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  • il y a 9 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:05BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Dembic.
00:10Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, je suis Christopher Dembic et je
00:13vais vous aider à gérer votre épargne. Aujourd'hui on aura une thématique qui est centrale, les stable
00:17coins, vous en souvenez peut-être, on avait une émission spéciale en décembre à ce sujet,
00:21il y a eu beaucoup d'évolution, notamment réglementaire depuis, il y a eu aussi des bonnes
00:25nouvelles du côté de la zone euro, donc on va essayer d'aborder cet aspect en deuxième partie.
00:29On va commencer d'abord avec les valeurs défensives, les bourses, on va voir comment ça se passe en ce
00:33moment
00:34et s'il y a des opportunités à cet égard. Tout pour investir, la masterclass, c'est parti !
00:45On se retrouve aujourd'hui en plateau pour discuter notamment des valeurs défensives, on le voit il y a
00:50beaucoup d'appétit au risque de la part des investisseurs, c'est très net, les marchés actions se
00:54portent très bien, on a complètement éclipsé finalement cette situation au niveau de la guerre
00:57en Iran et on va aborder un peu le sujet notamment au niveau des valeurs défensives, elle avait été
01:02présentée comme l'investissement qui pouvait être clé en ce moment parce que justement un contexte
01:07inflationniste, guerre, géopolitique, il reste toujours un peu compliqué et finalement ça se passe pas comme
01:12prévu. Je suis raveillé d'accueillir en plateau Guillaume Loyy, vous êtes analyste financier chez OptiGestion.
01:17Déjà une question immédiate, on le voit si on regarde par exemple le secteur de la santé ou encore de
01:22la défense,
01:22on ira un peu dans le détail par la suite, mais le secteur de la santé aux Etats-Unis, en
01:26termes de pondération
01:27du S&P 500, c'est à peu près 8% de la pondération, on est à des points bas
01:30depuis plusieurs décennies. La défense, il y a eu un très très fort engouement et on se rend compte que
01:35sur les deux derniers mois,
01:36notamment la performance des ETF adossés à la défense est plutôt assez médiocre par rapport au reste du marché. Est
01:42-ce que finalement, il y a eu un peu un engouement au moment de la guerre en Iran qui était
01:46plus sur une partie trading, je voudrais dire, investissement court terme, mais si on se porte dans la
01:51perspective d'un investisseur, c'est un peu compliqué d'être positionné sur ces deux segments ?
01:55Alors, pour commencer par la partie défense, on a connu effectivement un très fort engouement, mais depuis 2022, avec des
02:02annonces record des Etats sur l'investissement, sur le fait qu'il fallait absolument renationaliser les productions, etc.
02:09Ça, c'était en 2022, 2023 les annonces, et aujourd'hui en fait, c'est l'exécution qui arrive.
02:14Et donc, en fait, c'est beaucoup plus compliqué que prévu. En fait, il faut que, si je prends Rain
02:21Metal,
02:21il faut qu'elle arrive à monter en cadence par rapport aux investissements qui, ça a été exponentiel, et c
02:27'est beaucoup plus compliqué. En plus de ça, donc ça, c'est sur l'approvisionnement, mais en plus, vous avez
02:33un investissement d'un Etat, ça ne veut pas dire une prise de commande immédiate pour les sociétés.
02:39Ça peut être soit du personnel militaire en plus. Donc, en fait, c'est ça que maintenant le marché est
02:44en train de regarder, et effectivement, ça se passe, ça coince un peu plus.
02:49Quand je regarde, je ne trouve pas que les niveaux de valorisation soient systématiquement l'alpha et l'oméga.
02:54Il y a des très belles sociétés avec des niveaux de valorisation un peu élevés, on peut toujours investir, mais
02:58malgré tout, quand je voyais quand même le secteur de la défense,
03:00alors ça s'est un peu décru depuis le début de l'année, mais les niveaux de valorisation, vous parliez
03:04notamment de certaines entreprises en Allemagne,
03:05on était quand même à des niveaux de valorisation qui étaient presque indécents.
03:08Enfin, c'était très compliqué de se porter à l'achat à ces niveaux-là.
03:11Le problème, c'est que, enfin, le problème, ça a été plutôt la bonne nouvelle pour ces sociétés, mais il
03:15y a eu un changement de statut boursier.
03:16Avant 2022, ces sociétés, on avait quasiment, enfin, il y a des fonds qui n'avaient pas le droit d
03:19'investir dans les sociétés parce qu'elles n'étaient pas ESG.
03:22Aujourd'hui, on nous explique que maintenant, elles sont très ESG parce qu'elles permettent la protection et la souveraineté
03:27nationale, enfin, la défense.
03:28Le narratif a changé.
03:29Il a complètement changé. Donc, en fait, il y a eu des gros flux qui sont arrivés, mais parce qu
03:34'elles ont été réintégrées dans l'environnement acceptable d'investissement.
03:39Est-ce qu'aujourd'hui, vous considérez, avec la baisse, si on reste soit sur la santé, soit sur la
03:44défense, comme vous le souhaitez,
03:45les deux me paraissent dans tous les cas dans ces thématiques valeurs défensives, est-ce qu'aujourd'hui, avec la
03:49baisse des cours qu'on a pu constater,
03:51est-ce que c'est attractif pour un investisseur ou vous considérez que, disons qu'à court terme, court-moyen
03:56terme, le beau du parcours, il est quand même derrière nous ?
03:58Moi, à titre personnel, je vous avoue, j'ai du mal à investir sur la défense aujourd'hui parce que
04:02je me dis, le haut du parcours, il était fait finalement, comme vous l'avez dit, de 2022 jusqu'à
04:06assez récemment.
04:07Alors, nous, on est aussi vendeurs en ce moment des valeurs, mais alors sur celles qu'on va dire, sur
04:13celles qui produisent des munitions, des tanks.
04:15Quel est le raisonnement ?
04:17Le raisonnement, c'est que les États sont quasiment dans une situation où toutes les bonnes nouvelles sont derrière nous.
04:23Maintenant, l'exécution, ça coince un peu, donc les investisseurs vont délaisser mécaniquement ces dossiers.
04:29Par contre, il y a d'autres sociétés dans l'armement où là, on reste à l'achat, notamment les
04:34avions, on le voit bien en ce moment, d'Asso Aviation.
04:36Et eux, en fait, ont déjà des problèmes depuis longtemps de production, donc ce n'est pas nouveau.
04:41Pareil sur ce qui est armement un peu plus technologique.
04:45Donc, pareil, on a la chance en France d'en avoir une, je prendrai Thalès.
04:48J'avais, il y a quelques mois de cela, un invité qui était plutôt dans le domaine du private equity
04:53européen,
04:53mais en revanche, vraiment sur la thématique défense.
04:56Et il mettait en avant qu'il y a une myriade, beaucoup plus d'acteurs, notamment dans l'adronautique, etc.,
05:01qui existent.
05:02Alors, ils ont une difficulté à passer d'échelle et notamment à un sujet d'introduction éventuellement en bourse.
05:07Mais est-ce que dans des entreprises cotées aujourd'hui, on a aussi des valeurs qui peuvent être intéressantes dans
05:12l'adronautique ?
05:12Est-ce que ça fait partie des valeurs que vous mettez en avant, notamment ?
05:15Alors, en fait, là où vous avez raison, c'est que la technologie, elle évolue tellement vite que c'est
05:20compliqué d'avoir un gros acteur dans les drones.
05:22On sait que Thalès, on fait un peu, notamment sur les drones sous-marins.
05:26Mais après, le problème, c'est que les boîtes sont toutes petites.
05:29Je crois que Parot signe des contrats avec la Suède pour vendre des drones.
05:32Mais bon, pour nous, c'est des sociétés qui sont ininvestissables parce qu'elles sont trop petites.
05:35Oui, on est sur des small caps, quasiment, vraiment.
05:38Micro caps, parfois, par exemple.
05:40C'est des petits contrats.
05:42Donc, effectivement, dans le private equity, il va y en avoir.
05:45Et qui sait, je ne sais plus, j'entendais l'autre jour dire que ce qui sauverait l'automobile européen,
05:48c'est qu'ils se mettent dans les drones.
05:50Oui, enfin, ce sera peut-être...
05:51Ça ne sera peut-être pas pour tout de suite.
05:52Il y a des sujets réglementaires avant, éventuellement.
05:55Si on rebondit aussi sur l'autre thématique défense, en termes de valeurs défensives, vous avez la santé.
05:59Alors bon, certes, on voit qu'il y a un petit engouement, notamment sur les biotech ou les grandes valeurs
06:03pharmaceutiques,
06:04à cause du nouveau virus.
06:05Mais bon, c'est plus spéculatif probablement qu'autre chose.
06:08Est-ce que sur le domaine de la santé, moi, j'ai toujours l'impression, et j'intègre au sens
06:13large, c'est-à-dire santé et biotech,
06:15je trouve que c'est toujours très, très compliqué d'investir dans ces domaines.
06:17C'est ultra volatil.
06:19Les rendements, finalement, quand on fait des arbitrages, ne sont pas toujours très intéressants.
06:22Et pourtant, c'est une thématique qui revient quasiment tous les ans en disant que ce n'est pas cher.
06:25Alors, c'est vrai que ce n'est pas cher, et du coup, ça en fait un secteur défensif.
06:29Parce que si le marché baisse, pour je ne sais quelle raison, c'est vrai que le secteur baissera moins.
06:34On parlait tout à l'heure du poids de l'indice santé dans le S&P.
06:39Bon, ça, ça s'explique aussi par la performance des technologies.
06:42En fait, c'est les autres qui sont allés plus vite.
06:44Les autres sont allés plus vite.
06:45Mais c'est vrai que la santé a plusieurs problèmes.
06:48Déjà, quand ils découvrent une molécule, ça coûte très cher.
06:51Et puis, ils sont limités dans le temps pour l'exploiter.
06:54Donc, on pourra après parler de où investir dans la santé.
06:58Il y a ça et il y avait un autre...
07:01Donc, il y a les brevets.
07:02Mais c'est vrai que la thématique, elle reste bonne parce qu'on dit toujours
07:06vieillissement de la population.
07:07Oui, c'est ça.
07:08Mais à chaque fois qu'il y a un beau médicament qui sort, il est régulé.
07:12Exactement.
07:15Je vous coupe, mais c'est un peu le sentiment que j'ai.
07:17C'est-à-dire que l'argument qui est de dire on va investir dans la santé
07:20parce qu'il y a le vieillissement de la population,
07:22le fait de mieux vieillir dans des meilleures conditions, etc.
07:25Tout ça, j'entends bien en termes de narratif,
07:27mais concrètement, je trouve que ça a beaucoup de mal à se matérialiser
07:30en termes de performance.
07:30C'est très dur parce qu'en fait, il faut tomber sur la bonne société
07:33au bon moment.
07:34Il faut être investi dans la société qui va découvrir le bon brevet,
07:38qui va déposer le bon brevet au bon moment.
07:40Donc ça, c'est très dur.
07:41Par contre, il y a une autre thématique qui, pour nous, est intéressante.
