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  • il y a 7 semaines
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:00Et il est midi, c'est l'heure des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel des principes au titre de l'actualité.
00:11A la une, toujours la capture du président du Venezuela par les autorités américaines et ses conséquences.
00:16Nicolas Maduro sera présenté cet après-midi à un tribunal de New York sur des accusations de trafic de drogue.
00:21Deux jours maintenant après sa capture à Caracas, le Venezuela, où désormais ce sont les Etats-Unis qui sont aux commandes.
00:28C'est en tout cas ce qu'a déclaré la nuit dernière Donald Trump, le président américain, qui a réaffirmé au passage ses vues sur le Groenland,
00:36suscitant une réaction immédiate du Premier ministre de Lille.
00:39« Ça suffit maintenant », a-t-il déclaré ce matin, appelant Donald Trump à stopper toute pression, tout sous-entendu ou fantasme d'annexion.
00:46En France, lors de la rentrée politique, avant la reprise des discussions budgétaires cette semaine,
00:50le Premier ministre reçoit aujourd'hui les syndicats d'agriculteurs pour tenter d'écarter la menace d'une nouvelle mobilisation.
00:56Après la trêve relative pendant les fêtes, Sébastien Lecornu rencontrera tour à tour les jeunes agriculteurs
01:01et la coordination rurale cet après-midi avant de s'entretenir demain avec la FNSEA et la Confédération Paysanne.
01:09Enfin, les médecins de ville et de clinique, eux, ont déjà débuté aujourd'hui un mouvement de grève.
01:13Ils dénoncent notamment le budget insuffisant de la Sécurité Sociale.
01:17Cette grève qu'ils annoncent particulièrement suivie doit durer dix jours.
01:20Les syndicats représentatifs prédisent la fermeture de nombreux cabinets et l'annulation d'opérations.
01:25Allez, c'est l'heure des experts de l'IMO.
01:32BFM Business présente les experts de l'IMO.
01:35Marie-Cœur de Roi.
01:36Et les experts de l'IMO reprennent en cette année 2026.
01:40Bonne année à tous.
01:41Et ça repart sur les chapeaux de roue avec, comme tous les jours,
01:43notre rendez-vous ami professionnel de ce secteur.
01:46Le pro de l'IMO des témoignages terrain de vos métiers.
01:50Et aujourd'hui, une bonne nouvelle pour démarrer l'année.
01:52Le retour des mises en vente.
01:54Beaucoup de propriétaires qui hésitaient, notamment par crainte de moins-value,
01:58reviennent sur le marché de la vente.
01:59On verra ça dans quelques instants.
02:00Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:03Et aujourd'hui, forcément, c'est notre première émission de l'année 2026.
02:07On va parler du logement neuf.
02:09On va parler du logement ancien.
02:10On va faire le bilan 2025 et les perspectives 2026.
02:13On passera du temps à voir ce que nous réservent ces prochains mois.
02:18A priori, ça ira mieux dans l'ancien que dans le neuf.
02:20On verra ça dans quelques instants.
02:22Mais d'abord, c'est l'heure du pro de l'IMO.
02:24Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
02:28Et on est en ligne avec Simon Chirot, directeur de l'agence L'Adresse,
02:32d'Anières sur scène.
02:33Bonjour, Simon.
02:34Bonjour, Marie.
02:35Bon, je le disais.
02:37Oui, bonne année.
02:38Je vous ai coupé la parole.
02:39Bonne année, bonne santé, tout ce qui va avec.
02:42Et une bonne nouvelle, je le disais en préambule pour démarrer cette année,
02:46les mises en vente de biens immobiliers repartent.
02:49Vous avez constaté que des gens qui ne voulaient pas vendre leurs biens,
02:52qu'ils mettaient à la location en attendant de meilleurs jours,
02:55ça y est, les meilleurs jours sont là.
02:57Ils les mettent en vente, ces biens immobiliers.
02:58Tout à fait.
03:00On constate ça depuis quelques mois déjà,
03:03ou sur pas mal de clients qui avaient arrêté leur projet de vente il y a 2-3 ans,
03:08en se confrontant au marché avec les offres agressives des clients,
03:12ou alors voire même qui n'étaient pas du tout face au marché des acquéreurs,
03:17ont mis pendant cette période-là leurs biens en location,
03:20assez souvent en projet court, en meublé.
03:22Et là, aujourd'hui, par rapport à un marché 2025 qui a été un peu meilleur que 2024,
03:29avec des biens qui ont été vendus plus nombreux,
03:34se reviennent sur le marché et du coup se reconfrontent aux acquéreurs.
03:40Mais ça veut dire quoi ?
03:41Ça veut dire que finalement, ils se disent que ça y est,
03:43finalement ils ne vont pas perdre de l'argent parce qu'il y avait ce sujet-là.
03:46D'ailleurs, ce sont vos concurrents,
03:48mais je rends hommage à Ceinturie21 qui publie en ce moment même
03:50leurs chiffres de l'année 2025 et ils disent,
03:53et c'est intéressant de le dire et de le rappeler,
03:55c'est qu'en réalité, certes, les taux ne sont plus ceux qui étaient là en 2019-2020,
04:00mais les prix, eux, sont quand même nettement au-dessus de ce qu'ils étaient à l'époque.
04:04Donc il y a quand même encore un intérêt à vendre, j'ai envie de dire.
04:08C'est ça, c'est ça.
04:09Aujourd'hui, les prix se maintiennent sur notre secteur,
04:13effectivement, donc il y a un vrai intérêt à vendre.
