- il y a 9 heures
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Coronavirus. Avec le confinement, la consommation de télévision explose. Mais il n’a jamais été aussi difficile de produire des émissions. Récit.
Notre article : http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/television-audiences-records-pub-en-berne-comment-le-petit-ecran-vit-le-confinement-06-04-2020-8295063.php
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NewsTranscription
00:01Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Avec le confinement, la consommation de télévision explose.
00:15En mars, les Français ont passé en moyenne 4h30 par jour devant leur écran.
00:20C'est trois quarts d'heure de plus que l'an dernier à la même période.
00:23Mais pour Yann Barthez, Anne-Élisabeth Lemoyne ou Nagui,
00:26« Produire de la télé aujourd'hui relève de la mission impossible ».
00:30Codesources vous racontent comment l'audiovisuel s'adapte au coronavirus.
00:43Benoît D'Aragon, François Rousseau, vous êtes tous les deux spécialistes médias au Parisien.
00:48Benoît, l'épidémie de coronavirus a changé le visage de nos émissions.
00:52Même Jean-Pierre Pernaut, qui est l'immuable présentateur du Trésor de TF1,
00:57est confiné chez lui.
00:58Il a décidé de ne pas présenter son Trésor, ce qui trouve ça trop dangereux.
01:02Jean-Pierre Pernaut, sauf quand il a des problèmes de santé,
01:04comme ça a été le cas par le passé, il est toujours au rendez-vous.
01:07Le fait que Jean-Pierre Pernaut ne soit pas là,
01:09ça prouve que dans les chaînes, l'instant est grave.
01:12Sachez que de son côté, Jean-Pierre Pernaut travaille en colisse
01:15à la mise en place de moyens pour justement pouvoir continuer
01:18à vous informer au milieu de ces circonstances exceptionnelles.
01:22On devrait le rejoindre à la toute fin de ce journal.
01:27Alors on va raconter ensemble comment le Covid-19 a impacté les médias.
01:31En février, alors que l'épidémie de coronavirus se répand en France,
01:36pendant ce mois de février, vous apprenez que des émissions de télévision et de radio
01:40prennent des premières mesures par précaution.
01:43Est-ce que vous pouvez nous les décrire, François Rousseau ?
01:44Il y a un exemple qui est significatif, c'est que les responsables de chaînes concurrentes
01:50se passent un coup de fil pour s'harmoniser, se dire
01:54« Bah tiens, vous, qu'est-ce que vous faites avec le public ?
01:56Ah bah tiens, vous sur France 2, vous gardez du public dans les émissions.
02:00Et toi, à Canal, comment tu fais ? »
02:01C'est un fait assez rare et ça montre bien l'hésitation des chaînes
02:06face à ce coronavirus qui arrive et elles commencent à mettre en place des mesures.
02:11Les émissions refusent du public, elles décident de se tenir juste entre chroniqueurs,
02:17ce qui est très douloureux pour eux parce que le public dans une émission, c'est un spectacle,
02:21c'est des applaudissements, c'est ce qui rythme une émission.
02:25Et donc, elles sont obligées de se tenir sans public.
02:28Juste avant, elles faisaient prendre la température avec des thermomètres électroniques à l'entrée
02:33pour voir si les gens qui venaient n'étaient pas malades.
02:35Donc, elles ont mis en place, au fur et à mesure, des barrières pour finalement vider les salles
02:40et être le plus sécurisé possible face au coronavirus.
02:47François Rousseau, vous publiez le 26 février une interview de Laurent Bignolas,
02:51le présentateur de Télématin sur France 2, énervé d'être placé en quarantaine par France Télévisions
02:57après un séjour en Italie.
02:58Laurent Bignolas, c'est le tout premier animateur confiné de la télévision.
03:03Il rentre des vacances d'hiver, il était parti à Venise.
03:08Il arrive le lundi matin pour reprendre son poste comme présentateur de Télématin sur France 2.
03:13Il a la voix enrouée, il n'est pas très en forme et il dit à la direction de France
03:18Télé,
03:18je rentre d'Italie.
03:20C'est au lendemain des premières images des morts en Italie,
03:23du coronavirus et de la panique qui gagnent nos voisins italiens.
03:27Et la direction de France Télévisions lui dit, tu rentres chez toi,
03:30ils appellent son joker en catastrophe, le voilà placé en quarantaine,
03:34c'est le premier, le petit monde médiatique ne prend pas tout ça au sérieux.
03:37Et en réalité, Bignolas disparaît un mois de l'antenne de Télématin.
03:42Ce n'était pas le Covid-19, mais c'était une volonté de jouer la carte de la sécurité.
03:48Bignolas, c'est le premier d'une dizaine qui va suivre.
