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  • il y a 11 minutes
Lundi 16 mars 2026, retrouvez Frédéric Tassin (Responsable Gestion Actions Globales et Thématiques, Ofi Invest Asset Management), Thierry Guille (Président, Raymond James France) et Véronique Riches-Flores (Présidente, RF Research) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:02Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Frédéric Tassin est à nos côtés ce soir, le responsable des gestions actions globales et thématiques d'Ophi Invest Asset
00:19Management.
00:20Bonsoir Frédéric.
00:21Bonsoir Gégoire.
00:21Bienvenue, ravi de vous accueillir dans cette émission aux côtés de Thierry Guille qui est avec nous ce soir également,
00:25le président de Raymond James France.
00:27Bonsoir Thierry.
00:27Bonsoir Gégoire.
00:28Et Véronique Riche-Flores qui nous accompagne, économiste indépendante et présidente de RF Research.
00:34Bonsoir Véronique.
00:35Bonsoir.
00:35Parole à l'économiste Véronique au démarrage de cette troisième semaine de nouvelle guerre du Golfe, crise iranienne, je ne
00:42sais pas comment vous la qualifiez vous-même.
00:44Qu'en est-il déjà peut-être des premiers impacts macroéconomiques auxquels il faut s'attendre après deux semaines de
00:50conflits et deux semaines de blocage du détroit d'Hormuz ?
00:55Et puis, je le disais en introduction, le marché semble convaincu que cette situation appellera une réponse de politique monétaire
01:01de la part des banques centrales.
01:02Ça tombe bien.
01:03Elles vont toutes parler au cours des prochains jours.
01:07Eh oui, et on ne sait pas ce qu'elles vont dire.
01:10Parce qu'effectivement, elles peuvent à peu près nous dire tout et son contraire et chacune à sa manière.
01:15Donc, effectivement, en revanche, je pense que ce sera très instructif précisément de les écouter.
01:21Alors, je ne suis pas sûre que beaucoup aillent très loin et se prononcent sur la suite, mais on va
01:30indiscutablement sentir les sensibilités.
01:32La BCE, notamment à travers les prises de parole de son chef économiste, a quand même lancé des messages un
01:39peu inquiétants, enfin préoccupants.
01:41Il y a de cela quasiment deux semaines, mettant davantage l'accent sur le risque d'inflation plutôt que celui
01:50de la croissance.
01:52Bien évidemment, ça nous rappelle des épisodes un petit peu fâcheux, 2008, quand effectivement la BCE avait remonté ses taux
02:00d'intérêt,
02:01en plein début d'été, après une escalade des prix du pétrole.
02:04Et c'était assez malvenu, en l'occurrence.
02:08Je pense que la BCE a mûri depuis.
02:10Il n'en reste pas moins que leurs préoccupations et Mme Lagarde, et comme les communiqués récents, n'ont cessé
02:17de revenir sur ce point.
02:19Nous faisons des progrès, mais avec des niveaux d'inflation sur les parties sous-jacentes qui restent problématiques
02:27et qui risquent d'être exposés à des chocs d'offres.
02:30Rappelez-vous, ce leitmotiv sur les risques de chocs d'offres.
02:33Or, nous sommes aujourd'hui face effectivement à tout ce qui caractérise un choc d'offres sur le plan pétrolier,
02:40sur ce que ça peut signifier pour un certain nombre de produits, bien évidemment.
02:45Et on ne parle pas encore trop de produits agricoles.
02:50Je redoute quand même beaucoup d'éléments.
02:53On regarde la situation des fertilisants et des engrais, qui sont des intrants cruciaux évidemment pour l'agriculture.
02:58Il y a cette problématique du détroit d'Ormouz, mais il y a également cette problématique de la globalité des
03:04marchés des matières premières.
03:06On a déjà vu les précieux, après on a vu les métaux industriels.
03:10Le pétrole, à notre avis, était très sous-évalué par rapport à tous ces mouvements.
03:15C'était le facteur qui nous poussait à la fin de l'année dernière en disant, attention quand même,
03:20c'est difficile d'envisager que les cours des métaux industriels continuent sur leur lancée ou restent à leurs niveaux
03:27actuels.
03:28Sans être rejoints par la partie énergétique.
03:30Exactement.
03:30Donc c'est ce que le conflit est en train de produire.
03:34Ça nous amène aussi à conclure, nous, que même s'il y a une fin de conflit relativement rapide,
03:39il restera sans doute une prime de risque qui empêchera, à notre avis, les cours de baisser significativement sous les
03:4780-85 dollars.
03:48On ne sait jamais exactement, mais dans l'épaisseur du...
03:50En tout cas, ce n'est certainement pas un scénario de retour aux niveaux antérieurs.
03:54Et si c'est ça, alors on a beaucoup de mal à ne pas envisager que les softs, les matières
04:02premières agricoles,
04:03suivent la tendance avec un certain délai.
04:07Donc le risque inflationniste, il est là.
04:09Alors je vous dis ça, il y a tellement d'incertitudes, mais ça nous dit bien, probablement,
04:13ça nous donne une partie de la lecture que peuvent avoir beaucoup de nos banquiers centraux.
04:19En particulier à la BCE.
04:20Si nous le voyons, eux aussi ont probablement des signaux ou des analystes qui les mettent sur cette longueur d
04:28'onde.
04:29Donc on voit bien, effectivement, ce qui risque de se produire,
04:33et qui pourrait être assez malvenu du côté de la BCE,
04:36parce qu'en réalité, on va avoir un choc de croissance immédiat.
04:41Pour l'instant, pas trop violent.
04:44Pour l'instant, digérable.
04:46Les estimations et les élasticités nous font dire qu'à priori, en tout cas dans l'immédiateté,
04:52l'impact sur l'inflation est plus important que l'impact sur la croissance, si j'ai bien compris.
04:57Oui, mais il faut...
04:59Enfin, nous on a tendance à dire, attention d'où on vient.
05:02On vient dans l'environnement, je n'ai pas publié notre petit baromètre mensuel là,
05:06parce que c'était la semaine dernière, le film n'a pas trop d'intérêt, c'est celui du mois
05:09de février.
05:11Il est en général un peu avancé, mais là, en l'occurrence, pas du tout.
05:15Et donc, je ne l'ai pas publié, mais j'ai presque regretté,
05:18parce qu'il nous donnait des messages intéressants, c'est-à-dire que le truc, il ne bouge pas.
05:21Il n'arrive pas à prendre une direction.
05:23Il y a deux, trois mois où la dynamique des exportations et de l'investissement
05:28tire l'indicateur global,
05:31et puis deux mois derrière, la consommation tire le truc à la baisse.
05:34Et finalement, c'est un indicateur qui fait une synthèse de différents indices,
05:40incluant la Chine, les États-Unis, le Japon, enfin les grandes régions,
05:44et puis on essaye d'avoir une approche par secteur, consommation, investissement, etc.
05:49Et finalement, c'est ça, ce qu'on voit, c'est probablement la résultante de cette situation d'une croissance
05:56en cas,
05:58qu'on a plutôt eu l'impression de voir se propager plutôt que l'inverse.
06:03C'est-à-dire qu'on parlait de cette situation aux États-Unis il y a trois, quatre mois.
06:06Oui, oui, bien sûr.
06:07C'était clair, on comprenait bien les tenants et aboutissants.
06:10La question, c'est est-ce que c'est le modèle qui va se propager au reste du monde ou
06:14pas ?
06:14Et on a plutôt l'impression que c'est cette voie-là.
06:17Ça veut dire quoi ?
