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  • il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Générique
00:00Le ministre de l'Intérieur parle d'un périple qui a duré plus d'une demi-heure.
00:14C'était donc ce matin sur l'île d'Oléron.
00:15Un conducteur a foncé à plusieurs reprises sur des piétons, sur des cyclistes.
00:19Également, le bilan est lourd.
00:21Ce soir, cinq blessés, dont deux, sont toujours en urgence absolue.
00:24Pour en parler ce soir, Vincent Vintingen.
00:26Bonsoir.
00:26Bonsoir.
00:27Grand reporter, service police-justice de BFM TV.
00:29À vos côtés, notre consultant police-justice, Dominique Rizet.
00:32Bonsoir, Marc.
00:33Bonsoir et bienvenue.
00:34Frédéric Auréal est là, lui aussi.
00:35Bonsoir.
00:36En suivant aux fonctionnaires de police au ministère de l'Intérieur,
00:38on sera dans quelques instants avec le maire de la commune concernée,
00:41la commune de Dolus, sur cette île d'Oléron.
00:44On sera également avec toutes nos équipes sur place.
00:46Vincent, d'abord avec vous.
00:48Les faits, il était un peu plus de 8h30 ce matin, donc.
00:50Oui, exactement.
00:518h45, même pour être précis.
00:53Vous parliez de la commune de Dolus.
00:54Et c'est de là d'où est parti ce conducteur,
00:57puisqu'effectivement, pendant 35 minutes, selon les déclarations de Laurent Nunez,
01:01il a renversé des personnes qui étaient sur le côté de la route,
01:04des piétons, des cyclistes,
01:06jusqu'à Saint-Pierre-d'Oléron,
01:08qui se trouve un peu plus au nord de cette île d'Oléron.
01:11Et il a percuté ces personnes volontairement, délibérément.
01:14Le bilan est lourd, vous l'avez dit, il y a 5 blessés,
01:17dont 2 qui sont en urgence absolue.
01:19Une jeune femme de 22 ans,
01:20qui faisait son footing sur le bord de la route,
01:23qui est victime de multiples traumatismes
01:25et qui a été évacuée vers l'hôpital de Poitiers.
01:28Également un cycliste de 69 ans,
01:29qui est encore ce soir en urgence absolue.
01:31Et puis 3 blessés plus légers,
01:33sans parler de tout ce qu'on appelle les personnes impliquées.
01:35Vous savez, quand on dit impliquées,
01:36ça veut dire les personnes qui sont aussi choquées,
01:37qui ont vu ce qui s'est passé,
01:38qui doivent être prises en charge par les secours,
01:41notamment d'un point de vue psychologique.
01:42À l'issue de ce périple, pour reprendre les mots du ministre de l'Intérieur,
01:45le conducteur a donc été arrêté par des gendarmes.
01:47Oui, en fait, il a stationné son véhicule
01:50et il l'a incendié, il a tenté d'y mettre le feu.
01:53Et c'est comme ça que les gendarmes sont parvenus à l'interpeller.
01:56Une interpellation compliquée.
01:58Il a fallu utiliser ce qu'on appelle un pistolet à impulsion électrique,
02:01un taser, pour reprendre la marque,
02:04parce que l'homme ne voulait pas se laisser interpeller.
02:07C'était très compliqué.
02:08Et Laurent Nunez, quand il a pris la parole cet après-midi,
02:10a précisé, parce que c'était l'une des interrogations,
02:12que visiblement, dans cette voiture,
02:14il y avait une ou plusieurs bonbonnes de gaz
02:16qui auraient pu avoir des conséquences dramatiques.
02:19Évidemment, l'enquête doit encore le déterminer,
02:21mais c'est l'un des éléments lors de son interpellation.
02:23Et ce qu'on sait également, c'est que cet homme
02:25a prononcé les mots à la Akbar au moment de son arrestation.
02:28Oui, c'est un homme de 35 ans
02:29qui, lorsqu'il a été interpellé par les gendarmes,
02:31a prononcé ses mots, a crié ses mots.
02:33C'est l'un des éléments qui est au cœur de l'enquête.
02:35Parmi d'autres, il faut le dire,
02:36parce que ce soir, le parquet national antiterroriste
02:38est en observation.
02:39C'est-à-dire que c'est le parquet de La Rochelle
02:40qui continue de gérer cette enquête.
