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  • il y a 2 jours
Mardi 13 janvier 2026, retrouvez Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel), Paul Jackson (Responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs, Invesco) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Sébastien Lalevé est avec nous, le directeur général de Montpensier-Arbeuvel.
00:16Bonsoir Sébastien.
00:17Bonsoir.
00:18Bonsoir à Paul Jackson qui est à nos côtés également le responsable de la recherche en allocation d'actifs d'Invesco.
00:23Ravi de vous retrouver Paul.
00:25Bonsoir à Kafferrand.
00:25Et Hervé Goulet-Decaire nous accompagne également, senior economic advisor d'Accuracy.
00:30Bonsoir Hervé.
00:31Bonsoir Grégoire.
00:32Un mot peut-être du schéma économique pour 2026 Hervé, je parle notamment des Etats-Unis,
00:37on avait 3% d'inflation en octobre en rythme annuel, on tombe autour de 2,5, 2,6 pour l'inflation cœur
00:46selon la dernière mesure publiée cet après-midi pour le mois de décembre
00:50et un rythme d'activité qui semble toujours robuste, voire très robuste, peut-être autour de 4% au moment où on se parle.
00:58Hervé, ça fait 3 ans qu'on vit dans ce schéma d'une inflation américaine qui baisse par rapport au pic qu'on avait atteint en 2022, bien sûr,
01:07et d'une activité qui reste particulièrement résiliente, voire au-delà de son potentiel.
01:12Est-ce que c'est encore un schéma valable pour cette année 2026 ?
01:17Il est clair que c'est ce que joue le marché.
01:22A-t-il raison ? Je pense qu'il y a mille facteurs qui pourront nous surprendre cette année,
01:29et donc, dans tous les cas, il faut rester agile, et il y a peut-être des positions que l'on peut maintenir,
01:37genre, par exemple, la bonne tenue des matières premières dans l'environnement géopolitique que l'on connaît,
01:41sur l'économie américaine, il faut sans doute faire preuve de plus de prudence,
01:45mais dans les chiffres que vous donnez, c'est vrai que c'est plutôt une bonne surprise du côté des prix,
01:52pas tellement sur le facial, c'est-à-dire une inflation entre 2,5 et 3,
01:57bon, alors, il y a un peu de volatilité, mais on est plutôt sur une horizontale,
02:02en sachant en plus qu'avec les problèmes de statistiques,
02:05il y a une partie des promotions du Thanksgiving Day qu'on a retrouvées dans les chiffres de décembre,
02:12donc sur la partie marchandise où ça accélérait un peu à cause des taxes à l'importation,
02:20bon, là, ça paraît ralentir, mais c'est peut-être aléatoire.
02:24Non, c'est si on fait un pas en arrière, du côté de l'inflation,
02:28quand on regarde la formation des coûts unitaires,
02:31donc les salaires moins la productivité,
02:34on est sur quelque chose, elle est autour de 1,5%,
02:371,5%, c'est un point en dessous du jalon bas de la tendance actuelle des prix à la consommation,
02:45et ça, ça soulage, ça veut dire qu'il y a de la place pour des bizarreries sur certains marchés,
02:51peut-être les produits alimentaires, peut-être le marché de l'énergie,
02:55il ne faut pas oublier que l'électricité, c'est plus de plus 6% l'an,
03:00et puis ça permet peut-être à la logique de marché au sens large de mal fonctionner dans un certain nombre de secteurs,
03:07ça peut laisser de la place pour les droits de douane,
03:10donc en fait, ça a ou alors de la place pour les profits, les profits unitaires qui montraient,
03:16donc ça, c'est plutôt rassurant,
03:18et si on dit qu'on est dans un régime stabilisé,
03:22on dirait qu'il y a surtout de la place pour les profits,
03:25et là, on voit bien la petite lumière qui s'allume du côté des marchés actions,
03:30donc de ce côté-là, ce n'est pas complètement acquis,
03:33mais le message est rassurant.
03:35Du côté de la croissance, il y a la productivité,
03:37en fait, on est en train de revenir sur la tendance post-grande crise financière,
03:47post-2007-2008, autour de 2% l'an,
03:50et ça, c'est quand même pas mal,
03:52et ça permet d'absorber une partie du ralentissement de l'emploi,
03:57il ne faut pas oublier qu'en temps normaux,
03:59on fait 200 000 créations d'emplois par mois,
04:02on est plutôt, dans le meilleur des cas, à 50 000,
04:04et encore, voire zéro, ça dépend quelle moyenne on fait,
04:09et donc, alors, on n'est pas à 4% de croissance,
04:12on ne peut pas extrapoler 4,
04:13mais on peut au moins extrapoler 2,
04:16extrapoler un peu plus que 2,
04:18et au royaume des aveugles, les borgnes sont rois,
04:22et 2 aux Etats-Unis, c'est plutôt pas mal,
04:24donc je dirais, la macroéconomie,
04:27elle console, au moins, à défaut de rassurer,
04:31après, pour les marchés, ce qui va être très important,
04:34c'est ce qui va se passer du côté de la Banque centrale,
04:37de la politique monétaire, voilà.
04:39Et, alors, petite parenthèse, on peut s'y attarder,
04:43mais la fonction de réaction de la Réserve fédérale américaine
04:47est déjà polluée, pour un bon moment,
04:50avec ce débat et ces positions autour de l'indépendance
04:55de la Réserve fédérale américaine,
04:57quel que soit le candidat de Trump,
04:59quelle que soit la nomination et la validation
05:02du successeur de Jérôme Powell,
05:05il devra quand même montrer un degré d'indépendance
05:08vis-à-vis de la politique ?
05:10Ça va perturber la fluidité de la décision
05:14de la Réserve fédérale américaine
05:15pour un certain temps encore ?
05:17Je pense que c'est perturbant à un titre,
05:21alors il faut faire un peu d'arithmétique élémentaire,
05:25au comité de politique monétaire,
05:28il y a sept représentants du board à Washington,
05:32et puis il y a les huit présidents de districts
05:35dans le pays, dont cinq sont votants.
05:38Et la stratégie de la Maison Blanche,
05:41tout à fait visible,
05:41c'est d'avoir une majorité qui lui est ralliée
05:45parmi les membres de Washington,
05:48quatre sur sept.
05:49Alors aujourd'hui,
05:51la Maison Blanche doit se dire
05:53j'en contrôle trois,
05:54il faudrait que j'en contrôle un.
05:56Ils n'ont pas pu virer Mme Cork.
05:58Cook.
05:59Cook.
06:00L'affaire n'est pas terminée.
06:01Non, l'affaire n'est pas terminée,
06:03mais est-ce qu'il y a une solution de remplacement
06:05avec le président ?
06:07Donc ça, c'est une dimension.
06:08Et l'autre dimension dont on parle moins,
06:11c'est les présidents de districts.
06:12Ils sont huit.
