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  • il y a 38 minutes
Mardi 7 avril 2026, retrouvez Laurent Deydier (Directeur Général Délégué, Hottinguer Banque Privée), Evelyn Herrmann (Économiste Europe, Bank of America Global Research) et Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché Evelyne
00:14Herrmann est avec nous ce soir économiste europe chez bank of america global research bonsoir
00:18Evelyne ravi de vous retrouver ravi de retrouver également laurent dédié bonsoir laurent vous êtes
00:23directeur général délégué chez ottingre banque privée et kevin tozet qui est à nos côtés également
00:27bonsoir kevin membre du comité d'investissement de carminiac kevin peut-être un mot de la manière dont le
00:35marché réagit désormais à ce conflit on est au cours de cette sixième semaine de crise iranienne et de
00:41guerre dans le dans le golfe évidemment chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus d'un scénario
00:46macroéconomique adverse voire sévère avec sans doute des conséquences durables en tout cas plus durables
00:54chaque jour qui passe pour autant on notera quand même que les marchés actions ne baissent plus alors ils
00:59rebaissent aujourd'hui mais quand je dis ne baissent plus c'est à dire qu'ils ne vont pas revisiter
01:04les
01:04points bas qu'on a laissé derrière nous il ya une semaine à peine je crois autour du 30 mars
01:08pour les
01:08marchés actions et c'est un peu le même schéma pour les marchés obligataires avec des rendements
01:12obligataires qui ne reviennent pas sur les sommets qu'on a pu atteindre là aussi à la fin du mois
01:17de mars
01:18ça prête 4 50 par exemple pour le 10 ans américain ouais il ya deux choses c'est à dire
01:22que je suis
01:23pas sûr que les marchés d'action et marchés obligataires on voit le même le même signal en
01:26tout cas ce que disent les marchés d'action et certains marchés obligataires c'est que c'est
01:29un choc temporaire dire que si on regarde les perspectives d'inflation au delà des un an deux
01:34ans on voit qu'en fait on a donc des anticipations d'inflation tel que reflété par les marchés
01:39obligataires qui sont même un horizon quatre ans et plus inférieurs à ce qu'ils étaient avant le
01:43conflit ça s'invente pas quand même donc c'est quand même un marché d'action qui dit c'est
01:47un
01:47choc ponctuel et que ça va passer donc ça c'est un élément et donc on peut se permettre de
01:51regarder
01:52à travers bah c'est ce que ça me disent semble dire les marchés d'action quand je reviens sur
01:56les
01:56marchés obligataires ce qu'ils n'en voient pas tout à fait le même le même signal il ya un
01:59deuxième
01:59élément c'est que les marchés d'action ils continuent et là aussi si on regarde sur les six
02:03dernières semaines ils continuent à avoir des perspectives de croissance bénéficiaire assez
02:08positive c'est à dire que si je regarde sur un indice d'action mondiale par exemple les
02:12perspectives de croissance bénéficiaire elles ont été revues à la hausse de l'ordre de 2% à peu
02:18près avec des différences régionales mais mais quand même ça c'est un deuxième un deuxième signal et
02:24peut-être que ce que nous disent les marchés je dis pas que c'est un scénario qu'on partage
02:27mais
02:27peut-être que c'est ce que nous disent les marchés d'action c'est que oui il ya un
02:30scénario on va
02:31dire on a une escalade des tensions mais il ya peut-être peut-être aussi un scénario dans lequel on
02:37a en effet un changement de régime comme elle m'a l'appelé certains et donc auquel cas eh bien
02:42un changement de régime qui serait plutôt positif et pour les marchés d'action et aussi pour les
02:48marchés de taux donc ça c'est peut-être un peu voilà les marchés d'action ont tendance à voir
02:51un
02:51peu le verre à moitié plein c'est peut-être le propre d'un marché d'action d'ailleurs on
02:53achète de
02:54la croissance future
02:54c'est naturel chez un gérant d'action se projeter de capitaliser sur le futur
02:59il ya peut-être ce biais là alors on va on va prendre l'autre biais qui est celui du
03:03marché
03:03obligataire qui a plutôt tendance à voir les risques exactement le verre à moitié à moitié vide et là
03:09en tout cas voilà le risque inflationniste peut être un peu plus présent donc vous parlez on n'a
03:13pas revu les points hauts sur les taux d'intérêt on n'a pas non plus revu les points bas
03:16sur les
03:16taux d'intérêt et c'est bien ça c'est à dire que le point bas sur le disant américain
03:20ça devait
03:20être quoi 4 25 4 26 quelque chose comme ça il ya de ça une semaine on n'est pas
03:23revenu sur ces niveaux là pourquoi
03:24parce que la séquence elle est quand même pas tout à fait aussi évidente c'est à dire que est
03:28ce
03:28que on peut se permettre de regarder au travers je suis pas sûr que ce soit les messages qui sont
03:32envoyés par les différents banquiers centraux on a vu aussi des mouvements de courbes qui sont
03:37importants notamment des aplatissements de courbes courbes des taux principalement par le truchement
03:41de la hausse des taux d'intérêt à court terme donc des anticipations de ce qu'allait faire les banques
03:46les banques centrales bon c'est là que voilà notre travail on en tout cas on espère avoir une fonction
03:52d'utilité importante c'est là qu'on peut se positionner il faut choisir un camp entre le
03:56marché vous êtes une maison action mais aussi une maison taux kévin vous venez du monde des taux
04:00vous même quel camp vous avez envie de choisir et bien sur les marchés obligataires plutôt à
04:05viser des vues de pantification c'est à dire que si je réfléchis en termes de séquence il me semble
04:09ça peut se repantifier oui il me semble qu'il ya quand même une première séquence on peut voir des
04:12taux d'intérêt à plus long terme continué de grimper parce que les pressions inflationnistes je pense qu'elles sont
04:19peut-être un petit peu optimiste c'est à dire que voilà même si c'est un choc ponctuel j
04:24'ai
04:24peine boule de cristal sur la fin du conflit quand vous dites pression inflationniste optimiste pour
04:27que tout le monde soit bien d'accord c'est que le marché reste modéré voire conservateur sur le
04:34risque inflationniste le marché dit qu'en gros l'inflation va passer de 2% à 3,5% l
04:39'année
04:39prochaine et un bout de l'année suivante et puis voilà et après circuler il n'y a rien à
04:43voir une forme de
04:44retour à la normale c'est peut-être un peu optimiste pourquoi parce que je veux dire si le conflit
04:48se termine demain
04:48c'est pas moi qui utilise ces mots c'est l'administration américaine il va falloir revenir et tomber la
04:53pelouse comme ils aiment le dire
04:54c'est à dire que voilà il ya eu des frappes en juillet dernier il ya eu des frappes actuellement
04:58s'ils se retirent demain sans doute que il leur faudra revenir et donc ça veut dire ça entretient quand
05:02même une prime
05:03on va dire géopolitique sur les marchés des matières premières qui restent relativement élevées ça me tend à
