- il y a 9 heures
Lundi 16 février 2026, retrouvez Mathieu Rochard (Fondateur et directeur général, Symphonics), Olivier Bailloux (Directeur du planning stratégique, responsable RSE, Saatchi & Saatchi France), Martin Coriat (DG, AD Education), Jean-Baptiste de Chatillon (directeur général, Apprentis d'Auteuil) et Tristan Rodriguez (Vice-président, Groupe Kramer) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale
00:14de notre économie.
00:15Et voici le sommaire, c'est Tristan Rodriguez, président de Horus, vice-président du groupe Kramer, qui sera l'invité
00:21du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes,
00:23pour découvrir cette entreprise du patrimoine vivant ou comment combiner, stratégie industrielle et préservation de savoir-faire artisanaux.
00:33Mais d'abord, je reçois Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur général des Apprentis d'Auteuil.
00:37Il nous détaillera les résultats d'un sondage sur l'insertion professionnelle des jeunes et il dévoilera le projet de
00:44la Fondation pour tripler ses capacités d'accueil.
00:47Dans notre débat, on parlera des nouveaux imaginaires avec le lancement de l'Académie des Nouveaux Récits pour former créatifs,
00:56designers, communicants aux enjeux environnementaux et sociétaux.
00:59Et puis, dans notre rubrique Start-up et Innovation, je vous présenterai Symphonics et ses solutions de pilotage intelligent de
01:07l'électricité.
01:08Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10– Sous-titrage Société Radio-Canada
01:40– C'est une question quand même de la Fondation des Apprentis d'Auteuil, en quelques mots.
01:43– Oui, en quelques mots, c'est impressionnant de voir ce que les équipes arrivent à faire auprès de ces
01:50jeunes.
01:52En partant d'un principe simple, c'est que chaque jeune compte, chaque jeune doit avoir son projet personnalisé
01:57qui lui permet d'aller jusqu'à l'insertion professionnelle, l'insertion dans notre société.
02:02Et on a des solutions, ça marche.
02:05On entend beaucoup que c'est impossible, mais à la Fondation Apprentis d'Auteuil, c'est possible.
02:09– Oui, avec un anniversaire, elle a été fondée en 1866, la Fondation, 9 000 familles soutenues en France,
02:16plus de 40 000 jeunes accompagnés, 8 000 salariés, et une nouvelle recrue quand même,
02:23et non des moines, le gouverneur de la Banque de France, François-Ville-Droit de Gallo,
02:26qui a annoncé qu'il démissionnait de son poste pour prendre la présidence de la Fondation des Apprentis d'Auteuil.
02:30Il va remplacer Jean-Marc Sauvé qui part là au mois de juin.
02:33Il va trouver une organisation en bonne santé, notamment financière, parce qu'il va regarder ça de près.
02:38– Il va sûrement regarder ça de près, mais on a toujours eu la chance à la Fondation Apprentis d
02:45'Auteuil
02:45d'attirer des talents incroyables.
02:47Jean-Marc Sauvé, grand serviteur de l'État, vice-président du Conseil d'État,
02:51nous a accompagnés d'une façon très impactante pour les jeunes et pour les salariés,
02:58et aussi pour le rayonnement de la Fondation.
03:00Et ça me touche beaucoup de voir que François-Ville-Droit de Gallo
03:04a été aussi attiré par cette mission auprès des jeunes.
03:07C'était un peu impossible de succéder à Jean-Marc Sauvé,
03:12de trouver une personnalité qui est à la fois le cœur et la notariété
03:16d'emmener toutes les équipes vers le nouveau projet stratégique que nous développons actuellement.
03:22Et puis, voilà, ça a été possible.
03:24– Ça faisait partie de vos missions ? D'aller chercher le successeur ?
03:27De convaincre à François-Ville-Droit de Gallo ? Comment ça s'est passé ?
03:30– Nous avons une très belle gouvernance, et Jean-Marc Sauvé,
03:33avec l'ensemble du Conseil d'administration, a fait un process tout à fait classique.
03:39Non, ce qui paraissait impossible, c'est que le calendrier de François n'était pas compatible,
03:44puisque Jean-Marc Sauvé arrivait à la fin de son deuxième mandat.
03:48Ben voilà, les choses impossibles deviennent possibles,
03:52lorsque vraiment c'est un clin d'œil important.
03:54– Et sur la santé, la bonne santé de la fondation, qu'est-ce que vous pouvez en dire ?
03:58– Alors ça, c'est plus difficile, parce qu'on peut avoir une image de bonne santé financière,
04:05mais ce n'est pas ça qui nous importe, parce que le besoin est souvent croissant,
04:10aujourd'hui en France, on en entend beaucoup parler,
04:12que ce soit en protection de l'enfance, que ce soit dans le grand décrochage scolaire,
04:17que ce soit dans l'insertion professionnelle.
04:19Nous sommes depuis 160 ans sur ces trois fronts, avec les mêmes activités,
04:27et nous emmenons les jeunes vers des sorties positives,
04:30soit en formation, soit en insertion professionnelle.
04:33Mais certaines modifications de notre société, d'équilibre, d'élitement,
04:42parfois aussi de l'accompagnement de ces jeunes,
04:43fait que certains sont devenus invisibles, certains sont chez eux maintenant,
04:48depuis parfois un an, deux ans, trois ans, sans être à l'école,
04:52alors qu'ils ont moins de 16 ans, et sans être dans un métier.
04:56Et donc, ne pas s'occuper de ces jeunes est un scandale.
05:00C'est un scandale pour eux, mais c'est un scandale pour toute notre société.
05:03Une société qui ne peut pas s'occuper de ces jeunes,
05:06est véritablement en difficulté.
05:08C'est là, doit être notre fierté, d'être auprès de ces jeunes.
05:11On dit souvent qu'on a besoin, que ces jeunes ont besoin de nous,
05:15mais c'est nous qui avons besoin de tous ces jeunes.
05:17On a besoin qu'ils soient au travail, insérés, et engagés dans notre société.
05:23Je peux vous dire qu'ils le sont quand ils sortent d'apprentis d'Auteuil.
05:25Vous avez publié un sondage sur cette insertion professionnelle des jeunes à Paris,
05:30en Ile-de-France.
05:31On va regarder, tiens, là, parce qu'il y a énormément de réponses passionnantes,
05:35mais on en a choisi simplement deux, celles qui concernent les jeunes franciliens.
05:39Et l'emploi, 29% des 18-30 ans qui ont du mal à trouver un emploi, un job,
05:44ou même un stage, c'est quand même un jeune sur trois.
05:48Et puis, si on regarde le budget, 25% des 18-30 ans qui ont des difficultés,
05:55ou ont eu des difficultés d'argent pour couvrir des besoins essentiels.
06:01Pourquoi vous aviez besoin d'un sondage ?
06:02Parce que vous êtes une vigie de la situation des jeunes,
06:06notamment en Ile-de-France et à Paris.
06:08Oui, mais comme je le disais il y a quelques minutes,
06:12nous avons, avec la qualité de travail des équipes de la Fondation Apprentis d'Auteuil,
06:16nous emmenons les jeunes vers l'insertion,
06:19et dans des formations qualifiantes,
06:22comme par exemple sur notre site parisien.
06:24Nous voulions voir quelle était l'ampleur des freins à cette insertion professionnelle,
06:30et en particulier en région parisienne,
06:32puisque nous lançons un projet,
06:35ce qui était un projet et qui maintenant va devenir une réalité,
06:39sur notre site historique au cœur de Paris,
06:44une réalisation pour accueillir plus de jeunes sur un de ces besoins,
06:48dont ils nous disent qu'il ne peut pas être satisfait,
06:51qui est le logement, le logement accompagné,
06:53avec un accompagnement éducatif,
06:56et puis des dispositifs d'insertion professionnelle.
06:59On pense toujours que Paris est une ville
07:02où il n'y a pas besoin de jeunes,
07:04et qu'il n'y a pas de besoins sociaux,
07:07mais ce n'est pas du tout le cas,
07:08il y a des besoins très importants.
07:10En matière de logement notamment,
07:12quels sont les besoins ?
07:14Et puis on va rentrer dans le détail de ce projet 40,
07:17de vos capacités d'accueil qui vont tripler.
07:21Oui, on ne fait pas simplement des sondages,
07:24on apporte des solutions en face de ce qu'on identifie.
07:28Sur ce projet, donc aux 40 régions de La Fontaine,
07:32dans le 16e arrondissement.
07:33Donc c'est vraiment le site historique,
07:34les 160 ans dont on parle, ça a commencé là, c'est ça ?
07:37Il y a un petit bâtiment où la Baie-Roussel,
07:40effectivement, commence à accueillir les premiers enfants,
07:43leur donne à manger, leur donne un toit,
07:45leur donne à manger, et puis se dit,
07:46mais ce n'est pas possible,
07:48il faut aussi leur donner une éducation,
07:51et les former pour qu'ils puissent s'insérer dans la société.
07:54Donc éduquer, former, c'est le cœur du projet éducatif
07:56d'Apprentis d'Auteuil,
07:58être auprès de ces jeunes.
08:01Chacun est différent,
08:02chacun a besoin de son projet pour réussir.
08:04Et c'est là où les équipes d'Apprentis d'Auteuil excellent.
08:07Et donc vous avez choisi,
08:09donc il y avait la place déjà,
08:11parce que moi je connais bien le lieu,
08:12j'ai déjà eu la chance d'être un donateur,
08:15mais il y a la place pour accueillir encore plus de jeunes.
08:18Merci, merci de rappeler qu'il y a des donateurs auprès de tous ces jeunes,
08:23parce que c'est grâce à vous tous
08:26que nous pouvons apporter ce petit plus
08:28qui fait toute la différence dans la vie d'un jeune.
08:31On peut vraiment transformer la vie d'un jeune
08:35qui est condamné aujourd'hui quasiment mécaniquement,
08:38par son histoire,
08:39parce qu'il est cabossé,
08:40parce qu'il a été victime d'abus.
08:43On est quand même dans une société où cette violence est très prégnante,
08:47et bien grâce à tous ces donateurs,
08:49nous les emmenons vers le succès.
08:50Oui, c'est sur ce site historique,
08:51il y a 160 ans que ça a démarré,
08:53et nous avons une parcelle de 2 hectares,
08:56qui est effectivement un foncier assez rare au cœur de Paris.
09:00Et donc, qu'est-ce que vous faites ?
09:02Vous construisez tout simplement des logements, des locaux ?
09:05Qu'est-ce qui est en train de se passer,
09:07puisque ça a commencé ?
09:08Aujourd'hui, nous avons un petit peu moins de 500 jeunes accueillis sur le site,
09:13environ 450,
09:15à la fois sur un lycée hôtelier,
09:18une école hôtelière,
09:19qui permet à des jeunes très loin de l'emploi
09:21de venir se former,
09:23mais aussi de l'accompagnement de jeunes majeurs
09:27en sortie de la protection de l'enfance.
