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  • il y a 2 heures
Mercredi 25 février 2026, retrouvez Olivia Coppin (coach formatrice, Les Bons Codes), Olivier Clisson (paysan boulanger et formateur en biodynamie) et Emmanuelle Barbara (Avocate, droit du travail et droit de la sécurité sociale) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16A l'occasion de ce salon de l'agriculture, tiens si on s'intéressait à la biodynamie, qu'est-ce
00:20que c'est ?
00:21On va en parler avec Olivier Clisson, il est paysan, boulanger et formateur justement en biodynamie, il est notre invité.
00:28Le cercle RH, le CPF, petit ange parti trop tôt, c'est un très joli titre très poétique pour dire
00:34que le permis de conduire ne sera plus pris en charge par le CPF,
00:38ce qui pose un certain nombre de problèmes pour les jeunes qui ont souvent besoin d'un permis de conduire
00:43pour décrocher un emploi.
00:44C'est notre thème d'actu, on parlera du CPF, on parlera de manière plus globale des enjeux de formation
00:49avec nos deux invités,
00:51Emmanuel Barbara, elle est avocate en droit du travail et droit de la sécurité sociale, une spécialiste de ce sujet,
00:56et puis Olivia Coppin, elle est coach en management, les bons codes, c'est le nom de son entreprise.
01:02Voilà le programme, tout de suite c'est Bien dans son job.
01:17Bien dans son job pour parler de l'agriculture et en particulier de la biodynamie,
01:21au moment d'ailleurs où le salon de l'agriculture gronde avec un monde agricole,
01:27avec des agriculteurs qui, vous le voyez depuis plusieurs mois maintenant,
01:31expriment leur difficulté à vivre de leur métier.
01:34Un monde agricole à bout de souffle et en face la biodynamie.
01:38On en parle avec vous Olivier Clisson.
01:40Bonjour Olivier.
01:41Bonjour.
01:41Vous vous définissez comme paysan boulanger, vous êtes formateur en biodynamie.
01:45D'abord un petit mot sur votre parcours, parce que je trouve que c'est très intéressant.
01:49En préparant l'émission, j'ai vu que vous sortiez de vos études d'histoire, à la fac d'histoire.
01:55C'est ça.
01:55Vous le destiniez probablement à devenir prof d'histoire, j'ai fait des études d'histoire.
01:59Puis vous vous êtes dit, tiens j'ai eu un enfant, j'ai mon enfant, comment je le nourris ?
02:03Ça a été le choc ça.
02:04Oui, c'est comme ça que ça a démarré.
02:05Je n'étais pas du tout destiné à devenir paysan.
02:10Et avec ma femme, on a eu une autre première assez jeune.
02:12Et à ce moment-là, je n'avais plus le choix.
02:14Autant pour moi, je pouvais manger n'importe quoi, mais autant pour nourrir un autre, c'était différent.
02:18Et donc c'est là où je me suis intéressé à l'agriculture, à qu'est-ce qu'on mange,
02:21qu'est-ce qu'on peut donner à nos enfants.
02:23Et de l'agriculture, je suis arrivé à l'agriculture biologique, forcément.
02:27Je n'avais pas du tout envie de l'intoxiquer.
02:29Et petit à petit, je suis arrivé à la biodynamie, qui est donc une agriculture qui va un petit peu
02:35plus loin que la bio.
02:36Tous les agriculteurs, les vignerons, les maraîchers, les éleveurs en biodynamie sont tous déjà de base en bio ?
02:43En bio. Ils sont tous certifiés par des organismes agréés par l'État français.
02:48Sur le cahier des charges de la bio, c'est la base minimum.
02:50Et en plus, nous respectons, nous suivons un cahier des charges supplémentaire, très strict.
02:57Contrôlez-lui par un label indépendant, Déméter ou Biodivin.
03:00Oui, il y a deux labels.
03:02Et c'est...
03:05Cet cahier des charges supplémentaire, pour nous, il va permettre d'avoir une qualité encore plus grande de nos produits.
03:12Produits plébiscités par les consommateurs.
03:14Vous vous définissez comme paysans, mais vous vendez du pain dans la région d'Île-et-Vilaine,
03:17et ceux qui nous regardent peut-être achètent et consomment votre pain.
03:21On a un monde agricole qui nous dit, moi, je vis avec 300 euros par mois.
03:24Moi, je vis avec 0 euro par mois.
03:26Moi, j'ai envie de me suicider, certains même se suicident.
03:30Quand je vous regarde et que je lis votre communiqué,
03:32vous dites dans le communiqué, en indiquant que vous ne participez pas, d'ailleurs, au salon de l'agriculture,
03:36vous dites, un autre monde agricole est possible.
03:39J'ai le sentiment que vous êtes un homme équilibré, heureux,
03:43et qui est heureux de ce choix économique.
03:46Effectivement, c'est un métier magnifique.
03:48C'est le plus beau métier du monde, et malheureusement, aujourd'hui, il est bien difficile pour beaucoup.
03:52On était au salon tout le week-end avec les collègues.
03:55Vous avez peut-être vu la vidéo de cet homme qui a interpellé le président sur ses dettes.
04:00Moi, j'ai vu un monde en souffrance ces derniers jours.
