- il y a 2 jours
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:00BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
00:07Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours sur BFM Business à l'heure de votre déjeuner.
00:12Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
00:15Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence à mi-professionnelle de ce secteur au sens large.
00:21Des coups de cœur, des coups de gueule, des histoires d'entreprises, de collaborations entre métiers.
00:25Puisqu'aujourd'hui, on va parler de l'intérêt pour les courtiers en assurance de travailler en direct avec les agents immobiliers.
00:33Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
00:36Et si on faisait un point complet sur cet immobilier tertiaire ?
00:39Après tout, on est encore en janvier et c'est l'heure des bilans perspectives.
00:42On va en parler dans quelques instants.
00:43Mais d'abord, c'est donc l'heure du pro de l'IMO.
00:47Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
00:51Et on est en ligne avec Myriam Stéphénoni, courtière nous assurant à Chaumont.
00:55Bonjour Myriam.
00:57Bonjour.
00:58Je le disais aujourd'hui, on va parler de deux corps de métier sur ce secteur au sens large de l'immobilier.
01:04Vous, courtière en assurance et agent immobilier.
01:07De votre intérêt, à tous les deux, j'ai envie de dire, travailler ensemble.
01:10Pourquoi Myriam ?
01:13Oui, en effet, je travaille en partenariat avec une agence immobilière
01:17qui propose des services à la fois de gestion, de location, de syndic professionnel et de transaction immobilière.
01:26C'est un bel avantage pour les deux parties, pour les deux corps de métier.
01:31Et également pour les clients, qu'on peut accompagner vraiment de A à Z.
01:36Et c'est ça qui m'intéresse, j'ai envie de dire.
01:38Ce n'est pas que votre relation avec l'agent immobilier ne m'intéresse pas.
01:41Mais enfin, quand même, je vais me placer du côté de l'usager.
01:44En quoi cette collaboration permet-elle finalement d'avoir les bonnes assurances ?
01:48De quelles assurances parle-t-on d'ailleurs ?
01:51Voilà. Alors au niveau des assurances, on parle des assurances habitation et des assurances immeubles.
01:59Donc par exemple, l'agent immobilier, lui, il se sent accompagné auprès de son client également
02:05qui va pouvoir, lors de la signature de l'acte authentique chez le notaire,
02:12transmettre l'attestation d'assurance et être sûr d'être en règle au moment le jour J.
02:18Mais donc précisément, moi, ma question, c'est quelle aurait été la situation différemment ?
02:23C'est-à-dire que si moi, en tant qu'usagère, en tant que futur, actuel propriétaire, actuel bailleur,
02:30quelle aurait été la différence ?
02:31Si vous ne travaillez pas direct avec l'agent immobilier, je serais passée par vous.
02:35Qu'est-ce que ça m'apporte finalement, cette collaboration ?
02:39Ça apporte vraiment déjà une relation de confiance.
02:43Parce que ce sont vraiment deux pros qui travaillent ensemble et qui se transmettent.
02:47Donc, qui se confient à un client.
02:51Pour le client, c'est un gain de temps énorme.
02:54Et puis aussi, une sécurisation au niveau des démarches à effectuer.
02:59Parce que, par exemple, quand il va avoir des devis à effectuer auprès de différents interlocuteurs,
03:06que ce soit pour l'assurance habitation ou pour les assurances emprunteurs,
03:09là, tout est regroupé au sein de la même structure.
03:15Et ce sont deux professionnels qui l'accompagnent vraiment de A à Z dans les démarches.
03:19Il est sûr de ne rien oublier, en fait.
03:21Et aussi que le risque soit assuré de façon conforme.
03:25Parce que l'agent immobilier va me transmettre, par exemple, la fiche technique du bien.
03:28Et moi, je suis transparente avec le client.
03:33Je connais parfaitement le risque.
03:35Et on est sûr de ne rien oublier dans la description pour que le risque soit assuré correctement.
03:40Et en termes de délai, il est sûr que le jour J, lors de la signature notaire,
03:45qu'il ait tout de suite son attestation d'assurance et qu'il ne manque de rien.
03:49Eh bien, c'est génial.
03:50Maintenant, on sait comment être bien assuré.
03:52On fait appel à Myriam Stéphanoni, courtier, nous assurant à Chaumont.
03:55Et toutes celles et ceux qui, comme vous, décident de travailler.
03:58Encore une fois, main dans la main avec nos chers amis agents immobiliers.
04:01Merci, Myriam.
04:02Si, comme Myriam, vous avez un témoignage à nous apporter,
04:05votre expérience terrain de votre métier,
04:07n'hésitez pas à nous écrire lesexpertsdelimo.com
04:09à rebase bfmbusiness.fr.