09:28On sait que c'est une question absolument fondamentale
09:32dans ce qui se passe aujourd'hui en France,
09:34c'est de continuer d'accompagner ces jeunes au-delà de leurs 18 ans.
09:36Comment voulez-vous qu'un jeune
09:38qui ait déjà eu un parcours de vie difficile
09:40puisse, à ses 18 ans, d'un seul coup,
09:43pouvoir se loger, travailler, avoir un CDI ?
09:45Nous les accompagnons dans des dispositifs
09:47qui s'appellent des tool-in.
09:48Nous accompagnons des milliers de jeunes
09:50à la sortie de la protection de l'enfance.
09:53Et sur ce site,
09:55nous allons aller vers une capacité
09:58de 1 200 personnes accueillies.
10:01D'accord.
10:01Donc, il y a des logements en cours de construction,
10:04si je comprends bien.
10:04Est-ce que, on parle d'insertion professionnelle,
10:08ça passe forcément, on est une chaîne business,
10:10donc il y a des chefs d'entreprise,
10:11des cadres ou des salariés qui nous regardent,
10:14par des partenariats avec des entreprises,
10:16justement, pour leur trouver des débouchés, après ?
10:19Oui.
10:20Beaucoup de partenariats avec les entreprises,
10:22de toute taille.
10:24On vient de signer une grande convention avec Enedis
10:26pour former des jeunes sur les métiers des réseaux,
10:30aussi bien que nous formons des boulangers,
10:32des pâtissiers ou des jeunes qui vont travailler en restauration.
10:39Et ce sont toujours des métiers en tension.
10:42Donc, les débouchés sont là.
10:44Ce qu'il faut, c'est pouvoir préparer ces jeunes
10:46qu'ils aient le savoir-être pour connaître les codes
10:48et les règles en entreprise.
10:50Ce n'est pas toujours facile.
10:52Et c'est vraiment ce savoir-faire éducatif.
10:54Il ne suffit pas de donner un savoir technique à un jeune.
10:58Il faut aussi pouvoir l'accompagner dans la dimension éducative,
11:01dans cette période de construction de sa vie.
11:04Dans notre émission, puis on va terminer là-dessus,
11:06on parle évidemment beaucoup des enjeux d'impact environnemental,
11:10d'impact sociétal aussi.
11:11Mais sur, justement, est-ce qu'il y a des métiers
11:13autour des questions d'environnement
11:15qui sont de plus en plus demandés
11:16et finalement, vous formez aussi les jeunes à ces métiers ?
11:20Je parlais tout à l'heure d'Enedis et des réseaux.
11:24Une grande partie est liée au développement du solaire
11:29et de l'amélioration de ces réseaux
11:31pour des raisons de puissance, mais aussi écologiques.
11:35Nous formons aussi, dans nos lycées agricoles,
11:37à une agriculture raisonnée
11:40et vraiment en phase avec ce que la société attend.
11:44Et nous avons des entreprises
11:46qui viennent chercher ces jeunes aujourd'hui.
11:48Donc, c'est vraiment une joie
11:51de pouvoir lancer ce projet maintenant
11:53dans sa phase opérationnelle au cœur de Paris.
11:55Un projet entièrement éducatif et solidaire
11:59qui va pouvoir transformer la vie de nombreux jeunes.
12:03Par exemple, on va avoir sur ce site
12:05un foyer jeunes travailleurs.
12:07Merci beaucoup, Jean-Baptiste de Chatillon.
12:09A bientôt sur Bsmart4Change.
12:11On passe tout de suite à notre débat,
12:12les nouveaux récits au programme.
12:20On parle de l'Académie des nouveaux récits
12:23dans ce débat.
12:24J'accueille Martin Coria.
12:25Bonjour.
12:26L'ancien DG d'AD Éducation,
12:28groupe européen d'enseignement supérieur.
12:30Vous êtes à l'initiative de ce projet d'AD Éducation,
12:34l'Académie des nouveaux récits.
12:36Et puis, vous avez aussi participé,
12:37on parle souvent ici de la Convention des entreprises
12:39pour le climat, ça se rejoint du parcours
12:41Nouveaux Imaginaires.
12:42Olivier Bayou, bonjour et bienvenue.
12:44Vous êtes directeur du planning stratégique
12:46de l'agence Satchi & Satchi,
12:47intervenant formateur dans ce programme
12:49de l'Académie des nouveaux récits.
12:50Allez, en quelques mots, rapide,
12:52parce qu'il y a beaucoup de choses à dire,
12:53AD Éducation, présentez-nous ce groupe.
12:57Oui, donc le groupe AD Éducation
12:58est un groupe d'enseignement supérieur.
13:00On accueille à peu près 40 000 étudiants
13:02dans 23 écoles à travers l'Europe.
13:04Et on a un groupe qui est assez engagé
13:06sur ces questions de transition,
13:08car on mesure la responsabilité
13:10d'un groupe d'enseignement supérieur
13:12envers les générations futures.
13:13D'où l'initiative dont vous parliez.
13:15Oui, cette initiative des nouveaux récits.
13:19Peut-être avant de parler des nouveaux récits,
13:21ces enjeux environnementaux, sociétaux,
13:24comment ils sont traités, adressés ?
13:25Et depuis quand, peut-être ?
13:27On peut essayer de faire un peu d'histoire
13:28chez Satchi & Satchi.
13:30Alors, chez Satchi,
13:31ils sont adressés depuis un certain temps.
13:33Ils sont adressés surtout depuis
13:35qu'on a fait la Convention des entreprises
13:36pour le climat, la toute première.
13:38Donc, il y a quatre ans.
13:39Ça nous a amené quand même
13:40à pas mal nous interroger
13:41sur le modèle économique de l'agence.
13:44Et le modèle économique d'une agence,
13:45c'est très simple.
13:46Il y a des clients d'un côté,
13:47il y a des talents de l'autre.
13:48Donc, on traite les clients d'un côté,
13:51les talents de l'autre.
13:52Et on essaie de faire en sorte
13:53qu'ils soient au maximum sensibilisés
13:56sur ces problématiques.
13:58Dans une agence, ça va être le scope 3,
14:00la capacité à faire évoluer ses clients, j'imagine ?
14:03Alors, c'est l'ensemble des scopes.
14:05Mais effectivement,
14:06quand on s'interroge sur le modèle d'impact
14:09des agences de communication,
14:11on est amené assez vite à se dire
14:13qu'il y a un impact direct,
14:14il y a un impact indirect
14:15et il y a un impact systémique.
14:17Donc, l'impact direct,
14:18c'est lié à la production,
14:19à tout ce qui est généré
14:21comme impact spécifique.
14:24Et puis après, il y a de l'indirect
14:26et après du systémique.
14:28Et donc, plus on va vers le systémique,
14:29plus on est sur des notions sociétales
14:31liées aux récits, liées aux imaginaires.
14:34C'est de ça dont on va parler, je pense.
14:35Et aux modèles économiques, d'ailleurs.
14:36Parce que c'est intéressant de voir
14:37que c'est encore plus facile
14:38d'avoir des nouveaux récits qui fonctionnent
14:40quand ils sont alignés
14:41avec les modèles économiques, évidemment.
14:43Alors, pourquoi vous vous êtes dit
14:44qu'il faut créer une académie
14:45des nouveaux récits ?
14:46Racontez-nous.
14:47Quand on réfléchit à la responsabilité
14:48de l'enseignement supérieur,
14:50on réfléchit à l'impact qu'on a
14:51et notre impact, il est beaucoup
14:52sur les étudiants,
14:53les étudiants qui, demain,
14:54seront des professionnels.
14:55Et c'est en réfléchissant
14:56à cette responsabilité-là
14:57et à la suite de la Convention
15:00d'entreprises pour le climat,
15:01qu'on a lancé cette initiative
15:03de former nos enseignants
15:06à ces problématiques
15:07pour qu'ils puissent eux-mêmes
15:07avoir un impact sur les étudiants.
15:09Qu'est-ce qu'on trouve dans cette formation ?
15:10On a trouvé d'abord,
15:13pour cette initiative,
15:14des partenaires qui nous ont accompagnés,
15:16Publicis, notamment,
15:17la CEC et puis Climax.
15:20Et on a réfléchi ensemble
15:21à comment on pouvait avoir
15:21le maximum de poids,
15:24de quoi avait besoin
15:24la communauté éducative,
15:26enseignante et plus large.
15:27Et donc, on a mis en place
15:29ce programme de formation,
15:32de réflexion, d'échange aussi
15:34autour de ces problématiques
15:35de transition
15:38pour donner à montrer
15:39l'importance de ces nouveaux récits,
15:41mais donner aussi des cas concrets
15:42de ce que pourrait être
15:43le monde à venir,
15:44donner des clés de lecture
15:47à nos enseignants d'abord
15:48et puis, pour demain,
15:50à nos étudiants,
15:51mais de créer quelque part
15:52une nouvelle façon
15:54d'enseigner,
15:55quels que soient les métiers,
15:57dans les métiers créatifs,
15:58dans les métiers du design,
16:00mais aussi dans les métiers
16:01plus largement du management,
16:02de l'ingénierie,
16:03comment on donne
16:04de la matière aux enseignants
16:06qui puissent après porter
16:07ces messages
16:11auprès des étudiants.
16:12On va évidemment détailler tout ça.
16:14Vous allez être ou vous êtes déjà,
16:16je ne sais pas,
16:16intervenant formateur.
16:18Olivier Bayou,
16:19ça consiste en quoi ?
16:20Alors, les interventions,
16:22c'est ce qu'on a appelé
16:23des masterclass.
16:24Donc, c'est des interventions
16:25d'une heure environ,
16:26avec ensuite un moment
16:27d'échange avec le corps enseignant.
16:30L'idée, c'est d'aborder
16:31un certain nombre de sujets
16:32et surtout d'avoir capacité
16:35à engager un dialogue
16:36avec les enseignants
16:37et surtout les aider
16:38à avoir des éléments
16:40qui vont leur permettre
16:41de réinventer leurs cours
16:43ou de réinventer les caisses
16:44sur lesquelles ils vont travailler
16:45avec les étudiants.
16:48Donc, c'est vraiment faire en sorte
16:49que d'un côté,
16:51on accompagne les étudiants
16:53dans la maîtrise de ces enjeux,
16:56mais il faut aussi accompagner
16:58les enseignants
16:59et les intervenants externes
17:00pour qu'ensemble,
17:02ils fassent des choses.
17:03Il y a déjà eu
17:04des premières sessions
17:05qui se sont déroulées.
17:07Il y a un retour d'expérience
17:09que vous pouvez partager,
17:10peut-être Martin Couria ?
17:11Oui, donc là,
17:12on est en cours de programme.
17:14Il y a deux cinq sessions
17:15qui se sont tenues
17:16de ces masterclass
17:17avec des personnalités
17:19à la fois expertes
17:20et à la fois engagées
17:21sur ces sujets,
17:22que ce soit Yamina Saeb,
17:25qui est une des autrices du GIEC
17:26sur les questions climatiques,
17:28que ce soit David Collomb
17:29de Sciences Po
17:30sur les questions
17:31de désinformation,
17:32de manipulation des masses,
17:33que ce soit Olivier,
17:35qui est ici,
17:36qui est intervenu
17:36sur justement
17:37les batailles culturelles
17:39autour de ces récits.
