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  • il y a 8 heures
Lundi 16 mars 2026, retrouvez Loic Plauche Gillon (directeur général, Timbtrack), Jean Baryla (secrétaire général, Fastned France), Bruno Deffains (avocat spécialiste en transition numérique et environnementale), Arnaud Van Waeyenberge (professeur, HEC Paris) et Vincent Séguéla (secrétaire général, Fédération Léo Lagrange) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:12économie.
00:13Et voici le sommaire du jour. C'est Vincent Séguéla, le secrétaire général de la Fédération Léo Lagrange,
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler des élections municipales
00:23et de l'enjeu de l'éducation avec 60 propositions concrètes pensées à hauteur d'enfants.
00:29Mais je reçois d'abord Jean Barillat, le secrétaire général de Fastnet de France, sur les 180 000 bornes françaises.
00:35Seuls 10 000 sont des points de recharge rapide. On verra comment rattraper ce retard.
00:40Dans le débat de notre émission, on dévoilera les résultats de l'Observatoire des transitions sociétales du cabinet de Gaulle
00:46-Fleurence,
00:46le recul de la réglementation européenne CSRD, la lutte contre le greenwashing et la place grandissante de l'intelligence artificielle
00:53au programme.
00:53Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez TeamTrack, lauréat du Wood Tech Startup Challenge.
01:00C'est une plateforme au service de la gestion durable des forêts.
01:05Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:13L'invité de ce Smart Impact, c'est Jean Barillat. Bonjour, bienvenue.
01:18Vous êtes le secrétaire général de Fastnet France.
01:21Petite question de présentation tout simplement.
01:23Quand, comment, où Fastnet a-t-elle été fondée ?
01:27Voilà, quelle est sa mission principale ?
01:29Bonjour, merci beaucoup pour l'invitation.
01:30Fastnet, c'est une entreprise néerlandaise qui s'est lancée en 2012.
01:33Donc, il faut bien s'imaginer qu'en 2012, ça faisait office de vraiment pionnier européen pour la recharge de
01:38véhicules électriques et notamment la recharge rapide.
01:41L'entreprise s'est implantée en France en 2021 et aujourd'hui, on est donc déployé dans neuf pays européens,
01:47ce qui représente un peu plus de 410 stations, à imaginer vraiment comme une station classique.
01:52La seule différence, c'est effectivement la recharge électrique, ce qui représente un peu plus de 2600 points de recharge
01:56ultra rapide en Europe.
01:58Et si on se focalise sur le marché français, qui est un marché ultra prioritaire, avec une très belle pénétration
02:02à la fois du véhicule électrique et du nombre de bornes,
02:05on est à à peu près plus de 55-57 stations, ce qui représente un peu plus de 440 points
02:11de charge ultra rapide sur le réseau français.
02:13Et donc, ce qui vous distingue, c'est quoi ? C'est cette idée de recharge rapide ou ultra rapide,
02:17c'est ça ?
02:17Tout à fait. Donc effectivement, nous, on est présent sur le réseau autoroutier concédé-non-concédé et en zone périurbaine.
02:23Et la vraie différence, et ce qui est fondamental à expliquer, c'est le côté rapide ultra rapide.
02:28Alors, c'est quoi la différence, justement, entre une station normale et une station Fastnet ?
02:32Si vous sortez et que vous baladez sur le bouloir de la Villette, vous allez tomber sur des bornes Bélib
02:35ou des bornes lentes,
02:36qui vont nécessiter plusieurs heures de recharge, ce qui est tout à fait normal.
02:39Et ce qui est complémentaire, effectivement, on veut se poser et pouvoir prendre sa recharge.
02:43Sur Fastnet, le réseau et la question même de l'ultra rapide, c'est qu'on puisse se recharger en
02:47fonction du véhicule et de son niveau de batterie.
02:50On peut se recharger entre 15 et 20 minutes.
02:52Donc, c'est véritablement le côté un petit peu game changer, si vous me permettez, qui permet véritablement de favoriser
02:57l'adoption du VE.
02:58En 15 à 20 minutes, on ne fait pas le plein ? On recharge à 100% sa batterie ?
03:03Tout à fait. Alors, justement, il y a un petit truc de pédagogie à faire.
03:05On le dit souvent 100%, mais ce n'est pas nécessaire.
03:07Quand on est, par exemple, à 20%, il suffit d'arriver à 80% et puis on peut reprendre la
03:11route.
03:11Et c'est amplement nécessaire.
03:13Donc, une fois de plus, avec les évolutions technologiques et les évolutions de nos chargeurs, à la fois sur la
03:17voiture et sur le chargeur,
03:18on arrive quasiment à des recharges à moins de 15 minutes.
03:20Selon le baromètre AVER France et les données du ministère de la Transition écologique,
03:24on était au 31 juillet 2025 à 175 000, 174 574 points de recharge public en France.
03:33On a dû, il y a un équipement qui est assez régulier.
03:36On a dû facilement passer les 180 000 aujourd'hui.
03:38Vous avez les derniers chiffres ?
03:39190 000.
03:39190 000, voilà.
03:41190 000 points de charge AVER Republic.
03:42Et alors, combien de recharges rapides sur les 190 000 ?
03:45C'est un très bon point.
03:46Donc, 190 000 points de charge AVER Republic, plus de 53 000 stations en France.
03:51Et on va dire qu'on est à un peu plus de 15 000 points de charge ultra rapides.
03:55Donc, effectivement, il y a encore du boulot sur le déploiement.
03:57Nous, on a une association qui s'appelle Charge France,
03:59qui regroupe effectivement tous les opérateurs de la recharge rapide et ultra rapide.
04:03Certains, vous connaissez effectivement, NGVianneo, Electra pour les acteurs français et bien d'autres.
04:07Et notre objectif, c'est justement de continuer ce déploiement des infrastructures rapides et ultra rapides en France.
04:12Alors, quels sont les freins ?
04:13Pourquoi il y a finalement, même si bon, 15 000, c'est déjà ça, mais aussi peu de recharges rapides
04:20en proportion ?
04:21Nous, on se focalise principalement sur des zones ultra stratégiques où il y a énormément de trafic.
04:26L'objectif, c'est d'avoir des gens qui viennent, se branchent et repartent.
04:29Contrairement, effectivement, à une offre qu'on va retrouver en ville ou en supermarché.
04:32Donc, la question même de l'accès aux fonciers peut être quelque peu problématique dans certains cas.
04:37L'étude aussi des appels d'offres qui peuvent être faits sur le réseau autoroutier concédés et non concédés.
04:42Donc, effectivement, il faut analyser tout ça de manière assez précise.
04:45Et c'est des investissements tels qu'on ne peut pas tout simplement faire un déploiement aussi rapide que les
04:49bornes lentes,
04:50que l'on a parfois tendance à mettre un petit peu partout et n'importe où.
04:54Si je peux me permettre, j'en discutais avec pas mal d'élus à l'approche des municipales qui disent
04:57de plus en plus, les bornes grignotent l'espace municipal.
05:00Et donc, l'objectif, c'est de pouvoir éventuellement mettre ces infrastructures en périphérie,
05:04de sorte, une, à libérer un petit peu la zone urbaine et piétonniser davantage, etc.
05:11Et surtout, permettre le trafic de véhicules en zone périurbaine
05:14et donc de mettre des zones à ultra rapide, à bornes rapides et ultra rapides.
05:18Ça dépend des... On est en pleine élection municipale.
05:22C'est du pouvoir des maires.
05:24On se pose, on a fait beaucoup de débats ici sur ce que les maires peuvent ou ne pas faire,
05:29sur le fait que leur budget baisse alors que leur responsabilité augmente.
05:34C'est vraiment le pouvoir des maires de décider de l'emplacement d'une borne ?
05:36Tout à fait. La collectivité est à la complète compétence sur ce sujet-là.
05:40Vous parliez effectivement de la question du financement. C'est hyper intéressant.
05:43Nous, par exemple, opérateurs Fastnet, on ne demande zéro euro d'argent public.
05:48On s'autofinance, on déploie absolument nos infrastructures, etc.
05:50Donc c'est aussi le message qu'on veut porter aux collectivités, c'est faites-nous confiance.
05:54On a les bons outils, on a la boîte aux outils pour faire les études de flux,
05:58pour savoir pertinemment où il faut s'implanter.
05:59Et au-delà de ça, laissez-nous être vos partenaires, justement,
06:02pour le déploiement de ces infrastructures qui sont complètement clés
06:05dans l'attractivité de vos territoires et pour l'adoption de l'usage du véhicule.
06:09Vous prévoyez de déployer combien de bornes en France ou en Europe d'ici à les 2030 ?
06:16Autant que possible.
06:18La France fait partie des marchés clés, parce qu'il y a une très belle pénétration du véhicule électrique.
06:23On voit les derniers chiffres qui sont particulièrement intéressants,
06:26même si certains ont tendance à toujours dire que les ventes sont en baisse.
06:30Mais non, les ventes sont en hausse.
06:32Et nous, notre objectif, c'est de déployer des infrastructures au maximum,
06:35mais là où, effectivement, ça fait sens.
06:37Donc, on continue et on veut accompagner au maximum les municipalités,
06:40les collectivités, de taille moyenne ou grande, sur le déploiement de ces infras.
06:44Alors, il y a toujours la question de l'œuf et de la poule.
06:46Ce sont les infrastructures qui permettent de vendre plus de voitures électriques ?
06:50C'est parce qu'il y a de plus en plus de voitures électriques qu'on crée les infrastructures ?
06:53La question, elle s'est posée, par exemple, pour le déploiement du vélo en ville.
06:56On voit que l'effet corona-piste lors de la crise Covid,
07:01il y a eu un coup d'accélérateur.
07:03Donc, c'était les pistes cyclables qui manquaient, en fait.
07:05Tout à fait.
07:06On va dire que là, on est plutôt bon en France.
07:08On a rattrapé notre retard, puisqu'on est sur le podium européen du déploiement des infrastructures.
07:12Alors que, si on continue à déployer les infrastructures à la même vitesse,
07:16à la même cadence qu'actuellement,
07:17ça suit quasi parfaitement les ventes de véhicules électriques.
07:21Donc, en fait, on est plutôt bon.
07:22Il faut juste, effectivement, s'assurer que le cadre réglementaire reste relativement stable pour nous
07:26et potentiellement continuer à accompagner la vente de véhicules électriques.
07:31Je peux citer l'exemple du leasing social, qui est un très beau dispositif.
07:34En fait, plus, qui n'est pas financé par l'État, mais qui est financé par des crédits d'énergie
07:37et qui permet, justement, à des foyers un peu plus modestes de prendre un véhicule électrique.