04:11Allez, c'est l'heure du débat.
04:14Les experts de l'IMO, le débat.
04:16Mais qu'est-ce qu'on aime, les bilans perspectives.
04:19On adore ça.
04:21Bonjour, Vincent Bollard, PDG de Night Frank France.
04:24J'ai toujours du mal.
04:25Mais oubliez le France.
04:27Night Frank, ça va très bien.
04:28Mais oui, c'est parfait, évidemment.
04:29Bonjour, Nicolas.
04:30Nicolas Vauguay, directeur de Zèbre.
04:32Bonjour, Myriam.
04:33Vous étiez avec nous hier par téléphone.
04:35Vous êtes avec nous aujourd'hui en plateau.
04:36On ne peut plus se passer de vous.
04:38Messieurs, aujourd'hui, bilans perspectives de cet immobilier tertiaire.
04:42Night Frank, vous aviez une grande conférence ce matin.
04:45Alors déjà, qu'est-ce qu'on peut dire au sens large de cet immobilier tertiaire ?
04:50Est-ce que ça va mieux à l'image du résidential ?
04:53On ne va pas se mentir et se cacher derrière notre petit doigt.
04:55Les dernières années n'ont pas été simples.
04:58Le moins qu'on puisse dire, déjà, c'est qu'on a eu une séquence 2025 un peu chaotique
05:03au regard des événements de politique intérieure, géopolitique.
05:08On avait commencé avec les conséquences.
05:10Maintenant, le marché a plutôt bien résisté.
05:13S'agissant de l'immobilier commercial, donc toujours les trois grandes classes d'actifs,
05:18le bureau, le commerce, la logistique, ça a plutôt bien tenu en termes de volume d'investissement
05:22comparé à l'année dernière, puisqu'on est à peu près à 13 milliards.
05:26Ça a pas mal progressé en immobilier résidentiel au sens large.
05:30Ça c'est plutôt pas mal.
05:31Après, il y a le côté locatif.
05:33Là encore, logistique et commerce, ça tient plutôt bien.
05:37On a, en revanche, un recul au niveau de ce qu'on appelle notre indicateur à la demande placée.
05:40Le nombre de mètres carrés qui sont loués par an ou achetés par des utilisateurs, des entreprises.
05:46Donc on est à moins 9%, moins 10% par rapport à l'année dernière.
05:49On a un vrai recul des grandes surfaces.
05:52Tout ça, c'est lié à un attentisme total des entreprises qui ne savent pas se projeter.
05:56Une absence de décision, donc une immobilité, un attentisme.
06:01Ils ne savent pas lire la fiscalité, ils ne savent pas lire l'économie française d'aujourd'hui.
06:05Mais qui sait lire la fiscalité ?
06:08Non mais le vrai sujet quand même, parce que vous parlez du résidentiel,
06:12mais c'est vrai que moi je me rappelle, plein Covid, sortie de Covid,
06:16on était là, on se disait, regardez finalement le résidentiel, c'est ça la clé,
06:19parce que c'est résilient, parce qu'on aura toujours besoin de se loger,
06:22est-ce qu'on aura toujours besoin d'un bureau ?
06:24Est-ce que finalement, c'est la preuve de cette forme d'aversion au risque en fait,
06:30le fait que le résidentiel tienne, mais que le bureau soit plutôt en retrait pour l'instant ?
06:35Oui, enfin je pense que finalement l'attentisme il est partout.
06:39Il y a à peu près 9000 milliards d'immobilier en France,
06:42il y a 6500 milliards d'euros d'épargne des Français,
06:47un taux d'épargne qui est record aujourd'hui.
06:49Et finalement rien ne bouge, parce que là encore,
06:51chez les particuliers comme chez les entreprises, il y a cet attentisme,
06:55cet immobilisme qui nous pénalise tous,
06:57alors même qu'il y a des, vraiment nous on sent des velléités d'une part des investisseurs
07:01d'être là sur le marché français.
07:04Première chose, il y a un contexte qui n'est pas si mal,
07:060,9 de croissance, 5%, taux de chômage qui ne bouge pas trop,
07:09donc on a quand même quelques indicateurs, mais on n'y arrive pas.
07:12Il manque un petit quelque chose pour y aller véritablement à fond la caisse,
07:16alors même que nous on pense véritablement qu'en 2026 en tout cas,
07:19il va y avoir des opportunités sur le marché, notamment l'immobilier entreprise,
07:23parce qu'il va falloir y aller, on espère que ça va bouger.
