- il y a 12 heures
Chaque jour, Guillaume Daret vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes BFM sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Vous êtes bien sur 60 minutes BFM, une soirée particulière bien sûr en se réveillant du jour de l'an.
00:19Et regardez, c'est l'image du jour puisque certains pays sont déjà passés en 2026.
00:27C'est d'ailleurs le cas de toute l'Asie. Voici ces images de Taïwan avec de fabuleux feux d'artifice.
00:34On en a vu tout au long de la journée. Ce sera dans quelques heures pour nous encore.
00:41Cinq heures à patienter, cinq heures en 2025. Soirée spéciale, tout à l'heure, édition spéciale à partir de 19h30.
00:51Mais d'abord, nous allons nous pencher justement sur les voeux d'un autre président.
00:56Il s'agit de Vladimir Poutine. Vladimir Poutine qui a prononcé des voeux. Thierry Arneux, éditeur et liste internationale BFM TV.
01:04Bonsoir, merci d'être avec nous.
01:07On va le voir, des mots extrêmement forts prononcés par le président russe.
01:12Avec nous en direct, nous aurons aussi le général Olivier de Bavinkov, ancien chef d'état-major de la Force internationale de l'OTAN.
01:19Mais d'abord, ces mots de Vladimir Poutine. Je félicite tous nos soldats et commandants pour la nouvelle année. Nous croyons en vous et en notre victoire.
01:30Comment vous décryptez cette déclaration ? La paix semble très loin.
01:33S'il fallait la résumer en deux mots, on pourrait dire la force tranquille.
01:38C'est ça qu'a voulu incarner le président russe aujourd'hui. Il considère que les choses avancent comme il le souhaite.
01:44En tout cas, c'est le message qu'il a voulu faire passer aux Russes, à la fois sur le plan militaire,
01:48puisque de son point de vue, la Russie continue de gagner du terrain, de grignoter du terrain, d'avancer, de prendre l'avantage, notamment dans le Donbass.
01:56Il est assez confiant aussi, et l'Effel lui donne plutôt raison jusqu'à présent dans sa capacité à avancer sur le terrain des négociations.
02:04Il a l'oreille du président Trump. Il sait que le président Trump l'écoute, le croit.
02:10Et du coup, il a de bonnes raisons de penser qu'il arrivera, qu'il finira par convaincre le président américain
02:18de pousser, de contraindre l'Ukraine à accepter une forme de capitulation.
02:23Donc, pour toutes ces raisons, c'est ce message de confiance qu'il a voulu délivrer à l'occasion de la présentation de ses voeux.
02:28Et on va voir qu'il n'y a pas que ce seul avertissement aujourd'hui, parce qu'on le disait,
02:32il y a un nouveau déploiement de missiles hypersoniques déployés en Biélorussie, à capacité nucléaire.
02:37C'est ce qui est d'autant plus inquiétant. On va le voir aussi.
02:39Moscou qui semble avoir mis en avant des preuves de la supposée attaque de Kiev contre les résidences.
02:45Effectivement, la résidence de Vladimir Poutine en Russie.
02:49Mais d'abord, avec nous, Daniel Cohen-Bendit. Lui pense qu'il ne faut surtout pas prendre à la légère
02:55les déclarations de Vladimir Poutine, dont on se demande parfois si elles sont sans lendemain ou pas.
03:02Bonjour, Daniel Cohen-Bendit. Bonsoir. Merci d'être avec nous.
03:06Pourquoi est-ce que vous lancez ce soir sur BFM TV cette mise en garde aux dirigeants français,
03:12aux dirigeants européens et aux dirigeants du monde entier ?
03:15Parce que nous le voyons depuis l'attaque, l'intervention russe en Ukraine,
03:22Poutine a une stratégie. Il veut déstabiliser l'Ukraine.
03:26Poutine veut en fait liquider, c'est bien le mot, il a même essayé militairement,
03:32le pouvoir à Kiev, c'est-à-dire liquider Zelensky.
03:36Et donc, quand il dit « je crois en notre victoire », il croit qu'il va arriver non seulement à grignoter dans le Donbass,
03:45mais à renverser le pouvoir en Ukraine.
03:48Et je crois qu'il faut prendre cela au sérieux.
03:51D'autant plus que ce nouveau pacte, si vous voulez, terrifiant Trump-Poutine,
03:58affaiblit énormément l'Ukraine et les Européens, maintenant, sont devant leurs responsabilités.
04:06Où ils se laissent, ils laissent en fait la place à Trump et à Poutine,
04:12cela veut dire que demain, l'Europe sera impuissante face à toutes les vérités les plus folles de Poutine,
04:21car Poutine ne s'arrêtera pas à l'Ukraine.
04:25Ça, il faut le comprendre, il ne faut pas prendre cela à la légère.
04:29Et donc, je crois qu'aujourd'hui, c'est où l'Europe réagit et que les Européens comprennent
04:36qu'ils sont aussi en danger, de la Lituanie, les Pays-Baltes, etc.,
04:43jusque la Roumanie, je ne sais où.
04:46Et donc, voilà, Poutine est un agresseur et il faut traiter les agresseurs,
04:53les prendre au sérieux parce qu'ils aiment l'agressivité.
04:57Général Olivier de Bavincov, ancien chef d'état-major de la Force internationale,
05:01est-ce que Daniel Cohen-Bendit a raison quand il alerte ?
05:04Vous l'avez entendu à l'instant sur BFM TV, les dirigeants français, les dirigeants européens,
05:08les dirigeants mondiaux, il faut prendre Vladimir Poutine au sérieux.
05:12– Oui, il a raison, bien sûr. C'est une parole de sagesse.
05:20Nous nous croyons tous très supérieurs aux autres. Nous avons tort.
05:27Nous devrions lire, écouter, étudier beaucoup plus sérieusement ce que dit le président Poutine
05:34avec une remarquable constance depuis près de 20 ans.