07:45C'est les génériques et les biosimilaires.
07:47Allez dans le détail.
07:48Oui, parce que là, pour le coup, les États, pour faire des économies,
07:52préfèrent rembourser des génériques et des biosimilaires.
07:55La différence entre un générique,
07:56le générique, c'est une formule chimique synthétique qu'on reproduit.
08:00Et le biosimilaire, c'est avec des cellules vivantes.
08:04Donc le générique, c'est très facile.
08:06Il y a une très forte concurrence.
08:07Donc pour nous, il ne faut pas y aller.
08:10Par contre, le biosimilaire, c'est un peu plus intéressant
08:12parce que globalement, on n'arrive à le reproduire qu'à 98%
08:16que le médicament original.
08:18Et là, ça demande un peu de recherche et développement
08:21et une petite phase d'approbation.
08:23Et donc, les marges sont beaucoup plus élevées.
08:26Et on a un acteur en Europe qui s'appelle Sandoz,
08:28qui lui, est en train de changer son mix dans son bilan.
08:31Avant, il y avait 90% de génériques.
08:34Et au fur et à mesure des années, le biosimilaire prend de la place.
08:37Et donc pour nous, c'est une bonne thématique d'investissement
08:40parce qu'elle, elle va répondre au vieillissement de la population
08:43sans régulation parce qu'en fait, vous signez un contrat
08:46et sur 10 ans, le prix est dégressif.
08:48Donc on sait exactement à quoi s'en tenir.
08:50Et il y a un gros levier qui va tomber dans ce marché.
08:55En 2031 et 2032, les brevets de Novo Nordisk tombent.
09:00Non, mais ça va faire une manne financière importante pour ces sociétés-là.
09:05Donc 2031 en Europe pour Novo, je crois,
09:07et 2032 aux Etats-Unis.
09:08Je crois que c'est 2036 pour Elie, si je ne dis pas de bêtises.
09:12Donc pour nous, c'est une bonne thématique
09:14et une boîte sur le long terme qui risque de marcher.
09:16Donc sans dose, je vous avoue que je ne la connais pas,
09:18donc je vais vous demander un peu plus d'informations.
09:20C'est côté où ?
09:21Quelle est à peu près ?
09:22C'est une small, mid-cap ?
09:23Je n'ai aucune idée.
09:24C'est une mid-cap côté en Suisse.
09:27Donc en plus, le CHF en ce moment, c'est pas mal.
09:30Exactement, c'est ce que je pensais.
09:32Voilà, ils ont la plupart de leurs contrats en Europe.
09:35Donc ça, c'est aussi une bonne nouvelle.
09:37Ils ne risquent pas d'être trop embêtés par la réglementation aux Etats-Unis
09:40si un jour, enfin, s'il y a une application, on s'est compris.
09:46Dernière question à cet égard,
09:47parce qu'on a beaucoup de téléspectateurs
09:48qui sont notamment des particuliers.
09:50On a bien sûr des institutionnels, mais aussi des particuliers.
09:53La question qui va venir tout de suite,
09:54c'est justement sur cette thématique bien précise.
09:56Comment on le joue ?
09:57Est-ce qu'on le joue en tant que particulier ?
09:58Il y a des ETF, on va en direct sur les actions,
10:00via des fonds éventuellement.
10:01Quel est le meilleur moyen pour un particulier
10:03de capturer cette thématique ?
10:04De la santé ?
10:05Oui.
10:05Je pense que plus vous avez de sociétés,
10:07moins vous aurez de risques propres aux sociétés.
10:09Parce que même aujourd'hui,
10:11une Sanofi qui se fait refuser une approbation
10:13sur un médicament de phase 3
10:14peut perdre 10 à 15 % dans la journée.
10:16Donc je pense que plus vous détenez de lignes,
10:19plus vous serez protégés.
10:20Voilà.
10:21Avec, je pense,
10:23que les génériques et les biosimilaires
10:25sont plus intéressants
10:26pour capter en fait cette tendance long terme
10:29de la santé qui est le vieillissement de la population.
10:31Merci beaucoup pour cet éclairage
10:32et pour ce conseil.
10:33Guillaume Loyy,
10:34vous êtes analyste financier
10:35chez OptiGestion.
10:36On se retrouve dans un instant
10:38pour le grand entretien.
10:39On va parler des stable coins.
10:40On va faire un peu la suite
10:41de ce qu'on avait évoqué
10:42au mois de décembre.
10:44Tout pour investir.
10:46La masterclass.
10:47L'entretien.
10:51On se retrouve avec Patrick Starkman.
10:54Vous êtes président de H-Euro.
10:56Je suis ravi de vous accueillir.
10:58Vous avez déjà une actualité.
10:59C'est le premier point.
11:00Mais aussi,
11:00on a une actualité américaine
11:02sur les stable coins.
11:03Je le rappelle
11:03juste pour ceux
11:05qui découvraient éventuellement le sujet
11:06parce que c'est vrai
11:07qu'en France
11:07sur les stable coins
11:09ça reste encore un sujet émergent.
11:11Pour faire très simple,
11:12on va aller dans le détail par la suite.
11:13On est sur des crypto actifs
11:15qui sont adossés
11:16à une devise éventuellement
11:17dollars et euros.
11:19Justement,
11:19vous avez une actualité.
11:21Votre entreprise
11:22est aujourd'hui
11:22le premier émetteur
11:24de stable coins en euros.
11:25Est-ce que vous pourriez
11:26juste rebondir un peu sur ça
11:27et aussi expliquer
11:28pour nos téléspectateurs
11:29qu'est-ce que ça signifie ?
11:31Oui,
11:31H-Euro
11:31qui est une entreprise
11:32de monnaie électronique
11:33et de paiement française
11:35régulée en France
11:37par la CPR.
11:38C'est une entreprise
11:39qui est en France
11:41depuis 2021
11:42qui développe
11:43notamment
11:44des nouveaux instruments
11:44de paiement.
11:45Et dans le cadre
11:46de ces nouveaux développements,
11:48il y a justement
11:48cette nouvelle technique
11:49qui est l'utilisation
11:50de stable coins
11:51pour le règlement.
11:53Vous avez dit
11:53que le stable coin
11:55c'est un instrument
11:56qui a cette particularité
11:58d'être stable
11:59comme le dit son nom
12:01et donc d'être
12:01arrimé à l'euro.
12:03Un euro
12:03c'est un stable coin
12:07euro
12:07et donc ça permet
12:08ce transfert
12:10de valeur
12:11à travers le monde
12:1224 heures sur 24
12:13à la différence
12:14du système classique
12:16actuel
12:16de banque
12:17où il faut parfois
12:182, 3, 4 jours
12:19pour faire circuler
12:21de l'euro
12:21entre l'Union européenne
12:23et un pays tiers
12:24Brésil, Afrique, etc.
12:26Donc il y a
12:27beaucoup de caractéristiques
12:28qui permettent
12:28justement
12:29le transfert de valeur
12:30notamment
12:32hors Europe
12:33à des coûts
12:33très très faibles
12:3410 fois moins élevés
12:35que les coûts actuels
12:37d'utilisation de Swift
12:38par exemple
12:38et puis
12:39avec cette caractéristique
12:41de pouvoir être
12:42utilisé 24 heures sur 24
12:43aujourd'hui
12:44dans le système bancaire
12:45vous avez des
12:46cut of time
12:47comme on dit
12:47c'est-à-dire
12:48qu'on ne peut pas utiliser
12:49on ne peut pas faire circuler
12:50de l'argent
12:51de la monnaie
12:52après une certaine heure
12:53après 3h, 4h
12:54l'après-midi
12:54tout s'arrête
12:55les stable coins
12:56c'est 24 heures sur 24
12:57On le voit
12:58il y a vraiment
12:58cette utilité
12:59en termes de paiement
13:00on en parlait
13:01notamment dans l'émission
13:02au mois de décembre
13:02mais à l'époque
13:03je vous avoue
13:03au mois de décembre
13:04on parlait surtout
13:04de stable coins
13:05en dollars
13:06c'était vraiment le sujet
13:08vous l'avez dit
13:08effectivement
13:09un stable coin
13:10un euro
13:10à l'époque
13:11on parlait
13:12donc de la loi Genius
13:12aux Etats-Unis
13:132025 je le rappelle
13:14ça a notamment
13:16mis en place
13:16un stable coin
13:19alors américain
13:20il y a plusieurs leviers
13:21et ce qui est important
13:22c'est que vous êtes
13:22émetteur de stable coins
13:23en euros
13:24il y a vraiment
13:25un levier de souveraineté
13:26derrière
13:27c'est-à-dire que bien sûr
13:28il y a l'aspect
13:28paiement pur
13:29et c'est la même chose
13:30c'est-à-dire on ne peut pas
13:31déléguer son infrastructure
13:32de paiement aux américains
13:33quand on souhaite
13:34être un acteur de souveraineté
13:35mais au-delà
13:36de l'aspect purement
13:38purement paiement
13:39on voit qu'y compris
13:40aux Etats-Unis
13:41vous avez vraiment
13:42un levier à la fois
13:42pour financer de la dette
13:43etc.
13:44Quelles sont les évolutions
13:45éventuelles qu'on peut avoir
13:46en Europe
13:47dans ce domaine ?
13:48Oui
13:48le stable coin
13:49a cette caractéristique
13:50d'avoir des réserves
13:52en tout cas
13:52la réglementation européenne
13:53oblige à ce que
13:55des émetteurs comme nous
13:56mettent en réserve
13:57dans des
13:57dans des établissements
13:59de crédit
13:59donc une partie
14:01de ce que l'on reçoit
14:02des personnes
14:03qui vont utiliser
14:04le stable coin
14:05et puis une partie
14:05de ces fonds
14:07peuvent être mis
14:09dans des obligations
14:11d'Etat
14:11il faut que ce soit
14:12des obligations
14:12qui soient très
14:13liquides
14:14très court terme
14:15et donc les obligations
14:16d'Etat
14:16françaises
14:17allemandes
14:17etc.
14:18sont un réceptacle
14:20idéal pour ça
14:20qu'est-ce qui se passe
14:22aujourd'hui ?