07:26J'adore ce sujet du bureau, parce que c'est quand même un secteur qui s'est réinventé depuis des années,
07:32et qui a été poussé à se réinventer particulièrement ces dernières années Nicolas,
07:37et vous en êtes un des témoins de savoir comment les entreprises gèrent cet immobilier de bureau en fait.
07:42Tout à fait, nous on va aider les entreprises et les investisseurs
07:45à aller comprendre comment l'utilisation des bâtiments de bureau se fait,
07:49avec des vues plus ou moins granulaires, suivant les velléités de chacun.
07:52Mais c'est plutôt à l'achat ou en amont, enfin à l'achat, à la prise à bail ?
07:56C'est à la prise à bail, il faut que l'immeuble soit exploité pour qu'on puisse récupérer des informations
08:01sur comment est-ce que c'est réellement utilisé par des locataires,
08:04mais également par des occupants, qui sont eux-mêmes les talents des entreprises en interne.
08:09Et quand vous entendez les chiffres de Knight Frank, vous vous dites,
08:13oui il y a un vrai sujet quand même, et presque ça justifie votre existence chez Zébrenant ?
08:18Alors oui et non, parce que nous c'était un sujet qui était déjà pré-Covid,
08:21donc le sujet de la surutilisation, la sous-utilisation pardon.
08:24Sur ou su ?
08:25Sur ou su, ça dépend des entreprises, mais en général sous, utilisation des mètres carrés.
08:29Mais par rapport à ça, il y a plein d'autres enjeux.
08:31Il y a les enjeux énergétiques, pour avoir une empreinte plus neutre.
08:34Il y a les sujets organisationnels, parce que le télétravail,
08:36il est là pour rester alors avec un équilibre plus ou moins différent suivant les entreprises.
08:40Mais face à ça, il faut aussi que le management des entreprises, il évolue.
08:44Et pour ça, il faut aussi comprendre comment les espaces sont utilisés,
08:47parce que ce n'est pas simplement un endroit dans lequel on vient,
08:49c'est un endroit dans lequel on vient pour aller faire une tâche précise pour l'entreprise,
08:52pour se sentir bien, propre à une appartenance d'entreprise.
08:56Et quand on est manager, gérer des gens à distance et sur site,
09:00il y a une exigence qui n'est pas la même lorsqu'on vient en entreprise.
09:03Donc il faut que tous les services à disposition soient là, voire plus,
09:07parce qu'on commence de plus en plus à parler d'hospitalité et plus d'environnement de travail.
09:10Alors il faut nous dire hospitalité.
09:12Moi je déteste ces trucs.
09:14Hospitalité, yeah.
09:15Ça veut dire quoi ?
09:16Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait des services qu'on n'avait pas auparavant ?
09:19Il faut qu'on s'intéresse beaucoup plus aux personnes qui vivent dans ces espaces,
09:23plutôt qu'à simplement la coque qui est aide immobilière.
09:26Mais c'est-à-dire comme dans un hôtel, on va essayer de comprendre le flux utilisateur
09:30pour que les bons services soient toujours présents.
09:33On parle de services de conciergerie, on parle de ressources,
09:36donc des bonnes salles de réunion, des phone boxes pour des endroits informels,
09:40enfin bref, tout un tas de ressources différentes.
09:42Les phone boxes, les petites cabines dans lesquelles on peut se mettre un peu à l'écart
09:45pour passer des coups de fil.
09:46Je suis désolée, c'est ça, c'est ce dont on parle.
09:50Parce que quand on est en flex office et qu'on n'a plus de poste attitré,
09:52il faut des endroits.
09:52Il y en a vraiment du flex office, pardon, mais moi je me souviens qu'à un moment donné,
09:55il y en a plein qui ont fait leur coming out en disant
09:57j'arrive un matin, j'ai tel poste, j'arrive le surlendemain, j'ai un autre poste.
10:01Ça marche vraiment, ça plaît aux usagers, j'ai envie de dire.
10:04Moi je pense que ça dépend vraiment des ADN d'entreprise et aussi des métiers.
10:08Je sais que dans le monde journalistique, le monde du flex office est un peu moins attrayant.
10:12Par contre, il y a des environnements dans lesquels on n'a pas besoin spécialement
10:14d'avoir une place attitrée, on a plein de clients à nous
10:17qui sont dans des modèles plus traditionnels
10:19et dans lesquels les personnes sont très à l'aise avec ça.
10:21Mais derrière, ça nécessite qu'on s'intéresse vraiment
10:24à comment faire venir les gens aussi et investir.
