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  • il y a 2 jours
Lundi 19 janvier 2026, retrouvez Guillaume TAUVERON (Directeur du Développement et de la Communication, Planète Urgence), Florian Ripper (cofondateur et Directeur Général, StudHelp), Karine Dachary (directrice générale adjointe, Foncière INEA) et Gauthier Laviron (Fondateur, Gryp) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Et voici le sommaire, c'est Karine Dachari, la directrice générale adjointe de la foncière INEA,
00:20qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes pour décortiquer les enjeux du green building,
00:26comment accélérer la transition bas carbone du secteur du bâtiment.
00:31Mais d'abord, je reçois Guillaume Tauvron, directeur du développement et de la communication de Planète Urgence.
00:36On parlera notamment de congés solidaires des salariés qui, pendant leurs vacances, partent en mission écologique ou humanitaire.
00:42Notre Zoom, il portera sur la précarité étudiante, notamment alimentaire.
00:47Plus d'un étudiant sur trois déclare avoir déjà sauté un repas pour raisons financières.
00:52Et puis, dans notre rubrique start-up et innovation, je vous présentais Grip,
00:56qui reproduit des pièces auto rares pour les collectionneurs de voitures anciennes.
01:01Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de ce Smart Impact, c'est Guillaume Tauvron. Bonjour.
01:14Bonjour.
01:14Bienvenue, vous êtes le directeur du développement et de la communication de Planète Urgence.
01:19Je veux bien que vous nous la présentiez.
01:20Avec grand plaisir.
01:22Merci de nous inviter, en tout cas.
01:24Alors, Planète Urgence, c'est une ONG internationale de préservation et de restauration des forêts.
01:29Alors, pourquoi les forêts ?
01:30C'est parce que, finalement, si on réfléchit, la première chose quand on veut lutter contre le changement climatique,
01:37l'érosion de la biodiversité, finalement, c'est de préserver ces écosystèmes clés
01:41qui sont les réacteurs du vivant, en fait, de la planète.
01:43Planter les arbres.
01:44Notamment, conserver ceux qui restent, également.
01:47Et puis, surtout, essayer de comprendre pourquoi est-ce qu'on les a coupés à la base.
01:51Et c'est vraiment la raison d'être de Planète Urgence,
01:55renforcer les femmes et les hommes pour préserver les forêts et la biodiversité.
02:00Concrètement, ce qu'on va faire, c'est que dans les grands bassins forestiers mondiaux,
02:04bassins amazoniens, bassins du Congo, bassins borne au Mekong indonésien,
02:08on va créer des projets de territoire qu'on va co-développer avec des associations locales
02:14qui vont, concrètement, essayer de préserver et de restaurer les forêts qui ont été dégradées
02:20et qui sont vraiment au cœur de la subsistance de ces communautés locales.
02:25Et on va travailler avec ces communautés, justement, pour essayer d'inverser...
02:30Oui, la dimension humaine, elle est majeure dans l'action de...
02:34Elle est fondamentale.
02:35Si on veut travailler sur l'environnement, il faut travailler sur l'humain.
02:38Et c'est vraiment ce qu'on va faire à travers du développement économique local.
02:42On va parler agroforesterie, on va parler agroécologie.
02:45Et on va faire également pas mal de sensibilisation à l'environnement.
02:49L'objectif, c'est vraiment de créer un territoire résilient
02:52qui va inverser ses causes, qui va travailler sur les effets et les causes de la déforestation.
02:57Est-ce que vous menez des actions aussi en Europe ou en France ?
03:00Ou est-ce que vous vous dites, finalement, on n'a pas besoin de nous en Europe ?
03:04Alors, donc, non, nous, on se focalise vraiment sur...
03:08On a d'ailleurs beaucoup travaillé sur l'objectivation de, finalement,
03:12où est-ce qu'il faut travailler en priorité.
03:13On a dégagé trois grands critères.
03:16Les fronts mondiaux de déforestation,
03:19les points chauds de biodiversité,
03:21les fameux upspots de biodiversité,
03:23là où la biodiversité est la plus dense, remarquable, unique.
03:27Et où donc il faut particulièrement la préserver.
03:29Exactement.
03:30Et les zones de vulnérabilité humaine.
03:31Les vulnérabilités économiques, certes,
03:34mais aussi les vulnérabilités au changement climatique.
03:36Si on croise tous ces critères, finalement, ça nous donne les zones tropicales.
03:40En France, il faut agir.
03:41En Europe, il faut agir.
03:42La forêt, d'ailleurs, on aurait bien besoin.
03:45Néanmoins, si on prend pour base la priorité d'agir,
03:49c'est vraiment dans ces zones qu'il faut le faire.
03:52Avec un dispositif qui est quand même central dans votre action,
03:56c'est le dispositif de congé solidaire.
04:00Alors, on imagine bien en entendant les mots de quoi on parle,
04:03mais comment ça marche ?
04:04Alors, effectivement, c'est un des leviers qu'on va activer
04:07pour agir sur ces territoires.
04:10Donc, Planète Urgence, c'est 110 personnes dans le monde
04:12qui sont interconnectées avec ces communautés,
04:16avec ces associations locales.
04:18Et donc, ce qu'on va faire, c'est qu'on va travailler avec elles
04:20pour monter ces projets.
04:21On va agir grâce à nos équipes.
04:26Mais là où on va intervenir de façon peut-être un peu plus fine
04:30et créer un pont entre les deux mondes,
04:32que sont l'entreprise et le milieu associatif,
04:35c'est qu'on va renforcer les capacités de ces associations
04:39par de l'expertise qu'on va aller chercher en entreprise.
04:43Et donc, c'est là où on va créer un pont entre ces deux mondes.
04:46Et le congé solidaire, c'est un dispositif
04:47de volontariat international en entreprise
04:51qu'on va utiliser pour aller chercher des chefs de projet,
04:56aller chercher des commerciaux, des communicants,
04:59aller chercher des gestionnaires et des comptables, par exemple.
05:05Et l'objectif, c'est de renforcer les capacités
05:07de ces acteurs locaux qui agissent
05:09pour la préservation de l'environnement.
05:10Qui en a eu l'idée ?
05:12C'est Hervé Dubois, il y a 25 ans, qui a créé ce dispositif.
05:17Depuis, c'est 11 000 volontaires qui sont partis.
05:21Et c'est des impacts, en fait, à la fois pour les communautés,
05:26les associations locales, mais aussi et surtout pour les volontaires eux-mêmes.
05:30C'est une expérience transformative.
05:33Et pour les entreprises, puisqu'elles bénéficient justement de...
05:36Elles soutiennent, en fait, ce dispositif
05:38et elles impliquent leurs salariés dans cette solidarité internationale.
05:41Alors, qui choisit ?
05:42J'imagine, là, il y a des chefs d'entreprise, des cadres qui nous regardent
05:45et qui disent « Ok, ça m'intéresse, comment ça marche ? »
05:47Ce sont les associations locales que vous aidez,
05:49qui vous disent « On a-t-elle besoin ? »
05:51Comment vous faites interagir ?
05:53Comment vous créez ce pont ?
05:54Exactement.
05:55Alors, je dirais que nous, on est garant d'une logistique.
05:58Ok, évidemment, on travaille avec des grands groupes.
06:00Donc, la question de la sécurité, la question de la logistique,
06:03tout ça est extrêmement rodé.
06:04Je dirais que notre principal rôle, c'est d'assurer l'impact des missions.
06:09Donc, nous, on identifie les besoins locaux.
06:11On travaille avec ses partenaires, en fait, au jour le jour.
06:14Et donc, on sait quel est le programme de renforcement de capacité
06:17qu'on va mettre en place avec eux.
06:19Et les missions de congés solidaires vont s'inscrire dans ce programme.
06:22Et l'entreprise, qui va donc faire un partenariat avec Planète Urgence,
06:28va financer la mission,
06:32permettre la formation du volontaire avant de partir, c'est fondamental,
06:36travailler sur la posture,
06:39travailler, préparer la mission.
06:41C'est souvent une découverte pour le volontaire.
06:44Et surtout, assurer le suivi sur place et le suivi au retour.
06:49Ça dure combien de temps une mission moyenne de congés solidaires ?
06:52Ça dure deux semaines.
06:53C'est un minimum, d'une certaine façon ?
06:55C'est ça. En fait, depuis 25 ans, on a essayé beaucoup de formats.
06:59Finalement, ces deux semaines, c'est le format qui permet un impact local,
07:04qui est suffisamment long pour permettre un impact,
07:08et suffisamment court pour engager les salariés.
07:10Et donc, en fait, on a essayé différents formats.
07:12C'est le format qui fonctionne le mieux.
07:13Oui, parce que si on demande un mois,
07:14et peut-être que les gens sont un peu plus réticents,
07:16ça veut dire qu'on consacre toutes ces vacances,
07:18tous ces congés payés à partir sur une mission comme celle-là.
07:21Il y a plein de projets, mais il y en a un qui s'appelle le projet RACINE,
07:25qui est intéressant parce qu'il est presque un peu plus vaste que ce dont on parle là, c'est ça ?
07:31Il est très intéressant, le projet RACINE.
07:33C'est un acronyme, ça veut dire Renforcement des Acteurs Communautaires
07:36Investis pour la Nature et l'Environnement, RACINE.
07:39Il est intéressant parce que c'est un projet qui est financé par l'AFD,
07:45l'Agence Française de Développement,
07:46et qui va être renforcé par du congé solidaire.
07:52L'objectif, donc là on est au Cameroun,
07:55on a ciblé quatre acteurs qui sont au cœur de la préservation des mangroves,
08:02de l'environnement sur leur terrain.
08:03Mais il y a une réalité, en fait ça part d'un constat assez simple,
08:06c'est que ces acteurs locaux,
08:09ce sont ceux qui vont agir le plus efficacement,
08:13parce qu'ils connaissent la gouvernance locale,
08:16ils connaissent les usages coutumiers,
08:19ils connaissent la réalité et les enjeux du terrain.
08:22Donc ils ont finalement une intervention très fine.
08:25Par ailleurs, ils n'ont pas la structuration qu'on va attendre
08:28pour des grands projets ambitieux.
08:31Ils n'ont pas la capacité d'aller capter des financements
08:34pour mener à bien leur mission.
08:38Et donc le projet Racine,
08:39c'est finalement un incubateur de ces associations.
08:43Et on va travailler avec nos équipes,
08:47avec une association sœur de Planète Urgence qui s'appelle Pulse.
08:50Et enfin, grâce aux capacités et aux expertises des entreprises,
08:54pour finalement faire de ces quatre associations,
08:57et c'est un début, on va étendre,
08:59les futurs championnes de la préservation de la nature dans leur pays.
09:03Je voudrais qu'on parle plus généralement du principe
09:08et puis peut-être des difficultés des associations aujourd'hui.