04:15Et puis après, le retour de ces vendeurs-là,
04:18il y a deux choses, il y a les gens qui avaient la possibilité d'attendre
04:22et qui voient une opportunité.
04:24Aujourd'hui, on va dire, ça va être des gens qui étaient plutôt investisseurs,
04:27qui revendent leur portefeuille,
04:29mais on a aussi d'autres clients qui ont été hyper résilients,
04:34qui étaient dans des situations compliquées durant ces deux années
04:37et qui sont obligés de revendre aujourd'hui.
04:43Ça, c'est des situations personnelles compliquées,
04:45vous voulez dire des séparations, etc., c'est ça ?
04:47On a des cas, nous, avec des clients qui sont séparés depuis deux ans,
04:51mais qui continuent à vivre ensemble.
04:54On a d'autres gens, d'autres clients qui avaient un enfant
04:58qui cherchait à s'agrandir,
05:00mais qui, depuis deux ans, en ont deux.
05:02Et ils ne peuvent plus pousser les murs aujourd'hui.
05:04Donc, ils sont obligés de se confronter à ce marché-là.
05:07La bonne nouvelle, c'est que, comme on le disait,
05:10comme 2025 a été plutôt meilleur en termes de nombre de ventes,
05:15le stock de ventes de biens a plutôt descendu
05:19et on a tendance maintenant, face à des acquéreurs,
05:22à rééquilibrer un marché au niveau de la négociation
05:25entre vendeurs et acquéreurs,
05:27ce qui est hyper dynamique pour le marché.
05:29Juste un mot, Simon, vous dites quand même
05:31que c'est des biens qui étaient mis à l'allocation
05:33en attendant de pouvoir les vendre.
05:35Le fait est, c'est que ça traduit toujours
05:36ce problème du marché locatif.
05:39C'est-à-dire que là, on a donc, du coup,
05:40des biens qui étaient sur le marché de l'allocation
05:42qui vont sortir du marché de l'allocation.
05:46Oui, oui, exactement.
05:48Ce qui va mettre encore plus de tension.
05:51Maintenant, effectivement,
05:52ce qui va peut-être être compensé un tout petit peu
05:54avec l'évolution du DPE depuis le 1er janvier
05:57qui va nous permettre de retrouver quelques biens
05:59qui étaient chauffés à l'électricité
06:01dans le marché locatif,
06:03mais qui va aussi pousser certains vendeurs
06:06ou certains propriétaires
06:07qui avaient perdu de valeur
06:10par rapport à une note de DPE inférieure
06:12à repartir sur le marché de la vente.
06:14Donc, pour vous, cette réhabilitation,
06:16c'est hyper intéressant ce que vous me dites.
06:17Simon, je ne comptais pas vous interroger là-dessus,
06:19mais du coup, vous me cherchez, vous me trouvez.
06:21En fait, cette bonne nouvelle
06:23sur le diagnostic de performance énergétique
06:25et la réhabilitation de l'électricité
06:27depuis le 1er janvier,
06:28au lieu finalement de remettre des biens
06:30sur le marché de l'allocation
06:31en faisant passer des biens
06:33qui étaient passoires thermiques
06:34en bien pas passoires,
06:36finalement, ça pourrait inciter
06:37les propriétaires de ces biens-là
06:39plutôt à les mettre en vente
06:40parce qu'ils vont récupérer de la valeur ?
06:42C'est une chose.
06:44Nous, on espère effectivement
06:45qu'ils trouveront des investisseurs
06:47qui remettront ces biens à l'allocation
06:48puisqu'aujourd'hui, c'est ces investisseurs-là
06:50qui étaient sortis du marché
06:52et qui n'allaient plus vers ces biens-là
06:54qui étaient un louable.
06:56Eh bien, on va voir ça, on l'espère.
06:57En tout cas, on croise les doigts.
06:58Merci, Simon.
06:59Simon Chirot, directeur de l'agence
07:00L'Adresse d'Agnère sur scène.
07:02Si, comme Simon, vous avez un témoignage terrain
07:04à nous apporter sur l'antenne de BFM Business,
07:06ça tombe bien.
07:07On a une adresse mail,
07:08lesexpertsdelimo.
07:09Arrobas bfmbusiness.fr.
07:11Allez, c'est l'heure du débat tout de suite.
07:14Les experts de l'IMO, le débat.
07:16Et on va évidemment poursuivre
07:18tout ce qu'on s'est un petit peu dit
07:19dans ce pro de l'IMO
07:20avec mes deux invités.
07:21Olivier Principal, président de la FNIM du Grand Paris.
07:24Bonjour, Olivier.
07:25Bonjour, Marie.
07:25Bonne année.
07:26Bonne année.
07:27Norbert Fanchon, président du groupe Gambetta.
07:30Bonjour, Norbert.
07:30Bonjour.
07:31Donc, meilleur vœu.
07:32Voilà, bonne année.
07:33Ça y est, c'est fait.
07:33On peut se le faire pendant tout le mois de janvier.
07:35Je préviens nos auditeurs et téléspectateurs,
07:37ça peut finir par être lourd.
07:40Non, je plaisante.
07:41Bon, messieurs, on a le neuf.
07:42On a l'ancien.
07:43On a une situation, allez,
07:48qui est quand même pas forcément si mauvaise que ça
07:51pour l'ancien et pas bonne du tout pour le neuf.
07:55On commence par quoi, messieurs ?
07:57Les bonnes nouvelles.
07:57Les bonnes nouvelles ?
07:58Oui, les bonnes nouvelles.
07:59Comme nous l'a dit notre confrère Simon,
08:02on avait touché le fond.
08:04En 2024, on a touché le fond.
08:05En 2025, c'est la reprise.