10:27Parce que ce n'est pas juste libérer des mètres carrés pour les libérer,
10:30c'est aussi remettre beaucoup de valeur là où on en a enlevé.
10:33Vincent, c'est un vrai sujet ça, quand même.
10:36Sur cette demande placée, se dire peut-être que je n'ai pas envie d'y aller
10:40parce que je suis morte de trop et des usages que je vais pouvoir faire.
10:42Est-ce qu'il y a cette crainte aussi de se dire
10:44est-ce que vraiment ce sur quoi je vais me positionner sera adapté
10:48à mes salariés, à mon rythme de travail ?
10:51Est-ce que ce n'est pas ça qui peut aussi justifier cette frilosité
10:55qu'on voit persistante quand même sur cette immobilier de bureau ?
10:58Non, je ne pense pas.
11:00Je ne pense pas parce qu'aujourd'hui, on voit bien que tous les projets immobiliers,
11:03ils intègrent évidemment l'ARH, la direction immobilière,
11:06quand il y en a une, il s'agit d'un grand groupe.
11:08Effectivement, la direction développement durable, RSE.
11:10À chaque fois, tout ça, c'est intégré dans le mode projet
11:14avant même de rentrer dans une démarche, d'aller sur le marché,
11:18de visiter des immeubles, etc.
11:19On vient évidemment diagnostiquer les temps de transport de l'ensemble des salariés.
11:24Donc finalement, on s'aperçoit que d'une manière générale,
11:28tout est bien pensé avant.
11:30Et même, on parlait du flex office.
11:32Aujourd'hui, je pense que le télétravail, on va dire,
11:36à un jour de télétravail par semaine est plutôt bien ancré.
11:38Le flex, pour moi, enfin en tout cas, chez Night Frank, il existe.
11:42Mais au sein même d'un département, les gens font du flex au sein même du département d'expertise chez moi,
11:47au sein même du département locatif, au sein même du département expertise.
11:50Et je pense que dans beaucoup d'entreprises, ça fonctionne quand même comme ça.
11:53Mais le mode projet pour aller vers un déménagement, il se pense bien avant.
11:59Et je crois qu'aujourd'hui, le conseil a beaucoup évolué pour aider les entreprises
12:02à faire la bonne démarche et à ne pas se planter en la matière.
12:06Et après, il y a une autre notion, je pense, qui vient aujourd'hui.
12:09C'est qu'il y a sans aucun doute, dans le marché actuel,
12:11des vraies fenêtres d'opportunités pour les entreprises
12:14d'aller potentiellement diminuer leurs charges locatives,
12:17les charges de fonctionnement des immeubles,
12:19d'intégrer plus, effectivement, d'enjeux environnementaux également.
12:23Donc, je pense que 2026 ou 2027, en tout cas, est une bonne année.
12:272026, on a touché le fond de la piscine, alors ?
12:30Sur certains secteurs, oui, il ne faut pas se mentir.
12:33Prenons certains secteurs de première couronne aujourd'hui.
12:36Beaucoup parlent de la défense qui a vraiment retrouvé des couleurs,
12:39notamment dans le segment mid-market.
12:40Tout le monde pense que la défense est un marché de grands utilisateurs.
12:44En fait, on s'aperçoit que le gros de la troupe,
12:46il est plutôt entre 1 000 et 3 000 m².
12:48Et il y a sans aucun doute des vrais effets d'aubaine aujourd'hui
12:51pour des entreprises pour aller se relocaliser sur un secteur
12:54qui est quand même merveilleux en termes d'accès de transport,
12:57non, mais il doit se verdir, il doit revivre un peu.
13:00On est d'accord, j'ai compris, je ne vais pas demain vous installer à la défense.
13:05J'appelle la direction BFM, surtout, ne partez pas à la défense.
13:08Il y a quand même pas mal de mouvements vers la défense.
13:09Et aujourd'hui, on arrive à des enjeux de satisfaction à la défense
13:12qui sont plutôt bien.
13:14De même, ici, les Moulineaux-Boulogne, par exemple,
13:16c'est des secteurs qui plaisent quand même beaucoup.
13:18Pas pareil, ici, les Moules.
13:19Oui, non, pas pareil.
13:20Mais c'est quoi le taux de vacances à la défense, là, aujourd'hui ?
13:23Ça te peut arriver ?
13:24On monte vers les 20% aujourd'hui.
13:27Alors que Paris-Intramuros ?
13:29On est à Paris-Intramuros, on va être à, on va dire, à 7%.
13:33Mais dans le QCA, non, mais quartier central des affaires, on est plutôt...
13:375,5.