05:09laisser penser qu'on peut avoir des taux d'intérêt plus long ça se promet plus haut il va y
05:14a aussi sans doute y avoir une réponse
05:16des états une réponse budgétaire alors peut-être pas aussi généreuse que 2022 mais ça veut quand même dire qu
05:21'on a un point de départ avec des déficits qui sont élevés
05:22des niveaux de taux donc un coût de la dette qui est élevé aussi ça peut aussi finir pour faire
05:27monter les taux d'intérêt à plus à plus à plus en termes
05:29donc on peut on protégera la demande et l'activité
05:31et c'est plutôt le risque inflationniste qui l'emporte le risque inflationniste en tout cas là ce qu'on
05:36appelle la prime de terme
05:37l'appétit pour les obligations avec des émetteurs dont la qualité de crédit se détériore et puis il y en
05:42a un troisième c'est qu'encore une fois
05:43si le conflit on va dire se résout demain il y a peut-être un peu plus d'optimisme sur
05:47la croissance économique et donc il y a des taux d'intérêt un peu plus élevés
05:49donc je vois plutôt cette idée de pontification
05:52notre métier c'est aussi d'envagissager différents scénarios
05:55et si en effet on a dans ce cadre là on va dire
05:58prix des matières premières et du pétrole notamment qui reste sur des niveaux élevés
06:02que ça commence à venir mordre sur la croissance donc on passe d'un choc
06:07inflationniste
06:08un choc sur la demande
06:09un choc de demande
06:10là peut-être qu'il y aura in fine quand même une revue des anticipations de ce que vont faire
06:14les banquiers centraux
06:15mais c'est pas ce qui est encore dans le marché ça
06:17cette partie là de l'histoire n'est pas encore dans le marché
06:19si on regarde sur l'Europe par exemple le marché dit que la banque centrale européenne
06:22il y a une probabilité relativement élevée qu'elle monte ses taux dès le mois d'avril et qu'elle
06:25le fasse trois mois cette année
06:27je ne suis pas convaincu que ce scénario sera
06:29le bon et donc voilà
06:30dans ce cadre là il y a il me semble des positions de quantification qui peuvent faire du sens dans
06:34un portefeuille
06:35Evelyne quelles sont les réflexions macroéconomiques qui vous animent à ce stade encore une fois
06:39sixième semaine de conflit
06:42est-ce que c'est un choc avant tout inflationniste
06:44est-ce que c'est un risque surtout pour la croissance et l'activité économique de nos économies développées
06:50qui importent évidemment de l'énergie
06:53où est-ce que vous vous situez dans ce débat
06:56et puis on pourra dire un mot effectivement de la réaction attendue des banques centrales
07:28les deux sont liés mais je pense que là où on voit l'impact beaucoup plus rapidement c'est effectivement
07:33sur l'inflation parce que
07:35la plupart des gens ont quand même une voiture et ils ont besoin d'acheter de l'essence pour conduire
07:41et donc du coup
07:42c'est ça l'impact immédiat qu'on voit aussi sur le prix à la consommation
07:46quel est le prix du pétrole quand on va remplir sa voiture
07:49quel est le prix du gaz quand on chauffe sa maison
07:52donc ça ce sont des impacts qui sont relativement vides
07:55la même chose s'applique pour le producteur
07:58donc du coup ça c'est l'impact inflation qu'on voit quasiment dès le premier jour
08:02parce que les prix donc du coup aux stations de gaz
08:04ils bougent immédiatement
08:05après l'impact sur la croissance
08:08se fait un peu plus tard c'est à dire que normalement dans un premier moment si on ne sait
08:13pas si le conflit dure si la flambée de prix
08:16cette fois ci menée donc par un choc sur l'offre s'il est durable ou pas à ce moment
08:21là on redit peut-être un peu le taux d'épargne
08:23et après on voit comment ça évolue et après le choc sur la croissance se fait dans un deuxième tour
08:27bon donc on prend très au sérieux le choc inflationniste d'un premier tour il y aura sans doute des
08:34effets indirects
08:36les gens qui produisent avec l'énergie c'est tout le monde donc du coup ça a un impact indirect
08:41par contre là on a beaucoup plus de doutes c'est l'impact secondaire le second tour
08:46sur les anticipations d'inflation de moyen terme
08:49sur vraiment la croissance salariale
08:51est-ce qu'elle peut répandre comme elle a pu répandre avec beaucoup de retard en 2022
08:56et donc du coup c'est là que ça se complique
08:58est-ce que la croissance peut vraiment être restée résistante par rapport à un tel scénario
09:04et je pense que là c'est très très compliqué
09:06déjà la durée c'est la magnitude du choc
09:09mais aussi la durée du choc qui joue un rôle important
09:11c'est surtout la durée
09:13le plus long ça dure
09:14le plus grand l'impact sur le revenu disponible dans l'économie réelle
09:19le plus important l'impact sur la croissance
09:21et le moins probable l'effet de second tour
09:25sur les salaires et compagnie
09:27surtout en zone euro où on a quand même une économie qui est très fragilisée
09:33maintenant aplatissement de la courbe et banque centrale
09:35on peut avoir différentes opinions
09:37donc pour nous on prend très au sérieux une BCE qui est très inquiète
09:41elle ne veut pas subir la même critique qu'elle a subie en 2022
09:45donc du coup on prend très au sérieux la possibilité
09:48que effectivement la banque centrale va augmenter les taux
09:51dans une économie qui ne gère pas très bien ce choc là
09:57la critique parce qu'il y a des critiques il y en a eu beaucoup sur la banque centrale euro
10:00la critique de 2022
10:01c'était d'avoir attendu trop longtemps
10:05pour commencer à remonter ces taux
10:08à partir de juillet 2022 si je ne dis pas de bêtises
10:11du coup ils étaient très tard par rapport au début
10:15et là on aurait plutôt envie de leur demander d'attendre
10:17mais finalement ce n'est pas la voie qu'ils sont en train de signaler
10:20non là ils ont vraiment signalé
10:21ils s'inquiètent beaucoup parce que du coup le souvenir du dernier choc inflationniste
10:27il est encore trop présent
10:28donc du coup on a plus de risques de ces fameux effets de second tour
10:33donc anticipation d'inflation plus sa croissance salariale
10:36donc du coup ces effets là seront plus grands et plus rapides que la dernière fois
10:42donc il faut agir plus tôt
10:44on prend ça très au sérieux
10:45pas parce qu'on y croit
10:46mais parce que c'est la banque centrale qui nous le dit
10:48et de conséquence on a envie de dire que quand même on s'attend à ce que l'ABC augmente
10:53les taux cette année au moins deux fois
10:55au moins deux fois c'est pas déjà trois fois
10:57au moins deux fois avec un risque
11:00on dit plus probable juin et juillet
11:03après il y a un risque d'avril
11:04il y a un risque de 75 BP
11:06si vraiment le choc s'amplifie et se prolonge
11:09on peut même envisager 100 points de base
11:11mais là où il faudra qu'on discute au moins autant que sur ce qu'ils font cette année
11:15c'est sur ce qu'ils font l'année prochaine
11:16et l'année prochaine l'économie ne sera plus la même que cette année