03:52Le 2 mars, dans un article du Parisien, François Rousseau vous révélait
03:56que TF1 a demandé à son public habituel de ne plus se déplacer en studio pour les émissions.
04:01Pour les émissions de téléfoot, c'est pour ses cante-loups.
04:04Ils ont un peu paniqué, ils se sont dit, il faut qu'on fasse courir aucun risque au public.
04:09Et donc, dans un premier temps, ils vont demander aux salariés de la chaîne TF1
04:13de s'installer dans le public.
04:15Et puis, très vite, on bascule sur des émissions sans public du tout.
04:19Et ils se posent aussi la même question pour Quotidien ?
04:22Quotidien, comme tous les talkshows, se posent la question, ils hésitent.
04:26Et finalement, ils décident de garder du public.
04:29Et eux, ils ont environ 120 personnes dans les gradins chaque soir
04:33pour assurer l'ambiance du talkshow.
04:35Benoît D'Aragon, il faut rappeler qu'à ce moment-là, il y a encore peu de cas en France
04:38début mars.
04:39Oui, c'est ça, le 4 mars, on annonce que les tournages d'intervilles
04:42qui étaient prévus dans les semaines qui suivent sont reportés
04:44parce que France Télévisions sent qu'ils ne vont pas pouvoir réussir
04:47à faire ces émissions sereinement alors que le Covid-19 est en train de se répandre.
04:51Mais à l'époque, le 4 mars, il y a 4 morts en France,
04:534 morts, quelques centaines de personnes qui sont contaminées.
04:56Donc, on est vraiment au tout début de l'épidémie.
04:58Voilà, les chaînes commencent à réagir à partir du moment
05:00où l'épidémie devient concrète en France.
05:03Et c'est-à-dire, tout début mars, c'est à ce moment-là
05:05où la panique commence à gangréner les chaînes de télévision.
05:13Et le 3 mars, France 2 propose une émission spéciale coronavirus
05:16animée par le médecin présentateur Michel Cymes.
05:20Bonsoir, il fait la une des journaux, vous inquiète
05:24et parfois vous oblige à rester chez vous.
05:26Il mobilise les laboratoires du monde entier.
05:28Ce soir, France 2 vous propose de répondre à toutes vos questions sur le coronavirus.
05:33Et c'est un premier tournant parce qu'on sent qu'il y a de plus en plus de craintes
05:38dans la population.
05:39C'est Michel Cymes qui monte au front, l'animateur, le médecin préféré des Français.
05:45Et il fait une grande émission en prime time pour répondre aux questions des gens, par SMS.
05:50Et le matin même, il nous accorde une grande interview dans Le Parisien
05:53pour présenter cette émission.
05:55Il me dit, je veux avec cette émission rassurer les Français,
06:00montrer que la France n'est pas en retard.
06:02Il nous dit, ce n'est qu'une grippe.
06:04Je lui parle de la crise de l'hôpital public.
06:07Et il dit, effectivement, ça tombe au plus mauvais moment vu la situation de l'hôpital.
06:11Mais je ne suis pas inquiet car en cas de forte épidémie, pour l'hôpital, ça ira.
06:16Il nous fait cette interview.
06:17Et moi, je la titre, Michel Cymes, de point, je veux rassurer avec cette émission.
06:23Et mon chef me dit, non, on va la titrer.
06:26Depuis hier, je ne sers plus de main.
06:29Et je lui dis, mais j'ai peur que ça fasse un peu psychose, un peu stresser tout le monde.
06:33Et il me dit, non, un médecin comme Cymes qui ne sert plus de main, c'est symbolique, c'est
06:37très fort.
06:38Il faut accrocher là-dessus.
06:40Cymes fait son émission et elle fera plus de 3 millions de téléspectateurs.
06:44C'est la première grande émission sur le coronavirus qui fonctionne bien.
06:49Signe que le coronavirus inquiète, Benoît D'Aragon.
06:52Le débat télévisé entre les candidats au municipal à Paris est un petit peu modifié.
06:56On commence à beaucoup parler du coronavirus.
06:59Et donc, du coup, les candidats arrivent un par un à LCI.
07:02Et ils ne serrent pas de main, sauf Agnès Buzyn, qui vient juste de quitter le ministère de la Santé.
07:06Et qui, elle, sert la main du patron de LCI en arrivant.
07:08Et qui, après, fait, oh non, c'est vrai qu'il faut se faire des saluts à la japonaise, en
07:12bougeant la tête.
07:13Et voilà, on sent dans l'équipe que le sujet est important.
07:17Pour l'organisation pure, il n'y avait pas vraiment de public.
07:19Chacun des sept candidats était autorisé à venir avec quatre de ses soutiens.