04:04Je le vois chez moi avec les voisins.
04:06Autour de vous.
04:07Autour de moi, forcément, on travaille ensemble, dans la coopérative de matériel,
04:12et en fait, je la vois un petit peu comme une bête blessée, malade,
04:18et qui, quand on s'approche d'elle pour en prendre soin, elle va mordre.
04:22C'est un peu l'état de l'agriculture aujourd'hui, du monde agricole aujourd'hui.
04:25La biodynamie, dans votre modèle économique, vous en vivez,
04:28vous nourrissez vos enfants, parce que c'était le projet initial.
04:32Vous avez créé de l'emploi.
04:33Je voudrais quand même qu'on y revienne un instant sur ce sujet,
04:35parce qu'on a une agriculture qui s'est concentrée, qui s'est mécanisée,
04:39qui s'est même dotée de l'IA et de technologie, qui crée peu d'emplois.
04:43Vous, en biodynamie, vous créez le double d'emplois, à peu près, d'une exploitation traditionnelle.
04:48D'une exploitation chimique traditionnelle, les chiffres de l'agence bio,
04:51c'est autour d'une fois et demie à deux fois plus d'emplois créés à la même surface.
04:56C'est extraordinaire.
04:56Et si on prend une vision un petit peu plus large pour le futur de notre agriculture,
05:01là, on a une opportunité phénoménale,
05:03c'est que la moitié de nos agriculteurs vont partir à la retraite.
05:06Et ça va d'ailleurs très vite, beaucoup arrêtent, même avant la retraite, tellement c'est difficile.
05:10Et donc là, on a sociétalement, collectivement, une chance extraordinaire
05:14d'aller prendre cette occasion-là pour faire une transition agroécologique
05:18qui est nécessaire, que tout le monde réclame.
05:21Ça va dans ce sens-là ? Je vois la loi Duplon 2 qui rajoute deux intrants chimiques,
05:25qui rajoutent... J'ai l'impression que ça va exactement dans le sens inverse.
05:28C'est le sens inverse. C'est un pansement sur une jambe de bois, comme on dit.
05:32Ça ne servira à rien du tout.
05:34Il faut s'appuyer sur les expériences concrètes qui existent depuis plus de 100 ans pour la biodynamie,
05:39qui était la première agriculture certifiée selon un cahier des charges dans l'histoire,
05:451927 pour Déméter.
05:46C'est un cahier des charges international pratiqué aujourd'hui dans plus de 65 pays,
05:50250 000 hectares.
05:52C'est très cadré, avec des résultats aujourd'hui qui sont scientifiquement prouvés.
05:56Vous appartenez au MABD, qui est l'organisation qui, je dirais, regroupe,
06:00et pas seulement les vignerons, parce que quand on parle de biodynamie,
06:02on pense souvent au vin, mais il n'y a pas que le vin.
06:04Il y a des paysans boulangers, parce que vous faites votre blé, on ne l'a pas dit,
06:07mais vous plantez votre blé, vous avez des vaches ?
06:09On sème le blé, on sème le seigle, et tout ça, ça rentre dans une rotation,
06:13donc avec des prairies.
06:13Et sur les prairies, bien, effectivement, on a un petit troupeau de vaches,
06:17magnifique, une race qui était en voie de disparition, la race nantaise,
06:21et qui nous permet de maintenir et d'augmenter la fertilité de nos sols.
06:25Donc, nous ne prenons pas sur les générations futures,
06:27au contraire, nous augmentons la fertilité, ce que ne fait pas l'agriculture chimique.
06:31En bout de chaîne, vous avez un pain vendu à combien de clients, là ?
06:34Vous avez combien de clients aujourd'hui ?
06:35Alors, nous, on distribue en amap, dans un magasin en ligne qu'on a créé,
06:40et puis sur un marché, pour à peu près 200 familles par semaine.
06:45Et quand on maîtrise nos coûts de, du semi, du stockage, transformation farine,
06:53transformation au fournil de la ferme, avec uniquement du levain,
06:57un cuisson au feu de bois et une distribution en direct au consommateur,
07:00on maîtrise toute la chaîne, et donc toute la valeur ajoutée est gardée pour nous.
07:03Il faut savoir qu'aujourd'hui, quand vous dépensez 100 euros dans le système classique,
07:08il n'y a que 6,9 euros qui vont dans la poche de l'agriculteur.
07:11Tout le reste, c'est les fournisseurs, c'est les marges,
07:13il y a la grande distribution, et j'en passe.
07:16Voilà.
07:16Donc vous êtes un homme qui vivait dignement de votre travail,
07:19à l'inverse de ce qu'on peut entendre, et qui tire les larmes,
07:22quand même, d'entendre un monde agricole qui n'en peut plus.
07:24C'est effroyable, et quand on pense à la civilisation française,
07:27qui était basée sur une bonne alimentation,
07:31nous avons fait inscrire au patrimoine mondial de l'UNESCO l'agriculture française,
07:34et quand on voit dans quel état elle est aujourd'hui, c'est un scandale.
07:38Juste avant de nous quitter, on est en retard.
07:39C'est un monde agricole dont j'ai le sentiment qu'il est aussi pris au piège.
07:44Il est pris au piège, évidemment.