17:41Ce sont des moments forts
17:43qui à la fois permettent
17:44de donner à comprendre,
17:46donner à lire
17:47encore une fois
17:48aux enseignants
17:48et puis à notre communauté
17:49au sens large,
17:51mais qui sont aussi
17:52des moments d'échange.
17:53Et il y a une grande session
17:53qui est laissée
17:54dans ces masterclass,
17:55aussi à ces échanges
17:56de manière très concrète
17:57de comment je peux appliquer ça
17:58dans mes enseignements,
17:59dans mes classes,
18:00comment je peux donner ça
18:01à comprendre aussi
18:02aux étudiants
18:03pour qu'après,
18:04ils puissent être
18:04des acteurs du changement.
18:07C'est-à-dire que nous,
18:07l'ambition qu'on se donne
18:08chez l'éducation,
18:09ce n'est pas de former
18:11des étudiants
18:11qui s'adaptent au monde
18:12ou même qui le comprennent,
18:14mais qu'ils comprennent
18:15qu'ils peuvent agir,
18:16qu'ils doivent agir
18:18pour changer le monde à venir
18:19et le transformer
18:20comme ils le souhaitent.
18:22Et c'est l'ambition
18:22qu'on a avec ce programme.
18:24Avec une difficulté,
18:25effectivement,
18:25on parlait de combat culturel,
18:26enfin, c'est un combat politique aussi.
18:29C'est-à-dire qu'on voit
18:29que ces enjeux de transition,
18:32de transformation environnementale,
18:34ils sont devenus,
18:35ils vont être au cœur,
18:36ils sont parfois
18:37dans certaines villes,
18:37au cœur de la campagne
18:39des municipales,
18:39ils vont être au cœur
18:40de la campagne présidentielle.
18:42Ils ont été au cœur
18:43des européennes
18:44ou de l'élection
18:44de Donald Trump
18:45aux États-Unis.
18:46C'est-à-dire que vous faites
18:47presque de la politique
18:48quand vous animez
18:48une formation comme ça.
18:50Alors, je ne sais pas
18:50si on fait de la politique
18:51au sens politicien du terme.
18:54Vous savez ce que disait
18:55Clémenceau
18:55à propos de la guerre.
18:57Il disait
18:57c'est trop important,
18:58c'est trop grave
18:58pour la laisser aux militaires.
19:00Donc, l'écologie,
19:01c'est pareil.
19:02Je pense que c'est trop grave
19:04et trop important
19:04pour la laisser
19:05à un parti politique
19:07ou à un groupe politique.
19:09Ceci dit,
19:11je pense que
19:12quand on parle
19:13de bataille culturelle,
19:14on parle aussi de culture.
19:17C'est-à-dire que
19:17moi, les exemples
19:19que j'aime donner,
19:19c'est quand le pianiste
19:22Patrick Scheder
19:22nous parle du combat
19:27des peintres de Barbizon
19:28pour préserver
19:30la forêt de Fontainebleau,
19:31en faire le premier espace
19:32protégé naturel au monde.
19:34Combat dans lequel
19:35Georges Sand
19:35a été également impliqué.
19:37Là, on parle
19:38de bataille culturelle
19:39et on va chercher
19:39des récits
19:40qui sont dans le passé,
19:41dont on peut être fier,
19:42qui ont existé
19:43avant même
19:44que le terme d'écologie existe.
19:46Donc, c'est intéressant aussi
19:48d'aller chercher
19:48ce genre de récits.
19:49Après, quand on est
19:50dans le flot
19:52de notre actualité
19:53de business,
19:55évidemment,
19:56des nouveaux récits
19:57publicitaires,
19:57il y en a,
19:58ils sont passionnants.
19:59Quand Renault
20:00fait la première pub
20:01pour voiture
20:02où les gens
20:03n'utilisent pas la voiture,
20:04on ne les voit jamais
20:04utiliser la voiture,
20:05ils sont sur le point
20:06de l'utiliser,
20:06ils ne l'utilisent pas.
20:08Là, on est dans
20:08un nouveau rapport
20:09à l'automobile,
20:10on est en train
20:10de faire la pédagogie
20:11de la désintoxication
20:14à l'automobile
20:14dans notre société.
20:16Ou quand, plus récemment,
20:18le loup d'Intermarché
20:20a fait un carton
20:21monumental
20:22à l'échelle planétaire,
20:23il raconte quelque chose
20:25de, on mange moins
20:26de viande
20:26et en même temps,
20:27on crée plus de liens
20:28avec les autres
20:28et ce n'est pas
20:30une écologie punitive
20:31ou une écologie
20:32où la sobriété
20:33deviendrait quelque chose
20:34de triste
20:35ou d'ennuyeux.
20:37Oui, effectivement.
20:37Mais quand vous dites
20:38désintoxication
20:39à l'automobile,
20:40il y a une partie
20:40de nos téléspectateurs
20:41ou téléspectatrices
20:42qui disent,
20:43bon, ok,
20:43je sais pour qui va voter
20:44celui-là.
20:45Vous voyez ce que je veux dire ?
20:45On est quand même
20:46aussi dans un combat politique
20:48parce qu'il y a
20:49certains camps
20:49qui font du retour
20:51de la bagnole
20:52un argument là
20:54aux municipales
20:55et pas dans les plus
20:55petites villes de France.
20:56Bref, on ne va pas
20:57rentrer dans le débat
20:57des municipales
20:58mais je veux bien
20:58que vous réagissiez à ça.
21:01Oui, nous c'est vrai
21:03que notre métier
21:03c'est plutôt de l'éducation
21:04et de la formation
21:05et donc on a appliqué
21:06dans ce programme
21:08des outils pédagogiques,
21:09de progression pédagogique,
21:11de compréhension,
21:13de modalité.
21:13Donc on est vraiment
21:14dans une logique
21:15de données à comprendre
21:18d'enseignement.
21:19Après,
21:19les étudiants,
21:21les enseignants
21:21prendront leur responsabilité
21:23en tant que citoyens
21:24mais on a appliqué
21:25et c'est ça aussi
21:26la valeur ajoutée
21:27qu'amène Adé
21:28dans cette initiative,
21:30la rigueur
21:31et la méthodologie
21:31pédagogique
21:32et pas idéologique
21:33dans cette affaire.
21:35Vous vous appuyez
21:35sur des cas d'école ?
21:37Parce que si,
21:39alors moi je suis
21:39le premier convaincu
21:40et je pense
21:41qu'on a notre part
21:42dans la difficulté
21:45collective
21:45à rendre ces enjeux
21:48justement
21:49les plus acceptables
21:51possibles de tous
21:52et que ça ne soit pas
21:52devenu un point
21:54de crispation
21:55ou de fracture politique.
21:56Bref,
21:56et donc je pense
21:57que les médias
21:57ont leur part de responsabilité.
21:58Mais c'est vrai
21:59que la question
21:59de l'acceptabilité
22:00elle est au cœur.
22:01Est-ce que vous prenez
22:02des cas d'école ?
22:03Je ne sais pas,
22:03moi je vais être,
22:04ça va être un cliché.
22:05Un projet d'éolienne
22:08rejeté par la population,
22:09comment on peut faire
22:10en sorte qu'il soit
22:11accepté avec un nouveau récit ?
22:13Par exemple,
22:13est-ce que vous allez
22:13à ce point de détail ?
22:14Nous ce qu'on cherche
22:15à faire avec cette gamine
22:17c'est de lancer
22:17un mouvement.
22:18Donc ça commence
22:19par la sensibilisation
22:21de la formation
22:23et puis de pouvoir
22:24constituer justement
22:26ce réceptacle
22:27pour des cas concrets
22:28d'entreprises
22:29et on appelle
22:29les entreprises
22:30à pouvoir partager
22:31des cas concrets
22:32où les nouveaux récits
22:33ont été un acteur
22:34ou ont été un vecteur
22:36de transformation
22:36et de projet.
22:38Parce que nos enseignants
22:38c'est un peu ça
22:39quand on les interrogeait
22:40ils pouvaient être convaincus,
22:42ils pouvaient vouloir
22:43l'appliquer
22:44mais après ils disaient
22:44moi je dois faire
22:45un cours de 10 heures
22:46sur construire
22:49une campagne
22:49de publicité.
22:52Avant je m'appuyais
22:53sur les cornflakes
22:55et puis les voitures.
22:57Comment j'amène ça ?
22:59Avec quel exemple ?
23:00Quel cas concret ?
23:01Et donc on cherche
23:03avec l'académie
23:03des nouveaux récits
23:03au-delà de ces masterclass
23:05qui sont le début
23:05à aussi recueillir
23:07des cas concrets
23:08que les enseignants
23:09demain et les formateurs
23:10pourront réutiliser
23:11pour aussi justement
23:13rendre ces éléments,
23:16l'importance
23:17de ces nouveaux récits
23:19très concrets
23:19aux yeux de leurs étudiants.
23:21C'est vrai que quand on prend
23:22les lunettes
23:24de regarder le monde
23:26à travers le prisme des récits,
23:27on voit qu'ils sont partout
23:28et qu'ils sont des choses
23:30qu'on a un peu ancrées
23:33culturellement
23:33et qu'il faut parfois
23:34déconstruire
23:34comme le disait Olivier.
23:35Mais d'ailleurs,
23:36nos récits,
23:37ils ont d'abord été basés
23:38sur la science.
23:40On va dire qu'ils étaient
23:40plutôt techniques
23:41pour faire accepter
23:43ces enjeux de transformation.
23:45D'ailleurs,
23:46vous dites plus,
23:46ou transition,
23:47vous dites métamorphose.
23:48J'ai vu que dans les mots
23:50que vous essayez d'employer,
23:51il y a le mot métamorphose.
23:52Mais pourquoi la science
23:53ne suffit pas ?
23:54La science ne suffit pas
23:55parce que notre cerveau
23:57est fait de telle façon
23:58que les arguments rationnels
24:01peuvent convaincre
24:02une partie de la population
24:03ou une partie de notre cerveau
24:04ou une partie de notre vie.
24:08Et même quand on est convaincu
24:09de quelque chose
24:10et qu'on est convaincu
24:10par des arguments rationnels,
24:12le passage à l'action,
24:13le passage à l'acte,
24:14le changement de comportement,
24:15lui, il est déterminé
24:16par d'autres dimensions aussi.
24:18Par des dimensions émotionnelles,
24:19par des dimensions liées
24:21au modèle social,
24:22à la pression sociale
24:23qui peut s'exercer.
24:25Et l'idée,
24:26c'est aussi, à mon avis,
24:28plus de chercher
24:29des récits qui rassemblent
24:32plus que des récits qui clivent.
24:34Alors en publicité,
24:35parfois, on aime bien cliver
24:37parce que ça permet
24:38d'aller chercher
24:39des éléments
24:40plus durs créativement.
