voir un petit peu le saccage que c'est.
17:41Parce qu'en fait, ils se mettent souvent sur des prairies
17:43qu'après, on ne sait plus quoi faire.
17:46Toutes les...
17:47Enfin, je ne vais pas expliquer tout ce qu'il y a
17:48quand ils repartent.
17:49Mais disons que c'est des terrains
17:50que bien souvent, on est obligé de relaborer,
17:52de remettre en culture,
17:54sans aucune compensation.
17:56Écoutez la déclaration du porte-parole
17:58du Rassemblement national
17:59et député européen, Mathieu Vallet,
18:02qui fait le parallèle entre les deux.
18:03On vit dans un monde quand même particulier.
18:05Dystopique.
18:06Si on veut convaincre les gens
18:08de voter pour Marine Le Pen et Gérard Morial,
18:09c'est que l'autorité d'État va revenir.
18:11Quand vous avez près de Bourges
18:12un rassemblement de teufeurs
18:13de 30 000 personnes
18:14à qui on pourrait mettre
18:14750 euros d'amende,
18:16ça ferait à peu près 22 millions d'euros
18:17dans les caisses de l'État.
18:18Et on mobilise 350 gendarmes
18:20qui seraient mieux à chasser du voyou
18:22plutôt qu'à garder des gens irresponsables
18:24qui dansent sur un champ miné
18:25et qui peut être dangereux pour eux-mêmes.
18:27Il va y avoir de la drogue
18:28ou il va y avoir des incivilités
18:29ou il va y avoir un espace
18:31qui appartient à l'État
18:32parce que ça appartient
18:32à la direction générale
18:33de l'armement saccagé.
18:34Il y a un vrai souci.
18:35On a des teufeurs
18:35qui ne respectent pas la loi
18:36et on a des artisans,
18:38des fleuristes et des boulangers
18:39qui, eux, veulent travailler,
18:41payent double leurs salariés
18:42et leurs salariés veulent être payés double.
18:43Et eux, on leur met
18:44des bâtons dans les roues.
18:45On a le Premier ministre derrière
18:45qui appelle pour dire
18:46non mais l'inspection du travail passe
18:47mais vous ne serez pas sanctionné.
18:48Oui mais au même boulissant,
18:50le boulanger,
18:51il n'est pas délinquant
18:52comme le dirait M. Brie,
18:54on l'entendra dans un instant.
18:55En revanche, il est hors la loi.
18:56La loi ne permet pas,
18:57pardonnez-moi,
18:58la loi aujourd'hui,
18:59elle ne permet pas au boulanger
19:01de travailler un Premier mai
19:02avec ses salariés
19:03parce qu'on a un gouvernement
19:04incapable de bouger.
19:05Le sujet fondamental,
19:06c'est finalement la relation
19:09entre le politique
19:09et l'administration.
19:11Parce qu'à partir du moment
19:12où le Premier ministre,
19:13quand même,
19:14donne d'une certaine façon
19:15des instructions,
19:16il dit globalement
19:17il ne faut pas qu'il y ait
19:18de contrôle,
19:19en tout cas il dit
19:19il appelle à une certaine
19:21j'allais dire tolérance,
19:23à une intelligence collective.
19:25Clairement,
19:25ça veut dire que finalement
19:26l'administration
19:27d'une certaine manière
19:27n'est pas tenue.
19:29L'administration fait ce qu'elle veut.
19:30L'inspection du travail
19:31décide en effet
19:32de procéder à des contrôles.
19:34Donc ça pose un vrai problème
19:35de respect
19:36de la parole du politique
19:37qui est quand même
19:38dans une démocratie
19:39celui qui décide
19:40par rapport à son administration.
19:42C'est ça qui est à mon avis
19:42le plus choquant.
19:44Mais vous n'avez pas
19:44un Premier ministre
19:46délinquant
19:46comme le dirait
19:48Manon Brie
19:48qui a dit aussi
19:49que le boulanger
19:49était un délinquant
19:50ce qui est une erreur juridique
19:51puisque c'est une contravention
19:53ce n'est pas un délit.
19:54Mais passons.
19:54En revanche,
19:55on a le Premier ministre
19:56le plus impuissant
19:58de l'histoire
19:59de la Ve République.
20:00Et lui-même
20:00l'avait rappelé.
20:01il l'avait dit.
20:03C'est le gouvernement
20:04le plus faible
20:04de la Ve République.
20:05C'est un Premier ministre
20:07pardonnez-moi de le dire
20:08impuissant.
20:09Il y a une différence fondamentale.
20:10Un politique impuissant
20:11un Premier ministre
20:12en difficulté
20:13parce qu'il n'a pas de majorité
20:14à l'Assemblée nationale
20:15c'est une chose.
20:16Un Premier ministre
20:17qui n'a pas d'autorité
20:18sur son administration
20:19c'en est une autre
20:20en l'occurrence.
20:21Et c'est ce qui pose problème
20:22finalement dans ses contrôles.
20:24Mais Arnaud
20:24il n'a ni majorité
20:26il n'a ni majorité
20:27et il n'a ni autorité
20:29malheureusement d'ailleurs.
20:31Parce qu'il a appelé
20:32le boulanger hier
20:34pour le soutenir
20:34en lui disant
20:35bravo d'avoir ouvert
20:36un Premier mai
20:37en toute illégalité
20:39puisqu'il était hors la loi.
20:42Comment ?
20:42Il peut ouvrir tout seul.
20:43Sans ses salariés
20:44il ne peut pas.
20:45Non non.
20:46Pardonnez-moi.
20:47Il y a toujours eu
20:48une tolérance.
20:49On sait tous
20:49qu'en bas de chez nous
20:49on a des boulangers
20:50qui sont toujours
20:50au 1er mai.
20:51Il y a une tolérance
20:52et c'est ça le problème.
20:53C'est que l'inspection du travail
20:54a décidé de remettre en cause
20:55cette tolérance
20:56faute de loi.
20:57Effectivement un boulanger
20:59peut ouvrir tout seul
20:59mais aller ouvrir
21:00une boulangerie tout seul
21:02c'est la mission impossible.
21:04Je trouve qu'il y a un sujet
21:05qui est très politique
21:06sur ces rêves partis.
21:07Il y a eu un vrai changement
21:09depuis 20 ans.
21:10Au départ c'était
21:10ce qu'on appelait
21:11des rêves
21:13mais juste fait
21:14dans des espèces
21:14de baraquements
21:15un peu éloignés.
21:17On écoutait de la musique techno
21:19c'était underground
21:20c'était un peu opaque.
21:21Il y a une vraie politisation
21:23des rêves partis
21:24puisque moi je me souviens
21:25de celle par exemple
21:25de la Canourge
21:26où ils avaient affronté
21:28des agriculteurs
21:28en tout cas
21:28des agriculteurs
21:29étaient venus
21:30parce qu'ils étaient
21:31en train de danser
21:31sur des terrains séchés
21:33en piétinant justement
21:34la fauche
21:35et ils s'étaient
21:37quasiment affrontés
21:38avec les agriculteurs
21:39et aujourd'hui
21:40on voit même
21:40des messages politiques.