07:46Ce n'est surtout pas la faute des agriculteurs sur le terrain qui en souffrent.
07:51Il y a beaucoup de gens qui profitent.
07:53Aujourd'hui, cette année, nous n'avons pas de vaches au Salon de l'agriculture,
07:57mais on a beaucoup de vautours.
07:58Et c'est donc par une agriculture autre qui existe depuis des dizaines d'années,
08:06en agriculture biologique ou en agriculture biodynamique,
08:09qu'on a trouvé des solutions.
08:11Merci Olivier Clisson.
08:12On a dépassé le temps, et je m'en excuse.
08:14Passionnant.
08:15On peut vous retrouver sur des AMAP, en Ile-et-Vilaine,
08:17parce que vous n'êtes pas breton, c'est tout proche,
08:20mais ce n'est pas vraiment la Bretagne.
08:22Paysan, boulanger, formateur en biodynamique,
08:24et administrateur, il faut-il le rappeler.
08:25Du mouvement d'agriculture biodynamique, bio-dynamique.org.
08:30C'est un vrai plaisir de vous accueillir,
08:32et puis de voir un agriculteur épanoui et heureux de faire ce métier
08:37qui l'enrichit sur tous les plans.
08:39Sur tous les plans.
08:40Merci de nous avoir rendu visite.
08:42On tourne une page, on s'intéresse à la formation,
08:44sujet aussi important d'ailleurs dans le monde agricole,
08:46des formations qui parfois peinent d'ailleurs à remplir et attirer les étudiants.
08:50On s'intéresse à la formation et au CPF.
08:52Le CPF, tous les salariés connaissent le CPF.
08:54Ils ont leur fameux compte personnel de formation.
08:56Qu'en est-il ? On a le sentiment que le gouvernement
08:58est en train doucement de mettre en péril ce dispositif de formation.
09:04C'est le thème d'actu.
09:04On en parle avec mes invités, je les accueille.
09:19Le débat d'actu pour parler de formation.
09:21Alors la formation, ça vous concerne tous.
09:23Vous êtes des millions de salariés.
09:24Je dis bien de salariés qui avaient un compte CPF.
09:27Et souvent, on regarde son compte et on se dit, tiens, j'ai 6 000, j'ai 5 000.
09:30Je vais pouvoir me former.
09:31Ça, c'était l'esprit Macron 2017.
09:33Il avait mis plus de 17 milliards sur la table pour accompagner les collaborateurs.
09:37Et il y avait ce CPF qui venait évidemment former.
09:40CPF remis en cause, pas totalement.
09:43On ne paye plus le permis de conduire avec le CPF.
09:46On plafonne le bilan de compétences et c'est d'une certaine manière une remise en question de cette philosophie.
09:51On en parle avec mes invités parce que la formation, au moment où nous sommes, est plus que jamais nécessaire.
09:57Emmanuel Barbara, ravi de vous accueillir.
09:59Avocate en droit du travail, droit de la sécurité sociale au cabinet.
10:03Auguste de Bousy.
10:04Auguste de Bousy.
10:05Je ne voulais pas écorcher et dire une bêtise.
10:07Merci d'être là.
10:08Olivia Coppin, ravi de vous accueillir.
10:10Vous êtes coach en management.
10:12Les bons codes.
10:13Et vous venez régulièrement sur notre plateau partager un certain nombre de sujets.
10:17D'abord, sur ce sujet du CPF.
10:19Commençons par le grain de beauté qui peut peut-être cacher quelque chose de plus grave en dessous.
10:23CPF permis de conduire.
10:24Tout ça paraît anodin.
10:26Ça fait des économies.
10:27Quand on analyse bien le sujet, c'est quand même des jeunes qui se payaient le permis de conduire pour
10:32décrocher un job.
10:33et qui vont devoir payer 1 500, 2 000, sans compter évidemment les entreprises d'auto-école qui sont vent
10:38debout
10:39parce qu'ils ont perdu une partie du business.
10:41Vous en pensez quoi, Olivia et Emmanuel ?
10:46Écoutez, peut-être c'est plus un reciblage, une réorientation pour revenir un peu à l'esprit initial du projet.
10:54Donc il y a un effet d'aubaine, quoi.
10:55Oui, parce que l'idée c'était quoi ?
10:57Après, voilà, Maître en parlera peut-être encore mieux que moi.
10:59Mais c'était l'idée, c'était de travailler son employabilité toute sa vie.
11:03Donc l'employabilité, c'est quoi ?
11:04Est-ce que mes compétences répondent à l'économie ?
11:07Répondent au marché du travail ?
11:09Donc on est plus sur un investissement stratégique qu'une énième dépense sociale.
11:14Et en tout cas, comme les dérives qu'on a pu voir en tout cas ces quelques années,
11:17d'ailleurs le permis de conduire en est une bonne illustration,
11:21montre un petit peu cette tendance, cette dérive.
11:23Donc j'entends dans ce que vous dites, et j'ai hâte d'entendre ce que va dire Emmanuel Barbara,
11:27vous dites finalement, après tout, c'est un recentrage un peu stratégique
11:30pour éviter de payer du macramé, du permis de conduire, le saut en parachute,
11:33avec tout ce qui avait été dans les abus du CPF.
11:36Emmanuel ?