07:23Les quatre accompagnateurs de chaque candidat sont assis épaule contre épaule sur un grand cube blanc.
07:27C'est vrai que cette émission ne respecte pas du tout la distanciation sociale.
07:31Et rétroactivement, ce n'était pas très sérieux.
07:34Et d'ailleurs, on va voir ce genre d'émissions de moins en moins.
07:36Elles vont toutes s'arrêter dans les jours qui suivent.
07:40Emmanuel Macron fait sa première allocution télévisée le jeudi 12 mars.
07:44Ensuite, Edouard Philippe annonce la fermeture des commerces non essentiels le samedi 14 mars, le soir,
07:49à la veille du premier tour des municipales.
07:51Et là, les rédactions prennent la mesure de ce qui se passe.
07:54Racontez-nous, Bonad Aragon.
07:56On voit les émissions qui commencent à complètement changer leur façon de faire.
08:00Plus question d'avoir le moindre spectateur en plateau.
08:02C'est la journée clé à la télé où toutes les chaînes de télévision vont passer en mode dégradé.
08:07Ça veut dire qu'elles vont revoir une parue leur mode de fonctionnement pour s'adapter aux règles de confinement.
08:12François Rousseau, ce lundi 16 mars, toujours le soir, le président de la République, Emmanuel Macron,
08:17annonce un confinement généralisé du pays sans prononcer le mot.
08:20Et dès le lendemain, les grands rendez-vous d'informations sont chamboulés.
08:24Beaucoup d'émissions ont déjà un peu anticipé de quelques heures l'annonce du confinement par le président
08:29et ont pris des dispositions.
08:31Et là, c'est à tous les étages.
08:33C'est dans l'air sur France 5, divise par deux ses intervenants en plateau.
08:38Les deux autres interviennent par Skype.
08:40La quotidienne, l'émission du midi sur France 5, arrête ses tournages et envoie des best-ofs,
08:45comme Mouloud Achour sur Click, le talk show de Canal+.
08:49C'est en cascade et on voit des animateurs de matinales radio
08:54qui décident de faire leur émission seuls depuis chez eux.
08:58Il y a qui par exemple ?
08:59Camille Combal, c'est un des premiers.
09:02C'est le présentateur de Virgin Tonic.
09:04C'est trois heures de direct le matin entre 7h et 10h sur Virgin Radio.
09:07Eh bien, Camille Combal, il s'installe chez lui, il est dans son salon.
09:13Salut à tous, j'espère que vous allez bien.
09:14Beaucoup ragez-vous pour cette journée qui démarre.
09:16Je vais parler doucement parce que je suis dans mon salon.
09:18Et même si mes voisins sont prévenus, je me dis d'où celui-là,
09:21mais pourquoi il parle aussi tôt celui-là ?
09:23Et il nous accorde une interview.
09:25Il dit, j'ai l'impression de faire de la radio comme au collège,
09:29comme un ado avec le chat qui marche sur l'iPad,
09:33ma femme qui fait un café derrière moi.
09:34C'est assez drôle, mais combien de temps je peux tenir ?
09:38Et Mathieu Béliard, qui est le matinalier d'Europe 1,
09:42lui, il s'installe dans son garage, il met sa doudoune,
09:45il commence à bosser à 4h du matin, il prend l'antenne à 7h,
09:48il fait sa matinale comme ça, seul, avec un micro, un boîtier,
09:52il est en direct, et tous les médias apprennent à travailler comme ça,
09:56en système D.
09:57Et puis, il y en a un qui prend la décision de laisser son fauteuil,
10:01c'est Jean-Pierre Pernault au 13h de TF1.
10:03Il faut rappeler qu'il a eu un cancer il y a peu de temps.
10:05Jean-Pierre Pernault, il a eu un cancer de la prostate il y a un peu plus d'un an,
10:09il est en forme, mais il veut jouer la sécurité.
10:13Le lundi 16 mars, à TF1, il fait son JT,
10:18et puis il dit au directeur de l'info,
10:20quand même par précaution, je pense que ce serait mieux que je reste chez moi.
10:24Et TF1 lui dit, oui Jean-Pierre, tu as raison.
10:27Du coup, il laisse son fauteuil à son joker habituel,
10:30pour, comme il le dit, se mettre à l'abri.
10:32Et donc, il nous accorde une interview,
10:34et il nous explique qu'il va faire 10 minutes depuis chez lui,
10:38à la fin du JT, tous les jours.
10:40Il fait ce qu'il appelle le 13h à la maison,
10:42il est dans son jardin,
10:44il a une caméra automatique,
10:45il a un micro,
10:46et il intervient dans son propre JT,
10:49mais depuis chez lui.