24:42Mais pour autant,
24:44les grands récits
24:45qu'on doit réussir à installer,
24:46c'est des récits
24:48qui sont des récits rassembleurs.
24:50C'est des récits
24:51qui rassemblent les gens.
24:53Dernier mot
24:53sur ces formations.
24:55Est-ce que ça amène
24:56forcément Martin Coria
24:58à questionner
24:59nos modèles économiques ?
25:01Ça rejoint finalement
25:01la Convention des entreprises
25:02sur le climat
25:03avec des entreprises
25:03qui disent
25:04« Ok, mon modèle économique,
25:05c'est ça.
25:05Je fais une feuille de route.
25:06Peut-être que je vais le faire évoluer. »
25:07Est-ce qu'on doit aller jusque-là ?
25:09Après, je pense que les acteurs économiques
25:11prendront leur responsabilité.
25:13Nous, ce qu'on essaie
25:13de leur faire comprendre
25:14et ce qu'on a compris, nous,
25:15dans le cadre
25:16de la Convention des entreprises
25:17pour le climat,
25:17c'est l'intérêt
25:19et l'importance
25:20de ce qu'on appelle
25:21l'économie régénérative.
25:22Et quelque part,
25:23par cette initiative
25:25portée conjointement,
25:26on cherche
25:27de définir
25:28l'éducation régénérative
25:29l'éducation
25:30qui a un impact positif
25:32qui rend plus
25:32en termes
25:34de changement
25:35dans la société
25:35que ce qu'il prend.
25:37Et c'est l'ambition
25:38de ce programme
25:39qui est encore à ses débuts
25:40mais qui va se développer
25:41avec une plateforme,
25:43avec peut-être
25:43d'autres,
25:44une diffusion plus large
25:45au-delà même
25:46d'Adéducation.
25:47Merci beaucoup
25:47à tous les deux
25:48et à bientôt
25:49sur BeSmart for Change.
25:50On passe tout de suite
25:51au grand entretien
25:52de notre émission.
25:58Prêt pour l'impact,
25:59c'est la question
25:59que je pose
26:00chaque jour
26:00à une personnalité
26:01qui compte.
26:02Dans notre économie,
26:03je reçois aujourd'hui
26:04Tristan Rodriguez.
26:05Bonjour.
26:05Bonjour Thomas Hugues.
26:06Bienvenue.
26:06Vous êtes le président d'Horus,
26:07vice-président du groupe
26:08Kramer qui a été fondé
26:10en 1981
26:11par votre papa,
26:12votre père,
26:13Manuel Rodriguez
26:14à Etain.
26:15Groupe qui réunit
26:15trois maisons
26:16au Kramer Robinettri,
26:17Horus
26:17et la Jurassienne
26:19de céramique française.
26:20Alors,
26:20ces trois maisons
26:21avec chacune des spécificités
26:23bien marquées,
26:24c'est ça ?
26:24Oui, tout à fait.
26:25Alors,
26:25pour contextualiser,
26:26effectivement,
26:27on parle plutôt
26:28de déploiement
26:29commerciale
26:30où nous avons
26:30trois divisions
26:31au sein du groupe
26:31Kramer aujourd'hui.
26:33La première,
26:34c'est la division historique
26:35du groupe Kramer,
26:36c'est de fabriquer
26:36des MDD,
26:37ce qu'on appelle
26:37les marques de distributeurs.
26:39Nous accompagnons
26:40depuis la création
26:41de l'entreprise
26:42les plus grands groupes
26:42de distribution,
26:43je pense notamment
26:45à des Saint-Gobain,
26:46Tereva,
26:48voilà,
26:48tous ces grands noms
26:49de la distribution française.
26:50Donc ça,
26:50c'est la première division.
26:52La deuxième,
26:52c'est sous marque propre.
26:54Donc,
26:54nous avons une première marque
26:55qui s'appelle Kramer.
26:55Vous vous retrouvez
26:57effectivement dans les grands masins,
26:58grandes enseignes
26:59de bricolage
27:00que nous connaissons tous.
27:01Et ensuite,
27:02Aurus,
27:02effectivement,
27:02qui est plutôt
27:03notre pôle luxe
27:04d'excellence,
27:05la bêtise d'entreprise
27:06du patrimoine vivant
27:06et qui exporte
27:09énormément aussi
27:09à l'international.
27:10Tout ça renforcé
27:11par des sites
27:12de fabrication.
27:13Donc,
27:13un est un dans la Meuse
27:14qui est le site historique
27:15de Kramer.
27:16Ensuite,
27:17un deuxième à Barre
27:18qui est en Alsace.
27:20Le troisième,
27:21donc,
27:21qui a fait beaucoup
27:22parler de nous,
27:22c'est la jurassienne
27:23de céramique
27:23ex-Jacob de Laffont.
27:25Alors,
27:25j'insiste sur le fait
27:25que nous n'avons pas
27:26racheter la marque
27:26mais le site de fabrication.
27:28Et également,
27:29nous avons un site
27:29de fabrication en Italie,
27:31donc au lac d'Orta.
27:31Donc,
27:32voilà un petit peu
27:33la sphère Kramer.
27:34C'est aujourd'hui
27:36200 personnes,
27:37nous serons 260
27:37à la fin de l'année
27:39pour 50 millions d'euros
27:40de chiffre d'affaires
27:40et des objectifs,
27:41effectivement.
27:42Oui,
27:42on va regarder
27:43quelques chiffres.
27:44Donc,
27:44création de 1980,
27:47250 salariés prévus,
27:48chiffre d'affaires
27:482025,
27:4936 millions d'euros
27:50avec un objectif
27:51de 50 millions d'euros
27:52pour l'exercice
27:532026-2027.
27:56Il y a le site
27:58le plus ancien,
27:59il date de quand ?
27:59Alors,
28:00c'est le site
28:00de la jurassienne
28:01de céramique,
28:01justement,
28:02qui date de 1899.
28:03Alors,
28:04c'est ça qui m'intéresse,
28:05c'est-à-dire comment on...
28:06C'est quand même un défi
28:07de reprendre un site industriel
28:09aussi ancien
28:10pour une entreprise.
28:10Bien sûr,
28:11ancien et à la fois
28:11terriblement moderne,
28:13terriblement humain.
28:14Je pense qu'aujourd'hui,
28:14ce n'est pas vous
28:15qui allez me contredire,
28:16qu'on a terriblement besoin
28:17aussi de valeurs humaines.
28:18Et alors,
28:19ce site,
28:20il faut savoir
28:20que c'est à cet endroit précis
28:22qu'a été inventée
28:24la salle de bain moderne,
28:25comme on l'utilise
28:26vous et moi aujourd'hui,
28:27par deux hommes visionnaires,
28:29qui étaient
28:29Émile Jacob
28:30et Maurice Delafont,
28:31et qui ont inventé
28:33cette salle de bain moderne.
28:34Je n'aurai pas
28:34l'outre-cudence
28:35de vous dire
28:35de penser à nous
28:36la prochaine fois
28:37que vous serez sous la douche,
28:37mais c'est comme ça
28:39et c'est sur cet endroit.
28:40Pourquoi pas ?
28:41C'est à cet endroit
28:41qu'on a inventé
28:42la salle de bain moderne.
28:43Donc,
28:43c'est aussi
28:44quand on a appris
28:45en 2021
28:46la fermeture hypothétique
28:47forcément est annoncée
28:48de ce site,
28:49c'est un petit peu
28:50comme si je vous annonçais
28:51qu'on fermait l'Olympia.
28:52Ce n'est pas
28:52la haute technologie,
28:53mais c'est chargé d'histoire.
28:55Et donc,
28:55quand vous vous sentez
28:57investir une mission
28:58en quelque sorte,
28:58alors il y a évidemment
28:59un objectif de business,
29:01enfin voilà,
29:02vous êtes un groupe,
29:03vous faites du business,
29:04vous faites des bénéfices
29:05et c'est normal,
29:06mais est-ce qu'il y a aussi
29:07une mission
29:07quand on parle
29:08d'industrialisation,
29:10de réindustrialisation
29:10ou au contraire
29:11de lutte contre
29:12la désindustrialisation
29:14d'un territoire ?
29:14Vous avez ressenti ça ?
29:15Oui,
29:16ressenti,
29:16enfin je dis,
29:17c'est d'abord,
29:18ça fait partie même
29:19de notre ADN,
29:20on se prétend être,
29:21en tout cas c'est notre devoir
29:22de à la fois préserver
29:25ces savoir-faire français,
29:26les transmettre
29:27et les faire rayonner.
29:28Donc forcément,
29:28quand on apprend
29:29la fermeture de ce site,
29:31effectivement,
29:31vous avez tout à fait raison,
29:32il y a une dimension business
29:33puisque ça nous permettait
29:34à la fois d'étendre
29:35notre offre produit,
29:36d'acquérir une nouvelle compétence,
29:38ce qui était très intéressant,
29:39et aussi de ne pas laisser partir
29:41le savoir-faire.
29:41Parce que vous le savez,
29:42un savoir-faire qui disparaît
29:44sur notre territoire,
29:44disparaît à tout jamais.
29:46Et aujourd'hui,
29:46c'est le dernier site
29:47de fabrication de céramique
29:48et de porcelaine
29:50à taille industrielle
29:53sur la salle de bain
29:53qui existe
29:54et qui est capable de faire
29:55tout ce qu'on est capable
29:56de faire sur ce site.
29:57Donc effectivement,
29:58investi d'une mission,
30:00certes,
30:00et surtout un combat
30:02contre cette désindustrialisation
30:04sur laquelle on entend
30:05beaucoup parler
30:06depuis de nombreuses années
30:08et qui s'est amorcée maintenant
30:09il y a plus de 30 ans.
30:10Cet objectif de 50 millions d'euros,
30:12il est évidemment ambitieux.
30:14Comment vous comptez l'atteindre ?
30:15En fait,
30:15il est déjà atteint
30:16par les contrats
30:17qui sont signés
30:17à l'heure où je vous parle.
30:18Donc les 50 millions
30:19sont déjà annoncés
30:20pour cette année.
30:22Appuyés,
30:22et quand on parle
30:23de relance de ce site
30:25et de manière générale
30:26dans le groupe,
30:26on a été appuyés
30:27par deux partenaires historiques,
30:29je les ai cités tout à l'heure,
30:30Saint-Gobain et Tereva.
30:31Parce que quand on reprend ce site,
30:33il faut bien comprendre
30:33de manière générale
30:35que nous ne reprenons pas la marque,
30:38nous ne reprenons que
30:38le site de fabrication.
30:39Donc c'est un peu
30:40en mode start-up.
30:41Start-up de 80 000 mètres carrés
30:42avec à l'époque
30:43il y avait 150 000.
30:44Sur un site vieux de 130 ans.
30:46Effectivement.
30:47Donc voilà,
30:48on casse un peu les codes,
30:49un peu disruptif.
30:50Mais pour que le pari
30:52ne soit pas totalement fou,
30:53parce qu'il l'est déjà de base.