11:37Oui, alors c'est tellement dommage, encore une fois, de se trouver confronté aux dérives
11:41pour rétro-pédaler sur une intuition qui était excellente,
11:45non pas en 2017, pardon, mais en 2014.
11:4714, absolument, pour le CPF ?
11:48Absolument, parce que cette intuition selon laquelle cette époque, dans le fond,
11:52elle ne se caractérise plus par 37 ans et demi au même endroit, etc., etc.,
11:56à charge de l'employeur, 3, maintenant, voilà.
11:58Donc, eu égard au fractionnement des trajectoires professionnelles,
12:01le carburant du siècle, c'est la formation.
12:04Bravo, ça, c'était l'intuition.
12:06Après, ça coûte.
12:07Et non seulement ça coûte, mais en plus, ça passe l'épreuve,
12:11comment dirais-je, de l'usage humain, si je puis dire.
12:13Et donc, le permis de conduire est rien moins que, comme vous le dites à juste titre,
12:19en soit une dérive, parce que dans le fond, ce n'était pas conçu pour ça.
12:23Et quand je pense que c'est en, je crois que c'est en 24 qu'a fait l'apparition
12:28le permis moto A2, c'est-à-dire au-dessus de 125 centimètres cubes,
12:33alors là, c'était le pompon, puisqu'ensemble, ces dépenses atteignaient 30% de l'ensemble.
12:38Ce que je veux dire, c'est que ça finissait, ou ça aurait fini par un contresens partagé
12:44à la fois par la puissance publique qui cherche désespérément des économies,
12:46et d'autre part, par les bénéficiaires qui se trompent d'objectifs.
12:51Et je crois qu'il faut que tout ça se...
12:52Donc, il y a une vertu, quand même.
12:54Absolument.
12:54On est d'accord.
12:55C'est douloureux.
12:56Alors, les auto-écoles, on pleure avec elles, etc.
12:58Et même les personnes, et notamment les indépendants qui ont aussi un CPF,
13:02et tous ces gens...
13:04Oui, d'accord, mais ils y sont...
13:05Donc, c'est vrai que la mobilité, c'est essentiel,
13:08mais c'est essentiel après ou en même temps qu'autre chose.
13:12De toute façon, cet argent, il a été payé par les ménages.
13:15Il était, il a été moins, il va retourner chez les ménages.
13:18Il y a quand même dans les restrictions budgétaires sur les formations de langue,
13:21là aussi, il y a eu quand même des levées de boucliers,
13:23parce que, est-ce que vous mettez sur le même niveau,
13:25puisque j'entends votre discours en disant,
13:27recentrons sur des formations stratégiques utiles pour l'entreprise,
13:30les langues, je m'autorise à penser,
13:32alors là, à l'instar du permis de conduire,
13:34que c'est quand même assez utile, quand même...
13:36Oui, non, avec l'IA.
13:37En fait, l'idée, c'est bien sûr que tout est...
13:40Vous allez me le casser, le CPF, sur ce plateau-là ?
13:41Quand on est dans une logique d'abondance, tout est utile.
13:43Quand on est dans une logique de restriction,
13:46c'est-à-dire qu'effectivement, les moyens ne sont plus les mêmes aujourd'hui,
13:48on est dans une logique de ciblage.
13:50Et c'est vrai que, comme vous le disiez,
13:52le ressenti était bon, l'intuition était bonne,
13:54la formation, c'est le capital, aujourd'hui, du salarié.
13:57Mais maintenant, il y a cette logique aussi, peut-être,
13:59de faire un peu de pédagogie, de responsabiliser les bénéficiaires
14:02sur quelles compétences je dois vraiment acquérir
14:05pour être performant et employable sur le marché du travail.
14:09Peut-être que l'anglais ou l'espagnol,
14:10je ne sais pas si ça arrive en position,
14:12on peut penser plus à comment prompter
14:14ou toutes les thématiques autour de l'IA
14:16qui sont peut-être davantage urgentes que les langues étrangères.
14:20Vous en pensez quoi ?
14:21Je pense tout à fait que c'est tout à fait urgent,
14:23s'agissant de savoir utiliser l'IA.
14:25Mais il se trouve qu'au titre du répertoire spécifique,
14:32l'IA rejoint la bureautique et se trouve là aussi,
14:38j'allais dire, assujetti à un plafond de 1 500 euros.
14:43Si bien qu'on est un peu troublé là,
14:45parce qu'autant le permis de conduire, je vois bien,
14:48mais quand on regarde les stats,
14:50on voit que tout ce qui tourne autour de ces certifications
14:54qui ne sont pas nécessairement estampillées d'un diplôme, etc.,
14:57sont très coûteuses et sont nombreuses.
15:01Mais dans l'ensemble, quand même,
15:02se dire qu'on fait l'impasse sur la formation à l'IA,
15:05alors que franchement, c'est une exigence.
15:08Mais ça va être rattrapé, en fait.
15:10Il y a un deuxième tour.
15:11C'est que s'il s'agit de salariés dans une entreprise,
15:14il est clair que les entreprises font tout ce qu'elles peuvent aujourd'hui
15:16pour mettre à bord et à niveau leur personnel.
15:19Et c'est elles qui vont co-financer.
