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Mardi 3 mars 2026, retrouvez Gabriella Brami (Fondatrice, Batiwomen), Jean-Thomas Schmitt (PDG, Heppner), Laure Mandaron (directrice RSE, Services Courrier Colis de La Poste) et Éric d'Engenières (Directeur des Programmes, Fondation Entreprendre) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:13économie.
00:13Et voici le sommaire. C'est Jean-Thomas Schmitt, le président du groupe Epner, qui sera l'invité du grand
00:18entretien tout à l'heure, 26 minutes,
00:20pour parler des enjeux de transport, de logistique, de cette ETI familiale qui vient de fêter son centenaire.
00:27Mais d'abord, je reçois Laure Madaron, qui est la directrice RSE de la branche courrier colis de La Poste.
00:33Plus de 2 milliards de colis livrés chaque année, avec des actions évidemment pour réduire les émissions de gaz à
00:39effet de serre.
00:40On parlera aussi de ce nouveau mécénat partenarié avec la Fondation pour la nature et l'homme.
00:46Dans le zoom de notre émission, je vous propose l'image des entrepreneurs, leur place dans la campagne de ces
00:52élections municipales.
00:53Et puis, dans notre rubrique Startup, vous découvrirez BatiWomen.
00:57C'est une entreprise de maçonnerie qui veut promouvoir la place des femmes dans le bâtiment.
01:02Voilà pour les titres. C'est l'heure de Smart Impact.
01:11L'invité de ce Smart Impact, c'est Laure Madaron. Bonjour.
01:15Bonjour.
01:15Bienvenue. Vous êtes la directrice RSE de la branche courrier colis de La Poste.
01:18Alors, pour le groupe La Poste, il y a ce chiffre qui est quand même frappant que j'ai donné
01:22dans les titres.
01:22Plus de 2 milliards de colis livrés chaque année.
01:25Qu'est-ce que ça représente à votre niveau dans la branche que vous représentez ici ?
01:30Alors, la branche service courrier colis de La Poste, c'est avant tout la distribution du courrier, des colis Colissimo.
01:35Donc, 500 millions par an au niveau de Colissimo.
01:39Et puis, c'est une activité de logistique de proximité avec la marque Logissimo qui prend effet sur le territoire
01:45pour des clients entreprises et collectivités.
01:48Et puis, on a des offres spécifiques dans le domaine de l'efficacité énergétique, de l'économie circulaire.
01:53On a une marque Recygo qui recycle, par exemple, le papier, le carton, le textile professionnel.
02:00Et puis, par exemple, plus récemment, on a développé des services de recensement, des services aussi de détection de problématiques
02:06sur la voirie.
02:07Donc, en quelque sorte, on est vraiment l'acteur de proximité, l'acteur humain partout en France, 6 jours sur
02:137, qui vous délivre produits et services.
02:15Et alors, on arrive à ces 2 milliards, c'est le groupe La Poste.
02:20Donc là, il y a d'autres, par exemple, il y a des camions qu'on voit sur le bord
02:24des routes avec la marque DPD.
02:26Ça, c'est La Poste.
02:27Il y a toute une activité colique qui est très importante.
02:31Alors, vous avez effectivement plusieurs marques, plusieurs opérateurs au sein du groupe, avec deux acteurs très emblématiques,
02:37que sont Géoposte avec la marque DPD, dont Chronoposte en France, qu'on connaît tous, avec le cube bleu.
02:44Mais il y a aussi le cube orange, Colissimo.
02:46Donc, 500 millions cette année de colis, tout ça, c'est La Poste.
02:49Et puis, on résume ça souvent en expliquant de manière pédagogique qu'on fait à peu près 70 fois le
02:54tour de la Terre par jour.
02:55Voilà, donc on a quand même des enjeux importants en matière d'optimisation des impacts environnementaux de nos activités.
03:01Et effectivement, on va détailler ces actions en matière de RSE et notamment de l'imitation de l'impact environnemental.
03:10Quand on livre autant de colis, c'est quoi le levier le plus efficace ?
03:15J'imagine que vous avez fait ce bilan, cette audite, pour vous dire voilà où on va agir prioritairement.
03:20Oui, bien sûr. Alors, comme Soubon, directeur RSE, on fait des matrices de double matérialité pour regarder ce qui est
03:25significatif à la fois en termes de performance et d'impact sur notre chaîne de valeur.
03:29Nous, on est bien évidemment un acteur très impliqué sur la décarbonation et également la réduction des polluants atmosphériques, donc
03:37avec des enjeux de logistique urbaine importants.
03:41Les leviers majeurs pour nous, c'est l'optimisation de nos liaisons, donc ne pas réaliser de kilomètres inutiles, l
03:49'optimisation de nos chargements.
03:50C'est un peu comme Tetris, ce jeu auquel on était attaché quand on était petit.
03:53Que les camions soient les plus pleins possibles.
03:54Voilà, pour les camions soient les plus pleins possibles.
03:57Ça, c'est vraiment l'enjeu d'être le transport en commun des objets et puis on mutualise nos emports
04:01avec différents produits.
04:03Ça, c'est le levier numéro un.
04:05Le deuxième levier, c'est d'intégrer des énergies bas carbone, donc le biogaz, le biocarburant, l'électrique, pour nos
04:12trajets réalisés avec des poids lourds.
04:14Ça, c'est les trajets les plus longs, les plus importants en termes d'optimisation.
04:17Et puis, ça, vous le voyez un peu plus dans la rue, c'est le verdissement de notre flotte de
04:22véhicules utilitaires légers pour réaliser la distribution, la livraison.
04:26Et aujourd'hui, on a la plus grosse flotte de véhicules électriques pour réaliser ce dernier kilomètre.
04:32Et on est quand même assez fiers de pouvoir dire à nos clients que dans nos 22 métropoles, on a
04:3780% de vos colissimaux en France qui sont livrés avec des véhicules électriques.
04:42Donc, voilà, c'est une belle performance.
04:44Cette électrification du dernier kilomètre, ça prend du temps.
04:47C'est-à-dire que c'est un investissement de remplacer un véhicule thermique par un véhicule électrique, etc.
04:53Donc, c'est un processus qui a commencé il y a combien de temps et qui va, si votre objectif,
04:59c'est 100%, aboutir quand ?
05:00Alors, ça fait 15 ans à peu près que la Poste décline le verdissement de sa flotte.
05:05À l'époque, on avait été mandaté par le ministère pour coordonner un groupe de travail et un consortium avec
05:12l'UGAP, avec d'autres acteurs de flotte importante,
05:15pour faire advenir cette filière des véhicules électriques qui n'existait pas il y a encore quelques années.
05:21Donc, nous, aujourd'hui, on a à peu près 54% de notre flotte de véhicules en propre qui sont
05:27décarbonés.
05:28Et c'est très important pour nous parce que ça nous permet d'atteindre aujourd'hui la performance au colis,
05:33l'empreinte carbone au colis, la meilleure du marché.
05:35Alors, pour les spécialistes, on a 258 grammes de CO2 pour nos colis en France avec Colissimo.
05:41Et ce verdissement, en fait, ce qui est très intéressant depuis peu, c'est qu'on a fait une véritable
05:46bascule
05:47puisqu'on peut montrer que c'est plus performant d'un point de vue économique aujourd'hui à la Poste
05:52d'utiliser un véhicule électrique
05:53pour réaliser la livraison qu'un véhicule thermique quand on adopte une approche en cycle de vie, en TCO,
06:00quand on intègre les enjeux de maintenance, de coût des énergies, d'amortissement des véhicules.
06:05Et donc, pour la première fois, on a démontré qu'un véhicule électrique qui circule sur 100 kilomètres,
06:10c'est 8 euros plus performant de gains, en fait, en comparaison avec le même véhicule diesel.
06:18Donc ça, c'est nouveau aussi.
06:19Et dans les modèles économiques, ça change la donne quand votre directeur financier voit des gains en bas de page
06:25de l'électrification de la flotte.
06:27D'un seul coup, on convainc beaucoup plus de monde.
06:29Ça, c'était évident.
06:30Et quelles que soient les entreprises, vous parliez de ce côté Tetris-là.
06:33Ça veut dire qu'il n'y a plus de palettes ?
06:35Alors, on appelle ça désormais le mode VRAC.
06:38Donc, il y a de moins en moins de palettes dans nos camions.
06:42Pour pouvoir occuper tout l'espace.
06:44Pour pouvoir occuper tout l'air du camion.
06:45Exactement.
06:46Alors, il y a quelques années, on avait plutôt une moyenne autour de 1300 colis par traction.
06:50Et grâce à ce mode VRAC, donc ce mode Tetris, plus cette optimisation que je vous décrivais à l'instant,
06:57on peut atteindre jusqu'à 4500 colis.
07:00Donc ça, c'est vraiment un enjeu majeur.
07:02Et puis après, je n'en ai pas parlé, mais il y a le vide dans vos colis.
07:05En moyenne, on estime à 30% de vide dans les colis aujourd'hui.
07:10Et donc, l'enjeu avec nos clients entreprises, c'est d'aller travailler justement cette optimisation à l'intérieur du
07:16colis,
07:16de manière à avoir un espace le plus optimisé possible.
07:20Donc ça, c'est un enjeu important pour nous.
07:21Avec des emballages, on va parler de ce nouveau mécénat avec la Fondation pour la Nature et l'Homme dans
07:26une minute.
07:27Mais les emballages, ils sont de plus en plus réutilisables.
07:31Il y a aussi un levier là que vous avez activé.
07:34Alors, qui dit développement du e-commerce, dit effectivement une explosion de tout type d'emballages.
07:40Alors nous, on n'est pas un fabricant d'emballages, ce n'est pas notre rôle.
07:43Mais pour autant, on travaille beaucoup avec ces fabricants pour les inciter à mener des démarches d'éco-conception.
07:49Et surtout, à passer à de l'emballage réutilisable.
07:53Donc, on a mené un gros travail avec nos fabricants et avec nos opérationnels,
07:57puisqu'il faut que ces emballages soient certes réutilisables, mais il ne faut pas qu'ils cassent sur nos plateformes.
08:02Donc, il faut que ça arrive certes de manière moins polluante, mais aussi de manière sûre et en bon état.
08:07Donc, c'est un équilibre à trouver.
08:09Et donc, aujourd'hui, par exemple, toutes nos gammes d'emballages que vous pouvez trouver sur laposte.fr ou dans
08:15nos bureaux de poste,
08:15ce sont des emballages qui sont éco-conçus et qui sont tous réutilisables.
08:19Donc, c'est quand même, on en est assez fiers.
08:21Et maintenant aussi, c'est la pédagogie que Laposte s'efforce de mener auprès de nos clients entreprises et particuliers
08:27pour que chacun apporte sa réflexion et sa contribution pour optimiser et réutiliser ces emballages,
08:33puisqu'on est dans un modèle d'économie circulaire qui est quand même compliqué.
08:36Et on essaie de jouer notre rôle pour booster ce passage à l'échelle de l'emballage réutilisable.