10:50Ce n'est pas du télétravail,
10:52moi c'est de la télémaison,
10:53des petits studios automatiques,
10:54ça me permet de rester en contact avec vous,
10:56de suivre l'information, bien évidemment,
10:58pour continuer à vous informer au maximum dans cette période.
11:00Courage à tous.
11:01Et dans l'interview qu'il nous accorde,
11:04il dit, les Français sont confinés,
11:06donc moi je me confine aussi.
11:11Et l'émission de Yann Barthez,
11:12Quotidien sur TMC, annonce qu'il n'y aura plus de public.
11:15Bonsoir et bienvenue, merci de regarder Quotidien,
11:17on ne savait pas jusqu'à quand nous pourrions faire l'émission en public.
11:20Nous avons maintenant la réponse,
11:21nous sommes le lundi 16 mars 2020.
11:23C'est pas la mort dans l'âme,
11:25mais c'est difficile pour eux,
11:26parce que c'est un talk show d'humeur,
11:28qu'il y a 120 personnes qui composent le public tous les soirs,
11:31qu'il y a beaucoup de jeunes.
11:32Le public, c'est l'interaction,
11:34c'est les gens qui applaudissent,
11:35c'est les gens qui rient,
11:36c'est les gens qui font vivre une émission.
11:38Que Quotidien décide de fermer les portes au public,
11:42pour eux c'est un coup dur,
11:43mais ils ont une seule idée en tête,
11:46continuer le plus longtemps possible,
11:48et donc ils vont poursuivre leur émission.
11:50Bonne heure d'Aragon,
11:51les grands divertissements aussi sont perturbés ?
11:54À partir du lundi 16, avec François,
11:56on va passer notre temps à tenir la chronique des émissions arrêtées,
12:00parce que toutes les heures,
12:01presque, il y a une chaîne qui nous annonce la mort dans l'âme,
12:03que telle émission est interrompue,
12:05telle émission n'aura pas lieu,
12:06parce que forcément,
12:08les chaînes vont privilégier les rendez-vous d'infos.
12:10À ce moment-là, on a besoin d'infos,
12:11de savoir est-ce que ce virus est dangereux,
12:13quelles sont les conséquences.
12:14Donc tout le monde se rue sur son téléviseur
12:16à l'heure des JT de 13h et de 20h,
12:19ou sur les chaînes d'info continue.
12:20Et donc, les chaînes disent dans un premier temps,
12:22les divertissements, on va s'en passer.
12:24Et puis de toute façon, sur le terrain,
12:26ils sont quasiment impossibles de les tourner.
12:28Par exemple, à ce moment-là,
12:28l'équipe de Pékin Express,
12:30qui se tournait dans la nouvelle saison,
12:31se tournait en Afrique.
12:33Tout d'un coup, ils rapatrient en France,
12:34parce qu'on se dit,
12:35c'est hyper dangereux de continuer à les faire crapahuter
12:38dans plusieurs pays.
12:39Ils peuvent potentiellement se mettre en danger.
12:40Donc, les divertissements vont être au point mort.
12:42Et je ne vous parle même pas des tournages de séries,
12:45de téléfilms et même de films de cinéma,
12:46qui sont tous interrompus depuis le 16 mars.
12:49D'un mot, Benoît, ça représente beaucoup d'argent ?
12:51Ça représente des sommes folles
12:52que les chaînes ne veulent absolument pas nous communiquer.
12:55Puis ça pose des problèmes d'organisation aussi,
12:57parce que les chaînes,
12:58elles prévoient leur programmation sur six mois.
13:00Par exemple, TF1, ça avait déjà des programmes
13:02sur lesquels ils allaient compter
13:03pour la rentrée de septembre,
13:04mais ils n'étaient pas encore tournés.
13:05Donc, en fait, c'est des conséquences énormes
13:07de trous qu'ils ont dans leur grille.
13:08Par exemple, l'euro de foot a été annulé.
13:10Donc, pour TF1, c'est plusieurs soirées
13:13où il y avait des matchs de foot qui étaient prévus,
13:14où il faut trouver des émissions pour les remplacer,
13:16mais des émissions qu'on ne peut pas tourner.
13:18C'est un casse-tête monumental
13:19et les chaînes de télé sont en train de perdre
13:21énormément d'argent,
13:22d'autant plus qu'il y a très peu de pubs.
13:24Il y a des émissions où on est passé
13:25de neuf minutes de pub par heure
13:27à quelques secondes seulement.
13:31Sur ces huit, Cyril Hanouna refuse de céder.
13:34Il veut continuer coûte que coûte,
13:36touche pas à mon poste.
13:37Le 17 mars, il présente son émission
13:39depuis son canapé, Donald Aragon.