06:18Ça veut dire qu'on a des consommateurs qui restent très fragiles.
06:21Et que la dynamique de l'investissement, même si on l'aperçoit, est indéniable,
06:25eh bien celle-là, elle a du mal à tirer l'ensemble de l'activité économique.
06:28Donc c'est un environnement qui reste fragile, effectivement.
06:32Évidemment, donc susceptible d'être davantage sensibilisé par le choc.
06:37Mais vous avez raison, tant qu'on s'arrête à 100 dollars, on a envie de dire même pas mal,
06:42surtout si on revient à 90, 85, même dans deux mois.
06:47Mais cette limite, ce seuil de 100 dollars, il est quand même sensible.
06:51On voit bien que toutes les estimations, dès qu'on monte un petit peu,
06:54d'abord 100 dollars, ce n'est pas un niveau confortable, incontestablement.
06:57On sait très bien que si, in fine, c'est le niveau moyen,
07:00ça veut dire sans doute beaucoup d'oscillations autour de ces niveaux
07:03et potentiellement des embardés imprévisibles, en fonction de...
07:07Et puis ça veut dire un impact sur les niveaux des taux d'intérêt.
07:11Donc ça, c'est la dernière roue.
07:13Je ne parle pas des banques centrales, mais à la limite,
07:16si les banques centrales ne font pas leur job,
07:18ou qu'elles le font, on s'en fait un inverse.
07:20Le marché le fera sur la partie longue.
07:22Et la sensibilité de notre économie,
07:24soit par les secteurs de la tech,
07:26ou du cycle d'investissement à cette partie longue des taux d'intérêt,
07:30elle est très importante.
07:31À 100 dollars, le 30 ans américain revient à 4,90 ?
07:34Tout à fait.
07:35Alors, il ne passe pas les 5.
07:37Non.
07:37Mais voilà, il suffit qu'on aille titiller les 110 pendant quelques fois,
07:42qu'il y ait des effets de relais,
07:44ou des blocages sur certains approvisionnements,
07:48et ça va très vite.
07:50Donc, effectivement, ce niveau des 5, il est regardé de très près.
07:54Frédéric, quelle évaluation vous faites ?
07:56Alors, des marchés actions globaux,
07:58puisque c'est ceux que vous regardez,
08:01depuis le début du conflit, bien sûr.
08:05Il faut reprendre là aussi,
08:07où est-ce qu'on en était avant le déclenchement de la crise iranienne ?
08:11Il y avait cette idée assez consensuelle
08:15de diversification en dehors des actifs en dollars en général,
08:19en dehors de la tech américaine en particulier,
08:21et un consensus qui payait plutôt bien,
08:25puisque l'Asie, les places développées ou émergentes asiatiques,
08:30s'en sortaient bien, voire très bien.
08:31L'Europe trouvait également sa place dans cette stratégie de diversification,
08:38accompagnée par des flux,
08:39le thème value, le thème des infrastructures,
08:42le thème de la défense, bien sûr.
08:44Depuis deux semaines, on a l'impression que les choses sont un peu mises en pause.
08:47Est-ce que c'est juste une pause,
08:48ou est-ce que le marché est en train de réfléchir
08:50à une nouvelle manière de bouger dans ce contexte-là ?
08:55Alors pour l'instant, c'est une pause,
08:56puisque tant que le conflit ne dure pas,
08:59et c'est quand même l'hypothèse centrale aujourd'hui,
09:01quand on voit les marchés qui montent,
09:03l'hypothèse centrale, c'est que ça dure quelques semaines,
09:05ça ne dure pas quelques mois.
09:06Ça l'est toujours aujourd'hui.
09:07Quand on regarde à travers des produits optionnels,
09:09des marchés dérivés, etc.,
09:11il y a quand même l'idée que,
09:13à horizon de quelques semaines ou quelques mois,
09:15les choses pourraient encore rentrer dans leur ordre.
09:17On n'a pas eu une correction des valeurs industrielles aujourd'hui
09:19qui laisse supposer qu'on a changé de monde.
09:21Voilà, qu'on a changé de monde.
09:23Donc on a un peu consolidé sur certains types de valeurs.
09:26Effectivement, vous aviez raison,
09:27c'était le thème du broadening,
09:29donc on arrêtait d'acheter que de la tech,
09:30on diversifiait ses actifs sur quasiment toute la cote,
09:33notamment aux États-Unis,
09:34puisque le reste allait supporter la croissance des résultats
09:37et donc devait subir une revalorisation des actifs.
09:41Et puis c'était un peu la fin également
09:43d'un modèle très hégémonique américain
09:45où on concentrait 100% des investissements des non-résidents.
09:49Et puis voilà, on avait plutôt tendance à voir le reste du monde
09:52prendre un peu le relais en termes de croissance économique,
09:54alors avec des plans budgétaires très bien installés un peu partout.
09:57Donc il y avait également le soutien des gouvernements en Europe,
10:01plus récemment au Japon.
10:02Mais quand même l'idée que la croissance n'était pas qu'américaine
10:05et qu'elle allait se disperser un peu partout sur la planète
10:07et que quand on regardait la valorisation des actifs financiers,
10:10les US étaient plutôt très chers,
10:12le reste était quand même encore relativement abordable,
10:15donc autant diversifier ses actifs.
10:17Depuis 15 jours, tout ça est un peu en pause.
10:19Tout ça est un peu en pause,
10:20d'une part parce que quasiment tous les pays hors les Etats-Unis
10:24sont dépendants du pétrole,
10:26donc les US sont relativement tout suffisants en gaz et en pétrole.
10:29Donc si le conflit venait à durer un peu plus longtemps,
10:33il devrait pouvoir continuer à produire un peu plus longtemps que les autres.
10:36Ce n'est pas tout à fait la même problématique pour l'Asie et pour l'Europe.
10:41Et puis surtout, on voit que dans les actifs,
10:44des titres qui avaient très très bien marché,
10:45notamment sur la partie industrielle,
10:46on a vu un très bon rebond des petites et moyennes capitalisations
10:50qui depuis deux ans ne faisaient plus rien,
10:52qui était le principal actif en termes de performance aux Etats-Unis
10:56depuis le 1er janvier.
10:57On a vu tout ça se détricoter
11:01et des titres qui étaient un petit peu oubliés,
11:03voire même qui avaient été jetés aux sorties par le marché,
11:05notamment la partie software,
11:07reprendre un peu de couleur.
11:08Il y a une chose en revanche qui est intéressante,
11:10c'est qu'en règle générale, quand les marchés doutent,
11:13ils ont tendance à se réfugier vers des valeurs refuge.
11:16Et ces valeurs, en règle générale,
11:18c'est plutôt de l'agroalimentaire,
11:19de la consommation courante bien installée.
11:21Et ce coup-ci, ça ne marche pas.
11:23Et ça ne marche pas probablement
11:25parce que le marché se dit
11:26si on a un prix du gallon aux Etats-Unis,
11:28on a un prix du baril d'essence en Europe
11:30qui reste un peu perché un peu longtemps,
11:33une partie des ménages vont devoir faire des arbitrages.
11:36Et notamment aux Etats-Unis,
11:36on parlait de la consommation en cas,
11:38avec d'un côté du cas des ménages plutôt aisés
11:42qui ne sont pas sensibles au prix du baril.
11:44En revanche, de l'autre côté,
11:46et l'autre côté, c'est grosso modo 50% de la population américaine
11:49qui a tendance à tirer un petit peu le diable par la queue aujourd'hui.