06:14Sur les huit, à peu près,
06:15il y a cinq jeunes et trois vieux.
06:18Les vieux, ça veut dire qu'en fait,
06:20ils pourraient sortir assez vite.
06:22L'ennui, c'est que les vieux sont ce qu'on appelle
06:24des colons,
06:26c'est-à-dire qu'ils sont plutôt
06:27pour un réglage monétaire souple.
06:29Et puis les jeunes,
06:30ceux qui sont là pour longtemps,
06:32sont plutôt pour un réglage monétaire plus strict.
06:35Et donc, en fait,
06:37dans le processus de nomination,
06:38ils sont choisis par leur banque de réserve
06:41dans les endroits du pays.
06:43Et après, ils sont confirmés
06:44par le board à Washington.
06:46Et ça, c'est en février que ça se passe.
06:49Et donc, dans la démarche de Trump,
06:50c'est pour ça qu'il y a de l'impatience
06:52et de la maladresse,
06:53voire des initiatives choquantes,
06:56eh bien, il faut avoir une majorité
06:58à Washington très vite
07:00pour recaler tous les gens
07:02qu'on n'aime pas dans les districts.
07:03Et en fait, c'est ce qu'il essaie de faire.
07:05Et ça, c'est très perturbant
07:07au niveau de l'indépendance
07:09de la Banque centrale.
07:10Après, il ne faut pas être très malin.
07:14Et il faut savoir que quand on est en situation,
07:18on défend tout de même l'institution.
07:20Et en termes de loyauté,
07:21il y aura peut-être des conflits.
07:22La loyauté par rapport au président Trump,
07:25la loyauté par rapport à l'institution,
07:27et qu'elle synthèse entre les deux,
07:28bien malin.
07:29Mais en fait, je trouve que le président
07:31a très, très mal joué.
07:33Il aurait dû faire ça
07:34avec plus de prudence.
07:36Il a tout mis sur la table.
07:38Éléphant dans le magasin de porcelaine,
07:40comme il est.
07:41On en est là.
07:42On connaît la méthode.
07:42Oui.
07:44J'ai l'impression,
07:45en écoutant un peu les prévisions macro
07:47de début d'année, Paul,
07:49que c'est difficile de bâtir
07:51un scénario très négatif
07:54sur la macroéconomie,
07:55notamment aux États-Unis.
07:56On peut toujours.
07:57Je ne dis pas que c'est impossible.
07:59Mais j'ai l'impression
08:00que même en se creusant la tête,
08:01c'est difficile de se dire
08:02qu'on va avoir un crash
08:04ou une récession,
08:05pour dire les choses,
08:06aux États-Unis.
08:06Ça fait des années
08:07que certains l'attendent.
08:08Et j'ai l'impression
08:09qu'il y a une forme de capitulation
08:10par rapport à cette idée-là.
08:11Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
08:13Et si le risque n'est pas dans l'économie,
08:15est-ce que les risques principaux
08:17pour 2026
08:17sont plus dans les marchés,
08:19alors, peut-être ?
08:19Moi, je dirais d'abord
08:20que le président
08:22et les républicains,
08:24ils ont fait le maximum
08:25pour enclencher
08:26une récession en 2025.
08:27Et malgré ça,
08:30ça n'a pas fonctionné.
08:31Ils n'ont pas réussi.
08:32Encore un échec de Trump ?
08:33Oui, ils n'ont pas réussi.
08:36Donc, je doute qu'en 2026,
08:38qu'il y en aura.
08:39Je crois que probablement
08:42il y aura une accélération
08:44dans l'économie américaine
08:46comme dans la plupart
08:48des économies ailleurs
08:50avec la baisse des taux d'intérêt
08:52depuis quelques années,
08:54croissance de revenus réels.
08:57il y a des impulses fiscales
09:01dans certains endroits,
09:03pas forcément aux US
09:04pour l'instant.
09:06Mais je crois que l'économie mondiale
09:09sera en accélération.
09:11Mais je me méfie un peu
09:13des chiffres américains,
09:16pas parce que je dirais
09:18qu'ils sont de mauvaise qualité,
09:20mais en termes de croissance du PIB.
09:22La croissance de 4%
09:24qu'on vient de témoigner,
09:27pour moi, ça, c'est un rebond
09:29après la faiblesse
09:31dans la première partie de 2025.
09:36Et je crois qu'on a besoin d'attendre
09:37pour voir comment les choses se stabilisent.
09:41Et donc, en disant ça,
09:44je me méfie aussi un peu
09:46au sujet de croissance de productivité.
09:50Parce que la productivité,
09:53c'est très cyclique.
09:54Quand il y a un rebond économique,
09:57forcément, il y aura un rebond
09:59de croissance de productivité.
10:02Et si la croissance baisse,
10:04il y aura un baisse
10:05dans la croissance de la productivité.
10:07Donc, je n'en suis pas persuadé
10:10qu'on est à 4%,
10:12un rythme de 4% aux US.
10:16Mais en 2026,
10:18par rapport à 2025,
10:19je crois qu'il y aura quand même
10:21une accélération.
10:24Et avec ça,
10:25pour moi, c'est difficile à imaginer
10:27une bourse américaine
10:30qui irait vraiment mal.
10:32Oui, fortement à la baisse.
10:35Ceci dit, je pense qu'encore une fois,
10:38les actions américaines vont sous-performer.
10:41Oui, c'est ça.
10:42Donc, le schéma,
10:43le playbook de 2025
10:45reste encore valable
10:47du point de vue de l'investissement.
10:48On a plutôt envie
10:49de profiter
10:50au maximum
10:51de ce qu'on peut
10:52des opportunités d'investissement
10:53en dehors des Etats-Unis.
10:55Ça ne veut pas dire
10:55qu'il faut quitter les Etats-Unis,
10:57bien sûr,
10:57mais c'est un nouveau champ
10:59quand même
10:59pour l'investisseur
11:00qui s'est ouvert.
11:01Et je crois
11:02à l'intérieur du marché américain,
11:04les choses sont en train
11:05de changer aussi.
11:05Oui, c'est ce que je rappelle
11:07depuis quelques jours.
11:07Quand on regarde le bilan 2025,
11:09les Mac 7 sous-performent
11:11le S&P 500 l'an dernier
11:13et le S&P 493
11:15se retrouvent à faire
11:16une meilleure performance
11:17que les Mac 7, je crois,
11:18dans leur ensemble.
11:19Et je crois que parmi les Mac 7,
11:22il y en a quatre
11:23avec une performance
11:25moins de 15%.
11:27Oui, c'est ça.
11:28Je crois qu'il y en a deux
11:29à peu près
11:30qui sont NVIDIA
11:31et qui, j'oublie...
11:34Et Google.
11:35Et Google,
11:35qui font mieux.
11:37C'est les plus grosses.