30:54Donc vous aviez la garantie
30:55de commande et de chiffre d'affaires.
30:58Tout à fait.
30:58En tout cas,
30:59d'un engagement fort
31:01de la part de nos partenaires.
31:03Et aujourd'hui,
31:03c'est le troisième exercice,
31:05on est déjà dans une accélération
31:07de nos différents sites.
31:09Puisque,
31:09pour vous donner quelques chiffres,
31:11aujourd'hui,
31:11sur la partie robinetterie,
31:12c'est 650 000 robinets
31:13qui se sont produits
31:15aujourd'hui en France.
31:15Et sur la partie céramique,
31:17c'est 150 000.
31:18Donc vous voyez,
31:19il y a une progression.
31:19Quand on regarde les chiffres,
31:21l'évolution de nos activités,
31:22effectivement,
31:22il y a une progression
31:23qui s'amorce aujourd'hui
31:24sur nos différentes activités.
31:25Vous dites le confort
31:26fabrique des opinions.
31:27L'engagement forge des hommes.
31:29J'ai choisi le second.
31:30Même lorsqu'il coûte l'engagement.
31:31Alors,
31:31on va parler d'engagement
31:32et notamment de stratégie RSE,
31:35d'engagement en la matière.
31:37Mais pour vous,
31:38ça signifie quoi,
31:39ce terme d'engagement ?
31:41L'engagement,
31:42je pense que ce n'est pas juste un...
31:44On est beaucoup
31:45dans une actualité de posture.
31:47Je dirais beaucoup de discours.
31:48L'engagement porté
31:50par les chefs d'entreprise
31:50et par tous les acteurs
31:51du tissu industriel français,
31:54c'est aussi
31:54prendre conscience
31:55qu'on est dans un écosystème.
31:57Il faut tisser cet écosystème.
31:59Il faut,
31:59je dirais,
32:01jouer collectif.
32:02Il y a une notion de territoire
32:03puisqu'il n'y a pas d'industrie pour moi.
32:05Il n'y a pas de réindustrialisation
32:06sans parler de territoire.
32:07Donc,
32:07un engagement,
32:07c'est à la fois
32:08au travers de ses propres sociétés,
32:10de ses propres savoir-faire,
32:11mais aussi sortir un peu
32:13des murs de nos usines
32:14et tisser des relations,
32:16tisser des complémentarités.
32:17On pourra parler,
32:18je ne sais pas si on en parlera,
32:20mais des actions
32:21qu'on est capable de mener
32:22avec le label EPV,
32:23avec le réseau Excellence,
32:24etc.
32:25Et donc,
32:25cette communauté d'entrepreneurs
32:27nous permet effectivement
32:29aussi de pouvoir,
32:30de pouvoir,
32:31comment dirais-je,
32:32œuvrer à un engagement,
32:33je dirais,
32:34quasi patriotique
32:35de réindustrialisation
32:36de la France.
32:37On va en parler,
32:38EPV Entreprises
32:39du patrimoine vivant,
32:40évidemment,
32:40ce sera l'un des chapitres
32:41de notre entretien,
32:43avec notamment
32:43cette palme d'or
32:44du Comité de France
32:45que Horus a obtenue.
32:47Vous allez recevoir
32:48le mois prochain,
32:49au mois de mars,
32:49mais je reste d'abord
32:50sur cette stratégie RSE
32:53et peut-être sur le E
32:53d'environnement.
32:55Comment on fait baisser
32:56le bilan,
32:57le bilan carbone
32:58d'une entreprise,
32:59d'un groupe comme le vôtre ?
33:00Alors, je crois qu'il n'y a
33:00pas plus RSE
33:01qu'un produit français,
33:02déjà, d'une part.
33:03C'est un bon début, oui.
33:04Je pars toujours du principe
33:05que, paradoxalement,
33:07il nous faut beaucoup de volume
33:09également sur la France.
33:10Ce n'est pas dissociable
33:10d'avoir du volume en France,
33:12de fabriquer du Made in France
33:13et du volume
33:13qui nous amène également
33:15sur l'excellence.
33:15Donc, je pense que d'avoir
33:16une complémentarité,
33:17une stratégie produit,
33:18un panel produit assez large
33:19avec forcément une logique
33:21de prix aussi concordante
33:23à cela,
33:23nous permet de plus en plus
33:24de créer, on va dire,
33:25des produits en France
33:26dans nos usines,
33:27ce qui permet,
33:28irrémédiablement,
33:28de faire baisser
33:29le bilan carbone
33:30et la RSE,
33:31de manière générale,
33:32la responsabilité sociétale
33:33de l'entreprise
33:34qui est engagée.
33:35Ça, c'est un point de départ.
33:35Mais est-ce qu'on va rentrer
33:37un peu dans le détail ?
33:37Il y a le choix des matériaux,
33:39il y a le choix de logistique,
33:40par exemple,
33:41je ne sais pas,
33:42de sourcing de l'électricité,
33:44je ne sais pas si vous avez
33:45des fours,
33:46comment ils sont alimentés,
33:47enfin bon.
33:47Bien sûr.
33:48Toutes ces questions-là,
33:48je veux bien qu'on prenne
33:49un peu de temps
33:49pour les creuser ensemble.
33:51Par exemple,
33:52sur les choix des matériaux,
33:54on peut parler de robinetterie,
33:55on peut parler de la douche,
33:58est-ce qu'il y a des matériaux
33:59plus impactants que d'autres
34:01et est-ce que vous vous êtes dit
34:02tiens,
34:02on va essayer de mettre l'accent
34:03sur ceux qui ont
34:04le moins d'impact carbone,
34:06le moins d'impact environnemental ?
34:07C'est aussi de l'évolution
34:08puisqu'aujourd'hui,
34:09pour donner le cas concret
34:10d'un robinet,
34:10fabriqué en laiton.
34:12Aujourd'hui,
34:12il y a de nouvelles normes
34:14qui évoluent,
34:15le laiton évolue,
34:15la composition du laiton évolue,
34:17donc on répond aux normes
34:18les plus exigeantes,
34:19européennes,
34:19françaises,
34:20européennes également
34:20et donc mondial également.
34:22Donc ça,
34:23c'est une première part
34:24et il y a aussi,
34:25si on reprend la céramique,
34:26je vais vous donner
34:27quelque chose d'incroyable,
34:28c'est qu'il faut savoir
34:29que tous les produits céramiques
34:30que nous fabriquons aujourd'hui
34:31sont composés en moyenne
34:32de 7 à 10 % de rebuts.
34:34Je vous explique,
34:35c'est que quand un produit céramique
34:37passe les différentes étapes
34:39de fabrication
34:39et que nous constatons
34:40avec nos équipes
34:41qu'il ne répond pas
34:42à nos standards de qualité,
34:44il passe donc en rebuts,
34:45il sera ensuite broyé
34:46et il réintègre
34:48le processus de fabrication.
34:49Donc tout ça pour vous dire
34:50qu'il y a déjà
34:51des processus mis en place,
34:52on fait déjà de la RSE,
34:54alors la RSE c'est beaucoup plus large
34:55que juste,
34:56il y a tout un tas de sujets.
34:57Il y a une dimension sociétale
34:58qui est majeure,
34:59mais je dirais
35:00qu'il y a une évolution
35:01et de l'innovation
35:02de manière générale
35:03des choses déjà existantes,
35:05donc sur les matériaux
35:05que ce soit le laiton,
35:07les cartouches
35:08qui composent également
35:08la robinetterie
35:10où nous faisons
35:10des économies d'eau
35:11et de gaz,
35:12d'énergie de manière générale
35:14substantielle
35:14et bien évidemment aussi
35:16sur l'exemple
35:16de la céramique
35:17que je viens de citer,
35:17mais il y en a plein.
35:19La logistique par exemple,
35:21alors là aussi
35:22j'imagine que vous avez
35:22une flotte de véhicules,
35:24est-ce que vous êtes en train
35:25de l'électrifier ou pas
35:26parce que c'est compliqué ?
35:27On n'a pas de flotte de véhicules
35:29là proprement parlant,
35:29on utilise des transporteurs
35:31locaux,
35:32enfin nationaux,
35:33par contre c'est vrai
35:34que la force d'être un groupe
35:35c'est qu'on est capable
35:36d'unifier
35:38et d'unifier
35:39on va dire
35:40notre support logistique.
35:41Nous avons une plateforme
35:41logistique commune,
35:43nous avons un ERP commun,
35:44donc tous nos sites
35:45cohabitent,
35:45enfin travaillent ensemble
35:48et communiquent ensemble
35:49et nous permettent effectivement
35:50d'optimiser aussi
35:52nos délais de livraison,
35:53notre service,
35:54notre logistique
35:55et tout ce qui va avec,
35:56tout ce qu'on vient d'évoquer.
35:57Dans votre bilan carbone,
35:59qu'est-ce qui pèse le plus lourd ?
36:00La consommation énergétique
36:02par exemple ?
36:02Oui,
36:03alors en plus,
36:04pour parler d'énergie,
36:06si on parle de gaz
36:06ou d'énergie,
36:08vous n'êtes pas sans savoir
36:09que la Russie a envahi l'Ukraine,
36:11mais en sortie de négociations
36:13quand nous reprenons le site
36:14de la juridicienne de céramique
36:15en 2021,
36:17la guerre en Ukraine éclate,
36:19on budgétise dans notre BP,
36:20dans notre business plan
36:21qui est respecté,
36:23mais avec une année de retard,
36:23vous allez comprendre pourquoi,
36:25on budgétise 400 000 euros
36:26de dépenses énergétiques,
36:27de gaz et d'électricité,
36:29la guerre en Ukraine explose,
36:31patatras,
36:31on passe à 4 millions,
36:32donc on n'est plus du tout,
36:33si vous voulez,
36:34dans les...
36:36Fois 10.
36:37Fois 10,
36:37rien que ça.
36:38Donc qu'est-ce qu'on fait ?
36:39Ça permet,
36:40alors soit on panique,
36:41et on s'est dit,
36:41bon allez,
36:42c'est terminé,
36:43donc là on s'est mis en PLS,
36:44ça nous a permis,
36:44je dirais,
36:45de développer énormément de produits,
36:46alors on a brûlé
36:47beaucoup de trésorerie aussi,
36:48il faut reconnaître,
36:49puisque vous produisez,
36:50enfin vous développez,
36:51vous ne produisez pas,
36:52donc vous ne vendez pas,
36:52il n'y a pas d'argent
36:53qui rentre dans la société,
36:55par contre ça a été,
36:56quand je parlais justement tout à l'heure
36:58de mentalité start-up,
37:00ça a été un formidable moyen
37:01de travailler justement
37:02sur les économies d'énergie,
37:05auparavant on chauffait
37:06tout le cycle de 80 millilitres carrés,
37:07ou pas,
37:08donc désormais maintenant
37:09nous avons des boucles de chauffage
37:10dans chaque département,
37:11etc.,
37:12donc ça nous a permis aussi
37:12de prendre conscience,
37:13je trouve,
37:14dans ce contexte actuel
37:16qu'il fallait faire des économies,
37:17il fallait être beaucoup plus responsable
37:18aussi sur les façons
37:19d'utiliser cette énergie.