21:42Ils ont cité
21:42la loi Casbarian
21:43et la loi dite
21:45anti-squad
21:45donc ils ne sont plus du tout
21:47dans le cycle
21:48underground
21:49qu'ils étaient
21:49il y a 40 ans
21:50peut-être
21:50ou 20 ou 30 ans
21:51aujourd'hui ils sont
21:52vraiment dans une phase
21:53de politisation
21:54de la rêve parti
21:54et qui en plus
21:55nuit réellement
21:56au voisinage
21:57crée des troubles
21:58dans l'ordre public
21:59peut convoquer
22:00des affrontements
22:00avec les forces
22:01de l'ordre
22:01et puis
22:02ils sont sur un champ
22:02militaire
22:05on y reviendra
22:06dans un instant
22:06mais c'est intéressant
22:07de voir déjà
22:08le système médiatique
22:09qui préfère nous parler
22:10de free party
22:10plutôt que de méga rêve
22:12antifasciste
22:13cri noir sur blanc
22:14sur une pancarte
22:15mais c'est sûr
22:16que visiblement
22:17c'est mieux de parler
22:18de free party
22:18c'est plus folklorique
22:20et puis l'autre chose
22:21c'est de voir aussi
22:21le message politique
22:22alors écoutez
22:24Manon Ombry
22:24c'est une masterclass
22:25de Manon Ombry
22:26Manon Ombry ce matin
22:27on lui pose la question
22:28des boulangers
22:29et du 1er mai
22:30délinquant
22:31le boulanger
22:31est un délinquant
22:32écoutez
22:33je suis assez sidérée
22:35de voir que
22:36Sébastien Lecornu
22:37le premier ministre
22:38hier
22:38a appelé
22:39un patron
22:40qui n'a pas respecté
22:42la loi
22:42plutôt que
22:43d'appeler
22:44les inspecteurs du travail
22:45qui font respecter la loi
22:46donc on a un premier ministre
22:47délinquant
22:48qui encourage
22:48à ne pas respecter la loi
22:50pour vous
22:51le boulanger en question
22:52est un délinquant
22:53bien sûr
22:53le code du travail
22:55c'est juste un boulanger
22:56qui voulait ouvrir
22:56sa boulangerie
22:57et qui sans doute
22:58l'a fait pendant des années
23:00jusqu'à ce qu'il y ait
23:01ses jurisprudences récentes
23:02s'il le voulait
23:04il pouvait ouvrir
23:05sa boulangerie
23:05et travailler
23:06lui en tant que patron
23:08elle a réussi
23:08à choquer le journaliste
23:09de France Info
23:10c'est quand même formidable
23:11Manon Ombry
23:11donc considère
23:12que le boulanger
23:13qui est contrôlé
23:14est un délinquant
23:15alors est-ce que des
23:17tuffeurs
23:19pour certains
23:20politisés
23:20qui viennent
23:21en toute illégalité
23:22sur un terrain
23:23militaire
23:25participer à 20 000
23:26voire 30 000
23:27ce soir
23:27à cette fameuse
23:29rêve partie
23:29illégale
23:30est-ce que
23:31eux aussi
23:31ce sont des délinquants
23:32réponse
23:34je pense qu'il vaut mieux
23:36les accompagner
23:37donner des autorisations
23:39préfectorales
23:39pour identifier
23:40des lieux
23:41où ces fêtes
23:42peuvent se tenir
23:43sinon quoi ?
23:45sinon ces fêtes
23:45se tiennent
23:46quoi qu'il arrive
23:47elles se tiennent
23:47dans un cadre
23:48qui est non encadré
23:49non régulé
23:50et donc moi
23:51je préfère que
23:51les forces de l'ordre
23:54puissent encadrer
23:55ce type d'événement
23:56et qu'on laisse
23:57franchement
23:57des jeunes faire la fête
23:58dans notre pays
23:59on sera bientôt
24:00dans une situation
24:01où faire la fête
24:03sera passible
24:04de sanctions
24:04et de poursuites
24:05le problème de fond
24:06je vais vous le dire
24:06c'est que
24:07aussi on essaie
24:08de quelque part
24:10marchandiser la fête
24:11et que
24:12ce type de fêtes
24:14qui sont joyeuses
24:16qui sont
24:16très importantes
24:18qui réunissent
24:18beaucoup de monde
24:19et bien
24:20quelques grincheux
24:21voudraient qu'elles ne se tiennent plus
24:22et moi je ne suis pas d'accord
24:23avec ça
24:24personne ne veut plus
24:25qu'elles se tiennent
24:26il faut qu'elles se tiennent
24:27en toute légalité
24:28si vous voulez
24:29faire un festival
24:30une rêve partie
24:32il y a des règles
24:33il y a des normes
24:33c'est comme ça
24:34dans toute société
24:34ou alors
24:35ça devient l'anarchie
24:37Geoffroy Lejeune
24:38mais entre
24:39le boulanger
24:40qui veut travailler
24:40le 1er mai
24:41et le
24:44tuffer antifasciste
24:44qui veut faire
24:45une méga rêve
24:45antifasciste
24:47la fille a fait son choix
24:48en fait
24:49la superposition
24:50des deux extraits
24:51est sidérante
24:53elle dit tout
24:53c'est très compliqué
24:54de commenter mieux que ça
24:55parce que vous avez
24:56en effet
24:57tout ce que vous venez de dire
24:58est absolument
24:59évident
25:00maintenant moi
25:01il y a une chose
25:01qui m'interroge
25:02c'est le rapport
25:03au travail
25:03de la France Insoumise
25:04c'est-à-dire qu'en fait
25:05historiquement
25:05normalement
25:06la gauche
25:06est censée être
25:07le parti des travailleurs
25:08etc
25:08en tout cas
25:09c'est leur histoire
25:09et ça n'est plus le cas
25:11depuis un petit moment
25:12mais ce que je trouve
25:13assez intéressant
25:13c'est qu'en fait
25:14dans l'affaire du boulanger
25:15si vous avez
25:17un entrepreneur
25:17qui a envie de travailler
25:18le 1er mai
25:19c'est la fête du travail
25:21dont les salariés
25:22qui vont être payés
25:22deux fois plus
25:23que d'habitude
25:24ont envie de travailler
25:24également
25:25ils préfèrent
25:25vous envoyer
25:26les inspecteurs
25:27et ils préfèrent
25:29saisir la justice
25:30contre le premier ministre
25:31qui lui-même
25:32a passé un coup de fil
25:33de soutien
25:33aux boulangers
25:34en question
25:35donc ça veut dire
25:36qu'en fait
25:36ils détestent
25:37le fait de travailler
25:38et la conception
25:39de la France Insoumise
25:40du travail
25:41c'est en fait
25:41qu'il faut en faire
25:42le moins possible
25:43il faut travailler
25:44le moins possible
25:44en gagnant
25:45le plus d'argent possible
25:46c'est vraiment
25:47ils sont en train
25:47de faire la démonstration
25:48que leur modèle
25:49c'est la sysana
25:49c'est terrifiant
25:50et surtout
25:51que ce sont des salariés
25:52qui sont volontaires
25:53mais on l'a dit
25:53mille et une fois
25:54c'est à dire
25:55que c'est des salariés
25:55qui parfois
25:56sont à l'europrès
25:57comprennent qu'aujourd'hui
25:58il y a un besoin
25:59de travailler plus
26:00pour gagner plus
26:01et ils demandent
26:02à leur patron
26:03d'aller travailler
26:04cher Arnaud
26:05l'extrait est très intéressant
26:06parce qu'en fait
26:07même la tonalité
26:08vous voyez
26:08la tonalité
26:09de madame Aubry
26:10est tout à fait différente
26:11elle a une tonalité
26:12très ferme
26:13très autoritaire
26:14dans ce qu'elle parle
26:15du boulanger
26:16et une tonalité
26:17très doucereuse
26:18presque caline
26:20lorsqu'elle parle
26:21des tuffers
26:21c'est très intéressant
26:22ça dit beaucoup de choses
26:23mais en fait
26:24ils font beaucoup
26:24parce qu'ils ont fait
26:25une croix
26:26sur une certaine France
26:27la France insoumise
26:28ils savent très bien
26:29que les petits commerçants