11:20et de conséquence on pense que vraiment la BCE va devoir baisser les taux
11:24en fonction d'exactement ce qu'on met dans les modèles sur le choc
11:29on peut envisager un taux de dépôt qui en fin de 2027 est en dessous de 1,5%
11:34une BCE qui se mettrait effectivement en position de délivrer au moins deux hausses de taux cette année
11:40selon vous Evelyne
11:42il faudrait qu'elle soit prête également à rebaisser très vite ses taux derrière en 2027
11:47pour revenir à un niveau de neutralité voire de soutien à l'économie
11:52donc il faudra être vraiment flexible dans les deux sens
11:55oui l'économie elle n'est déjà pas en top form aujourd'hui
11:58on rajoute encore un choc
12:00ça devient vraiment dur
12:02bon Laurent, ça dit beaucoup de choses
12:04mais votre sentiment, votre état d'esprit
12:07et effectivement la manière dont les marchés
12:10j'ai presque envie de dire encaissent le choc
12:12je parlais de réaction de marché assez disciplinée
12:14c'est à dire que oui on reste dans un playbook
12:17qui colle plutôt à une histoire comme celle qui se déroule dans le golf aujourd'hui
12:23clairement et tout ce qui a été dit précédemment
12:24je pense qu'on peut le valider
12:26si on reprend le point des hypothèses de bénéfices
12:29ce qui a été fait jusqu'à maintenant
12:30c'est que pour les analyses du secteur L&Gas
12:32c'est facile de dire que dans le modèle
12:34je déplace de 10, de 20 ou de 30 dollars de plus sur un ou deux trimestres
12:38je regarde tout de suite ce que ça me fait en cash flow
12:40et je l'impacte sur mes EPS
12:41ça veut dire qu'eux sont en avance
12:43ce que je crains c'est que l'ensemble des autres analyses dans les autres secteurs
12:46ne sont pas encore dans la même modalité
12:49ils sont peut-être un peu en retard
12:51et on verra à mon avis plus tard
12:53mais plus tard c'est pas tout de suite
12:54plus tard je crains que ce soit plutôt un rendez-vous cet été
12:56mais donc pour l'instant c'est vrai qu'il y a encore une trajectoire
12:58de croissance des bénéfices qui reste robuste
13:01la question c'est est-ce qu'à un moment ou à un autre
13:03cette tension géopolitique et cette tension sur les matières premières
13:06elle va générer un stress sur la demande
13:09on a tous quand même en tête
13:11que ce soit la grande crise financière
13:13ou le Covid ou des instants comme ça
13:15ça a eu des impacts très brutaux
13:17jusqu'à 9% de destruction de commandes
13:19de demandes sur le marché du pétrole
13:21au paroxysme
13:22mais les autres c'est des tout petits chocs de demandes
13:25donc je vois pas très bien comment on va s'ajuster
13:27dans un premier temps sur cet aspect là
13:30maintenant qu'est-ce que nous disent les marchés
13:32je pense que les marchés nous ont dit
13:33première phase
13:35on baisse, on déleste
13:37l'ensemble de la stratégie alternative mondiale
13:39a aussi un petit peu réduit son risque
13:42pour l'instant on n'est pas dans un trend
13:43baissier sur le marché
13:45parce que personne ne sait
13:46et donc ces gens-là viennent pas appuyer à la vente
13:49parce qu'ils vont rajouter de la vente à découvert
13:51que ce soit les trend followers
13:52ou toutes les autres stratégies qu'on peut connaître
13:54mais je crains
13:55qu'on ait peut-être besoin
13:57ce qu'on se disait tout à l'heure
13:58en préambule
13:59d'un instant que je qualifierais de climax
14:01c'est-à-dire un moment où on va chercher le point haut
14:04le point chaud
14:04le plus élevé
14:06et que le marché puisse commencer à construire un scénario
14:08alors est-ce que c'est cette nuit, la semaine prochaine
14:12au dire de monsieur Trump
14:13il va se passer des choses très rapidement
14:15s'il n'y a pas un accord
14:16et est-ce que le marché va réagir très brutalement
14:18après dans la foulée
14:19c'est pas exclure
14:22ce que moi j'observe
14:23et c'est ce qui commence un petit peu pas à m'inquiéter
14:25mais à me dire qu'il faut être plus neutre sur la partie action
14:27c'est que la capacité de réponse des entreprises américaines
14:31parce que je vais regarder les américaines
14:32qui sont quand même en général une vitesse d'ajustement plus rapide
14:35elle n'envoie pas un très bon signal
14:36quand je dis qu'elle n'envoie pas un très bon signal
14:38c'est que j'ai déjà plusieurs grandes entreprises
14:40que ce soit Dow Chemical, que ce soit Ecolab
14:43qui ont monté les prix
14:44ont monté les prix en disant
14:45j'ai un phénomène
14:46monté des matières premières
14:47je monte les prix de 5, de 10, de 14%
14:50et puis j'ai aussi des entreprises
14:52filiales de Air Liquide, Air Gas, bien connue
14:54qui a dit
14:55messieurs les amis des semi-conducteurs
14:57vous avez besoin d'hélium
14:59malheureusement je n'ai pas la capacité
15:00donc je vais restreindre mes quantités
15:03et donc je me dis que petit à petit
15:06il y a des éléments du puzzle qui commencent à s'assombrir
15:08trop tôt pour tirer la moindre conclusion
15:11parce qu'on sait que le monde corporel est capable de s'ajuster très vite
15:14quels que soient les scénarios
15:15et c'est la force justement du marché financier
15:18c'est d'avoir des entreprises qui sont très réactives
15:20mais les premiers indicateurs ne sont pas très bons
15:23et je pense que le premier trimestre a un coup d'épée dans l'eau
15:27parce qu'ils vont nous dire
15:28le premier trimestre il était bon
15:29janvier, février c'était en bonne tendance
15:31ok ça s'est peut-être très légèrement dégradé
15:33Mars en est encore livré
15:34les bateaux qui sont partis fin février du golf
15:38ils sont arrivés là ces derniers jours
15:40donc pas de problème
15:41quel est le manager qui à la fin du premier trimestre
15:44va warner sur l'année
15:45alors qu'il n'a aucune idée de s'il arrête sa guerre
15:47la guerre s'arrête dans un jour, dans une semaine ou dans trois mois
15:49et voilà
15:50donc le point de rendez-vous sera cet été
15:52et je pense que la saison des publications
15:55elle ne va pas amener une bonne nouvelle
15:57des neutres
15:57et plus probablement quelques mauvaises
15:59mais vous dites, c'est intéressant les exemples que vous avez cités
16:01dans la chimie, dans l'industrie
16:03les gaz industriels avec air liquide et air gaz
16:06ou dochemical dans la chimie
16:07les compagnies aériennes aussi
16:09il y a une vitesse de réaction
16:12une transmission de la hausse des coûts
16:15aux prix finaux
16:16qui est normale
16:17ou qui est une vitesse de transmission post-Covid
16:19est-ce qu'il y a cet effet aussi
16:22de ce choc inflationniste
16:24qu'une génération a vécu
16:26je crois que la réponse serait dans votre question Grégoire
16:29c'est que 2022, c'était hier
16:30personne ne l'a oublié
16:31autant la dernière crise inflationniste
16:33elle remontait à très loin en arrière
16:35quand on a eu le Covid en 22
16:36cette fois-ci, les entreprises
16:38elles ont encore
16:38tous les mécanismes de passation automatique
16:42des éléments intangibles
16:44il y a encore ce qu'un simple power là ?