11:53Ces gens-là sont sensibles à un prix du baril qui monte,
11:55sont sensibles à un prix du gaz qui monte,
11:57et donc devront faire des arbitrages de consommation
11:59puisque les salaires ne devraient pas monter
12:02à du concurrence de cette inflation des matières premières.
12:07Un point majeur de différence quand même
12:08par rapport au choc Covid, post-Covid et au choc ukrainien.
12:13Vous dites cette fois qu'il y a moins de place
12:15pour ce qu'on a appelé à l'époque la « gridflation »,
12:17l'inflation par les marges.
12:20les groupes profitant d'une ambiance inflationniste
12:23un peu généralisée pour effectivement
12:26augmenter peut-être un peu plus leur prix de sortie
12:29et ainsi augmenter leur marge.
12:30Ça a été beaucoup documenté,
12:32beaucoup décrit par les banques centrales,
12:33en l'occurrence.
12:34Vous dites qu'il y a beaucoup moins de place
12:36quand même pour ce phénomène aujourd'hui.
12:37On a cette impression-là.
12:38En fait, on a regardé de très près
12:40les communications des entreprises américaines
12:43au dernier trimestre.
12:45C'est comme cet annuel.
12:47On a quand même vraiment l'impression
12:48qu'on a une espèce d'élasticité négative
12:51qui s'installe au niveau des prix.
12:53Donc si on continue à monter les prix,
12:54on détruit la demande.
12:56Et si vous vous souvenez
12:56ce qui s'était passé lors du Covid,
12:58il y avait des excédents d'épargne,
12:59les politiques budgétaires étaient à la manœuvre.
13:02On avait des supply chain qui étaient en disruption,
13:04donc ce n'était pas très compliqué
13:05pour les entreprises de monter les prix.
13:07Après le 2 avril, après les tarifs,
13:09ça a été un peu plus compliqué.
13:10Ce qu'ont fait les entreprises,
13:12elles ont énormément négocié avec les fournisseurs.
13:14Donc elles ont vraiment cherché
13:15à préciser les trois des fournisseurs
13:16avant de commencer à passer des hausses de prix.
13:19Et les hausses de prix n'ont pas été passées
13:20de manière immédiate.
13:21Elles ont été linéarisées.
13:23Il y en a encore dans le tuyau
13:24au moment où on parle.
13:24Donc on parle d'un phénomène
13:26qui a quasiment un an.
13:27Il y a encore des entreprises aux Etats-Unis
13:29qui ont pour projet
13:30de continuer à monter légèrement les prix
13:31pour pouvoir pallier à l'impact tarifaire.
13:35Donc nous, ce qu'on se dit,
13:36c'est qu'à un choc supplémentaire,
13:38aujourd'hui, les entreprises
13:39n'ont pas forcément
13:40la capacité à continuer à faire monter les prix
13:42ou si elles cherchent à le faire,
13:44destruction de la demande.
13:45Donc il y aura un arbitrage
13:46entre destruction de la demande
13:47et les marges à faire.
13:48Donc in fine,
13:49des prix du baril
13:51qui restent élevés trop longtemps,
13:52des prix des entrants
13:53qui restent élevés trop longtemps,
13:55ce n'est pas une bonne nouvelle
13:56pour les marchés financiers.
13:57Soit ça se retrouve dans l'inflation
13:58et donc dans les taux
13:59et ça peut abîmer les marchés actions,
14:01soit ça se retrouve dans les marges
14:02des entreprises directement, c'est ça ?
14:04Exactement.
14:05Thierry, votre évaluation de la situation
14:08et notamment sur le plan
14:09du marché américain,
14:12alors réunion de la Fed
14:13cette semaine,
14:16est-ce que la Fed
14:17a encore des arguments
14:19pour signaler de possibles
14:21baisses de taux ?
14:22C'était quand même
14:22un des grands projets
14:25de cette année de 2026,
14:27Thierry,
14:27pour la Fed.
14:28Alors,
14:29du côté de la Fed,
14:29il y a peu de chances
14:30qu'on observe une baisse des taux
14:31dans un court terme,
14:32surtout compte tenu
14:33de la situation actuelle.
14:35Nos économistes et nos stratégistes
14:36pensent plutôt
14:37qu'on est sur une situation
14:38qui devrait afficher un statu quo,
14:42avec possiblement,
14:42et c'est un des sujets
14:43qu'on commence à avoir point
14:45autour de ce que peut dire
14:48certaines personnes
14:49proches de la Fed,
14:50de possible éventuellement
14:50de monter de taux.
14:51Je rappelle toujours
14:52que le président de la Fed
14:53n'est pas seul à décider
14:54la matière de taux.
14:55ce qui sera intéressant
14:57de savoir,
14:57c'est les attendus
14:59de Powell
15:00et éventuellement
15:02comment il peut aborder
15:04la hausse récente
15:05des cours de l'énergie.
15:06Et s'il pense
15:08prendre cela en compte
15:09par rapport à sa politique
15:10en matière de taux court.
15:12Mais pour l'instant,
15:14pas de statu quo.
15:15C'est un point très différent
15:17de l'économie américaine
15:18par rapport à il y a 10 ou 15 ans.
15:19C'est qu'il y a eu
15:20la révolution du shale,
15:22du gaz de schiste,
15:22du pétrole de schiste
15:23et que, de fait,
15:25les Etats-Unis
15:26sont exportateurs nets
15:27de produits pétroliers,
15:30de pétrole au sens large
15:31aujourd'hui.
15:33Ça change complètement
15:34la donne
15:34par rapport au réflexe même
15:36qu'on avait
15:36il y a 10 ou 15 ans.
15:39Très clairement.
15:39Ce sont les premiers
15:40producteurs mondiaux.
15:41Ils produisent près
15:41de 14 millions de barils
15:42au jour.
15:43Et à 100 dollars,
15:44ça en fait des producteurs
15:45marginaux potentiels
15:46pour venir
15:48accommoder, j'allais dire,
15:50le marché si nécessaire ?
15:51On l'a évoqué
15:52hors plateau tout à l'heure.
15:53Non, je ne pense pas.
15:54Encore une fois,
15:57aujourd'hui,
15:58il y a eu,
15:58comme on l'évoquait
16:00tout à l'heure,
16:00il y a eu un changement
16:01de paradigme
16:01dans l'univers de l'énergie.
16:02C'est-à-dire qu'en fait,
16:04les producteurs américains
16:05pensent d'abord
16:05à la génération
16:06de cash flow.
16:07Moi, quand j'ai commencé
16:08le métier,
16:09il y a quelques décennies,
16:09l'idée, c'était en fait
16:10que ces acteurs-là
16:12fassent des découvertes
16:13de gisements.
16:14C'était le drill baby drill.
16:16Oui, c'était ça.
16:17Mais le drill baby drill,
16:18en fait, finalement,
16:19c'est là aussi un sujet
16:20sur lequel Trump a échoué
16:22parce qu'en fait,
16:22ils ne l'ont pas suivi.
16:24Et ça, nos analyses,
16:25c'est ce qu'ils ont dit.
16:26Ils n'ont pas de raison
16:26aujourd'hui d'augmenter
16:27la production,
16:28même si on pourrait imaginer
16:29un petit peu de coopération.
16:31À 100 dollars,
16:31c'est peut-être plus
16:32la même histoire.
16:32Quand le pétrole est à 60,
16:34pourquoi pas ?
16:35Mais à 100 dollars,
16:35il y a peut-être
16:36une histoire différente, non ?
16:37La question, c'est le temps.
16:38C'est ce qu'on évoquait
16:39tout à l'heure.
16:39C'est savoir combien de temps
16:40vous allez vous retrouver
16:40dans une situation actuelle
16:41avec un baril élevé.