13:41C'est vrai que Cyril Hanouna,
13:42alors peut-être c'est parce que son père est médecin,
13:44a tout de suite compris
13:45qu'il n'allait pas pouvoir faire
13:46son touche pas à mon poste,
13:47comme d'habitude dans son grand studio.
13:49Donc, il décide de s'installer
13:50un petit studio à domicile.
13:52Et donc, on le voit présenter son émission
13:53sur son canapé marron.
13:55Salut mes beautés, ça y est,
13:57on est direct, on est bien
13:58avec mes amis, là, il y a Gilles Vernaise.
14:00On est tous confinés,
14:01on ne va pas se mentir.
14:02Donc, voilà, on est à la maison.
14:03Il ne faut pas sortir.
14:06Restez chez vous, les chéris.
14:07Et ces chroniqueurs sont présents par Skype.
14:10Alors, ils changent l'émission,
14:11c'est plus touche pas à mon poste,
14:12c'est ce soir chez Baba.
14:14Ça lui permet quand même d'être là,
14:15d'informer ses fans,
14:16comme il dit, ses fans.
14:18Et surtout, ça lui permet
14:19d'offrir une petite piqûre
14:21de divertissement, d'air frais,
14:23parce que ça fait du bien
14:24de se détendre aussi
14:25quand cette actualité
14:26est aussi anxiogène.
14:33Benoît D'Aragon,
14:34les chaînes de télé
14:34donnent la priorité
14:36à l'information,
14:37mais là encore,
14:37dans des formats modifiés.
14:39Oui, c'est le système D.
14:40De toute façon,
14:40on essaye de faire de l'info
14:42sans pouvoir en faire
14:43comme d'habitude.
14:44Clairement,
14:44on a beaucoup moins de reportages
14:45qu'avant.
14:46Il y a beaucoup de journalistes,
14:47notamment en radio,
14:48qui font leurs sujets
14:49de chez eux.
14:49Ils les enregistrent,
14:50comme on fait ce code source.
14:51C'est-à-dire,
14:52chacun est chez lui,
14:52sur son téléphone.
14:53À France Télévisions,
14:54ils ont décidé de basculer
14:56le 19-20 de France 3
14:57sur le plateau
14:58du 20 heures de France 2,
14:59ce qui leur permet,
15:00par exemple,
15:00d'avoir qu'une seule régie,
15:01alors que d'habitude,
15:02il y en a deux.
15:03Ils ont double équipe.
15:04Donc voilà,
15:04ils essayent partout
15:06et par tous les moyens
15:07d'essayer de réduire
15:08la voilure en interne
15:09pour qu'il y ait le moins
15:10de gens possible
15:10dans les locaux
15:11et d'essayer toujours
15:12de faire sa mission,
15:14c'est-à-dire celle d'informer
15:14et d'expliquer comment ça se passe,
15:16y compris dans les hôpitaux
15:17et dans les EHPAD,
15:18parce que c'est important.
15:19Mais on ne va pas envoyer
15:2045 journalistes dans les EHPAD
15:21parce que ce serait
15:22totalement irresponsable.
15:23François Rousseau,
15:24ça marche très fort
15:25en termes d'audience.
15:26Les audiences explosent.
15:28Les journaux télévisés
15:29n'ont jamais été aussi suivis.
15:31En moyenne, chaque soir,
15:32il y a entre 15 et 20 millions
15:33de Français
15:34qui regardent un JT de 20 heures.
15:36L'allocution d'Emmanuel Macron
15:38a fait 35 millions
15:40de téléspectateurs
15:41pour des formats
15:43qu'on disait
15:43un peu en perte de vitesse,
15:45trop concurrencés
15:46par les chaînes d'info
15:47en continu
15:48et par l'info numérique,
15:51les sites et les alertes
15:52sur smartphone
15:53toute la journée.
15:54Le 20 heures revient en grâce
15:55mais de toute façon,
15:57les audiences explosent
15:59toute la journée.
16:00C'est historique.
16:01Au total,
16:01la semaine dernière,
16:02il y avait 4h29
16:03de temps d'écoute
16:06de la télévision
16:07par Français.
16:07C'est un niveau
16:08jamais atteint
16:09selon Médiamétrie
16:10et ce qu'on voit,
16:11c'est aussi les jeunes
16:12qui reviennent à la télé.
16:14Les 15-24 ans,
16:15ils ont 1h46
16:16de durée d'écoute
16:17cette semaine.
16:18C'est 86%
16:19par rapport
16:20à la même semaine
16:21il y a un an
16:22et on voit aussi
16:23que les jeunes
16:23sont plus nombreux
16:24à regarder les JT.
