- il y a 9 heures
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Coronavirus. Nous avons rarement eu autant besoin d’information. Ceux qui la produisent sont confinés, pour la plupart. Code source raconte en deux épisodes comment s’adaptent les rédactions du Parisien, de BFM TV et de France Info.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavie pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Avec le coronavirus, nous avons rarement eu autant besoin d'informations.
00:16Problème, la plupart des journalistes sont eux-mêmes confinés.
00:19Celles et ceux qui continuent de travailler sur le terrain, en studio ou en plateau, doivent respecter les gestes barrières.
00:25Comment l'épidémie de Covid-19 s'est propagée dans les médias ? Comment s'organise-t-il aujourd'hui
00:31pour continuer d'informer ?
00:33En deux épisodes, CodeSource vous plonge dans les coulisses du Parisien, de BFMTV et de France Info.
00:42Stéphane Haloui, vous êtes directeur de la rédaction du Parisien. Est-ce que vous pouvez nous décrire le Parisien aujourd
00:48'hui ?
00:48Le Parisien aujourd'hui, Jules, c'est vous et moi, dans un immeuble qui habituellement accueille des centaines de personnes.
00:59C'est un Parisien qui se fait à distance.
01:02En ce moment, nous sommes dans un studio où nous enregistrons ce podcast.
01:06C'est un plaisir d'avoir un confrère en face de soi parce que par les temps qui courent, c
01:09'est très rare.
01:10Mais donc il n'y a plus personne ?
01:11Non. Les reporters, les encadrants, la doc, les photographes, tout le monde est à distance et tout le monde est
01:17confiné avec, malgré tout,
01:20et grâce à notre profession, une autorisation de circulation pour effectuer notre métier sur le terrain.
01:26Et par mesure de prudence, nous évitons de regrouper les gens au même endroit.
01:33Richard Place, vous êtes directeur adjoint de la rédaction de France Info. Est-ce que vous pouvez nous décrire France
01:38Info aujourd'hui ?
01:39France Info, aujourd'hui, c'est une rédaction qui est presque vide.
01:42C'est volontaire, même si c'est un peu triste par moment.
01:46Par exemple, la matinale de France Info, normalement, c'est environ 45 personnes, plus des invités qui viennent physiquement en
01:52studio.
01:53Actuellement, ce sont des invités uniquement à distance.
01:55Trois fois moins de personnes dans la rédaction, donc environ 15 personnes qui sont là pendant la matinale.
02:01Beaucoup de télétravail, des gens qui font leurs chroniques à distance, qui racontent leurs reportages à distance aussi.
02:07On essaye de faire en sorte de se croiser le moins possible.
02:10On va voir ensemble comment le coronavirus s'est propagé dans les médias aux Parisiens, à BFM TV et à
02:17France Info.
02:18Comment commence le sujet coronavirus en janvier aux Parisiens ?
02:21Au mois de janvier, comme dans beaucoup de médias, par un article qui pose beaucoup de questions sur ce qui
02:26est en train de se passer en Chine.
02:27On a une attention particulière sur ce qui se passe en Chine sur les virus.
02:31On en a vu d'autres arriver par le passé et venir de ce pays.
02:35Donc, quand on voit le coronavirus apparaître, on fait un article simplement en disant, tiens, il y a quelque chose
02:40qu'on ne connaissait pas jusqu'à présent, dont l'origine reste compliquée à établir.
02:45Et ça nous semble intéressant d'en parler à nos lecteurs, même si c'est très loin à l'époque.
02:49Céline Pigalle, vous êtes directrice de la rédaction de BFM TV.
02:53Au tout départ, qu'est-ce que vous vous dites quand vous voyez les premiers papiers sur ce virus ?
02:58On se dit, voilà, c'est une histoire, on va la couvrir, elle existe.
03:04Mais on est encore dans un logiciel où c'est lointain, où c'est une affaire qui concerne d'abord
03:09la Chine et les Chinois.
03:11Ça occupe une place encore très modeste à l'antenne.
03:13Un point commun a été détecté entre les personnes contaminées.
03:16Elles se seraient toutes rendues à Wuhan ces dernières semaines.