05:402008 pour ceux qui sont des experts, mais en fait dès 2005, on voyait des propos percés
05:46et ces propos étaient des propos inquiétants.
05:48– L'intérêt de la situation dans laquelle nous sommes, c'est que d'une certaine façon, l'Europe s'est réveillée.
05:56Elle s'est réveillée lentement, elle s'est réveillée avec des réserves,
06:04mais elle s'est vraiment réveillée et elle doit devenir adulte.
06:08Le problème de l'Europe aujourd'hui, c'est qu'elle s'est reposée sur un système d'alliance
06:15qui, à l'évidence, ne garantit plus sa sécurité.
06:20Si l'Europe ne devient pas adulte très vite, alors l'Europe sera en très grande engrée.
06:27– Mon général, il y a un autre élément qui alerte évidemment les Européens et les dirigeants du monde entier.
06:33Ce sont ces images diffusées ces dernières heures par la Russie
06:35montrant le déploiement de son système de milliciles hypersoniques
06:39à capacité nucléaire chez son proche allié, la Biélorussie.
06:43C'est évidemment une initiative qui va renforcer la capacité de Moscou
06:47à potentiellement frapper des cibles en Europe en cas de guerre.
06:52Comment vous décryptez ce déploiement-là ?
06:56– J'observe que de ce point de vue,
07:00que la Russie viole le traité de non-prolifération qu'elle a signé.
07:04C'est un acte grave du point de vue des règlements internationaux.
07:12La parole de la Russie était de ne pas déployer des systèmes en dehors du territoire de la Russie.
07:18Sauf à considérer que la Biélorussie fait partie de la Russie,
07:22ce qui est quand même une évolution assez considérable des choses,
07:28la Russie viole de ce point de vue-là le traité qu'elle a elle-même signé.
07:33Alors, sur le déploiement de ces missiles nucléaires,
07:37je dirais que nous assistons comme d'habitude depuis 4 ans à ce genre de mouvements.
07:45Il ne faut pas y attacher une importance excessive.
07:48Il ne faut pas non plus négliger cette chose-là.
07:51Mais pour le coup, ça fait partie des éléments de gesticulation
07:54régulièrement utilisés par la Russie,
07:57notamment lorsqu'elle est dans une période de grandes difficultés.
08:01Et c'est le cas aujourd'hui.
08:03On oublie quand même de souligner, si vous me permettez en quelques secondes,
08:09de rappeler que nous approchons avec l'entrée dans l'année 2026
08:14des 4 années de guerre.
08:174 années, effectivement.
08:18C'est-à-dire 4 années de guerre,
08:20c'est-à-dire quasiment la durée de la Première Guerre mondiale,
08:23avec des pertes pour l'Ukraine qui sont en proportion tout à fait similaires.
08:27Et en général, le déploiement, effectivement, de ce système de missiles au Rechnik,
08:33ce n'est pas la seule annonce faite aujourd'hui, Thierry, par la Russie.
08:36La Russie qui a publié une vidéo d'un drone qui aurait été utilisé par Kiev
08:40pour cibler la résidence de Vladimir Poutine.
08:43On va voir ces images.
08:45Est-ce qu'il faut y croire ou pas ?
08:46Alors, telles qu'elles ont été présentées,
08:48elles ne prouvent rien du tout, ces images,
08:49puisqu'on ne sait pas où elles ont été tournées,
08:52quand elles ont été tournées,
08:52ce qu'elles montrent très précisément.
08:55Si on est, comme c'est dit, effectivement à proximité
08:57de cette immense résidence présidentielle de Valdaï,
09:02qui est l'une des multiples résidences de Vladimir Poutine,
09:06c'est l'une des preuves, et vous avez raison,
09:08implicitement de mettre des guillemets autour du mot, bien sûr.
09:12Il y a également les déclarations d'un officier de la Générale Russe.
09:16Le témoignage d'un Russe présenté comme habitant dans les environs
09:20et qui explique qu'il a entendu et vu passer des drones au-dessus de sa tête,
09:24encore une fois, tout ça est impossible à authentifier.
09:29Les services occidentaux ont expliqué qu'ils n'avaient décelé aucun mouvement de cette nature,
09:35et même l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN,
09:39qui a été nommé par Donald Trump,
09:41et qui est donc peu suspect d'antipathie vis-à-vis de cette version russe
09:45que le président Trump lui-même a reprise à son compte,
09:46a expliqué qu'à ce stade, rien de clair ne prouvait que ces drones
09:51avaient été utilisés pour viser la résidence de Vladimir Poutine.
09:55Donc, est-ce qu'il existe à ce stade des preuves irréfutables ?
09:59Pour répondre très simplement à votre question, Guillaume, la réponse est non.
10:02– Merci beaucoup Thierry.
10:03Réponse claire et nette, effectivement, sur ces images avancées par les autorités russes.
10:09Tout de suite, c'est l'invité du jour.
10:10– L'invité du jour, c'est le secrétaire particulier de Brigitte Bardot.
10:21Jamais il n'avait parlé depuis 1989, Stephen Bellery,
10:26jamais depuis 37 ans qu'il travaillait avec Brigitte Bardot.
10:30Bonsoir Stephen Bellery, chef du service culture de BFM TV.
10:35Et cet homme s'est confié à vous.
10:37– Oui, il a décidé pour la première fois de sortir de ce silence,
10:41de cette incroyable pudeur qu'il a,
10:43alors que même Brigitte Bardot lui avait demandé,
10:46à de nombreuses reprises au cours des dernières années,
10:49de prendre la parole, mais il n'avait jamais voulu le faire.