16:26Ils sont quasiment
16:27800 000
16:27de 15-34 ans
16:29à regarder le JT de TF1
16:30en plus.
16:31Ils sont 200 000
16:32à regarder celui de France 2
16:34et les jeunes
16:34se mettent à regarder
16:35des jeux
16:36comme N'oubliez pas les paroles.
16:37Ils regardent
16:38la grande vadrouille
16:40qui a fait 5 millions
16:40de téléspectateurs
16:41le dimanche après-midi.
16:42La télé leur montre
16:44que oui,
16:44elle a des programmes
16:45pour eux,
16:46elle a des divertissements,
16:47elle a de l'info,
16:47donc ils sont devant leur écran.
16:49Et là, clairement,
16:50la télé devient rassembleuse,
16:52c'est-à-dire que chacun
16:52la regarde en famille.
16:54Et contrairement à une idée reçue,
16:56Netflix,
16:56dont on pensait
16:57que ce serait le grand gagnant
16:58de cette période de confinement,
17:00Netflix est très consommée,
17:01mais pas beaucoup plus
17:02que d'habitude.
17:03Donc les grands gagnantes,
17:04ce sont les chaînes traditionnelles
17:06TF1, M6,
17:07France Télévisions, etc.
17:09Et parfois,
17:09Benoît D'Aragon,
17:10des invités d'émission
17:11finalement se disent
17:12qu'ils n'auraient pas dû venir.
17:13Oui, on est sur le plateau
17:14de cet avou
17:15et voilà un médecin
17:16qui arrive avec un masque
17:17alors qu'à l'époque,
17:18on est au plein cœur
17:19de la pénurie de masques
17:20et qui dit
17:20le plateau télé,
17:21il faut peut-être arrêter
17:22d'en faire en ce moment
17:23parce que c'est peut-être
17:23une zone de contamination.
17:25Pourtant,
17:25notre mission est d'informer.
17:27On est une chaîne
17:27C'est pour ça
17:28que je suis venu
17:28avec un masque
17:29et je pense qu'il faut
17:30informer les Français
17:31de ce problème.
17:32Ça fait froid dans le dos.
17:33À partir de ce moment-là,
17:34les membres du gouvernement
17:35sont systématiquement
17:36en vidéoconférence.
17:37C'est le cas aussi
17:38du personnel hospitalier
17:39qui va répondre systématiquement
17:40aux journaux télévisés
17:41depuis leurs hôpitaux
17:42pour ne pas aller
17:43sur les plateaux télé.
17:44C'est vrai que le plateau de télé
17:45est devenu aussi
17:46un lieu de contamination potentielle.
17:48Donc du coup,
17:49on a réduit au maximum
17:50pour limiter le nombre
17:51de personnes sur le plateau
17:52et éviter qu'un invité
17:54ou un chroniqueur
17:55attrape le coronavirus
17:56en se rendant à son travail
17:58ou dans une émission de télé
17:59à laquelle il est invité.
18:01François Rousseau,
18:02le 24 mars,
18:03Yann Barthès annonce
18:04raccourcir son émission
18:06Quotidien.
18:07C'est un paradoxe
18:08pour Quotidien
18:09parce qu'à la fois
18:10ils sont portés par le public,
18:11ils n'ont jamais fait
18:12des audiences aussi fortes.
18:14Quotidien voulait garder
18:15son format initial
18:16et voulait être
18:17une heure et demie
18:18tous les soirs en direct.
18:19Sauf que c'est une émission
18:21qui est fabriquée
18:22par une centaine de personnes.
18:24Ça devenait impossible
18:25à la fois les gens
18:27étaient en télétravail,
18:28à la fois les invités
18:29étaient en visioconférence
18:30et puis à l'image
18:32de la France,
18:33il y avait aussi
18:33des gens dans l'équipe
18:34qui ressentaient
18:35des premiers symptômes
18:36du Covid-19
18:37et donc pouvoir assurer
18:40un direct
18:41avec une telle charge
18:43de travail
18:43par des équipes à distance
18:44ou des équipes malades,
18:45c'était clairement
18:46plus possible
18:47et donc ils se sont résignés
18:49à anticiper
18:50leurs vacances de Pâques
18:51de 15 jours
18:52pour pouvoir souffler
18:53et espérer repartir
18:54sur des meilleures dispositions.
18:56Bernard d'Aragon,
18:56on l'a dit,
18:57les télés,
18:58les radios ont fait
18:58beaucoup d'informations
19:00mais à partir du début
19:01du mois d'avril,
19:01les radios veulent relancer
19:03leurs émissions de divertissement.