09:13L'année 2026, elle a été proclamée par les Nations Unies
09:16« Année internationale des volontaires pour le développement durable ».
09:19Quand on dit ça, on se dit « Super,
09:22il va y avoir énormément de subventions, de moyens, d'argent
09:25qui va déferler sur les associations comme vous,
09:27qui œuvrent à la préservation de la planète et au développement durable ».
09:31Oui ou non ?
09:31Alors, nous l'espérons.
09:35D'accord, réponse un peu diplomatique.
09:37Exactement.
09:38La réalité, on ne va pas se cacher,
09:41c'est qu'il y a une baisse globale de l'aide publique au développement.
09:45Ça se passe en France, ça se passe en Europe, ça se passe dans le monde.
09:50Il y a un effet Trump quand même ?
09:51Parce que quand il est arrivé, ça a été une de ses premières décisions de couper dans ses budgets.
09:54Exactement, il y a totalement un effet Trump.
09:56Alors d'ailleurs, je dirais que Trump en est un des révélateurs,
10:01mais la réalité, c'est que ce qui s'est passé aux États-Unis se passe également en Europe,
10:04dans peut-être des échelles, peut-être moindres,
10:08mais c'est la réalité.
10:09Pour donner un indicateur, l'aide publique au développement,
10:14si le projet de loi finance l'a abouti et que tout cela est validé,
10:19on va revenir au niveau de 2016 du volume de financement de cette solidarité internationale.
10:27Et pourtant, c'est quelque chose de fondamental dans un monde qui se tend.
10:32Je pense que la solidarité internationale est un des fers de lance qu'il faut vraiment soutenir.
10:37C'est vraiment un des bastions qui vont sécuriser nos populations.
10:42Je vais être très cynique, ce n'est pas seulement des bons sentiments,
10:44c'est aussi une façon de permettre aux populations de ces pays de vivre chez elles,
10:50de rester chez elles et de ne pas forcément venir en Europe.
10:53Vous voyez ce que je veux dire ?
10:54Exactement.
10:55On peut y voir beaucoup d'avantages, on peut y voir beaucoup d'intentions.
11:00La réalité, c'est qu'en fait, on n'a pas le choix.
11:02Si on ne se préoccupe pas de ces enjeux, ça va soit revenir vers nous,
11:08soit nous impacter demain et en fait, ça nous impacte déjà.
11:12Et donc, ça ne sert à rien de se replier sur soi-même.
11:15En fait, c'est des enjeux mondiaux et il faut qu'on les adresse collectivement.
11:18Est-ce que vous suivez, parce que vous nous dites que ça fait 25 ans,
11:22donc il y a quand même pas mal de recul,
11:24est-ce qu'il y a des sites dans lesquels on n'a plus besoin de vous ?
11:29Vous voyez ce que je veux dire ?
11:30C'est-à-dire qu'ils ont été, ok, c'est bon, on les a sauvés, on les a préservés
11:33et puis on passe à d'autres associations et d'autres sites.
11:35Ou alors, finalement, c'est un travail vraiment de très très longue haleine.
11:38Alors, c'est un travail de très longue haleine.
11:41On parle de 10 ans et plutôt de 25 ans, en fait, pour changer un territoire.
11:48Il faut savoir qu'une association comme Planète Urgence,
11:51dans tout projet, à l'initiative de ses projets,
11:53on a ce qu'on appelle une stratégie de sortie.
11:55Donc, ça veut dire qu'on anticipe le fait de se désengager de la zone
11:59parce que les structures qu'on aura accompagnées,
12:02le dynamisme territorial qu'on aura impulsé, fonctionnent.
12:07On a quelques succès sur des zones de résilience en Indonésie, à Madagascar.
12:13La réalité, c'est qu'effectivement, ça prend beaucoup de temps
12:15et on n'y est pas encore sur pas mal de zones.
12:19Mais par contre, on a des succès tangibles
12:21et des impacts réels et on n'est pas loin sur certaines zones.
12:25Un dernier mot, peut-être plus lié à la géopolitique, aux tensions.
12:30Je pense notamment à certains pays d'Afrique,
12:33certains pays du Sahel, dans lesquels la présence française a diminué.
12:38Est-ce qu'une association comme vous,
12:40alors vous n'êtes peut-être pas estampillé français,
12:42mais est-ce que vous souffrez parfois de ces tensions qui peuvent exister ?
12:47Ça nécessite beaucoup de finesse, en tout cas.
12:50La spécificité de Planète Urgence, c'est justement de renforcer,
12:54soutenir les structures locales.
12:56Nos équipes, on n'a pas un expatrié,
12:58ce sont que des équipes locales qui sont interconnectées
13:01avec le tissu associatif.
13:02Donc, en cela, on ne souffre pas
13:06de ce sentiment peut-être anti-français
13:10qu'on peut voir sur certaines zones.
13:11On a des confrères qui souffrent de ça,
13:15qui sont d'ailleurs désengagés de certaines zones.
13:17Voilà, ce n'est pas la réalité de Planète Urgence,
13:19parce que la façon de faire, la façon de travailler,
13:21finalement, va dans le bon sens.
13:23Merci beaucoup, Guillaume Tauvron,
13:25et à bientôt sur Be Smart for Change.
13:26On passe tout de suite au Zoom de notre émission.
13:29On va parler de précarité étudiante.
13:30C'est le Zoom de ce Smart Impact.
13:39On parle de précarité étudiante avec Florian Rippert.
13:43Bonjour.
13:43Bonjour.
13:44Bienvenue, vous êtes le cofondateur,
13:45le directeur général de Studelp.
13:47C'est une association que vous avez créée en 2021.
13:51Avec quelle idée, quelle mission principale pour Studelp ?
13:53Le concept de Studelp, finalement, sur le papier,
13:56paraît très simple.
13:57En fait, on est trois amis d'enfance
13:59à avoir créé le concept de Studelp
14:00en pleine sortie de confinement.
14:02On a tous les trois été marqués
14:03par les nombreuses files d'attente
14:04dans les distributions alimentaires
14:06qui étaient de plus en plus composées
14:07d'étudiants dans le besoin.
14:08Moi, à cette époque-là,
14:09je travaillais au sein d'écoles de commerce,
14:10donc j'étais au contact régulièrement d'étudiants.
14:13Et je me suis rendu compte
14:13que plein d'étudiants étaient dans le besoin,
14:15mais n'osaient pas forcément en parler,
14:16soit par honte, soit par timidité.
14:18Donc, on a été un peu dans l'action-réaction.
14:19On a décidé d'agir
14:20et de créer une plateforme de mise en relation
14:22entre ces étudiants d'un côté
14:24qui sont dans le besoin,
14:25qui nécessitaient de l'aide alimentaire,
14:26et en face, en fait,
14:27des gens comme vous, moi,
14:28des familles, des retraités
14:29qui avaient envie d'aider
14:30mais qui ne savaient pas trop comment le faire,
14:31qui voyaient justement
14:32toutes ces files d'attente
14:33et qui avaient envie d'aider.
14:34Et justement, on s'est dit
14:35pourquoi est-ce qu'on ne les mettrait pas en relation
14:36pour qu'ils puissent leur faire
14:37des paniers repas, justement,
14:38à hauteur de ce que chacun peut donner.
14:40Ça peut être 10 euros, 15 euros,
14:4130 euros par mois.
14:43Et en fait, c'est un peu une nouvelle forme de don
14:44puisque aujourd'hui,
14:46vous voulez aider une association
14:46d'aide alimentaire étudiante,
14:48vous allez faire un don financier à une association,
14:50vous allez faire du bénévolat
14:51au sein de l'association,
14:52ce qui est déjà très bien.
14:53Mais là, c'est un peu une nouvelle forme de don
14:54puisqu'on vous met en relation
14:55avec un étudiant
14:56qui est au plus proche de chez vous
14:57et vous allez pouvoir justement
14:59vous rendre compte de la réalité du terrain,
15:00mettre 30 euros ou 40 euros par mois
15:02et en fait, savoir où va cet argent concrètement.
15:05Et surtout, l'objectif de l'association,
15:07on s'en était pas forcément rendu compte au démarrage,
15:09c'est l'aide alimentaire qui est le point d'entrée,
15:11mais aussi de pouvoir créer du lien social
15:12entre l'étudiant et la personne qui va accompagner.
15:14On y reviendra là-dessus
15:15et on reprendra un peu en détail
15:17comment fonctionnent
15:18et puis les liens que ça a pu créer.
15:21Quelques données un peu générales
15:23sur la précarité alimentaire des étudiants.
15:26Il y a un certain nombre d'enquêtes
15:28qui ont été faites auprès d'eux.
15:2966% des étudiants français
15:31disent sauter plusieurs repas par semaine.
15:3330% d'entre eux se privent d'au moins
15:354 repas par semaine.
15:37Est-ce que cette précarité étudiante alimentaire,
15:40elle s'accroît, elle est stable
15:43ou au contraire,
15:43est-ce qu'on réussit quand même
15:45à la faire diminuer ?
15:46Il y a un certain nombre d'actions,
15:47d'associations ou d'actions publiques.
15:49C'est vrai que quand on a créé l'association,
15:51justement, c'était en sortie de confinement.
15:53Donc, on s'était dit
15:53l'association sera certainement éphémère
15:56puisque les étudiants n'auront plus forcément
15:57besoin de nous au bout de 2-3 ans.
15:58Mais je pense qu'au contraire,
16:00le confinement et la médiatisation
16:01qu'il y a eu justement
16:02a montré qu'il y avait une réelle problématique
16:04pour les étudiants.
16:05Je pense que les étudiants aussi
16:06ont moins de mal aujourd'hui
16:08à s'exprimer,
16:09à justement parler de leurs problématiques
16:10rencontrées au quotidien.
16:11C'est un peu moins un tabou ?
16:13Je pense.
16:13Et il y a l'aide alimentaire,
16:15mais il y a le logement.
16:16On est aussi sur ce qui est santé mentale
16:18qui est la grande cause nationale
16:20de l'État, encore une fois, cette année.
16:22Donc, je pense que ça a vraiment révélé
16:23au grand jour, justement,
16:24toutes ces problématiques-là
16:25qui sont rencontrées par les étudiants.
16:27Nous, à l'époque,
16:27c'est vrai qu'on recevait déjà
16:28beaucoup de demandes d'étudiants.
16:29Aujourd'hui, on n'a même plus besoin
16:30d'aller faire de la sensibilisation.
16:33On le fait toujours,
16:33mais dans les écoles, universités,
16:34parce que les demandes
16:35viennent naturellement d'étudiants.
16:37On a reçu plus de 4 000 demandes d'étudiants
16:38depuis le mois de septembre
16:40et ça, dans toute la France.
16:41C'est beaucoup plus que l'an dernier, par exemple.