08:06Donc, c'est quelque chose d'important,
08:09ne serait-ce que pour réaliser les projets des ménages.
08:12On a vu que l'épargne ne s'est jamais aussi bien portée.
08:16Les investisseurs ou les acheteurs, plutôt qu'ils cherchaient un bien,
08:19ont conservé de l'épargne.
08:21Ils ont pu enfin enclencher un projet parce que c'était le moment.
08:24Alors, pour tout un tas de raisons qu'on a pu évoquer tout à l'heure,
08:26mais c'était le moment.
08:27On avait des offres de disponibles,
08:29avec des prix qui se sont devenus un peu plus raisonnables que ça ne l'était.
08:33Mais c'est reparti.
08:35C'est reparti.
08:36On a constaté dans les agences immobilières...
08:37C'est quoi ? 945 000 ventes à peu près sur l'année 2025 ?
08:40Oui, on a fini à peu près aux alentours de 940 000 ventes.
08:43Ce qui montre qu'après le trou de 735 000 transactions,
08:49on est reparti sur des volumes qui sont relativement similaires
08:52à ce qu'on a connu durant les années moyennes.
08:54On mettra de côté...
08:55Moyennes ?
08:55Non mais franchement, je vous trouve...
08:57Vraiment, 940 000 ventes, 945 000 ventes, c'est très bien !
09:01Oui, on vient de rattraper deux années catastrophiques.
09:04Non mais d'accord, mais ce que je veux dire,
09:05c'est qu'à un moment donné, on ne va pas bouder notre plaisir.
09:09Si, on doit le bouder pour une raison simple,
09:11c'est qu'on n'a pas la clientèle des investisseurs.
09:13Les investisseurs immobiliers,
09:15aujourd'hui les Français n'investissent plus autant dans le rapport locatif.
09:19Et donc du coup, on a toujours notre crise du parcours résidentiel.
09:23S'il n'y a pas de bailleurs ou d'investisseurs qui achètent pour louer,
09:26on a des difficultés dans le parcours résidentiel.
09:29On a du mal à trouver des logements à la location.
09:31On a du mal à enclencher son projet de vente.
09:33Donc c'est une vraie problématique dans l'accès au logement.
09:36C'est pour ça que pour vous, c'est une reprise dans l'ancien, en demi-teinte.
09:39Vous avez les primo-accédants qui sont de retour,
09:41les accédants tout court d'ailleurs,
09:43mais pas les investisseurs.
09:44On n'a pas les investisseurs.
09:45On n'a pas les investisseurs et c'est un maillon clé
09:48dans le parcours résidentiel du locataire.
09:52Quand vous démarrez dans la vie,
09:53vous ne démarrez pas en étant propriétaire.
09:55Je vous le confirme !
09:56Même quand vous en êtes au milieu de votre vie, je vous le confirme !
10:00Vous avez besoin de la location quand vous avez une mutation
10:02résidentielle, une mutation professionnelle,
10:04vous avez besoin d'un logement en location d'abord.
10:07Vous n'achetez pas tout de suite.
10:08On a besoin d'un parcours locatif fluide.
10:10Ce n'est pas le cas.
10:11Il faut absolument qu'en 2026,
10:12on retrouve des couleurs sur le marché de l'investissement.
10:15Olivier disait que l'investisseur,
10:17c'est l'un des piliers du marché de l'immobilier ancien.
10:19Pour le neuf, ça l'est tout autant.
10:23Et alors là, on n'est pas sur une reprise.
10:24On n'est pas sur une reprise en demi-teinte.
10:27On est dans le noir total, là, pour l'instant, Norbert.
10:29Olivier disait qu'il avait touché le fond de la piscine dans le distance.
10:32Vous vous plongez encore, là ?
10:33On y est.
10:35Je pense qu'on y est.
10:37Mais il ne faut pas qu'on arrête de parler de crise.
10:39Il faut qu'on arrête de parler de fond de la piscine.
10:41C'est un nouveau marché qui s'offre à nous.
10:43Un marché sur la construction d'oeuvres en général
10:45qui est historiquement bas.
10:46260 000 unités seront produites en 2025 comme en 2024.
10:50Donc, c'est des chiffres très bas.
10:51On en a déjà parlé.
10:52C'est 1955.
10:54C'est l'après-guerre.
10:55Mais derrière ces chiffres, il y a un trompe-l'œil.
10:57Et effectivement, on va retrouver les investisseurs.
10:59Il y a deux trompe-l'œil.
11:00Le premier, c'est la maison individuelle
11:01qui tire son épingle du jeu.
11:03Ça va mieux.
11:04Ça va nettement mieux.
11:05La maison va de mieux en mieux
11:06grâce au PTZ, grâce au PréatoZéro
11:08qui a aidé les accédants à la propriété.
11:10Et effectivement, on a perdu les investisseurs
11:13sur le collectif.
11:17Et donc, tout ce qui est collectif,
11:18logement collectif, ça va de plus en plus mal.
11:20On a gagné d'un côté, on a perdu de l'autre.
11:22Pardon, mais Norbert, moi j'ai vu des chiffres
11:24de...
11:25Alors, pas de mise en chantier, on est d'accord.
11:27Mais pourquoi c'est tellement décoré
11:29entre les mises en chantier
11:30et les permis de construire ?
11:31Parce que les permis de construire,
11:32on a l'impression que ça va quand même mieux.
11:34Oui, on a cette impression-là.
11:35Et le deuxième trompe-l'œil,
11:37et merci de me lancer là-dessus,
11:38dans ces chiffres de la production neuve,
11:41c'est qu'avant 2022, les métropoles,
11:43c'était 80% de la production
11:44de logements en France.