14:22c'est qu'on a
14:23un volume
14:24de stable coin
14:25US dollar
14:26qui est à peu près
14:26de 300 milliards
14:27de dollars
14:29ce qui est énorme
14:30versus
14:31ce qu'on a aujourd'hui
14:33en Europe
14:33même si HRO
14:34a émis 500 millions
14:35d'euros
14:36il y a très peu de temps
14:37ça représente
14:38sur la market cap
14:39on est à
14:40très petit volume
14:41et donc
14:42il y a un vrai
14:44risque
14:44qu'en fait
14:45le stable coin
14:46dollar
14:46qui est déjà
14:47en masse
14:47sur les marchés
14:49soit utilisé
14:49par les entreprises
14:50européennes
14:51pour faire
14:51leurs transactions
14:53pour faire
14:53leurs paiements
14:53leurs règlements
14:54à travers le monde
14:55on a un vrai retard
14:57en Europe
14:57sur l'émission
14:58de stable coin
14:59euro
14:59qui pourrait très bien
15:00être utilisée
15:01par les entreprises
15:01d'un côté
15:02et de l'autre côté
15:03les réserves
15:04pourraient très bien
15:05être utilisées
15:07pour le financement
15:08des Etats membres
15:09et donc il y a
15:10un double effet positif
15:11entreprise
15:12et public
15:13oui parce qu'on le voit
15:13aux Etats-Unis
15:14il y a eu
15:14en 2025
15:15c'était la grande thématique
15:16c'est-à-dire l'endettement
15:17américain
15:18Trump ça devient un problème
15:19est-ce que les investisseurs
15:21traditionnels
15:21qui achetaient de la dette
15:22américaine
15:23vont finalement
15:25plutôt la vendre
15:25en tout cas réduire
15:26leur exposition
15:27et quand on regarde
15:28dans les chiffres
15:29c'est pour ça que
15:30je parle souvent
15:31dans cette émission
15:31des stable coins
15:32parce que c'est très très loin
15:33d'être négligeable
15:33aux Etats-Unis
15:34aujourd'hui
15:35les émetteurs
15:36de stable coins
15:37achètent davantage
15:38de dette américaine
15:39que le Japon
15:39par exemple
15:40donc c'est extrêmement massif
15:41ils achètent aussi
15:42beaucoup d'or
15:42du côté européen
15:44où est-ce qu'on en est
15:45en termes de réflexion
15:46parce que vous le dites
15:47ça peut être un levier
15:48pour justement
15:48avoir des acheteurs
15:49sur la dette européenne
15:50et je vais être très franc
15:52avec vous
15:52moi quand je vois
15:52des investisseurs
15:53ce qu'on leur dit
15:54et je crois que c'est
15:55le discours systématique
15:56de tous les acteurs
15:57dans le domaine
15:58c'est-à-dire
15:58oui vous pouvez acheter
15:59de la dette étatique
16:01européenne
16:01par exemple française
16:02mais plutôt
16:03de la très très courte maturité
16:04on a de l'inquiétude
16:05sur la dette
16:06à plus long terme
16:06parce qu'il y a ce sujet
16:07dette publique
16:09qui est très élevé
16:09donc c'est vrai
16:10que ça pourrait créer
16:11un nouveau relais
16:11où est-ce qu'on en est
16:12est-ce que les discussions
16:13au niveau européen
16:14font qu'on pourrait
16:15vraiment avancer
16:15assez rapidement
16:16sur ce sujet
16:17d'adosser vraiment
16:18les stable coins
16:19à de la dette européenne
16:20oui alors il y a un cadre
16:22c'est le cadre MICA
16:23c'est une réglementation
16:24européenne qui existe
16:24depuis 2023
16:25qui a été mise en place
16:26en 2023
16:26et en fait elle cadre
16:28justement la possibilité
16:29d'utiliser ces réserves
16:30de stable coins
16:31il n'y a pas de possibilité
16:32d'utiliser ces réserves
16:33pour du long terme
16:34pour une dette
16:35qui ne serait pas solide
16:36il faut vraiment
16:37le cadre est précis
16:38c'est de la dette
16:40court terme
16:41maturité 90 jours maximum
16:43très court terme
16:44et puis sur des obligations
16:46de la dette d'état
16:47donc on est très cadré
16:48on ne peut pas tellement
16:49aujourd'hui
16:50à moins que la réglementation
16:51MICA change
16:52ce qui peut être
16:53une possibilité
16:54pour l'instant
16:55il y a cette opportunité
16:56cette possibilité
16:57de faire du financement
16:59de cette dette d'état
17:00très court terme
17:00c'est vraiment
17:01un cadre très précis
17:02aujourd'hui c'est comme ça
17:04aux Etats-Unis
17:04la réglementation
17:05est un peu plus large
17:07les investissements
17:07de la réserve
17:09des USD
17:10stable coins
17:11est un peu plus diversifié
17:12un peu plus laxe
17:13comme on pourrait dire
17:14donc aujourd'hui
17:15nous en Europe
17:15on est un peu cadré
17:16mais c'est déjà
17:17quelque chose
17:17de très intéressant
17:19pour
17:21une opportunité
17:22de détenir
17:22de la dette
17:23d'état européen
17:24par des investisseurs
17:25européens
17:25encore une fois
17:26c'est de l'euro
17:26et donc
17:27il y a cette opportunité
17:28il y a un autre élément
17:29puisque à l'heure actuelle
17:31vous avez une discussion
17:31aux Etats-Unis
17:32pour compléter
17:33le Genius Act
17:34de 2025
17:34juillet 2025
17:35vous avez le Clarity Act
17:36il est passé déjà
17:37à la Chambre des représentants
17:38aujourd'hui
17:39sans discussion
17:39au niveau du Sénat
17:40concrètement on va essayer
17:41d'aller un peu plus loin
17:42notamment dans le cadre
17:43réglementaire
17:44il y a plusieurs points
17:45que j'aimerais évoquer
17:46avec vous
17:46pour voir si c'est pertinent
17:48selon vous
17:48et si éventuellement
17:49c'est partie des discussions
17:50au niveau européen
17:51il y a notamment
17:52aux Etats-Unis
17:53ils vont essayer
17:53de préciser finalement
17:54les dépôts
17:55faits par les clients
17:56l'usage des dépôts
17:58qui va être fait par les clients
17:58en Europe aujourd'hui
17:59l'usage des dépôts
18:01l'acteur Stablecoin
18:02ne peut pas utiliser
18:03les dépôts à ma connaissance
18:04non
18:05c'est vraiment un cadre
18:06très très particulier
18:07aujourd'hui
18:08on a vraiment
18:08cette réglementation
18:10Mika
18:10elle nous guide
18:11et ce sont des rails
18:12infranchissables
18:13encore une fois
18:13c'est réglementé
18:14très strictement
18:16par la CPR
18:17en France
18:18à partir d'un certain niveau
18:19par l'ESMA
18:20au niveau européen
18:20il n'y a pas de possibilité
18:22de s'écarter du chemin
18:23aujourd'hui
18:23que l'on a
18:24donc dans cette
18:26l'obligation
18:27pour nous
18:27en tant qu'émetteurs
18:29entreprises de monnaie électronique
18:30de placer au moins 30%
18:31dans des comptes bancaires
18:33c'est ce que l'on fait
18:34et puis ensuite
18:35il y a cette opportunité
18:36cette possibilité
18:37d'investir juste
18:38dans ces obligations d'Etat
18:39c'est le cas d'aujourd'hui
18:40est-ce que
18:41il serait utile
18:42d'élargir
18:45le champ
18:45c'est une discussion
18:46politique intéressante
18:47est-ce que
18:48ça permettrait
18:50est-ce que les Etats
18:50seraient plus enclins
18:52justement à développer
18:53à pousser
18:53le développement
18:54des stable coins
18:55de l'utilisation
18:56des stable coins
18:56parce que ça pourrait
18:57élargir encore plus
18:58la possibilité
19:00de financement
19:01de dette d'Etat
19:02c'est une vraie réflexion
19:03en fait ça peut être
19:04un bon élément
19:05dans le cadre des discussions
19:06sur la présidentielle
19:06parce que la France
19:07fait partie quand même
19:08des Etats
19:08où il y a un sujet de dette
19:09il y a un autre point
19:10dans le Clarity Act
19:12qui est intéressant
19:12alors là c'est
19:13plutôt une évolution potentielle
19:15en Europe
19:15qui sera beaucoup plus longue
19:16c'est qu'on parle
19:17des yield stable coins
19:18c'est-à-dire des stable coins
19:19qui sont éventuellement
19:20adossés à un rendement
19:21alors il y a là
19:22il y a les discussions
19:23au niveau américain
19:24parce que justement
19:25il ne faudrait pas éviter
19:25qu'une partie des flux
19:27sorte des banques
19:28où vous avez des comptes
19:29avec des taux d'intérêt
19:30et plutôt sur les stable coins
19:31qui sont rémunérés
19:32mais on voit un peu plus
19:34le stable coin
19:34aussi aux Etats-Unis
19:35comme un outil d'investissement
19:37de trading potentiel
19:38en Europe
19:39on en est très loin
19:40qu'est-ce que pense
19:40l'écosystème stable coin
19:41que vous représentez ici
19:42via H-euro
19:44est-ce que ça peut être
19:45aussi un levier de développement
19:47cette thématique-là ?
19:48Oui
19:48aujourd'hui
19:50le principal
19:53utilisation du stable coin
19:54et de notre stable coin
19:56c'est le règlement
19:57et le paiement
19:58c'est encore une fois
19:59l'outil qui permet
20:00de faire des règlements
20:02très rapides
20:02très peu coûteux
20:04il y a d'autres possibilités
20:06d'utilisation
20:07du stable coin
20:09notamment
20:10vous l'avez évoqué
20:10dans ce qu'on appelle
20:11la DeFi
20:14cet univers décentralisé
20:16cette finance décentralisée
20:17où l'on pourrait
20:18ou on peut utiliser
20:19justement ces stable coins
20:21en réserve
20:21ou pour être échangé
20:25contre
20:25faire du prêt
20:26et emprunt
20:27en déposant
20:28du stable coin
20:29il y a aussi
20:30une autre utilisation
20:31qui pourrait être
20:32très intéressante
20:32pour les entreprises
20:33qu'elles soient grandes
20:34ou même PME
20:35c'est dans le change
20:36la capacité de faire
20:38le change aujourd'hui
20:39c'est un
20:40ça coûte très cher
20:42aux entreprises
20:42il faut être
20:43concrètement
20:44quand on est banque
20:45on s'intéresse
20:46aux gros dossiers
20:47donc aux gros acteurs
20:48mais pour une PME
20:48typiquement
20:49on est complètement négligé
20:50on passe sous les radars
20:51on est à 2-3%
20:52il y a des coûts
20:54énormes
20:54de conversion
20:55euro-dollar
20:56sur du stable coin
20:57il y a la possibilité
20:58de faire de la conversion
20:59stable coin euro
21:00stable coin dollar
21:01et puis de chaque côté
21:02mettre de la monnaie réelle
21:03et donc cette conversion
21:05que des entreprises
21:06de monnaie électronique
21:06ou des entreprises
21:07de mica
21:08peuvent faire
21:09coûterait encore une fois
21:10pourrait abaisser
21:11de façon très considérable
21:12le coût du change
21:14qui aujourd'hui
21:14est une partie
21:16très importante
21:17pour les entreprises
21:18c'est un coût important
21:18pour les entreprises
21:19est-ce que vous
21:20en interne justement
21:20cette partie de change
21:21vous avez des réflexions
21:23pour proposer cela
21:24parce que
21:24moi je connais assez bien
21:26cette thématique
21:26et je vois sur
21:27effectivement
21:27les PME
21:28les ETI
21:29un elles ont un problème
21:30parce que souvent
21:30elles ne comprennent pas
21:31que le risque de change
21:32est un vrai risque
21:33et ça peut impacter
21:34fortement les marges
21:35et surtout
21:36lorsqu'elles ont compris
21:37ça
21:37c'est simplement
21:38cette question de coût
21:39est-ce qu'il y a une carte
21:40à jouer dans ce domaine-là ?