07:42Les chiffres, l'année dernière, c'était 50 000 véhicules qui ont été alloués
07:45et on arrive à un peu plus de 100 000 véhicules en deux versions du leasing social.
07:49Et donc, ça accompagne véritablement l'adoption du VE.
07:51Alors, il y a toujours pas mal de contre-vérités autour de la voiture électrique.
07:55L'observatoire des médias fait ressortir des contre-informations radio-télé en 2025.
08:02Déjà, comment vous l'expliquez ?
08:04C'est quoi ? C'est un combat presque civilisationnel, là, qu'il faut mener ?
08:07Il y a un combat. Effectivement, il y a un combat.
08:10Nous, on est vraiment dans une pédagogie.
08:12On essaie d'expliquer au maximum, via des arguments assez simples,
08:15que le véhicule électrique a de plus en plus d'autonomie,
08:18qu'il est de moins en moins cher,
08:20et qu'au-delà de ça, il est vecteur de pouvoir d'achat.
08:22Évidemment, il y a trois sujets pour réussir la transition énergétique.
08:25Parler un peu plus de souveraineté énergétique,
08:26parler un peu plus de souveraineté industrielle,
08:28et parler de pouvoir d'achat.
08:29On avait récemment fait une étude avec Charge France.
08:32Donc, l'année dernière, on avait sollicité un cabinet de conseil
08:34pour justement réfléchir à cette question du gain de pouvoir d'achat.
08:37En fonction de l'usage, en fonction du véhicule,
08:39un Français peut gagner entre 600 et 1600 euros par an de gain de pouvoir d'achat,
08:45en passant moins à l'électrique.
08:46C'est tout simple.
08:47En plein, ça peut coûter entre 80 et 900 euros.
08:49Une recharge électrique, au maximum, ça coûte 15 à 20 euros.
08:53Et une fois de plus, il n'y a pas toutes les questions de maintenance, etc.
08:55Donc, une fois qu'on arrive à expliquer vraiment
08:57que le véhicule électrique est bon pour le pouvoir d'achat,
08:59bon pour le climat, bien entendu,
09:01on arrive tout simplement aussi à désamorcer
09:03et à tordre le cou à certains préjugés.
09:05Une période comme celle qu'on est en train de vivre,
09:10d'incertitudes géopolitiques et donc de hausse du prix du baril du pétrole,
09:14mais aussi du gaz, ça a des effets sur votre business ?
09:18Je lisais un article très intéressant de Deséchos.
09:20Le grand titre, c'était « La France dépense 60 milliards par an
09:23pour justement importer du gaz et du pétrole. »
09:27On est entre 60 et 70 milliards chaque année,
09:30principalement sur le pétrole.
09:32Nous, l'impact sur le prix du gaz, il est assez mineur.
09:36Parce que le prix de l'électricité que vous fournissez dépend du prix du gaz ?
09:40Dans 30% des cas, il peut dépendre de l'augmentation du prix du gaz,
09:43ce qui est assez à la marge.
09:45On avait fait une brève étude,
09:47on va dire que toute déstabilisation géopolitique
09:50peut entraîner une augmentation de 30 à 40% du prix du plein.
09:55Si on regarde par exemple sur la recharge électrique,
09:57c'est de l'ordre de 3 à 5%.
09:59Cela s'explique d'une, parce qu'on a une énergie française électrique,
10:03décarbonée, qui est souveraine,
10:05et au-delà de ça, nos contrats sont signés bien en avance,
10:08et donc il n'y a pas de fluctuation des prix.
10:09Pour dire un exemple tout simple,
10:11un usager qui va à la pompe, il voit le prix augmenter, etc.,
10:15il ne comprend plus grand-chose.
10:16S'il vient sur une de nos stations en autoroute, etc.,
10:18il verra très bien que le prix ne fluctue pas.
10:21Est-ce qu'il y a un effet sur l'équipement ?
10:23Je voudrais qu'on évoque les ventes de voitures électriques en France,
10:27mais peut-être aussi en Europe,
10:29qui sont quoi ? Plutôt en augmentation ?
10:30Plutôt en augmentation.
10:32Avec une tendance régulière, ou alors il y a eu des coûts d'arrêt ?
10:37Sur les derniers chiffres,
10:38on est quand même sur une augmentation entre 20-24%,
10:42si on ne parle que du 100% ELEC,
10:44ce qui est effectivement de très très beaux chiffres.
10:47Sur 24% sur l'année 2025 ?
10:49Non, sur le dernier mois,
10:50c'était le mois de janvier, si je ne dis pas de bêtises,
10:52ou le mois de décembre.
10:53Les ventes augmentent,
10:55les véhicules sont de plus en plus autonomes,
10:58et une fois de plus,
10:59la communication qui est faite auprès des usagers
11:00est de plus en plus bonne.
11:02Effectivement, si on prend par exemple les derniers mois de cette année,
11:05boostées par le leasing social,
11:06on a vu les ventes augmenter,
11:07mais pour faire simple,
11:09elles augmentent partout en Europe.
11:10Et est-ce qu'une crise sur le prix du pétrole,
11:12ça devrait mécaniquement renforcer l'intérêt pour les voitures électriques ?
11:15Vous le ressentez déjà, ça ?
11:16Ça, on le verra sur les prochaines semaines.
11:18On le verra sur...
11:18Oui, le baromètre nous indiquera effectivement
11:20si les ventes ont augmenté sur les dernières semaines.
11:23Toujours est-il qu'une fois de plus,
11:24les ventes augmentent.
11:25Donc nous, notre objectif,
11:26c'est de continuer à faire de la pédagogie
11:27sur effectivement la recharge,
11:30expliquer en quoi ça consiste
11:31et pourquoi c'est effectivement un bon fournisseur de pouvoir d'achat,
11:35pourquoi c'est bon effectivement pour le climat,
11:36c'est bon pour l'économie, etc.
11:38Et puis ensuite,
11:39on fait confiance aussi aux concessionnaires
11:41et aux constructeurs pour faire le travail.
11:42Dernière question sur la concurrence chinoise
11:44parce qu'il y a aussi une bagarre
11:46pour faire des recharges encore plus rapides
11:48d'une certaine façon,
11:50se rapprocher du temps d'un plein
11:52qu'on prend pour faire un plein d'essence.
11:55Ça vous inquiète cette concurrence ?
11:57Je pense que ça doit nous doper effectivement
11:59en France sur la partie industrielle.
12:01Quand je vois effectivement Dunkerque-Vallée
12:03et Vercors qui fait ses usines de batterie,
12:06je pense qu'il faut qu'on retrouve effectivement
12:07ce sentiment de souveraineté industrielle
12:09et booster l'économie et l'industrie
12:12sur la production de batterie en Europe.
12:15Ça ne m'inquiète pas, ça me stimule.
12:19Il y a une technologie qui va encore plus vite que la vôtre.
12:21Les Chinois sont allés beaucoup plus vite
12:22sur à la fois la construction du véhicule,
12:24sur l'adoption du véhicule électrique,
12:26sur l'autonomie.
12:27Je pense que la bataille n'est pas terminée
12:29et justement, on devrait s'inspirer un petit peu
12:30de ce que font les Chinois sur le véhicule électrique
12:32pour booster notre économie, notre industrie.
12:35Merci Jean-Barrilla, à bientôt sur Bsmart4Change.
12:37On passe à notre débat,
12:39à l'Observatoire des Transitions Sociétales.
12:47L'Observatoire des Transitions Sociétales
12:50au programme de ce débat
12:52avec Bruno Definz.
12:53Bonjour.
12:54Bonjour.
12:55Vous êtes avocat au cabinet d'avocats
12:56de Gaulle-Fleurence.
12:57Arnaud von Weyenberg.
12:59Bienvenue à vous.
13:00Vous êtes professeur à HEC Paris.
13:03Cet observatoire, sixième édition.
13:05Sixième édition.
13:05Donc réalisé en collaboration avec HEC Paris,
13:08le cabinet de conseil financier Accuracy.
13:10C'est quoi ?
13:12Voilà, question toute simple pour démarrer.
13:13Cet Observatoire des Transitions Sociétales.
13:15L'Observatoire, c'est un projet.
13:17Un projet pour analyser les transformations
13:20qui marquent le monde économique,
13:24le monde de l'entreprise,
13:24par rapport à des transitions,
13:26transitions environnementales.
13:28Les défis sont nombreux.
13:30Et transition, aujourd'hui, numérique,
13:32parce qu'on peut difficilement aborder
13:33les enjeux de transformation climatique,
13:37environnementale,
13:37sans se poser la question de l'intérêt
13:40d'utiliser les nouvelles technologies,
13:42l'intelligence artificielle.
13:44Et donc, la collaboration avec HEC
13:46est un projet qui nous permet
13:48de couvrir un spectre assez large,
13:50un cabinet d'avocats,
13:51une grande école spécialisée
13:53dans les comportements des entreprises,
13:57des marchés, des compréhensions,
13:58des enjeux, en particulier juridiques,
14:00avec Arnaud et son équipe.
14:03Ça permet, effectivement,
14:04d'envisager les choses de façon...
14:06C'est une sorte de vigie,
14:08un observatoire, par définition.
14:10C'est une vigie des évolutions de nos sociétés ?
14:13Oui, j'aime bien le mot vigie.
14:14Je n'y avais pas pensé.
14:15Oui, c'est surtout l'idée
14:17de lier la recherche à l'approche pratique.
14:20C'est ça, l'idée d'avoir
14:21des chercheurs à HEC Paris
14:23qui veulent être en contact
14:24avec des praticiens, des avocats,
14:26pour qu'ils fassent remonter
14:28les problèmes qu'ils rencontrent
14:29dans leur dossier
14:29et que, finalement,
14:30les recherches trouvent
14:32une application pratique,
14:33mais également, dans l'autre sens,
14:34les applications pratiques
14:35viennent nourrir les recherches.
14:37En fait, c'est une relation
14:37où on a deux gagnants
14:39et un flux bilatéral.
14:40C'est vraiment ça l'idée.
14:42Et donc, de faire remonter
14:43les questions les plus pointues,
14:45les problèmes,
14:46et d'y réfléchir ensemble
14:47pour essayer de trouver des solutions
14:48pour construire une société meilleure.
14:50avec, dans cet observatoire,
14:53le rassemblement de plusieurs idées,
14:56recul des réglementations RSE
14:58et du contentieux climatique,
14:59développement de l'IA générative
15:02et son impact
15:03à la fois économique, social, juridique.