11:45Aujourd'hui, là je parle pour le collectif,
11:47aujourd'hui c'est passé à 50%.
11:48D'accord.
11:49Donc on a un vrai changement
11:50issu des élections municipales de 2020
11:52où globalement, les élus des métropoles,
11:55les dits principales,
11:56ont dit, on va décélérer.
11:57On faisait avant 6 000, 7 000 logements,
11:59que ce soit à Nantes, à Bordeaux, à Lyon.
12:02On est passé plutôt à 1 500, à 2 000 logements.
12:04Donc il y a quand même un choix politique.
12:06Derrière, il y a le choix économique
12:07qu'on connaît tous.
12:09Mais les permis de construire qui sont obtenus,
12:10ils ne sont plus dans les métropoles.
12:12Ils sont plus difficiles à mettre en œuvre
12:13parce qu'ils sont dans des villes secondaires.
12:15Donc effectivement, il y a cette décorrélation
12:17entre des permis de construire
12:18qui paraissent aller bien,
12:20mais je pense que les chiffres
12:21vont se dégrader malheureusement.
12:22Vous savez qu'on est en année électorale.
12:24Et une production de logements neufs
12:27qui reste déprimée.
12:29Mais encore une fois,
12:30je repose ma question, Norbert.
12:31Je ne comprends pas comment on peut afficher
12:33qu'est-ce qui se passe
12:33entre le moment où on vous donne le permis
12:36et le moment où ça ne sort pas de terre.
12:39Il se passe beaucoup de choses.
12:40Il se passe qu'il faut trouver des clients.
12:42Et donc, ça revient à propos d'Olivier tout à l'heure.
12:44La première des clients qu'on trouvait avant,
12:46c'était les investisseurs.
12:47Ça faisait 30 à 40 % des volumes.
12:49Ensuite, on trouvait des accédants à la propriété.
12:50Ça faisait 20 % du volume.
12:52Et on avait de temps en temps des bailleurs sociaux.
12:54Et après, pour finir le programme,
12:56on avait des accès dans la propriété
12:57qui venaient au fur et à mesure de l'opération.
12:59Et le fait qu'on ait coupé les investisseurs
13:01parce qu'il n'y a plus de loi de défiscalisation
13:02fait qu'on a coupé la première pompe
13:04qui alimentait les programmes immobiliers.
13:06Donc aujourd'hui, un projet immobilier,
13:08vous mettez 4-5 ans pour obtenir le permis de construire.
13:10Donc déjà, entre le début et la fin,
13:11le monde a changé.
13:13On voit bien qu'en un week-end,
13:14le monde peut changer.
13:15Vous le rappelez dans vos titres.
13:17Et puis maintenant, il faut,
13:18pour remplir les logements,
13:19pour faire de la pré-commerciation.
13:21C'est très très long.
13:22Et puis des fois, on échoue.
13:23Donc on abandonne le projet.
13:24Et aujourd'hui, on voit effectivement
13:27que cette absence des investisseurs,
13:29pour le coup, c'est bien la chose
13:30qui vous relie tous les deux.
13:32C'est aussi lié à l'absence de dispositifs incitatifs
13:35à l'égard de ces investisseurs.
13:37On osait espérer que les choses changent
13:40en cette année 2026
13:41puisqu'il était prévu d'intégrer
13:43un statut du bailleur privé
13:44dans notre projet de loi de finances.
13:46Alors les discussions vont reprendre cette semaine.
13:48On ose espérer qu'il reviendra.
13:49Mais enfin, vu ce qui avait d'ores et déjà
13:51été voté dans la première version,
13:53c'était un peu pourri tout ça.
13:54Est-ce que vous croyez véritablement
13:56que 2026, ce sera l'année du statut
13:59du bailleur privé ?
14:01Est-ce que 2026, ce sera l'année du statut ?
14:04On aimerait bien.
14:05Quand on voit les débats autour de la loi de finances,
14:07on voit que c'est assez compliqué.
14:09Le projet tel qu'il avait été initié
14:11par la profession,
14:12avec les discussions autour de la ministre du Logement,
14:14était un beau projet.
14:15Sauf que quand vous passez par le Parlement,
14:19les commissions,
14:20les échanges parlementaires,
14:22vous arrivez avec tellement d'amendements
14:24et sous-amendements
14:24qu'on détricote le projet.
14:26Une fois que c'est passé aussi
14:27par le ministère des Finances,
14:29Bercy, c'est réglé.
14:30Oui, parce que l'amendement du gouvernement,
14:31du dernier gouvernement en date,
14:33il était tout pourri,
14:33encore plus pourri
14:34que ce qui a été voté derrière
14:35et amendé par les...
14:36Donc effectivement,
14:37on a la coquille qui était bonne
14:39et on vient de la vider de sa substance.
14:40Donc on a quand même bon espoir
14:42qu'en ayant cette coquille,
14:43on essaye d'avancer
14:44pour optimiser le système.
14:46Mais c'est extrêmement important
14:47parce que le neuf,
14:50la production de logement,
14:51joue sur les prix.
14:53Plus on construit,
14:54plus on a une offre locative
14:56ou une offre d'acquisition
14:57qui est importante
14:58et les prix sont régulés vers le bas.
15:00Moi, j'ai connu...
15:01Ça joue sur vos prix,
15:02pas sur les prix du neuf.
15:03On est d'accord.
15:03Ça joue même sur le prix de la location.
15:05Je reviens juste sur la nécessité
15:07d'inciter à l'acquisition
15:09et à l'investissement.
15:10Quand on construisait...