16:42Alors, je rejoins
16:44les deux propos
16:45qui ont été évoqués précédemment.
16:46C'est-à-dire que
16:47je pense qu'on va être
16:49durablement sur un taux
16:50du cours du baril
16:51au-delà de ce qu'il était
16:51avant la crise,
16:53enfin, avant la guerre.
16:54Donc, probablement,
16:54sur des niveaux 80 dollars,
16:56ce qui a été évoqué tout à l'heure.
16:57Et en même temps,
16:58une accélération
16:59au-delà de 100 dollars.
17:00Encore une fois,
17:02on peut tout imaginer,
17:03mais il y a peu de chances
17:03que ce soit le cas.
17:04En tout cas, aux États-Unis,
17:05on voyait ce que disait Pauline
17:06tout à l'heure,
17:06il y a un écart
17:07qui est en train de se recréer
17:08entre l'Ouest Texas
17:09et le Brent.
17:09On a 5 dollars,
17:10ils étaient quasiment apartés.
17:12Ça prouve bien
17:12que les Américains
17:13ont des ressources
17:13qui n'ont pas
17:14ni les Asiatiques
17:14ni les Européens.
17:16Sur la partie
17:17taux d'intérêt,
17:18comment vous regardez
17:19les mouvements ?
17:20Alors, on parle beaucoup
17:21des taux longs,
17:21effectivement,
17:22qui se rapprochent
17:23de seuils un peu critiques,
17:254,25, 4,30, 4,50
17:26sur 10 ans américains.
17:27Mais ce qui a beaucoup bougé aussi,
17:29c'est les parties courtes
17:30de courbes,
17:32avec un phénomène
17:33d'aplatissement
17:34des courbes de taux
17:35qu'on a pu observer.
17:37Un phénomène antérieur
17:39à la crise iranienne
17:40était plutôt un phénomène
17:40de pontification.
17:42Quel est le message
17:43renvoyé par ces mouvements-là ?
17:45Il n'est pas clair.
17:47Comme vous le disiez,
17:47on était retourné
17:48dans une pontification
17:49de la courbe des taux.
17:51Et c'est pour ça
17:51qu'une des raisons
17:52était qu'en fait,
17:53il y avait un certain nombre
17:54de valeurs,
17:54en l'occurrence,
17:54les valeurs bancaires
17:55qui se tenaient bien
17:55aux Etats-Unis,
17:56ont retombé
17:57dans un système un peu normal.
17:59Et là, on observait
18:00un phénomène,
18:00je lisais un papier ce matin
18:01de notre stratégiste
18:02qui faisait le constat
18:03qu'effectivement,
18:04c'est assez étonnant.
18:04On a eu un mouvement
18:05de montée des taux longs.
18:07On est passé en gros
18:08de 4 à 4,26, 4,27.
18:09On a monté presque
18:10de 30 BP
18:11sur le taux long,
18:12disons, US.
18:13Et en fait,
18:14il est allé voir
18:15ce qui s'était passé
18:15durant, par exemple,
18:16la guerre entre la Russie
18:17et l'Ukraine il y a 4 ans.
18:18On avait eu un phénomène
18:19où, à l'époque,
18:21les taux avaient commencé
18:21à baisser,
18:22crainte de récession.
18:25Et au bout
18:25de quelques semaines,
18:26c'est-à-dire
18:26au bout de 2 à 3 semaines,
18:27les taux ont commencé
18:28à se réaccélérer
18:28pour monter de presque
18:30300 BP.
18:30Ce n'est pas rien
18:31dans les mois
18:33qui ont suivi.
18:34Le même phénomène,
18:34on l'a observé
18:35au moment du carry trade
18:36sur le Yen,
18:37en 2024.
18:38Même phénomène
18:39qu'on observait
18:40l'année dernière
18:41au moment de début avril
18:43sur Liberation Day.
18:45Alors là,
18:46c'était l'inverse.
18:47Les taux avaient d'abord
18:48monté comme ils le font
18:49aujourd'hui,
18:49puis ils avaient baissé
18:50rapidement.
18:50D'où la question du moment.
18:52Est-ce que la montée récente
18:53du taux 10 ans
18:54à 4,27, 4,30
18:56présage d'une poursuite
18:57de la montée ?
18:57On ne le pense pas.
18:58On pense que ça va rebaisser.
18:59Alors, la lecture immédiate...
19:01Il faut qu'il est au monde
19:01pour qu'il baisse.
19:02Oui.
19:03Alors, il n'y a pas,
19:04vous savez,
19:04parce que c'est ce que je vous dis
19:05depuis plusieurs mois
19:05à nous chez Raymond Jeffs,
19:06on est très partisans
19:07d'une rotation sectorielle
19:10qu'on a vue depuis le mois d'octobre
19:11avec un papier remarquable
19:12qui a fait mon stratégiste
19:13en décembre dernier
19:14en privilégiant les cycliques
19:16et les small cars.
19:17Oui.
19:17On reste sur ce schéma.
19:19Ça reste valable.
19:19Après deux semaines
19:20de crise iranienne,
19:21il n'y a pas de raison encore
19:22de remettre ce call en question.
19:24Alors, vous parliez tout à l'heure
19:25de ce qui se passe
19:29de crise
19:29et la gérante du monde entier
19:30pour venir chercher
19:31de la large cap tech.
19:33On avait vu,
19:34on en avait parlé
19:34la dernière fois
19:36qu'on s'était vu
19:37sur le décrochement
19:39du secteur des softwares
19:40et on a eu cet arbitrage
19:42en fait où les gens
19:42étaient beaucoup plus longs
19:43sur les semis
19:44et très défensifs
19:45sur les softwares.
19:46Ça a été dit tout à l'heure,
19:47les softwares ont repris
19:48un peu du...
19:49Hard versus digital assets.
19:51Oui, c'est ça.
19:51C'est un peu deux mondes
19:52qui s'opposent
19:53dans l'univers de la tech.
19:55C'est compliqué aujourd'hui
19:56parce que dans la thématique
19:57de l'IA,
19:58qu'est-ce qu'il faut privilégier ?
19:59Et il y a beaucoup d'acteurs.
20:01Entre le soft,
20:02l'airware dans les semis,
20:04au sein des semis,
20:05qu'est-ce que vous jouez ?
20:06Pareil dans les soft,
20:07est-ce que vous allez jouer
20:08des softwares de service ?
20:10Est-ce que vous allez jouer
20:10de la cybersécurité ?
20:11Est-ce que vous allez jouer
20:12des logiciels d'infrastructure ?
20:13Il y a des sous-secteurs ?
20:14J'ai fait plusieurs cours
20:15avec les analystes.
20:16La réponse n'est pas claire.
20:18Non, non, oui.
20:18Il faut une finesse
20:19et un peu de granularité
20:20sans doute
20:21dans l'approche
20:22et dans l'analyse.
20:23Mais là-dessus,
20:24je vous fais rebondir Frédéric.
20:25Dans quel état
20:26on va retrouver le thème IA ?
20:28Partant de l'hypothèse
20:30évidemment que cette crise
20:31atteindra un pic
20:33et se détendra peut-être
20:36d'ici quelques semaines.
20:37Je rappelle là aussi,
20:38on était en plein
20:39AI winners versus AI losers
20:42avec parfois des vues de marché
20:44très exacerbées,
20:45très définitives.
20:47Est-ce que cette crise géopolitique
20:49permet aussi de refroidir
20:52un peu les esprits
20:53par rapport à ce thème IA
20:54et de quelle manière
20:56on va retrouver ce thème
20:58dans les prochaines semaines ?