13:38Après, on a quand même une dynamique,
13:40on a plutôt une dynamique un petit peu haussière en matière de taux de vacances aujourd'hui.
13:43Voilà.
13:44Mais c'est lié à l'attentisme.
13:45D'une part, les livraisons qui sont engagées
13:47entre le permis de construire et la sortie d'un immeuble.
13:51Il se passe 2-3 ans en fonction des secteurs dans lesquels on se trouve.
13:54Donc aujourd'hui, il y a les livraisons qui ont été engagées.
13:57Il y a cet attentisme.
13:58Donc forcément, il y a un effet retard et un taux de vacances qui augmente légèrement.
14:01Ça, c'est un vrai sujet pour vous quand même, la vacances.
14:04Du coup, en fait, c'est le bon plan d'aller...
14:07En gros, vous allez chasser des clients à la Défense, là, qui ne savent pas quoi faire.
14:11Oui, alors nous, on est focus vraiment sur l'aspect taux d'occupation.
14:16Donc je différencierai.
14:16Oui, oui, c'est pas la même vacance.
14:19C'est la vraie vacance, parce que nous, on n'est pas vraiment impactés
14:21par le fait qu'il y ait plus ou moins de transactions de mouvements immobiliers.
14:24Nous, ça va être vraiment sur aller aider les entreprises à trouver ce juste équilibre
14:28par rapport à leurs besoins, eux, sur leurs fonctions immobilières.
14:31Mais évidemment, pour une entreprise comme la nôtre,
14:34ça crée des opportunités évidentes sur aider les entreprises
14:38à recontextualiser, comprendre, ajuster et réinvestir sur taux.
14:42Et vous allez leur dire d'aller réinvestir ailleurs parfois ou pas ?
14:46De se dire, là, ce bureau-là, il n'est plus adapté et vous ne pourrez rien faire
14:50parce que vous parliez d'enjeux écologiques notamment, mais pas que.
14:54Ça vous arrive de leur dire ça et de les envoyer vers des conseillers ?
14:57Oui, tout à fait, bien sûr.
14:58On travaille sur des projets communs typiquement,
15:00dans lesquels il y a des clients qui vont avoir des grands patrimoines immobiliers,
15:05dans lesquels il va falloir aller mesurer, décider de faire des arbitrages
15:08sur des immeubles qui sont peu utilisés,
15:10mais dans lesquels on peut aller remettre des autres équipes dans un autre.
15:13Et lorsqu'on est un grand utilisateur, on a beaucoup d'immeubles
15:16avec des enjeux qui sont complètement différents, suivant les régions, suivant les pays.
15:19Et nous, on va aller récupérer cette data-là,
15:21la mettre en forme pour que les conseils et les experts métiers
15:24puissent aller accompagner leurs clients.
15:27Et nous, on travaillera justement en écosystème et des entreprises comme Night Frank
15:30pour aller accompagner ces clients-là.
15:32Mais nous, on s'arrêtera juste à la couche mise à disposition des data.
15:35Et d'une certaine manière aussi, l'analyse de ces informations-là,
15:38lorsqu'on les met en forme, on a des contextes.
15:40Donc nous, on voit littéralement sur un immeuble,
15:43les zones, les espaces, les étages qui sont abandonnés.
15:47Donc on pourrait dire, bon, ben voilà.
15:48Mais ce n'est pas que ça.
15:49Il y a un vrai sujet de transformation ensuite.
15:51Ce n'est pas juste libérer des locaux et enlever des postes.
15:54Il va falloir faire un change en interne.
15:55Il va falloir que les équipes immobilières aussi soient alignées
15:57avec leur stratégie en interne,
15:59que ce soit aligné avec les départements RH,
16:01avec la direction d'entreprise.
16:02Avant, c'était très service généraux.
16:05Et maintenant, c'est devenu très comité de direction.
16:07C'est devenu un vrai, pas simplement un facteur de coût pour les entreprises,
16:12mais un outil stratégique pour faire de la rétention de talent
16:15et avoir aussi une productivité adéquate.
16:17Mais pas forcément un facteur de coût, n'empêche.
16:20Alors dans ce cas-là, je cherche ce qui justifie finalement
16:22le fait que ce marché de l'immobilier de bureau
16:24ne reprenne pas aussi fort, par exemple, que le résidentiel.
16:27Ça, c'est toujours ma question.
16:30Moi, je pense qu'on est dans un contexte économique.
16:33Nous, on le mesure, enfin on le mesure.
16:35On le voit de façon assez concrète depuis quelques mois.
16:40Des entreprises qui nous disent qu'on accompagne,
16:42notamment des sociétés internationales,
16:43qui nous disent aujourd'hui, je devais déménager sur 3000 mètres carrés.