15:11Il y a des villes
15:12qui ont construit
15:13des pâtés de maisons entiers
15:14rénovés avec des programmes neufs.
15:16Ces programmes neufs,
15:17ils étaient aidés
15:17pour l'investisseur
15:18qui bénéficiait d'un amortissement.
15:19Mais en contrepartie,
15:20l'investisseur,
15:21il avait l'obligation
15:22de maîtriser son loyer à la baisse.
15:24Dans des quartiers entiers,
15:25dans des communes,
15:26on avait des logements neufs
15:27tout confort
15:28qui avaient des loyers
15:29qui étaient plus bas
15:30que ce qu'on retrouvait
15:31sur le marché de l'existant
15:32sans les normes.
15:33Mais ça n'a pas poussé
15:34le marché de l'existant
15:35à avoir les loyers.
15:36Ça a fait baisser.
15:37Mais si Olivier,
15:37je ne peux pas...
15:38Marie, écoutez,
15:39vous avez raison.
15:40J'ai 41 ans,
15:41j'ai toujours été locataire,
15:42il y a eu des moments
15:43où on construisait beaucoup,
15:44il y a des moments
15:45où on construisait beaucoup,
15:46où la crise du logement
15:46n'était pas ce qu'elle était.
15:48Moi, mon loyer,
15:48il n'a jamais baissé, jamais.
15:50Mais Marie,
15:51est-ce que votre taxe foncière baisse ?
15:52Je n'ai pas de taxe foncière,
15:53je suis locataire.
15:54Oui, bienvenue,
15:55venez à Paris,
15:56prenez 60% en 3 ans,
15:58vous verrez,
15:58ça va vous détendre.
15:59Non, mais en réalité,
16:00les prix ne baissent pas,
16:02les salaires ne baissent pas,
16:03on aimerait que tout ça
16:04aille mieux.
16:04Non, non, mais vous ne pouvez pas
16:05prépare aujourd'hui,
16:06aujourd'hui sur les loyers,
16:07la production de logements
16:08à louer n'a pas provoqué
16:10de baisse des loyers,
16:11ce n'est pas vrai.
16:12Ça, je ne peux pas
16:12vous laisser dire ça.
16:13Moi, je peux vous dire que si.
16:14Je peux vous dire que dans les zones
16:15dans lesquelles il y a eu
16:16de la rénovation urbaine
16:17avec des loyers maîtrisés,
16:19l'offre locative
16:20de bâtiments anciens
16:21qui était en concurrence
16:22avec d'une offre tout confort
16:23a vu ses loyers baisser.
16:25Je l'ai vécu,
16:25je vis en banlieue,
16:27je travaille sur toute l'Île-de-France
16:28et on a des marchés
16:29qui sont différents.
16:30Paris est un autre marché.
16:31Mais en tout cas,
16:32on a besoin de faire venir
16:34une offre importante.
16:36On pourra mettre
16:36tous les encadrements
16:37que vous voulez sur les loyers
16:38s'il n'y a pas de production d'or.
16:39J'avais dit qu'on ne lançait pas
16:40sur l'encadrement des loyers.
16:41Il n'y aura pas de maîtrise des prix
16:42et donc pas de facilité
16:44pour les Français
16:44et les franciliens
16:45à accéder à un logement
16:46à prix abordable.
16:46Mais ce qui est vrai, Olivier,
16:48sur les prix,
16:49on voit effectivement
16:50que dès que le marché
16:55repartent aussi légèrement de l'avant,
16:56ce qui est quand même
16:57un risque qui pèse
16:57sur cette année 2026.
16:59En revanche,
17:00la production neuve
17:01a beau être au tapis,
17:03les prix, eux, ne baissent pas.
17:04C'est un des problèmes,
17:06en fait,
17:07c'est la décorrelation
17:08entre les deux prix.
17:09C'est qu'aujourd'hui,
17:09dans l'ancien,
17:10globalement en France,
17:10on est à un peu plus
17:11de 3 000 euros, 3 100.
17:13Dans le neuf,
17:13on est à un peu plus
17:14de 5 000 euros.
17:15Donc, on a 40 %
17:16des 40 les deux
17:16et c'est trop.
17:19Mais je reviens
17:20sur votre question
17:21du statut du bailleur.
17:22Moi, ce que j'aimerais,
17:22c'est qu'il y a un statut
17:23du propriétaire.
17:25Depuis 2010,
17:26enfin, là, en France,
17:26le propriétaire
17:27est toujours suspect.
17:28On ne sait pas de quoi,
17:29mais il est suspect.
17:30Depuis 2017,
17:30il est devenu coupable.
17:32Il est coupable,
17:33c'est un dodu dormant,
17:34c'est un rentier.
17:35Et moi, ce que je voudrais,
17:36c'est qu'on remette
17:37le propriétaire
17:37au-devant de la scène.
17:39Et j'aime beaucoup
17:39votre essence
17:40sur la taxe foncière,
17:40c'est qu'aujourd'hui,
17:41la suppression de la taxe d'habitation,
17:43c'est celui qui paie
17:44ne consomme pas,
17:45celui qui consomme
17:46ne paie plus.
17:46On a quand même
17:52qu'il faut qu'on remette
17:54le propriétaire
17:54au centre du dispositif français.
17:57Donc, il y a le statut
17:58du bailleur,
17:58il y a l'écart de fiscalité
17:59entre le capital
18:00et l'immobilier.
18:01Pourquoi le capital,
18:02on a une flat tax à 30% ?
18:03Pourquoi dans l'immobilier,
18:04on est entre 50 et 60%
18:06suivant son revenu ?