02:42Mais on est en train d'étudier les motivations,
02:45le profil de cet homme,
02:46pour savoir si derrière, il y avait une visée terroriste
02:48à cet acte délibéré,
02:50qui a donc blessé très grièvement cinq personnes.
02:52Frédéric Auréal, Dominique Rizet,
02:54le parquet antiterroriste,
02:55en observation qui n'est pas saisi,
02:58pourquoi le simple fait,
03:00simple, je mets quelques guillemets,
03:01de prononcer ses mots,
03:02ne suffit pas à ouvrir automatiquement
03:03une enquête pour terrorisme ?
03:05Non, on est sur des éléments de contexte éventuels,
03:07on n'est pas sur une réalité judiciaire.
03:10Ce n'est pas une infraction terroriste
03:11que de prononcer à l'Akbar.
03:13Donc, il faut pour l'instant traiter cette affaire
03:15comme elle l'est traitée d'ailleurs,
03:16une scène de crime,
03:18la reconstitution...
03:18Plusieurs, parce qu'il y a eu plusieurs points d'impact, mais...
03:20J'y venais, la reconstitution d'un itinéraire de crime,
03:25on est sur une enquête pour tentative d'assassinat,
03:29un individu défavorablement connu,
03:32mais pour l'instant sans lien avec le caractère terroriste,
03:36un individu manifestement qui n'était pas sous l'emprise de l'alcool,
03:39mais on va attendre la toxicologie.
03:42Bon, il y a tout un travail d'enquête,
03:43avec un travail remarquable des gendarmes
03:45qui ont pu l'interpeller.
03:47La présence de bouteilles de gaz,
03:49est-ce que c'était pour une consommation domestique,
03:51on peut tout savoir,
03:52parce qu'il habitait dans un mobilhome, si j'ai bien compris,
03:54ou est-ce que c'est quelque chose qui participait
03:57d'une volonté de nuire, on ne sait pas.
04:00Donc voilà, pour l'instant c'est prématuré d'avoir une hypothèse.
04:03Ça ne peut pas être considéré d'avoir prononcé ces mots
04:05comme une forme de revendication,
04:06ce serait un raccourci qu'il ne faut pas faire.
04:08Et je pense que le parquet, qui a une vision stratégique,
04:11préfère, si ça doit être le cas,
04:13le faire avec des éléments probants.
04:15N'oublions pas qu'on est sur une affaire
04:17qui relève du domaine criminel
04:19avec des assises derrière.
04:21Donc ça veut dire qu'il faut être précis,
04:23exact dans ce que l'on peut dire
04:24et dans ce que l'on peut faire.
04:26La chronologie doit être respectée.
04:28C'est une personne qui va être amenée
04:29à rendre des comptes devant des jurés,
04:31devant des magistrats.
04:32On ne peut pas se contenter de l'à peu près
04:34ou d'une interprétation
04:35qui est un peu évasive
04:38ou de politique politicienne.
04:39On n'est pas du tout dans ce registre-là.
04:41Laissons faire le travail judiciaire
04:43comme il doit être fait.
04:44Oui, le parquet national antiterroriste
04:48est dans son rôle.
04:49On observe, on vient, on regarde ce qui se passe.
04:51On attend d'avoir quelques éléments,
04:53des premiers éléments sur les auditions.
04:54L'audition ne peut pas démarrer avant au moins 5 heures
04:57parce qu'il est d'abord vu par un médecin.
05:00Il est ensuite en présence de son avocat
05:03avec lequel il va pouvoir parler un peu.
05:05Et puis ensuite, il va commencer vraiment son audition.
05:09On a tous bien compris autour de cette table
05:11qu'il y a des éléments qui nous dérangent,
05:12les bonbonnes de gaz à la Ouagbar.
05:15Ce périple meurtrier avec une voiture,
05:18un véhicule, une impare-destination.
05:20C'est ce que disait El Adnani, un chef terroriste.
05:23Tuer des mecs réants avec un couteau,
05:25pousser-les dans le vide, rouler sur eux en voiture.
05:27Donc on est là-dedans.
05:28Et puis, d'un autre côté,
05:30on est sur l'île de l'Héron
05:31avec un pêcheur de 35 ans
05:33qui vit très isolé,
05:34qui pêche avec ses parents,
05:36qui est un type qui s'alcoolise visiblement énormément,
05:39qui a commis des délits routiers alcoolisés,
05:41qui prend de la drogue.