11:38Qui font mieux,
11:39Microsoft, Amazon
11:40étant un peu en retard.
11:42Mais ça veut dire quand même
11:43que la philosophie
11:44de l'investisseur,
11:45c'est de rester pro-risque
11:46pour 2026.
11:48Oui, je crois.
11:50En fait, pour moi,
11:51ça, c'est un des risques.
11:52Il y a un consensus
11:53qui est assez...
11:57et important à ce sujet.
12:00Oui.
12:00Bon, vos commentaires
12:01sur ces aspects
12:02un peu de perspective,
12:03Sébastien.
12:04Et puis, spécifiquement
12:05sur l'Europe
12:06et les bourses européennes
12:08qui ont connu
12:08un très beau parcours
12:09en 2025,
12:10mais un parcours
12:11qui a été généré
12:12essentiellement,
12:14voire totalement,
12:14par de l'expansion
12:15de multiples.
12:16En Europe.
12:17Oui, je parle en Europe.
12:18Oui, bien sûr.
12:19Est-ce que les moteurs
12:21de performance
12:22qui continueraient
12:23d'alimenter
12:24la progression
12:24des prix
12:25des actions européennes,
12:27est-ce que ces moteurs
12:28peuvent être un peu différents ?
12:30Oui.
12:30Déjà, je ne suis pas
12:31économiste,
12:31mais sur la croissance US,
12:33ce que j'ai compris
12:33de la croissance
12:34entendue en 2026,
12:35c'est qu'elle dépendait
12:36beaucoup de la baisse
12:37des taux
12:37et de l'impact fiscal aussi.
12:42Oui, d'accord.
12:43D'ailleurs,
12:44les rumeurs
12:46diraient
12:46que Trump
12:47remettrait
12:47un chèque
12:48aux électeurs
12:50qui n'ont pas
12:50l'intention
12:51de voter pour lui
12:51pour les mi-terms,
12:53parce que ça paraît
12:54mal embarqué
12:54et qu'ils feraient ça.
12:56Donc, la console
12:57est aussi soutenue
12:58par l'impact fiscal.
12:59Donc, ça,
12:59il ne faut pas l'oublier.
13:01Voilà.
13:02Alors,
13:02sur les marchés,
13:05alors effectivement,
13:06entre les États-Unis
13:07et l'Europe,
13:07il s'est passé
13:08deux choses différentes
13:08en 2025.
13:09C'est qu'en 2025,
13:11la croissance US
13:11s'est faite
13:12par croissance
13:13des résultats.
13:15Et si on regarde
13:16ce qu'on attend
13:17pour 2026,
13:18on attend à nouveau,
13:19je crois,
13:19sur le S&P,
13:2012% de croissance
13:21des IPS.
13:24Et c'est ce qu'ils ont fait.
13:25Ils ont fait 10
13:25en l'année dernière.
13:27L'Europe a fait 0.
13:29Et la croissance
13:30des marchés européens
13:31s'est faite uniquement
13:31par re-rating,
13:32donc par expansion multiple.
13:33Parce que,
13:34et le problème
13:34qu'on a aujourd'hui,
13:35c'est qu'au niveau
13:35des multiples,
13:37on est à peu près
13:37sur la plupart des marchés
13:38sur des niveaux
13:39historiquement élevés.
13:41Donc, en fait,
13:42on se dit que pour que
13:432026 se passe bien,
13:45il faut une continuation
13:46du re-rating en Europe,
13:47mais avec des multiples
13:50qui ne sont plus si pas chers.
13:52Et aux yeux,
13:53ça a déjà
13:53sur des niveaux
13:53très élevés.
13:54Alors,
13:56quand on a dit ça,
13:57le marché des acteurs,
13:59ça reste les Etats-Unis
14:00et 50% des IPS
14:02et des résultats en 2025,
14:03c'était les Max 7.
14:05Et je crois que c'est
14:0540% de la CAPI
14:06et 31% des résultats
14:07consolidés.
14:09Et qu'on attend
14:10à peu près
14:10400 milliards
14:11ou 600 milliards
14:13de CAPEX.
14:14Oui, ça accélère.
14:15600 milliards de CAPEX,
14:16donc il faut qu'ils l'effacent.
14:18Donc, sur cette partie-là,
14:19je crois que c'est 400
14:21sur les gros hyperscalers.
14:22Si on utilise Stargate
14:24et OpenAI
14:25et ainsi de suite,
14:26on est encore
14:27dans les 600.
14:28Donc, ça dépend
14:29quand même beaucoup d'eux
14:30encore.
14:32Et là-dessus,
14:33on sait que c'est
14:34une révolution,
14:35mais le seul sujet
14:36que j'ai avec ça,
14:37c'est qu'il y a,
14:37j'ai écouté des gens
14:38qui, il y a trois mois,
14:39m'expliquaient
14:39qu'NVIDIA est un monopole.
14:41Aujourd'hui,
14:42je crois que la part
14:42de marché de Google
14:43et des TPU
14:44sur le marché des chips,
14:45c'est peut-être
14:46plus de 20%.
14:47Ça bouge vite.
14:49En fait,
14:50le problème que j'ai
14:51avec tous ces sujets-là,
14:52notamment NVIDIA,
14:53c'est qu'on est sur,
14:54c'est de la techno,
14:55les monopoles n'existent jamais,
14:57la concurrence va toujours
14:58plus vite
14:59que ce qu'on imagine.
15:00Moi, mon problème,
15:01c'est pas qu'ils fassent
15:02leur CAPEX,
15:03c'est qu'ils ont le pas déçu
15:04depuis combien de temps ?
15:07Quatre ans ?
15:08Ça fait quatre ans
15:09que c'est que comme ça,
15:10qu'on passe notre temps
15:10révisé en hausse.
15:11C'est beat and raise.
15:12C'est beat and raise
15:13constant
15:14et l'histoire de la techno
15:16me dit que ça n'existe pas.
15:18Donc, mon problème,
15:20c'est pas que ça s'effondre,
15:21ça ne s'effondrera pas,
15:22mais c'est que ça déçoit.
15:24Le marché volatil,
15:26versatile,
15:27oublie tout le temps
15:28ce qu'il a adoré
15:29et ça décevra.
15:30Je veux dire,
15:30c'est des maths.
15:31Donc, le risque pour moi,
15:33c'est ça.
15:34Donc, diversification
15:35en dehors de la tech
15:37et des US
15:37et en plus,
15:38on a juste un petit sujet
15:39qui s'appelle le dollar
15:40qui va,
15:42une fois encore,
15:42je ne suis pas économiste,
15:43mais le consensus
15:44sur le dollar
15:44n'est pas vraiment haussier.
15:46Et je crois que la plupart
15:46des gens qui étaient investis
15:47sur le marché US
15:48et qui n'avaient pas EDG,
15:50leur perf net,
15:51elle n'était pas terrible,
15:52en fait.