15:21Parce que dans le fond, on est passé d'une logique de l'individu
15:23qui est dans la maîtrise de son parcours professionnel,
15:26c'était la loi de 2018,
15:27à un co-financement avec quelqu'un.
15:29Parce qu'on a dit quelqu'un.
15:30Quelqu'un, c'est essentiellement,
15:31vous parliez de salariés, de l'employeur,
15:33mais il peut y avoir d'autres quelqu'un.
15:35Il y a l'État, France Travail,
15:38il y a les régions, il y a les opcos.
15:40Donc voilà, c'est l'idée qu'on passe dans un co-financement
15:44sous-entendu que les personnes, hélas,
15:46ne sont pas suffisamment vues comme étant,
15:48et peut-être l'avons-nous démontré,
15:51suffisamment à la manœuvre ou responsables,
15:53pour prendre un terme à la mode et si utile, hélas,
15:56pour choisir ce qui serait adapté à ce dont a besoin la nation,
16:03à savoir des métiers en tension
16:04et donc une adéquation davantage entre formation,
16:06alignement avec des jobs.
16:07La loi, c'est la liberté de choisir son avenir professionnel,
16:10celle de 2018.
16:11Je redis qu'en 2017, effectivement, 2014, TPF,
16:132017, Emmanuel Macron dit,
16:15peut-être d'ailleurs influencé par la Première Dame,
16:18qui est très engagée sur ces sujets de formation, d'engagement,
16:21je vais mettre des milliards d'euros sur la table
16:24pour que les Français puissent se former
16:26tout au long de leur carrière.
16:28Et c'est écoulé de mandats.
16:32Je ne vous demande pas de prendre position
16:33sur la politique de Macron,
16:34encore que vous êtes absolument libre de le faire,
16:37mais j'ai le sentiment quand même que tout ça a fait pchit,
16:39qu'on a jeté des milliards et on se demande quand même là,
16:4312 ans après presque,
16:45à quoi ça a servi.
16:47Est-ce que vous êtes aussi négatif que moi
16:48ou vous dites que ça a quand même eu une vertu,
16:50on a maintenu les gens à niveau ?
16:51Comment vous regardez ce sujet ?
16:53Le problème, c'est que c'est un problème de conception.
16:55L'idée est, à mon sens,
16:58elle est vraiment bonne.
16:59Et je pense même que l'individualisation des comptes,
17:02vous vous souvenez peut-être,
17:03au début de l'histoire,
17:05oui, mais on a fini par mettre sous forme de comptes individuels
17:09tout, le compte épargne-temps en 2004, en 2005,
17:12le compte individuel d'épargne salariale.
17:15Donc on a l'idée qu'on a des droits,
17:17que l'individu t'aille un sac à dos,
17:19le sac à dos proverbial de François Hollande,
17:22et que l'individu se trimballe avec ses droits
17:25qu'il acquiert dans son sac à dos.
17:26Donc voilà l'idée.
17:27Et donc la formation est essentielle
17:29au titre d'une individualisation.
17:30Donc l'idée est parfaite.
17:32Le problème, c'est comme d'habitude,
17:34c'est l'adéquation des moyens avec l'idée.
17:36Et peut-être est-on parti un peu tous azimuts,
17:39puisqu'on devait savoir, à mon sens,
17:41dès l'époque,
17:42qu'on n'avait pas assez de financement, en fait.
17:45Parce que dès le début, le truc,
17:46il ne pouvait pas marcher.
17:48Dès le début, et rapidement,
17:48France Compétences se retrouve en déficit.
17:50Quand on rentre un peu dans ce sujet
17:51et qu'on s'y intéresse,
17:53il n'y a rien de plus.
17:53Il y a les abus aussi, les fraudes.
17:55Ça, c'était...
17:56Vous en pensez quoi, Olivier ?
17:57Parce qu'on a une volonté philosophique,
17:59je dirais,
17:59qui était un vrai pilier de campagne
18:01d'un candidat qui devient président
18:02et qui dit que la formation,
18:04c'est essentiel,
18:04et que chaque salarié puisse s'en emparer.
18:07Et d'ailleurs, ce qui était nouveau,
18:08c'est qu'il puisse choisir lui-même
18:09sur un site,
18:12et d'offres, pour ne pas le citer,
18:13sa formation.
18:15Mais en fait,
18:16usine à gaz administratif,
18:17complexité d'inscription.
18:18Je n'ai pas précisé que depuis un an,
18:20il y a un reste à charge
18:21qui est imposé aux salariés.
18:23On va regarder d'ailleurs
18:24ce qui est de 100 à 150 euros,
18:26ou 110 euros.
18:27Il y a quand même,
18:28ce qui est intéressant,
18:28Nicolas Juchat a préparé une animation
18:30sur le nombre de personnes
18:31qui ont été utilisées.
18:32Alors, c'est assez intéressant.
18:34Voilà, le chiffre s'affiche.
18:351,4 million.
18:36Il y en a eu 1,3 387.
18:39C'est intéressant,
18:40parce que contrairement aux apparences,
18:42il y a eu plus de consommation de CPF,
18:44contrairement à l'idée
18:44qu'on pensait qu'il n'était plus utilisé.
18:46comment vous regardez
18:47cette espèce de philosophie
18:49qui atterrit
18:50et qui attirit mal ?