21:41Oui
21:42aujourd'hui
21:42l'entreprise H-Euro
21:43c'est une entreprise
21:44émetteur de stablecoin
21:45on fournit la matière première
21:46maintenant il y a
21:47cette réglementation
21:48qui permet à des entreprises
21:49à des prestataires
21:50justement
21:51de proposer
21:52une certaine
21:53grande gamme
21:54de services
21:54auprès
21:55à la fois des grandes entreprises
21:56mais également des PME
21:57je crois que c'est important
21:58également
21:58de voir comment est-ce que
22:00ce stablecoin peut aider
22:02donc ces entreprises
22:03ces prestataires
22:04sont en train de développer
22:05mais elles sont
22:06aujourd'hui en Europe
22:07assez contraintes
22:08c'est-à-dire qu'elles n'ont
22:09le problème en Europe
22:10c'est qu'il n'y a pas de volume
22:11donc H-Euro
22:12s'est positionné
22:13sur ce secteur
22:14pour être le leader mondial
22:15de l'émission
22:16de stablecoin
22:17pour apporter du volume
22:18de la profondeur
22:19et permettre justement
22:20à ces entreprises
22:21petites ou grandes
22:22de pouvoir utiliser
22:23stablecoin
22:24dans leur usage
22:25quotidien
22:26un petit exemple
22:28une entreprise
22:29du CAC 40
22:29etc.
22:30a besoin
22:30d'alimenter en liquidité
22:32tous les jours
22:33via le cash pooling
22:34comme on dit
22:35ses filiales
22:36ou ses succursales
22:37il leur faut des millions
22:38et des millions d'euros
22:39ou en stablecoin
22:40ou en monnaie réelle
22:42pour alimenter
22:43en liquidité
22:44ces entreprises
22:44l'utilisation
22:45de stablecoin
22:46euros
22:47pour ces entreprises
22:48dans le cadre
22:48du cash pooling
22:49permettrait
22:50de ne pas attendre
22:5124 heures
22:52pour que les fonds
22:54soient versés
22:54permettrait également
22:55d'éviter
22:56d'avoir des coûts
22:58réduits
22:58en matière de change
22:59etc.
22:59donc il y a
23:00en effet
23:00un vrai usage
23:01maintenant il faut
23:03développer
23:03développer
23:04les stablecoins euros
23:06il y a un enjeu
23:07que vous avez rappelé
23:07au départ
23:08qui est de dire
23:09attention
23:10si on ne développe
23:10pas le stablecoin
23:11en euros
23:12il y a un risque
23:13que le stablecoin dollar
23:15continue son expansion
23:16et qui est vraiment
23:17un raz-de-marée
23:18et donc que les états
23:19que les états membres
23:20ne puissent pas bénéficier
23:22entre guillemets
23:22de cette manne
23:23de financement
23:23également des obligations
23:25d'état
23:26complètement
23:26on se focalise
23:27beaucoup sur les thématiques
23:28d'IA
23:29en disant
23:29il faut développer
23:30une IA européenne
23:31et c'est vraiment le cas
23:31mais sur les stablecoins
23:32il y a tellement
23:33d'applications
23:33et d'usages
23:34qui vont être importants
23:35et notamment en termes
23:36d'outils de souveraineté
23:37que ça va être un sujet
23:38qu'on va suivre
23:39vous le savez
23:39c'est un élément
23:40qu'on met souvent en avant
23:41dans cette émission
23:42merci beaucoup Patrick Stackman
23:43vous êtes président
23:44de H-Euro
23:45on sera ravis
23:46de vous retrouver
23:46prochainement encore
23:47pour votre actualité
23:48on se retrouve
23:49dans un instant
23:49après une page publicité
23:51on va parler
23:51notamment de l'économie russe
23:52et aussi on a reçu
23:53des questions
23:54concernant la bourse japonaise
23:55une thématique que j'aime bien
23:56donc on va aller un peu
23:57dans le détail
23:57pour voir
23:58qu'est-ce qui se passe
23:59à ce niveau
24:00tout pour investir
24:01la masterclass
24:02Christopher Dembik
24:03vous répond
24:04on se retrouve
24:05pour les questions réponses
24:06comme chaque semaine
24:07vous pouvez nous poser
24:08vos questions sur X
24:09vous allez voir
24:09le compte X s'afficher
24:11à l'écran
24:11on va commencer
24:12avec une question
24:12de Magali
24:13je vous disais
24:14j'apprécie beaucoup
24:15la bourse japonaise
24:16donc je suis ravi
24:17d'avoir une question
24:18à cet égard
24:19Magali nous demande
24:20comment expliquer
24:20l'impressionnante performance
24:22de la bourse japonaise
24:23depuis le début de l'année
24:23puisqu'en effet
24:24elle fait quasiment
24:2524% de hausse
24:26donc c'est extrêmement important
24:27alors attention
24:28on est sur un phénomène
24:29de long terme
24:29puisque 2025
24:30a également été
24:31un très bon cru
24:32pour la bourse japonaise
24:34vous avez plusieurs éléments
24:35on voit en termes de flux
24:36vous le savez
24:37on regarde très précisément
24:38dans cette émission
24:39souvent les flux
24:39puisque ça reste
24:40des éléments structurels
24:41potentiellement de hausse
24:42ou de baisse
24:43des marchés actions
24:44les flux vont très nettement
24:45sur l'Asie
24:46c'est vraiment très clair
24:47on l'a vu notamment
24:48sur des bourses
24:48comme Taïwan
24:49ou encore la Corée du Sud
24:50mais aussi
24:51de manière extrêmement palpable
24:53sur le Japon
24:54vous avez aussi
24:55un autre point
24:55qui est structurel
24:56c'est qu'on a beaucoup
24:57de rachats d'actions
24:58du côté japonais
24:59depuis 2-3 ans
25:00les rachats d'actions
25:00de la part des entreprises
25:01japonaises
25:02augmentent assez fortement
25:03donc ça c'est un élément
25:04aussi de soutien
25:04qui reste important
25:06et même si je le disais
25:07précédemment
25:07lors de l'introduction
25:09même si les valorisations
25:11ne sont pas l'alpha
25:12et l'oméga
25:12en termes d'investissement
25:13on a malgré tout
25:14du côté de la bourse japonaise
25:16un niveau de valorisation
25:17qui est plutôt attrayant
25:18quand on compare
25:19aux autres gros indices internationaux
25:20c'est l'un des seuls
25:21grands indices internationaux
25:23dont le ratio
25:24cours sur bénéfice
25:25est actuellement
25:26sous sa moyenne
25:26de 5 ans
25:27donc ça reste aussi
25:28un élément de soutien
25:29et puis vous avez
25:30un autre sujet
25:30c'est qu'on l'a vu
25:31parmi les secteurs
25:32qui ont très bien performé
25:33depuis le début de l'année
25:34même s'il faut être
25:35quand même prudent
25:35puisqu'il y a certainement
25:36des excès à cet égard
25:37c'est le secteur
25:38des semi-conducteurs
25:39qui a eu
25:40une très bonne performance
25:41on a quelques acteurs
25:42du côté de la bourse japonaise
25:43qui en ont bénéficié
25:44vous avez notamment
25:45un acteur qui s'appelle
25:47Xiyo Xia
25:47qui va s'afficher
25:48à votre écran
25:49si vous voulez voir le nom
25:50qui est devenu
25:50du fait de cet engouement
25:51pour les semi-conducteurs
25:53en l'espace de quelques mois
25:53qui est devenu
25:54la quatrième capitalisation
25:56boursière du Japon
25:57donc du jamais vu
25:57ça appartient à 8%
25:58à Toshiba
26:00et effectivement
26:00ça a été un phénomène
26:01très structurant
26:02qui explique quand même
26:03l'attrait pour la bourse japonaise
26:04je serais prudent
26:05sur l'aspect semi-conducteur
26:06parce qu'on a quand même
26:07beaucoup d'excès
26:07on le voit en termes de flux
26:08mais en tout cas
26:09sur la bourse japonaise
26:10notamment sur le Nikkei 225
26:12la dynamique reste toujours
26:13très très bonne
26:14on fait un peu un tour du monde
26:15parce qu'on a une autre question
26:16de Vanessa
26:17Vanessa nous interroge
26:18sur l'Amérique latine
26:19qui est vrai
26:20il faut bien reconnaître
26:21pas une des zones
26:21qui est la plus couverte
26:22notamment quand on investit
26:23en tant que français
26:24je cherche à investir
26:25en actions
26:26sur l'Amérique latine
26:27j'ai entendu parler
26:29de Mercado Libre
26:30est-ce une bonne idée
26:31alors Mercado Libre
26:32c'est effectivement
26:33sur un marché sud-américain
26:35Amérique centrale
26:36Amérique du Sud
26:37mais c'est une valeur
26:38qui est cotée
26:39à la bourse américaine
26:41ce qui est assez intéressant
26:42sur Mercado Libre
26:43c'est souvent un peu
26:44mis en avant
26:45comme l'Amazon
26:46d'Amérique latine
26:47c'est un tout petit peu
26:47réducteur
26:48puisque effectivement
26:48vous avez cet aspect
26:50de marketplace
26:51et également
26:52paiement et logistique
26:53qui sont importants
26:54mais en fait
26:54Mercado Libre
26:55c'est aussi une fintech
26:56puisqu'elle a pour ambition
26:58ou en tout cas vocation
26:59tout dépendra
26:59de l'évolution
27:00dans les années à venir
27:01de devenir l'une
27:02des principales banques
27:03en ligne d'Amérique latine
27:04donc un marché
27:05qui est très important
27:05puisque le niveau
27:06de bancarisation
27:07est plutôt faible
27:08de ce côté-là
27:08alors le cours de l'action
27:10n'est pas extrêmement bon
27:11ces derniers temps
27:12pour une simple
27:13et bonne raison
27:13c'est qu'on a
27:14beaucoup d'investissements
27:16qui sont faits
27:17de la part de l'entreprise
27:18justement dans cette
27:19infrastructure bancaire
27:20et automatiquement
27:21c'est vrai que les bénéfices
27:23par action
27:23sont un peu décevants
27:24y compris le chiffre
27:25d'affaires potentiellement
27:26mais ça reste une belle valeur
27:27sur le long terme
27:28avec des niveaux de valorisation
27:29qui sont plutôt attrayants
27:30on est en termes de
27:31peu importe la mesure
27:33qu'on a
27:33on est plutôt sur des niveaux
27:34de valorisation
27:35qui sont cohérents
27:36stables
27:36on n'est pas sur une valorisation
27:38qui est trop élevée
27:38donc une valeur à suivre
27:40effectivement
27:40qui fait partie des grandes valeurs
27:41sur l'Amérique latine
27:42et ensuite
27:43j'ai une dernière question
27:44qui est de la part
27:45de Florian
27:46ce sera
27:47Ronny Michali
27:48présidente de Galilée AM