20:59On voit que le marché
21:00arbitre très rapidement
21:01ces deux thèmes
21:02et AI winners et AI losers
21:03en fonction des conditions
21:04de température
21:05et de pression du moment.
21:06C'est ça.
21:06Donc on n'est même pas
21:07dans la semaine,
21:08on est dans l'instant T.
21:08Les taux montent,
21:09les taux baissent,
21:11les pertrades fonctionnent.
21:13Donc il n'y a pas du tout
21:14de prospective.
21:15En tout cas,
21:15on a l'impression
21:15qu'on est dans la réaction immédiate
21:17et on n'est pas du tout
21:18dans la prospective.
21:19Alors sur le thème de l'IA,
21:20ça va rester un thème qui va...
21:21Alors sur le thème
21:22de l'investissement IA,
21:24donc les hyperscalers,
21:25nous on a un peu le sentiment
21:26qu'on continuera
21:28à avoir des chiffres
21:28pendant un moment
21:29qui vont rester importants.
21:30Donc clairement,
21:30on est dans une course
21:31à l'armement.
21:32Ces gens-là ont besoin
21:33de mettre en place
21:33des capacités de calcul
21:34et d'hébergement
21:36et on n'est pas du tout
21:37sortis de cette phase-là.
21:41Donc la demande
21:42en puissance de calcul,
21:43la demande en puissance
21:43Nvidia,
21:44la demande en puissance
21:46de mémoire,
21:46on devrait avoir
21:47quelques trimestres
21:48encore de visibilité,
21:49on va avoir Nvidia
21:50qui va communiquer
21:52très prochainement,
21:52donc sachant qu'ils ont déjà
21:53déclaré lors de leur
21:54dernière publication
21:55des résultats
21:55qu'ils étaient en avance
21:56par rapport au plan de marche
21:58qu'ils avaient annoncé
21:58la fois précédente.
22:00Donc on voit bien
22:00que cette dynamique-là,
22:01pour l'instant,
22:02elle reste complètement allumée
22:04et il n'y a pas grand-chose
22:05au moment précis
22:06où on parle
22:06qui puisse faire dérailler
22:07cette tendance-là.
22:08D'autant qu'on a quand même
22:10un peu le sentiment
22:10et également
22:11qu'on cherchait
22:12des exemples
22:13de monétisation de l'IA,
22:15les dernières publications
22:15de résultats,
22:16là aussi,
22:16que ce soit chez Meta,
22:18que ce soit chez Alphabet
22:19ou chez Microsoft,
22:21on donnait quelques exemples,
22:22quelques preuves concrètes
22:24que ce n'était pas juste
22:26une vue de l'esprit
22:28et qu'on commençait vraiment
22:29à monétiser
22:29une partie des investissements.
22:32Ensuite,
22:32il y a le thème
22:33des logiciels.
22:34Effectivement,
22:35dans les logiciels,
22:36il y a quand même
22:37beaucoup de choses
22:37qui se sont bien fait toucher
22:41depuis le début de l'année
22:42et même des entreprises
22:45de cybersécurité
22:46dont on pourrait imaginer
22:47qu'elles seraient
22:48les grandes gagnantes
22:49ont perdu entre 20 et 30%
22:50également.
22:51Nous,
22:51on fait une hypothèse,
22:52on trouve que le marché
22:52va vite et un peu loin
22:54en besoin,
22:55notamment sur des logiciels
22:57ERP et CRM
22:57qui sont très installés
22:58avec des grosses bases
22:59de clientèle
23:00qu'on trouve
23:01à des niveaux de valorisation
23:02aujourd'hui
23:02qu'on a vus,
23:03je crois,
23:04trois fois dans l'histoire
23:05ou d'autres dans l'histoire
23:06que lors des très très grandes.
23:08La ligne de démarcation
23:09n'est pas la bonne.
23:10Ce n'est pas tant
23:10le modèle SaaS
23:12qui est remis en cause.
23:14Il y a trois interrogations
23:15du marché aujourd'hui.
23:16Il y a un,
23:16la disruption,
23:17est-ce que l'IA
23:18va disrupter les grands modèles ?
23:20Deux,
23:21il y a les licenciements
23:22si on dit que l'IA
23:23remplace les cols blancs
23:25comme ce sont des boîtes
23:25qui facturent au poste.
23:27S'il y a 40% de postes en moins,
23:29potentiellement,
23:29il y a 40% de durations en moins.
23:31Et le troisième,
23:32c'est le modèle de rémunération
23:33puisqu'on va avoir
23:33des modèles de rémunération
23:34qui vont être hybrides
23:35avec de la data,
23:36du fixe,
23:36ce genre de choses.
23:37Il y a beaucoup d'interrogations.
23:39Mais en revanche,
23:39ce n'est pas la première
23:40révolution industrielle
23:41que ces entreprises
23:41apparaissent.
23:42Ils sont passés au cloud.
23:45Il y a eu là aussi,
23:46à cette époque-là,
23:47beaucoup d'interrogations.
23:48Les multiples avaient
23:49d'irrêté
23:50pour ensuite rebondir.
23:53Ce sont des entreprises
23:54qui sont riches,
23:55qui ont plutôt des gens
23:56qui ont des têtes bien faites
23:57sur une nouvelle technologie
23:58qui, à notre avis,
24:00ils seront là
24:01à mettre en application
24:01pour le plus grand bien,
24:04le plus grand service
24:04de leurs clients.
24:06Donc,
24:06on ne voit pas aujourd'hui
24:07les gens sortir de SAP
24:09ou sortir de Salesforce
24:10pour aller mettre
24:11un logiciel relativement inconnu
24:13en espérant faire des économies.
24:15D'autant qu'il faut garder
24:16à l'esprit
24:16que la vraie barrière
24:17à l'entrée
24:17dans ce métier-là,
24:18c'est la data.
24:19Et la data bien rangée,
24:20bien administrée.
24:21Et ces entreprises
24:22ont réussi à démontrer
24:23dans l'histoire
24:24qu'elles avaient plutôt
24:24eu tendance
24:25quand même
24:25à bien faire les choses
24:27auprès de leurs clients.
24:27Donc,
24:28il y a des interrogations,
24:28on ne le nie pas.
24:30Mais de là,
24:31à avoir un secteur
24:32qui traite aujourd'hui
24:33à quasiment 9%
24:34de fric-lach-fuel,
24:34là pour le coup,
24:38je pense que c'est allé
24:39assez vite en besogne.
24:40Et un peu de stress de marché,
24:41désolé d'être un peu
24:43presque cynique,
24:43mais un peu de stress de marché
24:44comme on le vit
24:45depuis deux semaines,
24:46ça permet peut-être
24:47de réajuster un peu le tir
24:49sur ce secteur
24:51des logiciels ?
24:53S'il y a un choc pétrolier,
24:54ça ne consomme pas de pétrole,
24:56il n'y a pas de prix
24:56des entrants,
24:57donc assez naturellement,
24:59ça devient défensif.
25:00On redécouvre
25:00un certain nombre
25:01de qualités à ce secteur.
25:02Ça devient défensif.
25:05À chaque fois
25:05qu'on a des interrogations
25:06sur la longueur de la crise
25:08ou déguer un événement
25:09dans le Détroit,
25:10c'est un secteur
25:11qui reprend des couleurs.
25:12Nous, on aimerait bien
25:12le voir reprendre des couleurs
25:13pour des raisons fondamentales,
25:15juste à cause
25:16du prix de barrel,
25:17parce que c'est vrai
25:18que pour l'instant,
25:19la relation de causalité
25:21est quand même
25:22un petit peu biscrenue.