15:05Alors déjà, je peux le comprendre,
15:06et je veux dire,
15:07vous m'expliquez
15:07pourquoi vous avez concentré
15:11dans l'observatoire
15:12ces problématiques.
15:13L'observatoire s'inscrit
15:15dans une dynamique.
15:16Sixième édition,
15:17nous avons du recul
15:18aujourd'hui
15:19par rapport à un certain nombre
15:20de dispositifs
15:21qui se sont mis en place
15:22récemment au niveau européen,
15:25d'une RSE volontaire
15:27à quelque chose
15:27de beaucoup plus encadré,
15:29beaucoup plus réglementaire,
15:30devoir de vigilance,
15:31reporting non financier.
15:33Et donc, inéluctablement,
15:34on s'interroge
15:35sur l'effectivité,
15:36l'efficacité des dispositifs.
15:38Et on se rend compte
15:39que peut-être
15:41un certain nombre de promesses
15:43ne sont pas toujours
15:44suivies des faits.
15:45On se rend compte
15:46que le nombre d'actions
15:47n'est pas tout à fait
15:48celui qu'on pouvait attendre.
15:50Il y a moins de contentieux
15:51que ce qu'on pouvait l'imaginer.
15:54Et donc, inéluctablement,
15:56on en vient à s'interroger
15:57sur ces questions
15:58et se poser la question
16:00des voies d'amélioration possibles.
16:01Est-ce qu'il faut
16:03renforcer encore les règles ?
16:05Est-ce qu'il faut s'appuyer
16:06sur de nouveaux outils,
16:07de nouveaux dispositifs ?
16:08Et vous avez le produit
16:09de cette sixième édition
16:12de l'Observatoire
16:13qui interroge précisément
16:15ces différents sujets.
16:16Ça veut dire, Arnaud van Weyenbeck,
16:17que la RSE ne produit pas
16:20ces effets ?
16:20Ou pas pleinement ces effets
16:22à travers ces réglementations européennes ?
16:25Oui, donc, en fait, vraiment,
16:27il y a eu une montée en puissance
16:28de la responsabilité sociale
16:30des entreprises
16:31qui, cette idée née
16:32dans les années 50,
16:33en fait, au cours des années 90,
16:35a connu une phase
16:36d'autorégulation,
16:38une opération marketing,
16:39où tout le monde a voulu
16:41assurer finalement
16:42une bonne réputation
16:43à sa marque.
16:44Mais c'était finalement
16:45dépourvu d'effets juridiques,
16:46c'était vraiment
16:47de l'autorégulation.
16:48On occupait le terrain
16:49justement pour que le législateur
16:51ne désire pas intervenir.
16:52Et ensuite,
16:53à partir des années 2000,
16:54vous avez eu une
16:56judiciarisation,
16:58essentiellement aux États-Unis,
16:59où certains citoyens
17:00ont attaqué
17:01des grandes sociétés
17:02sur base
17:03de publicité mensongère.
17:04Et là,
17:05après quelques victoires,
17:06comme la fameuse affaire
17:07Nike contre M. Caskey,
17:08Caskey contre Nike,
17:10plutôt,
17:11les conseils d'administration
17:11des entreprises
17:12se sont rendus compte
17:13qu'il fallait prendre
17:15l'ARSE au sérieux,
17:16qu'en fait,
17:17ça pouvait produire
17:17des effets juridiques.
17:18Et depuis 2008-2010,
17:20vous avez vraiment
17:21une montée en puissance
17:21de la réglementation,
17:23donc une juridicisation,
17:24qui fait que
17:25beaucoup d'États membres
17:26de l'Union européenne
17:27et l'Union européenne
17:28ont pris
17:30des réglementations
17:31sur le reporting
17:32extra-financier,
17:33sur les devoirs
17:34de vigilants.
17:34Je ne vous fais pas
17:35une cartographie de tout,
17:36ça prendrait beaucoup
17:36trop de temps.
17:37Mais donc,
17:37ce qu'on constate aujourd'hui,
17:38c'est plutôt
17:39un pullulement normatif.
17:40Il y a presque
17:41trop de règles
17:43qui viennent
17:43du niveau national,
17:44européen
17:45ou d'organisations
17:46internationales.
17:46Mais quelle que soit
17:48finalement l'époque,
17:49il y a un problème
17:50d'effectivité.
17:51Elles ne sont pas
17:53suffisamment mises en œuvre
17:54ou en tout cas,
17:55lorsqu'elles sont mises en œuvre,
17:56elles ne sont pas
17:59suffisamment expliquées
17:59au public
18:00qu'elles sont mises en œuvre.
18:01Parfois,
18:01c'est de la réelle
18:01mauvaise volonté,
18:02parfois,
18:02c'est juste
18:03un problème d'information.
18:04Et donc,
18:04aujourd'hui,
18:04on a un problème.
18:05Donc,
18:05elles sont sous-utilisées,
18:06c'est ce que je comprends.
18:07Elles sont sous-utilisées
18:10ou alors,
18:10elles sont mal utilisées
18:12ou elles ne sont pas
18:12suffisamment efficaces.
18:14Et donc,
18:15ça crée,
18:15et c'est là où
18:16je veux en venir,
18:17un problème de suspicion.
18:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:20j'ai l'impression
18:21que lorsqu'on parle RSE,
18:22il y a comme une sorte
18:23de présomption
18:24que c'est du greenwashing,
18:26que c'est un effet d'annonce.
18:28Ce qui est parfois vrai,
18:29mais ça ne l'est pas toujours.
18:30Et donc,
18:31je crois qu'il y a
18:31un gros travail à faire
18:32sur comment mieux communiquer
18:34autour de la RSE
18:34quant à sa dimension
18:35d'efficacité,
18:37les résultats obtenus
18:38plus que finalement
18:39des textes
18:40qui sont annoncés.
18:41J'ajouterais que,
18:43pour prolonger
18:43la remarque d'Arnaud
18:45sur le pullulement,
18:45c'est que quand il y a
18:46du pullulement,
18:47on a le choix,
18:48finalement,
18:48de l'instrument
18:49qu'on va utiliser.
18:50Et donc,
18:51effectivement,
18:51par rapport à des obligations,
18:52sans rentrer tellement
18:53dans la technique
18:54de devoir de vigilance
18:55qui relève sur des principes
18:56de réparation de préjudice
18:58et de la responsabilité civile,
19:00on voit aujourd'hui,
19:01et l'Observatoire
19:02le montre très bien
19:02dans la dernière édition,
19:04que peut-être
19:04certains acteurs
19:05privilégient aujourd'hui
19:06la voie du pénal
19:06pour agir.
19:07On n'hésite pas
19:08à attaquer les dirigeants
19:09des entreprises
19:09plutôt que d'attaquer
19:10les entreprises elles-mêmes.
19:12On se rend compte
19:12que le greenwashing,
19:13c'est-à-dire chercher
19:14à sanctionner le mensonge
19:16plutôt que de réparer
19:17le préjudice.
19:18Ça marche probablement mieux,
19:20c'est plus efficace,
19:21c'est plus craint
19:22par les entreprises
19:23par rapport à leur réputation
19:24et donc effectivement
19:25ça crée une forme
19:27de comportement stratégique
19:29et en même temps
19:29de l'incertitude
19:30parce que dans le même temps
19:31il faut quand même le dire
19:33l'Europe par rapport
19:34à l'évolution géopolitique mondiale
19:37l'Europe l'année dernière
19:40a ralenti aussi sa marche
19:43avec un pack omnibus
19:44qui a conduit à ralentir
19:46nettement les dossiers.
19:48On revient quand même en arrière
19:48sur les ambitions
19:49notamment sur la CSRD,
19:50de l'Union Européenne.
19:51Exactement,
19:52donc pullulement
19:52et stratégie cumulée
19:54ça nous donne effectivement
19:55une situation
19:56qui n'est pas si simple
19:57que ça.
19:57C'est étonnant
19:58l'Union Européenne
19:59qui s'est toujours présentée
20:00comme le bon élève
20:01de la classe environnementale
20:02RSE
20:03qui a été en avance
20:04déjà en 2014
20:04et directif sur les
20:05reportings extra-financiers
20:07qui là avec la commission
20:08von der Leyen 2
20:09rétropédale en quelque sorte.
20:10Oui mais c'est le résultat
20:11des élections.
20:12Pardon de nous interrompre
20:12mais on a voté
20:14aux élections européennes
20:14pour des listes moins vertes
20:16et qui portaient moins
20:17ces enjeux.
20:18Il y a clairement ça
20:19vous avez également
20:19des rapports
20:20qui ont été très suivis
20:21comme le rapport Draghi
20:22sur la compétitivité
20:23une prise de conscience
20:24que l'Europe doit être
20:25plus compétitive
20:26et c'est là je pense
20:28que l'équation est mauvaise
20:29de dire plus de compétitivité
20:30c'est moins de RSE
20:31et là c'est évidemment
20:32une équation avec laquelle
20:33politique
20:34et comme vous le dites
20:35là on a voté
20:35pour un parlement
20:36qui était assez d'accord
20:37avec cette équation
20:38je pense qu'il se trompe.