08:41Alors, comme je le disais dans mes titres, Laposte devient un nouveau mécène de la Fondation pour la Nature et
08:48l'Homme.
08:48Pourquoi ce choix ?
08:49Alors, à Laposte, bien sûr qu'on a des actions très opérationnelles, on développe de l'expertise,
08:55des hautes technologies aussi qu'on développe au quotidien.
08:57Mais on voit à quel point l'humain et la sensibilisation des équipes, c'est extrêmement important pour maintenir le
09:03cap dans la durée.
09:05Et donc, depuis plusieurs années, on structure et on noue des partenariats stratégiques
09:09avec comme enjeu de partager nos expertises entre équipes, de se faire challenger aussi,
09:15donc trouver des partenaires bienveillants mais très exigeants.
09:18Et puis, c'est aussi unir nos forces pour réussir partout sur le territoire à toucher un large public
09:23pour pouvoir faire bouger les lignes.
09:26Et puis, on cherche des partenaires qui soient des acteurs reconnus.
09:29Pourquoi ? Parce que ça crée de la fierté chez nos postiers et nos postières.
09:32Et donc, en 2026...
09:33Comment ils vont vous challenger, la Fondation pour la Nature et l'Homme ?
09:36Alors, en 2026, on part avec la Fondation pour la Nature et l'Homme, FNH.
09:40On a signé, il y a quelques jours, un partenariat.
09:43On s'est mis d'accord sur deux initiatives vraiment très structurantes sur l'année.
09:48Alors, la première, on va vraiment cibler le jeune public,
09:52puisque la FNH, c'est 30 ans d'investissement en faveur de la sensibilisation des citoyens pour la biodiversité,
09:59avec des programmes de mobilisation citoyen et des programmes de reconnexion à la nature,
10:04avec un projet majeur qui s'appelle « J'agis, je plante ».
10:07Dans les écoles ?
10:08Dans les écoles.
10:08Donc, cette première brique de notre initiative,
10:12ça va être que nos postiers et nos postières vont aller dans les écoles.
10:16Donc, on a mobilisé 300 facteurs et factrices ambassadeurs
10:20qui vont aller dans toute la France dans des écoles
10:23pour aller sensibiliser les professeurs, les élèves d'écoles élémentaires
10:29pour tout simplement les sensibiliser à cette biodiversité,
10:33le plaisir de planter un arbre ou d'entretenir un jardin,
10:36et donc leur faire découvrir un concours,
10:39qui est le concours de FNH « J'agis, je plante »,
10:42pour leur donner envie d'y contribuer,
10:44parce que l'objectif, c'est finalement d'être des messagers de la nature.
10:48Donc, voilà, on aura...
10:49Et donc, vos postiers et vos postières vont devenir des sortes d'ambassadeurs.
10:52Ça, c'est le premier levier ?
10:54Ça, c'est le premier levier.
10:54Alors, le deuxième levier, c'est qu'on est investi à la poste
10:58dans un programme depuis dix ans
10:59où on va financer des projets agricoles et forestiers
11:02de puits carbone et de préservation de la biodiversité.
11:05On a bientôt 100 projets qu'on a financés en France
11:08aux côtés des pouvoirs publics
11:09pour soutenir les politiques en matière de transition écologique.
11:12Et là, l'enjeu, c'est qu'avec FNH,
11:14on va déployer 12 événements dans 12 régions
11:18où, à côté de nos postiers, on va réunir des clients de la poste,
11:22des acteurs locaux, des collectivités, des associations
11:24pour pouvoir, autour de ces projets agricoles ou forestiers,
11:28aller planter des arbres, des broussaillers,
11:31comptabiliser de la biodiversité avec des experts.
11:33Et l'enjeu, en fait, c'est de mettre la terre,
11:36mettre les mains dans la terre tous ensemble
11:38pour pouvoir agir avec des actions finalement très concrètes,
11:41très positives et visibles,
11:43puisque l'enjeu pour nous, c'est bien sûr d'entraîner notre écosystème,
11:46de faire des choses extrêmement pragmatiques
11:49avec une approche très territoriale.
11:51Et puis surtout, c'est de continuer à entretenir la fierté
11:54de nos collaborateurs au quotidien.
11:56Alors, c'était la question que j'allais vous poser pour terminer.
11:58C'est aussi un outil de fidélisation,
12:03de team building, pardon pour l'anglicisme,
12:06ça joue aussi, ça ?
12:07Oui, ça joue aussi, parce que je pense qu'il ne faut pas se cacher
12:09qu'on vit aujourd'hui dans un monde qui est quand même très chamboulé.
12:12On a un backlash qui règne quand même au quotidien,
12:15même s'il est avant tout politique,
12:17parce qu'on continue quand même chaque jour à agir.
12:20Mais pour autant, l'ambiance est quand même compliquée.
12:22Ce n'est pas forcément un quotidien simple à gérer.
12:25Et nous, on se dit que de ce type d'initiatives,
12:27c'est d'abord une illustration du fait que le groupe La Poste ne lâche rien.
12:31Et puis, pour nos collaborateurs, c'est source de fierté.
12:34Le fait de les mener dans cette aventure collective
12:38et de contribuer à des actions très concrètes et positives et très visibles,
12:42on voit à quel point c'est être fier de son métier,
12:45être fier de son utilité dans son territoire
12:48et quelque part, être fier de La Poste.
12:51Donc, je pense que cette aventure collective,
12:52on amène tous sa pierre à l'édifice.
12:54Et dans ce cas-là, peut-être plutôt sa graine d'ailleurs,
12:57qu'on essaie au quotidien.
12:58Merci beaucoup, Laure Mandaron, et à bientôt sur Be Smart for Change.
13:03C'est l'heure du Zoom de ce Smart Impact.
13:05Et si on parlait des entrepreneurs dans cette campagne des élections municipales ?
13:15On parle de l'entrepreneuriat,
13:18de sa place dans la campagne des élections municipales,
13:20avec Éric Dangeunière.
13:21Bonjour.
13:22Bonjour.
13:22Bienvenue.
13:23Vous êtes directeur des programmes de la Fondation Entreprendre,
13:26que vous allez nous présenter en quelques mots pour commencer.
13:29C'est quoi ?
13:30Quelles sont les missions principales de la Fondation Entreprendre ?
13:32La Fondation Entreprendre, c'est une fondation reconnue d'utilité publique
13:36et qui s'est donnée comme mission d'activer le levier de l'entrepreneuriat
13:39comme démarche d'intérêt général.
13:42Ça veut dire quoi, un peu concrètement ?
13:44C'est-à-dire qu'on utilise l'entrepreneuriat pour trois enjeux,
13:46qui sont à la fois de développer un entrepreneuriat utile,
13:49c'est-à-dire un entrepreneuriat qui allie à la fois la dimension économique,
13:52avec la dimension sociale, environnementale, territoriale.
13:56Il y a aussi ensuite cette dimension aussi de revitalisation
13:59et de dynamisme territorial.
14:01Donc on mène aussi des actions très ancrées sur le territoire.
14:03On va utiliser l'entrepreneuriat comme levier, du coup, pour les territoires.
14:07Et une troisième dimension qui est, on va dire, plutôt au service des individus.
14:11C'est-à-dire que l'entrepreneuriat aussi, c'est une voie d'insertion professionnelle.
14:14C'est aussi une... ça favorise l'égalité des gens.
14:17C'est aussi une voie d'émancipation, en tout cas individuelle.
14:19Donc c'est nos trois, on va dire, priorités d'action stratégique à la Fondation Entreprendre.
14:24C'est quoi ? C'est un lab ? C'est un accélérateur ?
14:26Du coup, alors c'est une fondation.
14:27Donc nous, notre mission, c'est déjà de financer des structures associatives.
14:30Donc on finance un écosystème de l'accompagnement entrepreneurial associatif.
14:34C'est-à-dire des associations, des réseaux d'associations
14:37qui sont ancrés sur le territoire français.
14:40Du coup, notre périmètre d'intervention, c'est la France.
14:43Mais on essaie d'aller plus loin.
14:45C'est-à-dire qu'on accompagne aussi ces structures,
14:46notamment sur leurs enjeux structurels.
14:48On les accompagne aussi dans leur démarche d'innovation
14:50pour pouvoir renforcer leur impact sur le terrain.
14:53Et on s'est aussi donné comme mission de porter la voie,
14:56on va dire au niveau national, de cet entrepreneuriat utile,
14:59justement, qui à la fois produit des effets positifs
15:01pour l'économie, les individus, les territoires,
15:04et également la planète.
15:05Qu'est-ce que vous attendez de ces élections municipales ?
15:07On est à quelques jours de semaine du premier tour.
15:12C'est un moment important, parce que nous,
15:15ce qu'on a constaté, en tout cas avec toutes nos actions,
15:18pour favoriser justement l'émergence et la réussite
15:21des projets entrepreneuriaux sur le terrain,
15:24que le lien avec les élus locaux, les collectivités territoriales
15:27est absolument déterminant.
15:29C'est-à-dire qu'ils créent des conditions sur le terrain
15:32favorables justement à l'émergence et à la réussite des projets.
15:36On voit aussi que cette dimension, cet outil,
15:40enfin ce levier de l'entrepreneuriat, au service des territoires,
15:43il n'est pas toujours compris, il n'est pas toujours considéré
15:46comme prioritaire.
15:47Certains élus locaux peuvent considérer que c'est du développement économique,
15:50donc ce n'est pas tellement de leurs ressorts,
15:51c'est plutôt celui de la région, alors qu'ils ont vraiment
15:54un rôle à jouer très fort au niveau de leur territoire.
15:57Et ils ont non-pouvoir ?
15:57Alors, ils ont...
15:58Il y a toujours la question du pouvoir des maires
16:02et de leur budget, de leurs moyens.
16:03Exactement.
16:04C'est vraiment central dans cette forme.
16:05Alors là, effectivement, il faut un peu différencier
16:07entre le niveau de la commune, le niveau de l'intercommunalité,
16:11et puis le niveau de la région,
16:12parce que finalement, le développement économique
16:14va se faire un peu à ses trois échelles.
16:17Donc, au niveau des communes et des intercommunalités,
16:20donc là où les élus peuvent intervenir,
16:23ils ont quand même un cadre d'action.
16:25Qu'est-ce qu'ils peuvent faire
16:26s'ils veulent développer l'entrepreneuriat dans leurs communes ?
16:28Ils ont...
16:28Déjà, ils peuvent...
16:30Ils peuvent déjà se fixer des objectifs,
16:32c'est-à-dire quelle posture ils souhaitent prendre, en fait.
16:34Ça, c'est important.
16:35C'est-à-dire, nous, ça veut dire quoi, développer l'entrepreneuriat ?
16:37Ce qui ne suffit pas de le décréter,
16:38il faut aussi pouvoir faire en sorte que ça se développe.
16:40Et ça, nous, on propose trois objectifs.