27:49qui nous rejoint
27:50qui aura la chance
27:51d'y répondre
27:51comment un investisseur
27:53européen
27:54peut-il se protéger
27:55voire limiter
27:56son exposition
27:56à la décision
27:57de la BCE
27:57qui aura lieu
27:58le 11 juin prochain
27:59j'en parlais
28:00dans l'émission
28:01de la semaine précédente
28:02il y a un fort risque
28:03que la BCE
28:03augmente ses taux directeurs
28:05c'est pour ça
28:05qu'il y a un petit enjeu
28:07Ronny Michali
28:07comment est-ce qu'on gère
28:09cela
28:12effectivement
28:13actuellement
28:14on a un taux directeur
28:15qui est à 2%
28:16depuis juin 2025
28:18mais on a
28:19pour la réunion
28:20du 11 juin
28:21de la BCE
28:2180% de probabilité
28:23de hausse
28:24de 25 points de base
28:25donc pour bien limiter
28:27son exposition
28:28il faut déjà comprendre
28:29dans quel cas
28:30la BCE agit
28:31donc on a une croissance
28:32qui ralentit
28:33on était autour
28:34de 1,3%
28:35pour la zone euro
28:36avant la crise
28:38au Moyen-Orient
28:39maintenant
28:39on est passé à 0,8%
28:41on a une inflation
28:42qui reste sous pression
28:43on était à 1,9%
28:45avant la crise
28:45maintenant 2,8%
28:47et effectivement
28:47tout cela est expliqué
28:49aussi par la hausse
28:50du cours du Brent
28:51qui est passé de 60$
28:52à près de 105-108$
28:54aujourd'hui
28:55donc la BCE
28:56elle est contrainte
28:57de rester prudente
28:59et les taux peuvent rester
29:00aivés plus longtemps
29:01que prévu
29:01dans ce cadre-là
29:03pour limiter son exposition
29:05alors ou bien on est
29:06un professionnel
29:07de la finance
29:07et puis
29:09évidemment
29:09on va pouvoir couvrir
29:11son exposition
29:12avec des futures
29:12des swaps
29:13mais ça ce n'est pas
29:13très grand public
29:14je conçois
29:16ce qu'il faut faire
29:17effectivement
29:18c'est plutôt aller
29:20limiter la sensibilité
29:21au taux
29:22puisque les produits
29:24finalement
29:25qui ont une sensibilité
29:26la plus élevée
29:27c'est les obligations longues
29:28donc privilégier
29:28plutôt des maturités courtes
29:30pour défensibiliser
29:31le portefeuille
29:32ensuite vous pouvez
29:32diversifier géographiquement
29:34en allant sur d'autres zones
29:36mais attention
29:37ça introduit un problème
29:38qui est le risque de change
29:40donc attention
29:41à cette solution-là
29:42vous pouvez aller
29:43sur des matières premières
29:44aussi
29:44qui sont moins sensibles
29:45à la hausse des taux
29:46mais en ce moment
29:47les matières premières
29:48qui sont moins sensibles
29:49c'est quand même
29:49le pétrole et le gaz
29:50elles sont quand même
29:52très chahutées en ce moment
29:53difficile pour des investisseurs
29:55particuliers
29:55d'aller sur d'autres
29:56matières premières
29:57du style cuivre
29:58aluminium
29:58donc cette solution
29:59est peut-être pas la meilleure
30:01vous pouvez privilégier
30:02des valeurs
30:03dites value
30:04celles-ci vont profiter
30:06de la hausse des taux
30:09puisque les valeurs bancaires
30:11par exemple
30:11profitent des taux élevés
30:13vous pouvez investir
30:14sur des grandes entreprises
30:15européennes
30:16mais qui réalisent
30:16une grande partie
30:17de leur chiffre d'affaires
30:18à l'international
30:19ça permet de réduire
30:19la quantité
30:20et dernière
30:21des sept solutions
30:23investir sur des stratégies
30:24alternatives
30:25du style long short
30:26du style long short
30:27market neutral
30:28on en a souvent parlé
30:29dans l'émission
30:30effectivement
30:30ça peut être intéressant
30:33je me permets de vous rebondir
30:35sur les valeurs bancaires
30:36ça a quand même
30:37énormément monté
30:38alors j'ai un petit avis
30:39mais je vous lance
30:40ça a énormément monté
30:41est-ce que vous pensez
30:42que malgré tout
30:42ça peut être intéressant
30:43y compris parce qu'il y a
30:44des dividendes intéressants
30:45encore
30:45ou quelle est votre opinion
30:47sur ça ?
30:48oui effectivement
30:49je pense que ça peut
30:50être intéressant
30:51malgré effectivement
30:52le fait que
30:53le cours est monté
30:55donc les valorisations
30:56sont un peu moins intéressantes
30:58maintenant malgré tout
30:59on reste quand même
31:00sur des valeurs
31:01qui profitent
31:02de ces rallyes value
31:04qu'on peut avoir
31:05et donc effectivement
31:07comme leur marge bénéficiaire
31:09s'apprécie
31:10avec des potentielles
31:12hausses de taux
31:12et comme je disais
31:13il y a une bonne probabilité
31:15pour que les taux
31:16soient augmentés
31:16à la prochaine réunion
31:17mais à celle d'après aussi
31:19il me semble quand même
31:20intéressant
31:21d'aller sur ce secteur
31:23bancaire
31:24qui peut encore profiter
31:26de la situation
31:27qu'on connaît actuellement
31:27et je vous rejoins également
31:29sur les long short
31:30parce qu'effectivement
31:30ça a quand même
31:31très très bien résisté
31:32y compris très récemment
31:33dans la guerre en Iran
31:34c'est-à-dire que ça fait le job
31:36ça réduit la volatilité
31:37et ça tire de la performance
31:38même lorsque les marchés
31:39sont baissiers
31:40et est-ce que vous voyez
31:41aussi une plus forte demande
31:42depuis quelques années
31:43sur les long short
31:44finalement depuis à peu près
31:45la guerre en Ukraine
31:46parce que je le rappelle
31:47les stratégies long short
31:48c'est rien de nouveau
31:48c'était pendant les années 40
31:49ça a commencé à être inventé
31:50c'est popularisé un peu plus
31:52dans les années 80-90
31:53mais je trouve qu'on a
31:54une vraie demande
31:55depuis la guerre en Ukraine
31:57sur ces stratégies-là
31:58parce que justement
31:58elles permettent de faire face
31:59un peu à ces événements
32:00de risque géopolitique
32:02Alors je ne suis pas
32:03tout à fait d'accord
32:04en tout cas
32:05ce n'est pas ce que moi
32:06je vois de mon côté
32:07par contre effectivement
32:09depuis la crise au Moyen-Orient
32:10là oui
32:11on a une demande supplémentaire
32:12mais avec la guerre en Ukraine
32:15en fait les taux ont monté
32:16et à ce moment-là
32:18les investisseurs
32:19en tout cas ceux que je peux voir
32:20ont plus délaissé
32:22les stratégies
32:23effectivement
32:24long short
32:25et alternatives
32:26de manière générale
32:27qu'ils utilisaient beaucoup
32:28lorsque les taux étaient à zéro
32:29ou négatifs
32:31et donc ils se sont repositionnés
32:33sur les taux
32:33et là effectivement
32:35là c'est vrai que depuis
32:36le début de la guerre en Iran
32:38cette fois-ci
32:39là je retrouve un engouement
32:40effectivement sur ces stratégies
32:42long short
32:42long short market neutral
32:44arbitrage
32:44alors il y a des fonds
32:45très célèbres
32:46qu'on connaît
32:47Jupiter-Nerian
32:48quantité Atlas
32:49BNC Alpha Bond
32:50tous ces fonds-là
32:51effectivement
32:52retrouvent un peu d'intérêt
32:53depuis la guerre en Iran
32:55je trouve
32:56Merci beaucoup
32:57Ronny Micheli
32:57vous êtes président
32:58de Galilée AM
33:00et en plus
33:00on a fait à peu près
33:02juste le sujet
33:03qu'on va évoquer
33:04par la suite
33:05notamment la guerre
33:06en Ukraine
33:07et la situation de la Russie
33:08on se retrouve dans un instant
33:09pour
33:10Quand le monde s'affole
33:18La semaine dernière
33:19on avait bien sûr évoqué
33:20la relation entre
33:21les Etats-Unis
33:22et la Chine
33:22cette aide d'actualité
33:23on va faire un point
33:24aujourd'hui
33:25sur la guerre en Ukraine
33:26surtout la situation
33:27aussi de l'économie russe
33:28un élément
33:29qui est très compliqué
33:30je suis ravi
33:31d'accueillir en plateau
33:32Ulrich Bounar
33:32vous êtes chercheur
33:33chez Eurocréative
33:35le premier point
33:36que j'aimerais vous demander
33:37c'est notamment
33:38sur la situation
33:39de l'économie russe
33:40on le sait
33:41j'ai beaucoup travaillé
33:42sur le Venezuela
33:42ces dernières années
33:43c'est à peu près
33:44la même difficulté
33:45à avoir l'accès
33:45à des données
33:47comment vous faites
33:48pour essayer d'analyser
33:49un peu l'économie russe
33:50et dans quel état
33:51elle est réellement
33:51en tout cas
33:52avec les données
33:52qu'on a aujourd'hui
33:53puisqu'on sait
33:54que la Banque Centrale
33:54ou encore
33:56l'organisme des statistiques
33:57publie assez peu
33:58de chiffres réguliers
33:59Alors effectivement
34:00elle publie de moins en moins
34:01de chiffres
34:02et puis surtout
34:02il y a une vraie question
34:03sur la fiabilité des chiffres
34:04après comment on travaille
34:05il y a quand même
34:05des chiffres qui sortent
34:07et qui ne sont pas très bons
34:08pour l'économie russe
34:09notamment l'économie russe
34:11là le ministère
34:12de l'économie russe
34:13a dit que la Russie
34:14avait eu une croissance négative
34:16de 0,3%
34:17sur le premier trimestre
34:18donc c'est un indicateur
34:19on voit aussi
34:20on peut regarder en fait
34:21finalement un petit peu
34:21de façon sectorielle
34:22on sait qu'il y a
34:22certains secteurs
34:23la sidérologie
34:23le BTP
34:24qui sont en très grande difficulté
34:25et puis après
34:26il y a des indicateurs
34:27qui remontent aussi des régions
34:28et finalement aussi
34:29les Russes
34:30continuent quand même
34:31malgré tout
34:31à s'exprimer en ligne
34:32sur l'inflation
34:32sur notamment
34:33l'explosion du prix
34:34des utilities
34:36en fait
34:36le gaz
34:37donc en fait
34:38tout ça donne l'impression
34:39qu'effectivement
34:40alors c'est difficile
34:41à percevoir véritablement
34:42mais on sentait
34:43qu'effectivement
34:43l'économie russe
34:44va de moins en moins bien