26:30et les artisans
26:31c'est pas leur électorat
26:32donc en l'occurrence
26:33ils vont draguer
26:34une autre sociologie
26:35c'est vraiment
26:36une guerre sociale
26:37qu'ils mènent
26:37d'une certaine manière
26:38mais moi je pense
26:39qu'en fait
26:40Manon Aubry est devenue
26:41finalement la nouvelle
26:42porte-parole légaliste
26:43aujourd'hui
26:44très attachée à la loi
26:46donc évidemment
26:47lorsqu'il y aura demain
26:48un nouveau Saint-de-Solines
26:49une manifestation interdite
26:50avec 66 gendarmes
26:51qui sont blessés
26:52évidemment elle va le condamner
26:54quand elle aura
26:55peut-être un de ses
26:57lieutenants
26:57qui sera pris
26:58la main dans le sac
26:59en train d'acheter
27:00de la drogue
27:00à un mineur
27:01dans le métro parisien
27:02elle le condamnera
27:04lorsqu'il y aura
27:05peut-être un de ses lieutenants
27:06qui se retrouvera
27:07directement
27:08ou indirectement
27:09mêlé
27:09à des affaires dramatiques
27:12avec des groupes
27:13qui sont dissous
27:14elle le condamnera
27:15ça lui aura l'action
27:16par exemple
27:16du Conseil d'Etat
27:17qui a dissous
27:18la jeune garde
27:19c'est possible
27:20c'est possible
27:21on peut toujours rêver
27:22les 20 000 festivaliers
27:23parce que là
27:24on en vient
27:24sur le festival
27:25donc
27:26la rêve partie illégale
27:29la méga fête
27:31antifasciste
27:32donc il y en a
27:3220 à 30 000 personnes
27:33qui sont réunies
27:34et là aussi
27:35c'est saisissant
27:36vous avez
27:37des conférences de presse
27:38tous les jours
27:38avec le préfet
27:39le pauvre
27:40il nous explique
27:41qu'il ne pouvait rien faire
27:41il ne savait pas
27:42c'est tombé du ciel
27:42il y a l'orage
27:44et puis maintenant
27:45il y a les rêves parties
27:45illégales
27:46ça tombe
27:46comme ça
27:46on ne peut rien faire
27:47et vous mobilisez
27:49300 à 600 gendarmes
27:5040 pompiers
27:52vous mettez un service
27:53de soins
27:54parce que
27:54évidemment
27:56il n'y a pas que de l'eau
27:57dans ces festivals
27:57bien sûr
27:58on voit le sujet
27:59de Julia Ferrand
28:02les rangs de la fripartie
28:03de Bourges
28:04devraient grossir
28:05en vue de la soirée
28:06de ce samedi
28:07d'après la préfecture
28:08du Cher
28:09sur place
28:11les autorités
28:12se préparent
28:12à toutes les éventualités
28:14car les 20 000
28:15festivaliers présents
28:16se situent
28:17sur un vaste champ
28:18de tirs militaires
28:20où d'anciennes munitions
28:21non explosées
28:22peuvent présenter
28:23un danger
28:23on a un dispositif
28:25robuste
28:26adapté
28:27à la dangerosité
28:28du site
28:29qui a été mis en place
28:30pour pouvoir faire face
28:32au pire
28:32on doit se préparer
28:33dans une organisation
28:35comme ça
28:35à pouvoir faire face
28:36au pire
28:37et le pire pour nous
28:37ce serait
28:38l'explosion
28:40d'une munition
28:41de la deuxième guerre mondiale
28:43on sait qu'il y en a
28:44encore quelques-unes
28:45au total
28:46600 gendarmes
28:48sont déployés
28:49sur 14 points de contrôle
28:50en périphérie de la zone
28:52où les premiers
28:53tuffeurs sont arrivés
28:54tôt vendredi matin
28:55une foule imprévue
28:56qui pose des problèmes
28:58de logistique
28:58dans le village de Cornus
29:00commune de 220 habitants
29:02donc aujourd'hui
29:03nous avons été mis
29:04devant le fait accompli
29:05très clairement
29:05dans la nuit
29:06de jeudi à vendredi
29:08nous avons eu
29:092000 voitures
29:10qui sont arrivées
29:11d'un coup
29:12sur site
29:12c'est ingérable
29:14depuis vendredi
29:1517h
29:16les forces de l'ordre
29:18ont procédé
29:18à 30 de verbalisation
29:20en majorité
29:21pour détention
29:22de stupéfiants
29:23à 26 infractions
29:25au code de la route
29:26et 4 gardes à vue
29:27selon la préfecture
29:28du Cher
29:28et les chiffres augmentent
29:3031 personnes
29:31prises en charge
29:32par les services de secours
29:3351 verbalisation
29:34pour détention
29:35de stupéfiants
29:356 infractions
29:36pour conduite
29:37sous stupéfiants
29:37et 4 gardes à vue
29:39vous avez le préfet
29:41qui dit
29:41il y a 2000 voitures
29:43qui sont arrivées
29:43on a été mis
29:44devant le fait accompli
29:47alors qu'est-ce qu'on fait
29:48qui est responsable
29:49écoutez
29:49devant le fait accompli
29:50je pense surtout
29:51que depuis
29:522014
29:53où Rémi Fraisse
29:54souvenez-vous
29:54ce manifestant
29:55d'extrême gauche
29:56avait été tué
29:56par des gendarmes
29:58depuis cette date
29:58dès qu'il y a
29:59un rassemblement sauvage
30:00de quelques milliers
30:00de personnes
30:01il ne se passe plus rien
30:01en France
30:02la France s'arrête
30:02et donc à chaque fois
30:04on a une hyper tolérance
30:05parce que quand 2000 voitures
30:06arrivent on ne peut rien faire
30:07je suis désolé
30:07mais enfin si on voulait faire
30:08on pourrait faire
30:09c'est toujours les mêmes
30:10qui organisent
30:11c'est exactement
30:11comme les black blocs
30:12c'est-à-dire qu'ils sont
30:12toujours les mêmes
30:13mais bon on ne peut rien faire
30:14on ne peut rien faire
30:15parce qu'on ne veut rien faire
30:16je crois que le vrai problème
30:17c'est cette volonté
30:18de ne rien faire
30:19pour surtout éviter
30:20un gros incident
30:20surtout éviter un affrontement
30:22alors j'invite le préfet
30:23j'invite le préfet
30:24s'il a le temps
30:26mais j'imagine
30:26et pour le coup
30:27j'imagine qu'il fait
30:27ce qu'il peut
30:28bien sûr à 9h du matin demain
30:30parce que j'ai juste
30:30une question à lui poser
30:32bon il ne peut rien faire
30:34pour déloger
30:35les 20 000 personnes
30:35et aujourd'hui
30:37il faut sécuriser la zone
30:38ils ont laissé
30:39mais 2000 véhicules
30:40sur un champ
30:41mais ça c'est
30:42mais je vous le dis
30:42c'est
30:43et pourquoi ils ne sont pas
30:45moi si demain
30:45je mets ma voiture
30:46place Beauvau
30:47devant le ministère
30:48de l'intérieur
30:49au bout de 30 secondes
30:52si je la mets
30:53tiens
30:54devant la place
30:55de l'hôtel de ville
30:56du nouveau maire
30:57Emmanuel Grégoire
30:58au bout de 5 secondes
30:59il y a un policier
31:00qui va me dire
31:01vous êtes un maboule vous
31:02mais vous êtes
31:03un maboule
31:04mais c'est qui ce maboule
31:06qui s'installe
31:07et qui s'installe ici
31:09donc voilà
31:09donc là nous
31:11on a le droit
31:1220-30 000 personnes
31:13sur un champ militaire
31:14et puis après
31:15vous avez 2000 véhicules
31:16qui sont installés
31:18j'ai entendu la maire
31:19de la commune
31:19de 200 habitants
31:20dire bah ils sont gentils
31:21oui oui ils sont gentils
31:22mais personne ne dit
31:23qu'ils mordent
31:24mais c'est pas le problème
31:25c'est juste illégal
31:25on ne sait pas
31:26sur la voie publique
31:26quand c'est sur un domaine
31:28privé ou de l'état
31:29c'est beaucoup plus compliqué
31:30d'enlever les voitures
31:30pourquoi ?