10:52Aujourd'hui, trois jours après la disparition de la fondatrice,
10:55de la fondatrice qui a donné son nom, sa fondation, pardon,
11:01il a décidé de sortir de ce silence
11:03pour évoquer la mémoire de Brigitte Bardot,
11:05pour raconter sa bébé également,
11:07celle qui n'était ni la militante, ni l'actrice,
11:11mais sa vision de Brigitte Bardot.
11:12– Alors avec vous à vos côtés, il y a Adriana Hansen-Negro,
11:15directrice des affaires publiques de la fondation Bardot.
11:17On verra que les dons continuent d'affluer
11:19depuis le décès de Brigitte Bardot,
11:22et à nos côtés aussi Henri Guénon,
11:23ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
11:26Bonsoir, vous allez nous suivre tout au long de cette soirée,
11:28puisqu'après il y aura bien sûr la soirée consacrée aux vœux présidentiels.
11:32Témoignages exclusifs, plusieurs extraits.
11:36On va commencer notamment par celui qui parle de la bébé intime.
11:39– Oui, en tout cas celle que peut-être certains ne connaissent pas,
11:43c'est-à-dire une Brigitte Bardot qui, oui, certes,
11:46a défendu les animaux, mais donnée de son temps,
11:49donnée de son argent aussi à des inconnus,
11:52à des gens qu'elle allait visiter,
11:53des tropéziens, des tropéziennes, notamment ces dernières années.
11:58C'est ce que nous raconte Franck Guillou.
12:01– On reproche toujours à Brigitte de s'occuper des animaux
12:03et pas des gens, et ce qui est complètement faux,
12:04sauf que les animaux c'était son combat officiel,
12:07et s'occuper des personnes nécessiteuses,
12:09elle disait ça c'était mon combat privé.
12:11Voilà, et donc elle a beaucoup de petites femmes,
12:15de petites vieilles, qui n'avaient pas d'argent.
12:18Je me rappelle tous les ans, à Noël, au 1er mai, à Pâques,
12:21quand on allait à la maison de retraite et à l'hôpital de Saint-Tropez,
12:25avec du chocolat, des fleurs, du muguet,
12:27elle faisait le tour de tout le monde,
12:29elle faisait des bisous à tout le monde,
12:30elle était incroyable, incroyable.
12:32Et elle entretenait aussi beaucoup de personnes qui étaient seules,
12:36pas forcément à Saint-Tropez, bien sûr, mais en France,
12:38et elle s'occupait vraiment beaucoup,
12:40elle leur téléphonait, elle se renseignait si tout allait bien.
12:43Elle a fait beaucoup de choses, Brigitte.
12:44C'est-à-dire qu'elle donnait vraiment de son temps,
12:46de son argent, à des gens de son entourage,
12:48à la communauté de Saint-Tropez ?
12:50Elle a soutenu beaucoup de choses.
12:52Quand elle avait sorti son livre initial bébé,
12:54on est allé donc présenter le livre en Roumanie,
12:57elle a demandé à ce que toutes les royalties
12:59a reversé aux orphelins en Roumanie.
13:02Et donc tous ces combats,
13:03elle a préféré les cacher, les garder pour elle.
13:05C'était son combat à elle, privé.
13:07Voilà, ça ne regardait personne.
13:09Les animaux, c'était son combat officiel.
13:11Le reste, ça ne regardait personne.
13:12Tous les jours, elle passait tous ses après-midi à la guérille
13:15et répondait du courrier à des gens qu'elle ne connaissait pas.
13:18Elle ouvrait son courrier, elle le lisait et elle répondait.
13:20Alors des fois, c'était deux lignes.
13:22Des fois, quand ça la touchait beaucoup plus,
13:23ça pouvait être une lettre de deux pages.
13:25Elle appelait les gens.
13:26Quand les gens, par exemple, lui écrivaient leur détresse,
13:29elle leur téléphonait.
13:31Et ça les aidait beaucoup.
13:33Ça les surprenait déjà.
13:35Parce que souvent, elle ne croyait pas que c'était elle au bout du fil.
13:37Et puis voilà, c'était incroyable.
13:40Alors Henri Guéno, pour vous comme pour nous,
13:43Brigitte Bardot faisait partie de votre patrimoine,
13:45j'imagine national également ?
13:46Disons de mon imaginaire.
13:50L'imaginaire d'abord d'enfant,
13:52puisque je suis né un petit peu après
13:54« Dieu créa la femme ».
13:58Et je crois qu'elle faisait partie aussi
14:00de l'imaginaire collectif des Français.
14:03Elle a quasiment inventé la femme moderne
14:08et elle a incarné la France pendant des années.
14:16C'est-à-dire que l'image de la France,
14:18c'était le visage de Brigitte Bardot.
14:21Adriana, cette générosité,
14:23elle a réussi à la transmettre.
14:25Comment ça se passe ?
14:26Est-ce que vous recevez, j'imagine,
14:27beaucoup de témoignages ?
14:28Peut-être encore des dons depuis son décès annoncé dimanche ?
14:31Bonsoir Guillaume, bonsoir tout le monde.
14:34Sur la partie dont je ne m'occupe pas du tout de cette partie,
14:37donc je ne saurais pas vous dire.
14:39Moi, j'ai vu des centaines de lettres ce midi,
14:41qui arrivent depuis dimanche, me disait Franck,
14:44par bac entier,
14:47avec notamment beaucoup de chèques.
14:49Les gens veulent témoigner leur amitié
14:51à la Fondation qui aura 40 ans l'an prochain
14:52en faisant des chèques.
14:55Donc la Fondation est toujours sollicitée ?
14:57Oui, alors moi je suis au courant des sollicitations
15:00par téléphone, par lettres, par e-mail,
15:02des gens qui nous présentent leurs condoléances,
15:05des personnes qui veulent témoigner
15:06de leur affection et de leur attachement
15:08et qui nous disent
15:09il faut que le combat continue,
15:11surtout vous continuez,
15:12mais il n'a jamais été question
15:13de laisser tomber de toute façon.