05:43Tout le monde s'accorde,
05:44en tout cas ceux qu'on a entendu parler de lui,
05:46qui connaissent pas seulement des drogues douces.
05:49C'est la parole de quelqu'un qu'on a entendu
05:51qui était un de ses copains.
05:54Bon, voilà,
05:55on est sur quelqu'un qui,
05:56intellectuellement,
05:58va devoir être examiné,
06:00d'abord par un médecin,
06:01pour savoir si physiquement,
06:02son état de santé est compatible avec la garde à vue,
06:05mais très rapidement par un psychiatre
06:06qui va dire aussi si son état mental
06:09est compatible avec une audition,
06:11une garde à vue,
06:12et on va peut-être avoir des surprises au même matin.
06:14D'ailleurs, le parquet est tellement ennuyé
06:15que la conférence de presse
06:17qui devait avoir lieu aujourd'hui à 17h30...
06:18a été repoussé finalement à deux mains,
06:20le temps sans doute d'avoir des éléments à donner.
06:22Voilà, quand il est ennuyé,
06:23le parquet est prudent,
06:24bien sûr, très prudent.
06:25Et c'est bien normal.
06:25On est avec le maire de Dolus,
06:27sur cette île de Léron.
06:29C'est là où ce périple,
06:30pour reprendre toujours cette expression,
06:32a eu lieu ce matin.
06:32Bonsoir Thibaut Brèchkov,
06:34merci d'être avec nous ce soir en direct,
06:36dans 60 minutes.
06:37On va parler de ce qui s'est passé ce matin avec vous,
06:40évidemment.
06:40On imagine que vous et vos concitoyens
06:43êtes encore marqués par ce qui s'est passé tout à l'heure.
06:46Oui, on est encore en état de choc
06:48face à cette situation.
06:49On ne réalise toujours pas
06:50pourquoi de tels événements
06:54se réalisent sur le territoire de Léron.
06:58On n'est pas habitué à ça.
07:00Donc, je pense que ça prendra plusieurs jours.
07:03Mais il faut essayer de relativiser
07:05et se dire que, malheureusement,
07:08c'est arrivé, c'est arrivé une fois.
07:10Mais que, par nature,
07:11Léron est un territoire qui est agréable,
07:13paisible, où il fait bon vivre.
07:15Vous étiez parmi les premiers sur place ce matin,
07:17y compris à intervenir auprès des blessés.
07:20Il faut imaginer cette demi-heure
07:21avec un homme au volant
07:22qui s'en prend à des piétons,
07:25à des cyclistes, c'est ça ?
07:28Oui, tout à fait.
07:28C'est-à-dire que c'est vraiment la course folle
07:30d'un individu
07:32qui, sans connaître les personnes,
07:35des personnes qui n'ont rien demandé à personne,
07:37mais qui, voilà,
07:39c'est un autobulliste
07:40qui croise des piétons, des cyclistes,
07:42et systématiquement,
07:43eh bien, ils foncent dessus.
07:45Alors, il y a ceux qui ont été percutés,
07:47puis ceux qui l'ont évité,
07:49qui ont esquivé,
07:50qui ne sont pas impactés,
07:51même s'il y a quand même toujours
07:52un impact émotionnel,
07:53tant pour les personnes
07:55qui ont évité d'être touchées,
07:58mais aussi pour toutes les personnes
08:00qui ont été témoins des actes
08:03et qui, forcément, sont très choquées.
08:06Quand on se lève le matin
08:08et qu'on va travailler,
08:09on ne s'attend pas
08:10à ce qu'on soit témoin
08:13d'une telle scène.
08:14Quand on voit quelqu'un
08:15allongé par terre, etc.,
08:16je vous passe les détails,
08:18c'est évidemment un choc extrême.
08:21Donc, je dirais,
08:21chacun est touché d'une manière
08:24ou d'une autre par cet événement.
08:26Il y a les personnes et les victimes,
08:27en premier lieu,
08:27qui sont les blessés,
08:28notamment les deux blessés graves.
08:30Il y a les blessés moins graves.
08:34Et puis, également,
08:35il y a finalement toutes ces personnes
08:36qui sont autour,
08:37ces familles, ces amis, ces témoins.