25:24Mais encore une fois,
25:25ce sont des entreprises
25:25qui avancent,
25:27qui vont communiquer,
25:28qui ont déjà commencé
25:28à communiquer
25:29sur la façon
25:31dont elles allaient adapter
25:32leur business model
25:33aux nouveaux impératifs
25:34de l'IA.
25:36Ce que l'on croit à nous,
25:37c'est qu'une grande partie
25:40de leur base de clientèle
25:41fera le choix
25:42de les accompagner
25:42et d'attendre
25:43qu'ils migrent
25:43vers des solutions
25:44toutes IA.
25:46Voilà.
25:47Sur la partie logiciel,
25:48même si je reconnais,
25:49ce n'est pas blanc
25:50ou ce n'est pas noir,
25:51nous, on trouve quand même
25:52qu'en termes de valorisation,
25:53on sait qu'il est très loin
25:54et on commence à voir
25:55des entreprises
25:55qui rachètent leurs actions.
25:57Salesforce, c'est ça ?
25:58C'est 50 milliards.
25:59C'est 25 milliards de...
26:00Pas rien.
26:03On lève de la dette
26:04pour racheter les actions.
26:05C'est qu'on a confiance
26:06en business model.
26:07Oui, oui.
26:07Non, mais c'est ça.
26:08Effectivement.
26:09C'est qu'on croit
26:10qu'on reste en vie
26:10et qu'on va continuer
26:11à générer du cash flow.
26:13Oui.
26:13Pas mal de ces boîtes,
26:14comme vous dites,
26:14ont traversé
26:15d'autres révolutions technologiques
26:17quand bien elles étaient
26:18peut-être moins disruptives
26:20que l'IA,
26:20mais c'est des boîtes
26:21qui ont eu la capacité
26:22à s'adapter.
26:23Sur ces contre-pieds de marché,
26:24qu'est-ce que vous dites,
26:25Véronique ?
26:25On parlait du thème de l'IA,
26:26mais le dollar
26:28est aussi un petit contre-pied.
26:29L'aplatissement des courbes de taux.
26:32On a parlé des métaux
26:33tout à l'heure.
26:34C'est vrai que l'or
26:35ne fait pas grand-chose
26:36quand même
26:36depuis le début du conflit.
26:38Il y a beaucoup de questions.
26:40D'abord, la première question
26:41est le gros contre-pied,
26:42c'est le dollar.
26:43Le dollar,
26:45puisqu'il y avait quand même
26:45un consensus de marché
26:46très très fort
26:47il y a un début d'année,
26:49comme quoi le dollar
26:49allait baisser,
26:50la Fed allait finir par baisser,
26:52c'est tout, etc.
26:53Et à l'origine
26:54de stratégies d'investissement,
26:58très importantes
26:59qui, elles aussi,
27:00s'étaient beaucoup développées.
27:01Je pense notamment
27:02au regain d'appétit
27:03pour les pays émergents
27:06qui, plus et producteurs
27:07de matières premières en général,
27:08sont très sensibles
27:09à la devise
27:10et aux taux américains.
27:12Donc, toute cette histoire
27:12des pays émergents,
27:14je pense qu'elle devient
27:15beaucoup plus complexe.
27:16Ce n'est pas
27:17qu'elle disparaît,
27:19mais j'avais fait un papier
27:21quelques semaines
27:22avant l'éclatement de la guerre
27:24en disant
27:24attention, le monde émergent,
27:26c'est quand même
27:26un melting pot
27:27avec des caractéristiques
27:29très hétérogènes.
27:31Et on le voit bien,
27:32l'Inde, par exemple,
27:33est quand même
27:34très durement touchée
27:35dès que les prix du pétrole
27:37dont ils sont très dépendants
27:40augmentent.
27:40Il y a en plus
27:41la problématique
27:42des engrais,
27:42agriculture, etc.
27:44Vous avez beaucoup de pays
27:46traditionnellement
27:47avec des déficits courants
27:48et qui sont fragiles
27:49en matière d'inflation.
27:50Donc, le thème dollar
27:51est très important.
27:52Et aujourd'hui,
27:54je vous avouerai
27:55que moi, je manque
27:55de conviction vraiment
27:57sur cette histoire
27:58du dollar
27:58et de la parité du dollar.
28:00Fondamentalement,
28:01j'ai écrit un papier
28:02à deux semaines
28:02en disant
28:03« Hors contre dollar,
28:04non mais vous voulez rire,
28:05rien ne peut soutenir
28:07le dollar ».
28:10Sauf que là,
28:10on est en train
28:11d'envisager
28:12que Jérôme Powell
28:13reste plus durablement
28:14en place,
28:16que même s'il est,
28:17si Kevin Walsh
28:18finit par prendre
28:19des commandes,
28:20il aura peut-être bien
28:21les pieds et mains liés
28:23parce que si l'inflation
28:25pendant au moins
28:25quelques mois
28:27dérape à la hausse,
28:28ce sera quand même
28:29extrêmement difficile
28:29de faire ce qu'il a promis,
28:31c'est-à-dire
28:31des baisses de taux.
28:33Et par ailleurs,
28:34il y a les facteurs
28:35la moindre exposition
28:37de l'économie américaine
28:38quand même à ce qui se passe.
28:39Donc tous les facteurs
28:39jouent à la fois
28:40le différentiel de taux
28:41et le différentiel de croissance
28:42potentiellement.
28:43Potentiellement,
28:44voilà.
28:44Et puis vous rajoutez
28:45une petite couche
28:45de productivité
28:46avec l'IA aussi
28:47qui joue son rôle
28:48quand même sur la parité
28:50indiscutablement.
28:51Au bémol près
28:52que les perspectives américaines
28:54ce n'est pas que
28:55la puissance
28:56d'être premier producteur
28:58mondial de pétrole,
28:59c'est aussi le consommateur.
29:00Et lui,
29:01le consommateur
29:01a quand même
29:02beaucoup de mal
29:03à digérer
29:04un prix durablement
29:05du pétrole.
29:07Et net pour l'économie américaine
29:08une fois qu'on a dit
29:09qu'elle est exportatrice
29:10de produits pétroliers,
29:12un choc
29:13sur les cours
29:14du pétrole.
29:16En net
29:16pour l'économie américaine ?
29:18Ça n'a rien à voir
29:19avec le même choc
29:20pour les...
29:21D'accord.
29:21Exactement.
29:22Mais c'est positif
29:23ou négatif ?
29:24On ne sait plus trop.
29:25C'est négatif.
29:26D'accord,
29:26ça reste négatif quand même.
29:28C'est négatif.
29:29L'impact sur la consommation
29:31l'emporte quand même
29:32sur le facteur
29:32production pétrolière.
29:34D'accord.
29:34Par contre, voilà.
29:35Mais l'ampleur est moins.
29:36Évidemment.
29:37Donc,
29:39voilà,
29:39ça c'est un gros sujet.
29:41L'autre gros sujet,
29:42effectivement,
29:43c'est,
29:43vous l'avez mentionné,
29:44la courbe des taux.
29:46Moi, je trouve que quand même
29:47c'est allé très vite.
29:49Vous vous rappelez
29:49quand les consumers staples
29:50l'avaient repris
29:51il y a quelques semaines
29:52et ça reprenait très vite.
29:54Bon,
29:54la guerre en Iran
29:55a coupé court
29:57immédiatement.
29:58Et donc,
30:00ça c'est le thème
30:01qu'on a évoqué
30:01tout à l'heure.