16:42C'est beaucoup plus que l'an dernier
16:43et c'est des demandes, je pense aussi,
16:45surtout qui sont de plus en plus urgentes.
16:47À l'époque, c'était uniquement
16:48sur de l'aide alimentaire.
16:49Aujourd'hui, on a des étudiants
16:50qui nous demandent des vêtements chauds
16:51parce qu'ils sont dans des situations
16:52très compliquées.
16:53On a un étudiant qui était bénévole chez nous
16:55qui dormait dehors.
16:56Enfin, on a des situations, je pense,
16:57qui sont de plus en plus critiques
16:58aujourd'hui pour les étudiants
17:00et heureusement, il y a des assos comme nous.
17:02Il y a beaucoup d'associations
17:03qui font des distributions alimentaires
17:05et heureusement qu'elles sont là
17:06puisque les étudiants sont vraiment
17:08dépendants de ces assos.
17:10Est-ce que là, on est en pleine incertitude budgétaire ?
17:13Est-ce que vous en voyez les effets directement ?
17:16Pour les associations ?
17:16Oui.
17:17Nous, on en parlait juste avant, justement.
17:19On n'est pas trop touchés
17:20par les baisses de subventions publiques
17:22puisqu'on n'a jamais été dépendants
17:24des subventions publiques.
17:26Notre stratégie, ça a toujours été
17:27d'aller voir des fondations d'entreprises
17:28ou des entreprises privées.
17:29On a la chance d'avoir une grosse communauté
17:31de gens qui sont engagés,
17:32qui font des courses régulièrement
17:33pour les étudiants.
17:34C'est plus de 10 000 personnes depuis 2021.
17:36Et c'est beaucoup de personnes
17:36qui sont engagées dans des entreprises
17:38de fil en aiguille,
17:39qui n'hésitent pas à en parler
17:40à leur fondation, à leur directeur,
17:41d'organiser des journées de solidarité.
17:43C'est vrai qu'on n'a jamais été dépendants
17:45des subventions publiques aujourd'hui.
17:46On n'est pas trop touchés par tout ça.
17:49Mais il y a des associations
17:49comme Linky, comme On remplit le frigo,
17:52qui sont complètement touchées
17:53par la baisse des subventions publiques
17:54et qui vont devoir réduire la cadence
17:57et réduire le nombre de distributions alimentaires
17:58qui sont faites pour les étudiants
17:59et pas qu'à Paris.
18:00Ça, c'est vraiment dans toute la France.
18:01Oui. Alors, si on reste dans le constat,
18:04c'est justement Céline qui donne
18:06cette information sur le budget
18:08des étudiants français.
18:1078% des étudiants vivent
18:12avec moins de 100 euros par mois
18:14après le paiement du loyer et des charges.
18:17Et là aussi, si je reste sur l'alimentation,
18:19ça a des conséquences directes
18:21sur ce qu'ils peuvent manger, finalement.
18:24ou les carences alimentaires
18:26qui sont liées à ces difficultés budgétaires ?
18:28Complètement.
18:29Et on le voit puisque nous,
18:31les personnes qu'on met en relation
18:33avec les étudiants,
18:34on demande aux étudiants,
18:34lorsqu'ils s'inscrivent,
18:35d'envoyer une liste de produits
18:37dont ils ont besoin de première nécessité.
18:40Et très souvent,
18:41ils n'osent pas nous demander
18:42du thon, du poisson, de la viande,
18:44des produits d'hygiène
18:45qui coûtent peut-être un petit peu plus cher.
18:47Et les produits de base qu'ils nous demandent,
18:48c'est du riz, des pâtes.
18:49Et on a des étudiants
18:50qui ne mangent que ça toute la journée.
18:51Ils nous demandent des pâtes et de la sauce
18:53pour pouvoir manger.
18:54Donc, c'est vrai que nous,
18:55on essaie aussi de les éduquer
18:56justement sur le bien manger.
18:58Linky le fait aussi beaucoup,
18:59copains, etc.
19:00De pouvoir donner des fruits et légumes,
19:01de pouvoir aussi leur proposer des recettes.
19:03Parfois, les étudiants ont aussi besoin,
19:04je pense, d'être sensibilisés,
19:05d'être éduqués là-dessus.
19:07Nous, c'est dans ce sens-là aussi
19:08que les gens qui aident régulièrement
19:09les étudiants partent des courses.
19:11Et c'est aussi de cuisiner avec eux parfois,
19:12de les accueillir chez eux,
19:13de pouvoir leur proposer des recettes
19:15un petit peu différenciantes
19:16que de manger des pâtes tous les jours
19:17au jury.
19:18Mais c'est clair que c'est très compliqué.
19:20Et aujourd'hui, les étudiants sont obligés
19:22de travailler, d'avoir plusieurs jobs étudiants.
19:25Enfin, ils rencontrent des problématiques
19:26qui sont vraiment assez catastrophiques.
19:28Et notamment, les étudiants internationaux aussi,
19:30qui sont, je pense, aujourd'hui
19:31le plus touchés par la précarité étudiante.
19:33On a quand même plus de 70% de nos bénéficiaires
19:35qui sont des étudiants internationaux,
19:37qui sont hors scope des aides
19:38qui sont proposées par l'État
19:40et qui, eux, pour le coup,
19:40se retrouvent dans des situations catastrophiques.
19:42Alors, vous essayez,
19:44on l'a un peu évoqué rapidement tout à l'heure,
19:45mais d'aller au-delà du simple,
19:47et c'est déjà très bien,
19:48mais du simple don alimentaire.
19:49Ça veut dire quoi ?
19:50Concrètement, c'est un concept
19:52qui est basé sur l'engagement citoyen.
19:54Donc, vous, demain, à votre échelle,
19:56vous vous inscrivez,
19:56vous voulez aider un étudiant dans le besoin.
19:58On vous met en relation avec un étudiant
19:59qui est au plus proche de chez vous.
20:00Vous allez pouvoir l'accompagner
20:01par des courses, trois mois, six mois
20:03ou durant toute une scolarité.
20:05Et l'objectif, surtout,
20:06c'est de pouvoir créer du lien social
20:07avec cet étudiant.
20:08Et on a des milliers et des milliers
20:10de belles histoires qui se sont créées
20:11entre des étudiants
20:12et des particuliers
20:12qui ont accompagné ces mêmes étudiants.
20:14On en a même aujourd'hui
20:15qui pilotent nos antennes.
20:16À Lyon, par exemple,
20:17c'est un binôme étudiant parrain
20:18qui pilote l'antenne ensemble.
20:21Sur Aix-en-Provence,
20:22c'est François qui est un ancien donateur
20:24qui a voulu aller plus loin
20:24dans l'initiative
20:26pour pouvoir justement créer une antenne
20:28et développer tout ça
20:28avec des distributions alimentaires et autres.
20:30Donc, on a des milliers et des milliers
20:31de belles histoires qui se sont créées.
20:32On ne s'en était pas forcément rendu compte
20:33au démarrage.
20:34Et je me souviens,
20:35le premier mail qu'on a reçu,
20:36c'est une petite mamie
20:37qui était à Amiens
20:37qui nous a écrit 15-20 lignes
20:39en nous disant
20:40mais vous ne vous rendez pas compte
20:40au-delà de l'aspect alimentaire,
20:42ils me considèrent aujourd'hui
20:43comme leur mamie.
20:44On se voit régulièrement.
20:45Les étudiants ne sont plus forcément
20:46dans le besoin
20:47mais on se voit quand même
20:48parce qu'on a créé du lien.
20:49C'est un lien souvent intergénérationnel aussi.
20:51Évidemment.
20:52Et avec des personnes âgées
20:53qui peuvent être elles aussi
20:54confrontées à un isolement.
20:56Et on avait un peu peur
20:56parce qu'on se disait
20:57et c'est souvent la remarque
20:58qu'on nous faisait
20:58quand on s'est créé,
20:59c'est on est en sortie de confinement,
21:01les gens ont envie d'aider
21:02mais peut-être que dans 2-3 ans
21:03vous aurez beaucoup moins de gens
21:04qui sont prêts à aider.
21:05Et en fait chaque année
21:06on est complètement surpris
21:07parce qu'on se rend compte
21:07que beaucoup de gens veulent aider
21:08mais ne nous connaissent pas justement
21:10ou ont envie de trouver
21:12une nouvelle forme de don
21:12comme je vous disais tout à l'heure.
21:14Et c'est ce qu'on propose avec Studel
21:15c'est de vivre une expérience humaine.
21:17Justement vous parlez
21:17de mentoring social.
21:19C'est ce qu'on vient de décrire
21:20ou c'est encore autre chose ?
21:22Je pense que ça va même au-delà
21:24puisque très souvent
21:25l'aide alimentaire encore une fois
21:27c'est le point d'entrée.
21:28Derrière il y a la création
21:29de liens sociaux
21:29et en fin de parcours
21:31il y a aussi le mentorat
21:32justement de pouvoir aider
21:33ses étudiants.
21:34La plupart qui se retrouvent
21:35dans des situations critiques
21:36ont besoin de trouver un stage
21:37une alternance
21:38un job étudiant
21:39ils ont besoin aussi
21:40de correction sur le CV
21:41la lettre de motivation
21:42ou ne serait-ce pas justement
21:43d'être motivé ou surmotivé
21:45par une personne
21:45qui va pouvoir l'aider
21:47dans ses recherches
21:48et très souvent
21:48justement ça se transforme
21:50en mentorat
21:51puisque indirectement
21:52c'est beaucoup de gens
21:52qui sont cadres
21:53ou salariés dans des entreprises
21:55et qui décident d'eux-mêmes
21:55justement même parfois
21:57de recruter des étudiants
21:58en stage
21:58ou autres
21:59qu'ils ont en parrain
22:00régulièrement toute l'année
22:01donc très souvent
22:02ça peut se transformer
22:03en mentorat.
22:03Alors pendant ces fêtes
22:05de fin d'année
22:06vous avez organisé
22:08une période
22:11c'est une période spéciale
22:12donc qu'est-ce que vous avez organisé
22:13et comment ça s'est passé ?