03:19C'est dans cette agglomération de 11 millions d'habitants que le virus est apparu il y a un mois.
03:25À France Info, vous, comment vous voyez arriver le sujet coronavirus ?
03:29C'est Dominique André, notre correspondante permanente en Chine, à Pékin,
03:33qui nous alerte et qui nous envoie les premiers sujets, les premiers directs sur ce virus,
03:38que l'on regarde avec attention dès le début, parce qu'il nous rappelle le SRAS,
03:43qui en 2003 était parti d'Asie également.
03:45On le raconte un peu par ce prisme-là au début, et puis petit à petit, ça grossit.
03:49De mémoire de Pékinois, c'est du jamais vu.
03:52Les autorités locales ont décidé d'annuler les grandes festivités traditionnelles
03:55qui attirent chaque année des millions de personnes pour le réveillon du nouvel an lunaire ce soir.
04:00Et grâce à Dominique André, qui régulièrement intervient en direct, notamment dans la matinale,
04:05on voit l'évolution de ce virus un peu partout en Asie, dans un premier temps.
04:09Le mardi 21 janvier, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, se veut rassurante pendant une conférence de presse.
04:15Le risque d'introduction en France de cas liés à cet épisode est faible, mais il ne peut pas être
04:24exclu.
04:25La Chine vient tout juste de reconnaître officiellement l'existence de l'épidémie.
04:29Deux jours plus tard, la ville de Wuhan sera confinée.
04:32Céline Pigalle, à quel moment vous vous dites que le sujet commence vraiment à monter ?
04:37Un premier temps de prise de conscience est en effet quand la Chine reconnaît le problème,
04:42et évidemment c'est devenu majeur quand ils ont commencé à confiner les gens.
04:45Parce que très rapidement on a compris qu'ils ne confinaient pas une ville,
04:48ils confinaient l'équivalent d'un pays comme la France.
04:53La région est désormais sous cloche, coupée du monde.
04:56Ce sont plus de 40 millions de Chinois qui se retrouvent confinés.
05:02Il n'y a pas grand chose à faire, nous allons simplement passer le nouvel an chinois à la maison
05:06et nous ne rendrons pas visite à nos familles.
05:08Pour la première fois on se dit, c'est atypique, c'est autre chose que ce qu'on a pu
05:13connaître.
05:14On voit aussi des gens qui essayent de ne pas inquiéter, les autorités françaises notamment,
05:20mais même un certain nombre de médecins disant, pour ce qui concerne la France,
05:25on est très très loin, tout va bien se passer.
05:27Bon, mais c'est la première alerte.
05:30À ce moment-là, comment est-ce que vous couvrez ce qui se passe en Chine ?
05:33Il y a des images qui sont envoyées par les agences,
05:35et on essaye d'envoyer une équipe en Chine.
05:39Et on a plusieurs fois le sentiment qu'on est sur le point d'aboutir
05:41et à chaque fois les autorités chinoises finalement renoncent à nous donner les papiers nécessaires.
05:45Que disent les Chinois ?
05:46Ils ne disent pas grand chose.
05:48Ils disent simplement que l'autorisation n'est pas accordée.
05:51Ce qu'ils ont fait plusieurs fois aussi, c'est de nous demander des papiers supplémentaires,
05:55des références supplémentaires, et donc ça n'a jamais abouti.
06:06Le 26 janvier, le Parisien fait son fait du jour,
06:10c'est-à-dire la une et les deux premières pages sur le coronavirus,
06:13et la tonalité là aussi est plutôt rassurante.
06:16Notre une, c'est coronavirus, pas de panique.
06:18Alors pas de panique, je peux dire que je le referai presque demain,
06:22parce que c'est un conseil qui est toujours valable.
06:25Quoi qu'il arrive.
06:26Et on l'a vu malheureusement, il y a des comportements en ce moment
06:30qui méritent que l'on rappelle qu'il y a des règles du vivre ensemble.
06:34Le pas de panique, c'est aussi ne vous ruez pas sur les denrées alimentaires,
06:37on n'en manquera pas.
06:38On a vu des scènes dans des supermarchés qui sont irrationnelles.