20:38Effectivement
20:39vous parliez de greenwashing
20:41je vais juste pour boucler
20:42cette première partie
20:43du débat
20:44mais aucun problème
20:44donner quelques chiffres
20:45quand même sur l'action
20:46de la DGCCRF
20:47la lutte contre
20:49la répression des fraudes
20:50plus de 3000 contrôles
20:51entre 2023 et 2024
20:52sur des entreprises
20:53plus de 400 injonctions
20:54de mise en conformité
20:5670 amendes administratives
20:57plus de 500 avertissements
20:58il y a un travail
20:59qui est quand même fait
21:00de lutte contre le greenwashing
21:01Alors exactement
21:02ça c'est la partie
21:03mais je suis très sensible
21:05aux chiffres
21:06que vous donnez
21:07côté DGCCRF
21:08parce qu'il y a plus
21:09de contrôles
21:10effectivement
21:11c'est un constat
21:13et plus de sanctions
21:14et donc quelque part
21:16si on mesure l'échelle
21:17de l'efficacité
21:18des dispositifs
21:19je reviens à ce que
21:20je vous disais
21:20on a plutôt tendance
21:22à privilégier la voie
21:24de la sanction
21:25des effets d'annonce
21:27du mensonge
21:28pour le dire très simplement
21:29plutôt que
21:30d'aller chercher
21:31d'autres mécanismes
21:32beaucoup plus lourds
21:33prenez l'affaire Total
21:34Ouganda
21:366 ans
21:376 ans entre
21:37l'engagement
21:38de l'action
21:39et les plaidoiries
21:41qui sont intervenues
21:42les 19 et 20 février
21:44dernier
21:44à la cour d'appel
21:45donc quelque part
21:47vous vous rendez compte
21:47effectivement
21:48que ce levier là
21:49il est difficile
21:50à manœuvrer
21:51alors que
21:52le contrôle
21:53la sanction
21:54de la DGCCRF
21:55reconnaissait que
21:56ça va quand même
21:57beaucoup plus vite
21:58et donc en termes
21:59d'efficacité
21:59c'est pas si mal que ça
22:01effectivement
22:01avec dans cet observatoire
22:04il nous reste 3 minutes
22:05c'est passé vite
22:05un zoom
22:06sur l'intelligence
22:08artificielle
22:09quel rôle
22:10cette IA générative
22:12peut jouer
22:13justement
22:14dans le renforcement
22:15de la mise en oeuvre
22:16de ces obligations
22:17RSE
22:18mais là vraiment
22:19je pense que
22:20l'intelligence artificielle
22:21et j'ai envie de dire
22:22les nouvelles technologies
22:23pour être un petit peu plus large
22:24j'intègre la blockchain
22:25par exemple
22:26ou ce genre de dispositifs là
22:29permettent
22:30réellement
22:30d'améliorer
22:31l'efficacité
22:32des dispositifs RSE
22:33je vous donne
22:34quelques exemples
22:35pour ne pas rester
22:36trop théorique
22:37vous avez
22:37une expérience pilote
22:39qui date déjà
22:39de 2016
22:40c'est un accord
22:41entre IBM
22:42et Walmart
22:43la chaîne
22:44de distribution
22:45de supermarchés
22:46américaine
22:47qui en 2016
22:49vont pour
22:50les légumes
22:51les salades
22:53et la viande de porc
22:54prévoir une blockchain
22:56qui permet
22:57aux consommateurs
22:58de connaître
22:59lorsqu'ils achètent
22:59en supermarché
23:00en scannant le QR code
23:02l'endroit
23:03où la salade
23:04a été récoltée
23:05où est-ce qu'elle a été
23:06empaquetée
23:06qui l'a transportée
23:07combien de jours
23:08de transit
23:09et donc d'avoir
23:09une vue sur l'ensemble
23:11de la chaîne de valeur
23:12et donc de voir
23:13si les engagements
23:15RSE
23:15pour un produit frais
23:16un produit bio
23:17ont finalement
23:17bel et bien
23:18été respectés
23:19voilà comment
23:20simplement
23:21renforcer
23:22l'efficacité
23:23de promesses
23:23RSE
23:24et vous avez
23:25une autre initiative
23:26on voudrait dire un mot
23:27c'est ces agences
23:28de notation
23:28extra financière
23:30vous avez
23:30un bel exemple
23:31avec la plateforme
23:32ESG
23:33MSCI
23:34qui en fait
23:35grâce à l'intelligence
23:36artificielle
23:37grâce à des
23:39outils
23:40numériques
23:41arrivent à
23:43identifier
23:44qui est sélectionné
23:45de très nombreuses
23:46sources
23:47des milliers
23:47des dizaines
23:48de milliers
23:48de pages
23:49les analyser
23:51les rentrer
23:51dans un modèle
23:53qui leur permet
23:54de noter
23:54finalement
23:56les entreprises
23:57sur base
23:58de leur performance
23:58ESG
23:59ce qu'un être humain
24:00n'arriverait pas à faire
24:01à lire autant
24:01et donc
24:02il permet d'avoir
24:03une notation
24:04pour savoir
24:04si une entreprise
24:05respecte oui ou non
24:07ses engagements
24:08c'est-à-dire Bruno Defin
24:08est-ce qu'il y a
24:09un certain nombre
24:09de freins
24:10à la mise en place
24:11d'une politique
24:13RSE plus efficace
24:14et ce dont on parle
24:15aujourd'hui
24:15qui peuvent être levées
24:16par les nouvelles
24:18technologies
24:18absolument
24:18pour le dire
24:19très très brièvement
24:21on est en train
24:21de passer d'une RSE
24:22basée sur la déclaration
24:24la déclaration des entreprises
24:26on parlait de volontariat
24:27tout à l'heure
24:27à une RSE basée
24:29sur la donnée
24:30et la vérification
24:31de la qualité
24:32de la donnée
24:32donc effectivement
24:33on est en mesure
24:34aujourd'hui de lever
24:35un certain nombre
24:36de freins
24:36qui sont les coûts
24:37de surveillance
24:38vous imaginez bien
24:38les exemples
24:39que vient nous donner Arnaud
24:39mais imaginez
24:41la déforestation
24:42les cultures de soja
24:44dans l'agroalimentaire
24:44bon aujourd'hui
24:45on va croiser
24:45l'imagerie satellite
24:47avec des algorithmes
24:49puissants
24:50qui vont nous permettre
24:51effectivement
24:52dans un contexte
24:53où les chaînes de valeur
24:54sont d'une complexité extrême
24:56avec parfois
24:57des centaines
24:57voire des milliers
24:58de fournisseurs
24:58dans l'industrie
25:00agroalimentaire
25:00dans l'électronique
25:01dans le textile
25:01vous imaginez bien
25:02la difficulté de la tâche
25:04vous comprenez
25:05là je suis en train
25:06de parler d'économie
25:07à quel point
25:09le potentiel de l'IA
25:10pour traiter ces masses
25:11de données
25:11pour les collecter
25:12nous offre des possibilités
25:14alors bien évidemment
25:15c'est en cours
25:16c'est pas si simple
25:18que ça
25:19déployer
25:19parce qu'on a des contraintes
25:20légales
25:20là aussi
25:21il y a quand même
25:22des règles à respecter
25:23pour pouvoir déployer
25:24ces outils là
25:26les données
25:26elles sont bien produites
25:27par des gens
25:29des journalistes
25:30des ONG
25:31et donc il y a
25:32un problème
25:32de rémunération
25:34il y a un problème
25:35de collecte
25:35donc tous ces enjeux
25:36sont autant de défis
25:38qu'il convient aujourd'hui
25:39de traiter
25:40et de traiter
25:41rapidement
25:41pour bénéficier
25:42de tout le potentiel
25:43de cette RSE
25:44dans une économie
25:45de la donnée
25:46qui devient incontournable
25:47y compris dans ces domaines
25:48merci à tous les deux
25:49d'être venus nous présenter
25:51la sixième édition
25:52de cet observatoire
25:53des transitions sociétales
25:55donc réalisé par
25:56le cabinet de Gaulle-Fleurence
25:57HEC Paris
25:58et le cabinet de conseil financier
26:00Accuracy
26:00merci à bientôt
26:01sur notre antenne
26:02on passe au grand entretien
26:03de ce Smart Impact
26:04avec le secrétaire général
26:06de la fédération
26:07Léo Lagrange
26:12Prêt pour l'impact
26:13c'est la question
26:14que je pose
26:14chaque jour
26:15à une personnalité
26:16qui compte
26:17dans notre économie
26:18notre société
26:19aujourd'hui je reçois
26:20Vincent Séguela
26:21bonjour
26:21bonjour
26:22bienvenue
26:22vous êtes le secrétaire général
26:23de la fédération
26:24Léo Lagrange
26:25c'est quoi
26:26la fédération Léo Lagrange
26:27la fédération Léo Lagrange
26:28c'est une grande association
26:31qui a passé ses 75 ans
26:32donc c'est quelque chose
26:34qui est bien installé
26:34dans le paysage
26:35de l'éducation populaire
26:36donc c'est une association
26:38qui est reconnue
26:38d'utilité publique
26:40et qui a pour mission
26:41l'éducation et la formation
26:43tout au long de la vie
26:44et donc chez nous
26:44ça commence tout petit
26:46tout petit
26:46avec les crèches
26:48évidemment
26:48les actions sur la parentalité
26:50beaucoup sur l'enfance
26:52et la jeunesse
26:52qui est un peu
26:53notre cœur de métier
26:54mais aussi auprès des adultes
26:56et notamment
26:57nous sommes un organisme
26:59de formation
26:59assez important
27:02dans notre domaine
27:03voilà avec cette idée
27:05que toute la vie
27:06nous évoluons
27:08toute la vie
27:08nous avons besoin
27:09de se former
27:10et notre objectif
27:11c'est aussi quand même
27:12que ceux
27:13qui nous fréquentent
27:15grâce à notre action
27:17deviennent des citoyens
27:18actifs aussi
27:19le moment venu
27:21et le plus tard possible
27:22oui effectivement
27:23cette notion de citoyenneté
27:25elle est centrale
27:26et on va y revenir
27:26puisqu'on est en pleine période
27:28d'élection municipale
27:30éducation populaire
27:31je comprends bien
27:33ce qu'il y a derrière ces mots
27:34mais je veux bien entendre
27:34votre définition à vous
27:36oui alors
27:37c'est pas facile
27:38à définir l'éducation populaire
27:39d'autant plus
27:40que tout le monde
27:40effectivement
27:41en a une certaine idée
27:42mais ce qu'on peut dire
27:43c'est en gros
27:44d'abord
27:45c'est centré
27:46sur l'intérêt général
27:47et c'est porté
27:47par le tissu associatif
27:50depuis plus d'un siècle
27:52il y a beaucoup
27:53d'associations
27:54d'éducation populaire
27:55c'est quasiment
27:57un tiers
27:58presque la moitié
27:59des associations
28:00en France
28:00donc ça consiste
28:02à
28:03comme je disais
28:04tout à l'heure
28:04à faciliter l'accès
28:06à tous
28:06à l'éducation
28:07et à la formation
28:08tout au long de la vie
28:09ou à la formation
28:11permanente
28:11donc c'est différent
28:12de l'instruction
28:13c'est-à-dire qu'on est complémentaire
28:15de l'éducation nationale
28:17pour ce qui est des enfants
28:18et des jeunes
28:20mais on utilise aussi
28:21des méthodes
28:22différentes
28:23des lieux d'apprentissage
28:25j'allais dire
28:26traditionnels
28:26donc on n'est pas
28:27dans un rapport
28:27sachant-apprenant
28:29on utilise ce qu'on appelle
28:30des méthodes
28:31ou des pédagogies actives
28:32qui placent
28:33le sujet
28:35l'enfant
28:36le jeune
28:37l'adulte
28:37au centre
28:38de l'apprentissage
28:39par la mise
28:41en expérience
28:42le débat
28:43et le partage
28:44d'apprentissage
28:46et voilà
28:47et donc c'est
28:47un certain nombre d'actions
28:49beaucoup orientées
28:50on utilise beaucoup
28:51le levier sportif
28:52le levier culturel
28:54la mobilité
28:56également
28:58c'est cet ensemble
28:59qui vise
29:00à nous aider
29:01à devenir citoyens
29:02à nous aider
29:03à être parents
29:03à rester
29:04dans les circuits
29:06du travail aussi
29:07pour ce qui est
29:07de la formation
29:08et de l'insertion
29:08et de l'orientation
29:09professionnelle
29:09par exemple
29:10est-ce qu'il y a
29:10une dimension politique
29:11à la création
29:13de la fédération
29:14et est-ce qu'elle existe encore ?