16:49Finalement, je ne vais pas bouger.
16:51Et mon développement, je vais le faire en Espagne ou en Italie
16:53ou dans un autre pays.
16:55Franchement, on ne mesure pas, mais je peux vous dire que c'est concret.
16:59On a ce qu'on appelle dans notre jargon les sté versus go.
17:02Les entreprises qui disent, est-ce que je reste ou je pars ?
17:04Ou je pars.
17:05Je peux vous dire que dans la majorité des cas aujourd'hui,
17:08le sté l'emporte sur le go.
17:09Parce que les gens n'ont pas cette visibilité
17:11que j'évoquais tout à l'heure en introduction sur l'économie française.
17:16Pour les sociétés internationales,
17:18c'est au point de la question de se développer ailleurs.
17:20Parce qu'il y a cette absence de décision,
17:24ce marasme politique dans lequel nous nous trouvons
17:27et qui ne bouge pas.
17:29Enfin voilà, il y a eu cet appel,
17:30un peu cette signature des 2000 chefs d'entreprise,
17:32je ne vais pas dire en ce moment,
17:34qui réclament ces mouvements pour qu'on bouge un petit peu.
17:38Alors même qu'on a, je le disais aussi en introduction,
17:41une croissance qui n'est quand même pas si mal,
17:42un chômage qui...
17:43Oui mais alors justement, Vincent, j'allais rebondir.
17:45Des entreprises qui ont envie de se développer en France...
17:48Envie oui et non, parce que vous, les échos,
17:51est-ce que finalement, ce n'est pas un indicateur avancé
17:53de ce qui nous pend au nez en fait ?
17:56De peut-être, je n'arrive plus à me projeter
17:58sur le fait que je vais rester en France
18:00ou partir à l'étranger,
18:01sur le fait que peut-être que ma masse salariale
18:04va évoluer pas forcément positivement
18:06et donc est-ce que c'est le moment de déménager ?
18:09Est-ce que ce n'est pas finalement un indicateur avancé
18:11sur, oui, à ce jour,
18:13on voit une forme de résilience économique mondiale,
18:15on avait les chiffres du Fonds monétaire international hier,
18:17mais demain, peut-être que ce que vous avez
18:20comme échange avec les patrons de boîtes
18:21et les directeurs immobiliers,
18:23c'est peut-être finalement ça,
18:24l'indicateur avancé de ce qui nous pend au nez.
18:27Alors, moi je ne veux pas tomber dans ce...
18:29Oui, je ne suis pas optimiste, clairement.
18:35Déjà, prenons l'exemple de 2020-2021,
18:37c'était la catastrophe,
18:38qu'est-ce qu'on va devenir ?
18:39Le marché de bureau est mort.
18:40On a vécu des très belles années après.
18:43Très belle ?
18:45Bien sûr, il y a eu le télétravail,
18:47mais en fait, par rapport à ce qu'on nous annonçait,
18:49c'était même beaucoup mieux.
18:50Oui, à un moment donné, on nous a dit
18:51que le bureau est mort.
18:53Voilà, le marché de l'investissement,
18:54ça en est très bien tenu.
18:55Le marché du résidentiel,
18:57également, il a progressé.
18:58Aujourd'hui, tout ce qui est résidentiel géré,
19:00résidentiel en bloc,
19:01gagne aussi beaucoup.
19:03On a des nouveaux concepts qui arrivent.
19:05Effectivement, les volumes en résidence étudiante
19:07n'ont jamais atteint de tel niveau.
19:09C'est des niveaux records.
19:11L'hôtellerie progresse également.
19:12On a des nouveaux concepts qui arrivent à Paris,
19:14certes dans le segment plutôt du luxe,
19:15du branded residence, etc.
19:16Le branded residence.
19:20Voilà, des concepts, on va dire, hôteliers.
19:23C'est quoi ?
19:23C'est que je mets une marque ?
19:24Une marque sur des appartements
19:26et je développe tout autour.
19:28des services.
19:29On parlait des services sur les immeubles de bureaux.
19:31Là, on parle des services dans des immeubles de résidentiel aussi à Paris.
19:34Parce qu'ils renchérissent les prix, super, génial.
19:36Bravo.
19:37Non mais, ça dépend quel est le service qu'on a avec.
19:41Mais en tout cas,
19:41dans tous les segments de l'immobilier au sens large,
19:45on a des nouveaux concepts qui apparaissent.
19:48Donc, tant mieux, tant mieux.
19:50C'est l'innovation, tout ça.