15:16Alors il y a une question qui se pose aujourd'hui,
15:18je vous la poserai dans un ancien Henri Guénossé,
15:19on le disait,
15:20la question de l'hommage,
15:21certains ont poussé pour un hommage national,
15:23ça aussi vous en avez parlé
15:24avec ce très proche de Brigitte Bardot.
15:26Oui, évidemment,
15:26et puis beaucoup de fans aussi se sont dit
15:29on ne respecte pas les dernières volontés
15:31de Brigitte Bardot
15:32qui avait émis ces dernières années
15:34le souhait d'être enterrée à la Madrague
15:35au milieu de ses chiens,
15:37de ses chats,
15:38mais Brigitte Bardot a changé d'avis
15:39il y a quelques mois,
15:41c'est ce que nous confie Franck Guillou.
15:43Oui, elle avait verbalisé,
15:45elle avait expliqué à Franck
15:47et à ses proches
15:47qu'elle décidait d'être enterrée finalement
15:50au cimetière marin de Saint-Trompé.
15:51C'est une décision qu'elle avait prise
15:54il y a quelques temps
15:55d'être enterrée
15:56dans le petit cimetière marin
15:57qui est juste en face de la Madrague
15:59avec ses parents
16:00et ses grands-parents.
16:02Est-ce que vous savez
16:03pourquoi elle a changé d'avis ?
16:06Je ne sais pas,
16:06je ne peux pas vous dire,
16:07ça lui a pris comme ça
16:08d'un seul coup
16:09et elle a souhaité
16:10qu'elle ait été enterrée
16:11au cimetière marin.
16:13C'est récent comme décision ?
16:15Non, ça remonte déjà
16:15à un petit moment.
16:17C'est un lieu
16:17qui est quand même important
16:18pour elle,
16:19ses parents y sont
16:20Tim Humet,
16:21ses grands-parents aussi,
16:23son premier mari.
16:25Son premier mari,
16:26Roger Vadim,
16:26oui,
16:26elle s'est toujours occupée
16:27d'ailleurs de fleurir sa tombe.
16:29Parce qu'il faudra voir
16:29qu'elle fleurissait aussi
16:30beaucoup de tombes
16:30où il n'y avait pas de fleurs.
16:32Et quand il y avait des tombes
16:33qui étaient abîmées,
16:33elle me demandait
16:34de faire en sorte
16:34de les faire nettoyer
16:35des gens qu'elle ne connaissait pas.
16:37Elle voulait quand même
16:38quelque chose de simple,
16:39elle ne voulait pas
16:39un hommage national,
16:42elle souhaitait quelque chose
16:43de simple
16:44avec sa famille,
16:46ses amis,
16:46les intimes.
16:47Voilà.
16:49Donc elle avait verbalisé
16:50le fait qu'elle ne voulait pas
16:51un hommage national,
16:52une reconnaissance de l'État,
16:54tout ce tralala qu'elle n'aimait pas.
16:56Il y a toujours la reconnaissance
16:56que je demande,
16:57c'est qu'on m'accorde
16:58de ce que j'ai demandé.
16:58Voilà, ce qui est la seule chose
16:59qu'elle disait.
17:00Si on veut me rendre hommage,
17:01qu'on m'accorde
17:02de ce que j'ai demandé.
17:03On voit que ces dernières ventes
17:04étaient claires.
17:05Henri Guéno,
17:05c'est devenu un débat politique
17:07avec ce qui a lancé
17:08une pétition pour demander
17:08un hommage national.
17:09Olivier Faure,
17:10le premier secrétaire
17:10du PSI opposé,
17:12vous, un hommage national.
17:13Vous trouvez que ça aurait été
17:13une bonne idée ou pas ?
17:15Ça aurait été une bonne idée
17:16si ça avait été son souhait.
17:18Je veux dire.
17:19un hommage national
17:23contre la volonté
17:25du défunt ou de sa famille.
17:26Voilà, donc,
17:27ça ne m'aurait pas choqué,
17:30je trouve,
17:30encore une fois,
17:31parce qu'elle a été
17:33le visage de la France
17:33dans le monde entier
17:35pendant des années et des années.
17:37Voilà, donc,
17:38c'était pas choquant.
17:39Je trouve un peu indécent,
17:40franchement,
17:41les critiques disant
17:43mais ça aurait été scandaleux
17:46parce qu'il n'y a pas.
17:47Enfin, je trouve tout ça
17:48indécent,
17:49un peu étriqué.
17:52Voilà, c'est...
17:53Vivant une époque quand même
17:54de grande indécence
17:56et parfois de grande vulgarité,
17:59je trouve que...
18:00Je trouve que...
18:01Enfin, chacun aurait pu s'abstenir,
18:03même ayant des désaccords
18:05idéologiques ou politiques
18:07avec Brigitte Bardot,
18:09chacun aurait pu s'abstenir
18:10de ce genre de commentaires.
18:12Et d'ailleurs,
18:12même son mari a confié,
18:14vous a confié
18:15que c'était pas ce qu'elle souhaitait.
18:16Non, non, il l'a rappelé
18:17j'ai eu Bernard Dormal
18:19au téléphone hier
18:20qui me disait
18:20qu'elle voulait
18:21quelque chose
18:22de très simple
18:23finalement à son image.
18:24Elle me confiait
18:25au mois de mai,
18:26je vis comme une fermière
18:28au milieu de mes animaux.
18:29Elle vit dans un grand dénouement
18:31avec très peu
18:32de tralala.
18:34Vraiment,
18:34sa maison
18:35ressemble vraiment
18:35à une petite ferme
18:37et c'est très vrai.
18:38Et en cela,
18:38voilà,
18:39sa vie,
18:40c'était de la lecture,
18:41c'était répondre
18:41à ses admirateurs,
18:43s'occuper de sa fondation.