37:21Alors vous avez commencé
37:22à évoquer la question
37:24des produits
37:25près du haut de gamme
37:26ou pas,
37:27il y a une tradition
37:29dans cette émission,
37:30c'est que l'invité
37:32du Grand Entretien
37:32pose une question
37:33à l'invité de la semaine suivante,
37:35à votre place
37:35il y avait le président de Camif
37:36la semaine dernière,
37:37Julien Chavroux,
37:39qui est très sensible
37:40à cette question-là,
37:41il ne faut pas que
37:42les industries françaises
37:44se concentrent uniquement
37:46sur le haut de gamme,
37:47écoutons-le.
37:48Bonjour Tristan,
37:49j'ai avec un grand plaisir
37:52constaté que votre groupe
37:54répondait aussi bien
37:55à la MDD,
37:57à l'accessibilité
37:58du Bédine France
37:58sur des revenus moyens
38:01qu'à l'international
38:02à prémiumisation
38:03et aux produits
38:03très haut de gamme,
38:04pensez-vous qu'en France
38:06il y a suffisamment
38:07d'industriels et de fabricants
38:08ouverts
38:09à pouvoir
38:11servir aussi bien
38:12le milieu de gamme
38:13que le haut de gamme
38:14et il n'y a-t-il pas
38:15de temps en temps
38:16une prémiumisation
38:17à tout crin
38:18qui nous empêche
38:19de faire basculer
38:20les volumes.
38:21Alors effectivement
38:22c'est très intéressant
38:23parce qu'il y a les deux
38:25dans le groupe Kramer.
38:27Au russe
38:27on est plutôt
38:28dans du haut de gamme
38:29c'est ça ?
38:30Et en même temps
38:31vous vous adressez
38:32à tous les consommateurs ?
38:34Oui c'est ça
38:35et je pense qu'il ne faut pas
38:36opposer les deux
38:36et les deux sont complémentaires.
38:38C'est possible
38:38dans un groupe industriel
38:39de faire les deux ?
38:39Bien sûr, tout à fait
38:40et on en est la preuve vivante
38:42et j'aime beaucoup
38:43cette question
38:43et je remercie
38:46cette personne
38:47Julien
38:47pour cette excellente question
38:49mais c'est vrai
38:50qu'il y a une tendance
38:51à la prémiumisation
38:51des produits
38:52qui sont un peu
38:53si on pense en fait
38:54que la montée en gamme
38:55est une valeur refuge
38:56on se trompe complètement.
38:57Je pense qu'il faut avoir
38:59la possibilité
39:00notamment si on se focalise
39:01sur le marché français
39:02il faut avoir la possibilité
39:03de proposer des produits
39:03on ne sera jamais
39:04sur du premier prix
39:05d'import etc
39:06ce n'est pas possible
39:07et on n'y arrivera pas
39:08par contre
39:09d'avoir une vraie valeur ajoutée
39:10qui différencie nos produits
39:11à des prix compétitifs
39:13ça c'est complètement faisable
39:14c'est ce que nous faisons
39:15avec nos départements MDD
39:16mais j'ai envie de dire aussi
39:17sous la marque Kramer
39:18puisque comme je vous le disais
39:20précédemment
39:20nous sommes également distribués
39:21dans des grandes enseignes
39:22de bricolage
39:23fréquentées par tous les français
39:25que nous connaissons tous
39:26et donc en concurrence
39:27avec des produits
39:28qui viennent d'ailleurs
39:29et qui sont beaucoup moins chers
39:30bien sûr
39:30mais qu'est-ce qu'on met en face
39:32parce que
39:32est-ce que c'est juste
39:33l'argument made in France
39:34je sais que ce n'est pas l'actualité
39:36mais je ne suis pas un ayatollah
39:38du made in France
39:38si vous voulez
39:39il ne faut pas tomber non plus
39:40dans un dogmatisme patent
39:41et pathologique
39:42qui serait en fait de dire
39:44parce que c'est français
39:44c'est merveilleux
39:45non il faut qu'il y ait
39:46une vraie valeur ajoutée
39:47et que le client
39:48se retrouve bien évidemment
39:49sur le prix
39:49et ce qui vous permet
39:51effectivement d'avoir
39:52ces volumes
39:52de rentabiliser vos sites
39:53de fabrication
39:54avoir de l'emploi
39:55sur le territoire
39:56et derrière
39:57ça vous permet de monter
39:58en gamme
39:58sur des produits
39:59qui sont effectivement
40:00à beaucoup plus forte valeur ajoutée
40:01et non pas juste
40:02pour le discours
40:03quand on prend le cas d'Aurus
40:04c'est aussi la porte ouverte
40:06à l'international
40:06parce que
40:07qu'est-ce que vous vendez
40:08chez Aurus ?
40:09c'est de la robinetterie
40:09et de la céramique
40:10mais haut de gamme
40:11haut de gamme
40:12en fait
40:12tout l'ensemble du groupe
40:13est impacté aujourd'hui
40:14par les deux savoir-faire
40:15robinetterie et céramique
40:15donc l'ensemble
40:17du déploiement commercial
40:18nous vendons à la fois
40:19de la robinetterie
40:19et de la céramique
40:20et là c'est plutôt
40:21un marché international
40:22pour Aurus ?
40:22oui et de plus en plus
40:24ça a représenté
40:25il y a encore
40:26il y a encore
40:27350% du chiffre d'affaires
40:28d'Aurus
40:30l'international
40:30représente uniquement
40:31aujourd'hui
40:32pour le moment
40:3210% du groupe
40:33du chiffre d'affaires
40:34du groupe
40:34mais pour Aurus
40:35c'est 50%
40:36et aujourd'hui
40:36ça a même tendance
40:37à monter à 60%
40:38voire 70%
40:38on a des perspectives
40:39à 70%
40:40pas parce qu'on fait
40:41moins en France
40:41mais parce qu'on fait
40:42beaucoup plus à l'international
40:43il faut prendre conscience
40:44aussi que le marché français
40:45c'est que 2,5%
40:46du marché mondial
40:47donc on est présent
40:48aux Etats-Unis
40:49vous nous retrouvez en Asie
40:50également en Europe
40:50et effectivement
40:51c'est une caisse de résonance
40:52incroyable pour la société
40:54Aurus
40:54mais également
40:55bien évidemment
40:55pour le groupe
40:56le marché américain
40:57justement
40:57il est stratégique
41:00pour le groupe
41:01pour l'internationalisation
41:02du groupe
41:03Kramer aujourd'hui
41:04oui tout à fait
41:05porté bien évidemment
41:06par Aurus
41:06c'est uniquement Aurus
41:08qui porte le projet export
41:09aujourd'hui
41:10pour le moment
41:10au sein du groupe Kramer
41:11les Etats-Unis
41:12sont notre priorité
41:13une fois qu'on passe
41:15les actualités
41:15Donald Trump
41:16et tout ce discours
41:17je vais vous poser
41:18une question là-dessus
41:19parce que
41:19est-ce qu'il faut adapter
41:20son discours d'entreprise
41:22quand on est
41:24sur le marché américain
41:25aujourd'hui
41:25c'est-à-dire
41:26est-ce que
41:26ce dont on parlait
41:27sur par exemple
41:29les actions environnementales
41:30ou sociétales
41:31par exemple
41:32d'internation
41:32de diversité
41:33est-ce que
41:34vous en parlez
41:35un peu moins
41:36sur le marché américain
41:37écoutez
41:37j'en reviens
41:38pour tout vous dire
41:39j'y étais il y a une semaine
41:40j'étais à Manhattan
41:41il y a une semaine
41:42pour voir les clients
41:42et qui me disent tous
41:44en fait
41:45de manière générale
41:46ce qu'on entend
41:46dans le tissu économique
41:47américain
41:48aujourd'hui
41:48c'est un embarras
41:49écoutez on est embarrassé
41:50parce que ça devient
41:51un peu malaisant
41:52cette actualité
41:53il y a du pour
41:53il y a des choses
41:55très positives
41:55sur le mandat
41:56Trump
41:56il ne faut pas non plus
41:57tomber dans un
41:58uniquement le caractère
42:00commentateur
42:01mais il y a aussi
42:02des choses
42:02qui ne sont pas
42:04très intéressantes
42:05et qui ne font pas
42:06élever le débat
42:06donc effectivement
42:08nous on adapte
42:09notre discours
42:09non pas
42:10c'est aussi
42:10on adapte des produits
42:12si on arrive
42:12avec une autre offre
42:13une offre spécifique
42:14pour le marché américain
42:15avec un discours
42:16pour le marché américain
42:18mais non
42:19je n'enlève pas
42:21et je suis fier
42:21de ne pas enlever
42:22ce discours
42:23effectivement
42:23RSE
42:24écologique
42:25français
42:26alors bien que
42:27le Made in France
42:27soit beaucoup associé
42:29au luxe
42:29aux Etats-Unis
42:31mais je crois
42:32que c'est aussi
42:33quand nous partons
42:34comme ça à l'étranger
42:35nous sommes aussi
42:35les ambassadeurs
42:36de notre pays
42:36de nos valeurs
42:37et également
42:38des engagements
42:39que nous prenons
42:39sur nos territoires
42:40alors on va
42:41parler de cette
42:42palme d'or
42:43du comité de France
42:44donc c'est Horus
42:45qui la reçoit
42:45le mois prochain
42:47c'est quoi
42:48déjà le comité de France
42:49c'est quoi
42:50c'est la valorisation
42:51justement
42:52de la préservation
42:53des artisanats
42:54de quoi on parle
42:55alors le comité de France
42:56c'est directement rattaché
42:57au Sénat
42:58donc c'est une figure
42:59enfin une institution étatique
43:00qui s'est donnée pour mission
43:02de mettre en valeur
43:02et en lumière
43:03je dirais
43:03les savoir-faire
43:05exceptionnels
43:06selon leurs termes
43:06de la nation
43:07la palme d'or
43:09c'est
43:09j'utilise encore une fois
43:10les termes du comité de France
43:11c'est la légion d'honneur
43:13des entreprises
43:13donc c'est extrêmement valorisant
43:15il ne faut absolument pas
43:16candidater pour y aller
43:17c'est eux qui viennent
43:17vous chercher
43:18clairement
43:18pour ça
43:19et bien
43:20quand on reçoit
43:23quand on apprend
43:23que nous allons recevoir
43:25cette palme d'or
43:26je dis
43:27c'est super
43:28et c'est super
43:29pour l'histoire du groupe
43:30pour l'histoire
43:31pour les générations
43:32effectivement
43:32qui nous ont précédées
43:33et puis pour tous ceux
43:34qui se lèvent
43:34chaque matin
43:36pour faire rayonner
43:37justement ce savoir-faire français
43:38donc voilà ce que c'est
43:39la palme d'or
43:40et on a la chance
43:41qu'elle sera remise
43:42par ce que j'apprécie
43:43énormément
43:44et qui s'implique
43:46également dans le réseau EPV
43:48c'est d'ailleurs
43:48le créateur du label EPV
43:50il faut le savoir
43:50donc Jean-Pierre Raffarin
43:51entreprise du patrimoine vivant
43:52entreprise du patrimoine vivant
43:53et donc
43:54c'est vraiment
43:56intéressant
43:56parce que