08:39Et donc, on ne peut qu'être solidaires
08:41et leur adresser une pensée sincère
08:43face à cet événement.
08:46Le conducteur est, on l'a dit,
08:47un habitant de l'île,
08:48pêcheur, 35 ans.
08:49Il habite juste à côté de votre commune.
08:51Est-ce que vous le connaissez ?
08:53Vous le connaissiez ?
08:54Est-ce que vous avez des informations
08:55sur cet homme ?
08:57Non, je ne le connaissais
08:58ni personnellement,
08:59ni de loin, ni de non.
09:03Évidemment, depuis que son nom
09:04nous a été donné ce matin,
09:07après son interpellation,
09:10je dirais,
09:11on m'a transmis quelques renseignements
09:12de manière officieuse.
09:15A priori, c'était quelqu'un
09:17qui se faisait remarquer,
09:20mais pour des choses
09:22beaucoup plus mineures,
09:24pour des faits de droit commun,
09:25comme l'a dit le ministre
09:26de l'Intérieur.
09:27mais en aucun cas,
09:29il ne s'est fait remarquer,
09:31soit à travers des délits,
09:34des crimes,
09:35qui feraient penser
09:36à une radicalisation
09:38et encore moins,
09:41qui nous amèneraient à imaginer
09:42un événement
09:42comme il s'est déroulé ce matin.
09:44Oui, justement,
09:45est-ce que vous attendez,
09:46j'imagine,
09:47comme beaucoup d'autres,
09:48avec impatience,
09:49d'avoir les premiers éléments
09:50de l'enquête
09:51pour avoir les motivations ?
09:52Est-ce que vous craignez
09:53que ce soit un mobile terroriste
09:55ou finalement,
09:56au regard de la douleur
09:57des victimes,
09:58cela importe peu ?
10:01Nous, c'est vrai
10:02que face à cette incompréhension,
10:03on a besoin
10:04de beaucoup de réponses.
10:05Pourquoi cet acte ?
10:08Pourquoi soudainement,
10:10là, il y a ce passage à l'acte ?
10:12Pourquoi cette personne
10:13qui, de but en blanc,
10:16n'est pas dans un climat,
10:18dans une ambiance
10:19qui prêterait
10:20à une quiconque radicalisation ?
10:22Après, bien sûr,
10:23et d'ailleurs,
10:23ça a été dit sur votre plateau
10:24et c'est très bien,
10:25il faut prendre les choses
10:26avec beaucoup de pincettes.
10:27Ce sera l'enquête
10:27qui pourra révéler
10:28l'ensemble du profil psychologique
10:32et de la situation.
10:34Qu'est-ce qui l'a amené
10:35à passer à l'acte ?
10:38Voilà, donc nous,
10:38on est dans le questionnement,
10:40le questionnement aussi
10:41sur la suite des éléments
10:43à l'égard de cet homme,
10:46en espérant que les meilleures suites
10:48soient données à son encontre,
10:50tout en étant en parallèle
10:51sur une...
10:53On est attentif
10:54aux suites médicales
10:56des deux personnes
10:57touchées gravement.
10:58Oui, c'est ce que j'avais
10:59vous demandé.
11:00Certains des blessés
11:01habitaient dans votre commune,
11:02peut-être même
11:02les connaissiez-vous.
11:04Comment vont-ils ce soir ?
11:05Les blessés
11:05et ceux qui ont assisté
11:07à ces 30 minutes
11:08de folie ce matin ?
11:10Alors moi,
11:10je n'ai pas connaissance
11:11de l'état de santé
11:12des cinq personnes touchées.
11:14Seulement,
11:15d'une partie des personnes
11:16qui ont été touchées,
11:17j'en ai connaissance.
11:19Je sais que sur Dolus,
11:20il y a une personne
11:20qui était dans une situation,
11:23je dirais,
11:24enfin,
11:24qui a été touchée,
11:25mais de manière...
11:29Alors,
11:29je ne veux pas dire modérée
11:30parce que je ne voudrais pas
11:31sous-estimer
11:32l'importance des faits,
11:34mais je dirais,
11:35il y a une personne
11:35qui était extrêmement grave,
11:37d'autres un peu moins,
11:38si je peux dire les choses
11:39de manière respectueuse.