19:51Et accessoirement,
19:52c'est de la création de valeurs non délégalisables ailleurs.
19:56On a beaucoup parlé, voilà,
19:57l'immobilier, ça, il n'y a pas de création de valeurs.
19:59On disait ça en 2017.
20:01Je ne vais pas reprendre le thème.
20:02On dit ça depuis 2017.
20:04Voilà.
20:04Ça n'a pas arrêté, là.
20:06Visiblement, dans les cas de nos débats budgétaires.
20:08Parce que ça ne participe pas mal au PIB.
20:08Et accessoirement, c'est non délégalisable.
20:11Ça fait travailler beaucoup d'artisans en France.
20:12C'est marrant, on le répète tous les jours, ça ne marche pas.
20:14Ça ne monte pas.
20:15Peut-être qu'à un moment, ils vont comprendre.
20:17Je ne sais pas.
20:18Non mais Nicolas, je vais rebondir quand même là-dessus.
20:19Je ne veux pas vous forcer à du pessimisme.
20:21Mais quand même, dans vos échanges professionnels,
20:24est-ce que quand même, sur cette capacité à se projeter,
20:27à investir pour la transformation écologique du bâtiment, etc.,
20:31est-ce que vous sentez qu'il y a une forme de frilosité que vous-même,
20:33vous pouvez interpréter par, effectivement, cette crainte de demain ?
20:39Tout à fait.
20:40Nous, on le voit sur la durée des projets,
20:42sur le fait qu'il y a des projets qui commencent mais qui s'arrêtent.
20:44Comme quoi ? Je veux des exemples.
20:46Non mais ça va être des appels d'offres qui vont être sur la compréhension
20:49de la fréquentation d'un parc immobilier.
20:51On va avoir une rédaction du cahier des charges
20:53qui va prendre un peu plus de temps que d'habitude,
20:55une analyse des dossiers qui va prendre aussi plus de temps que d'habitude
20:58et une décision qui va prendre aussi plus de temps,
21:01voire qui va être décalée.
21:03Ça, on le sent, et ça, ce n'est pas lié à l'immobilier,
21:05c'est lié au marché global.
21:07J'ai plein de personnes dans mon entourage qui ont les mêmes problèmes
21:09et ces entreprises-là ont des enjeux sur leur core business à eux.
21:13Et c'est là qu'il y a un attentisme global qu'il faut s'y casser
21:15parce que c'est dans ces moments-là qu'il faut énormément de vitesse, en fait.
21:19Et là, il y a un ralentissement alors qu'on a besoin que ça accélère.
21:21En fait, peu importe les mouvements, j'aurais envie de dire,
21:24qu'on aille à la hausse ou à la baisse, il faut bouger.
21:26C'est l'inaction qui fait qu'on est dans les vraies problématiques globales.
21:30Donc nous, on encourage les entreprises à leur dire
21:32« Mais outillez-vous, comprenez ce dont vous avez réellement besoin
21:35et faites les modifications parce que vous avez énormément, en fait,
21:38de chantiers en parallèle. »
21:39Et votre sujet, c'est que ce n'est pas un coût,
21:41c'est que c'est un investissement.
21:42Évidemment, c'est comme tout.
21:43Soit on regarde la chose comme une peur,
21:44soit on le regarde comme une opportunité.
21:47Certains pays anglo-saxons ont un peu plus de facilité à le voir.
21:49Nous, maintenant, c'est à nous de se dire « Voilà, on est dans certaines contraintes.
21:53Il y a une légalité aussi qui fait que l'administratif en France, on le connaît.
21:57Mais ce n'est pas pour autant que nous, chacun, on ne peut pas faire des efforts
21:59et se dire « Voilà, on bouge tout ça. »
22:02Parce que si le marché est à l'arrêt,
22:04tous les corps de métier vont prendre une mauvaise balle.
22:08Bon, quand même, il nous reste très peu de temps
22:10parce que le temps passe super vite.
22:11Mais on l'a dit quand même.
22:12Vraie frilosité que vous le vouliez ou non sur l'immobilier de bureau.
22:15En revanche, les entreprises, elles y vont à fond sur la logistique, Vincent.
22:18Oui, le marché logistique, il y avait quelques menaces
22:23sur le marché locatif de la logistique.
22:25Et on a eu un quatrième trimestre plutôt record
22:28en termes de nombre de mètres carrés loués en logistique.
22:30Donc, effectivement, la logistique est toujours un segment
22:33qui marche plutôt très bien en France.
22:37Notamment, effectivement, sur ce qu'on appelle la dorsale.
22:39Vous prenez l'île Paris-Lyon-Marseille.