16:43C'est-à-dire qu'ils peuvent rendre, en fait,
16:44faciliter l'accès à l'entrepreneuriat.
16:47Le problème, c'est pas seulement de réussir à entreprendre,
16:49c'est déjà de pouvoir se considérer
16:51soi-même comme légitime,
16:53pouvoir être accompagné.
16:53Et ça, il y a un rôle à jouer
16:55au niveau de l'animation locale,
16:57au niveau d'un territoire,
16:58pour pouvoir faire en sorte que des habitants
17:00qui portent des idées,
17:00enfin, passent en fait du statut un peu de porteur d'idées,
17:03à vraiment porteur de projet entrepreneur.
17:05Celui-là, il ne se fait pas forcément facilement.
17:07Et notamment dans les territoires plus vulnérables,
17:11notamment pour des populations
17:13qui sont plus éloignées, on va dire,
17:15de l'entrepreneuriat.
17:17On le voit notamment en QPV, en ruralité.
17:19Il y a un frein, on va dire...
17:20On n'ose pas se lancer.
17:21On n'ose pas se lancer.
17:21On n'est pas pour moi, etc.
17:23On voit qu'une personne sur cinq, en ruralité,
17:26s'estime seulement dans de bonnes conditions
17:27pour entreprendre,
17:28alors qu'en région parisienne, par exemple,
17:30c'est une personne sur trois.
17:31C'est pareil dans les quartiers prioritaires de la ville ?
17:33C'est pareil.
17:35Exactement.
17:35On est à peu près la même chose.
17:36Parce qu'effectivement,
17:37ils sont plus éloignés des réseaux,
17:39ils connaissent moins les codes de l'entrepreneuriat
17:41et surtout, ils assimilent parfois l'entrepreneuriat
17:43avec des choses qui n'est pas pour eux
17:44parce qu'il y a ce côté parfois très tech, etc.
17:47Qu'est-ce que vous, vous mettez en place,
17:49concrètement, la fondation Entreprendre
17:51avec les communes ou les intercommunalités ?
17:54Qu'est-ce que vous leur proposez, justement,
17:56pour faire un petit peu ce coup de boost
17:59du coup, justement, pour pouvoir faire ce coup de boost,
18:02on crée des programmes d'action
18:04qui sont des programmes d'action collective.
18:05C'est-à-dire qu'on va réunir avec nous
18:06d'autres mécènes, d'autres financeurs,
18:08on va réunir des associations
18:09qui vont mener des accompagnements sur le terrain,
18:11du coup, et aussi des experts pour travailler avec nous
18:14pour pouvoir, effectivement,
18:16accompagner très concrètement
18:17des territoires, des collectivités
18:19sur ces enjeux de l'entrepreneuriat.
18:20C'est comme ça qu'on a mené un programme
18:22pendant trois ans
18:22qui s'appelait Entreprendre la Ruralité,
18:24donc à destination de l'entrepreneuriat rural,
18:26pour pouvoir, à la fois, faire émerger
18:29et réussir des projets
18:30qui soient ancrés vraiment
18:31sur le territoire rural
18:34et, du coup, qui apportent aussi
18:35de la valeur à ce territoire.
18:37Alors, justement,
18:37et vous publiez ce livre blanc,
18:39l'entrepreneuriat des territoires
18:41vers de nouvelles dynamiques en ruralité,
18:45bilan enseignement de ce collectif
18:46Entreprendre la Ruralité,
18:48quelles leçons principales vous en tirez ?
18:51On a, en fait, les leçons principales
18:53de ce travail qui a duré un peu plus
18:54de quasiment quatre ans,
18:55avec le temps de lancement
18:56et ensuite, pour tirer les enseignements
18:59des trois années d'accompagnement,
19:01c'est qu'on a tiré l'enseignement
19:02que l'entrepreneuriat était quand même
19:04un formidable levier au service des territoires.
19:06Parce qu'en fait,
19:07il intervient à différents niveaux.
19:08Il intervient à la fois,
19:10on va dire, en termes d'insertion,
19:12de possibilité d'insertion,
19:13c'est-à-dire qu'il offre des possibilités,
19:14par exemple, aux jeunes, notamment,
19:16du territoire,
19:16de pouvoir se lancer,
19:18créer effectivement des projets.
19:20On sait, aujourd'hui,
19:20il y a un sondage récent
19:21qui manque que 56% des jeunes,
19:23un sondage Opinion Way,
19:25ont envie d'entreprendre
19:27ou de reprendre une entreprise
19:28dans leur vie.
19:29C'est énorme.
19:29Ce chiffre en augmentation
19:30de 16 points depuis deux ans.
19:32Donc, ça offre des possibilités
19:33aux jeunes d'insertion.
19:35Ça offre de l'innovation aussi
19:36sur le terrain.
19:37C'est-à-dire que l'entrepreneuriat,
19:38c'est aussi apporter
19:38des nouvelles réponses
19:39à des besoins du territoire.
19:42Et puis, c'est...
19:42Enfin, c'est une lapalissade
19:44de dire ça,
19:44mais c'est forcément un moyen
19:45de lutter contre la désertification.
19:46qu'il y a des entrepreneurs,
19:48des hommes, des femmes
19:49qui créent leur boîte.
19:50Ça crée un dynamisme local.
19:51Et ce qui est important aussi,
19:52parce que ce qu'on a mis,
19:54enfin, ce qu'on a pu objectiver,
19:55parce qu'on en avait l'intuition,
19:58mais ce qu'on a pu objectiver
19:59avec ce programme aussi,
20:01Entrepreneurialité,
20:01c'est que ça crée aussi
20:02des dynamiques
20:03de coopération locale.
20:05C'est-à-dire que l'entrepreneuriat,
20:06à cette échelle territoriale,
20:07ça met en relation
20:08des habitants,
20:10les élus locaux,
20:11les entrepreneurs porteurs
20:12de projets,
20:13les entreprises.
20:13Et finalement,
20:14c'est quand on accompagne
20:16cet écosystème,
20:17qu'on crée un écosystème
20:19dynamique et favorable
20:20à l'entrepreneuriat,
20:21finalement,
20:22qu'on crée effectivement
20:23des conditions
20:23et que ça renforce même
20:25la robustesse
20:26du territoire en tant que tel.
20:28Un territoire sera plus
20:29en capacité,
20:30effectivement,
20:31d'attirer,
20:32de fidéliser sa population,
20:33mais aussi peut-être
20:34de répondre demain
20:35aux enjeux,
20:36en tout cas,
20:36auxquels elle sera confrontée.
20:37On va lancer dans ce cadre-là
20:38un programme,
20:39par exemple,
20:39l'année prochaine,
20:40enfin, cette année,
20:41sur les enjeux
20:42de l'adaptation
20:43du changement climatique.
20:44Donc,
20:44on va accompagner
20:45le territoire
20:46pour utiliser l'entrepreneuriat
20:47comme outil
20:48pour l'adaptation
20:49du territoire
20:50au changement climatique.
20:51Sur l'image
20:52des entrepreneurs,
20:53on parle de la campagne
20:55des élections municipales,
20:56est-ce que vous voyez
20:57un décalage
20:58entre tout ce que vous êtes
20:59en train de nous décrire,
21:00là, c'est-à-dire
21:01en réalité,
21:02des maires,
21:04des prédents interco
21:04qui disent
21:05bah oui,
21:05on veut des créateurs
21:07d'entreprises,
21:07et puis l'espèce
21:09d'entrepreneur bashing
21:10qu'on a parfois
21:11dans les débats nationaux ?
21:12En fait,
21:12ce qu'on voit
21:13sur le terrain,
21:13c'est que c'est
21:15cet entrepreneur bashing
21:16qui est quand même
21:16très associé
21:17à une figure
21:17très réduite
21:19de l'entrepreneur
21:20qui est souvent
21:21un entrepreneur solo,
21:22qui est quand même
21:23très dans la tech,
21:25en tout cas.
21:25Oui,
21:26vous êtes le grand patron,
21:27vous êtes associé au riche.
21:28qui est très très loin
21:29du terrain,
21:30très très loin des besoins,
21:32des enjeux du territoire,
21:34c'est pas ce qu'on constate
21:35du tout à l'échelle
21:35territoriale.
21:37On a vu effectivement,
21:38nous on a fait un sondage
21:38avec Opinion West
21:39sur l'entrepreneuriat
21:40justement utile,
21:41on a vu que 76%
21:43des entrepreneurs
21:43se sont en lien,
21:44se sentent ancrés
21:45avec leur territoire.
21:47Et ils estiment
21:48effectivement
21:49que leur entreprise
21:50apporte à la fois
21:51effectivement
21:51des impacts sociaux,
21:53territoriaux,
21:54environnementaux aussi,
21:55et surtout,
21:56ils ont envie
21:56d'aller plus loin là-dessus.
21:57C'est pas seulement
21:58qu'ils le constatent,
21:59c'est qu'ils estiment
21:59que dans les trois ans,
22:00ils veulent aller plus loin
22:01et très nettement
22:02augmenter cet impact
22:03sur le terrain.
22:04Et on voit aussi
22:05une diversité,
22:06je trouve,
22:06de formes aussi
22:08entrepreneuriales,
22:08c'est-à-dire qu'on essaye
22:09aussi nous de mettre
22:10en valeur à la Fondation
22:11Entreprendre,
22:12c'est-à-dire que l'entrepreneuriat,
22:13oui, ça peut être
22:14une entreprise tech,
22:15mais ça peut être aussi
22:16une association
22:17ou une fondation,
22:18par exemple.
22:19Ça peut être aussi
22:19de l'entrepreneuriat collectif
22:20dont on commence
22:21à parler un peu
22:22quand les salariés
22:23de Durelex,
22:24qui par exemple
22:24reprennent leur entreprise.
22:26Ça, c'est de l'entrepreneuriat
22:27collectif en mode scope.
22:28On sait que c'est effectivement
22:29aussi souvent très robuste
22:31et puis ça a aussi,
22:33il y a un ancrage territorial
22:34de ces modèles-là
22:35qui sont souvent très forts.
22:35Mais est-ce que ça fait partie
22:36de vos missions
22:37de lutter justement
22:39contre la caricature
22:40du chef d'entreprise
22:42en France ?
22:42C'est ce qu'on essaie de faire
22:43avec les moyens
22:44dont on dispose,
22:45mais aussi avec les partenaires
22:46avec qui on travaille,
22:48puisqu'on fait partie
22:50aussi d'un collectif
22:51qui s'appelle CapCrea
22:52au sein de BPI du coup,
22:54où on essaie effectivement
22:55de porter cette voie-là
22:56et donc de porter effectivement
22:58une voie sur la diversité
22:59de ce qu'est l'entrepreneuriat.
23:01C'est pour ça
23:01qu'on a sorti l'année dernière
23:04un observatoire
23:05de l'utilité d'entreprendre
23:06dans lequel justement
23:07on a publié une étude
23:08pour mieux comprendre
23:09effectivement
23:09quelles sont
23:10ces différentes formes
23:11de l'entrepreneuriat
23:12et surtout cartographier
23:14tous les effets,
23:14tout ce que ça produit
23:15sur le terrain.