15:53C'est moins de 10% de moins.
15:54Et donc,
15:55ça ne va pas s'arranger
15:56probablement en 2026.
15:58Donc, la diversification
15:59en dehors des US
16:00n'est pas idiote.
16:01Alors après,
16:01au niveau européen,
16:02la bonne nouvelle,
16:03c'est qu'en Europe,
16:04comme vous l'avez dit,
16:05ça n'a pas mal marché,
16:06mais c'est concentré
16:06sur peu de secteurs.
16:08La défense
16:09et la banque
16:10et les financières notamment.
16:12Et donc,
16:13ça veut dire
16:13qu'il y a plein de secteurs
16:14qui n'ont pas tellement marché.
16:16Nous, on pense
16:16qu'il y a notamment
16:17des choses intéressantes
16:18dans les valeurs de qualité.
16:20La qualité,
16:21la belle boîte de qualité
16:22qui a beaucoup d'irrité
16:25depuis trois ans
16:25avec la hausse des taux.
16:26Le marché a été excessif
16:27en sanctionnant
16:28ce qui a fait la fortune
16:30des gestionnaires d'actifs
16:31pendant des années,
16:32Sébastien,
16:33mais c'est vrai
16:34que cette quality growth,
16:35comme on dit,
16:36elle a sous-performé
16:37comme jamais
16:38au cours des derniers mois,
16:39trimestres.
16:39En fait,
16:40le vrai sujet,
16:41c'est que pendant très longtemps,
16:42la concentration,
16:43entre guillemets,
16:45faire son job
16:45de gérant diversifié
16:47était contre-productif
16:49parce qu'il fallait
16:49être super concentré
16:50sur une thématique
16:51hyper fine,
16:52avec très peu de noms.
16:54Et c'est pour ça
16:54que les trackers
16:55aussi marchent très bien
16:56parce que
16:56seuls les trackers
16:58arrivent véritablement
16:59à répliquer
17:00les indices
17:01dans leur...
17:03vu leur poids.
17:04il n'y a aucun gérant,
17:05il n'y a aucun fonds
17:06traditionnel
17:07qui peut avoir
17:07le pourcentage
17:09des GAFA
17:11ou bien
17:11même d'ASML
17:13dans ces indices.
17:15Donc voilà,
17:15il faut diversifier.
17:17Nous,
17:17on pense qu'il y a
17:17des secteurs passionnants
17:18comme par exemple
17:19la santé
17:20qui n'a jamais été,
17:21qui aujourd'hui
17:22est un pic
17:23de décorrélation
17:24entre les perspectives
17:25de croissance
17:26et la valorisation.
17:28Ça,
17:28on trouve ça
17:28extrêmement intéressant,
17:30notamment.
17:31Les smalls et les mid-cap
17:32reviennent,
17:34elles sont surperformées
17:35notamment un peu
17:36en 2025,
17:38mais elles reviennent
17:39avec une véritable décote
17:40par rapport au large cap
17:41et par rapport
17:42au private equity
17:43alors qu'en perspective
17:44de croissance,
17:45elles sont à nouveau
17:46sur des perspectives
17:47de croissance
17:48supérieures au large cap.
17:50Donc,
17:50les raisons pour lesquelles
17:51ça a sous-performé
17:52ont disparu.
17:53Elles sont,
17:54pour les small mid-européennes,
17:55ça marche bien aux US,
17:56le Russell 2000
17:57remarche bien.
17:58En Europe,
17:59elles sont,
18:00bien entendu,
18:01plus domestiques.
18:02Donc,
18:03il y a une façon
18:04de jouer
18:05une espèce
18:05de re-souveraineté
18:07européenne.
18:10Alors,
18:11on verra bien,
18:12c'est un vœu pieux
18:12qui jusqu'à présent
18:13n'existe pas.
18:15Pour l'instant,
18:15c'est un objectif.
18:16C'est un objectif.
18:17En tout cas,
18:17nous,
18:18ce qu'on aime bien,
18:18c'est présenter
18:19tous ces objectifs
18:19de souveraineté.
18:20Par exemple,
18:20les boîtes de défense.
18:22Alors,
18:22effectivement,
18:23ce qui est intéressant
18:23avec la défense,
18:24c'est que pendant très longtemps,
18:25c'était vraiment des boîtes
18:25que tu n'avais pas envie d'avoir
18:26parce que ce n'était pas forcément
18:28très bien géré
18:28parce qu'il y avait
18:30une visibilité
18:31qui était compliquée
18:31parce que ce n'était que
18:32des gros carnets de commandes
18:33mais avec des commandes
18:35entre guillemets
18:36non linéaires
18:37ce qui fait que tu avais
18:37un gros trimestre
18:38puis un petit trimestre
18:39et dur à prévoir
18:40donc les gens n'aimaient pas ça.
18:42Bon,
18:42c'est évidemment changé.
18:43Et ce qui est intéressant
18:44aujourd'hui,
18:45c'est que le PEG
18:46des boîtes de défense européennes
18:47doit être 1,3.
18:48Donc,
18:49la valorisation rapportée
18:49à la croissance.
18:50Exactement.
18:51Quand il est 1,3
18:52alors qu'il était
18:53à...
18:54Il y a plus de 2,3
18:55aux US.
18:55Donc,
18:55en réalité,
18:56il y a un vrai différentiel
18:57de valorisation là-dessus
18:59et ce que j'aime juste
18:59que les gens comprennent
19:00par rapport à la valorisation
19:01c'est qu'en fait,
19:03les secteurs peuvent
19:04ce qu'on appelle
19:04d'irréter
19:05ou rirréter
19:06donc c'est-à-dire
19:07qu'on accepte
19:07de payer plus cher
19:09et des fois,
19:11comme dans le cas
19:11de la défense,
19:12aujourd'hui,
19:13c'est justifié
19:13parce qu'il y a un avant
19:14et un après
19:15pour toutes les raisons
19:16qu'on sait.
19:17Donc,
19:17il est cohérent
19:18parce que c'est mon côté prof
19:20qui ressort aussi
19:21c'est que les multiples
19:23doivent être cohérents
19:24avec la croissance.
19:25À partir du moment
19:26où la croissance augmente
19:27et la visibilité augmentent,
19:29il est justifié
19:30de payer un peu plus cher
19:31aux multiples.
19:32Donc,
19:32quand on dit
19:33la défense a beaucoup monté,
19:35certes,
19:36mais il y a une partie
19:36de cette hausse
19:37qui est justifiée
19:38par ce new normal
19:39qu'on déplore
19:40mais qui malheureusement
19:41existe
19:41et n'est pas prêt
19:42a priori
19:44de s'arrêter.