06:41Donc effectivement, on est dans cette tonalité là,
06:43dans une tonalité qui ne dit pas que ça n'est pas grave,
06:46qui dit juste qu'on a déjà connu des épidémies.
06:48Il y a des façons de les gérer,
06:50et donc il va falloir qu'on soit rationnel face à ça.
06:53Le lendemain, l'OMS admet une erreur d'évaluation
06:56et place la menace à un niveau élevé au niveau mondial.
07:00Le 31 janvier, une quarantaine est mise en place dans les Bouches-du-Rhône
07:04pour près de 200 premiers rapatriés français
07:07dans un centre de vacances à Caril-le-Roué.
07:10Là, le sujet devient plus proche.
07:11D'un seul coup, c'est chez nous.
07:13Il n'est pas réellement chez nous, c'est son nombre,
07:16puisque ce sont des gens qui arrivent de Chine
07:18et qui vont être placés en quatorzaine, c'est ce qu'on dit,
07:21pour vérifier qu'ils ne sont pas porteurs.
07:23Mais voilà, ça se rapproche.
07:24C'est dans ce centre de vacances de la Côte d'Azur
07:27que près de 200 Français vont être accueillis.
07:29On envoie nos équipes, on les envoie nombreuses,
07:32on en fait un titre majeur de l'actualité.
07:36J'avoue qu'aujourd'hui, je suis un maire désemparé.
07:38Mais désemparé, pourquoi ?
07:39Moi, j'ai fait ce que la gendarmerie me demandait.
07:42Pour le reste, j'espère qu'ils ne sortiront pas,
07:44j'espère qu'ils seront contrôlés.
07:46France Info envoie deux reporteurs sur place
07:48le jour où l'avion se pose
07:50et les premiers confinés arrivent à Caril-le-Roué.
07:53Nous racontons leurs conditions de confinement,
07:56nous faisons réagir la population locale
07:57qui regarde ça avec un oeil parfois amusé, parfois effrayé.
08:01Bon, ils vont être confinés,
08:02mais je pense qu'il y a quand même des gens
08:03qui vont amener la nourriture.
08:05Enfin, il va y avoir des intermédiaires
08:07entre les gens confinés et les gens extérieurs.
08:09À l'époque, le ton est presque badin, j'ai envie de dire.
08:12En tout cas, tout le monde prend ça
08:13avec un peu de recul, de curiosité
08:16et parfois de sourire.
08:20On sent que les téléspectateurs ont l'impression
08:24que les choses sont bien prises en charge.
08:26Et donc, l'attention sur ce sujet,
08:27on le sent, retombe assez rapidement.
08:29Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
08:30Les audiences, tout simplement.
08:31On voit bien qu'il y a des petits pics d'attention
08:34autour de cette histoire du rapatriement.
08:38Mais ça n'est pas une actualité qui s'installe.
08:41Il n'y a pas une curiosité qui dure.
08:43Il y a une curiosité sur le jour 1,
08:45éventuellement le jour 2.
08:47Mais cette quarantaine dure donc deux semaines.
08:49Et au long de ces deux semaines,
08:51elle quitte le devant de l'actualité.
08:54Le 8 février, 11 personnes sont testées positives
08:58au Covid-19, dont des Britanniques en vacances
09:01au Contamine-Montjoie, dans les Alpes.
09:03Et grâce au réseau France Bleu, notamment,
09:05le réseau des locales de Radio France,
09:07nous pouvons rendre compte de cette actualité-là également,
09:10la raconter.
09:11Dans le centre de cette station-village,
09:13on ne croise personne avec un masque devant la bouche.
09:15Pourtant, l'inquiétude est réelle,
09:17selon le pharmacien Éric Paris.
09:19Ça n'arrête pas.
09:20Demande de masques, demande de gel hydroalcoolique.
09:23Le ton change un petit peu.
09:25On sent que le virus se propage.
09:27Il y a un peu plus d'inquiétudes.
09:29Et là encore, les reportages nous permettent
09:31de faire vivre ces moments.
09:32Les gens qui viennent sont inquiets ?
09:34Ils ne sont même déjà pas arrivés encore.