34:44en quelque sorte
34:45récession
34:46a priori
34:47alors c'est compliqué à dire
34:49mais effectivement
34:50on voit que
34:51enfin
34:51mais c'est presque fatal
34:53c'est à dire que la Russie
34:53désormais
34:54investit quasiment
34:5550% de son budget
34:56dans l'économie de guerre
34:57alors l'économie de guerre
34:58tourne à plein régime
34:59il fabrique à peu près
35:00un char par jour
35:00mais en revanche
35:01effectivement
35:02tout ça va être détruit
35:03dans le Donbass
35:05et donc ça se fait
35:06au détriment de tout le reste
35:07donc on voit effectivement
35:07un certain nombre de signaux
35:08la mairie de Moscou
35:10a par exemple licencé
35:1010% de son personnel
35:11au début de l'année
35:13donc tout ce genre
35:13d'indicateurs
35:14qui montrent qu'effectivement
35:15c'est de plus en plus complexe
35:16le transport ferré
35:16qui normalement devrait
35:18notamment
35:18parce que c'est le principal canal
35:20pour exporter vers la Chine
35:21devrait normalement pouvoir
35:22en quelque sorte
35:23avoir des capacités
35:24d'investissement supplémentaires
35:25c'est tout le contraire
35:26qui se produit
35:26les investissements sont repoussés
35:28on parle de licenciement
35:29de personnel aussi
35:30notamment dans la principale usine
35:31de fabrication de wagons
35:32donc en fait
35:33on voit bien qu'effectivement
35:34il y a un certain nombre
35:34d'indicateurs
35:35qui montrent que
35:35je ne sais pas si on rentrera
35:37en récession en Russie
35:38mais en tous les cas
35:38qu'on est
35:39non seulement que ça stagne
35:40mais que l'inflation augmente
35:41donc on est un peu en stagflation
35:42alors moi j'avais étudié
35:43l'économie russe
35:44il y a très longtemps de ça
35:45je me souviens
35:45c'était en 2010
35:46pendant quelques années
35:47pour différentes raisons
35:48et je me souviens
35:50et j'aimerais savoir
35:51si le constat est toujours valide
35:52c'est-à-dire qu'on avait
35:53une économie
35:53qui était très étatisée
35:55de facto
35:56et surtout avec
35:57un pouvoir politique
35:58alors certes déjà
35:59à l'époque
35:59il y avait Vladimir Putin
36:00mais ça valait précédemment
36:01j'oserais dire
36:02qui n'a jamais considéré
36:03que la consommation
36:04était vraiment un relais
36:05donc c'est automatiquement
36:06cette impression
36:07que l'inflation
36:08peut être un sujet
36:09quand ça devient
36:10des niveaux très très sensibles
36:11on voit que la banque centrale
36:12agit bien
36:12mais que finalement
36:13ce n'est pas l'alpha et l'oméga
36:14de la politique économique
36:15en Russie
36:16est-ce que ça change
36:17est-ce que c'est toujours le cas
36:18ou
36:18non je pense que c'est toujours le cas
36:20et je pense même
36:20que la guerre en Ukraine
36:21a accéléré des choses
36:22sur le côté d'étatisation
36:23il y a énormément d'entreprises
36:24qui ont été plus ou moins nationalisées
36:27parce que soit
36:28c'était des entreprises étrangères
36:30qui du coup
36:31du pays
36:32ou on les a fait partir du pays
36:33et donc ça a été récupéré
36:34par des gens proches du pouvoir
36:36soit ce sont des entreprises
36:37où on a estimé
36:37que grosso modo
36:38les investisseurs
36:39ne soutenaient pas assez
36:41la cause de la guerre en Ukraine
36:42et donc on a effectivement
36:43eu des changements de mains
36:44par exemple
36:44les principaux aéroports de Moscou
36:46donc il y a eu effectivement
36:48toute cette étatisation
36:50et j'ai envie de dire
36:51que l'impression
36:51que ça donne finalement
36:52mais depuis toujours
36:53en quelque sorte
36:53Vladimir Poutine a eu une approche
36:55où finalement
36:55l'économie n'est qu'un moyen
36:57pour obtenir des objectifs politiques
36:59qui sont là en l'occurrence
37:00essayer de gagner
37:01la guerre en Ukraine
37:01et donc finalement
37:02tout le reste importe peu
37:03et c'est donc la raison
37:04pour laquelle effectivement
37:06il demande à ses ministres
37:07il l'a encore demandé
37:07il y a quelques semaines
37:08faites en sorte
37:09que l'économie redémarre
37:10peu importe comment
37:11vous allez le faire
37:12mais il faut que ça redémarre
37:12il faut que j'ai de l'argent
37:13pour financer la guerre en Ukraine
37:14quitte à aller en quelque sorte
37:16voilà augmenter les taxes
37:17la TVA augmenter de 20 à 22%
37:19ou demander en quelque sorte
37:20des contributions volontaires
37:22on a vu ça il y a quelques semaines aussi
37:23où les principaux capitaines d'industrie
37:25et plus ou moins proches du pouvoir
37:27on leur a demandé
37:28de passer à la caisse
37:29en quelque sorte
37:30et de faire des dons automatiques
37:32un peu forcés
37:33un peu forcés
37:34voilà
37:34des dons forcés en manière
37:35au budget de l'état russe
37:37parce qu'effectivement
37:37ça devient de plus en plus compliqué
37:38comment vous expliquez
37:40qu'au début de la guerre
37:41en Ukraine
37:42vous aviez beaucoup
37:43de responsables politiques européens
37:46voire même américains
37:47qui disaient
37:48la Russie dans tous les cas
37:49ne tiendra pas longtemps
37:51c'est toujours la même thématique
37:52dans toutes les guerres
37:53c'est-à-dire c'est l'arrière
37:54qui cède en premier
37:54et effectivement
37:56sur le front
37:57ça suivra
37:59comment on a pu se tromper
38:00à cet égard
38:01c'est-à-dire
38:01est-ce qu'il y a une vraie
38:02méconnaissance de l'économie russe
38:04ou est-ce qu'il y a eu
38:04des relais
38:06de renforcement de l'économie russe
38:07qui n'étaient pas perçus
38:08au début de la guerre
38:09comment ça s'est passé ?
38:10Je pense qu'il y avait
38:10plusieurs choses
38:11déjà on a sans doute
38:11voulu trop
38:13mettre sur les sanctions
38:14enfin on a espéré
38:16des sanctions
38:16des choses qui n'étaient pas
38:17possibles à court terme
38:18effectivement un ancien ministre
38:19de l'économie en France
38:20avait dit que l'économie russe
38:22allait s'écraser
38:22qu'on allait la mettre à terre
38:23c'est pas comme ça
38:24que fonctionnent les sanctions
38:25ça prend du temps
38:26les européens aussi
38:27ont mis beaucoup de temps
38:28en fait les sanctions
38:29on continue à acheter
38:30du gaz russe
38:31par exemple
38:31à des niveaux assez élevés
38:32la flotte fantôme russe
38:34est toujours présente
38:34voilà c'est ça
38:35et puis même la France
38:36par exemple l'achat du gaz russe
38:37encore etc
38:37du GNL
38:38donc il y a aussi ça
38:39c'est-à-dire que finalement
38:40comme l'économie russe
38:41est complètement intégrée
38:42aux flux mondiaux
38:43ça a été extrêmement compliqué
38:44de la déconnecter
38:45petit à petit
38:46alors il y a eu des choses
38:46le SWIFT etc
38:47ça a été mis en place immédiatement
38:49mais effectivement
38:49il a fallu pour tous les pays européens
38:51se préparer petit à petit
38:52à se dégager en quelque sorte
38:55notamment du gaz
38:56et du pétrole russe
38:57qui coûtent assez cher
38:58il faut aller le chercher ailleurs
38:59mais c'est pas le plus cher
39:00et puis du coup
39:01les Russes ont aussi appris
39:02en fait en quatre ans de guerre
39:03ils ont appris
39:04à contourner les sanctions
39:05ils passent par certains pays
39:06d'Asie centrale
39:07comme le Kyrgyzstan
39:08ils passent par l'Arménie
39:09ils passent par la Géorgie
39:10pour contourner les sanctions
39:11on continue à obtenir
39:12des équipements
39:14dont ils ont besoin
39:15par exemple pour leurs missiles
39:16les différentes frappes de missiles
39:17qui ont eu lieu récemment
39:19sur Kiev
39:20pas plus tard que la nuit dernière
39:21on retrouve des composants
39:22occidentaux dans ces missiles-là
39:23donc on voit que la Russie
39:24a réussi à s'adapter
39:25et puis il y a aussi
39:26l'autre aspect
39:27qui est que pour toute
39:28une partie du monde
39:29l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine
39:32qui pour eux
39:33considèrent que cette guerre
39:33n'est pas la leur
39:34en quelque sorte
39:35considèrent que finalement
39:36la Russie reste quand même
39:36un acteur économique important
39:38qui peut fournir des matières premières
39:39on parlait du pétrole et du gaz
39:40mais des engrais
39:41etc.
39:42des céréales
39:43et d'autres choses
39:44et donc finalement
39:45ces pays-là n'ont pas voulu
39:46sanctionner la Russie
39:46ils ont dit
39:47c'est pas notre guerre
39:47en quelque sorte
39:48nous la Russie
39:49ça reste un pays
39:50qui peut nous fournir
39:51des matières premières
39:52pour pas trop cher
39:53et donc effectivement
39:53on va continuer à acheter là-bas
39:54et donc on a vu aussi
39:55ce basculement un petit peu
39:57progressif de l'économie russe
39:58qui lui a permis sans doute
39:58d'atténuer un peu les choses
40:03qui ont également documenté
40:04les achats indiens
40:05d'hydrocarbures russes
40:07et qui ont même finalement
40:07été ensuite validés de nouveau
40:09par Trump
40:10dans la foulée de la guerre
40:10en Iran
40:11on a aussi cette relation
40:13avec la Chine
40:13qui reste toujours très compliquée
40:15il y a eu quelques mois
40:17de cela de mémoire
40:18vous avez eu les premières émissions
40:20obligataires souveraines
40:21de la Russie en yuan
40:22alors ça restait symbolique
40:23parce que finalement
40:24le marché obligataire russe
40:27fonctionne bien
40:27vous avez encore des investisseurs
40:29donc c'était plus ce symbole
40:30qu'autre chose
40:30est-ce que la guerre
40:32en Ukraine
40:33a fait que la Russie
40:34s'est vraiment inféodée
40:36économiquement à la Chine
40:37comme on a le sentiment
40:38ou est-ce que c'est
40:39un peu plus complexe ?