16:45ah oui, clairement, aujourd'hui
16:46et la demande peut résister par rapport à ça ?
16:48la vraie question c'est à quel moment
16:49on va avoir un petit peu un choc sur la demande
16:52et je pense qu'il est vraiment trop tôt
16:53pour imaginer un choc à court terme
16:55en revanche, est-ce que cette demande peut se dégrader ?
16:58et je partage tout à l'heure
16:59totalement le scénario tout à l'heure sur la BCE
17:01si la BCE a la capacité à devenir
17:03entre guillemets, pas hedge fund
17:05mais plus pragmatique
17:07et surtout nous donner sa boussole
17:09avec beaucoup de correspondance
17:10c'est-à-dire monter cet étau
17:11cet été
17:12parce qu'il y a un risque
17:14et nous expliquer
17:14mais je les rebaisserai l'année prochaine
17:16le marché il va passer au-delà
17:17si elle les monte deux fois cette année
17:18et qu'elle les basse cinq fois l'an prochain
17:21cinq fois c'est beaucoup
17:22mais si elle retourne au point de départ
17:23ce serait déjà bien
17:24oui c'est ça
17:26elle ne le dira pas
17:27mais
17:27non mais
17:28c'est vrai que
17:28si le choc est temporaire
17:29elle doit faire l'ajustement dans les deux sens
17:31un vrai changement
17:32d'état d'esprit
17:33de mindset
17:34au sein de la BCE
17:35sur l'attitude des entreprises
17:37effectivement
17:37on avait beaucoup parlé
17:38les banques centrales
17:40avaient documenté le sujet
17:41de la gridflation
17:42l'inflation
17:43par les marges de profit
17:44moi j'appelais ça un peu
17:45les passagers clandestins
17:46aussi de l'inflation
17:47en tout cas des industries
17:48des secteurs qui n'avaient pas
17:50structurellement de pricing power
17:51qui ont profité
17:52d'un environnement inflationniste
17:53un peu généralisé
17:54pour passer des hausses de prix
17:56et reconstituer leurs marges
17:57on peut être encore un peu
17:58dans ce moment-là
18:00Kevin ?
18:01oui c'est-à-dire que
18:02sur les 5-6 dernières années
18:04on a eu
18:054 chocs d'offres
18:06que ce soit
18:06le Covid
18:07que ce soit l'Ukraine
18:08que ce soit
18:09les tarifs douaniers
18:10il y a un an
18:11et là ce qui se passe
18:12aujourd'hui
18:12ce qui se passe aujourd'hui
18:13en Iran
18:13et donc oui
18:14les agents économiques
18:15ils sont plus sensibles
18:16à ces chocs d'offres
18:16et c'est vrai pour les entreprises
18:18vous le disiez Laurent
18:19c'est vrai aussi
18:21pour les salariés
18:22ils sont plus enclins
18:23à venir renégocier
18:24des contrats
18:24ou à demander
18:25des renégociations
18:26de contrats
18:26donc ça c'est
18:27on va dire
18:27même aux Etats-Unis
18:28dans un marché du travail
18:29on dit
18:30low hiring
18:31ça c'est la théorie
18:32c'est ce que nous disent
18:34les banquiers centraux
18:34ou en tout cas
18:35la Banque Centrale Européenne
18:36c'est les craintes
18:36qu'ils nourrissent
18:37ensuite il y a quand même
18:38le point de départ
18:39qui n'est pas tout à fait le même
18:39c'est à dire que
18:40si on regarde
18:41les taux de politique monétaire
18:42aujourd'hui
18:43par rapport à d'autres périodes
18:44si on regarde
18:44tous les mécanismes
18:45d'accompagnement
18:46donc de limitation
18:47de hausse des prix
18:48de l'énergie
18:49pour les ménages
18:50et pour les entreprises
18:51il y a moins de marge
18:52de manœuvre aujourd'hui
18:52qu'il y en avait
18:53il y a deux ans
18:54si on regarde
18:54les taux de politique monétaire
18:55ils sont plus restrictifs
18:56aujourd'hui
18:56qu'ils ne l'étaient
18:57il y a deux ans
18:57et c'est un euphémisme
18:58ils étaient en dessous de zéro
19:01donc ça ça veut dire quoi
19:02ça veut quand même dire
19:03qu'il y a peut-être moins
19:03cette capacité
19:05d'accompagnement
19:07de ces mouvements de prix
19:09et puis pareillement
19:10c'est à dire qu'on est en sortie
19:10de Covid
19:11les taux d'épargne
19:11ils étaient importants
19:13la revanche
19:14exactement
19:15donc je suis pas sûr
19:16c'est à dire que
19:17ce que semble
19:19nous dire le marché aujourd'hui
19:20c'est qu'il suit à peu près
19:21la trajectoire de 2022
19:23on va dire
19:23des marchés d'action
19:24en ordre dispersé
19:26des taux courts
19:27qui remontent
19:27sauf que plus ça dure
19:28plus il y a le risque
19:29que ça vienne
19:30in fine peser sur la demande
19:31a fortiori
19:32parce que le point de départ
19:33c'est pas le même
19:34et donc je crois que oui
19:35il y a un vrai risque
19:36qu'on ait une destruction
19:38de la demande
19:38plus rapide
19:40que ce qu'on a accepté
19:42par rapport à
19:43ce qu'on a pu connaître
19:44il y a quatre ans
19:45d'accord avec cette idée
19:47Néanmoins
19:48est-ce qu'il n'y a quand même
19:49pas des mécanismes
19:50qui se sont structurellement installés
19:52depuis le Covid
19:52depuis la crise
19:53en Ukraine
19:54sur ces phénomènes
19:55d'inflation
19:56la mémoire est encore
19:57très fraîche
19:58de ce point de vue là
19:59est-ce qu'un choc de prix
20:00partant d'un secteur
20:01comme celui de l'énergie
20:03peut se diffuser
20:04plus rapidement
20:05plus profondément
20:06qu'avant
20:08que dans le monde
20:09d'avant le Covid
20:09oui c'est une possibilité
20:12oui c'est une possibilité
20:14mais je pense
20:14qu'on ne doit pas
20:16ignorer
20:17que ça peut se diffuser
20:18plus rapidement
20:19côté inflation
20:19mais aussi côté
20:20économie réelle
20:21parce qu'on a
20:23des cicatrices
20:23qui sont très profondes
20:24dans la zone euro
20:25on s'est pris un choc
20:26d'énergie
20:27en 2022
20:28qui était
20:29très important
20:30très profond
20:31pour une très grande
20:31partie de la zone euro
20:32c'était surtout
20:33un choc
20:34de prix
20:35pour une autre
20:35très grande partie
20:37de la zone euro
20:38d'Allemagne
20:39c'était aussi
20:40un choc d'offres
20:41il y avait vraiment
20:42un risque
20:43d'insuffisance
20:44d'énergie
20:44dans l'économie
20:45et un besoin
20:47d'un jour à l'autre
20:48trouver une autre
20:49source d'énergie
20:49autre que le gaz russe
20:52et donc ça
20:53c'est quelque chose
20:53qui a été géré
20:55relativement bien
20:56si vous vous rappelez
20:56en 2022
20:57on a discuté
20:58les fermetures
20:58m'ont daté
21:00des entreprises
21:00des arrêts
21:01de production
21:01etc
21:02ça ne s'est pas fait
21:04parce que justement
21:04comme vous aviez dit
21:05il y a quand même
21:06une capacité du secteur privé
21:07de s'ajuster
21:08très rapidement
21:09donc du coup
21:09on a vu
21:10une baisse de la demande
21:11pour l'énergie
21:12qui était très très rapide
21:14et très profonde
21:15et ça aussi
21:16ça reste dans le mémoire
21:17on voit ça aujourd'hui
21:18en zone euro
21:18et ça ce n'est pas
21:19qu'une histoire allemande
21:20on voit ça
21:21dans les taux d'épargne
21:22et des ménages
21:22qui restent
21:23à un niveau
21:24très élevé
21:24par rapport à la moyenne
21:25et le long terme
21:26pourquoi ?