22:14En fait on a toujours été
22:15dans l'action-réaction
22:16donc chaque année
22:17on fait un observatoire
22:19auprès de nos bénéficiaires
22:20on essaie de comprendre
22:21toutes les problématiques
22:21qu'ils rencontrent au quotidien
22:23et en fait l'année passée
22:25on s'est rendu compte
22:25que je crois que c'était
22:27plus de 70% de nos bénéficiaires
22:28avaient passé les fêtes
22:29de fin d'année seuls
22:30soit parce qu'ils ne pouvaient
22:31pas rentrer dans leur famille
22:31le billet était trop cher
22:32ou parce que c'était
22:33des étudiants étrangers
22:34qui se trouvaient tout seuls
22:34donc on savait qu'on avait
22:36une grosse communauté
22:36de gens qui étaient engagés
22:37et prêts à aider ces étudiants
22:39ne serait-ce que par des courses
22:40toute l'année
22:41et on s'est dit
22:42mais pourquoi est-ce qu'on ne créerait
22:42pas le même concept
22:43mais de manière un peu plus éphémère
22:45justement sur les fêtes
22:45de fin d'année
22:46en mettant en relation
22:47un étudiant
22:48et une famille
22:48qui voudrait accueillir
22:49un étudiant
22:49ça pouvait être entre
22:50le 22 décembre
22:52et le 3 janvier
22:53donc sur Noël
22:54sur le nouvel an
22:55et autres
22:55on l'a fait pour la première année
22:57donc l'année passée
22:57on avait fait plus de 500 à 600 repas
22:59dans toute la France
23:00on a une dame
23:01qui avait accueilli
23:017 étudiants le 31 au soir
23:03de nationalités différentes
23:04qui ne se connaissaient pas
23:05et cette année
23:06on a musclé un peu le dispositif
23:07on a fait plus de 1000 repas
23:09dans toute la France
23:09et encore une fois
23:10on a plein de belles histoires
23:11qui se sont créées
23:12on a eu une raclette partie
23:13avec des étudiants
23:14on a une dame
23:15qui a fait visiter Montmartre
23:16à deux étudiants
23:17en leur proposant un repas le midi
23:19elle a accueilli 7 étudiants
23:20l'année passée
23:21de nationalités différentes
23:22elle a remis le couvert cette année
23:23en accueillant 4 étudiants
23:24pour Noël cette fois-ci
23:25donc on a plein de gens
23:26justement
23:27qui connaissaient l'association
23:29mais qui n'osaient pas
23:29trop s'engager
23:30et le fait de lancer ça
23:31durant les fêtes de fin d'année
23:32c'était une manière aussi
23:34de leur dire
23:34découvrez un peu la réalité
23:35de terrain avec les étudiants
23:36et ce qui est beau
23:37c'est qu'on a plein de gens
23:38qui continuent à aider les étudiants
23:39après les fêtes de fin d'année
23:41par des courses justement
23:42tout au long de l'année
23:43Merci beaucoup
23:44Florian Ripper
23:45et à bientôt
23:46sur Be Smart for Change
23:48c'est l'heure du grand entretien
23:49de ce Smart Impact
23:51avec la directrice générale adjointe
23:52de la foncière INEA
23:53le bâtiment fait sa mue
23:55Prêt pour l'impact ?
24:01C'est la question que je pose
24:02chaque jour
24:02à une personnalité
24:03qui compte
24:04dans notre économie
24:05je reçois aujourd'hui
24:07Karine Dachary
24:07bonjour
24:08Bonjour Thomas
24:08Bienvenue
24:09la directrice générale adjointe
24:10de la foncière INEA
24:11on va beaucoup parler
24:12de bâtiments bas carbone
24:14de la stratégie RSE
24:15que vous pilotez
24:16mais d'abord
24:17je veux bien
24:17que vous nous présentiez
24:18la foncière INEA
24:18Oui bien sûr
24:19donc INEA
24:20est une foncière cotée
24:21qui investit
24:23depuis sa création
24:24en 2006
24:24sur l'immobilier
24:26tertiaire neuf
24:27en région
24:27c'est-à-dire qu'elle achète
24:28essentiellement des bureaux
24:30mais aussi des parcs d'activité
24:31sur plan
24:32à des promoteurs
24:32qu'elle loue ensuite
24:33à des entreprises
24:34essentiellement
24:36grands groupes
24:36et filiales de grands groupes
24:37Alors vous êtes entrée
24:39chez INEA
24:40juste après sa création
24:41en 2007 je crois
24:42Alors moi je
24:43oui
24:43juste en sortant
24:45de vos études
24:46Si je compte
24:46ça va me faire mal
24:47parce qu'effectivement
24:48ça fait 19 ans
24:49que j'y suis
24:49C'est à moi
24:49que ce genre de bilan
24:50fait très très mal
24:51Moi j'étais
24:52oui
24:52j'ai fait une école
24:53de commerce
24:53avec une spécialisation
24:56entrepreneur
24:57je voulais essayer
24:58de rejoindre
24:59une société
25:00avec un profil
25:02très entrepreneurial
25:03pas forcément
25:03un grand groupe
25:04et donc
25:04par relation
25:06par un professeur
25:07je suis rentrée
25:07en contact
25:07avec les trois fondateurs
25:09à l'époque
25:09Philippe Osio
25:10Arlingo Gaugelle-Kempler
25:11et Alain Julliard
25:11qui est décédé aujourd'hui
25:13qui venaient de monter
25:14leur foncière
25:14avec la particularité
25:16qu'elle était déjà
25:17cotée en bourse
25:17parce qu'ils sont allés
25:19chercher un statut fiscal
25:20particulier
25:20qui est le statut CIC
25:21mais c'était
25:22un peu une coquille
25:23de noix
25:23il y avait
25:24deux immeubles signés
25:25et pas encore
25:25en exploitation
25:26et je me suis dit
25:28bon
25:28j'ai l'air de bon professionnel
25:29j'aime bien la thématique
25:31les territoires
25:31allons-y
25:32on va voir
25:33ça fait 19 ans
25:33que j'y suis
25:34Est-ce que vous entendiez
25:35j'imagine pas beaucoup
25:37dans les années 2007-2010
25:39les mots
25:40bas carbone
25:41bâtiment bas carbone
25:42ou est-ce que c'était déjà
25:43Non
25:43dans l'immobilier
25:44c'est venu plus tard
25:45moi je daterais ça
25:48de la première obligation
25:50réglementaire
25:50qui a été de produire
25:51un rapport RSE
25:51c'était plutôt du 2012
25:532012-2013
25:54en tout cas nous
25:55notre prise de conscience
25:55elle a été là
25:56de se dire
25:57il faut raconter des choses
25:58en matière de RSE
25:59faisons de la RSE
26:00et nous
26:01notre particularité
26:02c'est de faire de l'immobilier neuf
26:03et on s'est dit
26:04on a un super sous-jacent
26:05nos immeubles sont neufs
26:06ils répondent
26:07aux dernières réglementations
26:08thermiques
26:09possibles en matière
26:10environnementale
26:11donc on doit être performant
26:13et quelque part
26:13on doit pouvoir en faire
26:14un avantage concurrentiel
26:15si on pousse
26:16le curseur RSE
26:17et donc on s'y est mis
26:18nous à partir de 2014-2015
26:20de façon assez engagée
26:22par conviction personnelle aussi
26:23mais aussi parce qu'on
26:24voilà on a perçu
26:25qu'il y avait quelque chose
26:26qui changeait dans notre secteur
26:27et puis avec
26:28on a célébré
26:30les 10 ans des accords de Paris
26:31c'était au mois de décembre
26:32peut-être un effet
26:33d'accélération
26:34après ces accords de Paris
26:35notamment
26:36chez tous les interlocuteurs
26:38du secteur
26:39peut-être la prise de conscience
26:41c'est
26:41oui et il y avait vraiment
26:42des gens qui essayaient d'innover
26:44en la matière
26:45je pense d'ailleurs
26:47qu'on a été
26:47on a été
26:48le premier investisseur
26:50par exemple
26:50à aller sur
26:51des immeubles tertiaires
26:52en structure bois massif
26:54c'était à l'époque
26:54c'était quelqu'un
26:56chez Nexity
26:57qui avait développé
26:57la filiale EWOOD
26:58qui n'existe plus aujourd'hui
26:59qui est venu nous voir
27:00avec un projet
27:01bureau en bois
27:02avec Saint-Provence
27:03et c'était du 2011
27:04et on s'est dit
27:05oui ça a l'air de faire sens
27:07alors on ne parlait pas encore
27:08matériaux biosourcés
27:09bas carbone
27:11ces mots n'étaient pas là
27:12mais les intentions étaient là
27:13et nous
27:14on a beaucoup adhéré à ça
27:16et donc je pense qu'aujourd'hui
27:17on a une quinzaine d'immeubles
27:18en structure bois massif
27:19c'est 20% de notre parc
27:20et ça fait sens
27:23à plein de niveaux
27:23évidemment
27:24et on va rentrer dans le détail
27:25c'est quoi un bâtiment bas carbone
27:26comment on fait en sorte
27:27que les nouveaux bâtiments
27:28aient l'impact le plus faible possible
27:31je trouve que j'étais présent
27:32à la soirée des 10 ans
27:34du label bas carbone
27:36est-ce que
27:36quel rôle il a joué
27:37ce label
27:38dans la bascule
27:40ou l'accélération
27:40de la bascule du secteur ?
27:42il a
27:42alors c'était
27:43c'est un autre HEC
27:44qui a beaucoup oeuvré
27:46pour Guillaume Poitrinal
27:48pour faire émerger
27:49justement
27:50et
27:51on va dire
27:52professionnaliser presque
27:53toutes ces intentions
27:55qui étaient là
27:56depuis quelques années
27:57je trouve qu'il a fait
27:58un travail formidable
27:58il a
27:59formalisé effectivement
28:00ces nouveaux
28:01processus de construction
28:02à travers ce label
28:03nous on a été lauréats
28:04sur
28:04sur l'une de nos opérations
28:06avec Nexity
28:07sa filière Hollywood
28:08notamment
28:09et il y a
28:10tout un écosystème
28:11qui s'est construit
28:13on peut parler aussi
28:15de la filière bois
28:15qui s'est vraiment
28:17oui moi je trouve
28:19construit à ce moment là
28:20donc ça a été
28:21un formidable vecteur
28:23d'accélérateur
28:24c'est un moyen
28:24de se comparer aussi
28:25ou d'avoir
28:26je ne sais pas
28:27des métriques
28:28qui sont
28:29pour tout le monde
28:30la performance environnementale
28:31globalement oui
28:32et alors c'est pour ça
28:33on va peut-être dériver
28:33sur un autre thème
28:34mais
28:34que la CSRD
28:36qui fait peur
28:37à beaucoup de monde
28:38donc cette nouvelle
28:39réglementation européenne
28:40qui donne
28:42c'est une chance formidable
28:44de pouvoir donner
28:45un cadre
28:45standard
28:47enfin
28:47justement
28:48à toutes ses intentions
28:49et de rendre
28:50les performances
28:50extra financières comparables
28:51et ça donne
28:52pour moi c'est un driver
28:54pour continuer
28:55pour son action RSE
28:56sauf que l'Europe
28:57est en train
28:57de freiner
28:59alors on peut considérer
29:00il y a deux lectures
29:01soit on dit
29:02la CSRD
29:04dans sa V1
29:05c'était 800 pages
29:06c'était trop compliqué
29:06donc bon
29:07c'est bien de l'avoir
29:08simplifié
29:09puis alors il y a
29:10une autre lecture
29:10qui consiste à dire
29:11ok on l'a simplifié
29:12mais alors on a aussi
29:13réduit la voie lue
29:14ou l'ambition
29:15qu'est-ce que vous en pensez ?