19:45Et par rapport à des US,
19:46je vous incite
19:47à regarder
19:48la vidéo
19:49de Marc Kelly
19:49qui est un sénateur
19:50démocrate
19:52qui a été menacé
19:55de cour martial
19:56par Trump
19:57et ses acolytes
19:58et qui a fait
19:59une vidéo
20:00sur comme quoi
20:00il se défendrait
20:01et qui est assez
20:03que je vous incite
20:03à voir.
20:04D'une certaine façon,
20:05je pense,
20:06entre la vidéo
20:07de Powell
20:07et je pense
20:09le corporate américain
20:10et l'Amérique
20:10d'une certaine façon
20:12est en train
20:12un peu de se réveiller
20:13par rapport aux outrances
20:15qu'on a vues.
20:16Même au sein du Parti républicain,
20:18ça grince un peu
20:19quand même aussi,
20:20il faut le dire.
20:22Sur Powell,
20:23les républicains
20:24ne sont pas prêts
20:24à valider
20:25n'importe quel successeur
20:27de Jérôme Powell
20:28à n'importe quel prix.
20:29Il y a cette idée-là aussi,
20:30y compris dans le camp
20:31républicain.
20:31Juste économiquement,
20:32les solutions faciles
20:34n'existent pas
20:35sinon la France
20:35aurait un PIB
20:36en croissance
20:37de 5% par an.
20:38C'est le déficit
20:40qui est à croissance,
20:41c'est pas la croissance.
20:42Non mais,
20:43ça nous amène
20:43à dire un mot
20:44de cet interventionnisme
20:45débridé.
20:46Alors,
20:46avec le visage
20:48et la méthode
20:49d'un Donald Trump,
20:50on a l'impression
20:50que c'est l'apanage
20:51des Etats-Unis
20:52mais cet interventionnisme
20:53on le voit partout,
20:55y compris dans une certaine mesure
20:56en Europe aussi.
20:57La commande publique
20:58vient nourrir
20:59le secteur de la défense,
21:01les groupes de défense
21:01et puis on le voit
21:02désormais aussi
21:03à nouveau,
21:04j'ai envie de dire,
21:05au Japon,
21:06Hervé.
21:07Après les trois flèches
21:09de Shinzo Abe,
21:10les Abenomics,
21:11on a une nouvelle
21:11première ministre
21:12qui semble vouloir
21:13profiter du momentum politique
21:15pour,
21:16je sais pas,
21:18renouer toujours plus
21:20avec l'idée
21:20d'une croissance japonaise.
21:23Alors,
21:24il y a deux points.
21:26Commençons par le Japon,
21:27c'est le plus conjoncturel,
21:28mais il y a
21:29l'interventionnisme
21:30et le changement d'époque
21:31que l'on vit
21:32et changement d'époque
21:34et marché boursier,
21:35c'est quand même
21:36une vraie question.
21:38Le Japon,
21:39oui,
21:40on a l'impression
21:40que la nouvelle
21:41première ministre
21:42veut rejouer
21:44l'expérience
21:46Abe
21:46et donc
21:47les Abe
21:48No Mix
21:49dans un environnement
21:50qui est quand même
21:51assez différent
21:52à un double titre.
21:55Le premier titre,
21:56eh bien,
21:57c'est les prix.
21:58On a quand même
21:58une accélération
22:00des prix au Japon
22:01avec le sentiment
22:02que,
22:04comme les salaires
22:04sont en retard
22:05sur les prix,
22:06on va enclencher
22:07une espèce de boucle
22:08de prix-salaire.
22:12Alors,
22:12est-ce que les gains
22:13de productivité
22:14vont suivre ?
22:15On n'en sait rien.
22:16Mais bref,
22:17l'inflation,
22:18c'est une autre histoire
22:19que celle de Abe
22:20et les taux d'intérêt,
22:21c'est une autre histoire.
22:23Pauline nous rappelait
22:24tout de même
22:25l'évolution
22:26et c'est vrai
22:26que la pente
22:27sur la partie longue
22:28de la courbe
22:29est quand même
22:30assez marquée.
22:30C'est la courbe
22:31la plus pentue
22:32du G7
22:33ou du G10
22:33même,
22:34le Japon.
22:34Donc,
22:35à ce titre-là,
22:36politique monétaire,
22:38on n'est plus
22:38dans les A-B-nomics.
22:40Politique budgétaire,
22:41elle veut nous dire
22:42qu'on est dans
22:43les A-B-nomics,
22:44mais en fait,
22:45on n'y est plus
22:46et on voit bien
22:47que la préoccupation
22:48de tout un chacun
22:49sur les dettes publiques
22:50est une préoccupation
22:51qu'on n'avait pas
22:52il y a 15 ans.
22:53Et puis,
22:54troisièmement,
22:54il reste la flèche structurelle,
22:57mais qui est la flèche
22:57la plus compliquée
22:59à manier.
23:00Et aujourd'hui,
23:00on voit bien
23:01que dans la flèche structurelle,
23:03elle la manie
23:04avec un populisme certain
23:06qui n'est sans doute
23:07pas le meilleur moyen
23:08d'améliorer
23:09la situation économique
23:11du pays.
23:13Sur fond,
23:13quand même,
23:14de lassitude
23:15par rapport au PLD,
23:16au Parti libéral-démocratique,
23:19sauf deux fois
23:20pendant deux ans
23:21au pouvoir
23:22depuis que les Américains
23:23ont remis le pouvoir
23:24aux Japonais.
23:26Donc,
23:26en fait,
23:27la brave dame,
23:27elle se dit
23:28dans les sondages,
23:29je suis bien placé,
23:31j'ai une fenêtre.
23:32Mais alors,
23:32c'est ce que les sondages
23:33lui disent,
23:34mais si on voit
23:35l'image plus large
23:37du Japon
23:38et du Japon
23:39dans le monde
23:39aujourd'hui,
23:40en n'oubliant pas
23:41que les Chinois
23:41font des misères
23:42aux Japonais
23:43et qu'en termes économiques,
23:45ça coince aussi.
23:47Bref,
23:47tout ça,
23:48je pense que
23:49la bourse
23:50qui s'agite,
23:51alors entre la bourse
23:52et le Yen,
23:53je préfère le message
23:54du Yen,
23:55moi.
23:55je trouve qu'on nous dit
23:57au Japon,
23:59il y a quelque chose
24:00d'hétérodoxe,
24:01il y a quelque chose
24:02de populiste,
24:04est-ce que l'économie
24:05en tire ses marrons ?
24:08C'est peut-être pas sûr.