23:16Et on ira plus loin
23:17en tout cas sur les prochaines années
23:18dans cette démarche-là.
23:19Alors on a parlé
23:19de la ruralité,
23:21on a parlé
23:21de ces élections municipales.
23:23Peut-être on peut terminer,
23:24il nous reste un peu moins
23:25de deux minutes.
23:25Vous avez évoqué
23:26mais rapidement
23:26les jeunes,
23:28quel type d'action
23:29vous menez
23:30pour sensibiliser les jeunes,
23:32leur donner envie
23:33finalement
23:33de devenir créateur d'entreprise ?
23:35Oui,
23:35c'est une très très bonne question
23:36parce qu'on voit
23:36comme je vous le dis
23:3756% des jeunes le font
23:38mais effectivement
23:39on constate
23:39que beaucoup de jeunes
23:40aujourd'hui
23:41ne passent pas à l'action
23:42et notamment
23:43quand on regarde
23:44l'équipv et ruralité
23:45par exemple
23:46un chiffre de BPI
23:47montre que 96%
23:48de ces jeunes-là
23:49vont se lancer
23:50quasiment
23:52sans prêt bancaire
23:53ce qui a un taux énorme
23:54parce qu'ils ont
23:55de difficultés d'accès.
23:56Donc il y a
23:57une question quand même
23:58d'égalité des chances
23:59qui se pose.
24:00Du coup il y a
24:01beaucoup d'actions
24:01qui sont menées
24:02par les associations
24:02justement de l'accompagnement
24:03entrepreneurial
24:04pour rendre
24:04cet entrepreneuriat
24:05accessible
24:06parce que là
24:07ce qu'on essaie
24:08de défendre
24:09et ce qu'on a vu
24:09effectivement
24:09sur différents programmes
24:10parce qu'on a souci
24:11un programme
24:11d'administration
24:12des jeunes à l'arrêt
24:12ce qu'on appelle
24:13les jeunes NIT
24:14ce qui s'appelait
24:14Entreprend son avenir
24:15dont on va restituer
24:16prochainement
24:17les enseignements
24:18on voit que déjà
24:19c'est qu'il faut aller
24:19faire ces jeunes
24:20ces jeunes ne vont pas
24:21venir vers l'entrepreneuriat
24:22donc il faut aller vers eux
24:24c'est la première étape
24:24ça c'est indispensable
24:26donc juste d'avoir
24:26un guichet
24:27où on se dit
24:27il y a une offre
24:28vous pouvez être accompagné
24:29ça ne suffit pas
24:29il faut aller voir ces jeunes
24:31parce qu'ils ont des idées
24:32ils n'en manquent pas
24:33voire même parfois
24:34ce qu'ils en ont même plus
24:35mais il faut pouvoir
24:37effectivement
24:38les aider
24:38à aller vers l'entrepreneuriat
24:39et à se considérer
24:40eux-mêmes
24:40comme pouvant entreprendre
24:42et puis il faut aussi
24:43prendre en compte
24:45en réalité
24:46il y a des freins financiers
24:47des freins de mobilité
24:48etc
24:48qui sont aussi
24:50différents on va dire
24:51d'un entrepreneur
24:52voilà
24:53plus urbain
24:54dans une grande ville
24:55merci beaucoup
24:56Eric Dangeunière
24:57à bientôt
24:57sur Bsmart4Change
24:59on passe au grand entretien
25:00de ce Smart Impact
25:01avec le PDG
25:03du groupe
25:04Epner
25:04la logistique
25:10prêt pour l'impact
25:11c'est la question
25:11que je pose
25:12chaque jour
25:12une personnalité
25:13qui compte
25:14dans notre économie
25:15je reçois aujourd'hui
25:16Jean-Thomas Schmitt
25:17bonjour
25:18bienvenue
25:19vous êtes le PDG
25:20le président du groupe
25:21Epner
25:23entreprise familiale
25:24c'est ça
25:25absolument
25:25qui vient de passer
25:27son premier siècle
25:28si j'ose dire
25:29c'était l'an dernier
25:30exactement
25:30c'était l'an dernier
25:31on vient de franchir
25:32notre premier siècle
25:33comme vous l'avez dit
25:33on espère repartir encore
25:35pour 100 ans
25:35alors c'est quoi
25:37le groupe Epner
25:38alors le groupe Epner
25:39je vais essayer déjà
25:40de faire une fiche d'identité
25:42avant peut-être
25:42de décrire son activité
25:44et d'essayer de le faire
25:45de manière un peu didactique
25:46parce qu'au-delà du transport
25:48on agit aussi
25:49sur la supply chain
25:50de nos clients
25:50bon alors
25:51d'un point de vue
25:52un peu fiche d'identité
25:54on est une entreprise
25:55comme vous l'avez dit
25:55centenaire
25:56depuis 2025
25:58je représente
25:59la quatrième génération
26:00d'actionnaires
26:01familiaux
26:02on est encore
26:02une entreprise
26:03100% familiale
26:05on est à un chiffre d'affaires
26:07à peu près
26:08d'un milliard d'euros
26:08on a 3600 collaborateurs
26:11au sein du groupe
26:12on est présent
26:12dans une dizaine
26:14de pays
26:14même 10 pays
26:158 en Europe
26:16et 2 en Afrique
26:19et 157 pays desservis
26:21c'est ce que
26:22on va voir s'afficher
26:23ces chiffres
26:23157 pays desservis
26:25alors l'ONU
26:26compte à peu près
26:26200 pays
26:27voilà
26:27on en sert
26:28une très très grande majorité
26:30il y a des pays
26:31où on a plus de difficultés
26:32évidemment à avoir accès
26:33soit en propre
26:34soit à travers
26:35des réseaux de partenaires
26:36qui agissent
26:37avec nos process
26:39et nos méthodes
26:40etc
26:40et qui nous représentent
26:41dans ces pays
26:42à la fois pour commercialiser
26:43localement
26:43et à la fois pour desservir
26:45la marchandise
26:46de nos propres clients
26:46alors justement
26:48c'est là qu'on en arrive
26:48à notre activité
26:49nous on est un acteur
26:51qui agit
26:52sur l'ensemble
26:54de la chaîne logistique
26:55et d'approvisionnement
26:56de nos clients
26:57c'est à dire que
26:58on fait de l'approvisionnement
27:00et du grand export
27:01à travers l'aérien
27:02et le maritime
27:02on fait du stockage
27:04et de la préparation
27:05de commandes
27:05en matière logistique
27:07et on desserre
27:09le dernier kilomètre
27:10pour nos clients
27:11donc on propose
27:12des solutions
27:13adaptées à nos clients
27:15en fonction
27:15de leurs problématiques
27:16sur supply chain
27:17à peu près
27:18sur l'ensemble
27:19de leur chaîne logistique
27:22qui tient compte
27:23d'un certain nombre
27:23de critères
27:24et d'arbitrages
27:25en fonction du cahier des charges
27:26le prix évidemment
27:27les délais
27:28et justement
27:29on va en parler aujourd'hui
27:30les conditions environnementales
27:31dans lesquelles on traite ces envois
27:32évidemment on va détailler
27:34vos actions
27:35en matière de RSE
27:36mais vous l'avez dit
27:37vous représentez
27:37la quatrième génération
27:38de cette ETI
27:40entreprise de taille
27:41intermédiaire familiale
27:42c'est quand même
27:44enfin
27:44j'essaye de me mettre
27:45à votre place
27:46est-ce que c'est une responsabilité
27:48ou une perspective
27:49qui vous accompagne
27:50depuis toujours ?
27:52Oui c'est une perspective
27:52qui nous accompagne
27:53depuis toujours
27:54après on a la chance
27:55d'avoir
27:56justement
27:57dans une entreprise familiale
27:58le grand intérêt
27:59et le grand avantage
28:00c'est qu'on travaille
28:01sur le temps long
28:02on a des actionnaires familiaux
28:04qui sont des actionnaires
28:05héritiers
28:06très peu demandeurs
28:07de dividendes
28:07ou de rentabilité
28:08sur un capital
28:09donc on peut se permettre
28:10de travailler
28:11sur des investissements
28:12très longs
28:12ce qui est d'ailleurs
28:13très confortable
28:14en matière environnementale
28:15et sur les enjeux
28:16d'externalité positive
28:17de nos business
28:19mais on y reviendra
28:20et donc
28:21ben voilà
28:22il y a eu un patient zéro
28:23qui était mon arrière grand-père
28:25et puis ensuite
28:26j'ai coutume de dire
28:27que mon grand-père
28:28est sorti du barin
28:30pour compléter l'Alsace
28:31mon père est sorti
28:32de l'Alsace
28:32pour compléter la France
28:33et moi vous me voyez venir
28:34je sors doucement
28:35de la France
28:35pour compléter l'Europe
28:37c'est à la fois
28:38une responsabilité
28:39vous y préparez
28:40depuis quoi ?
28:41depuis l'adolescence ?