31:31parce que c'est de la loi
31:32on est bien
31:32c'est à dire
31:33vous avez quelqu'un
31:34qui
31:34demain je mets ma voiture
31:35sur un champ militaire
31:36alors le champ militaire
31:38alors à mon avis
31:38ça va être encore plus compliqué
31:40mais sur un particulier
31:41une copropriété
31:42vous venez vous garer n'importe où
31:43en général
31:44ils vous demandent 15 jours
31:45avant de l'enlever
31:45ils vous disent
31:46non il faut nous prouver
31:46que la voiture
31:47n'est pas de quelqu'un
31:49de l'immeuble
31:49etc
31:50voilà ce qui se passe
31:51en France
31:53je crois que vous êtes resté silencieux
31:55vous n'avez pas envie
31:56de voyager au Mabulistan
31:58moi c'est la superposition
32:00de l'affaire du boulanger
32:01et celle-là
32:02qui me scotch
32:04il y a une énergie
32:05pour aller empêcher des gens
32:07de faire des choses
32:07le gouvernement a appelé
32:09au bon sens
32:09et à l'intelligence collective
32:11on a tous rigolé
32:12ricané sur cette formule
32:13cette semaine
32:14mais la vérité
32:14c'est que ce serait génial
32:15en réalité qu'on arrive
32:16parfois
32:17vous savez
32:17à faire un peu fi
32:18de la réglementation
32:19etc
32:20et à se dire
32:20bon qu'est-ce qui s'impose
32:21de manière évidente
32:22sur le cas du boulanger
32:23le fait qu'il y ait
32:24des inspecteurs du travail
32:25qui se soient réveillés
32:26le 1er mai
32:26pour se dire
32:28on va essayer
32:28d'en choper un
32:30et celui-là
32:30on va essayer de se le faire
32:31et on va l'aligner
32:32et il y a 7 salariés
32:33et donc il va payer
32:345 250 euros d'amende
32:35ça ça me sidère
32:36cette motivation
32:37ça me sidère
32:38et malheureusement
32:39moi les forces de l'ordre
32:40le préfet etc
32:40vous avez vu
32:41il y avait marqué
32:42si un mot outil antifascistique
32:43donc effectivement
32:45non mais
32:46être
32:48sur un champ militaire
32:50illégalement
32:50à 20 et 30 000
32:52c'est antifasciste
32:53c'est antifasciste
32:54même si c'est illégal
32:55en revanche
32:56si vous êtes le canon français
32:57que vous respectez
32:58toutes les règles
32:59vous allez voir
33:00vous payez etc
33:00vous êtes fasciste
33:02c'est cool
33:02vous savez ce que je vais faire
33:04demain je vais mettre
33:04les deux images
33:05je vais mettre à gauche
33:06c'est antifasciste
33:07c'est illégal
33:08donc puis c'est fait le chlorique
33:09quand même
33:09c'est une rêve partie
33:10c'est une free party
33:11d'accord
33:12et puis à droite
33:12à droite c'est fasciste
33:14vous avez parlé du travail
33:16vous avez parlé du travail
33:18parce qu'il y a aussi
33:19des nouvelles idées
33:20le congé climatique
33:21est-ce que vous avez entendu
33:22parler du congé climatique
33:23la proposition de Marine Tondelier
33:25la patronne des écologistes
33:27propose un congé climatique
33:28de 5 jours
33:29pour faire face
33:29aux événements contraignants
33:30comme les fortes chaleurs
33:32une idée qui suscite
33:33des moqueries
33:33notamment à droite
33:34de l'échiquier politique
33:35écoutons Marine Tondelier
33:37proposition que les écologistes
33:38souhaitaient faire
33:39à votre antenne
33:39c'est d'instaurer
33:40des congés payés climatiques
33:42parce que ça se fait
33:43dans d'autres pays
33:43en Espagne
33:44j'y serai dans quelques jours
33:45avec la ministre du travail
33:47Yolanda Diaz
33:47ils ont instauré
33:49un congé payé climatique
33:50qu'est-ce que ça veut dire ?