29:16alors il y a deux choses
29:17effectivement
29:18si vous n'avez rien fait
29:19en matière RSE
29:20que vous retrouvez
29:21avec la mise en oeuvre
29:23de la CSRD demain
29:24dans votre boîte
29:24c'est un mur
29:25mais si vous êtes
29:28embarqué dans une démarche
29:29construite depuis plusieurs années
29:31vous vous dites
29:31bon c'est qu'une étape de plus
29:33elle est lourde
29:33je ne dis pas le contraire
29:35mais voilà
29:36après
29:37oui il y a eu un retour
29:39un peu en arrière
29:40avec la loi Omnibus
29:41qui a largement réduit
29:43le spectre
29:43des émetteurs concernés
29:44et nous c'est notre cas
29:45c'est-à-dire que
29:46nous on s'est préparé
29:47tout au long de l'année 2025
29:48à publier notre premier rapport
29:50finalement vous n'êtes pas obligé
29:51de le faire
29:51on n'est plus éligible du tout
29:53à cause du critère
29:53du nombre de salariés
29:55qui est absurde d'ailleurs
29:56on va choisir quand même
29:58de publier notre premier rapport
29:59de durabilité
30:00là dans trois mois
30:00parce que justement
30:02c'est une chance
30:03moi je trouve formidable
30:04ça donne enfin un cadre
30:06ça donne une démarche
30:08qui est très structurée
30:08et ça permet de montrer aussi
30:11réellement ses résultats
30:12et de les rendre comparables
30:13vous le faites
30:14mais d'autres ne le feront pas
30:15donc c'est quand même
30:16un coup de frein
30:17aux engagements
30:18pas seulement du secteur
30:19du bâtiment d'ailleurs
30:19oui oui qui est global
30:21il y a un backlash
30:22environnemental
30:23on va dire
30:24depuis 2025
30:24mais ça ne va pas changer
30:26les tendances de fond
30:27enfin la réalité
30:28alors après on peut
30:29soit choisir de suivre
30:31les vicissitudes géopolitiques
30:33et voilà
30:34soit choisir plutôt
30:36de regarder la science
30:37et les tendances réelles
30:39et puis tant pis
30:40finalement pour ceux
30:40qui ne suivent pas
30:41parce que je pense que
30:42c'est finalement
30:43de la saine gestion
30:44aujourd'hui
30:45d'adresser ces enjeux-là
30:46en fait
30:46et vous pensez que
30:47que c'est un
30:49un atout
30:50même un atout
30:51marketing
30:52ou un atout
30:53pour une entreprise
30:54qui fait cette démarche
30:55qui publie son
30:56livre extra financier
30:57par rapport à celles
30:58qui ne le font pas
30:59aujourd'hui
30:59ou qui surtout
31:00ne le feront pas
31:01si on se projette
31:01un petit peu
31:02clairement
31:03moi je pense qu'aujourd'hui
31:04on a beaucoup communiqué
31:06sur des intentions
31:07maintenant il faut
31:08qu'on passe aux résultats
31:09ça fait
31:09ça fait dix ans
31:11dans l'immobilier
31:11qu'on parle vraiment
31:12de RSE
31:13donc maintenant
31:13c'est une façon
31:15de démontrer
31:15son action réelle
31:16et il y a des attentes
31:17dans notre secteur
31:18à tous les niveaux
31:19c'est-à-dire que
31:19commercialement
31:20les locataires
31:21veulent des immeubles
31:22durables
31:23maintenant
31:24les banques
31:25veulent financer
31:26la transition
31:26donc elles veulent
31:28vous accompagner
31:28dans la transition
31:29les investisseurs
31:30on est coté en bourse
31:31veulent aussi
31:32parce que c'est
31:33je vous le disais tout à l'heure
31:34un gage de saine gestion
31:35et de pérennité
31:35des entreprises dans le temps
31:36enfin
31:37tout le monde attend ça
31:38c'est finalement
31:39un nouveau standard
31:39donc ne pas le faire
31:40aujourd'hui je pense
31:41c'est mettre en danger sa boîte
31:42Mais est-ce qu'un bâtiment bas carbone
31:43ça coûte plus cher
31:44qu'un bâtiment qui ne l'est pas ?
31:46Non
31:46alors je dirais non
31:47je reprends l'immeuble
31:48l'exemple de l'immeuble en bois
31:50quand on a regardé ça
31:52il ne coûtait pas plus cher
31:53qu'un immeuble en béton
31:54pourquoi ?
31:54parce qu'en fait
31:55vous aviez
31:55une phase d'étude plus longue
31:57il y a beaucoup de choses
31:58qui sont usinées
31:59enfin assemblées en usine
32:00mais vous gagnez énormément
32:02en temps d'exécution
32:03sur le chantier
32:04vous avez des chantiers
32:04qui sont réduits
32:05à quelques semaines
32:05parce que vous
32:06c'est ce qu'on appelle
32:06le hors site c'est ça ?
32:07Exactement
32:08tout est fait préparé
32:09en usine
32:10et arrive sur votre chantier
32:11et ça s'assemble
32:12c'est assez impressionnant
32:13à voir
32:14presque comme du Cap-Lat
32:14donc finalement
32:16nous ces immeubles-là
32:17on ne les a pas achetés
32:18plus cher
32:18que des immeubles en béton
32:19quand on est allé parfois
32:21sur du béton décarboné
32:22des choses comme ça
32:23ça ne coûtait pas plus cher
32:24si c'était pris
32:25en phase de conception
32:26si c'était pensé
32:27à ce moment-là
32:28aujourd'hui
32:29transformer un immeuble
32:30qui est très vieux
32:32et qui est une passoire énergétique
32:34oui
32:34oui la rénovation
32:36évidemment ça coûte de l'argent
32:37mais nous on a la chance
32:38d'avoir un sous-jacent neuf
32:40oui vous ne vous engagez
32:42que sur des projets
32:43de bâtiments neufs
32:44c'était notre positionnement
32:45effectivement initial
32:46et ça veut dire
32:48vraiment une conception différente
32:50là aussi
32:50si on prend un peu de recul
32:51vous me dites
32:52ça fait une dizaine
32:53une douzaine d'années
32:54que vous vous êtes engagé
32:55dans cette direction-là
32:57vous pensez
32:59ou les architectes
33:00avec qui vous travaillez
33:01pensent les bâtiments
33:02complètement différemment ?
33:04si vous voulez embarquer
33:05des solutions innovantes
33:07alors on va passer
33:08à notre thème
33:08mais par exemple
33:09les énergies renouvelables
33:10nous on a regardé
33:11par exemple la géothermie
33:12c'était quelque chose
33:13qui m'intéressait
33:14bon sur un immeuble neuf
33:16qui vient d'être livré
33:17je ne vais pas
33:18casser tout mon système
33:19de clim
33:19et faire des forages
33:20alors que mon immeuble
33:21est neuf
33:22c'est trop tard
33:23finalement
33:23donc je n'ai pas cette option
33:24finalement
33:25sur mon patrimoine
33:25quand vous le pensez
33:27il y a des acteurs
33:28qui le font
33:28notamment dans Paris
33:29quand vous le pensez
33:30dans le cadre
33:31soit d'une construction neuve
33:32soit d'une rénovation
33:33très lourde
33:33ça vaut carrément le coup
33:36voilà
33:36donc il y a des choses
33:37qui doivent se faire
33:38vraiment
33:38voilà
33:40en coopération
33:41avec le promoteur
33:42et sur d'autres thèmes
33:44même en coopération
33:45avec les locataires
33:46si on va sur la biodiversité
33:47la gestion des déchets
33:48voilà
33:49donc il y a toute une chaîne
33:50et en fait
33:52l'immobilier
33:53ça c'est un peu nouveau
33:54doit apprendre un peu
33:55à décloisonner
33:56pour que ce dialogue
33:56il se fasse
33:57presque à l'origine
33:58du projet
33:59alors puisqu'on parle
34:00de politique énergétique
34:02ou de mix énergétique
34:03c'est là-dessus
34:04que porte la question
34:04de Frédéric Martin
34:05qui était à votre place
34:06la semaine dernière
34:06le président de France Gaz
34:08on l'écoute
34:09bonjour Karine
34:10en tant que directrice générale
34:12de la foncière INEA
34:13peux-tu nous expliquer
34:14la politique
34:15responsabilité sociale
34:16des entreprises
34:17que tu mènes
34:18au sein de ton entreprise
34:19et notamment
34:20l'équilibre
34:21entre
34:22j'allais dire
34:22les travaux
34:23sur les bâtiments
34:24notamment le green building
34:25et le verdissement
34:26du mix énergétique
34:27de ces mêmes bâtiments
34:28Merci
34:28Alors sur le mix
34:30finalement si on fait le bilan
34:32d'un bâtiment neuf
34:33sur lequel vous vous engagez
34:34le mix énergétique
34:36il prend quelle part
34:37vous voyez ce que je veux dire
34:37Alors nous
34:38tous nos immeubles
34:39comme ils sont
34:40relativement récents
34:41sont alimentés
34:41à l'électricité
34:42donc on bénéficie
34:44du mix
34:44relativement décarboné
34:46de la France
34:47grâce à la part
34:48du nucléaire
34:48après vous avez
34:51deux actions possibles
34:52on va dire
34:53pour un propriétaire
34:54déjà très simple
34:55vous pouvez souscrire
34:56des contrats
34:57d'abonnement
34:58avec
34:58source garantie
35:00d'énergie renouvelable
35:01puisque vous gérez
35:02toutes les parties communes
35:03de vos bâtiments
35:03vous pouvez inciter
35:04vos locataires
35:05à faire la même chose
35:06sur la partie privative
35:07ça c'est relativement
35:09passif
35:09comme action
35:11et nous
35:11on a voulu travailler
35:13justement
35:13après avoir atteint
35:14on y reviendra peut-être
35:15mais un peu
35:15la sobriété énergétique
35:17sur nos immeubles
35:17c'est-à-dire avoir abaissé
35:18un maximum
35:19leur niveau de consommation
35:20on a voulu maximiser
35:21notre contribution
35:22à la neutralité carbone
35:23en produisant
35:24des énergies renouvelables
35:25donc la géothermie
35:26je vous l'ai dit
35:26c'était un peu
35:27trop tard pour nous
35:28et donc on est allé
35:30sur le photovoltaïque
35:31vous dites
35:32la politique de solarisation
35:33déployée
35:34traduit notre engagement
35:35pionnier et constant
35:36en faveur du green building
35:37solarisation déployée
35:39ça veut dire quoi
35:39ça veut dire
35:40trouver des partenaires
35:42pour installer
35:43des panneaux photovoltaïques
35:44sur la plupart
35:45de vos immeubles
35:46dans notre cas
35:47j'irais un peu plus loin
35:48c'est trouver un modèle
35:48c'est-à-dire que
35:49quand j'ai regardé ça
35:50il y a plus de 3 ans
35:51maintenant
35:52le modèle
35:53dans cette filière-là
35:55je le trouvais
35:56assez inintéressant
35:57pour un propriétaire immobilier
35:58parce qu'en fait
35:59on vous propose
36:00de louer votre toiture
36:01la surface au-dessus
36:02de votre toiture
36:02pour qu'un exploitant
36:04vienne y poser sa centrale
36:05et revendre son énergie
36:07à EDF
36:07votre immeuble
36:08ne profite absolument pas
36:10de l'énergie produite
36:11et vous avez donné
36:12un gage réel
36:12sur votre immeuble
36:13pour en retirer
36:153 francs 6 sous
36:15parce que la location
36:16de votre toiture
36:17c'est vraiment ça
36:17c'est pas grand chose
36:18pas forcément intéressant
36:19moi je voulais
36:20que l'électricité produite
36:21alimente déjà mon immeuble
36:23et donc là
36:24vous avez
36:24quelques boîtes
36:26qui disruptaient un peu ça
36:27et qui disaient
36:27ok je vais vous vendre
36:28l'électricité
36:28oui mais moi
36:29l'électricité
36:30je la refacture à mes locataires
36:32donc je prends en charge
36:33le coût de l'infrastructure
36:34mais comment je rentabilise ça
36:36et puis le surplus
36:37que ne consommera pas
36:37mon immeuble
36:38je vais le vendre à EDF
36:39EDF obligation d'achat
36:40système d'incitation fiscale
36:42j'aime pas beaucoup
36:43faire des business model
36:44qui repose là-dessus
36:45et en fait
36:46en cherchant
36:47on a trouvé
36:48un nouveau modèle
36:48qui a deux ans
36:50d'existence maxi
36:50en France
36:51qui est celui
36:51de l'autoconsommation
36:52collective
36:52et donc on s'est associé
36:55avec un spécialiste
36:56donc des circuits courts
36:57de l'énergie
36:57qui s'appelle
36:58Serenison
36:58Serenison
36:59avec qui
37:00on co-finance
37:01des centrales
37:02donc on en est propriétaire
37:03on a créé une filiale
37:04là-dessus
37:05on animante directement
37:07les parties communes
37:08on propose
37:09à nos locataires
37:10d'être consommateurs
37:11de cette énergie
37:11mais il reste
37:12maître des contrats
37:12qui signent
37:13et la grande différence
37:14c'est qu'au lieu de vendre
37:15le surplus
37:16EDF obligation d'achat
37:17on peut le revendre
37:18dans un rayon de 2 km
37:18autour de l'immeuble
37:19oui ça suppose
37:20que le quartier
37:21fasse partie du projet
37:23d'une certaine façon
37:23c'est ça ?