18:08Donc, moi,
18:09je comprends
18:10la plaidoirie
18:11pour le statut du bailleur
18:12privé.
18:13Moi, je voudrais
18:13qu'on ait un statut social
18:15du propriétaire en France.
18:17On pourrait parler
18:17des DPE,
18:18on pourrait parler
18:19de beaucoup de choses,
18:20mais il faut remettre
18:20vraiment le propriétaire
18:21au centre.
18:23D'accord,
18:23mais ça ne répond pas
18:24à ma question sur les prix.
18:27Si, parce que
18:28si on veut corriger les prix,
18:32et je pense que c'était
18:33aussi le sujet d'Olivier,
18:35il faut qu'on produise plus.
18:37Il faut qu'on accepte
18:37de dire que la situation
18:38dans laquelle on est,
18:39c'est une situation voulue.
18:41C'est pour ça que j'ai commencé
18:41tout à l'heure en disant
18:42qu'il n'y a pas de crise.
18:44C'est vraiment une politique
18:45de la décroissance,
18:46une politique de la pénurie.
18:47Il faut accepter
18:48qu'en ayant créé cette pénurie,
18:50on a tout renchéri.
18:51On a renchéri
18:52le prix du foncier,
18:53on a renchéri
18:54le prix de la construction,
18:55on a renchéri
18:56le prix des loyers.
18:57Quand on réglemente
18:59l'utilisation du foncier,
19:01quand on fait
19:02de la réglementation énergétique,
19:04on fait du 2020,
19:05du 2025,
19:06du 2028,
19:07on a suspendu
19:08la réforme de retraite
19:09et on refuse
19:10de suspendre
19:11la réglementation énergétique.
19:13Olivier,
19:13il dira mieux que moi,
19:14sur les DPE,
19:15F&G,
19:15je trouve que les sanctions
19:17sont scandaleuses.
19:18La politique écologique
19:20s'est transformée
19:21sur une politique
19:22de pénurie
19:22et je pense qu'on s'est trompé
19:24et qu'on a créé
19:25cette situation
19:25qui maintient des prix
19:26très élevés.
19:27Donc, il faut produire plus
19:28et produire moins cher.
19:29Alors, un,
19:30moi, juste,
19:32il y en a beaucoup
19:33sur le plateau
19:33des experts de Limo
19:34qui passent
19:35et qui me disent
19:35effectivement,
19:36il faut revenir
19:36sur le calendrier
19:37de rénovation
19:38et d'obligation
19:38de rénovation
19:39sur le parc locatif.
19:41Donc, je rappelle,
19:41les G sont interdits
19:42depuis le 1er janvier 2025,
19:44donc il y a un an déjà
19:44et les F seront interdits
19:47au 1er janvier 2028.
19:48C'est un calendrier
19:49qu'on connaît
19:49depuis un moment quand même,
19:50il faut le dire
19:50et qui part ailleurs
19:52à créer ce qu'on a appelé
19:52la valeur verte.
19:54Est-ce qu'on va dire
19:55aujourd'hui
19:56à toutes celles et ceux
19:57qui ont fait
19:57les travaux nécessaires ?
19:59Que finalement,
20:00la valeur qu'ils ont gagnée,
20:02l'investissement
20:02qu'ils ont fait
20:03n'a plus de valeur
20:03parce que si je reviens
20:04sur mon calendrier
20:05passoire thermique,
20:07je remets tout en cause
20:08en fait,
20:08toute la filière
20:09de la rénovation.
20:10Non, on ne remettra
20:12pas tout en cause
20:12parce que l'idée
20:13de la transition écologique
20:14et de la rénovation énergétique,
20:16c'est un principe général
20:17d'accompagnement
20:17d'un parc immobilier existant.
20:20On peut toujours inciter
20:21à faire des travaux,
20:22ce n'est pas la difficulté
20:24et il y aura toujours
20:24un bien mieux classé
20:26énergétiquement
20:26qui sera donc mieux vendu
20:29ou mieux valorisé
20:30qu'un bien qui ne l'est pas.
20:31Ce n'était pas très vrai
20:32quand tu n'avais pas
20:32le calendrier
20:33des interdictions
20:33à la location,
20:34cette valeur verte
20:35est née des obligations.
20:36Je tiens au calendrier
20:36d'interdiction de location.
20:37Notre problème,
20:38ce sont les interdictions
20:39de location.
20:40Les interdictions de location
20:42font sortir du parc
20:43un volume important
20:45de logements.
20:45La correction
20:46au 1er janvier 2026
20:48des consommations électriques,
20:51puisqu'on a changé
20:51le coefficient correcteur
20:52sur l'électricité,
20:53va donner un petit bol d'air.
20:56Mais les propriétaires
20:57investisseurs
20:58qui eux sont
20:58sous encadrement,
21:00sous obligation de travaux
21:01ou sous interdiction
21:01ne vont peut-être pas
21:03être suffisamment motivés
21:04juste par la levée
21:05des interdictions.
21:06Ce qui est intéressant,
21:07c'est qu'on aura
21:08des locataires
21:09qui seront moins
21:09sous le joug
21:10d'un risque
21:11d'avoir un bien
21:12sur lequel on donne
21:13un congé
21:13et puis on demande
21:14aux locataires
21:14de partir.
21:15Il faut supprimer
21:16les interdictions de location,
21:17ça met une tension
21:18telle sur le marché,
21:20les interdictions de location.
21:21Ça ne concerne
21:22que les logements
21:23à usage d'habitation principale.
21:25Dans un immeuble
21:25au rez-de-chaussée,
21:26vous avez des locaux commerciaux,
21:27il n'y a pas d'obligation
21:28de rénovation énergétique.