24:09Et puis,
24:09fondamentalement,
24:10on voit bien que,
24:12et le message
24:12est dans une large partie
24:14américain,
24:15que la phase néolibérale,
24:18qu'on a pu critiquer
24:20en termes sociaux,
24:22en termes politiques,
24:22mais qui,
24:23en termes économiques,
24:24avait quand même
24:25apporté des fruits
24:26plutôt sucrés,
24:28des résultats,
24:29un partage
24:30de la richesse créée
24:31dont la bourse
24:33a profité,
24:34on est quand même
24:35en train de passer
24:36à autre chose
24:37et le couple
24:38des dépenses publiques,
24:41qu'on revoit toujours
24:42à la hausse,
24:43et d'une dette publique
24:44qui,
24:44elle aussi,
24:45on revoit toujours
24:46à la hausse,
24:47nous dit quand même
24:47des choses
24:48sur les impôts,
24:50sur les prélèvements,
24:51et donc,
24:53là où il y a
24:53des poches
24:54bien garnies,
24:56il y aura
24:56des mains
24:57de l'État
24:58dedans,
24:59et donc,
24:59il faut quand même
25:00prendre cela en compte,
25:01moi je trouve
25:01qu'on est face
25:03à des tas d'enjeux,
25:04alors Edgar Morin
25:05parlait de polycrise,
25:07il y a des crises partout
25:08et puis on a du mal
25:08à comprendre
25:09les interactions
25:10entre toutes les crises,
25:11et on a
25:12un monde financier,
25:15un monde des marchés
25:16qui marche un peu
25:17comme si c'était hier,
25:19mais c'est plus du tout hier,
25:20donc on peut extrapoler
25:22à court terme
25:22parce qu'il y a
25:23de l'inertie,
25:24mais il y a un moment
25:25où il faut se dire
25:25ça marche différemment
25:27et les anticipations
25:28qu'on doit faire
25:29il faut les construire
25:29autrement.
25:30On sent bien
25:31que le marché
25:31essaie de tâtonner
25:32quand même
25:32pour mettre un prix
25:33sur ces changements,
25:34les conséquences
25:36de ces crises,
25:37etc.,
25:37mais ce n'est pas évident,
25:39ça ne se fait pas non plus
25:40en un claquement de doigts,
25:41j'imagine.
25:42Et juste un point,
25:42on voit bien
25:43que l'administration Trump
25:45l'a parfaitement compris
25:46parce qu'elle fait
25:48tout ce qu'elle peut
25:49pour avoir les mains libres
25:51et faire en sorte
25:51que les taux d'intérêt
25:52à long terme
25:53ne montent pas.
25:54Il y a de l'ingénierie
25:56derrière ça
25:56qui permet effectivement
25:57de contrôler
25:58comme on dit
25:59la courbe des taux.
26:00Je veux bien
26:01un petit commentaire
26:01sur le Japon,
26:02est-ce que c'est
26:02une zone d'investissement
26:04qui vous plaît
26:04pour 2026, Paul ?
26:06Dans mes allocations,
26:08je suis surpendéré
26:10sur les actions japonaises,
26:12mais je suis d'accord.
26:13D'abord,
26:15l'économie,
26:15les indications sont
26:18pour moi,
26:19elles sont un peu
26:21dans tous les sens.
26:22Je n'ai pas
26:23d'une vision claire
26:26qui me dit
26:27que oui,
26:27l'économie japonaise,
26:29l'économie japonaise
26:30vraiment est...
26:32Il y a une accélération,
26:34il y a une croissance forte.
26:37Je ne le vois pas.
26:38Donc je dirais
26:39oui,
26:39il y a de la croissance,
26:41mais c'est un peu
26:43comme en France.
26:43il y a de la croissance,
26:45mais ce n'est pas
26:45très dynamique.
26:47Il y a,
26:48je suis d'accord,
26:50ils ont créé
26:52une inflation
26:52qui n'existait pas
26:54depuis des décennies.
26:56Il faut toujours
26:56être un peu prudent.
26:59Si on veut créer
27:00de l'inflation,
27:01un de ces jours,
27:02ça va arriver,
27:03c'est arrivé au Japon.
27:05Et quand même,
27:07la Banque du Japon
27:09mène une politique
27:11qui, à mon avis,
27:14n'est pas assez serrée.
27:18Il y a les taux
27:19qui restent trop bas,
27:20un bilan
27:21qui est énorme.
27:24Ils ont besoin
27:25de normaliser
27:26leur politique monétaire.
27:28Ils le font.
27:29Ils ont l'ambition
27:29de continuer à le faire.
27:30Oui, ils le font,
27:32mais c'est très,
27:33très prudemment.
27:36Et les taux longs
27:37nous disent
27:38qu'il faut bouger
27:39plus vite.
27:41Le marché
27:42pourrait accepter
27:43que la Banque du Japon
27:43bouge plus vite
27:44que ce qu'elle ne fait
27:45aujourd'hui ?
27:46Peut-être pas
27:47le marché action,
27:48mais le marché
27:49obligation,
27:50plus ou moins,
27:51est en train de crier.
27:52On a besoin
27:52d'une Banque du Japon
27:54qui resserre plus.
27:57sauf la nouvelle
27:59Première Ministre.
28:00Elle ne veut pas
28:01que ça se passe
28:02comme ça.
28:04Elle,
28:04elle veut mener
28:05une politique fiscale
28:07qui donne
28:08un boost
28:09à l'économie.
28:10Et ça,
28:11l'ironie
28:12est que ça,
28:13c'est une recette
28:14classique
28:15pour une yenne
28:16à la hausse.
28:18Oui, oui,
28:18c'est ça.
28:19Une politique fiscale
28:20dynamique
28:22et une politique monétaire
28:25en train de resserrer
28:26les choses.
28:26Orthodoxe.
28:27Oui, oui, c'est ça.
28:27Ça, ça doit permettre
28:29aux yens
28:29de renverser son mouvement
28:30et de se réapprécier.
28:32Et les yens
28:32aujourd'hui
28:33sont hyper faibles
28:34en termes
28:37de valorisation
28:38et à mon avis,
28:39il y aura
28:40un retournement
28:40un de ces jours.
28:41Donc c'est intéressant
28:42d'être acheteur de yens
28:43quand même
28:44à un certain point.
28:45À mon avis,
28:46mais je le dis
28:47depuis un, deux ans.
28:50J'attends le jour
28:51que ça retourne
28:53vers le haut
28:54mais le jour
28:55que ça arrive
28:56il peut y avoir
28:58un acte négatif
28:59sur les actions.
29:01Sur les actions,
29:01bien sûr.
29:02Ça pose aussi
29:02la question
29:03de comment vous voyez
29:04évoluer les marchés
29:05obligataires en 2026.
29:06Alors il y a
29:07l'exemple japonais
29:08où la pente
29:10continue de se former.
29:12Est-ce que ça veut dire
29:13quand même
29:14quand vous regardez
29:14les grands marchés
29:15obligataires développés
29:16notamment,
29:18est-ce qu'on retrouve
29:18des points
29:20d'investissement
29:20intéressants
29:21pour aller chercher
29:23de la duration
29:23comme on dit
29:24Paul ?
29:25À mon avis,
29:27c'est difficile.
29:28Moi, je suis
29:28toujours plus intéressé
29:31par les produits
29:33de durations courtes.