40:41C'est compliqué
40:42de répondre à cette question
40:43d'un côté oui
40:44effectivement
40:44je pense que la Russie
40:46ne pourrait pas tenir
40:46justement
40:47n'aurait pas pu tenir
40:47ces quatre années
40:48sans le soutien militaire
40:49de la Chine
40:50alors pas direct
40:51la Chine n'envoie pas des armes
40:52mais en revanche
40:52elle fournit énormément de choses
40:54qui permettent à la Russie
40:54de tenir sur la durée
40:55et puis elle permet aussi
40:57justement de contourner
40:58un peu des sanctions
40:59l'aide nord-coréenne
41:00à la Russie
41:01notamment des millions d'obus
41:02n'auraient probablement
41:04pas pu se faire
41:04sans l'assentiment
41:05même tacite de la Chine
41:06donc il y a effectivement
41:07la Chine est incontournable
41:08elle achète beaucoup
41:09en Russie
41:10notamment des hydrocarbures
41:11donc effectivement
41:11c'est fondamental
41:12après les Russes
41:13ont une approche
41:14qui est quand même
41:14assez ambiguë
41:16par rapport à ça
41:16c'est à dire
41:17qu'ils n'ont pas trop le choix
41:18donc il faut bien aller
41:20où ils peuvent
41:21pour obtenir du soutien
41:22au moins économique
41:23dans cette guerre en Ukraine
41:23mais il y a quand même
41:24une vraie crainte
41:25en Russie
41:26qui a toujours été là
41:27même au temps
41:28de l'Union soviétique
41:29de la crainte
41:30de la Chine
41:30si vous allez
41:31dans l'extrême-orient russe
41:32il y a cette crainte
41:33en quelque sorte
41:33d'une colonisation rampante
41:35de la Chine
41:35qui investit beaucoup
41:36juste au nord de la frontière
41:38des terres agricoles
41:40des commerces etc
41:41et ça c'est très mal vécu
41:42par les Russes
41:42qui vivent dans ces régions-là
41:43alors certes
41:44ça fait de l'investissement
41:45mais d'un autre côté
41:46ils le vivent un peu
41:47comme une colonisation rampante
41:48donc il y a toujours
41:48ce risque-là
41:49et puis il y a surtout
41:50le risque en fait
41:51les Russes perçoivent aussi
41:52que la Chine
41:54finalement
41:55les aide
41:55d'une certaine façon
41:56mais peut-être pas
41:57tout ce qu'elle pourrait faire
41:58pour les aider
41:58et donc il y a aussi ça
41:59c'est-à-dire qu'on n'est pas
42:00vraiment sur une alliance
42:01il y a un exemple
42:02qui est très frappant
42:03c'est le Force de Sibérie 2
42:04donc ce deuxième pipeline gazier
42:06qui est dans les cuillots
42:07enfin sans mauvais jeu de mots
42:08depuis au moins
42:09une dizaine d'années
42:10et on pourrait se dire
42:11finalement les Russes
42:12justement espèrent
42:12que les Chinois vont investir
42:14pour créer ce pipeline
42:15parce que ça permettrait
42:16de diversifier
42:17les exportations
42:17de gaz russe
42:19et les Chinois
42:19traînent les pieds
42:20et les Chinois
42:21ne veulent pas investir
42:22ou alors à des conditions
42:23à l'éonine
42:24en disant du coup
42:24votre gaz
42:25vous nous le vendrez
42:25quasiment gratuitement
42:26et donc en fait
42:27ça montre toute cette ambiguïté
42:28où effectivement
42:29les Russes n'ont pas trop le choix
42:30donc ils vont là où ils peuvent
42:31et notamment en Chine
42:32mais d'un autre côté
42:33avec cette crainte
42:34de basculer complètement
42:35sur une inféodation
42:39et qui serait inacceptable
42:40pour les Russes
42:41et c'est vrai
42:42avec ce Force de Sibérie 2
42:43c'est vrai aussi
42:44dans le Grand Nord
42:45où on commence à avoir
42:46la flotte de brise-glaces chinois
42:48qui commencent à dire
42:49ma foi
42:49on pourrait tout à fait
42:50y aller nous-mêmes
42:51et donc tout ça fait
42:52qu'effectivement
42:52il y a une relation assez ambiguë
42:53Oui parce que je le rappelle
42:54on en avait parlé dans une autre émission
42:56vous avez la route maritime du Nord
42:59depuis 2011
43:00la Russie la met vraiment en avant
43:02historiquement
43:03ils souhaitaient
43:03que ce soit main dans la main
43:04avec les Chinois
43:04au début les Chinois
43:06ont été plutôt réticents
43:07là ils se rendent compte
43:08que vu que la Russie
43:09met en place une taxe d'escorte
43:11pourquoi utiliser cette taxe d'escorte
43:13donc on voit ces aspects-là
43:14est-ce qu'on a un peu le sentiment
43:15finalement que pour la Chine
43:18elle gère en fait
43:19beaucoup de pays
43:20qui sont voisins
43:21un peu encombrants
43:22comme la Corée du Nord
43:23la Russie
43:24qui parfois effectivement
43:25peut être un voisin encombrant
43:27l'Iran l'est d'une certaine manière également
43:29et finalement
43:30l'objectif chinois
43:32c'est déjà
43:33on va essayer de stabiliser
43:34notre économie
43:34on gère au cas par cas
43:36notamment avec la Russie
43:37mais fondamentalement
43:39on ne veut pas être engagé
43:40trop loin dans cette guerre
43:41que mène la Russie
43:42qui a ses propres intérêts uniquement
43:43c'est complètement ça
43:44effectivement je pense
43:45la Chine partage un objectif stratégique
43:48avec la Russie
43:48qui est de renverser
43:50l'ordre des trabis
43:50en quelque sorte
43:51de faire tomber
43:52la Pax Americana
43:53et l'ordre international
43:55occidental
43:55mis en place en 45
43:56donc ça
43:57cet objectif-là
43:58il convient parfaitement à la Chine
43:59en revanche
44:00effectivement
44:00avoir une Russie
44:02trop puissante
44:02à ses frontières
44:03ce serait un problème
44:04stratégique pour la Chine
44:06et effectivement
44:08subir les conséquences
44:09indirectes
44:10d'un engagement
44:10trop important
44:11dans le soutien de la Russie
44:12ou de l'Iran
44:13ça aussi ce serait un problème
44:15pour la Chine
44:15qui économiquement
44:17dépend beaucoup plus
44:17des Etats-Unis et de l'Europe
44:18que de la Russie et de l'Iran
44:19donc la Chine joue
44:21un espèce de jeu d'équilibriste
44:22où effectivement
44:22elle n'a certainement pas envie
44:24que la Russie
44:25perde la guerre
44:26elle n'a pas envie
44:27que l'Iran soit écrasé
44:28par les Etats-Unis
44:29mais en revanche
44:30effectivement
44:32un engagement trop important
44:33qui aurait des conséquences
44:34sur l'économie chinoise
44:35ça ne lui convient pas non plus
44:36donc elle joue
44:36un espèce d'entre deux
44:37et c'était assez frappant
44:38dans la visite
44:39de Donald Trump
44:41à Pékin hier
44:42Xi Jinping a dit
44:43que grosso modo
44:44il voulait une relation stable
44:45et d'égo avec les Etats-Unis
44:46et je pense que ça
44:47entre égo pardon
44:48avec les Etats-Unis
44:49et donc ça résume
44:50assez bien les choses
44:50c'est-à-dire que
44:51tout ce qui permet
44:51effectivement
44:52comme vous l'avez dit
44:52à la Chine
44:53de développer son économie
44:54de faire du business
44:55dans le monde entier
44:56et de soutenir
44:57une économie chinoise
44:58qui parfois est un petit peu
44:59brinque-ballante
45:00c'est ce qui les intéresse
45:01remettre en cause
45:02à très long terme
45:05l'ordre d'établir
45:07c'est une évidence
45:08mais c'est pas la même stratégie
45:09c'est-à-dire que les Russes
45:10ont volonté de le faire
45:11les armes à la main
45:11très clairement
45:12les Chinois eux
45:13se disent qu'ils ont le temps
45:14et qu'ils peuvent le faire
45:15en s'installant
45:16dans toutes les organisations
45:18internationales
45:19en développant leur économie
45:20en devenant les champions
45:21de l'IA etc
45:22donc c'est le même objectif
45:23c'est une stratégie
45:24beaucoup plus subtile
45:25plus du soft power
45:26d'une certaine manière
45:26exactement
45:27et du soft power
45:29économique
45:29et finalement se dire
45:30qu'ils ont le temps
45:32dans la vision chinoise
45:33en quelque sorte
45:34les Etats-Unis
45:34sont un empire déclinant
45:36et donc finalement
45:37autant attendre
45:38que l'empire
45:38se prenne les pieds
45:39dans le détroit d'Hormuz
45:40et pour finalement
45:42laisser la place à la Chine
45:42ce qui historiquement
45:43plutôt donne raison
45:44c'est vrai que lors des transitions
45:45c'est souvent comme ça
45:46voilà
45:47si on regarde
45:47vous évoquez
45:48la stratégie russe
45:50alors c'est toujours
45:50très très compliqué
45:51bien sûr
45:51elle est mouvante
45:52j'imagine
45:53mais au niveau de l'Ukraine
45:54comment est-ce qu'on peut
45:56analyser la situation
45:57l'Ukraine tient
45:58mal dans tous les cas
45:59et il semble
46:00sauf surprise
46:01que ça tiendra
46:01comment on peut essayer
46:03de sortir par le haut
46:03ces derniers jours
46:04on a eu Vladimir Poutine
46:05qui laissait entendre
46:06mais après il faut voir
46:07si c'est vrai ou pas
46:08qu'on pourrait avoir
46:08une résolution
46:09et quels sont les termes
46:10bien sûr
46:11mais comment on pourrait
46:11sortir par le haut
46:12de cette situation
46:13est-ce qu'on est finalement
46:14sur une situation
46:14où on peut avoir
46:15un peu à la péninsule coréenne
46:17à un certain stade
46:18vous allez avoir
46:19un cessez de feu
46:19on bouge pas les lignes
46:20et on verra
46:21comment ça se passe
46:24c'est très compliqué
46:25à dire
46:25je pense que les russes
46:26donc visiblement
46:27enfin je pense que
46:28Vladimir Poutine
46:29a compris qu'il pourrait
46:30pas conquérir toute l'Ukraine
46:31ce qui était l'objectif initial
46:32ou en tout cas
46:33changer le régime actif
46:34ça je pense que
46:35les russes ont compris
46:36que c'était pas possible
46:37dans l'état actuel des choses
46:38et que donc effectivement
46:39il allait falloir du temps
46:40pour ça
46:41néanmoins on a quand même
46:42le sentiment que Vladimir Poutine
46:43il a besoin d'une espèce
46:44de seuil minimal
46:45pour pouvoir déclarer la victoire
46:46ce seuil minimal
46:47semble être le contrôle
46:48de l'est de l'Ukraine
46:49le Donbass
46:49dont l'Ukraine contrôle environ
46:51encore 20 à 30%
46:52et donc c'est la raison
46:53pour laquelle
46:54même après ce discours
46:55effectivement où il a dit
46:56qu'il était prêt
46:57enfin que la fin de la guerre
46:58était proche
47:00son cher pas diplomatique
47:01M. Oshakov derrière
47:02a redit que non
47:03dans tous les cas
47:03il fallait quand même
47:04que les Ukrainiens
47:05partent de cette zone
47:06qu'on la donne à la Russie
47:07etc.