19:04Petit à petit,
19:05de jour en jour,
19:06on a vu aussi
19:06des émissions de divertissement
19:07qui marchaient très fort,
19:08notamment N'oubliez pas les paroles
19:09de Nagui
19:10qui bat des records
19:11et on s'aperçoit
19:12que les Français
19:12ont aussi besoin
19:13de se détendre,
19:14ils ont besoin
19:15de penser à autre chose
19:16que le coronavirus
19:16et que du coup,
19:17ça fait du bien
19:18de s'évader,
19:18de voir des émissions
19:19ou des vieux films
19:20dans lesquels
19:20on ne parle pas du tout
19:21de l'épidémie.
19:22Par exemple,
19:22France Inter décide
19:23de relancer l'émission
19:24de Nagui,
19:25alors chacun est chez soi,
19:26ils font ça en vidéoconférence.
19:27Pareil pour Charline Vanhoenacker
19:28sur France Inter,
19:30quand Lou sur TF1
19:32prépare son retour aussi,
19:33on sent qu'il y a maintenant
19:35une priorité à l'humour
19:36et que les émissions
19:37vont revenir,
19:38maintenant que techniquement
19:39c'est capable
19:39de faire une émission
19:40de chez lui,
19:41même si évidemment
19:42c'est moins spectaculaire
19:43et c'est moins joli
19:43que les émissions
19:44comme elles fonctionnent
19:45habituellement,
19:45mais ça marche
19:46et on peut rire
19:47avec Antlou
19:47et je pense que les Français
19:48ont besoin de ça aussi.
19:52Donald Aragon,
19:53vous avez interviewé
19:54Nagui le 31 mars,
19:55qu'est-ce qu'il vous raconte ?
19:56Que depuis le début
19:57du confinement,
19:57son émission de radio
19:58s'est arrêtée du jour au lendemain
19:59donc il profite de ses enfants,
20:01il a quatre enfants,
20:02il leur fait faire
20:03les devoirs
20:04comme tout le monde.
20:05Après,
20:05il se sent un peu inutile,
20:06il dit voilà,
20:07je vois les chanteurs
20:07qui font des chansons
20:09sur Twitter,
20:10je vois les humoristes
20:10qui font des sketchs
20:11sur les réseaux sociaux
20:12et moi je me sens
20:13un peu inutile
20:14et donc il dit
20:14il est temps que je reprenne
20:15mon émission
20:16parce que ce que je sais faire
20:17c'est mettre de l'humeur,
20:18c'est de rassembler justement
20:19des chanteurs
20:19et des humoristes
20:21pour détendre les Français
20:21et il s'est senti le besoin
20:23pendant une heure chaque jour
20:24de reprendre le direct
20:25pour offrir
20:26cette petite dose d'évasion,
20:28ce petit moment de sourire
20:29qui fait quand même du bien
20:30quand on est convainé
20:31toute la journée chez soi.
20:35C'est la bande originale,
20:36la bande originale à la maison.
20:38Ouais,
20:38je peux même faire des applaudissements,
20:39il paraît un truc de...
20:41Ouais,
20:41la folie,
20:42la folie,
20:43la folie.
20:43Voilà les chroniqueurs habituels
20:45sauf qu'ils sont chacun chez eux,
20:46chacun sur leur ordinateur.
20:48Alors évidemment,
20:48les interactions sont moins fortes,
20:50c'est une émission de bande.
20:51Ça évidemment,
20:52c'est plus compliqué
20:52parce que chacun est par téléphone.
20:54Mais enfin franchement,
20:55ça se tient bien,
20:55pendant une heure,
20:56ils ont un invité au téléphone
20:57et c'est l'émission d'habitude.
20:59Même si c'est un peu dégradé,
21:00c'est-à-dire que c'est un petit peu
21:01moins fluide que d'habitude.
21:04Benoît D'Aragon,
21:05tout le monde s'attend
21:05à ce que le confinement dure.
21:07Comment font les émissions quotidiennes
21:09pour continuer à être présentes ?
21:10Je pense aux émissions
21:11comme Question pour un champion,
21:12par exemple.
21:13L'avantage des Jeux,
21:14c'est que comme c'est tous les jours,
21:16y compris l'été,
21:17ils enregistrent des semaines,
21:18voire des mois à l'avance,
21:19les numéros.
21:20Donc n'oubliez pas les paroles,
21:21il y a encore une quinzaine
21:22de numéros qui sont en boîte.
21:23Idem pour Tout le monde
21:24veut prendre sa place,
21:25idem pour Question pour un champion.
21:26Donc pour l'instant,
21:27ils continuent.
21:28Après, il faut s'attendre
21:29à avoir des best-ofs.
21:30Par exemple,
21:31n'oubliez pas les paroles,
21:31ils vont rediffuser
21:33des émissions
21:33qui avaient été diffusées
21:34en septembre
21:35quand il n'y aura plus d'inédits.