29:16Oui bien sûr
29:17l'objectif d'abord
29:20c'est l'intérêt général
29:21l'intérêt général
29:22c'est quelque chose
29:22de politique
29:24favoriser l'intérêt général
29:25plutôt que les intérêts individuels
29:27c'est une forme
29:27d'orientation
29:28tout à fait politique
29:29évidemment on porte le nom
29:31de Léo Lagrange
29:32qui a été secrétaire d'état
29:33il y a exactement 90 ans
29:35puisqu'il se trouve
29:36que c'est les 90 ans
29:37du Front Populaire
29:38et qui a été le premier
29:39secrétaire d'état
29:40chargé des loisirs
29:41et de la jeunesse
29:42et donc de mettre en oeuvre
29:43les premières politiques publiques
29:45autour du temps libre
29:46puisque pour la première fois
29:47les français
29:47tous les français
29:48allaient découvrir
29:49les congés payés
29:50donc les vacances
29:5190 ans après
29:53il y a encore
29:53à peu près la moitié
29:54des français
29:54qui ne partent pas
29:55en vacances chaque année
29:5640% d'enfants
29:58qui ne partent pas
29:58en vacances cette année
29:59de ce point de vue là aussi
30:01militer pour favoriser
30:03le départ en vacances
30:05et bien oui
30:06c'est un objet politique
30:07bien sûr
30:07effectivement avec quelques chiffres
30:10plus de 43 000 adhérents
30:11900 000 usagers
30:123000 bénévoles
30:13je pourrais en citer
30:14beaucoup des chiffres
30:15on a choisi ceux-là
30:15plus de 30 000 jeunes
30:16dans les dispositifs dédiés
30:17plus de 45 000 personnes
30:19formées
30:20cette dimension là
30:21de formation
30:23au long de la vie
30:25ça prend quelle forme
30:26si vous pouvez nous donner
30:27des exemples
30:30de celles et ceux
30:31qui en bénéficient
30:32et de ce que ça change
30:33dans leur vie aussi
30:33parce que c'est ça
30:34l'important
30:34bien sûr
30:35alors
30:37quelle forme ça prend
30:38on gère des crèches
30:40on gère des centres de loisirs
30:42des accueils péries
30:43extrascolaires
30:43des maisons de quartier
30:44des centres socioculturels
30:46des centres sociaux
30:47des espaces de vie sociale
30:48on intervient aussi
30:50dans les collèges
30:50et les lycées
30:51sur des programmes
30:51par exemple
30:52de lutte contre
30:52les discriminations
30:53et le racisme
30:55sur des programmes
30:56à l'éco-citoyenneté
30:57en élémentaire
30:59pour préparer
30:59les enfants
31:01à devenir
31:01de futurs
31:03citoyens
31:03sensibles
31:04à leur environnement
31:05sensibles aux vivants
31:06etc
31:06et évidemment
31:08comme je le disais tout à l'heure
31:09on est aussi
31:09un organisme
31:10de formation
31:11donc là
31:12on intervient
31:12aussi bien
31:13sur des champs
31:14de qualification
31:15à des métiers
31:16divers et variés
31:17dont les nôtres
31:17évidemment
31:18on fait beaucoup
31:19d'orientation
31:20on intervient
31:21par exemple
31:21auprès des publics
31:22sous main de justice
31:23donc on prépare
31:24le retour
31:26après avoir réparé
31:28on prépare le retour
31:29de ces personnes
31:31sur le chemin
31:32de l'insertion
31:34que le séjour en prison
31:35sert vraiment
31:35à ce à quoi
31:36il devrait servir
31:37c'est-à-dire
31:37le retour
31:38dans la société
31:38après
31:39exactement
31:39pour éviter
31:40la récidive
31:40etc
31:42on travaille aussi
31:43auprès
31:43de l'office français
31:45de l'immigration
31:46et de l'intégration
31:47c'est-à-dire
31:47ceux qui sont appelés
31:48à devenir français
31:49ceux qui sont appelés
31:50à travailler en France
31:51donc on les accompagne
31:52on les forme
31:53pour que ça fonctionne
31:56que l'intégration
31:56soit réussie
31:58en juillet dernier
31:59vous avez commandé
32:00une étude
32:02pilotée une étude
32:03avec Exopé
32:03Eurogroup
32:04ou Consulting
32:05pour mettre en lumière
32:06le poids économique
32:07et l'impact sociétal
32:08de cette éducation populaire
32:09je vais donner
32:10quelques chiffres
32:11à un résultat
32:11de cette étude
32:12467 000 salariés
32:13430 000 associations
32:1526 milliards d'euros
32:16de budget annuel
32:17ça représente
32:18plus de 1%
32:19du produit intérieur brut
32:20national
32:21pourquoi vous vous êtes dit
32:22il faut qu'on mette ça
32:23sur la table
32:25parce que
32:26traditionnellement
32:27et c'est peut-être
32:27la faute des associations
32:29aussi
32:30on est très centré
32:31sur notre objet
32:32nous sommes non lucratifs
32:33donc nous notre objectif
32:34c'est pas gagner de l'argent
32:35pour rémunérer
32:36des actionnaires
32:38ou que sais-je
32:39donc nous sommes
32:40sur l'intérêt
32:40sur l'intérêt général
32:42nous défendons des causes
32:43les uns et les autres
32:45et sensiblement les mêmes
32:46dans l'éducation populaire
32:47puisque c'est ce qui nous réunit
32:48et donc on est
32:50on est apprécié
32:53mais ça suffit pas
32:54vous avez le sentiment
32:56de passer un peu
32:56sous les radars
32:57on voudrait être reconnu
32:58mais bien sûr
32:58par exemple
32:59il y a eu
33:00depuis quelques années
33:01toute une politique
33:02à destination des entreprises
33:03dites politiques de l'offre
33:05où donc on a
33:07progressivement
33:07effacé les impôts
33:09de production
33:10dites production
33:11nous curieusement
33:12on n'y a pas eu droit
33:13pourtant
33:14les associations
33:17payent ce qu'on appelle
33:18une taxe sur les salaires
33:19qui est un impôt
33:20de production
33:20nous curieusement
33:21on n'a pas eu droit
33:23à cet effort
33:24qui nous permettrait
33:25demain
33:26d'investir
33:27davantage
33:28de nous développer
33:29et de faire plus
33:30d'intérêt général
33:31sur le territoire
33:31donc on s'est dit
33:33sans renier nos valeurs
33:35sans mettre
33:36nos projets
33:37de société
33:38associative derrière
33:40il faut qu'on parle
33:41aux français
33:41aux décideurs
33:42pour dire que
33:43nous avons un impact
33:44y compris
33:45économique
33:46et réel
33:46dans la vie
33:48des français
33:49c'est le cas
33:49par exemple
33:50si on fait un zoom
33:50sur le péril extrascolaire
33:52ou les crèches
33:55la présence
33:57de politiques
33:58et d'associations
33:59comme nous
33:59qui gérons
34:00des crèches
34:01des accueils
34:01de loisirs
34:02du péril scolaire
34:02et de l'extrascolaire
34:03ça permet
34:04à beaucoup
34:05de français
34:06et de françaises
34:06d'aller travailler
34:07donc ça crée
34:09du PIB
34:10donc ça
34:13favorise
34:13aussi également
34:14vous vous en doutez
34:15le rapport
34:15égalité femmes-hommes
34:16au travail
34:17parce que
34:18s'il faut garder
34:19les enfants
34:20vous savez
34:21comment ça se passe
34:21même si les choses
34:23progressent
34:24et c'est bon aussi
34:24pour
34:25le portefeuille
34:27le pouvoir d'achat
34:27ou le pouvoir de vivre
34:28des familles
34:29puisque
34:29un accueil
34:30péril extrascolaire
34:31ça leur coûte
34:32à peu près
34:323000 euros
34:33en moyenne
34:34par an
34:34et ça leur permet
34:35de générer
34:35ou de conserver
34:3611 000 euros
34:37de revenus
34:38par an
34:39et ça pose
34:40la question
34:40des communes
34:41on est en plein
34:42élection municipale
34:43on va s'intéresser
34:44et prendre le temps
34:45de creuser
34:45certaines de vos propositions
34:47mais
34:48quand je vous entends
34:49donc
34:50vous dites
34:51bon ben on n'a pas été
34:51concerté par la politique
34:52de l'offre
34:53mais peut-être même pire
34:54les associations
34:55elles voient leur budget
34:57leur subvention
34:58renier
34:58est-ce que vous
34:59vous le ressentez
34:59au sein de ce tissu
35:01
35:01qui représente
35:02l'éducation
35:03populaire
35:05très clairement
35:05en ce moment
35:06la période pour nous
35:07c'est
35:08pile tu gagnes
35:09face je perds
35:10donc on n'a pas été
35:11concerné
35:11par la politique
35:13de l'offre
35:15et effectivement
35:16en plus
35:18tous les mécanismes
35:19financiers
35:20économiques
35:21à destination
35:21des associations
35:22d'éducation
35:23populaire
35:23sont orientés
35:24à la baisse
35:25les moyens
35:25de l'état
35:26ceux des collectivités
35:27locales aussi
35:28ceux des collectivités
35:29locales aussi
35:30par le truchement
35:31notamment
35:31de la baisse
35:32des dotations
35:33d'état
35:33vers les collectivités
35:34et attention
35:35il y a aussi
35:35des collectivités
35:36qui font des choix
35:37qui ne sont pas
35:38ceux de l'éducation
35:38populaire
35:39et qui sont
35:40pour reprendre une formule
35:41que nous connaissons
35:42bien dans notre
35:42environnement
35:43de préférer faire
35:44des ronds-points
35:45plutôt que d'ouvrir
35:46des places
35:47des places de crèche
35:48par exemple
35:49alors je vais vous citer
35:50il faut tout un village
35:51pour élever un enfant
35:52l'éducation
35:53est une responsabilité
35:55collective
35:55parents, enseignants,
35:56animateurs
35:57et associations
35:58élus, voisins
35:58nous sommes tous
35:59des acteurs éducatifs
36:00dans le mot communauté
36:01il y a le mot
36:02commune
36:03j'ai choisi cette citation
36:04pour ouvrir ce chapitre
36:07consacré aux élections
36:08municipales
36:08parce que
36:08vous avez
36:11ouvert une sorte
36:12de plateforme nationale
36:13dédiée aux territoires
36:14sur le titre
36:14pour des territoires
36:15éducatifs
36:16ouvrons tous
36:17l'objectif c'est quoi
36:18c'était
36:19et c'est
36:20puisque on est
36:22entre les deux tours
36:23de ces élections
36:24municipales
36:25d'en faire un enjeu central
36:27de ces municipales
36:28l'éducation
36:29l'éducation populaire
36:30oui bien sûr
36:31il faut en faire un enjeu central
36:33c'est assez
36:34c'est assez réussi
36:37on est assez content
36:38en tous les cas
36:38il y a des sujets
36:39notamment le péril
36:40extra-scolaire
36:41la petite enfance
36:41qui sont
36:42qui sont assez présents
36:45durant cette campagne
36:47et c'est effectivement
36:49une responsabilité
36:50importante
36:50pour une collectivité