18:52Cette idée de ce...
18:54Oui, comme vous disiez,
18:54cette idée de cette liberté
18:56de pouvoir se former
18:57tout au long de son parcours,
18:59derrière l'idée de liberté,
19:00il y a la condition
19:01qu'il y ait une sécurité.
19:02D'ailleurs,
19:02l'objectif au départ,
19:03c'était sécuriser
19:04son parcours professionnel.
19:06Donc, effectivement,
19:08se former sur certains sujets,
19:09oui,
19:10pour actualiser les compétences,
19:11et là, je suis d'accord avec vous,
19:12c'est que vraiment,
19:13il y avait cette intuition
19:14qui était juste avant,
19:15parce qu'il y avait cette idée
19:16que les personnes
19:17ne restaient pas toute la vie
19:19chez le même employeur,
19:20il y avait cette idée
19:21de se former tout au long
19:22qui était très, très propre
19:23à la génération Y
19:24et encore plus à la jeune Z.
19:25Et aujourd'hui,
19:26c'est encore plus juste
19:27puisque nous ne savons pas
19:27quels seront les métiers de demain.
19:29Donc, la formation est un outil...
19:31Vous ouvrez le sujet
19:31de la reconversion.
19:33Oui, mais la reconversion,
19:34encore une fois,
19:36je crois que ça a touché aussi
19:37tout ce qui est bélan de compétences.
19:38Oui,
19:39qui vont être plafonnés par ailleurs,
19:401 600.
19:41Et ça aussi,
19:42c'est intéressant
19:42parce que est-ce que l'idée,
19:44c'est je ne suis plus employable aujourd'hui,
19:47je veux travailler mon employabilité,
19:49donc je vais sur des métiers d'avenir,
19:51ou est-ce que j'ai besoin de sens ?
19:52Est-ce que, voyez,
19:53il y a aussi...
19:54Et parfois,
19:54on est un peu limité aussi
19:56aux moyens qu'on peut mettre
19:57dans cet outil.
19:58La reconversion,
19:59c'est intéressant,
19:59on la plafonne,
20:00on change les modèles,
20:01c'est un petit peu hors formation,
20:03mais le Transco disparaît
20:04au profit d'autres outils.
20:05Emmanuel Barbara peut-être
20:06pourra nous éclairer
20:07avec d'autres outils.
20:08Il est tout neuf,
20:09donc je ne suis pas encore
20:09très très au point,
20:10mais le Transco...
20:11Transco, ça n'a pas marché.
20:12Transco, c'est fini.
20:12Oui, mais ça n'a pas marché.
20:13Ça n'a pas marché, voilà.
20:14Oui, c'est assez complexe.
20:15Je voudrais vous soumettre
20:16cette phrase de Claire Kecha
20:17qui vient régulièrement
20:18sur notre plateau
20:19et qui dirige
20:19les acteurs de la compétence,
20:20c'est-à-dire
20:20tous les acteurs de la formation
20:22réunis dans une organisation
20:24pour ne pas dire un lobby,
20:25pour se faire entendre.
20:26Et elle dit
20:26que le plafonnement
20:27incitera certains opérateurs
20:29à opter pour le low cost
20:30afin de capter
20:32la demande CPF
20:33au détriment de la qualité.
20:34Donc, en fait,
20:35d'un effet positif
20:35qu'on évoque
20:36en début d'émission,
20:37on va se retrouver
20:37en fait avec des entreprises
20:38qui vont capter le CPF
20:40en ayant des formations
20:42de mauvaise qualité
20:43où on paiera mal
20:44les formateurs.
20:45En fait, on aura juste
20:46dépensé de l'argent
20:47de son CPF, point.
20:48Enfin, non, non, je...
20:49Alors, moi, je pense
20:50que c'est quand même
20:50déjà un peu le cas aussi.
20:52Enfin, c'est un marché
20:53où il y a un peu toutes les...
20:54Voilà, donc, le bénéficiaire,
20:56il fait un peu son marché
20:56en fonction de ses manières.
20:57Ce qui arrive aussi souvent,
20:59c'est qu'on va se servir
21:00du CPF pour financer
21:02en partie une formation.
21:03Voilà.
21:04Donc, ça peut venir
21:05compléter, en fait.
21:07Mais de toute façon,
21:08quand vous regardez
21:08le marché des formations,
21:10les formations les plus premium
21:12ou les plus certifiantes
21:13ou qui vont vraiment
21:14jouer un game changer
21:15dans la carrière de quelqu'un...
21:17Pensez à quoi ?
21:17Aux formations exécutives ?
21:18On est sur des formations
21:19plus longues et plus coûteuses.
21:20Mais le CPF va pouvoir
21:21peut-être participer.
21:22Mais c'est vrai
21:23que quand vous regardez
21:24les formations qui peuvent
21:25uniquement être financées
21:26par le CPF,
21:27ce n'est pas comme ça
21:27que vous allez apprendre...
21:29Ni l'anglais,
21:31ni un bilan de compétences
21:32que ce soit.
21:32C'est terrible qu'on se raconte là.