28:42non pas vraiment
28:44parce que ça peut être
28:45une pression aussi
28:46écoutez moi j'ai eu la chance
28:47d'avoir une famille
28:48un père
28:48qui ne m'a jamais
28:50mis de pression
28:50mon père il avait
28:51ce laïus
28:52de dire
28:52tu fais ce que tu veux
28:53dans la vie
28:53mais tu le fais bien
28:54si tu veux faire guitariste
28:55tu fais ça proprement
28:56tu ne fais pas ça
28:58dans un coin
29:00et je n'ai jamais eu
29:01cette pression là
29:02je suis rentré
29:02dans l'entreprise
29:03parce qu'à un moment
29:05il y avait la question
29:06de l'avenir
29:07qui se présentait
29:08on n'avait pas encore
29:09mon père n'avait pas encore
29:10décelé de champions
29:11dans la génération
29:12entre guillemets
29:13dans la génération suivante
29:15et on avait un écartage
29:16important entre mon père
29:17et moi
29:17moi je suis rentré
29:18en me disant
29:19il faut que je sache
29:20si ça me plaît ou non
29:21et si je suis
29:24entaillé pour ça
29:24entre guillemets
29:25j'ai fini mes études
29:26à l'EDEC
29:26avec un master en finance
29:28je suis directement
29:29rentré dans l'entreprise
29:30là on m'a collé
29:31un rôle de porte-serviette
29:32d'un directeur général
29:33je voulais très rapidement
29:34faire mes preuves
29:34ça a été fait
29:35j'ai fait un parcours
29:36opérationnel
29:36dans l'entreprise
29:38jalonnée
29:39de plutôt de succès
29:40on va le dire
29:41qui m'ont permis
29:42d'arriver là
29:43où je suis aujourd'hui
29:44dès 2015
29:45et de reprendre
29:46en fait le flambeau
29:46ça n'a jamais été
29:48une pression
29:48et moi je ne me vois pas
29:50comme quelqu'un
29:51qui porte une pression
29:52ou un capital patrimonial
29:53je vois comme un porteur
29:55de témoin
29:55pour la cinquième génération
29:56c'est ça mon objectif futur
29:57alors on va s'intéresser
29:59effectivement à votre action
30:00en matière de RSE
30:02de responsabilité sociale
30:04sociétale
30:04des entreprises
30:06je vais vous citer
30:06l'engagement environnemental
30:09et sociétal
30:10génère un cercle vertueux
30:11au sein de la chaîne logistique
30:13il suffit qu'un acteur
30:14s'engage
30:14pour que d'autres suivent
30:18à quel point
30:19vous êtes le pionnier
30:20vous voyez ce que je veux dire
30:21c'est-à-dire qu'il suffit
30:22qu'un acteur s'engage
30:23pour que d'autres suivent
30:24est-ce que c'est vous
30:25qui donnez l'impulsion
30:26est-ce que c'est d'autres
30:27des clients
30:28qui vous mettent la pression
30:30ça peut marcher
30:31dans les deux sens
30:31c'est une très bonne question
30:32et effectivement
30:33où est la poule ou l'oeuf
30:34c'est toujours la même question
30:36effectivement
30:36au sein des acteurs
30:39transports et logistiques
30:40nous on a un peu
30:41la prétention de dire
30:42qu'on a été
30:42parmi les pionniers
30:43à entreprendre
30:44on n'a pas été les seuls
30:44évidemment
30:45mais on a fait partie
30:46des pionniers
30:47mais c'est évidemment
30:48par la saine
30:49et amicale pression
30:50de nos clients
30:52et des chargeurs
30:53en règle générale
30:53qu'on a sans doute
30:55accéléré
30:55ou en tout cas
30:56on a anticipé
30:57il y a plusieurs acteurs
30:58qui jouent là-dedans
30:59vous avez évidemment
30:59vos chargeurs
31:00vos clients
31:00et puis vous avez
31:01d'autres parties prenantes
31:02moi j'ai des actionnaires
31:03cinquième génération
31:04qui sont déjà
31:05aux AG
31:06et qui posent des questions
31:07parce qu'ils sont eux-mêmes
31:08préoccupés
31:08de l'avenir environnemental
31:10et de l'impact environnemental
31:11de leur entreprise
31:12dont ils détiennent le patrimoine
31:13j'ai des collaborateurs
31:15jeunes
31:15comme moins jeunes
31:16qui s'intéressent
31:17à l'évolution
31:18de leur entreprise
31:19et de l'impact
31:19de leur entreprise
31:20donc on a
31:22une pression
31:22de l'ensemble
31:23de nos parties prenantes
31:24y compris dans les financements
31:25qui est assez sain
31:27mais on ne l'a pas fait
31:27pour ça au départ
31:28on l'a fait vraiment
31:29de manière un peu naïve
31:31en se disant
31:32il faut vraiment
31:32qu'on anticipe
31:33ce mouvement
31:34en commençant par quoi ?
31:35en commençant par
31:36la recherche
31:37de la bonne technologie
31:38pour le faire
31:38et des bons moyens
31:39pour le faire
31:40on a très tôt anticipé
31:42la feuille de route
31:43alors au départ
31:44on a beaucoup misé
31:45sur le gaz
31:46et le bio GNV
31:47pour transformer
31:47notre flotte
31:48puis sur les biocarburants
31:50au gré des évolutions
31:51de la fiscalité
31:52de la réglementation
31:53qui est souvent
31:54malheureusement
31:54trop focalisée
31:56sur les moyens
31:56et pas assez
31:57sur le résultat
31:59de la réduction
32:00du CO2
32:00aujourd'hui on voit bien
32:01qu'on a une feuille de route
32:02toute tracée
32:03sur l'électricité
32:04à mon sens
32:05c'est un peu restrictif
32:06mais il faut avouer
32:07que c'était sans doute
32:08utile aussi
32:09de mettre des impulsions
32:10pour permettre
32:11des débouchés
32:11aux producteurs
32:12de véhicules
32:13et de matériaux
32:14etc
32:14donc on a entamé
32:16de manière très agile
32:17cette trajectoire
32:18pour atteindre aujourd'hui
32:2026% des envois
32:21qui sont livrés
32:22avec des véhicules
32:23divers
32:23ou des moyens verts
32:24puisqu'il y a aussi
32:25de la cyclo-logistique
32:25qui est un plus dedans
32:26etc
32:26alors parmi les leviers
32:28donc il y a effectivement
32:30la flotte
32:31on va dire
32:31les véhicules
32:34alternatifs
32:34aux véhicules thermiques
32:35il y a aussi
32:36les sites logistiques
32:37absolument
32:37je crois que vous venez
32:38d'inaugurer
32:39un nouveau site
32:41dans le Grand Est
32:41à Heurt
32:42à Heurt
32:43absolument
32:43très bien prononcé
32:44bon coup de bol
32:46vous pouvez nous le décrire
32:47et en quoi il est
32:48peut-être plus
32:49verteux
32:50je mets des guillemets
32:51j'aime pas trop l'expression
32:51mais que d'autres
32:52sites plus anciens
32:53oui alors
32:54dès qu'on construit
32:55un site évidemment
32:56on fait très attention
32:57à ce que
32:58les émissions de CO2
33:00qui sont liées au bâtiment
33:01soient immédiatement réduites
33:02nos anciens sites
33:03l'isolation n'est pas bien faite
33:05c'est ouvert à tous les vents
33:07les portes de quai
33:08ne se ferment pas bien
33:09donc voilà
33:10il y a forcément
33:11des questions de chauffage
33:12de luminaires
33:13qui sont utilisées
33:14qui sont plus anciens
33:15etc
33:15et donc un site
33:16comme celui-là
33:17voit immédiatement
33:18on peut cocher
33:19les bonnes cases
33:19on peut cocher immédiatement
33:21les bonnes cases
33:22by design
33:23pour reprendre un anglicisme
33:25c'est-à-dire que vraiment
33:26dès le départ
33:26on inclut
33:27les LED
33:29qui sont évidemment
33:30moins consommateurs
33:32on peut inclure
33:33des isolations
33:34la GTB
33:35etc
33:36et un meilleur pilotage
33:37mais
33:38effectivement
33:39les sites logistiques
33:40sont extrêmement importants
33:41pour nous
33:41il faut quand même
33:42avoir en tête
33:43que nos émissions de CO2
33:45entre scope 1
33:45scope 2
33:46scope 3
33:46se répartissent de la manière suivante
33:48scope 1
33:48c'est-à-dire
33:49notre propre production
33:50de transport
33:51c'est 2%
33:52scope 2
33:53c'est-à-dire les bâtiments
33:54c'est 1%
33:55et 97%
33:57pour le scope 3
33:58c'est-à-dire l'ensemble
33:58de nos fournisseurs
33:59compagnie aérienne
34:00compagnie maritime
34:02transporteur
34:02etc
34:02donc
34:03d'où l'importance
34:04de la chaîne logistique
34:07ce que vous disiez
34:07le cercle vertueux
34:09et que tout le secteur
34:10s'y met
34:10est-ce que c'est vrai ?
34:12ou est-ce qu'en fonction
34:12des pays
34:13parce que vous êtes présent
34:13partout
34:14il y a des droits où
34:15on ne peut pas
34:16on ne peut pas trouver
34:17un moyen de transport
34:20moins émetteur
34:21de gaz à effet de serre
34:22alors il y a des moyens
34:22de transport
34:23qui sont moins émetteurs
34:24que d'autres
34:24c'est clair
34:25et d'ailleurs
34:26on parle beaucoup
34:26de la technologie
34:27pour transformer
34:28les flottes de véhicules
34:29je rajoute quand même
34:31avant de reparler
34:32de la flotte de véhicules
34:33le report modal
34:34c'est-à-dire que
34:35la barge
34:37le rail
34:37etc
34:38ça aide quand même
34:39considérablement
34:40à réduire les émissions
34:41de CO2
34:41il faut quand même
34:42avoir en tête
34:43qu'en Allemagne
34:43en Suisse
34:44en Autriche
34:45en Italie
34:45ça marche extrêmement bien
34:47le rail
34:47en France
34:48ça marche beaucoup moins bien
34:48pour une raison très simple
34:49depuis les années 80
34:50on s'est désindustrialisé
34:52le rail
34:53ça marche très bien
34:54pour des marchandises lourdes
34:56qui ne sont pas
34:56sujetties à des transits
34:58à des délais
34:59très courts
35:00etc
35:00nous on est plutôt
35:01dans un pays de distribution
35:03moins de production
35:04et donc le rail a suivi
35:06en tout cas le report modal
35:07sur le rail
35:08a quand même suivi un peu
35:09la désindustrialisation
35:10donc la désindustrialisation
35:11a aussi des impacts
35:12sur ce type d'événements
35:14de manière très claire
35:15mais pour revenir à la transformation
35:16de notre flotte
35:19on revient à votre bonne question
35:20du départ
35:20qui est de dire
35:21comment on engage
35:22toute la chaîne d'abord
35:23pour répondre juste à un point
35:24est-ce que c'est vrai
35:24est-ce que tout le monde
35:25est engagé
35:25tout le monde a bien compris
35:26une chose
35:27c'est absolument vital
35:28c'est pas du greenwashing
35:29etc
35:32notre secteur
35:32ne peut pas
35:33faire l'économie
35:34d'une transition
35:35elle ne sera plus acceptée
35:36ce sera
35:38réglementairement ça passe
35:38il y a des fiscalités
35:39qui vont avec
35:39etc
35:40donc il y a un enjeu
35:41vital vis-à-vis de nos clients
35:43vis-à-vis de nos tiers parties
35:44et vis-à-vis des engagements
35:45qu'on a réglementairement
35:46et fiscalement
35:47et donc on s'adapte
35:48au fur et à mesure
35:49ce qui est parfois
35:50plus difficile
35:51pour des acteurs
35:51comme les nôtres
35:52on a les moyens
35:52de les financer
35:53il faut quand même
35:53avoir en tête
35:54que pour des plus petits acteurs
35:55un véhicule électrique
35:56aujourd'hui
35:57c'est trois fois le prix
35:58deux à trois fois le prix
35:59d'un véhicule thermique
36:00que les véhicules thermiques
36:02sont quand même
36:02assez performants
36:03et que sur un véhicule
36:05électrique aujourd'hui
36:05même avec les aides
36:06vous êtes à deux fois et demi
36:07avec une autonomie
36:09qui s'améliore
36:10de jour en jour
36:11certes
36:12voilà
36:14un poids utile
36:14une charge utile
36:15qui s'améliore aussi
36:16de jour en jour
36:16mais tout ça reste encore
36:19balbutiant
36:19et je trouve que
36:20un peu le problème
36:21dans cette histoire
36:22c'est qu'il peut y avoir
36:23une juxtaposition
36:24de plusieurs solutions
36:25selon les types de transport
36:27selon les distances
36:28selon les modalités
36:30et ça il faut quand même
36:31l'avoir en tête
36:32pour pouvoir réaliser
36:32notre transition
36:33le transport fluvial
36:35on y revient
36:36parce que c'était
36:37assez majeur en France
36:38jusque dans les années 60
36:40de mémoire
36:41et puis petit à petit
36:42on l'a abandonné
36:43c'est sans doute
36:45aussi lié
36:46à une forme
36:46de désindustrialisation
36:47est-ce que
36:49chez vos partenaires
36:50chez vos clients
36:51vous voyez une demande
36:52de retour
36:53au transport fluvial
36:54il y a une demande
36:54mais
36:55ça reste
36:56un tout petit pourcentage
36:57alors il y a une demande
36:58qui reste encore marginale
37:00il faut quand même
37:01avoir en tête
37:01que comme je le disais
37:02tout à l'heure
37:03nous on fait des arbitrages
37:04nos clients font des arbitrages
37:04entre prix délai
37:06et émission environnementale
37:08le prix est quand même
37:09souvent le premier
37:10le premier décideur
37:11on est un métier
37:12qui est un peu commoditisé
37:13et par conséquent
37:14le prix reste
37:15un événement majeur
37:16ou un élément majeur
37:17quand vous rajoutez
37:18à ça que le délai
37:18est plus long
37:20et bien forcément
37:21l'arbitrage du client
37:22va plutôt sur une solution
37:24bas carbone
37:25mais plutôt plus rapide
37:26donc il y a une demande
37:28il y a une demande
37:28d'études
37:29très forte
37:30mais il y a encore
37:31des freins
37:32notamment coût
37:32et délai
37:33qui sont significatifs
37:34alors on parlait
37:35des clients
37:36à votre place
37:36la semaine dernière
37:37il y avait un de vos
37:38anciens clients
37:39François Carayol
37:40qui est le patron
37:42le PDG du groupe
37:43La Brosse et Dupont
37:44alors une question
37:44très directe
37:45la voici
37:46bonjour monsieur Schmitt
37:48nous avons collaboré
37:49avec Epner
37:49pendant des années
37:50et il y a une dizaine
37:52d'années à peu près
37:53vous nous avez expliqué
37:54que nous étions
37:54un client
37:55qui n'était plus rentable
37:56pour vous
37:57et on a cessé
37:58notre collaboration
38:00alors que La Brosse et Dupont
38:01est une entreprise
38:02formidable
38:03qui a des clients
38:04dans toute la France
38:04on a plus de 6000 clients
38:06qu'on livre régulièrement
38:07et je pense qu'on est
38:08une vraie entreprise
38:09de fonds de panier
38:10comme on appelle
38:11pour une messagerie
38:13comme La Votte
38:14qui a un rayonnement
38:16et un réseau national
38:17alors
38:17quand est-ce qu'on retravaille
38:19ensemble ?