36:53pour une collectivité
36:54locale
36:55donc il y a d'autres sujets
36:56évidemment
36:57qui préoccupent
36:59les français
37:00à la campagne
37:01ou dans les villes
37:03derrière
37:04ce que nous prenons aussi
37:05il y a effectivement
37:06la question de la citoyenneté
37:08nous n'oublions pas
37:09que tout ce que nous faisons
37:09en termes d'éducation
37:10et de formation
37:11tout au long de la vie
37:11et c'est ce que démontre
37:12l'étude qu'on a évoquée
37:15tout à l'heure
37:15c'est que
37:16partout où il y a eu
37:17de l'éducation populaire
37:19ça fait des français
37:20qui sont davantage engagés
37:23de façon très sensible
37:2430 à 50%
37:26c'est à dire que demain
37:26ils seront dans les associations
37:27demain ils seront dans
37:28la vie syndicale
37:29et donc le paritarisme
37:30demain ils seront
37:31eux-mêmes candidats
37:32ils sont beaucoup plus électeurs
37:34que ceux qui n'ont pas
37:35de contact
37:36avec l'éducation populaire
37:38ils ont beaucoup plus
37:39confiance en eux
37:41pour 50% de plus
37:42c'est quand même
37:43très important
37:44sur le rebond professionnel
37:46c'est à dire que
37:46leur passage à l'éducation populaire
37:48leur a permis
37:49d'acquérir des compétences
37:50de base
37:51des compétences transverses
37:53comme prendre la parole
37:54avoir confiance en soi
37:55etc
37:56qui leur permet
37:57d'être confiants
37:57dans leur avenir
37:58notamment professionnels
38:00donc l'enjeu
38:02de la citoyenneté
38:03aussi à l'échelle
38:04communale
38:04est très important
38:05parce que
38:05devenir citoyen
38:07ça s'apprend
38:07donc si je reprends
38:09la même étude
38:10évoquée
38:11par exemple
38:12les enfants qui passent
38:13par l'éducation populaire
38:14curieusement
38:14sont plus souvent
38:15ceux qui sont délégués
38:16de classe
38:17c'est quand même
38:18un signe
38:20oui
38:20effectivement
38:21il y a un affect
38:22moi je vois
38:23l'impact
38:24social
38:25sociétal
38:25mais économique
38:26c'est aussi
38:26ce qui est intéressant
38:28dans ce que
38:28vous nous dites
38:29vous faites des propositions
38:30à hauteur d'enfant
38:34dans cette plateforme
38:36je veux bien
38:36quelques exemples
38:37pour voir ce que c'est
38:38qu'une proposition
38:39à hauteur d'enfant
38:41le constat
38:41que nous faisons
38:42nous ne sommes pas les seuls
38:44évidemment
38:44il y a beaucoup de collectivités
38:46qui le font avec nous
38:47beaucoup d'autres
38:47beaucoup d'autres associations
38:49ou acteurs
38:51du domaine
38:52c'est que globalement
38:53depuis des décennies
38:55on a chassé
38:56les enfants
38:58et les jeunes
38:58d'à peu près
39:00toutes les politiques publiques
39:01y compris
39:02l'espace public
39:03vous vous souviendrez
39:04sans doute
39:05que
39:06plus jeunes
39:07vous voyez des enfants
39:08qui jouaient dans la rue
39:10ça n'existe plus
39:12quasiment plus
39:12beaucoup moins
39:15donc remettre
39:16la ville à hauteur d'enfant
39:18c'est repenser la ville
39:19aussi
39:20pour les enfants
39:21c'est le sens
39:22de la convention citoyenne
39:24organisée par le conseil économique
39:25social et environnemental
39:26à la demande
39:28du gouvernement
39:29c'est aussi repenser
39:30les rythmes
39:32de l'enfant
39:33le rythme à l'école
39:34les rythmes en dehors
39:35de l'école
39:37plutôt que d'organiser
39:38tout cela
39:39autour
39:39des contraintes
39:41des parents
39:41autour des contraintes
39:42des services municipaux
39:44etc.
39:45bref
39:46ailleurs
39:46prendre en compte
39:47les enfants et les jeunes
39:49et pas seulement
39:50l'adulte
39:50donc ça va aussi bien
39:52sur l'aménagement du territoire
39:53la question des mobilités
39:55les horaires
39:55les espaces
39:56qui leur sont
39:58réservés
39:59la parole
40:00qu'on leur laisse
40:02qu'on leur donne
40:04ou pas
40:06on leur donne pas
40:07pour l'instant
40:08pas beaucoup
40:08par exemple
40:09dans nos propositions
40:10il y a évidemment
40:10beaucoup de collectivités
40:11qui ont des conseils municipaux
40:12d'enfants
40:13de jeunes
40:13mais pas tant que ça
40:14et donc nous
40:15nous invitons
40:16les collectivités
40:17à mettre en place
40:18des instances
40:18de participation
40:19et de concertation
40:20dès le plus jeune âge
40:21parce que
40:22plus encore une fois
40:23enfants
40:24on est habitués
40:25ils vont devenir
40:26citoyens
40:27voilà
40:27même s'il peut peut-être
40:29y avoir une frustration
40:30ma question
40:31elle est ouverte
40:32c'est à dire que
40:33moi je trouve ça super
40:35j'en vois par exemple
40:35j'ai aussi une émission
40:36sur la chaîne
40:37publique Sénat
40:38donc on voit
40:39il y a une sorte
40:40de Sénat des enfants
40:41qui est organisé
40:41chacun
40:43ils font des propositions
40:44je me dis
40:44mais ça
40:44qu'est-ce qu'il en sort
40:45après
40:46dans un conseil municipal
40:47des enfants
40:48est-ce que
40:48ne serait-ce qu'une proposition
40:50est parfois
40:51reprise par le maire
40:52pour en faire
40:53un vrai projet
40:54vous voyez ce que je veux dire
40:54ça peut être aussi frustrant
40:55pour un enfant
40:56de se dire
40:56on a eu plein d'idées
40:57et puis on voit rien arriver
40:59oui mais c'est aussi
40:59un apprentissage
41:00de la démocratie
41:02on a eu plein d'idées
41:03mais elles étaient
41:03peut-être majoritaires
41:04on ne peut pas tout faire
41:05donc vous voyez
41:06tout ça n'est pas inintéressant
41:07ceci dit en creux
41:08dans votre question
41:09il y a un message de fond
41:10d'ailleurs qui n'est pas que
41:12la question des enfants
41:13et des jeunes
41:14qui est un sujet
41:15un peu pour nous tous
41:16qui est le renouveau démocratique
41:17bien sûr
41:17donc en fait
41:19tous les français
41:20attendent d'être considérés
41:21et écoutés
41:23par ceux qui
41:25ambitionnent
41:25et qui se présentent
41:27pour diriger
41:28que ce soit une commune
41:29un pays
41:30ou être
41:31au parlement
41:32et ça pour nous
41:33c'est très important
41:34ça s'appelle
41:34le dialogue
41:35le dialogue civil
41:36et le dialogue citoyen
41:37et nous pensons
41:38que c'est un problème
41:39aujourd'hui
41:39dans le pays
41:41que la société civile
41:43ou les citoyens
41:44ne sont pas
41:44assez associés
41:46et donc
41:46vous le savez très bien
41:48on le sait
41:48dans toutes les entreprises
41:49si vous embarquez pas
41:50vos équipes
41:51si vous associez pas
41:52les équipes au projet
41:53c'est plus difficile
41:55de leur faire adhérer
41:55par la suite
41:56il y a notamment
41:57ce qu'on appelle
41:57le projet
41:59ou les projets
41:59éducatifs de territoire
42:00c'est quoi un projet
42:01éducatif de territoire
42:02et puis quels sont
42:03les objectifs
42:04alors le projet
42:06éducatif de territoire
42:06c'est un instrument
42:07qui est né
42:08avec la réforme
42:09des rythmes
42:10de l'enfant
42:10et scolaire
42:11de 2013
42:11avec le ministre
42:13Payon
42:14et donc le retour
42:15à la semaine
42:15des 4 jours et demi
42:17et donc c'est un outil
42:18à la main
42:20des collectivités locales
42:21c'est elle qui le pilote
42:22et qui permet
42:24de mettre autour
42:24de la table
42:25l'ensemble des acteurs
42:27agissant autour
42:28des enfants
42:29et des jeunes
42:29pour se coordonner
42:31assurer
42:32ce qu'on appelle
42:33la continuité
42:33éducative
42:35et assurer
42:35la complémentarité
42:37éducative
42:37on rejoint là
42:38il faut tout un village
42:40pour élever un enfant
42:41c'est à dire que
42:42tous les acteurs
42:42sont complémentaires
42:44le boulanger
42:46le conducteur de bus
42:48l'enseignant
42:48l'éducateur
42:49les parents
42:50naturellement
42:51le théâtre
42:53la piscine
42:54etc
42:54donc comment
42:55grâce à cet outil
42:57on organise
42:58la continuité
43:00et la complémentarité
43:02éducative
43:02dans l'intérêt
43:03évidemment
43:04des enfants
43:05donc c'est un instrument
43:07qui est établi
43:08qui est très bien évalué
43:09très apprécié
43:10par les partenaires
43:11que nous sommes
43:12mais aussi la caisse nationale
43:13d'allocation familiale
43:14puisque derrière
43:14évidemment ça permet
43:16de tracter
43:16les financements
43:17de les coordonner
43:19vers des objectifs
43:21communs
43:22partagés
43:24et donc c'est un outil
43:25un instrument
43:26très important
43:26et donc nous demandons
43:27nous qu'ils soient
43:28généralisés
43:29et qu'ils prennent
43:31de l'amplitude
43:31c'est à dire
43:31trop de projets
43:32aujourd'hui
43:33concernent que
43:33la tranche des enfants
43:34puisque c'était
43:35comme je le disais
43:36tout à l'heure
43:36l'assise était
43:37la réforme des rythmes
43:38à l'école
43:39et donc nous nous prenons
43:40qu'ils soient ouverts
43:41dès le plus jeune âge
43:42donc qu'ils intègrent
43:43la parentalité
43:44et les crèches
43:45donc dès zéro
43:46zéro
43:47dès la naissance
43:48voilà
43:49et jusqu'aux jeunes
43:50mais les jeunes
43:51pour nous c'est au moins
43:52jusqu'à 26 ans
43:53aujourd'hui trop souvent
43:54ça s'arrête
43:54à 17-18 ans
43:56ce qui est une difficulté
43:57de notre point de vue
43:58une question
43:59de celui qui était
44:00à votre place
44:00la semaine dernière
44:01Félix Delahaye
44:01qui est directeur général
44:02de Tomorrow Food
44:03alors son entreprise
44:04elle crée des espaces
44:06des restaurants
44:06et des espaces culturels
44:08donc forcément
44:09il a intégré
44:10cette donnée
44:10à la question
44:12bonjour Vincent
44:12vous qui travaillez
44:14sur des dynamiques
44:15d'éducation
44:16pour les enfants
44:17comment incluez-vous
44:18la logique d'alimentation
44:20et de loisirs culturels
44:21dans vos programmations
44:23en termes
44:23d'éducation
44:25on pourrait généraliser
44:26le bien manger
44:27le bien manger
44:28et l'accès à la culture
44:29ça fait partie
44:30de l'éducation populaire
44:31ça ?