18:44Elle vivait
18:44dans une très grande simplicité.
18:46Même Franck Guillou
18:47me disait,
18:47le grand bureau
18:48où nous avons réalisé
18:49l'interview,
18:50elle n'y allait jamais derrière.
18:51Elle préférait se mettre
18:51à la grande table
18:52sur sa chaise.
18:53Tous ses proches disent
18:54finalement,
18:55l'hommage national
18:56si j'ose dire
18:56qui pourrait lui être rendu,
18:57c'est la création
18:58d'un secrétaire d'État
18:59à la condition animale,
19:01à la cause animale.
19:01Vous êtes d'accord avec ça ?
19:02Oui, bien sûr.
19:03On avait commencé
19:04à évoquer ce sujet
19:05sur votre plateau
19:06il y a quelques jours.
19:07Ensuite,
19:08Bernard Dormal
19:08a reparlé de ce sujet
19:10et puis c'est effectivement
19:11un des souhaits
19:12de Brigitte Bardot.
19:13Elle avait rencontré
19:14il y a très longtemps
19:16François Mitterrand.
19:17Elle lui en avait parlé.
19:18Elle avait dit
19:18qu'il faudrait instaurer
19:19un secrétariat d'État
19:20à la condition animale.
19:22Il ne s'était rien passé
19:23mais ensuite,
19:24il y a eu l'opinion publique.
19:26L'opinion publique,
19:27on voit que le sujet
19:28de la protection animale
19:29est un sujet important
19:30et qui est insuffisamment traité.
19:32et donc instaurer
19:33un secrétariat d'État
19:34à la protection animale
19:35ou à la condition animale
19:36permettrait de rendre
19:38plus efficaces
19:39les actions politiques
19:40et...
19:41Pardon ?
19:42Non, non.
19:42Et surtout,
19:43quand on travaille
19:45comme secrétaire particulier
19:46de Brigitte Bardot
19:46avec elle depuis 37 ans,
19:49évidemment,
19:49une relation particulière
19:50qui se noue
19:50et on se demande toujours
19:51comment on l'a rencontré
19:53et comment ça s'est passé
19:53la première fois.
19:54Ça s'est fait un petit peu
19:55par hasard.
19:56C'est ce que m'a raconté
19:56Franck Guillou.
19:57Un jour,
19:58il a osé pousser
19:59la porte de la Fondation Bardot.
20:00Le 89,
20:03moi,
20:03je travaille dans l'hôtellerie
20:04pas très loin
20:05en Champs-Elysées
20:05et j'ai su
20:06qu'elle ouvrait
20:07son tout petit bureau
20:08de 25 mètres carrés
20:09le premier siège social
20:10de sa fondation
20:11rue Franklin à côté
20:12et donc je me suis présenté
20:14j'aime beaucoup Brigitte
20:16j'aimais beaucoup
20:16les animaux
20:17donc je me suis présenté
20:18pour faire un don
20:18il y avait juste
20:20à l'époque
20:20deux employés
20:21et donc
20:23j'ai fait mon don
20:24j'ai proposé
20:25mes services
20:25à ma coupure
20:26mes trois heures de coupure
20:27l'après-midi
20:27donc je suis venu travailler
20:29tous les jours
20:30de mois d'avril
20:30jusqu'au mois de juin
20:31et en juin
20:32Brigitte est arrivée
20:33à la fondation
20:34c'était ma première rencontre
20:36avec Brigitte
20:37et elle m'a demandé
20:38d'aller faire des courses
20:39avec elle
20:40donc j'ai pris ma voiture
20:42on est parti faire des courses
20:43et elle m'a parlé
20:44mais comme si on se connaissait
20:45depuis toujours
20:45tout de suite
20:46elle m'a tutoyée
20:47vraiment une femme
20:48incroyablement simple
20:49gentille
20:50voilà
20:51et les choses ont tout doucement
20:53elle m'a dit
20:53vous voulez pas travailler avec moi
20:54j'ai dû aller au quai
20:55j'ai lâché mon boulot
20:57je suis venu travailler avec elle
20:58et puis quelques mois plus tard
21:00donc quand elle a voulu
21:01changer de secrétaire
21:01elle m'a proposé le poste
21:03j'ai dit oui tout de suite
21:04j'étais avec Brigitte
21:05et les animaux
21:05donc ça pouvait pas être mieux
21:06et alors si vous avez
21:08des informations
21:08BFM TV
21:09sur l'hommage
21:10qui va lui être rendu
21:11et le déroulement
21:12évidemment de son inhumation
21:13et de ses obsèques
21:14donc d'abord une cérémonie
21:15à l'église
21:16Notre-Dame de l'Ascension
21:17le 7 janvier
21:18de Saint-Tropez
21:18donc c'est mercredi 7 janvier
21:19à 11h
21:20400 invités
21:24au cimetière marin
21:25et donc cet hommage
21:26populaire
21:27ouvert au public
21:28qui se déroulera
21:29sur le près des pêcheurs
21:30en début d'après-midi
21:32la mer de Saint-Tropez
21:33s'exprimera
21:33et d'ailleurs
21:34Franck Guillaume
21:35me l'expliquait
21:36c'est-à-dire que
21:36des gens
21:37des anonymes
21:38vont être invités
21:39à s'exprimer
21:39à raconter
21:41leur Brigitte Bardot
21:42des tropéziens
21:43des tropéziennes
21:44qu'elle a rencontré
21:45au fur et à mesure
21:46de cette vie
21:47qu'elle a passée là-bas
21:48depuis 1958
21:49où elle vivait à temps plein
21:51il y aura une tribune
21:52des écrans géants
21:52qui diffuseront
21:53des extraits du documentaire Bardot
21:54qui est sorti au cinéma
21:55on entendra la madrague
21:56sa chanson préférée
21:57il y aura également
21:58beaucoup de prises de parole
22:00Henri Guéno
22:01certains qui sont passés
22:02sur ce plateau
22:02depuis deux jours
22:03nous ont dit
22:03la France
22:05c'était De Gaulle et Bardot
22:06vous souscrivez à ça ?