38:20j'aime beaucoup
38:21cette question
38:21très directe
38:22déjà
38:23vous allez pouvoir
38:24lui répondre
38:24mais c'est quoi
38:25une entreprise
38:26de fonds de panier
38:26pour m'expliquer ça
38:28oui alors je ne connais
38:29pas les volumes
38:29de cette entreprise
38:30mais en l'occurrence
38:31ce qu'on appelle
38:32un fonds de camion
38:33plus qu'un fonds de panier
38:34c'est effectivement
38:35la capacité
38:36à avoir suffisamment
38:37de volume
38:37pour créer
38:38en fait
38:39tous les jours
38:40des lignes directes
38:42sur un certain nombre
38:43de destinations
38:43il faut savoir
38:44que tous les jours
38:44entre nos différentes agences
38:46situées en France
38:47j'ai 800 liaisons
38:48quotidiennes
38:49Paris, Strasbourg
38:51Strasbourg, Lille
38:52etc
38:52et donc forcément
38:53il faut un certain volume
38:55pour remplir ces camions
38:56au quotidien
38:56et il y a des clients
38:58qui sont très structurants
38:59pour nos lignes
38:59parce qu'elles nous permettent
39:00effectivement d'avoir
39:01la base
39:01entre guillemets
39:02sur les 13 mètres de plancher
39:03d'avoir la base
39:04pour pouvoir le faire
39:05pour répondre à la question
39:06d'abord j'ai aucun doute
39:07sur le fait que cette entreprise
39:08soit une très très belle entreprise
39:09et qu'effectivement
39:11elle ait un développement
39:13très intéressant
39:14et qu'elle puisse
39:15constituer un intérêt majeur
39:16pour notre groupe
39:17C'est quoi un client rentable ?
39:20Bah écoutez c'est un client
39:21qui dégage
39:22de la profitabilité
39:23alors je sais que c'est un peu
39:24une lapalisade
39:25non mais en fait
39:26qu'est-ce qu'on appelle
39:27un client rentable
39:27ça c'est une vraie question
39:29dans nos métiers
39:29sachant qu'il y a un certain
39:30nombre de choses justement
39:31qu'on peut marginaliser
39:32ou en tout cas
39:33voilà
39:34quand on a
39:36quand on se dit
39:36de toute façon
39:37mon camion
39:38il va déjà à côté
39:39de chez ce client là
39:39faire un tour chez lui
39:40ça ne me coûte pas grand chose
39:41bon voilà
39:42la rentabilité
39:43c'est toujours une notion
39:44un peu particulière
39:46parce qu'il y a la théorie
39:46et la réalité des choses
39:47mais évidemment
39:48c'est un client
39:48qui participe
39:50qui contribue
39:51à nos marges
39:53sachant que
39:53dans les métiers
39:54qui sont les nôtres
39:55sur un euro
39:56de chiffre d'affaires
39:56je dégage 2,6 cents
39:59de rentabilité
40:00et donc
40:01il faut être
40:02extrêmement précautionneux
40:03avec les développements
40:05et pour répondre
40:07à ce monsieur
40:09François Carriol
40:10d'abord je le remercie
40:11pour sa question
40:12et je le remercie
40:13de nous solliciter
40:14pour retravailler ensemble
40:15il peut arriver
40:16que notamment
40:16nos clients
40:17changent aussi
40:18de typologie
40:19de marchandises
40:21qui fassent que
40:21tout d'un coup
40:22une rentabilité
40:23qui était existante
40:24avant
40:24ne le soit plus
40:26je vais prendre
40:26un exemple idiot
40:27bon tout le monde
40:28connait la blague
40:29qu'est-ce qui coûte
40:29qu'est-ce qui pèse
40:30le plus lourd
40:31est-ce que c'est
40:31un kilo de plomb
40:32ou est-ce que c'est
40:32un kilo de plume
40:33ça d'accord
40:34mais un kilo de plume
40:36prend nécessairement
40:37beaucoup plus de place
40:39qu'un kilo de plomb
40:40bon bah vous le multipliez
40:41par 100
40:41vous voyez que
40:42100 kilos de plume
40:43il faut quand même
40:43prendre beaucoup d'espace
40:44dans un camion
40:45et donc c'est cet espace
40:46en fait qu'on facture
40:47à nos clients
40:47et quand un client
40:49comme j'ai pu voir
40:50dans le passé
40:51transforme sa production
40:52des luminaires
40:53vers les abat-jour
40:55le poids moyen
40:56des abat-jour
40:56et l'espace
40:57que ça prend dans le camion
40:58devient beaucoup plus important
40:59et par conséquent
41:00la rentabilité initiale
41:01qui était liée
41:02aux luminaires
41:03disparaît
41:04et on est obligé
41:04d'augmenter nos clients
41:05donc je ne sais
41:06c'était il y a longtemps
41:07après ce que j'ai compris
41:08qu'on a perdu ce client
41:09c'était il y a plus de 10 ans
41:09il n'est pas impossible
41:11qu'il y ait eu des changements
41:11de typologie
41:13de facture
41:14de manufacture
41:14chez lui
41:15qui a entraîné
41:16cette rentabilité
41:16puis il y a d'autres
41:17d'autres sujets
41:18qu'on prend en compte
41:19les délais de paiement
41:20les risques crédits
41:21etc.
41:21qui peuvent aussi
41:22nous conduire
41:22à demander des augmentations
41:24à nos clients
41:25alors je reviens
41:26à vos engagements
41:27environnementaux et RSE
41:28avec la question
41:29des normes
41:30normes ISO 26000
41:31global compact etc.
41:33c'est des standards
41:34c'est des normes
41:34qui vous guident
41:35qui vous aiguillonne
41:37comment vous les intégrer
41:39à votre stratégie ?
41:40Alors dans la stratégie
41:40en fait on a une boussole
41:42qui est aujourd'hui
41:44celle de la labellisation
41:46ECOVADIS
41:46c'est ce qu'on a retenu
41:47dans l'entreprise
41:48d'abord parce qu'elle est
41:48très demandée par nos clients
41:49et puis deuxièmement
41:50parce qu'on en a fait
41:51dès le départ
41:52une boussole clé
41:53maintenant ECOVADIS
41:54c'est pas l'alpha
41:55et l'oméga de tout
41:57mais c'est vrai
41:57qu'aujourd'hui
41:58être labellisé
41:59ECOVADIS gold
42:00c'est-à-dire
42:02participer à être
42:03parmi les 5%
42:04des entreprises
42:04les plus vertueuses
42:06ça nous conduit
42:07à adopter
42:08justement
42:08des modalités
42:11pour nous permettre
42:12de rester
42:13parmi ces 5%
42:13des entreprises
42:14les plus vertueuses
42:15ce qui reste
42:15notre objectif
42:16pourquoi ?