29:35Par exemple,
29:36CLOs,
29:38les bank loans,
29:41les produits
29:43où il n'y a
29:44quasiment pas
29:45de durations.
29:46aux US,
29:48par exemple,
29:49le tour sur 10 ans
29:50entre 4,15
29:54et 4,20,
29:55à mon avis,
29:56probablement,
29:57ça va monter
29:59vers 4,50.
30:01D'accord.
30:02Et donc,
30:02je ne suis pas
30:03hyper intéressé
30:04par ce...
30:05Il y a encore
30:05des coups à prendre
30:06sur ces parties longues.
30:08D'accord.
30:08Et je trouve
30:09qu'au Royaume-Uni,
30:11je crois que
30:12c'est un marché
30:13qui a très bien
30:13performé
30:14depuis quelques mois.
30:16Peut-être qu'il y a
30:16un peu plus
30:18de possibilités
30:19d'encore
30:20une baisse
30:21de taux longue.
30:22Mais ça ne sera
30:23pas énorme.
30:24Et ailleurs,
30:25en Europe,
30:25je crois qu'il n'y a
30:26pas grand-chose
30:26à anticiper.
30:28Le Royaume-Uni,
30:29petite parenthèse,
30:30pays que vous connaissez bien,
30:31Paul,
30:32a retrouvé un peu
30:33de crédibilité fiscale
30:34et budgétaire
30:35après l'épisode
30:36du dernier budget
30:37présenté en fin d'année
30:38par Rachel Reeves.
30:40Dans le monde actuel,
30:41vu les niveaux
30:41d'endettement,
30:42la crédibilité fiscale
30:43et budgétaire,
30:43c'est un actif
30:44important.
30:45Je crois
30:46que, à mon avis,
30:46la crédibilité
30:47est toujours fragile.
30:50Au Royaume-Uni,
30:51en ce moment,
30:51il y a très peu
30:53de crédibilité
30:54pour ce gouvernement.
30:56Et c'est dommage
30:57parce que
30:58les résultats
31:01des élections
31:01étaient très forts
31:03pour ce gouvernement.
31:04Ils avaient la possibilité
31:06de faire...
31:07De capitaliser
31:08sur ce résultat.
31:08Des choses
31:09très positives
31:11et ils ont fait
31:13des erreurs
31:14à tous les coups.
31:15Donc,
31:16la crédibilité
31:17est très fragile.
31:20Mais,
31:20encore une fois,
31:21en parlant
31:22de la situation
31:24politique
31:25au Royaume-Uni,
31:27ça peut
31:27nous donner
31:29quelques...
31:31Je dirais...
31:32Peut-être,
31:33ça doit prévenir
31:34des problèmes
31:35à venir
31:35pour Mme Takayichi.
31:37Parce qu'il y avait
31:38le cas
31:38de Theresa May
31:39qui a donné
31:41les sondages
31:42et elle était
31:42très en avance
31:43et donc,
31:44elle a appelé
31:45une élection
31:46et c'était
31:48une catastrophe.
31:49Et donc,
31:50elle avait perdu
31:50sa majorité.
31:52Donc,
31:52ça sera très intéressant
31:53au Japon.
31:54Le Royaume-Uni
31:55est un pourvoyeur
31:56infini
31:57de leçons
31:57pour le reste du monde
31:59à tous égards.
32:00et depuis longtemps.
32:03Il nous reste
32:04quelques minutes,
32:05je change complètement
32:05de sujet
32:06avec vous,
32:08Sébastien,
32:08mais revenons
32:09au sujet de la santé.
32:10Vous avez un fonds santé,
32:11vous connaissez particulièrement
32:12bien le secteur
32:14des biotechs.
32:15Biotech,
32:16est-ce que Abivax
32:17vaut 15 milliards
32:18aujourd'hui ?
32:20La rectocolite
32:21hémorragique.
32:22Il faut se poser
32:23les vraies questions.
32:24Bah oui,
32:25c'est concret.
32:26Déjà,
32:27ça m'inspire
32:28plusieurs pensées.
32:29La première,
32:29c'était
32:30une société
32:30qui était monoproduit
32:31et dont le profil
32:34a changé
32:34extraordinairement
32:35avec des publications
32:36de résultats
32:37qui étaient
32:38trop bonnes
32:39sur un produit
32:40dont il y a
32:41un vrai besoin.
32:43Et en fait,
32:44le changement
32:44de management
32:45a été central
32:46dans le succès
32:47de la société.
32:48Donc moi,
32:49qui suis un stock picker...
32:50Dirigé par Marc De Garinelle
32:51aujourd'hui,
32:52qui est un grand nom
32:52français dans le secteur
32:54de la biotech.
32:54Voilà,
32:54donc déjà,
32:55moi,
32:55ce que j'aime
32:56avec cette histoire-là,
32:57c'est de me dire
32:58que l'impact
33:00d'un manager
33:01est transformant
33:02pour une société.
33:03Donc en tant que
33:03stock picker,
33:04j'aime ça.
33:05Donc voilà,
33:06à l'heure de l'IA,
33:07me dire qu'un homme
33:07ou une femme
33:08peut tout changer,
33:08je trouve ça chouette.
33:10Premier point.
33:13Donc oui,
33:13c'est un marché
33:14qui est énorme,
33:16de plusieurs milliards
33:18par an,
33:19avec un produit
33:20qui n'est pas encore
33:22approuvé totalement,
33:23mais qui a
33:23une efficacité forte,
33:26des concurrents
33:27qui sont moins bons,
33:28une façon de le prendre
33:30qui est simple,
33:30c'est une gélule.
33:32Donc tout va bien
33:32sur un produit
33:33qui est voué
33:34à faire plusieurs milliards.
33:35Donc la question,
33:36est-ce que ça vaut 15 milliards ?
33:38Moi,
33:38j'ai regardé les analyses,
33:39c'est entre 12 et 20.
33:41C'est ce que disent les analystes.
33:42L'offre,
33:43enfin,
33:44la presse a fait écho
33:45d'une offre potentielle
33:46à 15 milliards.
33:48Il y aurait d'autres
33:49gens intéressés.
33:49les maths,
33:52si le produit
33:54est approuvé totalement,
33:56les maths le justifient.
33:57Et c'est le bon moment.
33:58Alors,
33:58tout a un prix,
33:59évidemment,
34:00et rien de tel
34:00que le prix
34:01pour faire varier
34:01les sentiments,
34:02mais c'est vrai
34:02que dans la stratégie
34:03d'Abivax,
34:04c'est ce qui la caractérise
34:05et qui la différencie
34:07aussi d'un certain
34:07nombre de biotech.
34:08C'est-à-dire qu'il y a toujours...
34:09Non, ce qui la différencie,
34:09c'est que ça a marché.
34:13Bon.
34:14D'accord.
34:15Et qu'on prête
34:16qu'aux riches...