22:08oui je souscrivais à ça
22:09c'était
22:09d'une certaine façon
22:10c'est vrai
22:11enfin ce fut vrai
22:12dans les années 60
22:13voilà
22:14c'est
22:15oui De Gaulle
22:16et Brigitte Bardot
22:17elle a prêté son visage
22:19aussi à Marianne
22:20c'est
22:21voilà
22:22vous savez ça me rappelle
22:23un mot de Malraux
22:24sur Jeanne d'Arc
22:24il dit
22:25ce visage inconnu
22:28qui a incarné la France
22:31aux yeux du monde
22:32alors elle
22:33son visage n'était pas inconnu
22:34c'était un visage
22:35d'une beauté extraordinaire
22:36et
22:37c'était un être qui
22:39pour ce que j'en ressens
22:40personnellement
22:41avait une beauté intérieure
22:42aussi grande
22:43après on peut être en désaccord
22:44sur tel ou tel sujet
22:46ça ne change rien
22:47et l'hommage
22:47l'hommage rendu
22:49par des français anonymes
22:51c'est au fond le plus bel hommage
22:52qu'on puisse y rendre
22:53et l'émotion
22:54qu'a provoqué son décès
22:55dans une bonne partie
22:57de la population
22:58et le plus bel hommage
22:59au fond que la nation
22:59puisse rendre
23:00Merci Stylone pour ce témoignage
23:02exclusif
23:03Jamais le secrétaire particulier
23:05un des plus proches
23:06de Brigitte Bardot
23:07ne s'était
23:07Et il ne parlera pas
23:08aux obsèques
23:09parce que c'est trop difficile
23:10pour lui
23:10il y a beaucoup trop d'émotions
23:11et donc il ne pourra pas
23:12prendre l'attention
23:13C'est la seule fois
23:13où il s'est exprimé
23:14depuis 37 ans
23:15Merci pour ce témoignage
23:16qu'on peut bien sûr
23:17retrouver sur toutes les plateformes
23:19BFM TV
23:20Henri Guéno
23:20Vous restez avec nous
23:21pour le débat du jour
23:23Le débat du jour
23:27il est consacré
23:28à l'un de ces changements
23:29nombreux
23:29qui interviennent souvent
23:30le 1er janvier
23:32Il y en a un
23:32qui va concerner
23:33plus particulièrement
23:34les anciens premiers ministres
23:35Marie Chantré
23:36chef du service politique
23:37de BFM TV
23:38nous a rejoint
23:39Bonsoir Marie
23:40A partir de demain
23:41les anciens premiers ministres
23:43ont au régime sec
23:44Absolument
23:45c'est une promesse
23:47et ça fait partie
23:47de ces symboles
23:48auxquels Sébastien Lecornu
23:50attache beaucoup d'importance
23:51la fin des privilèges
23:53à vie des anciens premiers ministres
23:54mais aussi des ministres
23:55de l'intérieur
23:56Là on passe
23:57on parle d'un domaine
23:58très particulier
23:58ceux d'un octroi
24:01d'un chauffeur particulier
24:03d'un officier de sécurité
24:04Sébastien Lecornu
24:05ces derniers jours
24:06a pris son téléphone
24:07personnellement
24:08et a joint
24:08ses anciens premiers ministres
24:11plus de chauffeurs donc
24:12et pour certains d'entre eux
24:13plus d'officiers de sécurité
24:15même si
24:16même si
24:16cela a été vu avec
24:17Beauvau
24:18et la menace
24:20au cas par cas
24:21réévaluée
24:21effectivement
24:22en fonction des personnalités
24:23je pense notamment
24:25à Manuel Valls
24:26Bernard Cazeneuve
24:27qui bénéficieront
24:28encore
24:28ces prochaines années
24:30à partir de demain
24:31encore ça va courir
24:32d'un officier de sécurité
24:33parce que
24:34le niveau de menace
24:35est considéré
24:36comme trop élevé
24:36pour le ministère
24:38de l'intérieur
24:39mais ça fait partie
24:39de ces symboles politiques
24:40c'est une goutte d'eau
24:42dans l'océan
24:43des dépenses publiques
24:44qui restent à effectuer
24:45on va voir regarder
24:45les chiffres
24:46qui avaient été donnés
24:47notamment par le ministère
24:48de l'économie
24:48en réponse
24:49à une question
24:50posée à l'Assemblée nationale
24:51si j'ose dire
24:52voici le podium
24:53des premiers ministres
24:54qui nous ont coûté
24:56le plus cher
24:56en 2024
24:57ça s'accumule à la fois
24:59les dépenses de sécurité
25:00les dépenses de transport
25:01c'était Dominique de Villepin
25:02qui était en tête
25:04Henri Guénaud
25:05alors finalement
25:05mettre fin
25:06à ses avantages à vie
25:07à partir de demain
25:08c'est une décision logique
25:09ou totalement démago
25:10à vos yeux ?