37:24notre enjeu
37:25ensuite il est commercial
37:25effectivement
37:26alors heureusement
37:27on ne construit pas
37:27des immeubles dans la pompe
37:28si je puis dire
37:29donc on a un écosystème
37:31et là d'ailleurs
37:32l'immeuble
37:33ça prend tout son sens
37:34l'immeuble dans la ville
37:35qui participe
37:36à une communauté urbaine
37:38ça prend tout son sens
37:38et donc là on a des communautés
37:40de consommateurs
37:41qui se créent
37:41avec des entreprises voisines
37:43mais aussi des particuliers
37:44des collectivités
37:45une école
37:45des hôpitaux
37:47des choses comme ça
37:47ça fait énormément de sens
37:49et là on a quelque chose
37:50qui économiquement est rentable
37:52parce qu'on vend l'électricité
37:54un tout petit peu
37:55en dessous du prix du marché
37:56mais ça reste compétitif
37:58ça fait beaucoup de sens
37:59pour nos locataires
38:00on leur offre une énergie
38:01produite localement
38:02qui est verte
38:02qui n'est plus soumise
38:04aux fluctuations
38:04des prix du marché de l'énergie
38:06et on a certains de nos locataires
38:08qui ont bien souffert
38:09pendant la crise énergétique
38:10de 2022
38:10après le déclenchement
38:11de la crise en Ukraine
38:12qui fait sens
38:14au niveau de l'engagement
38:14RSE ensuite global
38:16Est-ce que ça veut dire
38:18que vous ne faites plus que ça
38:20ou est-ce que sur un nouveau projet
38:22on va se dire
38:23tiens là la géothermie
38:24c'est intéressant
38:25et comment vous choisissez
38:27finalement
38:27tel ou tel mix énergétique
38:30pour un nouvel immeuble
38:31Alors là on est parti
38:33sur cette thématique
38:34et là on a l'ambition
38:35d'essayer de déployer au maximum
38:37ce modèle-là
38:38donc on va rester
38:39sur le photovoltaïque
38:40La géothermie
38:41on pourra y revenir
38:42quand on aura des sujets
38:43de rénovation lourde
38:44parce que c'est quelque chose
38:45que j'ai trouvé vraiment intéressant
38:46et j'aimerais bien creuser ce sujet
38:48mais voilà
38:48pour l'instant
38:49on a ça
38:50c'est quand même
38:50deux ans de boulot
38:50pour arriver à trouver le modèle
38:51à structurer
38:52ça fonctionne
38:53on a 14 centrales
38:55aujourd'hui déjà en exploitation
38:56On parle de centrales
38:57en fait c'est des panneaux
38:58sur le toit ?
38:59Oui
38:59soit sur le toit
39:00soit en ombrière
39:01sur des parkings
39:01Oui d'accord
39:02et c'est pour nous
39:0414 centrales
39:05c'est 16 000 m2
39:06de surface solarisée
39:07et c'est 4 gigawatts
39:09produits chaque année
39:10c'est l'équivalent
39:11de la consommation moyenne
39:12de 1000 foyers français
39:13et ça seulement
39:15avec 14 centrales
39:16donc on a
39:17tout un pipe
39:18maintenant à équiper
39:19mais vous êtes obligés
39:20d'avoir une réflexion
39:20active par actif
39:21parce qu'il y a des toitures
39:23qui n'ont pas été prévues
39:24pour ça
39:25Mais vous ne pouvez pas
39:26forcément le faire partout
39:27On ne peut pas déployer
39:29aussi facilement
39:29donc c'est quand même
39:30un gros boulot
39:31mais voilà
39:33ça en vaut la peine
39:33Quelques chiffres
39:35donnés par INEA
39:3781,5 millions
39:39de revenus
39:39locatifs bruts
39:40en 2025
39:41une hausse de 4,5%
39:42sur un an
39:43Est-ce que ça veut dire
39:44que vous allez plutôt bien
39:45dans un secteur
39:46qui est en difficulté ?
39:48Oui
39:48on peut le dire comme ça
39:49c'est que malgré le contexte
39:51on s'en sort pas mal
39:51on va signer un bon exercice
39:532025
39:53On a la chance
39:56d'être en région
39:56je crois
39:57on est les seuls
40:00un peu
40:00en tout cas
40:01en foncière cotée
40:02sur ce créneau
40:02c'est des marchés
40:03moins volatiles
40:05que l'île de France
40:05et on est à chaque fois
40:07allé
40:08on a accompagné
40:09le développement
40:09des principales métropoles
40:10régionales
40:11et donc c'est des villes
40:12qui continuent à se développer
40:13malgré la crise
40:14même si
40:14ce qui nous a manqué
40:15cette année
40:16c'est comme partout
40:18c'est la demande locative
40:19et c'est
40:20les grandes entreprises
40:21qui aujourd'hui
40:21vu le contexte
40:22notamment politique
40:23n'arrivent plus à se projeter
40:24et à faire des projets immobiliers
40:25sur le long terme
40:26c'est ça qui manque
40:27mais on va dire
40:28qu'effectivement
40:29les fondamentaux
40:30sont solides
40:31on a un immobilier
40:32qui répond
40:32aux besoins
40:34des entreprises
40:35et au nouveau mode de travail
40:36post-Covid
40:36qui est green
40:38qui est performant
40:39au niveau environnemental
40:40qui est bien placé
40:41bien desservi
40:41par les transports en commun
40:42donc on n'a pas
40:43de sujet de fonds
40:44sur notre patrimoine
40:45et donc
40:46dès que ça repartira
40:47oui c'est ça
40:48c'est la question
40:48que j'allais vous poser
40:49parce que
40:49alors c'est pas seulement
40:50lié à l'incertitude budgétaire
40:52mais elle a quand même
40:53un effet sur
40:53l'activité économique
40:55du pays
40:55et notamment
40:56de l'activité
40:56du secteur
40:57du bâtiment
40:59ça vous mène
41:00dans quel état d'esprit
41:01je ne sais pas
41:03si vous regardez
41:03d'ailleurs
41:04ce spectacle
41:06ce spectacle parlementaire
41:07autour du budget
41:08j'ai beaucoup regardé
41:09l'année dernière
41:09je ne regarde quasiment plus
41:10
41:11tellement
41:12c'est agaçant
41:13effectivement
41:14parce que
41:15sincèrement
41:162025 dans l'immobilier
41:17on a senti une envie
41:18de repartir
41:19il y a de l'argent
41:20qui est là
41:21après être réinvesti
41:22il y a des gens
41:23qui ont envie
41:23de faire des projets
41:24et il y a vraiment
41:26cet attentisme
41:26patent
41:27depuis plus de deux ans
41:29qui enraille la machine
41:30donc c'est
41:32c'est très énervant
41:33c'est un peu affligeant
41:34il suffirait d'avoir
41:35vous c'est des clients
41:36qui ne s'engagent pas
41:37oui
41:38on ne va pas y aller
41:39parce qu'on n'a pas de vision
41:40nous en fait
41:41notre base locative
41:43c'est
41:43quasiment aux trois quarts
41:46des grands groupes
41:47donc en fait
41:48on a une activité locative
41:49qui reste correcte
41:49grâce aux plus petits groupes
41:52mais la taille moyenne
41:53des baux qu'on a signé
41:53elle est tombée
41:54à 500 mètres carrés
41:54ce qui nous manque
41:56c'est l'entreprise
41:57qui vient sur
41:58un de nos immeubles
41:59récemment livrés
42:00qui prend 3 000
42:014 000
42:015 000 mètres carrés
42:02parce que
42:03les grands groupes
42:04aujourd'hui
42:04décider d'une implantation
42:06régionale aujourd'hui
42:07ou d'un déménagement
42:08avec le manque de visibilité
42:10fiscale
42:11notamment
42:11c'est pas évident
42:12on les comprend
42:13on a encore besoin
42:15de construire des bureaux
42:16parce qu'il y a pas mal
42:16de bureaux vides en France
42:17donc
42:18il y a encore un besoin
42:20oui
42:20alors il y a beaucoup
42:21de bureaux vides
42:22effectivement
42:22il y a le 6 millions
42:23de mètres carrés
42:23en Ile-de-France
42:24qui fait un peu peur
42:25mais quand vous regardez
42:26les études
42:27notamment CBRE
42:28a sorti un nouvel indicateur
42:30sur l'obsolescence
42:31il y a 40%
42:33de l'offre en Ile-de-France
42:33qui est obsolète
42:34c'est 30% en région
42:36obsolète
42:37parce que les immeubles
42:38sont vieux
42:40passoires énergétiques
42:40tout ce que vous voulez
42:41ou parce qu'ils sont plus adaptés
42:43au nouveau mode
42:44d'organisation du travail
42:45aujourd'hui
42:46vous avez des sociétés
42:48qui sont passées
42:48du bureau cloisonné
42:49à l'open space
42:50et qui aujourd'hui
42:51vous demandent
42:51des espaces collaboratifs
42:53où on peut
42:53se réunir
42:54échanger
42:54des petites salles de réunion
42:56une dimension RSE
42:58qui devient prégnante
42:59voilà
42:59donc
42:59il y a un besoin
43:02de renouveler cette offre
43:03qu'elle soit qualitative
43:03et qu'elle corresponde
43:04aux attentes des locataires
43:05Vous avez parlé tout à l'heure
43:06de biodiversité
43:07de déchets
43:08je pense aux déchets
43:09ça m'engage
43:10sur la question
43:12l'enjeu de l'économie
43:13circulaire
43:15et c'est vrai
43:15que c'est un enjeu
43:16du secteur du bâtiment
43:17vous faites quoi ?