21:26probablement
21:27parce qu'on s'est pris
21:28un choc
21:30permanent
21:30sur le revenu
21:33enfin
21:33revenu à vie
21:35lifetime income
21:36oui le revenu disponible
21:37voilà le revenu disponible
21:38mais
21:39surtout au long de la vie
21:40voilà
21:40tout au long de la vie
21:41vraiment
21:42on s'est appauvris
21:43à travers
21:44un prix de l'énergie
21:45qui depuis
21:452022
21:47est plus important
21:48ça ce sont
21:50les ménages
21:50côté entreprise
21:52c'est la même chose
21:52certes le manufacturier
21:54en 2022
21:55en agréas
21:55avait des marges
21:56de profit
21:57qui étaient
22:00stratosphériques
22:00mais qui se sent
22:02beaucoup comprimés
22:03depuis
22:03et ce qu'on voit
22:04en Allemagne
22:04et en France
22:05surtout
22:06c'est que aussi
22:07dans les services
22:08on a vu
22:10des profits
22:11qui se sont comprimés
22:12de façon assez importante
22:13ça aussi
22:14c'est je pense
22:15une cicatrice
22:16de moyen terme
22:16on voit le marché
22:17de travail
22:18qui n'est plus du tout
22:19dans une sorte
22:20de surchauffe
22:21au moins anecdotique
22:23il n'y a plus
22:23les références
22:24en manque de gens
22:25pour employer
22:26là le fameux ratio
22:28de ceux
22:31les chômeurs
22:32par rapport
22:32aux emplois
22:33ouverts
22:34il a baissé
22:35beaucoup
22:36il a augmenté
22:38beaucoup
22:38la tension
22:39c'est beaucoup
22:39normalisé
22:40c'est très très normalisé
22:42et on est en mode
22:43de destruction
22:44d'emplois
22:44dans une grande partie
22:45de la zone euro
22:46tout ça
22:46ce sont quand même
22:47aussi des cicatrices
22:48côté économie réelle
22:50des conséquences
22:52du choc de 2022
22:53et autres
22:53qui se sont fait depuis
22:54qui en fait
22:55qu'aujourd'hui
22:55l'économie réelle
22:56elle aussi
22:57elle se souvient
22:57d'un choc
22:58et on n'a plus
22:59du tout
23:00les mêmes marges
23:01de sécurité
23:02qu'à l'époque
23:02donc oui
23:03il y a ce choc
23:04il y a ce risque
23:05que l'inflation
23:05répond plus vite
23:06qu'on pense
23:06mais il y a aussi
23:07le problème
23:08que l'économie
23:09peut répondre
23:10beaucoup plus rapidement
23:11qu'on pense
23:12et je pense
23:12que le risque
23:13les deux vont ensemble
23:14mais je pense
23:15qu'aujourd'hui
23:16alors qu'en 2022
23:17ex post
23:18l'inflation c'était
23:18plus important
23:19aujourd'hui
23:19c'est l'économie réelle
23:20Evine parlait
23:22de l'Europe
23:23aux Etats-Unis
23:24un baril de pétrole
23:27à 90 dollars
23:28à peu près
23:28c'est ce que nous donnent
23:29les courbes futures
23:31ça vient effacer
23:33à peu près
23:33les quoi
23:33800 à 1000 dollars
23:34qui c'était
23:35on va dire
23:35les crédits d'impôt
23:36les remboursements d'impôt
23:37pour le ménage moyen américain
23:39c'était quand même
23:40un des facteurs
23:41qui sous-tendait
23:41la bonne performance
23:43la bonne tenue
23:44des bénéfices par action
23:47sur 2026
23:48ça y est
23:49on n'y est plus
23:50un taux d'épargne
23:52un taux d'emprunt
23:54hypothécaire
23:54aux Etats-Unis
23:55à 6,5%
23:55revient sur les niveaux
23:57sur lesquels
23:57on était
23:58en août
23:59en août 2025
24:00et ça
24:01c'est bien
24:02on va dire
24:03il me semble
24:03la traduction
24:04d'un choc
24:06inflationniste
24:07sur les prix
24:07à la pompe
24:08sur les marchés
24:09les marchés de taux
24:10qui ont un impact
24:11directement
24:12sur l'économie réelle
24:13ça c'est
24:14déjà là
24:15la Fed
24:16elle ne va pas
24:16monter des taux
24:17aussi rapides
24:17que la BCE
24:18c'est aussi
24:19une raison
24:20pour les marchés
24:21elle a un double mandat
24:24et puis la Fed
24:25pour l'instant
24:26elle attend aussi
24:26le prochain capitaine
24:27enfin c'est compliqué
24:28il y a beaucoup de choses
24:29qui sont compliquées
24:29autour de la réserve
24:30fédérale américaine
24:31Laurent
24:31vos commentaires
24:32et puis
24:32parlons d'investissement
24:34comment on se positionne
24:35dans une situation
24:36telle qu'on essaye
24:37de la décrire
24:38et qu'est-ce qui
24:40fonctionne
24:40et qu'est-ce qui
24:41ne fonctionne pas
24:41sur le plan de l'investissement
24:44il y a beaucoup de choses
24:45qui n'ont pas fonctionné
24:45depuis le début de l'année
24:46parce que les marchés
24:47ont été très surpris
24:48par ce dernier mois
24:49assez désagréable
24:51mais je crois
24:51que ce qui a été dit
24:52est assez vrai
24:54ce que je retiens
24:55parce qu'Evelyne l'a bien dit
24:55et c'est des chiffres
24:56que j'ai bien en tête
24:57parce qu'il y a des secteurs
24:58que je regarde de plus près
24:59l'Europe
25:00depuis le choc de 2022
25:02a détruit l'équivalent
25:03de la consommation électrique
25:04du Portugal
25:04150 TWh
25:06c'est colossal
25:07le quantifier
25:08c'est compliqué
25:08l'imaginer
25:09c'est probablement
25:10très abstrait
25:11pour le commun
25:13des mortels
25:14et donc
25:15on a globalement
25:16appris à être
25:17plus économe
25:18en Europe
25:18c'est la sobriété
25:19c'est la sobriété
25:20voilà
25:21il y a eu une discipline
25:22une forme de sobriété
25:23collective
25:23qui permet
25:24d'avoir une demande
25:26qui s'est effondrée
25:27de la vague du Portugal
25:28il n'y a pas eu
25:28la même trajectoire
25:29qu'aux Etats-Unis
25:31sur l'IA
25:31et les data centers
25:32qui sont venus créer
25:32un boom de demandes électriques
25:34et qui apparaît
25:34tout juste en Europe
25:35on espérait plutôt
25:36que ce serait
25:37une reprise cyclique
25:37qui rendrait
25:38entre guillemets
25:38une certaine dynamique
25:39de consommation électrique
25:41ce qui fonctionne
25:42je pense
25:43à très court terme
25:43c'est d'essayer
25:44de se protéger
25:45quand c'est possible
25:46sur des secteurs
25:47qui semblent être
25:48probablement un peu
25:49immunisés
25:49sur les problématiques
25:50du moment
25:51alors la problématique
25:52d'il y a un mois et demi
25:52ou deux mois
25:53c'était l'IA
25:53et son risque
25:55de capex
25:55qui allait tuer
25:56la rentabilité future
25:57aujourd'hui
25:58c'est le pétrole
25:58et cette incertitude
25:59donc il y a des usual suspects
26:01qui fonctionnent très bien
26:02le premier sur lequel
26:03on pourrait zoomer
26:04à très court terme
26:05parce que c'est quand même
26:06refuge
26:06quand on voit la taille
26:07des bilans
26:08les liquidités
26:09c'est la techno
26:10particulièrement
26:11la techno américaine
26:12pourquoi ?