21:36Et après,
21:37si le confinement dure
21:39au-delà du mois de mai,
21:40ça va commencer à devenir
21:40très compliqué pour les jeux télé.
21:42Justement,
21:42dans les semaines
21:43et les mois qui viennent,
21:43ça risque d'être très compliqué,
21:45y compris financièrement
21:46pour les chaînes de télé ?
21:47Oui, parce qu'il n'y a
21:48toujours pas de publicité,
21:49donc il n'y a pas de rentrée
21:50d'argent pour les chaînes de télé
21:51qui ont mis des salariés
21:53au chômage partiel
21:54comme beaucoup d'entreprises
21:55de France.
21:56Et effectivement,
21:56on va avoir de plus en plus
21:57d'émissions qui vont s'arrêter
21:58comme des jeux télé
21:59qui vont passer en rediffusion
22:00parce qu'il n'y a plus
22:01de numéros d'inédits.
22:02Peut-être d'autres émissions
22:03qui, comme quotidien,
22:04vont s'arrêter une semaine
22:05pour souffler
22:05parce que tout le monde
22:06sera lessivé.
22:07Donc, on va continuer
22:08le système D
22:09jusqu'à la fin du confinement
22:11et peut-être que les antennes
22:12vont se dégrader
22:13de plus en plus.
22:13Pour revenir sur les animateurs
22:15qu'on a évoqués
22:17comme Cyril Hanouna,
22:18comme Yann Barthez
22:19ou encore Camille Comballe,
22:21finalement,
22:21ils sont comme tout le monde,
22:22ils ont envie de tenir leur rôle,
22:24de faire leur travail,
22:25mais ce n'est pas facile.
22:26Non, non, c'est sûr
22:26que ce n'est pas facile.
22:27C'est le système D,
22:28c'est-à-dire qu'il faut continuer.
22:30Après, la chance qu'ils ont,
22:31c'est que, notamment en radio,
22:33c'est facile de faire
22:33des émissions par téléphone.
22:34On peut faire
22:35une interview par téléphone.
22:36Ils ont réussi à mettre
22:37en place des moyens techniques
22:38qui leur permettent
22:39de continuer.
22:40On retrouve l'esprit,
22:41on retrouve l'humour
22:42de Hanouna,
22:43de Camille Comballe,
22:44les blagues de Nagui
22:45ou l'esprit de sérieux
22:47de décontraction
22:47de cet avou et de quotidien.
22:49Les chaînes se sont adaptées,
22:50mais les téléspectateurs
22:51ont répondu prédents.
22:52Et puis, je crois qu'ils comprennent
22:54et qu'ils leur pardonnent
22:55totalement la dégradation.
22:57Ça veut dire qu'ils ont compris
22:58qu'ils faisaient le maximum
22:59avec le peu de moyens.
23:00Je pense que personne
23:01ne reprochera aux chaînes de télé
23:03de proposer des émissions
23:04de moins bonne qualité
23:05que d'habitude.
23:06Les émissions de télé,
23:07elles veulent continuer
23:08leur mission
23:09qui est d'informer
23:10et qui est de divertir.
23:12Elles veulent garder le lien
23:13avec leur public.
23:15Et donc, c'est pour ça
23:15que dès le début de cette crise,
23:17chacun a adopté
23:18une stratégie différente.
23:19Il y en a qui ont dit
23:19« Moi, je continue chez moi »
23:21comme Hanouna.
23:22Il y en a qui,
23:22comme Moulouda Chour,
23:23disent « Moi, je continue sur Instagram.
23:25Barthez qui dit
23:26« Moi, je tiens le plus longtemps possible
23:27dans le quotidien. »
23:28C'est vraiment cette volonté
23:29de garder le lien
23:31avec le public.
23:36Merci à Benoît D'Aragon
23:37et François Rousseau.
23:42Codesource est le podcast
23:44d'actualité du Parisien
23:45disponible chaque soir
23:46du lundi au vendredi.
23:47Si vous aimez Codesource,
23:49n'hésitez pas à nous le dire
23:50en mettant des petites étoiles
23:51et en vous abonnant
23:52sur votre application
23:53de podcast préférée
23:55comme Apple Podcast
23:56ou Podcast Addict.
23:57Cet épisode de Codesource
23:58a été conçu et préparé
24:00par Marion Bottorel.
24:01Production
24:01Claudia Prolongeau.
24:03Réalisation
24:04Benoît Gillon.
24:05Sous-titrage Société Radio-Canada
24:16– Sous-titrage Société Radio-Canada
24:20– Sous-titrage Société Radio-Canada
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