43:19Vous faites en sorte
43:20que les déchets
43:21deviennent
43:22finalement
43:23des ressources
43:24c'est ce qui est en train
43:25de se passer
43:25c'est peut-être pas
43:26totalement nouveau d'ailleurs
43:27Alors ça
43:28ce serait effectivement
43:29sur un cycle
43:30de fin de vie du bâtiment
43:31ce qu'on n'expérimente
43:32pas encore chez INEA
43:33parce qu'on a une moyenne
43:33d'âge de 7 ans
43:34de notre parc
43:35vous avez un enjeu
43:36sur les déchets
43:38de chantier
43:38en promotion
43:39qu'on ne gère pas
43:40parce que nous
43:40on arrive au moment
43:41où on nous livre
43:42l'immeuble
43:42donc nous on gère
43:43les déchets
43:44en phase d'exploitation
43:45donc les déchets
43:45produits par nos locataires
43:46c'est un thème
43:48qu'on a commencé
43:49à regarder
43:49en 2021-2022
43:51il a fallu commencer
43:52par mesurer
43:53et qualifier
43:54le type de déchets
43:55qui étaient produits
43:55sur notre parc
43:56on est allé chercher
43:57un spécialiste
43:58une start-up
43:59qui se montait
44:00sur ce thème
44:00et on a voulu
44:02surtout savoir
44:03comment étaient traités
44:04ces déchets
44:05sachant que vous avez
44:06trois types
44:06de traitements possibles
44:07dans le meilleur des cas
44:09c'est recyclé
44:10c'est la valorisation matière
44:11cas intermédiaire
44:12c'est incinéré
44:13valorisation énergétique
44:14pire des cas
44:14c'est enfoui
44:15ou entreposé
44:16dans les déchets
44:16à ciel ouvert
44:17et quand on a fait
44:18cette audite
44:18un peu inaugurale
44:19on a découvert
44:20que 25%
44:21des déchets
44:21produits sur notre parc
44:22ce qui représentait
44:23quand même une tonne par an
44:24était enfoui
44:26ce qui nous a scotché
44:27et on s'est dit
44:28on a trouvé directement
44:29notre premier objectif
44:30c'était réduire
44:30la part d'enfuissement
44:31donc vous en êtes à combien
44:32et ça
44:33on est passé en deux ans
44:34de 25 à 13%
44:36et alors malheureusement
44:37ce taux
44:37il est quasi incompressible
44:38parce qu'il y a des villes
44:39en région
44:40notamment Marseille
44:41il ne faut pas la citer
44:41où les incinérateurs
44:43sont saturés
44:44et vous n'avez pas
44:45d'autre choix aujourd'hui
44:45que d'enfouir
44:47ou d'entreposer
44:47à ciel ouvert
44:48ce qui est dingue
44:48donc une fois qu'on a fait
44:50ce premier objectif
44:51on a un deuxième objectif
44:52qui est d'augmenter
44:53la part du recyclage
44:54et donc là c'est à nous
44:54propriétaires
44:55d'amener à nos locataires
44:57les moyens de trier mieux
44:57leurs déchets
44:58et d'organiser des filières
44:59de ramassage
45:00des déchets adaptés
45:01alors il y a eu
45:03l'obligation
45:04notamment sur les déchets organiques
45:06ça peut être un défi
45:08pour une entreprise
45:08comme vous
45:09exactement
45:09c'est-à-dire
45:10comment
45:11qu'est-ce qu'on choisit
45:11on choisit d'installer
45:12des bacs de compost
45:13donc à proximité
45:15de nos bâtiments
45:16et on essaie
45:17de relier ça
45:18à des problématiques
45:19de biodiversité
45:20en se disant
45:20le compost
45:21c'est quand même pas
45:22qui va revenir chez lui
45:23avec sa bouteille de compost
45:25pour son jardin
45:26donc il faudrait
45:27que ce soit
45:27l'entreprise d'Espace Vert
45:28qui l'utilise
45:29donc tout ça
45:29ça s'organise
45:30et toutes les thématiques
45:31c'est intéressant
45:32se croisent
45:32quand on commence
45:33à faire de l'RSE
45:33sur un immeuble
45:34et en fait
45:35on se rend compte
45:35qu'on a beaucoup
45:36d'impact possible
45:37donc ça veut dire
45:38quand on parle de déchets
45:39on parle de biodiversité
45:40on commence effectivement
45:41on est arrivé
45:41vous l'avez le déroulé
45:43on est arrivé
45:44sur cette thématique
45:45par les déchets
45:46un peu
45:46et puis parce qu'on sent
45:47que c'est aussi
45:48le prochain enjeu réglementaire
45:52et on ne pensait pas
45:53avoir là d'impact
45:54parce qu'on est quand même
45:55sur des zones urbaines
45:57on investit
45:58dans les principales
45:59métropoles régionales
46:00on a des espaces verts
46:01mais pas non plus
46:01des parcs
46:02autour de nos immeubles
46:02et en fait
46:03on s'est rendu compte
46:04qu'on avait énormément
46:05de choses à faire
46:06mais alors comment
46:06on améliore
46:07l'impact biodiversité
46:09d'un immeuble
46:11à la fonte sérénéa
46:12alors il y a des actions
46:15systémiques
46:15que vous pouvez déployer
46:16sur votre parc
46:16je vais vous donner un exemple
46:17vous revoyez vos contrats
46:18d'espace vert
46:19pour qu'il y ait
46:19moins de tontes par an
46:21ou de faire
46:21des tontes différenciées
46:23selon les zones
46:24de votre immeuble
46:24alors devant
46:25vous voulez une pelouse impeccable
46:27ok vous faites
46:27une tonte rase
46:28derrière
46:29vous pouvez mettre
46:30une tonte plus haute
46:31pour laisser la faune
46:32s'exprimer
46:33vous pouvez réintroduire
46:34des espèces locales
46:36plutôt que de stéréotyper
46:38toute votre végétalisation
46:39sur l'ensemble
46:40de votre patrimoine
46:41en France
46:41en fait il y a
46:41des différences locales
46:43vous pouvez rétablir
46:44des habitats
46:45pour la faune
46:46vous pouvez réintroduire
46:47des points d'eau
46:48c'est bête
46:49mais en fait
46:49ça ça apporte énormément
46:50et vous pouvez passer
46:52à une gestion
46:52raisonnée de l'eau
46:53ça c'est quelque chose
46:55qu'on a inscrit
46:55dans notre prochaine
46:56feuille de route
46:56toujours pareil
46:57pour essayer d'avoir
46:58un cycle
46:58au niveau de
46:59votre parcelle
47:00finalement
47:01donc il y a plein
47:02de choses à faire
47:03et ça veut dire
47:04que là aussi
47:05si vous travaillez
47:06aujourd'hui
47:07sur un immeuble
47:07qui va être livré
47:08dans je ne sais pas
47:09dans un an
47:10deux ans
47:10trois ans
47:10vous faites en sorte
47:14d'y intégrer
47:14de plus en plus
47:15de biodiversité
47:16de plus en plus
47:17d'arbres aussi
47:19à quel point
47:20ce projet-là
47:21il va se différencier
47:22d'un projet
47:23d'il y a
47:23dix ans par exemple
47:24alors il va se différencier
47:26comme vous le dites
47:26déjà par la collaboration
47:27qu'il va falloir avoir
47:28avec le promoteur
47:28et on l'a fait
47:29on a utilisé un label
47:30qui s'appelle
47:31le label Biodiversity
47:32à Chalifer
47:33sur un de nos parts
47:34d'activité
47:34avec le promoteur
47:35LCI
47:35et la démarche
47:37était vraiment intéressante
47:38parce que le label
47:38vous impose
47:39d'avoir ce dialogue
47:40donc dès le départ
47:41le dialogue va se poursuivre
47:42avec vos locataires
47:43et donc vous pensez
47:46vos espaces verts
47:47effectivement différemment
47:48donc avec des noupes
47:49paysagères
47:50des petits bassins
47:51des petites rigoles
47:51de rétention d'eau
47:52vos parkings
47:53au lieu de faire
47:54du béton brut
47:54vous allez le laisser
47:55respirer
47:56avec des solutions
47:57plus ou moins étanches
47:58pour que l'eau
47:59puisse s'infiltrer
47:59dans le sol
48:00vous allez penser
48:01tout un tas
48:02de petits ajustements
48:03en fait
48:04qui ne vont pas changer
48:05complètement
48:06votre objet immobilier
48:07mais qui vont
48:09complètement améliorer
48:10sa biodiversité
48:12et donc nous on s'engage
48:13à reprendre ensuite
48:14et à retenir
48:15de la bonne façon
48:16tout ce qui a été pensé
48:17et à sensibiliser
48:18nos locataires
48:19pour qu'eux aussi
48:21adoptent une démarche
48:22naturellement
48:22en fait qui soit
48:23en phase avec la préservation
48:24de la biodiversité
48:25sur le site
48:25Est-ce que dans ce cas-là
48:26vous rentrez quand même
48:29dans une logique
48:31ou dans une critique
48:32d'artificialisation
48:33des sols
48:34c'est à dire
48:34est-ce que les choix
48:34que vous faites là
48:35ça vous permet
48:36de dire
48:37bah non
48:37nous avec ces options-là
48:40clairement
48:41nous en investissant
48:41dans le neuf
48:42alors on bâtit pas
48:44sur des terrains agricoles
48:45mais on bâtit quand même
48:46sur des zones
48:46qui ne sont pas construites
48:47donc en termes
48:48d'artificialisation
48:49c'est pas mal
48:49donc effectivement
48:50notre responsabilité
48:53c'est de la limiter
48:55au maximum
48:56et de penser
48:57et d'intégrer
48:57ces critères-là
48:58dans la conception
48:59du projet
48:59bon là on n'est pas
49:01en phase d'investissement
49:02donc ça fait deux ans
49:03qu'on n'a pas investi
49:04et on se concentre
49:05sur la livraison
49:05de notre pipe
49:06en cours de construction
49:07mais effectivement
49:08quand on reprendra
49:09l'investissement
49:09c'est des choses
49:10sur lesquelles
49:12on va travailler
49:13vraiment en amont
49:13avec les promesses
49:14ça veut dire
49:14qu'on va terminer là-dessus
49:15il y a des projets
49:17que vous ne pouvez pas
49:19monter
49:20à cause de cette loi
49:22sur l'artificialisation
49:23alors là comme je vous l'ai dit
49:24ça fait deux ans
49:25qu'on n'a pas repositionné
49:26à l'achat
49:27mais je pense que
49:28dans certaines métropoles
49:28effectivement
49:29la donne a changé
49:30et que ça devient
49:31un critère clé
49:32pour obtenir le permis
49:33merci beaucoup
49:35Karine Deschari
49:35c'était passionnant
49:36je vous dis à bientôt
49:36sur Be Smart for Change
49:38on passe tout de suite
49:39à notre rubrique
49:40start-up
49:40Smart Ideas
49:48la bonne idée du jour
49:49elle est signée
49:50Gauthier Laviron
49:51le cofondateur de Grip
49:52qui est avec nous
49:53en duplex
49:54bonjour
49:55bienvenue
49:56dans ce Smart Impact
49:57vous l'avez créé en 2017
49:59avec Bastien Vantalet
50:00mais vous venez de
50:00vous êtes l'un des lauréats
50:02du programme Impact
50:03de la French Tech
50:03de Bordeaux
50:04félicitations
50:05c'était quoi l'idée de départ
50:07c'est quoi Grip ?