25:12alors je ne vais pas me faire
25:12que des amis ce soir
25:13mais pour moi
25:14il y a quand même
25:15une grande part de démagogie
25:16dans tout ça
25:16moi je ne veux pas participer
25:18à ce démagogie
25:20ce climat
25:20démagogie ambiante
25:22enfin c'est ça
25:23le train de vie de l'État
25:23c'est ça qui va donner
25:24du pouvoir d'achat aux Français
25:25ou c'est une excuse
25:26pour ne pas parler
25:27des choses essentielles
25:28ou pour essayer
25:29de compenser
25:31aux yeux des Français
25:32des sacrifices absurdes
25:33qu'on cherche à leur imposer
25:36du genre
25:37je ne rembourse plus
25:38les maladies de longue durée
25:39ou je les rembourse moins
25:40mais vous ne croyez pas
25:41que ce type de dépense
25:42alimente finalement
25:43la défiance
25:44pour les Français
25:45envers leur classe politique
25:46ça ne fait pas partie
25:47de ce grand cocktail-là
25:48la grande défiance
25:48des Français
25:49envers leur classe politique
25:50c'est que
25:50les politiques qui ont été menées
25:52elles ont conduit
25:53à souffrir beaucoup
25:53mais vous n'allez pas
25:56soigner cette souffrance
25:57vous n'allez pas soigner
25:57la révolte
25:58vous n'allez pas soigner
25:59la colère
25:59avec ce genre de décision
26:01si on veut les prendre
26:02on les prend
26:02je veux dire
26:02moi je ne suis pas concerné
26:03je ne suis pas ancien
26:04Premier ministre
26:05je n'ai pas de voiture
26:06je n'ai pas de chauffeur
26:06donc ce n'est pas le sujet
26:09bien qu'il y ait une incohérence
26:11sur laquelle
26:11je vais revenir
26:12un instant
26:14mais
26:14non
26:15je trouve que
26:16c'est une mauvaise excuse
26:18d'ailleurs ça ne rapporte
26:18jamais rien
26:19aux gens qui prennent
26:20ce genre de décision
26:21en termes électoraux
26:22ça prouve bien
26:23que pour les gens
26:24ce n'est pas
26:27ce qu'ils attendent
26:28au fond
26:28Sébastien Lecornu
26:29est populiste
26:29en faisant ça ?
26:31Oui
26:32il participe
26:33sur cette mesure
26:34et ça nourrit
26:35en réalité
26:36parce que
26:37bon il y a toujours
26:38des gens
26:39qui sont
26:39pleins de jalousie
26:42mais au fond
26:44encore une fois
26:44les français
26:45ne s'attachaient pas
26:46à cette question là
26:47mais quand on met
26:48le projecteur dessus
26:50et qu'on en fait
26:50une mesure
26:51symbolique
26:53de justice
26:54moi je comprends
26:55mais est-ce que
26:55les symboles
26:55ce n'est pas important
26:56parfois ?
26:56Mais si
26:57les symboles
26:57c'est très important
26:58ça je trouve
26:59c'est un symbole
26:59dérisoire
27:00et au fond
27:01très contre-productif
27:02alors on me dit
27:03mais on ne va pas
27:04toucher à la sécurité
27:05d'abord
27:05alors si on touche
27:06à la sécurité
27:07parce que s'il n'y a pas
27:07la voiture et le chauffeur
27:08je ne sais pas
27:09où on met le garde du corps
27:10mais vous pouvez entendre
27:11qu'un français
27:11pardonnez-moi
27:12mais qui apprend
27:13et qui a connaissance
27:15qu'un ancien premier ministre
27:16qui a été premier ministre
27:17il y a 20 ans
27:18bénéficie toujours
27:19d'un chauffeur personnel
27:21ça puisse
27:22oui alimenter
27:24une forme de
27:25alors vous parliez
27:26de jalousie
27:27mais de défiance
27:28au travers d'une classe politique
27:29qui peut-être
27:30n'a pas besoin
27:31de ces privilèges-là
27:32c'est la classe politique
27:32c'est les gens
27:33qui ont été premiers ministres
27:34alors évidemment
27:35quand il y a un premier ministre
27:36tous les 6 mois
27:36ça finit par dévaloriser
27:38beaucoup la fonction
27:39sachant qu'il y avait
27:40une limite d'âge
27:40au-delà d'un certain âge
27:41ça n'était plus possible
27:42donc Michel Barnier
27:43et François Bayrou
27:43n'ont pas été concernés
27:44on a beaucoup dévalorisé
27:45déjà toutes les fonctions
27:46publiques
27:48et en particulier
27:48les plus hautes
27:49à la fois par la façon
27:50dont on a gouverné
27:51et par la désignation
27:53à la vindicte publique
27:54c'est toutes les sociétés
27:55qui souffrent
27:56sont des sociétés
27:57qui n'ont qu'un cri
27:57c'est tous pourris
27:59tous minables
28:00etc
28:01donc voilà
28:02si on veut continuer
28:03à alimenter ça
28:04il faut continuer à faire ça
28:05maintenant
28:05je reviens un instant
28:06sur la sécurité
28:07alors deux choses
28:08c'est
28:08un
28:09vous n'avez plus de chauffeur
28:10et de voiture
28:11vous n'avez plus de
28:11je ne sais pas
28:12où vous mettez
28:12l'officier de sécurité
28:13premièrement
28:14deuxièmement
28:15on dit
28:16mais alors on va réévaluer
28:17pour savoir si le risque
28:18mais comment peut-on
28:20évaluer ce risque
28:21est-ce qu'un jour
28:22on va voir
28:22moi je ne veux pas
28:23dans mon pays en tout cas
28:24voir un jour
28:25un ancien premier ministre
28:25même qui a été
28:26premier ministre
28:27il y a 20 ans
28:27se faire tabasser dans la rue
28:29se faire cracher à la figure
28:30voilà
28:30je veux dire
28:31est-ce que ça
28:32grandit l'état
28:33je ne crois pas
28:34est-ce que c'est décisif
28:36est-ce que ça modifie
28:38ce qu'on appelle
28:38bêtement d'ailleurs
28:39le train de vie de l'état
28:40parce que l'état