42:17Parce que
42:18quand ce label
42:19a été créé
42:21toutes les entreprises
42:22n'étaient pas forcément vertueuses
42:23mais toutes les entreprises
42:24se sont mis en branle
42:25pour le faire
42:25et donc
42:26vous vous avancez
42:27mais les autres aussi
42:28et parfois plus vite que vous
42:29ou différemment de vous
42:30et comme c'est tout secteur
42:31faire partie
42:32des 5%
42:33des entreprises
42:33les plus vertueuses
42:34on est parfois comparé
42:36à des entreprises
42:36qui ont des cabinets
42:37conseils
42:37pour le secteur du transport
42:40en tout cas
42:41c'est une immense fierté
42:42pour nous
42:42et ces certifications
42:44que vous venez d'évoquer
42:46participent à l'élaboration
42:47d'une stratégie
42:48d'amélioration continue
42:49dans l'optique
42:50de rester parmi
42:51les leaders
42:52et parmi les entreprises
42:54les plus vertueuses
42:54donc pour nous
42:55c'est pas une fin en soi
42:56c'est pas une demande
42:57absolue d'ailleurs
42:58de nos parties prenantes
42:59c'est un enjeu
43:00de preuve
43:01vis-à-vis
43:02de ces labellisations
43:02et de preuve
43:04vis-à-vis
43:04de nos clients
43:05et de nos tiers sortis
43:06je rebondis
43:06parce que c'est la question
43:07que j'allais vous poser
43:07c'est pas forcément
43:08une demande
43:09de vos clients
43:11il y a une demande
43:11de preuve
43:11il y a une demande
43:12de preuve
43:12donc si vous voulez
43:14aujourd'hui
43:14parce qu'après
43:15ils peuvent eux-mêmes
43:16l'intégrer
43:17à leur bilan
43:19financier
43:19donc ça joue
43:20quand même
43:20absolument
43:20on est de toute façon
43:21audité
43:22etc
43:22il y a quand même
43:24des éléments
43:24de preuve importants
43:26mais pour nous
43:26encore une fois
43:27c'est une question
43:28cette question de la belle
43:29c'est pas pour faire joli
43:30ou apparaître
43:31dans les réseaux sociaux
43:32c'est vraiment
43:33pour expliquer à nos clients
43:34ce qu'on vous raconte
43:35c'est pas du greenwashing
43:36c'est pas du bullshit
43:37c'est matérialisé
43:38par un label
43:39qui lui-même
43:40s'appuie sur un certain
43:41nombre de certifications
43:42en dessous
43:42qu'on peut mettre en avant
43:43vis-à-vis de nos clients
43:44j'imagine que parmi
43:45les marchandises
43:46que vous transportez
43:47doivent avoir
43:47des marchandises
43:48des marchandises
43:49plus dangereuses
43:49que d'autres
43:50à risque
43:52vous avez des exemples
43:53et qu'est-ce que
43:55vous mettez en place
43:55pour garantir
43:56la sécurité
43:57est-ce que ça suppose
43:58du matériel spécifique
43:59bien sûr
44:01alors
44:02par exemple
44:03on transporte
44:03des produits dangereux
44:05beaucoup de produits chimiques
44:06notamment
44:07des colorants
44:08ou des senteurs
44:09pour les parfums
44:10etc
44:11c'est transporté
44:13dans des véhicules spéciaux
44:14c'est-à-dire
44:15on ne mélange pas
44:16tous les types
44:17de flux ensemble
44:18on ne peut pas mettre
44:21de la nourriture
44:23stockée comme ça
44:24avec des médicaments
44:25comme on peut en transporter
44:26donc
44:26il y a tout un tas
44:27de process
44:27sur un certain nombre
44:29de secteurs
44:30auxquels on s'adresse
44:32pour créer
44:34chez nos clients
44:35effectivement
44:36toutes les conditions
44:37à la fois sanitaires
44:38sécuritaires
44:38pour que ça fonctionne
44:39Vous travaillez
44:40on l'a dit
44:40dans 157 pays
44:42desservis
44:42est-ce que
44:44quel niveau
44:45de normes
44:46vous appliquez
44:46c'est-à-dire que
44:47vous vous conformez
44:48à la réglementation nationale
44:49évidemment
44:50mais parfois
44:50elle va être peut-être
44:51moins exigeante
44:52dans un pays
44:53et beaucoup plus
44:54dans un autre
44:55donc est-ce que
44:55vous choisissez
44:57le plus
44:58pour l'appliquer
44:59dans le plus
44:59un peu partout
45:00ou est-ce que
45:01vous vous dites
45:01bon bah non
45:02là on a des normes
45:03en matière de sécurité
45:04ou pas d'ailleurs
45:05qui sont moins exigeantes
45:07donc on se contente
45:08du minimum
45:09En fait là
45:10on répond là aussi
45:11aux demandes
45:11de nos clients
45:12c'est-à-dire
45:12et des secteurs
45:13auxquels on s'adresse
45:14on peut pas évidemment
45:14pas livrer
45:15des produits
45:16des produits
45:17psychotropes
45:18comme on livre
45:19je sais pas quoi
45:20moi
45:21une pièce industrielle
45:23pour une voiture
45:23donc on répond
45:25on répond à des normes
45:26qui peuvent différer
45:26d'un client à l'autre
45:27et c'est là
45:28notre rôle
45:28de commissionnaire
45:29de transport
45:29c'est-à-dire que nous
45:30on est vraiment
45:31censé choisir
45:32le moyen de transport
45:33le plus adéquat
45:34en fonction justement
45:35de la problématique
45:36développée par nos clients
45:37et par rapport
45:38aux demandes
45:38de nos clients
45:39en matière de sécurisation
45:40en matière
45:42de dangerosité
45:42en matière
45:43de vitesse
45:44etc.
45:45donc vraiment
45:46ça dépend
45:47énormément
45:47de la demande du client
45:49et nous
45:49on sait s'adapter
45:50et si notre réseau
45:51en propre
45:52ne correspond pas
45:53à la demande du client
45:54on sort de notre réseau
45:55et on sait s'adapter
45:55en demandant à d'autres réseaux
45:57qui savent mieux le faire
45:58de pouvoir le livrer
45:59c'est tout l'intérêt
46:00d'être vraiment
46:01dans cette position
46:02de commissionnaire
46:03de transport
46:03et d'apporter
46:04cette légilité
46:04à nos clients
46:05le vol
46:05c'est un enjeu
46:06le vol c'est un enjeu
46:07c'est un enjeu d'image
46:08déjà
46:09premièrement
46:09c'est un enjeu
46:11de sécurité
46:11très fort
46:13c'est malheureusement
46:15voilà
46:15on est à l'image
46:16de la société
46:17donc on a
46:18évidemment
46:18des problématiques
46:19à régler
46:19ça nous arrive
46:20de temps à autre
46:21c'est une lutte
46:22absolument permanente
46:23ça arrive très peu
46:24mais quand ça arrive
46:25un ça dégrade
46:26très fortement
46:26la relation
46:27avec le client
46:28qui ne comprend pas
46:29qu'on puisse avoir ça
46:30et deuxièmement
46:31ça coûte très cher
46:33parce que
46:33effectivement
46:34il y a des enjeux
46:34d'assurance
46:35etc derrière
46:36qui sont importants
46:36donc le vol
46:38est un enjeu
46:39très important
46:40Allez il nous reste
46:414 mois de 5 minutes
46:42je voudrais quand même
46:43qu'on parle du secteur
46:44en général
46:44parce que vous présidez
46:45l'union des entreprises
46:47transports et logistiques
46:48est-ce que c'est un secteur
46:50qui va bien
46:52malgré ce contexte
46:53alors on ne va pas
46:54rester franco-français
46:55parce que bon
46:56effectivement
46:56il y a les incertitudes
46:57politiques et donc
46:58économiques en France
46:59mais on est dans
47:00un contexte géopolitique
47:01tellement fracturé
47:03que ça ne peut
47:05que impacter
47:06un secteur comme le vôtre
47:06alors ça impacte
47:08le secteur
47:08de différentes manières
47:09le transport et la logistique
47:10ce n'est pas un tout
47:11monolithique
47:12il y a évidemment
47:13des zones
47:13où ça se passe très bien
47:14pour ceux qui ont
47:15la chance
47:15d'être implantés
47:16à l'extérieur
47:17donc je vais me concentrer
47:18parce que mon syndicat
47:19défend les transporteurs
47:19en France
47:20en France c'est plus compliqué
47:22l'activité logistique
47:23est très inférieure
47:24à sa moyenne
47:25de 2022
47:26donc il y a une activité
47:28qui est en difficulté
47:29le transport routier
47:30de marchandises
47:31a vu l'année dernière
47:32un nombre de défaillances
47:33record se produire
47:34avec pas loin
47:35de 7 défaillances
47:36par jour
47:37donc on est quand même
47:38sur des niveaux
47:39très très élevés
47:40qui est un record
47:41depuis la fin des années 90
47:43donc on est quand même
47:44dans un secteur
47:44qui je l'ai dit tout à l'heure
47:46dégage des faibles marges
47:47pas seulement
47:48parce qu'on n'est pas
47:50on n'est pas efficace
47:51mais parce qu'on a
47:52une pression
47:52notamment de la fiscalité
47:53de production
47:54qui est extrêmement élevée
47:55on a une pression
47:56des normes
47:56qui est extrêmement élevée
47:57donc voilà
47:58il y a quand même
47:59beaucoup beaucoup de choses
48:00qui participent
48:01à la difficulté
48:02de notre secteur
48:04donc oui
48:04c'est un secteur
48:05qui a pris à bras le corps
48:07les investissements
48:08qu'il devait relever
48:08à la fois en matière
48:09de digitalisation
48:10de transition environnementale
48:11on a parlé
48:13de cybersécurité
48:14etc
48:14mais qui
48:15a des moyens limités
48:17oui
48:17et donc forcément
48:19quand on est dans une période
48:19comme celle-là
48:20il y a des enjeux
48:21qu'on doit prioriser
48:22il y a des enjeux
48:23qu'on doit prioriser
48:24et donc
48:24alors je reviens
48:24à la thématique
48:25notre émission
48:26elle s'appelle
48:26Smart Impact
48:26donc on parle beaucoup
48:27d'environnement
48:28et d'enjeux
48:30environnementaux
48:30et sociétaux
48:31est-ce que c'est
48:32celui qu'on
48:33qu'on met de côté
48:35ou qu'on retarde
48:36souvent
48:36non au contraire
48:37je pense qu'il a été
48:38très très très pris
48:39par le secteur
48:40et qui est très actif
48:41le secteur
48:42dans ce domaine-là
48:43mais quand
48:44la France
48:45invente ses propres règles
48:46qu'elle dit
48:47voilà on va créer
48:47une trajectoire
48:48d'électrification
48:49en sortant complètement
48:50des abacs
48:52que nous impose
48:53l'Europe
48:53etc
48:54en privilégiant
48:55une logique
48:56de moyens
48:57plutôt qu'une logique
48:59de résultat
48:59en mettant de côté
49:00le report modal
49:01en mettant de côté
49:01tous les biocarburants
49:03en augmentant du jour au lendemain
49:04la fiscalité
49:04des biocarburants
49:06en la multipliant par trois
49:07alors que les gens ont fondé
49:08leur stratégie
49:09de transition environnementale
49:10sur des données
49:12qu'ils avaient à l'instant T
49:13qui sont remises en cause
49:14dans une logique budgétaire
49:15l'année suivante
49:15pour nous c'est ingérable
49:17c'est ingérable
49:18pour les fabricants
49:19de matériel
49:20c'est ingérable
49:20pour ceux qui nous fournissent
49:22la marchandise
49:23c'est ingérable
49:24pour l'ensemble
49:24de nos fournisseurs
49:25donc il y a
49:26une vraie volonté
49:28d'y aller
49:29moi j'aimerais juste
49:30qu'on soit plus pragmatique
49:31dans l'approche
49:31de la transition
49:32on s'est tous engagés
49:33qu'en 2050
49:34on soit à zéro émission
49:37on y est tous
49:38très bien engagés
49:39maintenant
49:39il faut accepter aussi
49:40que tout ne puisse pas se faire
49:42à travers l'électrique
49:43qui devient dogmatique
49:44vos métiers sont attractifs ?
49:46ou c'est difficile
49:48de recruter ?