33:51c'est-à-dire que des fois
33:52il y a des travailleurs
33:52qui ne peuvent pas travailler
33:53pour des raisons climatiques
33:54il y a 4 personnes sur 10
33:56dans ce pays
33:57qui sont exposées
33:58dans l'année
33:59à des très très fortes chaleurs
34:00donc par exemple
34:00on pense aux artisans
34:01qui peuvent poser
34:02sur les torts en pleine canicule
34:03à certains agriculteurs
34:04ça peut être dans des entrepôts
34:05dans les champs effectivement
34:07dans les chantiers du BTP
34:08ça peut être dans des usines aussi
34:10j'avais visité Duralex
34:11là où on travaille
34:12au niveau du four
34:12mais aussi dans des bureaux
34:15qui sont très mal isolés
34:16et David Lysnard
34:17le maire de Cannes
34:18a répondu à Marine Tondelier
34:19instaurons un congé démagogique
34:22et Marine Tondelier
34:23sera toute l'année
34:24en vacances politiques
34:25ce qui serait déjà
34:25une bonne nouvelle
34:27congé payé bien sûr
34:28les congés climatiques
34:30Geoffroy Lejeune
34:32comment vous dire
34:33j'ai vu cet échange
34:34je ne sais pas
34:35par quoi commencer
34:37les fortes chaleurs
34:37parce que c'est ça
34:38le prétexte qui est pris
34:39les fortes chaleurs
34:40je trouve que c'est
34:40un des moments
34:41les plus propices
34:42quand on connait l'entreprise
34:43ce qui n'est pas le cas
34:43de Marine Tondelier
34:44puisqu'elle n'a jamais travaillé
34:46en tout cas
34:46pas suffisamment
34:48pour avoir une vraie idée
34:49claire de comment ça se passe
34:50c'est un des moments
34:51les plus propices
34:51à des échanges
34:52ultra sympathiques
34:53en réalité
34:54il fait chaud
34:54tout le monde relâche
34:55un peu la pression
34:56vous vous en profitez
34:57pour aller faire
34:58pour prendre l'air
35:00pour aller faire une pause
35:01déjeuner
35:02qui sera plus longue
35:02en fait ça existe déjà
35:03c'est le fameux bon sens
35:05et la fameuse intelligence collective
35:06ont déjà géré
35:07ce problème de forte chaleur
35:08ou de grand froid
35:09dans l'entreprise
35:10il faut que ces gens
35:11qui ne travaillent pas
35:12qui ne connaissent pas le travail
35:13qui ne savent pas ce que c'est
35:14qui n'ont pas été en entreprise
35:17il faut que ces gens
35:18arrêtent de s'occuper
35:18de réjonter la vie des sociétés
35:20parce que ça finira mal
35:21dans l'actualité également
35:23vous savez que la jeune garde
35:25a eu la dissolution
35:28validée par la plus haute
35:29juridiction administrative
35:30à savoir le conseil d'état
35:31et Raphaël Arnaud
35:33a pris la parole
35:34ce fondateur
35:34de la jeune garde
35:35et député
35:37de la France insoumise
35:38il a regretté vendredi
35:40de ne pas avoir pu
35:41lui dire au revoir
35:42comme il le fallait
35:43et satisfait du bilan
35:45écoutez Raphaël Arnaud
35:46ce qui nous a le plus atteint
35:47collectivement
35:48c'est qu'on n'a pas pu dire
35:49au revoir à notre organisation
35:50comme on le souhaitait
35:51dans des conditions
35:51évidemment
35:52qui sont celles que vous connaissez
35:53avec le drame de Lyon
35:55avec toute la cabale médiatique
35:56qu'il y a pu avoir
35:57etc
35:58tous les fantasmes aussi
35:59qui pouvaient exister
35:59sur notre organisation
36:00donc c'est vrai que c'est dur
36:01de ce point de vue là
36:02après ce qu'on a toujours dit
36:03c'est que
36:04c'était un outil organisationnel
36:06très intéressant
36:07moi je suis fier de son bilan
36:09et maintenant le but
36:10c'est que l'antifascisme
36:11perdure
36:12et évidemment il perdura
36:13il perdure bien au-delà
36:14de la jeune garde
36:14toutes les luttes
36:16sur lesquelles on a obtenu victoire
36:18ces dernières années
36:18d'un point de vue antifasciste
36:19c'était pas seulement la jeune garde
36:20c'était la jeune garde
36:21avec la CGT
36:22avec le parti communiste
36:23avec la France Insoumise
36:24avec des associations
36:25avec des écologistes
36:26et ça c'est quelque chose
36:27qui nous dépasse
36:28fort heureusement
36:28et la lutte antifasciste
36:30s'il pensait s'en débarrasser
36:31en dissolvant
36:32ce type d'organisation
36:33comme la jeune garde
36:33c'est se mettre le doigt dans l'oeil
36:35bien évidemment que non
36:35l'antifascisme est bien vivant
36:37il est bien conscient
36:37parce que malheureusement
36:38il est plus que jamais nécessaire
36:39l'indécence de Raphaël Arnaud
36:41qui dit on n'a pas réussi
36:42à lui dire au revoir
36:42qu'il pense à la famille
36:43de Quentin de Roque
36:44qui n'a pas pu
36:46à la famille de Quentin de Roque
36:47lui dire au revoir
36:48et fier du bilan
36:50alors justement
36:51alors justement
36:51mais juste il parle de cabal
36:53sauf qu'il me semble
36:54qu'il a deux au moins
36:56de ses assistants parlementaires
36:57qui sont toujours incarcérés
36:58parce qu'ils sont en tout cas
37:00soupçonnés fortement
37:01par la justice
37:02d'avoir participé
37:03à ce qui s'est passé
37:04Allons sur le bilan
37:05Allons sur le bilan
37:06et Jules Torres
37:07a rappelé
37:07sur Europe 1
37:09ce midi
37:10entre 11h et 13h
37:11les motivations
37:12à l'époque
37:13de Bruno Retailleau
37:13pour rappeler
37:14à la dissolution
37:15de la jeune garde
37:17J'ai sous les yeux
37:18les agressions
37:20les délits
37:21qui sont imputés
37:22à la jeune garde
37:23dans le décret
37:23de dissolution
37:24de Bruno Retailleau
37:25il y a des choses
37:26qui objectivement
37:27sont extrêmement choquantes
37:28donc dans le bilan
37:28le 1er juin 2023
37:30à Paris
37:30un membre de la jeune garde
37:32et deux complices
37:32attendent un homme
37:33en bas de son immeuble
37:34l'insulte
37:34avant de le frapper
37:35à plusieurs reprises
37:36ça c'est le bilan
37:37à Strasbourg
37:38en novembre 2023
37:39trois membres
37:40de la jeune garde
37:40agressent un homme
37:41qu'ils soupsument
37:42d'appartenir
37:42à la mouvance
37:43d'ultra droite
37:44à Lyon
37:45je pourrais vous en citer
37:45des dizaines et des dizaines
37:46vous avez la liste
37:47là j'ai toute la liste
37:49à Lyon
37:49le 8 mars 2024
37:50une quinzaine de militants
37:51en FIFA
37:51dont un membre identifié
37:52de la jeune garde
37:53agresse de jeunes hommes
37:54portant des autocollants
37:55France Nationaliste
37:56à Strasbourg encore
37:57le 4 avril 2024
37:59trois militants
37:59de la jeune garde
38:00suivent un membre
38:00de Génération Zemmour
38:01c'est le groupe de jeunes
38:02du parti d'Éric Zemmour
38:03avant de l'agresser physiquement
38:05voilà pour factuellement
38:06revenir sur le bilan
38:07dont est extrêmement fier
38:09Raphaël Arnaud
38:10toujours présent
38:11à l'Assemblée Nationale
38:12fondateur de la jeune garde
38:13c'est extrêmement choquant
38:15sa présence à l'Assemblée
38:16moi quand il a déjà été élu
38:17c'était choquant
38:18le fait qu'il soit encore là
38:19c'est choquant
38:19le fait que ses assistants parlementaires
38:21aient été impliqué
38:22c'est encore plus choquant
38:23c'est à dire qu'on n'arrête pas
38:24d'être choqué
38:24la réalité c'est qu'on n'a pas
38:26de vraie volonté
38:27de stopper la violence
38:28d'extrême gauche
38:28c'est à dire qu'on fait
38:29le minimum syndical
38:30à chaque fois
38:3110 sous de la jeune garde
38:32ils n'avaient vraiment plus
38:32tout à fait
38:33vraiment plus le choix
38:34donc ils l'ont fait
38:35mais qu'est-ce qu'il a fallu
38:36pour qu'ils en arrivent là
38:37et demain ils vont se reconstituer
38:39avec un autre nom
38:40ça deviendra la vieille garde
38:41ou la garde d'à côté
38:42et puis on va recommencer
38:43je crois qu'il y a un problème
38:44de volonté politique
38:45et tout ce dont on a parlé ce soir
38:47c'est un problème
38:48de volonté politique
38:49il n'y a pas de volonté politique
38:50un, d'arrêter l'extrême gauche
38:52deux, de promouvoir le travail
38:54et de faire en sorte
38:54que ceux qui veulent
38:55que la France ne travaille pas
38:57soient rabroués à chaque fois
38:58et puis il n'y a pas de volonté
38:59de remettre de l'ordre en France
39:00et ça c'est une des multiples illustrations
39:04avançons
39:04et on va parler à présent
39:07économie
39:07et économie d'abord
39:10avec Marine Le Pen
39:11qui a été aujourd'hui
39:16une sorte de grand bain de foule
39:19du côté de Lyon
39:21un bain de foule pour Marine Le Pen
39:23à la foire de Sens
39:24merci Arnaud Benetti
39:25où elle a pu prendre le pouls
39:26d'une popularité toujours importante
39:28et elle a parlé
39:29des super profits
39:31de Total Energy
39:32elle a dit
39:33Total Energy
39:34est un champion national
39:35dont nous sommes très fiers
39:36mais dans les trois derniers mois
39:37ils n'ont rien fait de particulier
39:39pour enregistrer
39:40cette augmentation
39:41de 50% de bénéfices
39:43la compagnie pétrolière
39:44a gratifié ses actionnaires
39:45d'un dividende
39:46en hausse de 5,9%
39:48par rapport aux autres trimestres
39:50et a annoncé cette semaine
39:51des bénéfices de 5,8 milliards de dollars
39:54au premier trimestre
39:55et venait l'idée
39:57de taxer
39:58pourquoi pas
39:59les super profits
40:00de Total
40:00sur ces derniers mois
40:02si finalement
40:04le plafonnement
40:05des prix des carburants
40:06à la pompe
40:06ne représente pas
40:07une contribution
40:09suffisante
40:09à la préservation
40:10du pouvoir d'achat
40:11est-ce qu'on peut écouter
40:11Marine Le Pen ou pas ?