30:02cette fragilité
30:03quand même
30:03de la moitié
30:04à peu près
30:04de la population
30:06des consommateurs américains
30:07qui risque d'être attrapée
30:08très rapidement.
30:10Fondamentalement,
30:10c'est la partie longue.
30:11Moi, on avait toujours
30:13un scénario,
30:13nous, depuis deux ans,
30:14de tension
30:17sur la partie longue
30:18des taux d'intérêt
30:18qui s'est très bien développé
30:20jusqu'à maintenant.
30:21Nous,
30:21il nous semblait
30:22qu'on devait dépasser
30:23les 5%
30:23sur 10 ans américains
30:25à horizon fin 2026.
30:27Moi,
30:27je n'ai jamais eu
30:28de baisse de taux
30:28de la fête
30:29dans mon scénario.
30:30C'est vrai.
30:31parce que j'avais
30:32un scénario
30:33de maintien
30:34de la croissance
30:35également.
30:35Je ne sais pas
30:36comment on arrivait
30:37à des baisses de taux.
30:38Et si on est arrivé,
30:40si jamais ça se présentait,
30:42pour moi,
30:42c'est un facteur
30:43de tension additionnelle
30:44sur la partie longue
30:46de la courbe.
30:46Donc,
30:47tout ceci
30:47me semble extrêmement important
30:49pour l'équipe des marchés
30:50et peut-être
30:50pour les cours des précieux.
30:52L'or,
30:52comme je disais tout à l'heure,
30:55j'ai quand même
30:56un peu le sentiment
30:56que l'or a commencé
30:57à marquer le pas
30:59de sa hausse
31:00à partir du moment
31:00où, certes,
31:01les prix du pétrole
31:02ont augmenté,
31:03mais où, du coup,
31:03les taux d'intérêt
31:04se sont repris.
31:05Là,
31:05il y a un jeu
31:06avec des taux d'intérêt
31:08réels qui,
31:08quand même,
31:09ont plutôt tendance
31:10à reprendre
31:11un petit peu
31:12une tendance
31:12à la hausse
31:13qui pourraient stopper.
31:15Donc,
31:17l'appétit
31:17et qui pourrait
31:18peut-être casser
31:19la dynamique
31:20sur les métaux précieux.
31:21Donc,
31:22cette partie
31:23du diagnostic,
31:24elle est cruciale
31:25à bien des égards
31:27et je vous avoue
31:28qu'aujourd'hui,
31:29on a beaucoup de mal
31:30à faire
31:32la part des choses
31:33parce qu'il y a
31:34ce risque conjoncturel
31:35qui peut décaler
31:36dans le temps.
31:38Pour avoir
31:39une remontée
31:39des taux longs
31:40telles qu'on avait,
31:41il nous faut
31:41un socle conjoncturel
31:42qui tienne.
31:43Il nous faut
31:44de l'IA
31:44et de l'investissement
31:45dans l'IA
31:46qui vient souffler
31:47sur les braises
31:48de marchés
31:48des matières premières
31:49qui sont déjà bien
31:51chaudées
31:52et une banque centrale
31:53qui soit relativement
31:55pas trop inquiète
31:56des tensions
31:57sous-jacentes
31:57inflationnistes.
31:59Voilà.
31:59Et en fait,
31:59chacun de ces trois points
32:00est aujourd'hui
32:01un peu en suspens.
32:03Donc,
32:03je dirais,
32:04attendons un petit peu
32:05d'y voir
32:05un petit peu
32:06plus clair.
32:07Je pense que
32:08nous,
32:08on a plutôt tendance
32:09à conserver
32:09notre scénario
32:11antérieur,
32:11c'est-à-dire
32:11qu'on dépasse
32:12les 5%
32:12à 10 ans
32:13d'ici la fin de l'année.
32:15On peut encore
32:16reprendre l'histoire
32:17d'avant.
32:17attendre un petit peu
32:18avant de créer
32:20ce scénario.
32:20On ne vous forcera pas
32:21à avoir des convictions
32:23définitives à ce stade.
32:24On verra d'ailleurs
32:25ce que nous disent
32:25les banquiers centraux
32:26et comme vous disiez,
32:27sans doute qu'ils aient
32:27son beauté en touche
32:28au maximum.
32:29Mais il faudra bien
32:30quand même
32:30qu'ils se prononcent...
32:31de Kevin Walsh
32:32qui est là.
32:35Enfin,
32:35pour l'instant,
32:36ce n'est pas encore lui
32:36qui est en charge
32:37et c'est encore
32:38Jérôme Poel
32:38qui nous fera
32:39la communication
32:40de mercredi soir.
32:42Comment on navigue
32:43dans ce genre
32:43d'ambiance ?
32:45À quoi on se raccroche
32:46entre guillemets,
32:47Thierry ?
32:48Et si ces moments
32:48de tension de marché
32:50sont toujours propices
32:51à réévaluer
32:52les convictions,
32:54sur quoi est-ce
32:54qu'on se recentre ?
32:55S'il faut recentrer
32:56un peu les thèmes
32:58d'investissement
32:58ou les portefeuilles
32:59en l'occurrence ?
33:01Alors,
33:01nous les thèmes
33:02n'ont pas beaucoup varié.
33:03C'est-à-dire qu'on parle
33:03toujours sur ce que je vous disais
33:04tout à l'heure,
33:05sur une thématique
33:06plutôt cyclique,
33:07mid-small américaine.
33:08C'était le call
33:09de nos stratégistes
33:10en octobre dernier.
33:11On en avait parlé.
33:12On avait été des rares maisons
33:13qui étaient plutôt
33:14boules de l'art
33:15parce qu'il y a quand même
33:15un consensus global
33:16de gens qui étaient
33:17plutôt négatifs de l'art.
33:19Si je suis tout à fait honnête,
33:20j'ai envie de dire
33:20qu'on a eu raison
33:22sur le mouvement de la devise
33:23mais pas forcément
33:23sur les...
33:24Les raisons ?
33:25Non.
33:30Les raisons,
33:30la croissance économique.
33:31En fait,
33:31ce qu'on a du mal à comprendre,
33:32c'est pourquoi le dollar
33:33avait autant baissé.
33:33Pour être tout à fait sincère,
33:34on peut toujours l'expliquer.
33:36Les variations des devises
33:38que j'ai vécues
33:39depuis un certain nombre
33:40de décennies,
33:41c'est assez compliqué
33:41d'évaluer une devise
33:42parce que les mêmes raisons
33:43à un instant T
33:43ne se répètent pas forcément
33:45en T plus 1.
33:46C'est compliqué.
33:46Mais là,
33:47les raisons étaient basées
33:47sur une croissance,
33:49je parle des économies développées,
33:50une des plus fortes
33:51qu'on avait au monde
33:51et c'est le cas aux Etats-Unis.
33:52Trois années de croissance
33:53avec des croissances PIB
33:54entre 2,2 et 2,7.
33:56Un taux de chômage
33:56qui est quand même très bas.
33:58Il a été à 3,5,
33:58il est à 4,2.
33:59Ça reste encore
34:00tout à fait acceptable.
34:01Des commandes de biens durables
34:02qui étaient fermes
34:03et la mise en place
34:03du One Big Beautiful Bill Act
34:06de Trump.
34:07Tout ça conjugué
34:08faisait qu'on avait
34:09un scénario boule dollar.
34:11Je ne sais pas
34:12où ça ira.
34:14Personne ne imagine
34:15qu'on retourne
34:15sur des niveaux de parité.
34:17Mais voilà.