49:49je pense que
49:50notre secteur d'activité
49:51malheureusement
49:52subit encore un peu
49:53une image d'épinal
49:55sur la
49:56bon
49:56épinal ça dépend
49:58quel métier
49:58mais globalement
49:59sur la pénibilité
50:00on assimile ça un peu
50:02je pense que le métier
50:03a aussi fait
50:04beaucoup d'efforts
50:05sur la pénibilité
50:06sur ces quais
50:07sur la manutention
50:08etc
50:08il y a beaucoup de robotisation
50:10qui s'est faite aussi
50:11d'ergonomie
50:12justement par la robotisation
50:13dans les entrepôts logistiques
50:15en matière de transport
50:17on reste
50:18on a des difficultés
50:20à trouver des chauffeurs
50:20mais je pense que
50:22toute l'Europe
50:22aujourd'hui
50:23a une grande difficulté
50:23à trouver des chauffeurs
50:24mais globalement
50:25nos entreprises
50:26arrivent à trouver
50:27les talents nécessaires
50:29pour mener à bien
50:30leur évolution
50:31donc voilà
50:32il y a un travail
50:32je pense aussi
50:33lié à chacune
50:34de nos entreprises
50:34pour améliorer son image
50:36mais justement
50:37la transition environnementale
50:38l'engagement de nos entreprises
50:39en matière de RSE
50:40en règle générale
50:42nous permet d'attirer
50:43quand on s'est posé
50:44la question
50:44en début d'année
50:45par exemple
50:45ou en début d'année 2025
50:47on était un peu plus
50:48dans le dur
50:48sur le plan économique
50:49au sein d'Epner
50:50on s'est dit
50:50mais est-ce que
50:51la transition environnementale
50:53aujourd'hui
50:53présente un caractère
50:55qui au moins
50:56lui permet
50:57l'attractivité
51:00en fait
51:01clairement partie
51:02c'est-à-dire que
51:03aujourd'hui
51:03on a beaucoup de collaborateurs
51:04et des jeunes collaborateurs
51:05qui nous rejoignent pour ça
51:06donc c'est très important
51:07merci beaucoup
51:08Jean-Thomas Schmitt
51:09et à bientôt
51:10sur Smart4Change
51:11on passe tout de suite
51:11à notre rubrique
51:13start-up
51:20Smart Ideas
51:21la bonne idée du jour
51:21elle est signée
51:22Gabriella Brami
51:24bonjour
51:24vous êtes la fondatrice
51:26de Batty Woman
51:26lauréate du concours
51:27créatrice d'avenir
51:29on y reviendra
51:30dans un instant
51:30vous l'avez créée
51:31quand
51:32et pourquoi
51:33Batty Woman ?
51:34alors je l'ai créée
51:35en 2021
51:35c'était quand même
51:36assez jeune
51:37je l'ai créée
51:38après avoir créé
51:39une équipe de foot féminine
51:40ok
51:40où je me suis rendue compte
51:41qu'il y avait
51:42une vraie demande
51:43de la part des femmes
51:44de pouvoir
51:45aller dans ces sports
51:46déjà
51:46où on n'est pas forcément
51:48je dirais pas très bien accueillis
51:49mais en tout cas
51:50on n'est pas forcément
51:52intégrés
51:53et quand j'ai créé
51:54cette équipe de foot féminine
51:55je me suis dit
51:55pourquoi est-ce que
51:56je ne pourrais pas derrière
51:57aller vers une première passion
51:59que j'avais eue
51:59je ne viens pas du tout
52:00du monde du bâtiment
52:01mais je me suis dit
52:02pourquoi pas mettre
52:02toute mon énergie
52:04à insérer les femmes
52:05dans le monde du bâtiment
52:06j'avais réussi à les insérer
52:07dans le milieu du sport
52:07puisque ça avait quand même
52:08assez bien marché
52:10et c'est là
52:11où est venue l'idée
52:12de bâtiment humaine
52:12en me disant
52:14qu'est-ce que je peux faire
52:15pour pouvoir insérer
52:15des femmes dans un monde
52:16où elles ne sont pas forcément
52:18bien accueillies
52:19où elles ne sont pas forcément
52:21insérées
52:21et donc l'idée de bâtiment humaine
52:23est née après ça
52:25oui parce que
52:25vous avez travaillé
52:27dans la finance
52:27c'est ça
52:27avant le bâtiment
52:29comment on passe
52:32de l'un à l'autre
52:33alors on ne passe pas
52:34vraiment de l'un à l'autre
52:35alors la finance
52:37enfin moi j'ai travaillé
52:37dans la finance internationale
52:38les échanges internationaux
52:39donc je négocie
52:40les matières premières
52:41c'est un monde très masculin
52:42également
52:42et c'est vrai qu'on se rend compte
52:43qu'il y a beaucoup de femmes
52:45dans certains métiers
52:46qui n'ont pas forcément
52:47cette curiosité
52:48d'aller vers ces métiers-là
52:49alors ça n'a rien à voir
52:50on est bien d'accord
52:51la finance et le bâtiment
52:52mais ça part un peu
52:53du même projet
52:53de pouvoir se dire
52:54voilà qu'est-ce qu'on peut faire
52:56pour donner plus d'importance
52:57à nos métiers
52:58ce métier est pour moi
53:00et faire en sorte
53:01qu'une femme se dise
53:01ce métier est pour moi
53:02c'est ça ?
53:02et c'est exactement ça
53:03c'est qu'en fait
53:04on n'a pas la curiosité
53:05d'aller vers ces métiers-là
53:06en tant que femme
53:07et c'est vrai
53:07puisque moi j'ai repris un BEP
53:09et j'ai bien constaté
53:10alors je fais de la maçonnerie générale
53:11et de la rénovation
53:12donc c'est vrai que c'était
53:12quand même quelque chose
53:13d'assez gros
53:14et c'est vrai que l'idée
53:15c'était de pouvoir se dire
53:17pourquoi pas toucher les femmes
53:19qui n'ont pas forcément
53:20cette curiosité
53:20à aller voir ces métiers-là
53:22mais en même temps
53:22leur ouvrir
53:23cette perspective
53:25d'aller vers des métiers
53:30parce qu'on ne dirait pas
53:31mais c'est passionnant le bâtiment
53:32ça je n'ai aucun doute là-dessus
53:34non non
53:34moi je suis correct
53:35que c'est passionnant
53:36alors à quel point
53:37ça a remporté l'adhésion
53:40d'un côté des femmes
53:42et de l'autre
53:43de vos clients
53:44alors l'idée
53:45je tiens juste à être très claire sur ça
53:47c'est pas de prôner
53:49le girl power
53:51égalité à tout prix
53:51parce que moi je ne crois pas
53:52en l'égalité
53:53je pense qu'il y a une sorte d'équité
53:54surtout dans le monde du bâtiment
53:55je ne dis pas partout
53:56mais vraiment dans le monde du bâtiment
53:58il y a une sorte d'équité
53:58on travaille en mixité parfaite
54:00dans ma société en tout cas
54:01il y a plus d'hommes que de femmes
54:03mais le but c'est vraiment
54:04de pouvoir avoir des stagiaires
54:05de les insérer
54:06et de pouvoir leur montrer
54:07les métiers du bâtiment
54:08mais pour revenir
54:09à ce que vous m'avez demandé
54:11le but c'est vraiment
54:12de travailler en mixité
54:13de se dire qu'une femme
54:15est complémentaire à l'homme
54:16un homme est complémentaire à la femme
54:17et c'est vrai que
54:19mon équipe a eu un peu du mal au début
54:20ça fait déjà
54:21ça fait presque 6 ans maintenant
54:23qu'on fait ça
54:23elle a eu du mal
54:25parce qu'elle ne comprenait pas forcément
54:26en quoi une femme
54:27pouvait être une plus-value
54:28dans un chantier
54:29et au fur et à mesure
54:30on se rend compte
54:30qu'il y a vraiment
54:31une compatibilité parfaite
54:33et au niveau des clients
54:35c'était pareil
54:36au début
54:36il a fallu convaincre
54:37c'est ça
54:38disons que moi
54:39j'ai commencé sur les chantiers
54:39en plus
54:40dites-vous que je faisais
54:41les murs en parpaing
54:43donc c'est vrai que
54:43les gens étaient quand même
54:44assez étonnés
54:45ils se posaient vraiment
54:46la question de savoir
54:47si mon travail
54:47allait être aussi qualitatif
54:49que le travail d'un homme
54:49ce qui est normal
54:50c'est tout à fait légitime
54:52mais le rapport
54:53il est quand même très différent
54:54avec une femme
54:55que ce soit une femme ouvrière
54:56ou une femme dans l'administration
54:58ça veut dire
54:58moi par exemple
54:58quand je viens sur un chantier
54:59je vois quand même
55:00que le traitement
55:01avec le client
55:02il est quand même très différent
55:03vous êtes je l'ai dit
55:04lauréate du concours
55:05créatrice d'avenir
55:06qui a été remis en décembre
55:07dans la catégorie
55:08mixité des métiers
55:09qu'est-ce que ça vous apporte
55:10de la visibilité
55:11vous êtes ici
55:13d'une certaine façon
55:14alors on avait déjà
55:15on a la chance
55:16d'avoir une société
55:17qui a un nom
55:18quand même
55:19qui reste déjà
55:19premièrement
55:20et qui a déjà
55:20un impact social
55:21assez important
55:22sans vouloir être arrogante
55:23ça fait déjà des années
55:24on insère des femmes
55:25par levier de stage
55:26donc on fait des conférences
55:27on est quand même
55:28assez médiatisé
55:29on est très présente
55:30sur les réseaux sociaux
55:31c'est pas ce que je préfère
55:32mais c'est malheureusement
55:33ce qu'on a besoin maintenant
55:35mais c'est vrai
55:36que ça nous a apporté
55:38surtout une sorte
55:38de légitimité
55:39et je le dis souvent
55:41on a besoin de rôle modèle
55:42il y a beaucoup de femmes
55:43comme moi
55:44mais je pense qu'on a besoin
55:45de les mettre encore plus
55:46en avant
55:46et moi si j'avais fait ce concours
55:48c'est pas moi d'ailleurs
55:48qui m'inscrit
55:49mais c'est vrai que je suis contente
55:49qu'on m'a inscrit
55:50et je suis contente
55:51de l'avoir gagné
55:51parce que si ça peut donner aussi
55:53des vocations à des femmes
55:54qui se sont jamais dit
55:55oh là là j'ai envie d'aller
55:56vers les métiers du bâtiment
55:57c'est une bonne chose
55:59effectivement
55:59le concours créatrice d'avenir
56:01du réseau initiative
56:02réseau initiative
56:03Île-de-France
56:03merci beaucoup
56:04Gabriel Abrami
56:05et bon vent
56:06à Batiboumen
56:07voilà c'est la fin
56:08de ce Smart Impact
56:09merci à toutes et à tous
56:10d'être fidèles
56:11à la chaîne des audacieuses
56:12et des audacieux
56:13salut
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