40:14Écoutons Marine Le Pen
40:16Total
40:16eux-mêmes
40:17se rendent compte
40:18qu'il faut qu'ils fassent
40:19cette réforme
40:20et ils ont donc décidé
40:22de plafonner
40:23leurs prix
40:24tant mieux
40:25moi
40:25la seule chose que je souhaite
40:27c'est que ça bénéficie
40:27au pouvoir d'achat
40:28des français
40:28et après on fera les comptes
40:30entre la proposition
40:31que nous avons faite
40:32et le fait
40:33qu'ils plafonnent
40:34les prix
40:35nous verrons
40:35si effectivement
40:36ça correspond
40:37à la contribution
40:38que nous souhaitons obtenir
40:39de ceux qui en réalité
40:42bénéficient
40:42de la crise
40:43je ne dis pas
40:43qu'ils sont profiteurs
40:44de crise
40:45je dis juste
40:46que par un effet
40:47mécanique
40:48ils bénéficient
40:49manifestement
40:50de la crise actuelle
40:51nous verrons
40:52si encore une fois
40:53ce plafonnement
40:54est à la hauteur
40:56de ce que nous avions
40:58proposé
40:58en 2022
41:00et qui consistait
41:02à augmenter
41:02l'impôt
41:03sur les sociétés
41:04lorsque le bénéfice
41:06était
41:06alors je ne me souviens
41:07plus du détail
41:08de la mesure
41:08mais je crois
41:09que c'était
41:0930% supplémentaire
41:11à la moyenne
41:12des 5 dernières années
41:14alors est-ce qu'il va
41:15y avoir une taxe
41:16elle ne dit pas
41:16qu'elle veut taxer
41:17les super profits
41:18mais s'il n'y a pas
41:19le plafonnement
41:21suffisant
41:21là il faut taxer
41:22les super profits
41:23Marc Varnot
41:24le chef d'entreprise
41:25que vous êtes
41:25donc il faut peut-être
41:26d'abord rappeler
41:27un certain nombre de choses
41:28à Mme Le Pen
41:28qui peut-être l'oublie
41:30d'abord Total
41:30c'est 30%
41:31des stations-services
41:32en France
41:32il y en a 70%
41:34qui ne sont pas Total
41:34la deuxième chose
41:35c'est qu'il y a une société
41:36qui a plafonné les prix
41:37c'est Total
41:38si Total n'avait pas
41:40plafonné les prix
41:40j'ai calculé
41:41si le prix moyen
41:43avait augmenté
41:43de 17 centimes
41:44ça aurait été
41:45550 millions de plus
41:47dans les caisses de Total
41:48donc Total
41:48a fait plus
41:49pour le pouvoir d'achat
41:50des Français
41:50que le gouvernement
41:51ou que les autres
41:52compagnies pétrolières
41:54la chose suivante
41:55et qui est sans doute
41:56la plus importante
41:57c'est que même
41:58M. Pouyadé
41:59le président de Total
41:59ne dit pas que Total
42:01est une société française
42:02il dit que c'est une société
42:03européenne
42:03pourquoi ?