34:18Et sinon,
34:18sur les thématiques sectorielles,
34:20je vous le disais,
34:21on reste un petit peu
34:21sur les mêmes choses
34:23avec bien évidemment
34:24de saisir les opportunités.
34:25On évoquait tout à l'heure
34:26les secteurs des logiciels.
34:28On n'est plus vendeur
34:29et on cherche plutôt
34:30des opportunités.
34:30D'accord.
34:32Salesforce en est une,
34:33il y en a d'autres
34:34à regarder.
34:35On reste très favorable
34:36aussi sur l'univers
34:38des sociétés
34:38de semi-conducteurs.
34:39On aura mercredi soir
34:40la publication de Micron,
34:42très importante.
34:42Ils font des mémoires
34:44à bande large
34:44très importantes
34:45dans l'univers de l'IA.
34:46On verra ces accords au bord
34:47ce que va déclarer
34:48dans sa keynote
34:49ce soir le CEO
34:50d'Nvidia.
34:52Oui, Jensen Wang,
34:53effectivement,
34:53c'est trois à quatre
34:54journées intenses
34:55avec une grande conférence
34:56mondiale sur l'IA
34:58organisée par NVIDIA
35:00aujourd'hui aux Etats-Unis.
35:02Sur les grandes thématiques
35:03de marché,
35:04là aussi,
35:06à quelle conviction
35:07les plus solides
35:08est-ce qu'on se raccroche
35:09aujourd'hui, Frédéric ?
35:11Nous, on fait un peu
35:12l'hypothèse quand même
35:12qu'on vit une période
35:13un peu compliquée
35:14mais que ça ne fait pas
35:15complètement dérailler
35:15le scénario
35:16qu'on avait en début d'année.
35:17Donc, il était plutôt
35:17une accélération
35:18de la croissance
35:21avec des plaques
35:22tectoniques
35:22qui prennent le relais
35:23donc l'Asie
35:25et l'Europe.
35:26Pour l'instant,
35:27on est toujours
35:27dans ce scénario-là
35:28et donc,
35:28on avait plutôt tendance
35:29également à avoir envie
35:30de renforcer
35:31les valeurs industrielles
35:32et les cycliques.
35:32Oui, je comprends.
35:33Les valeurs cycliques
35:34et industrielles
35:35et sensibles
35:36à la consommation
35:37et on est toujours
35:38dans cette optique-là.
35:39Donc, là,
35:40la volatilité,
35:41ça nous donne
35:42l'opportunité
35:43de reprendre
35:44des dossiers
35:45avec des perspectives
35:46de croissance
35:46intéressantes
35:47à moyen terme
35:47et les reprendre
35:48avec 20% de solde.
35:50Oui, oui.
35:50Le thème de la reprise
35:51cyclique,
35:52y compris en dehors
35:53de l'économie américaine
35:54est un thème
35:55qui reste encore valable.
35:56Pour l'instant,
35:56nous,
35:56le scénario central
35:57n'a pas bougé.
35:58Encore une fois,
35:59on fait partie
36:00de ceux qui croyons
36:01que cet épisode-là
36:02sera de courte durée.
36:05Personne n'a l'intérêt
36:06de voir un baril
36:07qui s'installe
36:08de la 100 dollars
36:09durablement.
36:10Et donc,
36:11pour l'instant,
36:11le scénario reste d'actualité.
36:13Oui.
36:13Bon.
36:14Effectivement,
36:15la situation
36:15est encore résorbable.
36:17On parlera peut-être
36:18de quelques séquelles
36:19mais pas de cicatrices profondes
36:22peut-être
36:22dans quelques semaines,
36:23Véronique ?
36:23Oui, je pense qu'on est
36:24dans une...
36:24Enfin, moi,
36:25j'adhère à ce qui vient
36:26d'être dit.
36:27Nous aussi,
36:27on a un scénario
36:28de reprise.
36:28Sauf que c'est
36:29une reprise très particulière.
36:30C'est une reprise industrielle
36:32de secteurs
36:33qui n'étaient pas forcément...
36:34Alors,
36:35on met la problématique
36:36technologique de côté.
36:38Mais c'est vraiment
36:39de l'investissement lourd.
36:41C'est...
36:42Ah, mais c'est plus
36:43les cycles de consommation
36:44qui font le cycle.
36:45Oui, oui, oui.
36:47Et je pense,
36:48moi,
36:48si j'avais à souligner
36:50des points d'ancrage,
36:51nous sommes dans un monde
36:54à court de matières premières.
36:56Et ça,
36:57je pense que c'est
36:59incontournable.
36:59On ne peut pas l'ignorer
37:00dans le scénario.
37:02Donc,
37:02c'est une limite
37:02à la croissance.
37:03Dans un cycle d'investissement
37:04où c'est l'investissement
37:05en infrastructures
37:06qui porte la croissance,
37:07vous dites,
37:08la limite des ressources,
37:09c'est...
37:10Exactement.
37:10Qui va de pair
37:12avec des hausses de taux.
37:13Et moi,
37:13ma préoccupation,
37:14c'est qui va plus vite
37:16à un moment donné
37:16dans cette course ?
37:17C'est ça.
37:18Est-ce qu'à un moment donné,
37:22l'accélération
37:22à la hausse des taux
37:23vient casser
37:24la dynamique
37:25de l'investissement
37:25et la reprise industrielle ?
37:27Je ne crois pas,
37:28mais je crois que tout ceci
37:29se paye in fine
37:29par des matières premières
37:30bien plus élevées.
37:31Et on revient
37:32à la problématique de l'or.
37:33Du coup,
37:33ah mais oui,
37:34non mais dans ce cas,
37:35il faut rester long,
37:36précieux.
37:37C'est une opportunité,
37:38là, peut-être,
37:39sur les précieux.
37:39Et là, je reviens
37:40sur la crédibilité
37:42des politiques monétaires.
37:44Kevin Walsh
37:45dira,
37:46dictera
37:46cette histoire-là.
37:47Il est crédible,
37:49les taux longs
37:49sont contenus
37:51et les cours
37:52de matières premières
37:54probablement
37:56évoluent
37:56dans des zones
37:57supportables.
37:58Il est trop politique.
38:00Compliqué,
38:00parce qu'on n'a pas
38:01beaucoup entendu,
38:01Kevin Walsh,
38:02on n'a pas beaucoup
38:03entendu en 2026,
38:04donc on se réfère tous
38:05à son passé,
38:06le passif qu'il a eu
38:08déjà à la Banque Centrale
38:09américaine,
38:10ses prises de position
38:11à l'époque.
38:12Voilà,
38:13il a été décrit
38:13comme un faucon,
38:14d'autres le décrivent
38:15comme quelqu'un
38:15de plus pragmatique,
38:17on va dire.
38:18Positionnement sur le budget,
38:19sur le bilan.
38:20sur le quantitative easing,
38:22effectivement.
38:23On verra comment
38:24tout ça évolue,
38:25en tout cas,
38:25grosse séquence Banque Centrale
38:26devant nous,
38:27vous l'avez compris,
38:28avec dès demain,
38:29sans doute,
38:29ou en tout cas,
38:30une possible nouvelle
38:31hausse de taux
38:31de la Royal Bank of Australia,
38:34la Banque Centrale d'Australie
38:35qui a déjà monté ses taux
38:36lors de son précédent meeting.
38:37Merci à vous trois,
38:38merci d'avoir été
38:38les invités
38:39de PNF Marché ce soir.
38:40Frédéric Tassin,
38:41Ophi Invest AM,
38:42Thierry Guille,
38:42Raymond James France
38:43et Véronique Ries Flores,
38:44RF Research.
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