09:36Sur l'autoroute, ils nous appellent.
09:38Ils veulent savoir si on a des masques,
09:39comment ça se passe.
09:45L'actualité, ce sont aussi et surtout,
09:47à ce moment-là, les municipales qui approchent.
09:50Le vendredi 14 février,
09:52Benjamin Griveaux, le candidat de La République En Marche à Paris,
09:55est obligé d'abandonner, de renoncer,
09:58suite à la diffusion de vidéos intimes.
10:00J'imagine que c'est ce qui fait l'actualité sur France Info ?
10:02Au moment où il annonce son retrait,
10:04nous passons en édition spéciale.
10:06Et nous parlons de ce sujet essentiellement
10:08tout au long de la journée.
10:09C'est ce qui domine l'actualité à ce moment-là.
10:11Le premier tour des municipales est notre point de mire
10:14et nous voyons ça comme la plus grosse actualité à venir.
10:17Stéphane Albouy, aux Parisiens.
10:18L'élection municipale, c'est quelque chose de très important
10:21pour nous et nos lecteurs.
10:22Et donc, c'est quelque chose qui va reprendre la main
10:24sur l'actualité.
10:26Bonjour à tous.
10:27Merci d'être avec nous.
10:28C'est l'information de la matinée.
10:30Le 14 février, j'étais à la veille de mes congés.
10:33On a passé une journée absolument folle à BFM TV
10:36autour de Benjamin Griveaux, de l'affaire des vidéos,
10:39de son entrée de la campagne des municipales à Paris.
10:41Coup de tonnerre, on vient de l'apprendre.
10:42Benjamin Griveaux renonce à la mairie de Paris.
10:45Le candidat à La République En Marche l'a annoncé ce matin.
10:48Il retire sa candidature.
10:50On n'est pas du tout dans un moment où on se dit
10:54pendant ce temps-là, le coronavirus galope,
10:57c'est la prochaine crise sanitaire.
10:58On est 100% concentré sur cette affaire-là,
11:01sur une affaire politique, sur les enjeux pour la REM.
11:04Et on a le sentiment, le 14 février,
11:08qu'au fond, cette affaire va occuper tout l'espace
11:11dans les semaines qui vont suivre,
11:12la campagne des municipales à Paris,
11:14qui va être le futur candidat.
11:16Et c'est ça qui fait l'ensemble de l'antenne
11:19pendant tous les jours qui suivent.
11:28Agnès Buzyn va remplacer Benjamin Griveaux
11:31comme candidate pour La République En Marche à Paris.
11:33Olivier Véran, député médecin,
11:35va remplacer Agnès Buzyn au ministère de la Santé.
11:39Le week-end du 22-23 février,
11:41l'Italie commence à prendre des mesures importantes de confinement.
11:44Le sujet, prendre l'ampleur dans les médias,
11:46puisque c'est à côté de chez nous.
11:47C'est l'Italie, c'est le nord de l'Italie.
11:49Là, on regarde avec encore plus d'attention
11:52ce qui est en train de se passer,
11:53et on pressent tout de suite qu'il y a quelque chose de très puissant
11:55qui est en train de se passer dans ce pays.
11:57Le dimanche, je suis donc de retour de congé.
12:01Je suis l'antenne.
12:03Je me félicite du fait qu'on soit,
12:05en mon absence, qu'on ait pris les bonnes décisions,
12:07et qu'on soit partis en Italie
12:09avec le nombre de reporters suffisant.
12:11Il y a deux équipes qui sont partis en Italie.
12:13Le lundi matin, on est en bonne situation pour l'antenne de BFMTV.
12:17On fait ce qui est nécessaire pour l'antenne,
12:20c'est-à-dire rendre compte d'une situation
12:22qui soudain ne semble plus sous contrôle en Italie,
12:25qui a l'air d'avoir échappé aux autorités italiennes.
12:28Et ce qui est intéressant,
12:29le souvenir que j'en ai aussi,
12:30c'est que la direction des ressources humaines,
12:32qui commence à s'inquiéter de cette situation,
12:35nous dit,
12:35vous avez des journalistes en Italie,
12:37est-ce qu'on fait le nécessaire ?