42:04parce qu'aujourd'hui
42:05Total est à 47%
42:07américain
42:08et qu'à 13% français
42:09l'État français
42:10contrôle 1,4%
42:12via la Caisse des dépôts
42:13c'est-à-dire que
42:14si on voulait convaincre
42:15Total
42:16de quitter la France
42:17on ne s'y prendrait pas autrement
42:18c'est-à-dire que Total
42:19contrairement à d'autres groupes
42:20peut quitter la France
42:21et d'ailleurs
42:22il est probable
42:22que ses actionnaires
42:23notamment les fonds de pension américains
42:25demandent à M. Pouyadé des comptes
42:27vous avez plafonné
42:28le prix de l'essence
42:29vous avez fait perdre
42:29550 millions à Total
42:31rendez des comptes monsieur
42:32donc Mme Le Pen
42:33là elle se fourvoie
42:34totalement
42:34elle a totalement faux
42:35si quelqu'un doit rendre des comptes
42:37c'est le gouvernement
42:38qui n'a rien fait
42:39sur les taxes
42:39et peut-être
42:40les 70 autres pourcents
42:42des stations-service
42:42qui elles n'ont pas plafonné
42:44simplement
42:44les autres stations-service
42:45il faut rappeler
42:46aux téléspectateurs
42:48que Total
42:48n'est pas seulement
42:49distributeur
42:50alors ils raffineurent également
42:51exactement
42:51c'est-à-dire qu'ils sont au début
42:52et à la fin du processus
42:54et la réussite
42:56de Total aujourd'hui
42:57c'est le fruit
42:57d'une mise en place
42:59une structure
43:00une politique
43:02assez longue
43:03c'est une stratégie
43:04économique
43:04qui a été mise en place
43:05par Total et l'énergie
43:06moi j'ai entendu
43:07je ne vais pas m'inventer
43:08une expertise sur ce sujet
43:10j'ai entendu par exemple
43:10l'ancien patron
43:11de Force Ouvrière
43:12qui était l'invité de France Info
43:14hier ou avant-hier
43:15et qui disait
43:16mais moi j'en veux pas
43:16à Total
43:17d'ailleurs
43:18c'est pas le Total
43:18le problème
43:19il faut arrêter
43:20d'attaquer Total
43:21comme si c'était
43:22Total
43:23l'unique souci
43:25parce qu'il y a eu
43:25cette stratégie
43:26qui a été mise en place
43:27parce que c'est un flou
43:27français
43:28etc
43:28il y a des arguments
43:30qu'on peut ajouter
43:30à ce que vient de dire Marc
43:32c'est que les bénéfices
43:33de Total
43:33ne sont pas uniquement
43:34réalisés en France
43:35donc il y a des bénéfices
43:36qui viennent de l'étranger
43:37et ça pour le coup
43:38il n'y a pas tellement
43:38de raison de les taxer
43:39en France
43:40ensuite
43:40les fameux bénéfices
43:41les super profits
43:42comme on dit
43:44il y a 80%
43:45des salariés de Total
43:46qui sont actionnaires
43:47de Total
43:47donc qui en bénéficient
43:48donc en termes
43:49de politique sociale
43:50de politique salariale
43:51c'est quelque chose
43:52qui à mon avis
43:53devrait être largement étendu
43:54et pour toutes ces raisons-là
43:55c'est vrai que taper sur eux
43:57là maintenant
43:57en ce moment
43:58alors que le raisonnement
43:59que Marine Le Pen vient de tenir
44:00on pourrait l'appliquer
44:01exactement de la même manière
44:02à l'État français
44:03qui pour le coup
44:03a fait exactement
44:04ce qu'elle est en train
44:05de dire
44:07en revanche Total
44:08C'était Jean-Claude Mailly
44:10l'ancien secrétaire général
44:11de Force Ouvrayère
44:13invité le 1er mai
44:14dans l'Info s'éclaire
44:16sur France Info TV
44:17et qui dit
44:18je ne suis pas de ceux
44:19qui tirent sur Total
44:20en expliquant
44:21ce que je vous ai dit
44:22il y a quelques instants
44:23rapidement Marc
44:24parce qu'il nous reste
44:257 minutes s'il vous plaît
44:2623% du chiffre d'affaires
44:27de Total
44:27est fait en France
44:2877% est fait hors de France
44:30et les fameux bénéfices
44:31qui vont être distribués
44:32en France
44:32c'est 35 000 salariés
44:34il y a 35 000 salariés
44:35de Total
44:35qui recevront des primes
44:37alors que la hausse
44:38des prix des carburants
44:39continue de se faire sentir
44:40les automobilistes
44:41cherchent justement
44:42à tout prix
44:43à réduire la facture
44:45et beaucoup
44:46là aussi
44:46on est dans le symbole
44:47de cette France
44:48à l'euro près
44:49et de cette France
44:50qui se paupérise
44:51c'est-à-dire que
44:52nombreux sont
44:54les téléspectateurs
44:55qui ces derniers jours
44:56n'ont plus fait le plein
44:57ils vont mettre
44:5820-30 euros
44:59à la station
45:00et l'essence
45:01vous voyez ce sujet
45:02il est signé
45:02Félix Perola
45:03Michael De Santos
45:06Malgré la hausse
45:06du prix des carburants
45:08c'est un passage
45:09obligé pour les automobilistes
45:10mais pour beaucoup
45:11pas question de faire le plein
45:1320 euros
45:14je ne dépasse pas 20 euros
45:15parce que c'est trop cher
45:1510 euros
45:16parce que je le mets
45:17dans deux stations
45:18ici on est dans une
45:20des stations
45:20les plus chères
45:21d'Ile-de-France
45:22le plein
45:22je ne le ferai pas
45:23forcément
45:24mais je limite
45:26mon budget
45:26à 50 euros
45:27pour l'essence
45:28pour réduire le budget
45:29certains adoptent
45:30même de nouvelles habitudes
45:31je prends un peu moins
45:32la voiture
45:33j'essaie de me débrouiller
45:34un petit peu autrement
45:35je prends beaucoup plus
45:36de métro
45:36j'évite la voiture
45:37vraiment là
45:39je prends la voiture
45:40le moins possible
45:40maintenant on roule
45:41entièrement en écho
45:42il n'y a même plus
45:43mode confort
45:44c'est mode écho
45:44et puis on appuie
45:45le moins possible
45:46sur l'accélérateur
45:46on est obligé
45:48puis les transports
45:49c'est vraiment
45:50mettre le plein
45:51l'essence
45:51rentrer à la maison
45:52les français
45:53roulent moins
45:53depuis le début
45:54de la guerre
45:55au Moyen-Orient
45:55la consommation
45:57des super carburants
45:58a baissé de 14,5%
46:00entre le 11 et le 20 avril
46:01tandis que celle du gazole
46:03a chuté de 18,55%
46:06sur la même période
46:07comparée à 2025
46:10parlons des questions
46:11internationales
46:11on a reçu
46:12et on la reçoit
46:14assez régulièrement
46:14Sarah Safari
46:15vous savez
46:15la responsable
46:17l'une des responsables
46:18de l'association
46:19Femmes Azadi
46:20après plus de 60 jours
46:22de guerre
46:22c'est vrai que sur le terrain
46:24aujourd'hui
46:25le brouillard de la guerre
46:26se poursuit
46:27et personne ne peut déterminer
46:29ce qui peut se passer
46:29dans les prochaines heures
46:30donc on ne va pas
46:31vous vendre
46:32à chers téléspectateurs
46:33une sorte de géopolitique fiction
46:35ou d'une télé-réalité
46:36de la guerre
46:37à jouer à se faire peur
46:39sans savoir
46:39ce qui est en train
46:40de se passer
46:41en revanche
46:42ce qui est certain
46:42c'est que la population
46:43iranienne
46:44est en train de souffrir
46:45les exécutions
46:46elles se multiplient
46:48ces derniers jours
46:48il faut rappeler
46:49que les autorités iraniennes
46:50ont exécuté
46:52au moins 1639 personnes
46:53en 2025
46:54un record
46:55depuis 1989
46:57et l'association
46:59Femmes Azadi
47:00alerte ces derniers jours
47:01sur cette jeunesse
47:03qui est massacrée
47:04par le régime