21:33C'est-à-dire qu'en fait,
21:34globalement,
21:34l'esprit est formidable
21:36et on se dit collectivement
21:38que ce n'est pas parce
21:38qu'on va dépenser
21:393 000 euros
21:39pour une formation CPF
21:40qu'on va être,
21:41comme le dit Olivier,
21:42un game changer
21:42et qu'on va changer de boulot.
21:44Donc, comment on fait ?
21:44C'est vos entreprises ?
21:45C'est celles que vous rencontrez
21:46et qui, on va dire,
21:52de former tout au long de la vie
21:55figurent dans le Code du Travail
21:56comme une obligation fondamentale.
21:58C'était un mot en 1971.
22:01Donc, disons que ce n'est pas
22:02depuis la semaine dernière
22:03qu'il y a une obligation.
22:04Ils n'ont pas oublié
22:04le mot fondamental ?
22:05Alors, le mot fondamental
22:06est une bonne question
22:07parce qu'elle s'est traduite
22:09pendant toutes ces années,
22:10disons le XXe siècle finissant,
22:12que j'ai eu le bonheur de connaître,
22:13de près,
22:14par des grands plans
22:15de compétences, etc.
22:16Où, au bout du compte,
22:17il y avait aussi fort à dire
22:18tant dans la qualité des formations
22:20qu'à qui on formait,
22:21enfin, à qui on proposait
22:22l'information.
22:22Surtout les cadres,
22:23les ouvriers.
22:24Voilà, bon,
22:24il y avait toute cette ancienne-là.
22:26Il y avait aussi
22:26la qualité de la formation.
22:28Est-ce que c'était
22:30anglais advanced
22:30ou poterie plus ?
22:32Bon, bref,
22:33c'était un peu...
22:35Je veux dire,
22:35ce n'était pas beaucoup mieux
22:36en quelque sorte
22:37parce que là,
22:38dans le fond,
22:38ce qui se passe
22:39avec ces histoires
22:40à la fois de plafonnement
22:41et de participation aux frais
22:42qui passeraient à 150 euros,
22:44c'est que les gens
22:45ne sont quand même
22:45pas complètement idiots
22:46et quoi qu'on en dise,
22:48ils font davantage,
22:49et je l'ai observé
22:49de ce que disent en effet
22:52les boîtes de formation,
22:54c'est qu'ils font...
22:55Avant,
22:55ils faisaient des tests
22:56à pas cher
22:57pour voir si c'était bien ou pas
22:58et désormais,
22:59ils font une étude hantée
23:01en termes de qualité,
23:02etc.
23:02Donc, peut-être
23:02que ça peut aussi servir
23:03à faire émerger
23:06des propositions
23:06de formation plus adaptées,
23:07plus adéquates
23:08et de meilleure qualité.
23:09On ne sait jamais.
23:10C'est-à-dire que,
23:10forcément,
23:11vous mettez entre les mains
23:12de millions de personnes
23:16cette opération,
23:17si bien qu'il y a
23:17des milliers de manières
23:19de la gérer.
23:20Avant de nous quitter,
23:21j'ai vu que France Travail,
23:22c'est une volonté de France Travail,
23:24demande aussi
23:24aux chercheurs d'emploi,
23:26demandeurs d'emploi,
23:27d'utiliser leur CPF
23:29pour compléter,
23:30voire même payer
23:30une formation
23:31puisque chaque institution
23:32elle-même
23:33est contrainte budgétairement,
23:34c'est le cas de France Travail
23:35et c'est vrai pour les RH.
23:38Les RH ont possibilité
23:39juridiquement de pouvoir...
23:40Elles ne le font pas.
23:42Il y a 5% de CPF
23:43qui sont cofinancés,
23:45mais justement,
23:45c'est peut-être
23:46un angle de nouvelles politiques
23:47de négociation
23:48dans la fameuse GEPP
23:49que vous connaissez sans doute
23:50qui consiste à...
23:52La gestion des parcours
23:54professionnels,
23:55des parcours professionnels,
23:56donc cette gestion prévisionnelle.
23:57Donc ça permettrait peut-être
23:59de...
23:59En fait,
24:00qu'est-ce que ça va faire
24:00cette opération ?
24:01Ça va remettre
24:02probablement l'employeur
24:03face à une obligation
24:06de davantage abondé.
24:07Et on ne l'a pas dit
24:08tous les trois,
24:08mais c'est aussi souvent
24:09des négociations paritaires.
24:11La formation,
24:12c'est souvent des enjeux
24:13qui sont gérés
24:13par les syndicats patronaux
24:15et salariaux
24:15qui eux-mêmes
24:16se livrent une guerre.
24:17Je vous remercie.
24:17Avant de nous quitter,
24:18je sais que vous faites
24:18de la formation, Olivia,
24:19donc on peut le dire
24:20sans faire de publicité.
24:23Moi qui connais bien ce sujet,
24:24France Compétences refuse
24:25non seulement,
24:26alors les formations IA,
24:27on l'évoquait tout à l'heure,
24:28qui sont un peu reléguées,
24:29mais elles refusent aussi
24:29les formations soft skills,
24:31considérant que ça serait
24:32des mouvements sectaires,
24:33ésotériques,
24:33avec des tam-tams
24:34et de la fumée,
24:35alors qu'on sait très bien
24:36aujourd'hui
24:37que les sujets soft skills,
24:38c'est des sujets
24:39autour de l'impact mental.