43:57vous êtes au cœur
43:58de cet enjeu
43:59qui consiste à
44:00concilier
44:01l'industrie
44:02l'industrialisation
44:03et une forme
44:05d'artisanat
44:06voire d'artisanat
44:08haut de gamme
44:09oui tout à fait
44:10ça peut sembler
44:11contradictoire
44:12vous voyez ce que je veux dire
44:13alors que pas du tout
44:13c'est tellement complémentaire
44:15et c'est vraiment
44:15si on doit résumer
44:16le groupe Kramer
44:17c'est cette rencontre
44:17entre la puissance industrielle
44:20et l'artisanat
44:21et ça
44:21je pense que
44:23c'est directement relié
44:25et
44:26il n'y a pas de luxe
44:27enfin il n'y aurait pas
44:27Horus sans Kramer
44:28sans le groupe Kramer
44:29de manière générale
44:30c'est ça qu'il faut comprendre
44:31c'est pas
44:31c'est pas opposable
44:32mais au contraire
44:33c'est extrêmement complémentaire
44:35oui
44:36oui mais alors
44:37l'artisanat
44:37il est par définition
44:39il prend plus de temps
44:41et donc
44:42il va peut-être
44:42plus difficilement
44:43s'insérer
44:44dans une chaîne industrielle
44:45je veux juste comprendre
44:45comment ça marche
44:46et bien pas du tout
44:47je vous invite
44:48je serais ravi
44:48de vous avoir
44:49sur un différent site
44:50à l'occasion
44:51pour que vous compreniez
44:51mais effectivement
44:52si je vous donne
44:53l'exemple de la jurassienne
44:54vous avez
44:55vous allez passer
44:56vous allez avoir
44:57un kilomètre de long
44:58en large à traverser
44:58pour comprendre
44:59et voir tout le processus
45:00industriel
45:01alors vous allez voir
45:02effectivement du volume
45:03des machines
45:04et quand vous faites
45:05le pas de côté
45:06vous avez nos ateliers
45:08des ateliers
45:09un petit peu plus confidentiels
45:10dans lesquels
45:10nous dépêchons
45:11des équipes
45:11des experts
45:12sur des projets
45:13plus haut de gamme
45:14plus qu'ils prennent
45:15où on a besoin de temps
45:16actuellement
45:17nous développons une collection
45:18avec Horus
45:19avec Jean-Michel Villemotte
45:20très grand architecte français
45:22bien évidemment
45:23qu'on n'utilise pas
45:24les mêmes processus
45:25et les mêmes méthodes
45:26que pour la division industrielle
45:29il faut prendre du temps
45:30il faut se tromper
45:31il faut pousser
45:33je dirais
45:34les savoir-faire
45:34de nos collaborateurs
45:36au maximum
45:37et c'est ça
45:38qui est challengeant
45:38mais c'est absolument
45:39pas dissociable
45:41l'un ne va pas
45:42sans l'autre
45:42mais la gamme de prix
45:44c'est entre
45:46un produit de base
45:47qu'on va
45:48voilà
45:48un robinet par exemple
45:50et puis le très haut de gamme
45:51je ne sais pas
45:52si vous pouvez répondre
45:52à la question
45:53mais ça va de
45:55c'est du fois
45:56je ne sais pas
45:56du fois 20
45:57du fois 30
45:57c'est quoi la gamme de prix
45:59c'est du
45:59enfin
46:00si on prenait l'exemple
46:02allez on va partir
46:02d'un produit
46:03grand public
46:04que vous allez retrouver
46:05dans une grande enseigne
46:05de bricolage
46:06sous la marque Kramer
46:07admettons
46:07ou MDD
46:08on peut le faire aussi
46:09ça va être entre
46:10si on parle sur un robinet
46:12on va partir entre
46:14150
46:15et on va monter
46:16jusqu'à 200 euros
46:16on peut même descendre
46:17même un petit peu
46:17à 120 euros
46:18allez on va dire
46:18120-200
46:20et effectivement
46:21sur les projets
46:21très très très haut de gamme
46:23si
46:23parce que chaque pièce
46:24est montée à la main
46:25polie à la main
46:25traitée à la main
46:27avec un service aussi différent
46:28parce qu'on parle beaucoup
46:29du produit
46:29mais on ne parle pas
46:30aussi du service
46:30ce qui est aussi
46:31indissociable
46:32du monde du luxe
46:33on peut monter
46:34sur des produits
46:35à 2 000
46:353 000 euros
46:364 000
46:36et on a même des demandes
46:38ça va dépendre des matériaux
46:39aussi évidemment
46:40tout à fait
46:40et là la facture
46:42peut monter
46:42encore beaucoup plus haut
46:44cette labellisation
46:45entreprise
46:46du patrimoine vivant
46:47qu'est-ce qu'elle représente
46:48pour un groupe
46:49comme le vôtre ?
46:50une immense fierté
46:51je suis moi-même
46:52beaucoup impliqué
46:53au sein du label EPV
46:54puisque j'ai la chance
46:55d'être aux côtés
46:56de mon ami Tristan De Vitte
46:57qui est président
46:58des entreprises du patrimoine vivant
46:59du réseau Excellence EPV
47:01exactement
47:02et je dirais que c'est
47:04quand vous découvrez
47:05un petit peu
47:05ce que c'est le label EPV
47:06pour vous donner juste
47:07quelques chiffres
47:07et contextualiser
47:08c'est 1 400 entreprises
47:09aujourd'hui
47:0914 milliards d'euros
47:11de chiffre d'affaires
47:1169 000 emplois
47:12et une présence
47:14dans tous les territoires
47:14donc il y a une présidence
47:15par région
47:16c'est quand même
47:16enfin une présidence
47:17c'est un bureau par région
47:18c'est un vrai maillage territorial
47:19un vrai maillage territorial
47:21et le label EPV
47:22donc c'est le seul label d'état
47:24qui est décerné
47:26au travers du gouvernement
47:27au travers des préfets de région
47:30et qui vient mettre en lumière
47:31tous les savoir-faire rares
47:32de la nation
47:33si je vous cite quelques maisons
47:35Ébacara
47:36Hermès
47:37alors là c'est tout de suite
47:38des grands noms
47:39mais vous avez aussi
47:39des petits ateliers formidables
47:41je pense à des gens
47:41comme les Éteins de Lyon
47:43enfin bref
47:44je pourrais en citer énormément
47:46et qui permettent
47:47je dirais à la fois
47:48de faire union
47:49de faire une équipe
47:49un petit peu
47:50de l'excellence française
47:51pour nous c'est extrêmement valorisant
47:52puisqu'on a aujourd'hui
47:54deux sites
47:55qui sont labellisés EPV
47:56on a le site Abar
47:57qui est le site historique
47:58de la robinetrio russe
47:59et depuis peu
48:00le site de la jurassienne de Saramique
48:01qui est labellisé EPV
48:02c'est aussi une case de résonance
48:03incroyable à l'international
48:04et on l'utilise énormément
48:06c'est une source de crédibilité
48:07Est-ce que c'est un bouclier ?
48:09Est-ce que ça peut
48:13justifier une protection de l'État ?
48:15Vous voyez ce que je veux dire ?
48:16Est-ce que vous sentez
48:17que ces entreprises-là
48:18parce que justement
48:19vous êtes porteur
48:20d'une histoire
48:21d'un patrimoine
48:22de savoir-faire
48:23d'artisanat
48:24ça amènera
48:26l'État
48:26ou même les collectivités locales
48:27une région
48:28un département
48:28de se dire
48:29cette entreprise-là
48:30il faut encore plus l'aider
48:31ou la sauver
48:32on ne le souhaite à personne
48:33en cas de difficulté
48:34De plus en plus
48:34de plus en plus
48:35et c'est pour ça
48:36c'est le rôle aussi
48:37de l'association nationale
48:37parce qu'une fois que vous êtes
48:38labellisé EPV
48:39la vie du label EPV
48:40est pilotée par le réseau
48:42excellence des entreprises
48:42du patrimoine vivant
48:43et c'est clairement
48:44la mission qui a été fixée
48:45par la DGEU
48:46par Bercy
48:47par l'État
48:47de à la fois
48:49identifier ces entreprises
48:50de les accompagner
48:51enfin de les fédérer
48:52déjà d'une part
48:52de les accompagner
48:53de les faire rayonner
48:54donc effectivement
48:54il y a un vrai rôle
48:55de protection
48:56mais je ne dirais pas
48:57un bouclier
48:57mais plutôt un porte-étendard
48:59un porte-drapeau
49:00parce qu'on en est très fiers
49:01vous voyez
49:01quand vous allez à l'international
49:02j'ai encore une fois
49:03pas mal voyagé ces derniers temps
49:05quand vous parlez du label EPV
49:06qu'est-ce que c'est
49:07et en fait
49:07quand vous décrivez
49:08quand vous commencez à l'expliquer
49:08c'est incroyable
49:09et quand vous voyez
49:10surtout les sociétés
49:11qui sont derrière
49:11c'est tout de suite
49:13un marqueur de crédibilité
49:14et surtout d'excellence
49:15donc c'est un étendard
49:16mais c'est peut-être aussi
49:17une responsabilité
49:18bien sûr
49:18c'est surtout une responsabilité
49:19notamment on en revient
49:20à la politique RSE
49:22dont on parlait tout à l'heure
49:23tout à fait
49:23et je pense que
49:25il faut absolument
49:26prendre conscience
49:27que ces savoir-faire
49:27sont avant tout un héritage
49:29c'est pas une guerre d'égo
49:30je pense que
49:31on a aussi
49:32en tant que chef d'entreprise
49:33en tant qu'entreprise labellisée
49:34le devoir
49:35de faire perdurer
49:36ces savoir-faire
49:37le savoir-faire de la céramique
49:38pour bien sûr cramère
49:40je l'ai acquis
49:41enfin il m'a été transmis
49:42et donc on est
49:43je dis souvent
49:44des passeurs
49:44de flambeaux
49:45et c'est à nous aussi
49:47de nous adapter
49:48au monde actuel
49:49et de pouvoir l'inscrire aussi
49:51dans une certaine temporalité
49:52pour qu'il perdure
49:53et bien c'est exactement
49:53la même chose
49:54pour l'ensemble des savoir-faire
49:55qu'on est en train de citer
49:56mais c'est une vraie responsabilité
49:57avec aussi une responsabilité
49:59alors ça rejoint
50:00les enjeux environnementaux
50:02dont on parlait tout à l'heure
50:04notamment sur
50:06la consommation énergétique
50:07vous en avez raconté
50:08ce qui s'est passé
50:10après la guerre en Ukraine
50:11après l'invasion de l'Ukraine
50:12par la Russie
50:13mais vos fours
50:15ils carburent à quoi
50:15et est-ce que vous pourriez
50:16par exemple les électrifier
50:17je pense à ça
50:18parce qu'on a eu l'actualité
50:19cette semaine
50:20d'ArcelorMittal
50:20qui annonçait
50:21l'électrification d'un four
50:23pour les prochaines années
50:24et c'est un des enjeux
50:26d'électrifier le plus possible
50:28nos usages
50:29pour décarboner
50:30notamment notre industrie
50:31est-ce que ça fait partie
50:32de votre réflexion ?