11:41S'agissant de la personne
11:42qui est dans un état grave,
11:43qui est partie de deux personnes
11:44dans l'état est le plus grave,
11:46je sais qu'elle est toujours
11:47évidemment à Poitiers,
11:49elle avait été transportée
11:50en hélicoptère
11:51et que normalement,
11:53elle devrait être opérée
11:54dans la soirée.
11:56Donc là,
11:56on va voir
11:57si ça a bien se déroulé
11:59ce soir,
11:59son opération,
12:00on va voir dans les prochains jours
12:01la concernant
12:02et puis on est forcément
12:03de tout cœur,
12:05on lui souhaite
12:06qu'elle arrive
12:10à se remettre
12:11de ses plaies,
12:12de ses fractures,
12:15de tout ce qui peut toucher,
12:17on sait que notamment
12:18elle a eu un trauma crânien,
12:20donc ça,
12:20c'est vrai que c'est toujours
12:21un sujet,
12:21c'est toujours difficile
12:22à identifier
12:22jusqu'où ça peut aller.
12:25Donc on est de tout cœur,
12:28ça nous touche collectivement,
12:29ça nous touche profondément
12:30cet événement.
12:32Et on vous remercie,
12:33M. le maire,
12:33d'avoir pris quelques minutes
12:34pour être avec nous
12:35en direct ce soir
12:35sur BFM TV.
12:36Frédéric Auréal,
12:37on disait,
12:38prochaine étape évidemment,
12:39la garde à vue
12:39qui commence sans doute
12:41en ce moment même
12:41puisque le conducteur
12:43a d'abord dû passer
12:45un examen médical,
12:46ensuite les enquêteurs
12:47vont retourner sur le terrain
12:49pour essayer de cheminer
12:50dans sa tête,
12:51voir à quel moment
12:52il a éventuellement
12:53prémédité tout cela.
12:54Alors,
12:55je pense que
12:56les différentes investigations,
12:57notamment perquisition,
12:59notamment l'entourage,
13:01les auditions
13:02des différents familiers
13:04qu'il peut avoir,
13:05ça c'est important.
13:06Deux,
13:07vous l'avez vu,
13:08le véhicule
13:09qui doit faire l'objet
13:10d'une expertise approfondie,
13:11donc ça,
13:12ça va passer en deux minutes,
13:13savoir si on relève
13:14des traces ADN et autres,
13:15donc tout ça nécessite quand même
13:17une approche technique
13:18et scientifique de haut niveau
13:19et la gendarmerie
13:21sait très bien faire ça.
13:23Et puis après,
13:24il y a tout l'environnement.
13:25Tout à l'heure,
13:25ça a été évoqué,
13:26moi aussi,
13:26il y a un aspect
13:27qui relève du secret médical,
13:29mais j'aimerais savoir un peu
13:30l'expertise médicale,
13:31ce qu'elle va donner
13:32au-delà de sa compatibilité
13:33avec les mesures de garde à vue,
13:35on peut dire
13:35l'expertise psychiatrique
13:36et autres,
13:37parce que bon,
13:37on n'a pas d'alcool,
13:39est-ce qu'on a des stupéfiants ?
13:40On n'en sait rien pour l'instant,
13:42est-ce qu'il y a d'autres choses ?
13:42J'en s'effiche trop rien
13:43et j'aimerais déjà voir.
13:44La présence éventuelle,
13:45pas confirmée,
13:46le ministre de l'Intérieur
13:47a utilisé le conditionnel
13:48une ou deux bouteilles
13:49de bonbonnes de gaz
13:50dans la voiture,
13:51elle changerait quoi,
13:52Dominique Rizet ?
13:53C'est que là,
13:53on est quelqu'un
13:54qui avait prévu de...
13:56Une intention,
13:57une intention criminelle
13:58supplémentaire,
14:00faire brûler cette voiture,
14:01faire exploser cette voiture
14:03avec les bouteilles de gaz
14:04à l'intérieur
14:05au moment où les gendarmes
14:06interviennent,
14:08oui,
14:08faire plus de victimes,
14:09c'est une circonstance
14:10aggravante.
14:12Vous savez,
14:12ce type vit dans un mobilhome,
14:14on va peut-être découvrir
14:15qu'il est allé acheter
14:16une bouteille de gaz
14:17pour son mobilhome.