21:29Le médecin
21:30qui est au premier étage,
21:31il n'a pas d'obligation
21:31de rénovation énergétique.
21:32Le propriétaire
21:33qui habite son logement,
21:35il n'a pas d'obligation.
21:36Mais dans un immeuble collectif,
21:38le pauvre gars
21:38qui a acheté un appartement
21:39pour le louer
21:40et qui lui,
21:41c'est une interdiction
21:41de location,
21:42sauf à mettre en place
21:43des travaux importants.
21:44Et je rappelle que
21:45MaPrimeRénov'
21:45avec la suspension du budget
21:47reprend un nouveau coup
21:48dans l'aile
21:48et on est en train
21:50de diminuer
21:50sur MaPrimeRénov'
21:51les subventions,
21:52des monogestes
21:53où tous les efforts
21:54au fur et à mesure
21:54C'est surtout sur la RénoGlobal.
21:56Mais soit dit en passant,
21:57pardon,
21:57mais dans ces cas...
21:58Non, non, sur le monogest, c'est important.
21:59Non, non, sur le monogest,
22:00non, bah non.
22:00On ne va pas se fâcher tous les deux.
22:02Non, non, non, non.
22:02Ils ont sorti l'isolation
22:04mais c'est encore super bien financé
22:06par les certificats
22:06d'économie d'énergie.
22:07On fait une émission spéciale
22:08Réno demain.
22:09D'accord.
22:09On ne va pas faire le tir.
22:11Non, non, mais quand même.
22:12Juste pour vous dire,
22:13il y a un vrai sujet.
22:14C'est que dans ce cas-là,
22:15que les propriétaires bailleurs
22:16vendent avec un prix décoté
22:18et ceux qui rachètent
22:19auront les moyens
22:19de faire les travaux.
22:20Mais c'est le cas actuellement.
22:21C'est le cas actuellement.
22:22Mais si on fait les travaux,
22:23moi je me souviens
22:23de quelqu'un de chez BailleRénov'
22:25que je salue
22:26qui me disait
22:26mais en fait,
22:27si le propriétaire bailleur
22:29est contraint de vendre
22:29sa passoire thermique,
22:31il va le faire
22:31avec un prix décoté
22:32et finalement,
22:33est-ce que ce n'est pas
22:33une bonne nouvelle
22:34pour celle ou celui
22:35qui achètera derrière,
22:37qui pourra bénéficier
22:38d'une décote
22:38et pouvoir mener lui-même
22:40les travaux ?
22:41Et donc finalement,
22:42parce que l'enjeu,
22:42c'est quand même
22:43de réhabiliter le parc.
22:44On parle d'enjeux écologiques
22:45quand même.
22:46On parle d'ostoger, nous.
22:48On peut commencer par ça aussi.
22:50Ce que l'on pense
22:51avec Olivier,
22:51c'est qu'un sujet de pénurie.
22:52La fin du monde
22:53ou la fin du mois, c'est ça ?
22:54Mais là, en ce moment,
22:55on est vraiment dans ce cas-là.
22:56C'est dans la fin du mois.
22:57Et je pense qu'il faut
22:58trouver un juste milieu
23:00et supprimer
23:00les interdictions de location.
23:01La fête du neuf,
23:02c'est tout beau, tout neuf.
23:03On a un calendrier exceptionnel.
23:0526, c'est une année électorale
23:07et c'est une année préélectorale
23:08puisqu'on a les élections
23:09municipales dans trois mois
23:10et dans 15 ou 16 mois,
23:13on a les présidentielles.
23:15On parle de quoi, là ?
23:16Tous les trois,
23:16on parle de logement,
23:17mais on parle de logement.
23:18Alors, Eric Olivier,
23:19on est convaincu
23:19qu'il y a une pénurie
23:20et qu'il faut fluidifier le marché.
23:21Le logement, c'est quoi ?
23:22C'est ce qui permet
23:23de trouver un travail,
23:25c'est ce qui permet
23:26de faire ses études.
23:28Quand on est un jeune,
23:29vous parliez de devenir propriétaire
23:31et il y a un parcours locatif important,
23:33c'est ce qui permet l'autonomie.
23:35Quand on est jeune,
23:35c'est ce qui permet
23:36d'étudier son autonomie
23:38avec sa famille,
23:38c'est ce qui permet
23:39d'avoir un projet de vie.
23:40C'est fondamental.
23:41Et face à ce sujet-là,
23:44on a exclu une génération
23:45de la propriété,
23:47qu'on le veuille ou qu'on le...
23:48Enfin, vraiment,
23:48il faut se dire les choses.
23:49On a exclu par une série
23:51de mesures contre les propriétaires
23:53en pénalisant la production
23:54de logements neufs.
23:55Et donc, maintenant,
23:56la question qui doit être posée
23:57politiquement,
23:57et j'espère qu'elle sera posée,
24:00c'est est-ce qu'on veut produire ?
24:01Est-ce qu'on veut produire du logement ?
24:03Et je pense que toute une génération
24:04attend la réponse
24:05à cette question-là
24:06et que les hommes et femmes politiques
24:08d'aujourd'hui
24:08seront responsables devant eux
24:10sur les décisions
24:11qui seront prises.
24:12Alors, il faut faire quoi, Norbert ?
24:13Pour faire repartir
24:14la production dans le neuf
24:15qui, je le rappelle,
24:15pour le coup,
24:16c'est de la création
24:18de logements ultra performants
24:19compte tenu des obligations
24:20et des réglementations environnementales ?