12:38Est-ce que ça se passe de façon satisfaisante ?
12:41Donc en fait, ce lundi,
12:43qui est le lundi 24 février,
12:46on comprend qu'on a basculé dans autre chose.
12:49Richard Place, à France Info.
12:51Et là, c'est Bruce de Galzin,
12:53notre correspondant permanent à Rome,
12:55qui nous raconte ces mesures de confinement,
12:58qui se rend en reportage.
12:59Carabiniers, pompiers, police nationale,
13:01il a fallu s'organiser pour mettre en place
13:03le périmètre de sécurité.
13:05Mais désormais,
13:05les contrôles à l'entrée et à la sortie
13:07de la zone confinée seront systématiques.
13:10Et d'ailleurs, avec lui,
13:11nous devons pour la première fois
13:13imaginer comment faire du reportage
13:14dans ces conditions-là,
13:16jusqu'où peut-il aller.
13:18Nous faisons en sorte
13:18de ne pas entrer dans la zone rouge,
13:20nous décrétons que ce n'est pas possible,
13:22ou alors en se soumettant ensuite
13:24à de strictes règles de confinement
13:25pour nos reporteurs.
13:27C'est à partir de ce moment-là
13:28que la couverture de cette crise sanitaire
13:30devient encore plus compliquée pour nous.
13:33Concrètement, qu'est-ce que vous faites ?
13:35Qu'est-ce que vous vous dites à ce moment-là ?
13:36Qu'on ne va pas dans les zones rouges italiennes,
13:39donc nous restons en bordure de ces zones-là
13:41pour les reporteurs
13:42qui ne sont pas encore arrivés sur place.
13:44Nos reporteurs qui sont déjà dans ces zones
13:46quand elles sont décrétées rouges
13:47passent en confinement pour 15 jours ensuite.
13:50Ça a été le cas de Bruce de Galzin,
13:52notre correspondant en Italie,
13:53qui est resté confiné chez lui
13:55pendant toute cette période-là.
13:57Nous entrons effectivement
13:58dans une nouvelle période
13:59du suivi de cette crise.
14:05Le 26 février,
14:06un premier Français meurt du coronavirus,
14:08un homme de 60 ans hospitalisé à Paris,
14:10un enseignant de l'Oise.
14:12L'Oise, département,
14:14où le Parisien a plusieurs éditions,
14:15Stéphane Albouy.
14:16On se rend compte d'un seul coup
14:17que c'est sur notre périmètre de travail direct.
14:21Donc ça veut dire qu'il y a une dizaine
14:22de journalistes du Parisien
14:22qui travaillent dans l'Oise ?
14:23Oui, il y a des journalistes
14:24qui travaillent dans l'Oise.
14:25Il y a forcément une appréhension
14:27qui arrive et est tout à fait légitime.
14:29On va fermer une de nos éditions
14:31dans l'Oise, physique,
14:32pendant quelques jours.
14:33Elle n'est pas directement dans un cluster,
14:35mais on a des journalistes
14:36qui se sont déplacés,
14:37qui ont travaillé sur place.
14:38Et donc, on décide de fermer
14:39une de nos éditions locales.
14:40Là, dès ce moment-là,
14:41forcément, pour vous,
14:42en tant que directeur
14:43de la rédaction du Parisien,
14:44Stéphane Albouy,
14:44il y a la question
14:45de la sécurité des journalistes.
14:46On se dit qu'il va falloir
14:48changer les choses dans nos pratiques.
14:49On le pressentait.
14:51On n'a pas encore des choses
14:53forcément très précises
14:54d'un point de vue sanitaire.
14:56Mais là, on se dit
14:57qu'on va devoir changer
14:57nos habitudes de travail.
14:59Céline Pigalle, ABFM TV.
15:01La question se pose,
15:02est-ce qu'il faut aller dans l'Oise ?
15:03Est-ce que pour partir dans l'Oise,
15:04il faut des masques ?
15:06Est-ce que pour partir dans l'Oise,
15:07il faut des gants ?
15:08Comment est-ce qu'il faut travailler ?