50:09à la base
50:10c'est Grip
50:10c'est simplement
50:11la possibilité
50:13de refabriquer des pièces
50:14pour les voitures anciennes
50:15parce qu'on était
50:16des passionnés
50:16et on avait beaucoup
50:17de difficultés
50:18à retrouver
50:19les pièces détachées
50:20pour restaurer nos voitures
50:21et alors
50:22qu'est-ce que c'est devenu
50:23aujourd'hui
50:23vous en êtes où
50:248-9 ans après ?
50:27alors aujourd'hui
50:28c'est
50:29c'est une petite dizaine
50:30de personnes
50:31vouées toujours
50:32à réparer
50:34les véhicules
50:36mais plus forcément
50:38que les anciens
50:39on s'attaque aujourd'hui
50:40aussi aux voitures récentes
50:42et notamment
50:43aux éléments
50:44un petit peu contraignants
50:45et de sécurité
50:46tels que les optiques
50:47les radars
50:49anticollision
50:50tout ce qui équipe
50:50aujourd'hui nos voitures
50:51et qui sont devenues
50:53des pièces
50:54qui coûtent extrêmement cher
50:55et nous
50:57notre radar
50:57aujourd'hui
50:57c'est réparer
50:58plutôt qu'en placer
50:59donc c'est refabriquer
51:00les pièces qui composent
51:01ces éléments-là
51:02plutôt que de racheter
51:04un élément
51:05complet
51:06qui serait inutile
51:08et alors ça passe par quoi ?
51:10c'est quoi la technologie ?
51:10c'est de la 3D tout simplement ?
51:11enfin je dis tout simplement
51:12c'est ça
51:13on a la fabrication additive
51:15en effet
51:15l'impression 3D
51:16c'est notre
51:17principal outil
51:18de fabrication
51:19maintenant on en a d'autres
51:20mais celui-ci
51:21c'est celui qui nous permet
51:22aujourd'hui de produire
51:23juste ce dont on a besoin
51:24sans faire des stocks
51:26énormes
51:26on est capable
51:27de produire
51:28uniquement
51:29les éléments
51:29nécessaires
51:30et qui sont
51:31commandés par nos clients
51:32donc on a une plateforme
51:33e-commerce
51:34les gens passent leurs commandes
51:35et on fabrique
51:36uniquement
51:37les pièces
51:38dont ils ont besoin
51:38comment on
51:39alors je réagis
51:41en automobiliste
51:42comment je vais pouvoir
51:43moi déterminer
51:44qu'une pièce
51:44elle est
51:45réparable
51:46plutôt que
51:47remplaçable
51:49sur un véhicule récent
51:50alors aujourd'hui
51:52c'est vrai que l'automobiliste
51:53l'usager lui
51:54il n'est pas trop sujet
51:56à cette question là
51:57c'est surtout le réparateur
51:58nous notre client principal
52:00ça va être le réparateur
52:01ou l'expert
52:01qui va déterminer
52:03que la pièce est cassée
52:04et nous aujourd'hui
52:05on est disponible
52:06la plateforme GRIP
52:06est disponible
52:07sur les logiciels
52:08de chiffrage
52:09de ces réparateurs
52:10donc en fait
52:11dès qu'il y a un choc
52:11quand ils vont
52:12faire le devis
52:13pour réparer la voiture
52:14et bien en fait
52:15ils vont pouvoir
52:16avoir accès
52:17à notre catalogue
52:18aussi bien qu'au catalogue
52:20des pièces neuves
52:21des constructeurs
52:21donc après
52:22ce sera à l'usager
52:24pour le moment
52:24mais plus tard
52:25peut-être qu'on n'aura plus le choix
52:27de choisir
52:28entre une pièce
52:29de refabrication
52:30une pièce de second usage
52:32ou une pièce neuve
52:33et d'ailleurs
52:34quand vous avez un accident
52:35aujourd'hui
52:35c'est souvent ce que
52:36votre assurance vous propose
52:37est-ce que vous êtes ok
52:38à mettre une pièce
52:39issue de l'économie circulaire
52:41ou est-ce que vous voulez
52:42une pièce neuve
52:43aujourd'hui
52:43c'est libre choix
52:44oui effectivement
52:45et ça pourrait devenir
52:46une obligation
52:47vous avez signé
52:48un partenariat
52:49avec DAT France
52:50spécialiste du chiffrage
52:51et de la data automobile
52:53que vous apporte
52:54cette alliance
52:55et bien justement
52:57c'est exactement ça
52:58alors j'ai pris un peu
52:59d'avance
52:59mais en effet
53:01le partenariat
53:02avec DAT
53:02donc DAT
53:03fait partie
53:03de ces nombreux
53:04logiciels de chiffrage
53:05et la particularité
53:08de DAT
53:08c'est qu'ils ont
53:09vocation à innover
53:10et donc cette solution
53:12qu'ils mettent à disposition
53:13des experts
53:13et des réparateurs
53:14c'est tout à fait
53:15dans ce cadre là
53:17donc aujourd'hui
53:18c'est eux
53:19qui font en sorte
53:19qu'on soit visible
53:20auprès des réparateurs
53:22et des experts
53:22au moment des réparations
53:24des voitures
53:25je donne un exemple
53:26un optique aujourd'hui
53:28pour illustrer
53:30un optique de voiture
53:32sur un Scénic
53:33parce que c'est quand même
53:33un véhicule qui est très répandu
53:35les derniers Scénic
53:36c'est environ 1700 euros
53:38le phare
53:39donc vous avez un petit choc avant
53:40parce qu'il y a quelqu'un
53:41qui vous a refusé la priorité
53:42il y en a juste en pièces détachées
53:44pour 3400 euros
53:48sans compter la main d'oeuvre
53:51nous une patte de réparation
53:52donc il y en a à peu près
53:544 par optique
53:55ça vaut entre 50 et 60 euros
53:57donc je vous laisse faire le calcul
53:59au maximum
54:00vous avez 3 ou 4 pattes
54:03à 50 ou 60 euros
54:04à changer
54:04plutôt qu'un optique complet
54:06à 1400 euros
54:07donc l'économie est énorme
54:09pour l'usager
54:10mais aussi pour les assurances
54:11mais du coup par alliance
54:13ça va finir pour l'usager
54:14en étant une belle économie
54:16et surtout
54:17on parle de
54:18comment dire
54:19d'écologie
54:21parce que la pièce
54:22on va nous
54:23à terme
54:24la produire
54:24au plus proche
54:25du réparateur
54:26avec des réparateurs
54:28agréés
54:29avec lesquels
54:29on pourra installer
54:30notre outil de fabrication
54:31directement chez eux
54:32oui donc
54:33pas de transport
54:34et évidemment
54:35moins de matériaux
54:37utilisés
54:37puisque vous fabriquez
54:39moins de pièces
54:41un mot
54:42de ce prix
54:43le programme impact
54:45de la French Tech
54:46de Bordeaux
54:46qu'est-ce que ça vous apporte
54:47un peu de visibilité médiatique
54:49puisque vous êtes là
54:49mais sinon
54:50ça donne un petit coup de boost
54:53c'est vrai que nous
54:54ça fait longtemps
54:55qu'on a quitté les bancs
54:57des start-up
54:58et des
54:59petites entreprises
55:02en devenir
55:02bordelaise
55:03on est passé par
55:05Unitech
55:05on est passé par la French Tech
55:07par Techno West
55:07et c'est vrai
55:09qu'aujourd'hui
55:10avoir ce prix-là
55:11ça redonne
55:12un gros coup de boost
55:13et ça montre
55:14que l'industrie
55:14et la fabrication
55:16en tant que telle
55:17peut aussi être innovante
55:19parce qu'on avait tendance
55:21à penser
55:21qu'il n'y avait que les services
55:22il y avait l'IA
55:23il y avait toutes ces choses-là
55:24aujourd'hui
55:25qui étaient des produits innovants
55:26et le fait de mettre en avant
55:29une start-up
55:29comme la nôtre
55:30enfin une entreprise
55:30comme la nôtre
55:31pour le coup
55:31qui produit
55:33ça montre que fabriquer
55:35c'est encore quelque chose
55:36d'innovant
55:37Merci beaucoup Gauthier
55:39Laviron
55:39bon vent à grippe
55:41voilà c'est la fin
55:42de ce Smart Impact
55:43merci à toutes et à tous
55:44de votre fidélité
55:45à Be Smart for Change
55:46salut
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