22:42Il y a beaucoup, il y a évidemment tout ça entretenu par le commerce en ligne, etc.
22:47C'est un segment qui marche bien.
22:48Je voulais juste revenir.
22:49C'est que nous, on publie une étude chez Nightfang,
22:53qui s'appelle Actif Capital,
22:53qui recense les intentions d'investissement
22:55de tous les investisseurs internationaux.
22:57Le bureau arrive toujours en numéro un,
22:59suivi maintenant du résidentiel,
23:01et après la logistique.
23:03Voilà le trio, aujourd'hui, des intentions d'investissement
23:06des plus grands fonds mondiaux.
23:09Mais alors, Vincent, vous me cherchez, ok, les intentions,
23:12mais le passage à l'acte, en fait,
23:14puisque quand je regarde vos chiffres publiés aujourd'hui,
23:16Nightfang, je vois véritablement qu'effectivement,
23:18c'est vrai, c'est juste sur la logistique.
23:21Voilà, parce qu'on a connu en 2025
23:23cet écart entre les attentes des vendeurs
23:27et les ambitions des acheteurs.
23:29Voilà, il y avait un décalage de prix.
23:30Tant qu'on n'a pas vendu, on n'a pas perdu.
23:32Voilà, il y avait un décalage de prix,
23:34et on voit, et on l'a très bien vu,
23:36et sur la deuxième partie de l'année 2025,
23:40un rapprochement des prix,
23:41un assouplissement de la position des vendeurs.
23:43Une baisse, quoi.
23:44Première chose.
23:45Deuxième chose, alors même qu'on avait
23:47assez peu d'opportunités de vente sur le marché,
23:50notamment en première partie de l'année 2025,
23:52on voit bien aujourd'hui que, en gros,
23:54le book de mandat qu'on peut avoir
23:56est très, très rempli pour l'année 2026.
23:58Donc, il y a beaucoup de choses à vendre sur le marché,
24:02quelles que soient les typologies d'actifs,
24:04ce qui est plutôt une bonne chose.
24:05Après, voilà, notre job, c'est de faire en sorte
24:08que les attentes des vendeurs, des acheteurs
24:11matchent pour réaliser une transaction.
24:13Messieurs, il nous reste 50 secondes.
24:14Donc, voilà, soit je vous dis au revoir,
24:16soit je vous pose une dernière question.
24:17Mais comme je suis une peste,
24:18je vous pose une dernière question.
24:20J'embrasse Alban, notre réalisateur,
24:22qui m'entend.
24:24Si je suis une entreprise,
24:25quelle que soit ma taille aujourd'hui,
24:26c'est quoi votre conseil aujourd'hui
24:28pour me projeter sur mon immobilier ?
24:30À tous les deux, très rapidement.
24:32Moi, c'est comprendre les usages réels
24:33en tant qu'entreprise,
24:35donc ce dont j'ai besoin.
24:37Et après, surtout, analyser sur
24:38qu'est-ce dont ont besoin mes talents d'entreprise
24:40pour être capable de performer le mieux.
24:42Donc, c'est une sobriété économique,
24:44énergétique et organisationnelle
24:46pour les entreprises.
24:46Déjà, comprendre, alors,
24:48c'est déjà pas mal.
24:48C'est la base.
24:49C'est quand même la base, Vincent ?
24:51C'est appeler une société comme Night Frank.
24:54Non, mais c'est appeler une société
24:55pour comparer sa situation actuelle,
24:57son loyer, ses charges, ses postes de travail
24:58versus ce que peut offrir le marché aujourd'hui.
25:03Et encore une fois, je le répète,
25:04il y a des opportunités pas mal.
25:06Voilà.
25:07Et puis, en plus, avec beaucoup d'optimisme,
25:09en se disant, on a peut-être touché
25:10le fond de la piscine, en tout cas,
25:11pour certains segments.
25:12Et ça marche bien sur le résidentiel.
25:13Mais oui, ça marche bien sur le résidentiel.
25:15Merci à tous les deux.
25:16Vincent Bollard, PDG de Night Frank.
25:18Et je n'irai pas plus loin.
25:20Et Nicolas Vauquiez, pour Zèvres.
25:22Merci à tous les deux d'avoir été avec nous
25:24pour faire ce marché de l'immobilier tertiaire.
25:26Il y avait plein de choses qu'on aurait aimé dire.
25:28Et vous reviendrez sur le plateau
25:29et on prendra encore du temps pour en parler.
25:32Mais d'ici là, je vous retrouve demain
25:33pour un nouvel épisode des Experts de l'IMO
25:35sur BFM Business.
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