24:22Justement, arrêtez le plus,
24:24arrêtez l'ultra performant.
24:26On a voulu toujours être meilleur
24:27dans la technique,
24:28mais faisons des logements.
24:29Déjà, commençons par faire un logement.
24:31Un bon logement,
24:32c'est un logement construit,
24:33ce n'est pas un logement
24:34imaginé avec des...
24:36Quand on arrive à faire du biosourcé,
24:37quand on arrive à faire
24:38des chuiuses très performantes,
24:40tant mieux.
24:40Mais on ne peut pas
24:41généraliser la production de logements,
24:43remonter à 400 000 logements,
24:44comme je pense,
24:45la France en a besoin.
24:46Et je ne vous parle pas des 500 000,
24:47je ne vous parle que de 400 000 logements
24:48neufs par an.
24:49Donc c'est 140 000 de plus qu'aujourd'hui,
24:51en exigeant tout,
24:52en exigeant que le propriétaire
24:54ait un maximum d'argent,
24:55des qualités exceptionnelles techniques,
24:58de l'architecture,
24:58parce que les villes veulent de l'architecture
25:00et elles ont raison,
25:01mettre des commerces en rez-de-chaussée
25:02parce qu'il faut créer de l'activité.
25:03À un moment,
25:04il faut choisir.
25:05Et c'est le choix politique
25:06que j'espère qu'il sera formulé
25:08d'abord dans les élections municipales.
25:09Je vous le dis,
25:10le logement,
25:11ce n'est pas une émission de télé,
25:12ce n'est pas trois professionnels
25:14qui parlent entre eux à midi.
25:16Même si on a plaisir,
25:17c'est la vie des Français.
25:18Et donc,
25:19il faut produire plus de logements,
25:21fluidifier le marché de l'existant.
25:23Bon,
25:23ben justement,
25:23il nous reste deux minutes,
25:24Olivier,
25:25on vous souhaite quoi
25:26pour ce marché de l'existant
25:27pour 2026 ?
25:28Moins d'encadrement,
25:29c'est ça ?
25:29Non,
25:30non,
25:30moi ce que je souhaite,
25:30c'est que chaque Francilien,
25:32chaque Français,
25:33arrive à trouver,
25:34accomplir son projet de vie
25:35en trouvant le logement
25:36dont il a besoin.
25:37Qu'il soit locataire
25:38d'un petit logement,
25:39qu'il doive refaire sa vie,
25:40qu'il doive acheter,
25:40qu'il doive déménager.
25:41Il faut qu'on retrouve
25:42une fluidité générale
25:43et je souhaite dans tout ça
25:45que tous les acteurs de terrain,
25:48tous les professionnels
25:49puissent eux exercer leur talent
25:50parce que c'est grâce
25:51aux professionnels
25:52de la construction,
25:53de l'urbanisme,
25:54de l'immobilier
25:55qu'on arrive à accomplir
25:56ces projets.
25:57Il faut que la politique
25:58tienne compte
25:59de ceux qui savent faire
26:01et pas uniquement
26:02du dogmatisme
26:04qui ne permet que de bloquer
26:06l'ensemble des marchés.
26:07Et on peut rajouter à ça
26:08le sujet du financement
26:09qu'on n'a pas évoqué,
26:10c'est qu'il faut qu'on ait
26:11un financement massif
26:12et fluide.
26:14Aujourd'hui,
26:15on a quand même
26:15un taux des obligations
26:16à 10 ans
26:17qui est en train
26:17de monter dangereusement.
26:19On a des dogmes en France
26:21sur,
26:21on ne peut pas
26:22emprunter plus de 30%
26:23de ses revenus,
26:2433.
26:26On ne prend pas en compte
26:27les revenus qui évoluent.
26:29On a un certain dogme français
26:31qui,
26:32avec un très bon crédit immobilier
26:33à taux fixe
26:34et sur des longues durées,
26:35mais Julien Carmona,
26:36le président d'Arkea,
26:37nous le rappelle,
26:37on a aussi des dogmes européens
26:39qui sont en train
26:39de se rajouter
26:40aux dogmes français.
26:40Et donc,
26:41il y a ce que dit Olivier
26:43et très juste,
26:43il faut donner aux professionnels
26:45la capacité d'agir,
26:47de montrer leur talent,
26:48mais il faut aussi s'assurer
26:49qu'on a un crédit,
26:50un crédit de l'immobilier,
26:51encore fluide,
26:52encore facile d'accès.
26:53Et j'ai peur
26:54que les années à venir,
26:55c'est peut-être l'arbre
26:56qui cache la forêt,
26:58mais que notre vrai sujet
26:59soit l'accès au crédit
27:00pour nos clients.
27:01Oui,
27:01ça,
27:02on en parlera.
27:02Ça tombe bien,
27:03j'arrête pas de teaser
27:04toutes les émissions de la semaine.
27:05On en parlera mercredi.
27:07On est dispo.
27:07Demain et moi mercredi.
27:10Demain Rénaud,
27:11mercredi Crédit IMO,
27:12vous allez voir,
27:13on va parler de tout ça
27:14cette semaine
27:14pour redémarrer.
27:15Super semaine
27:16et ça a démarré
27:16sur les chapeaux de roue
27:17grâce à vous messieurs.
27:18Olivier Principal,
27:19président de la FNIM
27:20du Grand Paris
27:21et Norbert Fanchon,
27:22président du groupe Gambetta.
27:24Merci à tous les deux
27:24d'avoir été avec nous
27:25dans Les Experts de l'IMO
27:26qui reviennent demain
27:28à l'heure de votre déjeuner
27:29sur BFM Business.
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