34:17Moi,
34:17j'ai le point de départ
34:18indispensable,
34:19il faut que le produit marche.
34:19j'ai des gérants...
34:20Mais ils n'ont jamais voulu
34:21partager les revenus.
34:21C'est-à-dire qu'ils ont
34:22toujours eu comme objectif...
34:23Ils ont fait y passer.
34:24Oui.
34:25Donc la stratégie,
34:26à un moment,
34:26les a amenés aussi
34:27au bord du précipice.
34:28Mais les résultats
34:29ont été bons,
34:30ils ont enlevé de l'argent
34:31et aujourd'hui,
34:31ils sont financiers
34:32jusqu'à fin 2027.
34:33Donc ils ont le temps d'attendre.
34:34Mais sans avoir jamais
34:35signé d'accord de licence
34:36ou de partage
34:37avec d'autres grandes formats.
34:39La différence énorme
34:40parce que la France,
34:42l'Europe et surtout la France,
34:43a eu un vivier
34:45de biotech
34:46d'extrême qualité
34:47et ce qui les a tués
34:49pour certaines,
34:50c'est le cash.
34:51C'est-à-dire le fait
34:52qu'elles levaient
34:53infiniment moins
34:54que les concurrents américains
34:55avec un écosystème
34:56beaucoup moins éduqué
34:57et un système
34:57qui passe du CID
34:59et ainsi de suite
35:00beaucoup plus éduqué
35:01aux US
35:01et beaucoup plus large
35:02et qui donne
35:03beaucoup de temps.
35:05C'est ce que s'expliquait
35:06Stéphane Brancel de Moderna.
35:07C'est que ce qu'il a fait,
35:08il aurait pu le faire ici
35:09parce qu'il n'aurait pas eu
35:10le temps
35:10et les ressources
35:11pour le faire.
35:12Pour lever 100 millions
35:13quand on est
35:14une biotech française,
35:15il faut des efforts
35:15incommensurables
35:16par rapport à ce qu'une
35:17biotech américaine
35:18doit fournir
35:19pour lever 100 millions.
35:20Et dans la biotech,
35:21l'argent, c'est le temps
35:22et vous permet d'attendre
35:23et vous permet de vous tromper,
35:24vous permet de fine-tuner
35:25les choses.
35:26Donc voilà,
35:27là c'est un succès
35:28dans tous les cas.
35:30Et c'est le moment
35:30pour eux de se vendre ?
35:32Quand vous passez
35:33de 300 millions de capilles
35:35à 10 milliards,
35:36le moment,
35:37après on en a
35:37dans l'optimisation.
35:38Moi, ce que je retiens
35:39en tant qu'observateur,
35:41c'est que déjà,
35:42ça a boosté tout le secteur
35:43et ça a redonné
35:45un peu vie
35:47à la biotech européenne
35:50et française,
35:50à des sociétés
35:51merveilleuses
35:51comme Selectis,
35:52comme Nanobiotics,
35:53comme Médincelle,
35:55comme Valbiotis,
35:56comme d'autres.
35:58Donc,
35:59sur Abivac,
36:00je ne sais pas,
36:00je ne suis pas dans le secret
36:01des dieux.
36:02Ce que je sais,
36:02c'est que les maths font
36:03que le chiffre de 15 milliards
36:06ne paraît pas incohérent.
36:07En tout cas,
36:08si ça correspond
36:09au potentiel de vente
36:10du produit,
36:11donc oui,
36:11c'est quelque chose
36:12qui est possible.
36:12et c'est une société française,
36:14ça serait la première sortie
36:15par le haut
36:16sur une société
36:16cotée française
36:17de ce niveau-là.
36:19Et nous avons besoin
36:20de Totem,
36:21c'est-à-dire qu'on a besoin
36:22de Totem
36:23qui inspirent
36:25et qui font
36:25qu'ensuite,
36:26et c'est une bonne nouvelle
36:27pour les Sofinovas,
36:28pour les Truffles,
36:30ça,
36:30ça redonne goût
36:31à la bourse derrière
36:32pour des boîtes privées
36:33aujourd'hui
36:33qui ne vont plus.
36:34Deux niveaux,
36:35ça redonne,
36:36déjà ça va donner
36:36beaucoup de fric
36:36à Sofinovas
36:37et Truffles
36:39et ainsi de suite.
36:39Pour réinvestir.
36:40Pour réinvestir.
36:42Et en tout cas,
36:43pour avoir des TRI
36:44qui seront capables
36:45de relever des fonds,
36:46donc pour remettre
36:47de l'argent dans le système.
36:49Donc ça,
36:49c'est une très bonne nouvelle.
36:51Et donc moi,
36:52là-dessus,
36:53je suis ravi.
36:54Et par rapport
36:55à la bourse,
36:57après,
36:57c'est l'éducation.
36:58Il faut qu'il y ait
36:59des gérants,
36:59des analystes
37:00et puis des investisseurs
37:02qui comprennent
37:03le temps long
37:03et comme je vous le disais,
37:04moi je pense que la santé
37:05est aujourd'hui
37:06le secteur le plus extraordinaire
37:07dans lequel investir
37:08parce que c'est celui
37:08qui est révolutionné
37:09par la technologie
37:10le plus.
37:12Et que le marché
37:12ne l'a pas encore
37:13bien valorisé ?
37:15En fait,
37:16il a été très,
37:17on revient toujours à Trump,
37:18il a été un peu traumatisé
37:20par ce que disait Trump
37:22sur la pharma,
37:23sur le prix des médicaments.
37:24C'est la seule fois
37:25qu'il a valorisé la France
37:26en disant qu'au moins
37:27en France,
37:27les médicaments,
37:28ils ne les vendent pas cher.
37:29Donc on va faire pareil,
37:30mais qu'en France,
37:30on ne les vend tellement pas cher
37:31qu'il y a plein de médicaments
37:33que nous Français
37:34n'en avons plus
37:35parce que les gens
37:36préfèrent les vendre ailleurs.
37:38Et au même niveau,
37:38c'est un peu le coup de gueule,
37:39sur les essais cliniques,
37:41la France qui était un pays
37:42où il y avait beaucoup
37:42d'essais cliniques,
37:43il y en a beaucoup moins
37:44aujourd'hui
37:44parce que la réglementation
37:45est trop compliquée.
37:46donc on ne fait pas tout
37:50non plus dans ce beau pays
37:52pour progresser
37:53aussi vite qu'on pourrait.
37:54On restera sur cette note.
37:56Merci beaucoup messieurs.
37:57Merci d'avoir été
37:58les invités de Planète Marché
37:59ce soir.
37:59Sébastien Lélevé,
38:00Montpensier Arbevel,
38:02Hervé Gouletker,
38:03Accuracy et Paul Jackson.
38:04Invesco était avec nous
38:05en plateau.
38:06C'est parti.
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