47:08donc ça semble quand même
47:08une espèce de condition
47:09sine qua non
47:10pour les russes
47:12et pour le reste
47:13pour un éventuel
47:14scénario futur
47:16ça va quand même
47:16être très compliqué
47:17d'arriver à un vrai
47:18cesser le feu
47:19dans le sens où
47:20les deux camps
47:20ont des objectifs
47:21diamétralement opposés
47:23l'Ukraine souhaite
47:23rester indépendante
47:24les russes souhaitent
47:25la contrôler
47:25d'une façon ou d'une autre
47:26L'Ukraine n'acceptera pas
47:27que le Donbass intégral
47:29soit...
47:30Alors ça va être...
47:31il y a un scénario
47:32à mon sens
47:32qui serait peut-être
47:33acceptable pour les Ukrainiens
47:34ce serait de céder le Donbass
47:36mais en revanche
47:37qu'on contrepartie
47:38à avoir des garanties
47:38de sécurité extrêmement solides
47:39de la part des Américains
47:40et de la part des Européens
47:41ce qui a très peu de chances
47:43d'arriver
47:43notamment avec Donald Trump
47:44au pouvoir
47:44donc on est dans une situation
47:45bloquée
47:46et d'ailleurs
47:47les négociateurs ukrainiens
47:49ont dit il y a
47:49je crois une semaine
47:50ou dix jours
47:50que reprendre des négociations
47:52pourquoi faire
47:52puisqu'on avait déjà
47:54plus ou moins atteint
47:54une impasse
47:55donc en fait
47:56on pourrait se retrouver
47:57dans une situation
47:57qui sera un petit peu
47:58parallèle à celle
47:59qu'on a connue
47:59entre 2015 et 2022
48:00parce que ce conflit
48:01a démarré en 2014
48:02notamment dans l'Est
48:03de l'Ukraine
48:03où finalement
48:04il y avait une espèce
48:05d'accord cadre
48:05qu'on appelle
48:06les accords de Minsk 2
48:07mais qui
48:08en gros somme
48:09n'ont jamais été respectés
48:11où il y avait
48:12beaucoup moins
48:12de violence
48:13dans les combats
48:13mais il y avait
48:14quand même
48:14des combats sporadiques
48:16et finalement
48:16jusqu'au moment
48:17où un des camps
48:18a estimé
48:18qu'il pouvait reprendre
48:19l'offensive
48:20parce que finalement
48:20si on prend du recul
48:21cette guerre d'attrition
48:22qui dure depuis plus de 4 ans
48:23on le voit
48:24l'économie russe
48:25on en a parlé tout à l'heure
48:26elle a du mal
48:26ça commence à être compliqué
48:28aussi d'avoir autant
48:29de recrues
48:29que de pertes sur le front
48:30on a à peu près
48:3030 à 35 000 pertes
48:31côté russe
48:32chaque mois
48:33c'est juste colossal
48:34plus de 300 000 morts
48:35côté russe
48:36côté ukrainien
48:37on a bien évidemment
48:37aussi des problèmes d'hommes
48:38c'est plus compliqué
48:39de connaître les chiffres
48:40mais on parle
48:41de 300 à 150 000 morts
48:42le pays est bien sûr
48:43plus petit
48:44on voit qu'il y a
48:44de plus en plus
48:45de résistance
48:45à la mobilisation
48:47donc les deux pays
48:48sont en quelque sorte
48:50il y a un statu quo
48:51aucun des deux
48:51n'est capable
48:52de l'emporter
48:52sur le front
48:53et c'est
48:56le coup de la guerre
48:57en fait
48:57il n'est pas soutenable
48:58ni l'un ni pour l'autre
49:00donc on pourrait arriver
49:01alors je pense qu'on aura
49:02une offensive d'été
49:03parce qu'on l'a tous les ans
49:04mais peut-être
49:04qu'après cette offensive d'été
49:05si elle ne donne rien
49:06ce qui est probable
49:07on pourrait avoir
49:08une espèce de situation
49:09où les deux camps
49:09sont un peu épuisés
49:10donc ont besoin
49:11de faire en quelque sorte
49:12une pause
49:12pour se réarmer
49:13pour remonter en puissance
49:15économiquement
49:16militairement
49:16et du coup reprendre
49:18éventuellement le combat
49:18plus tard
49:18donc on pourrait avoir
49:19ce genre de scénario-là
49:20qui n'arrangerait pas
49:21les Ukrainiens
49:22parce que ça ne réglerait
49:23rien sur le fond
49:23ils ne rentreraient pas
49:25dans l'Union Européenne
49:25ils ne rentreraient pas
49:26dans l'OTAN
49:26ils subiraient probablement
49:28des bombardements aériens
49:29comme ceux qui ont eu
49:29la nuit dernière
49:31mais avec une espèce
49:32d'acalmie sur le front
49:33en attendant que l'un ou l'autre
49:37question
49:38on a parlé de l'économie russe
49:39l'économie ukrainienne
49:40reste très nettement soutenue
49:41par les fonds étrangers
49:42notamment et européens
49:44principalement
49:44en dépit de ce que disait
49:45Donald Trump
49:46il y a quelques mots de cela
49:47jusqu'où ça peut tenir
49:49parce qu'on voit
49:49qu'il y a quand même
49:49des grosses difficultés
49:50alors moi ça reste
49:52malgré tout paradoxal
49:53parce que j'ai été en contact
49:54avec des hommes d'affaires ukrainiens
49:56et il y a quand même
49:57un pan de l'économie
49:57qui fonctionne
49:58quasiment à la normale
49:58donc ce n'est pas
49:59uniquement économie de guerre
50:00mais jusqu'où le budget
50:02de l'État
50:02entre guillemets
50:02peut tenir
50:03avec ce bras de fer
50:06la réponse est à Bruxelles
50:07il faut savoir
50:08que le budget
50:09de l'État ukrainien
50:10donc en ce moment
50:11toutes les recettes fiscales
50:12vont dans les forts de guerre
50:13militaires
50:13et tout le reste
50:14donc en gros
50:16payer les fonctionnaires
50:17les retraites
50:17etc
50:17la santé
50:18tout ça
50:19c'est payé
50:20par des fonds occidentaux
50:21on estime
50:22qu'à peu près
50:2250 à 60%
50:23du budget de l'État ukrainien
50:24c'est des aides internationales
50:26essentiellement européennes
50:27avec les 90 milliards
50:28qui ont été votés
50:29par les Européens
50:30et fournis
50:31qui sont en train
50:31de commencer à être fournis
50:33on estime que l'Ukraine
50:34peut tenir
50:34alors si on rajoute
50:35le FMI
50:35peut tenir
50:37grosso modo
50:37à peu près
50:38encore un peu plus d'un an
50:40demi-2027
50:40à peu près
50:41en fonction aussi
50:42de comment la guerre
50:43se déroule
50:44s'il y a besoin
50:45de plus d'investissements
50:45etc
50:46donc voilà
50:47c'est à peu près
50:48l'échéance
50:49et là où c'est
50:50un peu inquiétant
50:51pour les Ukrainiens
50:51c'est qu'on a quand même
50:52le sentiment
50:52de plus en plus
50:54que les Européens
50:55arrivent à une espèce
50:56de bout de quelque chose
50:57près de 90 milliards
50:58c'était très compliqué
50:59de l'obtenir
50:59on voit que les Néerlandais
51:01commencent à revoir le dossier
51:02de est-ce qu'on ne récupérerait pas
51:04et ne capturerait pas
51:05les avoirs gelés
51:06c'est très peu probable
51:07et puis 2027
51:08c'est des élections en France
51:09c'est des élections
51:10dans d'autres pays européens
51:11ça peut aussi rebattre
51:12les cartes
51:12pour les Ukrainiens
51:13surtout si certains partis
51:15populistes
51:16pro-russes
51:17arrivent au pouvoir
51:17dans certains pays
51:18donc tout ça
51:19complexifie vraiment
51:20les choses
51:21mais effectivement
51:22vous avez parfaitement raison
51:23l'économie ukrainienne
51:24tient
51:24l'économie ukrainienne
51:26reste quand même
51:27pas uniquement de la guerre
51:28pas l'économie de guerre
51:29on voit quand même les investissements
51:31quand Volodymyr Zelensky a été au Moyen-Orient
51:33il a aussi été chercher ça
51:34des financements
51:35pour l'industrie de guerre
51:36etc
51:36donc ça va
51:37il y a des choses
51:38qui se mettent en place
51:38mais en revanche
51:39l'Ukraine ne pourra pas tenir
51:40ses investissements
51:41occidentaux
51:42et donc notamment européens
51:43et donc la balle finalement
51:44est dans le camp de Bruxelles
51:45merci beaucoup Ulrich Bounat
51:46je le rappelle
51:47vous êtes chercheur
51:47chez OroCreative
51:49merci beaucoup
51:49merci à tous ces éléments
51:50qui étaient extrêmement passionnants
51:51sur les deux économies
51:52russes et ukrainiennes
51:53on se retrouve dans un instant
51:54pour l'agenda
51:55de la semaine à venir
51:57tout pour investir
51:58la masterclass
52:00à surveiller
52:03alors une semaine
52:04qui va être plutôt
52:05peu chargée
52:06on le voit
52:07au mois de mai
52:07il y a toujours
52:07très très peu
52:08d'indicateurs macroéconomiques
52:09on va bien sûr avoir
52:10la confiance du consommateur
52:12américain à suivre
52:12c'est un point qui est important
52:13parce qu'on voit une dichotomie
52:14la confiance qui chute
52:16et notamment du fait
52:17de la hausse de l'inflation
52:18alors que les marchés actions
52:19continuent de très très bien se porter
52:21on va avoir surtout
52:22la première estimation
52:23du PIB américain
52:24donc c'est toujours
52:24on regarde un peu en arrière
52:26mais c'est toujours un point
52:26qui est crucial
52:27parce que ça nous donne aussi
52:28un aperçu de cette dynamique
52:29je le rappelle
52:30en 2025
52:31à peu près un tiers
52:32de la croissance américaine
52:33était juste tirée
52:34par les investissements
52:35dans les centres de données
52:36c'est massif
52:37ça ça devrait perdurer
52:38ça peut être aussi
52:39un élément de fragilité
52:40mais en l'occurrence
52:41c'est un élément
52:42qui soutient aujourd'hui
52:42très très nettement
52:43la croissance
52:44et le dernier point
52:45on va aussi avoir
52:46les indicateurs français
52:47notamment le PIB français
52:49au premier trimestre
52:50donc c'est une confirmation
52:52de ce qu'on avait eu
52:53on devrait avoir encore
52:54une croissance
52:54qui resterait plutôt à tonnes
52:56probablement pas de récession
52:57en France cette année
52:58mais vraiment une croissance
52:59qui devrait rester proche de zéro
53:00dans les prochains trimestres
53:01malheureusement
53:02on finit sur une note
53:03un peu négative
53:04merci à tous
53:05merci pour votre fidélité
53:06vous pouvez nous récuter
53:07sur toutes les plateformes
53:08de BFM Business
53:09très bon week-end
53:10et maintenant
53:10place aux experts de l'IMO
53:13tout pour investir
53:14la masterclass
53:15sur BFM Business
53:18BFM Business
53:20– Sous-titrage FR 2021
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