47:06ce tweet
47:07qui m'avait fait très peur
47:08il tue la jeunesse
47:09il tue nos sportifs
47:10il tue la vie
47:10en parlant
47:12de la république islamique
47:14écoutez le témoignage
47:15de Sarah
47:15qui revenait
47:17sur
47:17elle va égraner
47:19les prénoms
47:21et les noms
47:21de victimes
47:22du régime islamique
47:23iranien
47:25il faut savoir
47:25que le chef
47:26du pouvoir judiciaire
47:28iranien
47:28l'Ayatollah Eji
47:30a demandé
47:31l'accélération
47:32des exécutions
47:32depuis quelques semaines
47:34maintenant
47:35pour dire
47:36je cite
47:36il ne faut plus les laisser
47:37dans le couloir de la mort
47:38il faut que ça aille vite
47:39et il faut qu'on fasse comprendre
47:40au monde entier
47:41qu'on a encore la main mise
47:42sur le peuple
47:43et en plus de ça
47:44pour continuer
47:45à martyriser
47:47et à faire peur
47:48aux Iraniens
47:49pour qu'ils ne puissent pas
47:50ressortir dans les rues
47:51le moment venu
47:52donc il faut savoir
47:53quand même
47:53que depuis
47:55début janvier
47:56il y a eu
47:57avec les deux personnes
47:58en plus de ce matin
47:59617 exécutions
48:01ce qui fait
48:02que l'Iran
48:02la république islamique
48:04passe devant la Chine
48:04en termes d'exécution
48:06
48:06ces derniers jours
48:07et je vous proposerai
48:08la déclaration
48:09et le témoignage de Sarah
48:10en longueur
48:11où elle va égrener
48:12des noms
48:12des prénoms
48:14d'Iraniens
48:15d'Iraniennes
48:15qui ont été
48:17et qui le sont
48:17toujours
48:18victimes
48:18de ce régime
48:20une dernière actualité
48:22à vous proposer
48:23vous voulez dire un mot
48:23peut-être Sabrina
48:24pardonnez-moi
48:25je suis très touchée
48:26en fait
48:26parce qu'en effet
48:28je constate
48:29qu'il y a très très peu
48:30de monde
48:31et notamment
48:32des femmes en Occident
48:33qui peuvent jouir
48:33de la liberté d'être
48:35de se vêtir
48:36comme elles veulent
48:36de se marier
48:37avec qui elles veulent
48:38de se promener
48:39main dans la main
48:39avec un amoureux
48:41d'être libre
48:42et libérée
48:43et de voir que
48:43malheureusement
48:44en Occident
48:45les féministes
48:45préfèrent regarder ailleurs
48:46enfin les féministes
48:48préfèrent regarder ailleurs
48:49et qu'il n'y a jamais eu
48:50de mouvement
48:52consensuel
48:52pour défendre
48:53et les femmes iraniennes
48:54et les femmes afghanes
48:55également
48:56puisque le code pénal
48:57a été durci récemment
48:58vous savez qu'elles n'ont
48:59même plus le droit
49:00de regarder par la fenêtre
49:01les femmes afghanes
49:02autre sujet
49:04à présent
49:05et ce sera à découvrir
49:06on a commencé
49:07avec le JDD
49:07on va terminer
49:08avec le JDD
49:09ayons une pensée
49:10évidemment
49:10pour la population
49:12iranienne
49:13en exclusivité
49:14pour le JDD
49:15cher Geoffroy
49:17vous avez une tribune
49:18une tribune pas comme les autres
49:19puisque c'est la tribune
49:20des parents
49:21du petit Émile
49:22Émile Soleil
49:23rappelez-vous
49:24deux ans et demi
49:25qui disparaît
49:25le 8 juillet 2023
49:28les faits ont lieu
49:29dans le Haut-Vernay
49:30dans un hameau isolé
49:31il était en vacances
49:32ses grands-parents
49:33il est vu pour la dernière fois
49:35marchant seul dans une rue
49:36et c'est ce visage
49:37ce sourire
49:38ce visage angélique
49:39et aujourd'hui
49:40on ne sait pas
49:42qui s'en est pris
49:44et qui a tué
49:45Émile Soleil
49:46et ses parents ont pris
49:47la plume
49:48publié une tribune
49:49chez vous
49:49pour dénoncer
49:51les deux années et demie
49:53qui viennent de s'écouler
49:55d'un traitement médiatique
49:57qu'ils considèrent
49:58indécent
49:59pour ne pas dire insupportable
50:00indécent
50:01parce qu'il y a une course au buzz
50:02qu'ils ont bien identifié
50:04et surtout
50:05moi c'est ce que j'ai trouvé déchirant
50:06et ça nous interroge
50:07d'ailleurs sur notre métier
50:08Elliot
50:08c'est est-ce qu'on a le droit
50:11de tout se permettre
50:12parce que ça intéresse
50:12le public ou pas
50:13en l'occurrence
50:14là ce qu'ils sont en train
50:15de pointer
50:15c'est que ce sont
50:18deux personnes
50:19ce couple
50:19à qui il est arrivé
50:20la chose probablement
50:21la plus dure
50:22qui peut arriver dans l'existence
50:23c'est de perdre un enfant
50:23et eux en fait
50:25ne cherchent plus que maintenant
50:26la manifestation de la vérité
50:27ils veulent comprendre
50:28ils veulent savoir
50:28ce qui s'est passé
50:29et ce qu'ils écrivent
50:31dans cette tribune
50:31c'est que le comportement
50:32de certains médias
50:33de certains journalistes
50:34et de certains auteurs
50:35de livres
50:36qui pour le coup
50:37sont dans une recherche
50:39de lumière
50:40et d'une course à l'ego
50:42empêchent la manifestation
50:43de la vérité
50:44c'est-à-dire qu'en gros
50:44vous avez aujourd'hui
50:45des éléments de l'enquête
50:46parce que c'est ce qu'on connaît
50:48le secret de l'instruction
50:48n'existe pas
50:49il y a des journalistes
50:50ou des gens
50:51qui écrivent des livres
50:52qui sont très heureux
50:53de pouvoir sortir
50:53des éléments
50:54des enquêtes
50:55et en fait
50:56parfois ça alerte
50:57des gens
50:58qui auraient pu être inquiétés
51:00ça perturbe le travail
51:01de la police
51:02et la gendarmerie
51:03et c'est ça qu'ils disent
51:03aujourd'hui
51:04c'est qu'en fait
51:05ils sont
51:07ils sont toujours
51:07dans l'incertitude
51:08ils ne connaissent pas
51:09la vérité
51:09ils ont besoin
51:10de la connaître
51:10et ils nous demandent
51:12presque en fait
51:12à nous journalistes
51:13et à moins à nous
51:15qu'aux autres
51:15d'en faire un peu moins
51:17sur cette affaire
51:18pour que la manifestation
51:19de la vérité
51:20puisse advenir
51:20et puis surtout
51:21à l'horreur
51:22et à la douleur
51:23s'ajoute encore une fois
51:25l'indécence
51:25c'est-à-dire que
51:27l'intimité
51:28la foi de cette famille
51:29a été remise en question
51:30bien sûr
51:31au moment où les ossements
51:32une partie des ossements
51:33ont été retrouvés
51:35vous aviez des caméras
51:36braquées sur
51:37les
51:41domiciles
51:41notamment des grands-parents
51:42bref
51:42cette histoire
51:43effectivement
51:44ce drame
51:45est un enfer
51:46au milieu de ce tourbillon
51:47médiatique
51:48dans lequel certains
51:48osent même prétendre
51:49qu'Emile
51:50ne nous appartient plus
51:51une chose est essentielle
51:52écrive-t-il
51:53c'est nous
51:53Marie
51:54et Colomban-Soleil
51:56que nous avons
51:56qui avons perdu
51:58notre petit garçon
51:59et ce soir
52:00dédions cette émission
52:01et pensons
52:02donc à la famille
52:03du petit Emile
52:04et aux parents
52:05d'Emile bien sûr
52:08merci à tous les quatre
52:09pour cette émission
52:10dans un instant
52:11c'est face à
52:12Michel Onfray
52:13et nous on se retrouve
52:14demain matin
52:15pour l'heure des pros
52:16merci à
52:17Julien Duroux
52:18qui a préparé cette émission
52:20merci à tous les deux
52:21et à tous les deux
52:23et à tous les deux
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