26:13parce que quand vous regardez
26:13des valeurs un peu IA
26:14elles ont baissé toutes
26:15de 20 à 25
26:16parfois 30%
26:18globalement
26:18la croissance de cette année
26:19elle sera dans ces zones là
26:2025 à 30%
26:22de croissance des bénéfices
26:23plus ou moins
26:23ça veut dire qu'en paix gratio
26:25une fois
26:25pour des sociétés de qualité
26:27qui sont toujours
26:28avec des bilans très solides
26:29pour la majorité d'entre elles
26:30on peut toujours zoomer
26:31sur les canards boiteux
26:33voire les sociétés
26:33un peu moins bonnes
26:35c'est un endroit
26:36un peu refuge
26:36à très court terme
26:37ça a fonctionné
26:38ça devrait continuer à fonctionner
26:40parce qu'en plus
26:40c'est un peu dollar
26:41et dans un monde incertain
26:43en général
26:43la vraie valeur refuge
26:44c'est le dollar
26:45parce que les investisseurs mondiaux
26:46rapatrient aux Etats-Unis
26:48après bon
26:49il y a en Europe
26:50quelques secteurs
26:50qui auraient dû
26:51peut-être un peu mieux fonctionner
26:52parce que plus cette trajectoire
26:54accélère en termes de crise
26:56et de guerre
26:57plus normalement
26:57le secteur de la défense
26:58devrait toujours être
26:59un bon candidat
27:00on parle de 1500 milliards
27:02de budget aux Etats-Unis
27:03on a vu tout ce qui a été
27:04mis sur la table
27:05depuis 12 mois en Europe
27:06c'est un secteur
27:07qui a pris beaucoup
27:08de volatilité je trouve
27:09et qui offre à mon avis
27:10pour des gens
27:11qui ont un peu de patience
27:13normalement
27:13une trajectoire
27:14de croissance séculaire
27:15assez forte
27:16et si on est capable
27:17de gérer la volatilité
27:18des prochaines semaines
27:20positionner sur la défense
27:20en Europe
27:21ça nous intéresse
27:22puis après les valeurs
27:23un peu plus domestiques
27:24mais domestiques défensives
27:25alors elles ont bien performé
27:26mais je pense que
27:27les services de collectivité
27:28peut-être pour faire une liaison
27:29avec votre sujet d'après
27:32ça reste intéressant
27:33et dans une moindre mesure
27:35les télécoms
27:35qui bénéficient un peu
27:36de la thématique positive IA
27:38parce que c'est des data centers
27:39des valeurs qui sont au sommet
27:41mais ça c'est pour se cacher
27:42là il faudra redéployer
27:44mais sur la défense
27:45l'analyse que vous faites
27:47pourquoi
27:47alors c'est un secteur
27:48qui a terriblement performé
27:50en Europe
27:51ces 12-18 derniers mois
27:53de 22 à 25
27:53ouais mais
27:55pourquoi cette crise là
27:56du golf
27:57n'a pas été un catalyseur supplémentaire
27:59on a vu des valeurs
28:00de la défense
28:00plutôt en baisse
28:01depuis le 28 février
28:03parce que c'est probablement
28:05une situation
28:05qui est plus internationale
28:06où les acteurs européens
28:07sont moins exposés
28:09de prime abord
28:10parce qu'on entend plus
28:11parler de l'armement
28:12américain et israélien
28:13mais ce qu'il ne faut pas oublier
28:15c'est quand même
28:15que l'Europe
28:16et la France par exemple
28:17ou d'autres
28:17ont des contrats de protection
28:19de leurs alliés
28:19et donc les missiles
28:21tirés par les hélicoptères
28:24avions ou navires français
28:25ou autres
28:27souvent c'est aussi
28:27de l'armement européen
28:28mais pas que américain
28:29donc je pense qu'on va avoir
28:30des carnets de commandes
28:31qui vont se reconstruire
28:32progressivement
28:33donc on va avoir
28:34des sociétés
28:34qui vont nous annoncer
28:35des backlogs
28:36progressivement
28:36qui vont réaccélérer
28:38sachant qu'il y avait déjà
28:39un boom d'investissement
28:41depuis un an
28:41qui avait été annoncé
28:43Kevin
28:43sur la manière
28:44de naviguer
28:45dans une situation
28:46comme celle-là
28:46avec différents horizons
28:48de temps
28:48peut-être un horizon tactique
28:49et des horizons stratégiques
28:50qui peuvent être
28:51confortés aussi
28:52par une situation
28:53comme celle-là
28:54sur les marchés d'action
28:55en tout cas
28:56sur le secteur technologique
28:57je partage plutôt
28:58l'analyse
28:59qui vient d'être faite
29:00par Laurent
29:01je rappelle depuis quelques jours
29:02le Nasdaq en PE forward
29:03la valorisation future
29:05sur les 12 prochains mois
29:06du Nasdaq
29:06est à peu près équivalente
29:07à celle du S&P 500
29:08qui est quand même très très rare
29:11la tech se paye comme le marché général
29:13alors pire que ça
29:14au mieux que ça
29:15je ne sais pas
29:15c'est-à-dire que le secteur technologique
29:17au sein américain
29:18donc le S&P 500 technologie
29:20a le même niveau de valorisation
29:21que le secteur
29:23de la consommation de base
29:24courante
29:25voilà
29:25donc les niveaux de marge
29:26ils sont je pense
29:27deux à trois fois plus élevés
29:28côté technologique
29:29que consommation de base
29:31et puis les perspectives
29:32de croissance
29:33elles sont voilà
29:34Laurent le disait
29:3525% par an
29:36de l'autre côté
29:36c'est zéro à négatif
29:38à moins que les américains
29:39se mettent à faire
29:40beaucoup d'enfants demain
29:42on avait juste la post-Covid
29:43aussi au moment de la réouverture
29:44on avait les boîtes
29:45de Staples
29:46Coca ou autres
29:47qui se payaient
29:48sur des multiples délirants
29:49alors que tous les Netflix
29:50étaient en train de redescendre
29:52donc voilà
29:54cette idée d'investissement
29:55sur les actions
29:56on l'aime bien
29:57l'autre idée d'investissement
29:58qu'on aime bien
29:58ce sont les marchés émergents
30:00c'est-à-dire que
30:01voilà
30:01c'est peut-être pas encore évident
30:04on va dire à court terme
30:05c'est pas facile
30:06de tirer une conclusion
30:07on va voir ce qui passe ce soir