24:40Je n'ai pas amené mon tam-tam.
24:42Mais vous n'avez pas
24:43de tam-tam.
24:44Vous voyez ce que je veux dire ?
24:45Je pense que c'est ce que
24:46vous disiez tout à l'heure,
24:47c'est-à-dire qu'après,
24:48il y a des formations stratégiques
24:50qui sont de toute façon
24:52apportées par l'entreprise
24:53elle-même,
24:53c'est-à-dire que,
24:55moi je vois par exemple
24:55en tant qu'organiste de formation,
24:57les trois formations
24:58très demandées en ce moment,
24:59vous avez tout ce qui est IA
25:01dans l'entreprise,
25:01tout ce qui est conduite
25:02du changement,
25:03parce que qui dit IA
25:04dit réorganisation,
25:06transformation des organes graves,
25:07etc.
25:07Donc je fais beaucoup de formations
25:09sur ce sujet-là,
25:10et les soft skills aussi,
25:12sur tout ce qui est...
25:13Sur le management,
25:15les compétences relationnelles,
25:17les enjeux de stress,
25:18quand aujourd'hui
25:19vous avez de la Gen Z
25:20qui en fait
25:22dicte les messages
25:23ou les mails
25:24à l'IA.
25:26Donc après,
25:26c'est aussi garder
25:27ses compétences relationnelles,
25:29interpersonnelles,
25:30parce que le travail,
25:31c'est quand même
25:31travailler ensemble.
25:33Donc on voit
25:34que ces compétences-là,
25:36comme elles sont stratégiques
25:37par les entreprises,
25:38l'entreprise,
25:38de toute façon,
25:39les finances.
25:40Je le répète,
25:41l'entreprise finance,
25:42mais quand l'entreprise
25:42veut se tourner
25:43vers du Calliope,
25:44du financement OPCO,
25:45voire la France Compétences,
25:46la France Compétences
25:47ne reconnaît aucun RS
25:48sur ces sujets.
25:50Elle le refuse catégoriquement.
25:51Enfin, on évoquait
25:52tout à l'heure là.
25:53Donc c'est quand même
25:54une machinerie un peu rigide.
25:55En fait, le problème,
25:56c'est qu'on n'a plus de sous,
25:56donc on ne sait plus
25:57si c'est parce que c'est utile
25:58ou pas.
25:59Vous voyez ce que je veux dire,
25:59c'est qu'on a le lapin
26:02devant les phares
26:03et qu'on doit essayer
26:04de s'en sortir.
26:04Donc il faut 250 millions
26:06de réduction
26:07de ces faux frais
26:09et autant taper
26:10là où c'est le moins grave,
26:11semble-t-il.
26:12Voilà l'approche
26:12et donc après,
26:13on peut philosopher.
26:14Mais en vrai,
26:15tout est important.
26:16De toute façon,
26:16les entreprises le feront
26:17quoi qu'il arrive.
26:19Parce que c'est un levier,
26:20vous l'avez dit,
26:21et puis un levier aussi
26:23de...
26:23Et puis même d'attirer
26:24les talents.
26:25Aujourd'hui,
26:25un jeune en entretien,
26:26il va demander
26:27sur quoi il va être formé.
26:28Donc c'est quand même
26:30des sujets
26:30qui sont sur la table.
26:31Merci à vous deux
26:32de nous avoir éclairés
26:33sur un sujet
26:34qui paraît comme ça
26:35un peu...
26:36Vous en conviendrez
26:37d'ailleurs quand on se lance
26:38dans un sujet formation
26:39où vous avez étudié
26:40pour préparer l'émission.
26:41Est-ce que vous avez vu
26:41la complexité du sujet quand même ?
26:43Ah non, mais c'est atroce
26:44et je pense que c'est fait exprès.
26:45Je crois aussi.
26:46Je crois que j'ai jamais vu
26:47un sujet aussi.
26:47C'est comme la retraite,
26:48c'est incompréhensible,
26:49exprès.
26:49Je crois que c'est le sujet
26:50le plus complexe
26:51qu'un journaliste ait à traiter.
26:53Quand un journaliste vous dit
26:54je suis un expert en formation,
26:55vous dites là,
26:55il y a du niveau.
26:57Parce que c'était
26:58des usines à gaz
27:03vous êtes coach en management
27:05et vous êtes très occupé
27:06si je le comprends bien
27:07ces derniers temps.
27:09Merci à vous Emmanuelle Barbara,
27:10avocate en droit social,
27:11spécialiste du travail
27:12chez Auguste et de Bousy.
27:14Je l'ai bien dit.
27:15Merci à vous.
27:16Merci de votre fidélité.
27:17On se retrouve la semaine prochaine
27:18pour un nouveau débat d'actu.
27:19Merci à toute l'équipe
27:20qui m'accompagne.
27:22Pierre Lou à la réalisation.
27:23Je remercie évidemment
27:25notre ami Osson
27:27dont le nom m'échappe à l'instant.
27:29Et je remercie Nicolas Juchat
27:30évidemment qui m'accompagne
27:32dans cette belle émission
27:33Smart Job.
27:34Je vous dis à très très bientôt.
27:35D'ici là, portez-vous bien.
27:36Bye bye.
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