44:32complètement
44:33je vais commencer
44:34par le bien manger
44:36alors d'abord
44:37vous dire
44:37qu'on est aussi
44:38une association
44:38de défense
44:39des consommateurs
44:40secteur qui est
44:41très malmené
44:43pour ne pas dire
44:45chassé
44:46de la sphère
44:46des politiques publiques
44:47je pense évidemment
44:48à la fin
44:48de programmer
44:49de l'institut national
44:50de la consommation
44:51et d'autres collectifs
44:53dont l'éthique
44:54sur l'étiquette
44:55duquel nous faisons partie
44:56c'est-à-dire que nous agissons
44:57en amont auprès des pouvoirs publics
44:58déjà pour que le consommateur
44:59soit éduqué
45:00et qu'il ait l'information utile
45:02en gros
45:02je dois savoir
45:03ce qu'il y a
45:05dans mon assiette
45:06donc d'où viennent
45:07les produits
45:07etc
45:07c'est pas anodin
45:09c'est pas anodin
45:10comme travail
45:11après évidemment
45:11plus classiquement
45:12et plus concrètement
45:13on travaille au quotidien
45:15avec nos publics
45:16donc ça passe par quoi
45:16par des ateliers cuisine
45:17à travers les ateliers cuisine
45:19évidemment on apprend
45:20l'équilibre alimentaire
45:21on apprend qu'il vaut mieux
45:23faire la cuisine
45:23soi-même
45:24que plutôt que d'acheter
45:24des produits transformés
45:25qui sont souvent
45:26trop gras
45:27trop sucrés
45:28avec des emballages
45:30évidemment
45:30on travaille aussi
45:31sur les jardins
45:32alors ça peut paraître
45:34évident
45:35et des fois
45:35un peu bisounours
45:36mais avec des enfants
45:38leur apprendre
45:39à faire pousser
45:39un pied de tomate
45:40c'est le début
45:41de évidemment
45:43la réflexion
45:44sur la chaîne alimentaire
45:44on fait un travail aussi
45:46sur les petits déjeuners
45:46parce qu'on sait
45:47qu'il y a des enfants
45:47qui arrivent
45:48le ventre pas complètement rempli
45:51sur le goûter
45:52complètement vide
45:53à l'école
45:53ou au centre de loisirs
45:54etc
45:56évidemment
45:56les goûters
45:57etc
45:58donc ça on travaille
45:58beaucoup effectivement
45:59avec les collectivités
46:02notamment
46:02et puis après
46:03notre autre angle
46:05c'est le jeu
46:05on a une pédagogie joyeuse
46:07et par le jeu
46:08vous vous en doutez
46:09donc on a des plateaux de jeux
46:10on a des jeux de cartes
46:12on a des publications
46:13à destination de nos professionnels
46:15ou de nos publics
46:16leurs parents
46:18pour découvrir
46:19ces problématiques là
46:20on a un jeu
46:21de cette famille
46:21par exemple
46:22la famille du gras
46:23du sucré
46:23de l'acide
46:24etc
46:24c'est très sympa
46:25avec des dessins rigolos
46:26etc
46:26pour apprendre à bien manger
46:28alors et sur l'aspect culturel
46:29alors là
46:30l'aspect culturel
46:31c'est énorme
46:35c'est omniprésent
46:35c'est omniprésent
46:36le sport
46:37la culture
46:37c'est vraiment
46:38des piliers essentiels
46:39dans l'éducation populaire
46:40et dans nos actions
46:41donc ça va
46:43de la complémentarité
46:44avec l'enseignement artistique
46:46et culturel
46:46ça va évidemment
46:48vers le soutien
46:49aux jeunes artistes
46:51on fait
46:51on fait
46:52on accompagne beaucoup
46:53mais le levier culturel
46:55dans une logique
46:56d'émancipation
46:57il est essentiel
46:57la culture
46:58elle va déranger
46:59elle va susciter
47:00de l'émotion
47:00de la discussion
47:02etc
47:02et donc c'est un levier
47:04qu'on utilise
47:04je vais vous laisser
47:06continuer
47:06donner des exemples
47:07le passe culture
47:07finalement
47:08il sert à quelque chose
47:10il est trop embryonnaire
47:13le passe culture
47:14comme toute chose
47:15par ailleurs
47:16peut être critiquable
47:17sur certains endroits
47:18c'est vrai que
47:19comme souvent
47:20on n'arrive pas
47:21à toucher toujours
47:22les publics
47:23les plus cibles
47:24donc ceux qui étaient
47:25les plus éloignés
47:26de la culture
47:26mais quand même
47:27ça marchait
47:27nous pour les municipales
47:28on propose
47:28le passe curiosité
47:29donc là il ne faut pas
47:30attendre
47:32quoi que ce soit
47:32de l'état
47:33c'est la collectivité
47:33qui peut mettre en place
47:34un passe curiosité
47:35c'est à dire
47:36qui permette
47:37aux enfants et leurs familles
47:38d'aller découvrir
47:41les lieux culturels
47:42gratuitement
47:44pour aller découvrir
47:45parce que
47:45on se cherche
47:46quand on est enfant
47:47quand on est jeune
47:48etc
47:48et donc on se trouve
47:50comment ?
47:50en expérimentant
47:51en poussant plusieurs portes
47:52etc
47:53c'est peut-être
47:54la musique
47:54qui va m'accrocher
47:55peut-être
47:55le visuel
47:57le cinéma
47:57peut-être
47:58l'art de rue
47:59etc
47:59et donc pour ça
48:00il faut multiplier
48:02les occasions de contact
48:03donc nous on propose
48:04le passe curiosité
48:06donc ça
48:08et c'est à la discrétion
48:10des collectivités
48:11c'est facile à organiser
48:12etc
48:13et ça répond
48:14de cette logique
48:17et de l'importance
48:18pour nous
48:18de l'action culturelle
48:20on va dire
48:21dans la construction
48:23de chacun
48:24et dans son émancipation
48:25est-ce que la commune
48:27c'est le bon échelon
48:28administratif
48:28ou est-ce que finalement
48:30vous avez de plus en plus
48:31de discussions
48:32avec les intercommunalités
48:33bien sûr
48:33c'est vrai qu'il y a
48:3435 500 communes en France
48:36il y en a peut-être
48:36un peu trop
48:37mais c'est un débat
48:38qu'on ouvrira
48:38sans doute après
48:39ces municipales
48:40là c'est trop tard
48:41si on se compare
48:42à l'Allemagne
48:42il y a je crois
48:4310 000 communes en Allemagne
48:44qui a beaucoup plus
48:45d'habitants que la France
48:46bref c'est un autre débat
48:47mais est-ce que l'interco
48:48c'est un échelon administratif
48:49qui vous semble
48:51peut-être plus efficace
48:52parfois
48:52pour lancer des politiques
48:54justement publiques
48:54en matière d'éducation
48:55d'accès à la culture
48:56au sport etc
48:57bien sûr
48:58et la plupart
48:59des intercommunalités
49:00ont pris la compétence
49:03enfance ou jeunesse
49:04par exemple
49:04ou de la petite enfance
49:06précisément
49:07parce que
49:07organiser
49:09la création
49:10de places de crèche
49:11dans
49:13une ville
49:13de 1000 habitants
49:14une autre de 500
49:15etc
49:16c'est évidemment
49:17plus intelligent
49:18et plus facile
49:18si on se regroupe
49:19donc c'est évidemment
49:20un échelon
49:21avec lequel nous
49:22nous travaillons
49:23on travaille avec
49:23toutes les communes
49:24en milieu rural
49:25l'urbain
49:26le très urbain
49:26le périurbain
49:27quartier prioritaire
49:29pas prioritaire
49:29nous on s'adresse
49:30à tous
49:31l'émancipation
49:32c'est pour tous
49:33donc c'est tout terrain
49:35vous avez parlé
49:36des crèches
49:37je veux bien
49:37qu'on termine là-dessus
49:38nous reste un peu
49:38moins de deux minutes
49:39est-ce qu'il y a toujours
49:39autant de difficultés
49:41pour les familles
49:42à avoir accès
49:43à des crèches
49:43ou est-ce que c'est
49:44en train de se régler
49:45dans notre pays
49:45ben oui
49:46il y a toujours
49:47à peu près
49:47je crois que
49:48le dernier chiffre officiel
49:50c'est en termes
49:52de disponibilité
49:53c'est à peu près
49:5562-63%
49:56bon donc ça veut dire
49:56qu'il y a
49:574 familles sur 10
49:58qui n'ont pas accès
49:59qui n'y ont pas accès
50:00donc c'est assez important
50:01avec la baisse
50:02de la natalité
50:03mécaniquement
50:04ça va s'améliorer
50:06mais enfin
50:06si on arrive
50:07à 7 sur 10
50:08ça sera le bout du monde
50:10donc il reste
50:11il reste
50:12ça reste
50:13ça reste un problème
50:14et l'autre problème
50:15surtout dans ce secteur
50:17qui est en crise
50:19qui est en crise
50:19parce qu'il a été
50:20mal piloté
50:21au niveau
50:21des politiques
50:23publiques
50:23et ça a donné lieu
50:25vous le savez
50:25à des rapports parlementaires
50:27à des commissions d'enquête
50:28qui sont en cours
50:29sur des affaires
50:30tout à fait scandaleuses
50:31qui concernent
50:32des gestionnaires
50:33de crèches privées
50:35lucratifs
50:35qui n'existaient pas
50:36il y a 25 ans
50:38et qui aujourd'hui
50:39représentent 50%
50:40des places de crèches
50:41en France
50:42donc quand vous avez
50:43des acteurs lucratifs
50:44c'est à dire
50:44l'objet c'est quand même
50:46de gagner de l'argent
50:47ce qui est normal
50:47on ne peut pas en vouloir
50:48une entreprise
50:48c'est son objet
50:51mais qu'une politique publique
50:52aussi importante
50:55en 25 ans
50:56ils aient capté
50:5750%
50:59du marché
50:59pour faire
51:00ce qu'on sait aujourd'hui
51:02c'est à dire
51:02des dérives
51:04inacceptables
51:07un impact
51:09sur l'emploi
51:11parce qu'il n'y a plus
51:11grand monde
51:12qui veut venir travailler
51:13dans ces conditions là
51:16donc oui
51:17c'est un secteur
51:18qui est en difficulté
51:19et plus que jamais
51:20il faut que les politiques
51:20publiques
51:21qu'elles soient nationales
51:22ou localement
51:23se réintéressent
51:25à ce domaine
51:26et fassent là aussi
51:27le pari
51:28de l'intérêt général
51:29d'abord
51:30l'éducation populaire
51:31aussi
51:32merci beaucoup
51:33Vincent Séguéla
51:34à bientôt sur
51:34Be Smart for Change
51:36on passe tout de suite
51:36à notre rubrique
51:37Startup
51:44Smart Ideas
51:45avec Loïc Bloch
51:46Gilon
51:47bonjour
51:47bonjour
51:48bienvenue
51:48vous êtes chef d'exploitation
51:50chez TeamTrack
51:51entreprise
51:52l'entreprise laureate
51:52du Woodtech Startup Challenge
51:54on y reviendra
51:54créant en 2017
51:56TeamTrack
51:56avec quelle idée
51:57c'est quoi ?