30:08c'est eux qui ont souffert le plus
30:09depuis le début du conflit
30:10notamment l'Asie
30:11je crois qu'à moyen terme
30:12il y a quand même
30:13on peut commencer
30:13à tirer quelques enseignements
30:15il y en a un
30:16où peut-être que la Chine
30:18est le grand gagnant
30:19en tout cas le grand gagnant
30:20relatif de ce qui se passe
30:21c'est-à-dire qu'il y a
30:23des réserves stratégiques
30:24qui sont importantes
30:25il y a
30:26on va dire
30:27le charbon
30:27qui est une partie importante
30:28de son mix énergétique
30:30il passe pas par Ormousse
30:31ou il passe moins par Ormousse
30:32il vient plus d'Indonésie
30:33ou d'Australie
30:34et puis il y a quand même eu
30:35dans le sillage
30:36de la deuxième guerre
30:37enfin de la première
30:37et de la deuxième guerre commerciale
30:39beaucoup de concurrence
30:40des pays du sud-est asiatique
30:41pays qui sont aujourd'hui
30:43dans une situation très compliquée
30:44où il y a des vraies mesures
30:45de limitation de la production
30:46comme celle
30:46auxquelles faisait allusion
30:47Evelyne en Europe
30:48ça touche ces économies-là
30:50et peut-être que la Chine
30:51est en train déjà
30:52de reprendre des parts de marché
30:53sur ces économies-ci
30:55donc ça ça peut être une chose
30:56il y en a une troisième
30:57qui était voilà
30:57on avait du pétrodollar
30:58peut-être qu'on aura du pétroyuan
31:00ou du Renewable Réminbi
31:02je ne sais pas quel sera le terme consacré
31:05un recyclage du yuan
31:06dans l'économie chinoise
31:07donc ça c'est un élément
31:07le deuxième c'est que oui
31:10un prix du baril élevé
31:12c'est plutôt favorable
31:13pour le dollar américain
31:14c'est le gros des échanges
31:15sur ces marchés-là
31:17à moyen terme
31:19je ne suis pas convaincu
31:20c'est-à-dire qu'on a une forme
31:21quand même peut-être
31:22de décote liée
31:23à une forme d'état voyou
31:24si vous me permettez le terme
31:26c'est-à-dire que je ne suis pas convaincu
31:28que les quelques 5 trillions de dollars
31:31détenus par des fonds souverains
31:32au Moyen-Orient
31:33vont continuer à détenir
31:3550 à 70% d'actifs américains
31:37il va falloir en utiliser
31:38un certain nombre
31:38pour la reconstruction
31:40une fois que la situation
31:42se sera résolue
31:42je n'ai pas une boule de cristal
31:43mais sans doute que c'est ça
31:44qu'il faudra faire
31:45ça c'est un élément
31:48et puis voilà
31:49je pense que la crédibilité
31:51des autorités américaines
31:53au sens large
31:54est sans doute mise à mal
31:55que ce soit par les fameux
31:57tweet and trade
31:58que ce soit par la posture
32:00de l'exécutif
32:02je crois que tout ça
32:03ça fait mal
32:04aux actifs américains
32:05et notamment au dollar
32:07donc ça peut être des positions
32:08qu'on commence à mettre en place
32:09dans un portefeuille
32:10on suit désormais
32:11sur les marchés prédictifs
32:12la probabilité que Trump
32:13soit empêché
32:14d'ici 2028
32:15et cette proboire
32:16est de quasiment 70%
32:17aujourd'hui
32:17et donc pourquoi
32:18les marchés émergents
32:19si on met Chine
32:20plus un dollar
32:20qui à moyen terme
32:22pourra reprendre
32:23son chemin vers la baisse
32:25ça devrait plutôt aider
32:26les économies émergentes
32:28beaucoup d'entre elles
32:28qui sont exportatrices
32:30c'est-à-dire que là aussi
32:31si on achète une obligation
32:32je ne sais pas
32:34gouvernementale brésilienne
32:35on est payé à peu près
32:361% par mois
32:37c'est quoi
32:38c'est 4 à 5%
32:39des exportations
32:40de pétrole
32:41de par le monde
32:41voilà
32:42oui il y a des pays producteurs
32:43le bébé était un peu
32:44jeté avec l'eau du bain
32:44il y a quand même
32:45des choses à faire
32:46Evelyne je ne voulais pas
32:47vous laisser partir
32:47sans parler de l'Allemagne
32:49spécifiquement
32:50un an
32:50oui c'est ça
32:51quasiment un an
32:52un peu plus d'un an
32:53après le
32:53whatever it takes
32:54de Friedrich Schmerz
32:55où est-ce qu'on en est
32:56du déploiement
32:57des efforts budgétaires
32:58et du déploiement
32:59des efforts budgétaires
33:00allemands
33:01visant la défense
33:02et visant les infrastructures
33:03c'est un socle
33:05j'allais dire
33:05de la thématique Europe
33:07aujourd'hui
33:08pour bon nombre
33:09d'investisseurs
33:09oui alors ça devient
33:10intéressant
33:11parce que
33:14tout le monde suit
33:14des chiffres mensuels
33:15et je pense que ça va
33:16ça a l'air plutôt correct
33:17ce qu'ils sont en train
33:18de faire
33:19il y avait quelques retards
33:20l'année dernière
33:20dans l'enveloppe
33:22infrastructure
33:22en termes de défense
33:24ils ont dépensé
33:25ce qu'ils voulaient dépenser
33:26et là avec toute une année
33:28budgétaire en cours
33:29avec un budget
33:30qui était en place
33:31pour le 1er janvier
33:32je pense qu'il y a
33:34quand même raison
33:35pour croire
33:36que l'argent sera
33:36déboursé
33:37tel qu'ils ont planifié
33:39bon
33:40le problème
33:41évidemment
33:42c'est que c'est une économie
33:43qui avait une tendance
33:44sous-jacente
33:45de zéro
33:45depuis 6 ans
33:46et qui maintenant
33:47se prend un grand
33:49un grand stimulus budgétaire
33:51en termes de défense
33:52comme vous disiez
33:54Laurent
33:54ça prend du temps
33:54enfin c'est des carnets
33:55qui se remplissent
33:56au fur et à mesure
33:57mais ça prend du temps
33:58donc du coup
33:59ça crée plutôt
33:59une tendance
34:00sous-jacente
34:01dans le secteur
34:01que dans l'économie
34:02dans son intégralité
34:04en termes d'infrastructures
34:05ça devrait se voir
34:06dans la contenate
34:07assez rapidement
34:08maintenant
34:09on pense plutôt
34:10aux 2e moitié de l'année
34:11mais bon
34:11vu qu'on attend déjà