15:09On organise le fait
15:10que toutes les personnes
15:12qui vont aller au-devant
15:14de ces secteurs contaminés,
15:16qui vont se rendre dans ces zones
15:17et toujours avec elles,
15:18masques et gants
15:19pour pouvoir en faire usage
15:21et du gel hydroalcoolique, évidemment.
15:23Du coup, les reporters ont des gants,
15:25des masques pour aller dans l'Oise ?
15:26Alors, précisément,
15:29sur les gants et les masques,
15:31on a réussi à s'équiper
15:32assez rapidement.
15:33Sur le gel hydroalcoolique,
15:35au départ,
15:35c'était plutôt
15:36une démarche personnelle.
15:41Richard Place,
15:43est-ce que des reporters
15:43peuvent parler avec des gens
15:45qui sont atteints du coronavirus ?
15:47Oui, des reporters peuvent parler
15:49avec des gens
15:49qui sont atteints du coronavirus
15:50en utilisant de strictes méthodes
15:53pour faire les interviews.
15:54Nous demandons à nos reporters
15:55d'utiliser une perche
15:57pour pouvoir se tenir
15:58à plus d'un mètre cinquante
15:59de leurs interlocuteurs.
16:01Quand ils savent
16:01qu'un interlocuteur est contaminé,
16:04nous leur demandons
16:04de mettre un masque.
16:06Ils portent des gants,
16:07ils ont du matériel
16:08pour désinfecter les micros,
16:10l'enregistreur.
16:11Et chaque reportage
16:12n'est fait que sur la base
16:13du volontariat.
16:14Si un reporter décide
16:15qu'il n'a pas envie,
16:17qu'il craint
16:17de faire tel ou tel sujet,
16:19il ne le fait pas.
16:20Et nous privilégions désormais
16:22les reportages à distance
16:23via des WhatsApp,
16:25via du téléphone.
16:26En tout cas,
16:27nous essayons d'éviter au maximum
16:28les déplacements aussi
16:30de nos reporters.
16:32On commence à raconter
16:34les confinements,
16:35les inquiétudes.
16:36On sollicite énormément
16:38la communauté scientifique
16:39pour avoir des informations
16:40avérées,
16:41vérifiées sur ce que l'on sait
16:42à l'instant T
16:44sur ce virus
16:45et non pas ce que l'on craint,
16:46ce que l'on imagine,
16:47mais bien ce que l'on sait.
16:50Le 4 mars,
16:51on apprend qu'un député
16:52est touché par le coronavirus.
16:54On rentre au cœur de l'État
16:55d'une certaine manière.
16:57Le coronavirus,
16:58dans l'un des symboles
17:00de la République,
17:01c'est évidemment
17:02un marqueur fort.
17:03C'est un nouveau cap,
17:05un nouveau stade
17:05dans l'épidémie.
17:06Et je pense que c'est
17:07une prise de conscience
17:08pour tout le monde
17:09dans le pays
17:09que tout le monde
17:10peut être atteint,
17:11qu'il n'y a personne
17:12de protéger.
17:13Personne n'est épargné.
17:15Ça peut contaminer
17:16n'importe qui.
17:22Merci à Céline Pigalle,
17:24Richard Place
17:24et Stéphane Albouy.
17:26Dans le prochain épisode,
17:27avec eux,
17:28nous verrons que l'épidémie
17:29va s'accélérer dans le Grand Est
17:30après un rassemblement évangélique
17:32quelques jours plus tôt
17:33à Mulhouse
17:34et nous verrons
17:35comment les rédactions
17:36vont couvrir
17:36le premier tour
17:37des municipales.
17:41Côte-Source est le podcast
17:42d'actualité du Parisien,
17:44disponible chaque soir
17:45du lundi au vendredi.
17:46N'oubliez pas de vous abonner
17:48sur votre application
17:49de podcast.
17:50Cet épisode a été produit
17:51par Thibaut Lambert
17:52et Raphaël Pueyo,
17:54réalisation Alexandre Ferreira.
17:56Et puis n'hésitez pas
17:57à nous écrire directement
17:58code-source-at-le-parisien.fr
18:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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