50:33bien sûr
50:33mais tout ça ne se fait pas
50:34du jour au lendemain
50:34il y a une transition
50:35et pour ça
50:36il faut accompagner
50:37les entreprises
50:37j'ai eu un débat
50:38assez houleux
50:39avec certains fournisseurs
50:40d'énergie
50:41des dirigeants
50:42de ces compagnies
50:43pour dire
50:44attendez-en
50:45de quoi on parle ?
50:46la compétitivité
50:47des entreprises
50:47aujourd'hui
50:48c'est primordial
50:49baissez-nous
50:50en France
50:50on peut parler
50:51d'électricité
50:51on pourrait avoir
50:52l'électricité
50:53la moins chère
50:53de toute la zone euro
50:54mais ce n'est pas le cas
50:55pourquoi ?
50:56le gaz
50:57il se passe
50:58ce qui se passe
50:59et en fait
50:59on n'est pas du tout
51:00compétitif
51:01par rapport
51:01dans la guerre économique
51:03qui est aujourd'hui
51:04mondialisée
51:05donc c'est déjà
51:06amorcer cette transition
51:07énergétique
51:08pas avec des discours
51:08mais avec des choses
51:09concrètes pour les entrepreneurs
51:10qui nous permettent
51:11effectivement d'arriver
51:12sur des solutions
51:12qui sont d'ores et déjà
51:13identifiées
51:14on parle d'hydrogène
51:15on parle d'électricité
51:17on parle
51:17il y a plein de technologies
51:18ou de nouveaux matériaux
51:19qu'on pourrait utiliser
51:20à partir d'eux
51:22qui nous permettraient
51:22mais pour ça
51:23il faut déjà
51:24nous laisser respirer
51:25vous voyez ce que je veux dire ?
51:26c'est surtout l'enjeu aujourd'hui
51:28garantissez-nous
51:29des prix à long terme
51:30qui soient les plus bas possibles
51:31merci beaucoup
51:32Tristan Rodrigues
51:33et à bientôt
51:34sur Be Smart for Change
51:35tout de suite
51:36notre rubrique consacrée
51:37aux startups
51:38éco-responsables
51:45Smart Ideas
51:46c'est notre rubrique
51:47startup et innovation
51:48la bonne idée du jour
51:49elle est signée
51:50Mathieu Rochard
51:51bonjour
51:51bonjour Thomas
51:52bienvenue
51:52vous êtes cofondateur
51:53des G2 Symphonics
51:54je l'ai créé en 2022
51:55avec Xavier Clabeau
51:57et avec quelle idée ?
51:58c'est quoi Symphonics ?
51:59en fait on est parti
51:59de l'idée de départ
52:00pour intégrer
52:01de l'électricité renouvelable
52:03et notamment
52:03de la production solaire
52:04et éolienne
52:05qui sont soumises
52:06à des aléas météo
52:08ça allait entraîner
52:09des difficultés
52:09de sécurisation du réseau
52:11parce que c'est parfois compliqué
52:12quand il y a un nuage
52:13ou quand il y a un petit peu
52:14moins de vent que prévu
52:15et une plus grande volatilité
52:17sur les marchés de l'énergie
52:19et donc pour capter
52:20cette valeur
52:21et cette volatilité
52:22et puis continuer aussi
52:23à intégrer du renouvelable
52:24on a créé en fait
52:26une plateforme
52:27qui permet en fait
52:28de gérer en temps réel
52:29des actifs de production
52:31de stockage
52:32et de consommation
52:33et ainsi
52:34de leur donner
52:34de donner en fait
52:35la meilleure valeur
52:36possible aux électrons
52:37d'accord
52:38donc c'est un pilotage
52:41intelligent de l'électricité
52:42c'est-à-dire
52:42de la production
52:44ou de l'approvisionnement électrique
52:46c'est ça ?
52:46alors c'est deux choses
52:47on est un acteur intégré
52:48c'est-à-dire qu'effectivement
52:49on a une plateforme
52:50qui permet de gérer
52:51et d'être connecté
52:52avec des actifs
52:53400 000 actifs
52:54de production
52:55de stockage
52:56et de consommation
52:56mais aussi
52:57on a toutes les licences
52:58de trading
52:58donc on est un acteur
52:59qui va jusqu'à
53:00non seulement
53:01faire la programmation
53:04de ses équipements
53:04mais il leur donne
53:05une valeur
53:06puisque nous sommes
53:07directement connectés
53:08à l'ensemble
53:08des marchés de l'énergie
53:09des marchés aussi
53:11RTE
53:11des marchés de réserve
53:12donc pour sécuriser
53:13l'approvisionnement
53:15et donc du coup
53:16on est un acteur
53:17qui fait la plateforme
53:17et qui fait aussi
53:18la valorisation
53:19directement des électrons
53:20Qui sont nos clients ?
53:21Nos clients sont à la fois
53:22des producteurs solaires
53:24pour lesquels
53:25quand il y a trop
53:25d'électricité dans le réseau
53:28le réseau électrique
53:29va demander
53:30de couper
53:31des centrales
53:32et c'est ce qu'on fait
53:32au travers de notre plateforme
53:33on va avoir des gens
53:35qui sont aussi
53:35titulaires de parcs
53:36de stockage
53:38parce que le stockage
53:39peut rendre
53:40justement ce service
53:41de décaler
53:42de la consommation
53:42au moment où le réseau
53:44peut la supporter
53:46et puis on a aussi
53:47des consommateurs
53:48c'est la singularité
53:49de notre positionnement
53:50c'est qu'en fait
53:51on a trois offres
53:51on achète des électrons
53:53à des gens
53:53qui en produisent
53:54on gère le moment
53:57d'intégration
53:57de ces électrons
53:58sur le réseau
53:59et puis on est aussi
54:00fournisseur d'énergie
54:00donc on a aussi
54:01des clients
54:01pour lesquels
54:02on vend de l'électricité
54:03Alors il y a
54:04une dimension business
54:05on l'a bien compris
54:06mais c'est aussi
54:10stratégiquement important
54:10c'est-à-dire que
54:12l'une des difficultés
54:13des énergies renouvelables
54:15dont on parle
54:15notamment du solaire
54:16c'est son intermittence
54:18sa difficulté
54:19à s'intégrer
54:19au réseau
54:21on a vu
54:21ce qui s'est passé
54:22en Espagne
54:22au Portugal
54:23le blackout
54:24on ne sait pas encore
54:25exactement
54:26si c'est lié
54:27aux énergies renouvelables
54:28mais il y a quand même
54:29une question qui se pose
54:30vous jouez ce rôle-là
54:31aussi
54:33de fluidification
54:35du réseau électrique
54:36On joue
54:37tout à fait
54:38ce rôle-là
54:38l'idée c'est de pouvoir
54:40intégrer les énergies
54:41renouvelables
54:41et l'idée c'est aussi
54:42de ne pas avoir
54:43un plafond de verre
54:44sur ces énergies renouvelables
54:45donc la question
54:46d'aujourd'hui
54:47elle est déjà
54:47de rendre un service
54:49au réseau
54:50pour faire que
54:50ce qui s'est passé
54:51en Espagne
54:52au Portugal
54:53même en République Tchèque
54:54il y a eu des épisodes
54:54de tension
54:55même en France
54:56on n'est pas du tout
54:56dans une situation critique
54:58mais il y a parfois
54:59des épisodes
54:59où le réseau
55:00approche de sa capacité
55:02La critique faite
55:03par ceux qui
55:04sont plutôt hostiles
55:05à ces énergies renouvelables
55:07c'est de dire
55:07c'est pas pilotable
55:08Exactement
55:08et en fait
55:09c'est pilotable
55:10en tout cas
55:10tout ce qui est renouvelable
55:12on peut l'arrêter
55:13au moment où
55:14il y a trop d'énergie
55:15une batterie
55:16justement
55:16va venir
55:18lisser les pointes
55:19de consommation
55:19et donc
55:20grande ce service
55:21d'équilibrage
55:21et puis le dernier point
55:23c'est que
55:24justement pour éviter
55:25ce plafond de verre
55:26des énergies renouvelables
55:26en disant
55:27c'est 30%
55:28du mix en puissance
55:29il faut justement
55:30que le renouvelable
55:32aille avec des solutions
55:33d'intégration
55:34du renouvelable
55:35dans le réseau
55:35c'est typiquement
55:36ce qu'on cherche
55:37à résoudre
55:37c'est non pas
55:38s'arrêter
55:39à l'état actuel
55:40du mix renouvelable
55:41mais poursuivre
55:41la décarbonation
55:43poursuivre la souveraineté
55:44et puis poursuivre
55:45une énergie
55:46qui est à bas coût
55:47pour les consommateurs français
55:50la loi de programmation
55:51pluriannuelle
55:52enfin c'est pas une loi
55:52le décret
55:53programmation pluriannuelle
55:54de l'énergie
55:55est en train de tomber
55:56il est sorti hier
55:57enfin
55:57ça fait 3 ans
55:58qu'on l'attend
55:59bon
56:00vous l'analysez comment
56:02finalement
56:03ce n'est pas le moratoire
56:05sur notamment
56:06l'éolien
56:06que certains réclament
56:07donc vous dites
56:08il est équilibré
56:10elle est équilibrée
56:10alors déjà
56:11le premier point
56:12c'est qu'il existe
56:13et du coup
56:14d'avoir un texte
56:15c'est donner de la visibilité
56:17à une filière
56:17donc après
56:18chacun peut débattre
56:19en fonction de ses intérêts
56:20du contenu du texte
56:22déjà on peut se réjouir
56:23qu'il y a un cadre
56:24qui va permettre
56:25de programmer
56:26aux entreprises
56:27et aux différentes filières
56:28de s'organiser
56:29s'agissant
56:30nous on travaille
56:31surtout dans les filières
56:31de production
56:32donc éolien
56:33et surtout solaire
56:35je crois qu'aujourd'hui
56:37on n'a pas à commenter
56:38forcément
56:38en tant que producteur solaire
56:40ce qui peut être fait
56:41mais simplement
56:42il y a un cadre défini
56:43de 48 gigawatts
56:44qui permet quand même
56:45d'aller
56:45de continuer à travailler
56:47le développement
56:48d'installation solaire
56:50et de se projeter
56:50dans l'avenir
56:50merci beaucoup
56:51Mathieu Rochard
56:52bon vent à Symphonix
56:53voilà fin de ce Smart Impact
56:54à demain
56:55salut
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