34:12depuis un an
34:13attendre encore 3-4 mois
34:14ça va
34:15le problème maintenant
34:16c'est que
34:17bon c'est un choc
34:18qui est
34:18un stimulus budgétaire
34:20qui est grand
34:20et qui s'est pris
34:22plusieurs chocs
34:23dans l'autre sens
34:23il y avait d'abord
34:24le fameux
34:25Liberation Day
34:26les tarifs
34:27les douanes américaines
34:29qui sont venues
34:29donc également
34:30en avril l'année dernière
34:31il y avait l'accord
34:33en juillet
34:34mais quand même
34:34des droits de douane
34:36qui sont plus élevés
34:37il y avait donc maintenant
34:39le choc énergétique
34:40et plus de choc
34:42politique interne
34:43donc du coup
34:44tout ça fait que
34:45il y a de plus en plus
34:46de risques négatifs
34:48pour un stimulus budgétaire
34:50qui ne change pas en taille
34:51et donc là
34:52on est dans un scénario
34:53où quand on a révisé
34:55nos prévisions
34:57l'Allemagne
34:58reste autour
34:59d'un taux de croissance
34:59de zéro
35:01cette année
35:01malgré
35:02un stimulus budgétaire
35:04qui est
35:05entre 1,5%
35:06et 2%
35:07et ça
35:08c'est quand même
35:08beaucoup
35:09donc je pense que
35:10ça joue aussi un rôle
35:11dans l'espoir
35:11pour un stimulus budgétaire
35:13en réponse
35:13au choc actuel
35:14on a déjà
35:15une très grande économie
35:16qui en a plein
35:18programmé
35:18la probabilité
35:20qu'on a beaucoup plus
35:21au moins dans cette économie là
35:22est relativement limitée
35:24on aura probablement
35:25une modification
35:26de l'existant
35:27je comprends
35:28on va pivoter
35:29au sein du plan
35:30de dépense
35:31pour réallouer
35:32ou réorienter
35:33dans les autres économies
35:34européennes
35:35la tentation
35:35de l'accommodation budgétaire
35:37elle est évidemment
35:38très forte
35:39partout
35:40mais
35:41les marges sont
35:42moins
35:43on a vu
35:44l'Espagne
35:44et l'Italie
35:45maintenant
35:45programmer
35:46des mesures
35:47en Espagne
35:48c'est à peu près
35:490,2%
35:50et 0,3%
35:50du PIB
35:51et je pense que
35:51c'est environnement
35:53ce que j'aurais en tête
35:54si le choc
35:55ne s'amplifie pas
35:56encore plus
35:57que ce qu'on voit
35:58aujourd'hui
35:59donc du coup
36:00par rapport
36:01à la dégradation
36:02cyclique
36:02des déficits
36:03c'est relativement moindre
36:04donc du coup
36:05on parle vraiment juste
36:06d'un soutien budgétaire
36:07pour limiter les effets
36:08non linéaires
36:08rappelle-moi
36:08le taux de croissance
36:10économique de l'Espagne
36:11par rapport à l'Allemagne
36:12ou à la France
36:13il y a 2,5%
36:14en 25%
36:16oui
36:18mais moi
36:19je
36:21désolé
36:23l'Espagne
36:24c'est nos Etats-Unis
36:25désormais
36:26ils font une meilleure
36:27croissance
36:28que les Etats-Unis
36:28ça ne vient pas
36:30sans ces défis
36:31non plus
36:31quand on regarde
36:32la dégradation
36:33démographique en Espagne
36:34et dans les 20 ans à venir
36:35elle est nettement pire
36:36qu'en Allemagne
36:37avec une position énergétique
36:38et une position
36:39presque diplomatique
36:40espagnole
36:41justement
36:41un peu différente
36:42on essaie les passes décisives
36:44désormais
36:44non non mais
36:44on va parler du bien
36:46juste après
36:47un mot
36:47juste encore
36:48pour finir avec vous
36:49Laurent
36:49le thème de l'énergie
36:51en Europe
36:51il y a eu le thème
36:51de la défense
36:52il faut
36:53bâtir l'Europe
36:54de la défense
36:54est-ce qu'on peut imaginer
36:56un flot de capex
36:58supplémentaire
36:58destiné à construire
37:01ou rebâtir
37:01des infrastructures énergétiques
37:03en Europe
37:04en plus de ce qui est déjà prévu
37:05je crois que c'est
37:06déjà en cours
37:07quand je vois la trajectoire
37:09du mix énergétique
37:10avec les énergies renouvelables
37:11il y a 5 ans
37:12et où elle est aujourd'hui
37:13et si on prend l'exemple
37:14de l'Allemagne
37:15quand on voit
37:15la capacité éolienne
37:16mais pas que éolienne
37:18aujourd'hui
37:18le problème
37:19il est plutôt sur le réseau
37:20et la connexion du réseau
37:21de la production
37:22à la consommation
37:23entre le nord de l'Allemagne
37:24et le sud
37:25quand on écoute
37:26toutes les sociétés
37:27que j'ai eu la chance
37:27de rencontrer
37:28il y a un mois
37:29une conférence
37:30qui répond à cette problématique
37:31du grid
37:32elles sont toutes
37:33en train de doubler
37:34voire plus de doubler
37:35leur capex
37:36quand vous parlez
37:37avec Ion
37:37qui espère avoir
37:38une réconciliation
37:39donc là c'est la discussion
37:40entre le régulateur
37:41et celui qui gagne de l'argent
37:42en investissant
37:43ils sont sur des enveloppes
37:45de 40 milliards
37:45sur le prochain plan
37:46en Espagne
37:47cette fameuse société
37:48qui a été tant détestée
37:50parce que Blackout
37:50qui s'appelle Réder
37:52elle est passée
37:52de 700 millions
37:53à 1 milliard et demi
37:54d'investissement
37:54sur son prochain plan
37:55quinquennal
37:56donc la transformation
37:57de l'économie
37:58et d'ailleurs
37:59c'est un très bon point
38:00de Kevin
38:00je pense aussi
38:01pourquoi la Chine
38:02on aime bien
38:02nous aussi les émergents
38:03parce que le seul pays
38:05qui soit en avance
38:05sur son plan
38:06de transformation énergétique
38:07et qui ait dépassé
38:08son objectif
38:09c'est la Chine
38:10donc ça c'est dans l'équation
38:11un truc à avoir
38:12merci à vous trois
38:13merci d'avoir été
38:14des invités
38:14de Planète Marché
38:15ce soir
38:15Evelyne Herrmann
38:16Bank of America
38:16Global Research
38:17Kevin Tozet
38:18Carmignac
38:19et Laurent Dédier
38:20Autingre Banque Privée
38:21Merci d'avoir regardé cette vidéo
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