28:41n'a plus beaucoup
28:41de train de vie
28:41depuis très longtemps
28:425 millions d'euros par an
28:44écoutez d'ailleurs
28:45vous parliez des menaces
28:46éventuelles contre
28:47d'anciens premiers ministres
28:47c'est le ministre de l'intérieur
28:48c'est ça qui va réduire
28:49le déficit
28:49Henri Guénaud
28:50Laurent Nouniès
28:50en quelque sorte
28:51vous a répondu
28:52écoutez-le
28:52donc pour les anciens
28:55ministres de l'intérieur
28:55la protection
28:56ne durera plus que 2 ans
28:57et 3 ans
28:58pour les anciens
28:58premiers ministres
28:59et donc effectivement
29:00les anciens ministres
29:01de l'intérieur
29:02et les premiers ministres
29:02qui actuellement
29:03bénéficient de protection
29:04n'en bénéficieront plus
29:06à compter du 1er janvier
29:07ou du 5 janvier
29:08mais il y a effectivement
29:09une démarche de rationalisation
29:11qui a été engagée
29:11donc je crois
29:12que nos compatriotes
29:13le comprennent
29:13voilà
29:14un ancien ministre
29:15de l'intérieur
29:15ou un ancien premier ministre
29:16passé un certain délai
29:17il peut ne pas bénéficier
29:19de protection
29:20il y aura juste
29:21donc ces protections
29:22seront concrètement supprimées
29:24il y aura juste
29:24quelques exceptions
29:25pour ceux
29:26de ces personnalités
29:27qui continuent
29:28à faire l'objet
29:29de menaces
29:29et qui doivent bénéficier
29:31et continuer
29:31à bénéficier
29:32d'une protection
29:32le ministre de l'intérieur
29:33qui est actuellement
29:34justement sur
29:35les Champs-Elysées
29:36place de l'étoile
29:37vous le voyez
29:38en train de rendre visite
29:39à une partie des policiers
29:41qui vont travailler
29:42tout au long de la nuit
29:42dans le cadre du dispositif
29:44de sécurité
29:44qui a été mis en place
29:45effectivement
29:46pour cette soirée
29:47du nouvel an
29:49au total
29:49dans toute la France
29:50c'est 90 000
29:51policiers et gendarmes
29:53qui ont été déployés
29:55Henri Guénoux
29:56vous êtes convaincu
29:56quand il dit
29:57le ministre de l'Intérieur
29:58vous inquiétez pas
29:59sur la sécurité
29:59on fera très attention
30:00aux anciens premiers ministres
30:01même si on aurait
30:01une part de la protection
30:02ça va être très compliqué
30:03encore une fois
30:04si vous avez plus de voiture
30:04et plus de chauffeur
30:05vous mettez
30:05l'officier de sécurité
30:07où ?
30:07comment ça se passe ?
30:08et deuxièmement
30:09si vous réévaluez
30:10si c'est plus automatique
30:11ça veut dire
30:12que vous allez apprécier
30:13subjectivement
30:14s'il y a vraiment
30:15un risque
30:15ou pas un risque
30:16et ministre de l'Intérieur aussi
30:19au contraire
30:19moi j'ai pas été
30:20ministre de l'Intérieur
30:21à titre personnel
30:22ça m'est complètement égal
30:24mais d'abord
30:25moi j'aime l'État
30:26je sais que c'est pas à la mode
30:27je pense qu'un pays
30:28a besoin
30:28et notamment la France
30:29que l'État soit grand
30:30qu'il soit respecté
30:32et d'autre part
30:33je pense que
30:35mettre en risque
30:37les anciens ministres
30:38de l'Intérieur
30:38par exemple
30:39quelqu'un peut très bien
30:40avoir été mis en prison
30:43pendant dix ans
30:43en sortant de prison
30:45il croise
30:46l'ancien ministre
30:46de l'Intérieur
30:47est-ce qu'il n'y a
30:50aucun risque ?
30:51et cette menace
30:52c'est censé avoir été
30:53évaluée par les services
30:54du ministère de l'Intérieur
30:55oui mais c'est que
30:55chaque fois que les services
30:56du ministère de l'Intérieur
30:57évaluent une menace
30:58il n'y avait pas
30:58de menace réelle
31:00et de danger
31:03après ça se saurait
31:03c'est-à-dire que
31:04parfois ça marche
31:05parfois ça marche pas
31:06voilà
31:06encore une fois
31:09moi je ne m'élève pas
31:11contre la mesure
31:11mais simplement
31:13je trouve que
31:14c'est une façon
31:15de prendre la politique
31:16qui me désole
31:16qui me désole
31:17je le dis à tous les gens
31:19bien sûr
31:20ça va être
31:21si vous faites un sondage
31:22vous avez alors
31:2290% de gens
31:23ou 95%
31:25qui trouvent que c'est très bien
31:26mais si vous faites un sondage
31:28si vous demandez
31:29à chaque Français
31:29si enlever les privilèges
31:31du voisin
31:32c'est bien
31:33il va vous dire oui
31:34chaque Français va vous dire oui
31:35parce qu'on est en train
31:36de dresser les gens
31:37les uns contre les autres
31:38est-ce qu'on n'a pas assez
31:39à baisser l'État
31:40pas assez à baisser la politique
31:41est-ce qu'il faut
31:42continuer comme ça
31:43est-ce que c'est la France
31:43des Français plus heureux
31:44et la France plus prospère
31:46on verra sur cette question
31:47Henri Guéno
31:47de la prospérité de la France
31:48si c'est évidemment
31:49un des sujets
31:50qui a été évoqué
31:50par le Président de la République
31:51dans un peu plus de 30 minutes
31:53vous restez tous les deux avec moi
31:54on se retrouve dans quelques instants
31:56sur BFM TV
31:57édition spéciale
31:59consacrée
32:00dans un premier temps
32:01au vœu d'Emmanuel Macron
32:02à suivre bien sûr
32:03à 20h sur BFM TV
32:04on se retrouve dans quelques instants
Écris le tout premier commentaire