51:58alors TeamTrack
51:59l'idée de départ
51:59on est né en 2017
52:01effectivement
52:01et l'idée de départ
52:02c'est de se dire
52:04comment collecter
52:05de la forêt
52:05de la donnée
52:06pardon en forêt
52:07comment la collecter
52:08de façon très digitalisée
52:09parce qu'aujourd'hui
52:11encore aujourd'hui
52:12la donnée est beaucoup prise
52:13de façon papier
52:14donc on est parti
52:15en créant
52:16des outils
52:17dit hardware
52:18pardon
52:19qui permettent
52:20en fait
52:20qui permettait
52:21de collecter
52:22à l'époque
52:22de la donnée
52:23avec des technologies
52:24lidar
52:24notamment à l'intérieur
52:25de pouvoir mesurer
52:26un arbre
52:26un diamètre
52:27une hauteur
52:28et donner un volume
52:29à cet arbre
52:30et de le géolocaliser
52:31voilà
52:31donc l'idée de départ
52:32est partie d'ici
52:33et on a
52:34toute cette donnée là
52:35le but derrière
52:36c'était de l'exploiter
52:37et de la rendre
52:38intéressante
52:39pour des gestionnaires forestiers
52:40alors justement
52:40c'était ma question suivante
52:41qui sont vos clients
52:42et qu'est-ce que vous changez
52:44à l'exploitation
52:45des domaines forestiers
52:46voilà alors
52:47nos clients
52:48aujourd'hui
52:48alors on a plusieurs métiers
52:50chez TeamTrack
52:50mais nos clients
52:51ça va du propriétaire forestier
52:52en passant par le gestionnaire
52:54les coopératives forestières
52:55jusqu'à l'exploitation du bois
52:57et la première transformation
52:58c'est-à-dire l'estirie
52:59d'accord
53:00alors aujourd'hui
53:01on s'est beaucoup transformé
53:02par rapport à notre idée de départ
53:04parce qu'on est
53:05essentiellement centralisé
53:07sur une plateforme
53:07on a une plateforme
53:09de gestion
53:09aujourd'hui
53:10qui va permettre
53:11d'injecter
53:12tout type de données
53:13qui vient du
53:14qui vient de la forêt
53:16parce que notre métier de base
53:17c'était de collecter
53:18de la donnée
53:18et maintenant
53:19on va venir en injecter
53:21un maximum
53:21donc on va venir chercher
53:22cette donnée
53:23quelle est la donnée
53:25la plus pertinente
53:25qu'on va trouver
53:26et en mettant
53:27beaucoup de technologies
53:28de l'intelligence artificielle
53:29aujourd'hui
53:30pour donner vraiment
53:31un outil d'aide
53:31à la décision complète
53:33pour notamment
53:34les gestionnaires forestiers
53:35est-ce que ça permet
53:37une gestion
53:39plus raisonnée
53:40plus durable
53:41des forêts ?
53:42alors effectivement
53:43oui oui
53:43c'est vraiment l'enjeu
53:45le but est de connaître
53:46beaucoup mieux
53:47sa forêt
53:48alors j'aime bien dire
53:49que le forestier
53:50dans nos solutions
53:51est la clé
53:52de l'homme
53:54du coup
53:54est la clé
53:55en fait du projet
53:55on ne vient pas remplacer
53:57par une plateforme digitale
53:58par de la technologie
53:59vraiment l'humain
54:00en fait on vient donner
54:01vraiment un outil
54:02d'aide à la décision
54:03supplémentaire
54:04pour qu'il puisse
54:04prendre les bonnes décisions
54:05et agir
54:06donc voilà
54:06aujourd'hui on vient
54:07collecter de la donnée
54:08qui vient autour de l'arbre
54:10savoir qu'est-ce qu'on a
54:11comme arbre qu'à l'essence d'arbre
54:12des chaînes de hêtres
54:13du Douglas etc
54:14mais qu'est-ce qu'il y a
54:15comme caractéristiques
54:16autour de cet arbre
54:17et voilà
54:17et les caractéristiques
54:18peuvent venir
54:19d'autres technologies
54:20on prend aujourd'hui
54:21on travaille beaucoup
54:21avec le satellite
54:22et l'intelligence artificielle
54:23voilà
54:24qui va permettre
54:25de donner d'autres données
54:26sur notre plateforme
54:26notamment par rapport
54:28au risque sanitaire
54:29parce que c'est un des enjeux
54:30de la forêt aujourd'hui
54:31tout ce qui est sanitaire
54:32pouvoir mieux comptabiliser
54:34plus vite
54:35et pouvoir agir en fait
54:36avec des systèmes d'alerte
54:37vraiment en temps réel
54:38est-ce que vous voyez
54:39avec les données
54:39que vous récupérez
54:43nos forêts
54:43souffrir du réchauffement climatique
54:45alors oui
54:45c'est un enjeu
54:46on ne peut pas le cacher
54:48c'est un enjeu
54:49qui est là
54:50les essences d'arbres
54:52donc quand on parle d'essence
54:53c'est un chien à être
54:54les essences d'arbres
54:55aujourd'hui
54:56qu'on a sur le territoire français
54:58il y en a qui évoluent
54:59qui ne sont plus adaptées
55:00à ce qu'on appelle
55:00des stations forestières
55:02parce qu'on a gagné
55:032, 3, 4 degrés
55:04parce que
55:06parce qu'il y a un impact
55:07supplémentaire
55:08par rapport à d'autres aléas
55:10de feu etc
55:11donc voilà
55:12il y a une adaptation
55:13qui est faite
55:14et ça aide
55:15nos outils aident aussi
55:16à savoir
55:16ok on a un risque sanitaire
55:18qui a été détecté
55:20sur un territoire
55:21qu'est-ce que je choisis
55:22comme essence
55:23éventuellement
55:24pour faire évoluer
55:25le massif
55:26en fonction de cet endroit
55:26alors c'est ça
55:27déjà il y a un premier point
55:28c'est de se dire
55:28pourquoi en fait
55:29j'ai une maladie par exemple
55:31on parle de l'épicéa
55:32avec la scolite
55:32ça peut être un exemple
55:33et de dire
55:34on voit que l'épicéa
55:36n'est plus adapté forcément
55:38à cette station forestière
55:39qu'est-ce qu'on va pouvoir mettre
55:40comme essence
55:42qui va remplacer
55:43en fait cette essence
55:44et là le rôle du forestier
55:45est juste primordial
55:45effectivement
55:46donc lauréat du
55:48Woodtech Startup Challenge
55:49qu'est-ce que ça vous apporte
55:50au-delà de l'exposition médiatique
55:52vous êtes là en partie pour ça
55:53en fait ça nous apporte
55:55énormément de choses
55:56et on voit depuis 2017
55:57que notre société grandit
55:59et qu'elle suscite
56:00de plus en plus d'intérêts
56:01auprès des acteurs
56:02de la filière bois forêt
56:03donc de la forêt
56:04jusqu'à la première transformation
56:05et que nos solutions
56:07sont vraiment
56:08des solutions d'aide
56:09pour eux
56:10pour ces acteurs-là
56:11et du coup
56:12ça nous apporte
56:14énormément de visibilité
56:15et notamment
56:16en ce moment
56:17parce qu'on est en pleine levée
56:18de fond aussi
56:18dans notre société
56:19donc c'est important
56:20de dire
56:21écoutez on a des outils
56:23qui sont fantastiques
56:24je ne vais pas dire le contraire
56:25et qui sont reconnus
56:26et qui sont reconnus
56:27et du coup maintenant
56:28comment on passe
56:29à l'étape suivante
56:30parce que clairement
56:30on est en train
56:31de passer la seconde
56:32et on en est ravis
56:34merci beaucoup
56:35Loïc Bloch-Gilon
56:36et bon vent
56:36à TeamTrack
56:37voilà c'est la fin
56:38de ce Smart Impact
56:40merci à toutes et à tous
56:41de votre fidélité
56:42à la chaîne des affaires
56:43à la chaîne des audacieuses
56:44et les audacieux
56:45salut
56:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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