14:18Oui,
14:19qu'il est rentré à la maison.
14:20D'où la prudence nécessaire
14:21ce soir
14:21et d'où l'attente
14:22de la conférence de presse
14:23qui aura lieu demain,
14:24sans doute du procureur.
14:25Exactement,
14:25c'est vrai qu'il y a
14:26de multiples investigations
14:27qui sont en cours,
14:28on parlait de la perquisition
14:30parce qu'on va aller chercher
14:31aussi des raisons
14:32aux gestes qui ont été commis
14:34ce matin.
14:35Est-ce qu'on va retrouver
14:35une forme de revendication,
14:36une forme d'adhésion
14:38à une idéologie ?
14:39C'est aussi ça
14:39que les enquêtants
14:40vont chercher
14:40pour qualifier un mobile
14:41terroriste ou pas,
14:42pour le discriminer.
14:44Et puis,
14:44il va y avoir aussi
14:45des analyses
14:46sur les réseaux sociaux,
14:47son téléphone,
14:48qu'a-t-il fait
14:48les jours précédents,
14:49les semaines précédentes,
14:50à quoi s'est-il connecté ?
14:51Voilà tout ce qui va être
14:52mis sur la table
14:52avant de voir l'orientation.
14:54Merci beaucoup
14:55à tous les trois
14:55de la venue ce soir
14:56sur ce plateau.
14:57J'accueille à présent
14:57Alain Boer,
14:58professeur de criminologie
15:00au Conservatoire national
15:01des arts et métiers
15:02auteur du livre
15:02« Décline aux scènes »
15:04paru chez Fayard.
15:05On va parler
15:06dans quelques instants
15:07avec vous,
15:08M. Boer.
15:08Bonsoir,
15:09bienvenue sur ce plateau
15:10des grands dossiers
15:11judiciaires du moment,
15:13l'enquête après le
15:13cambriolage du musée
15:14du Louvre,
15:15l'aspect judiciaire
15:16de l'affaire Chine
15:17puisqu'on en apprend
15:18quasiment tous les jours
15:19sur cette plateforme
15:20dont le gouvernement
15:20réclame aujourd'hui
15:21la suspension.
15:23D'abord sur ce qu'on
15:24vient d'entendre,
15:24Alain Boer,
15:25ce qui s'est passé
15:25ce matin à Oleron.
15:28Je rappelle,
15:28ce conducteur qui percute
15:29volontairement des cyclistes
15:30et des piétons,
15:31cinq personnes blessées
15:33dont deux dans un état
15:34très grave,
15:34un homme qui dit
15:35à la Agbar
15:36au moment de son arrestation
15:38qui n'est pas fiché S,
15:39qui est un Français
15:39qui a 35 ans,
15:40qui est un pêcheur
15:41de l'île d'Oleron.
15:42Qu'est-ce que ça vous inspire ?
15:44Alors d'abord,
15:45les évolutions
15:46des modes opératoires
15:47terroristes ou pas terroristes.
15:49Je rappelle que le terrorisme
15:49n'a jamais été défini
15:50dans le code pénal français.
15:51On définit quelques actes
15:52mais on ne s'est jamais
15:53mis d'accord
15:54sur ce que c'est
15:55que le terrorisme.
15:55C'est d'ailleurs pour ça
15:56que le parquet national
15:57antiterroriste observe
15:59avant de se faire
15:59une idée de
16:01était-il sous stupéfiants,
16:03sous stupéfiants
16:04et alcoolémies.
16:06Est-ce qu'il avait émis
16:08une revendication ?
16:09Al-Akbar n'est pas
16:10une revendication.
16:11C'est ce que j'allais demander.
16:12Sur quels critères ?
16:13Parce que pour sans doute
16:14une grande partie
16:14des gens qui nous regardent,
16:16un homme qui tue,
16:18qui terrorise
16:19et qui ensuite
16:20d'une phrase
16:20comme celle-ci,
16:23ça caractérise la presse.
16:24Tous en prises de stupéfiants
16:25et d'alcool
16:26fait la même chose
16:27même pendant 35 minutes
16:29ce qui est un élément
16:30aggravant
16:30la durée
16:31de cette opération.
16:32Ce n'est pas percuter
16:33un groupe de cyclistes
16:34à l'arrêt
16:35comme ça a été le cas
16:36à plusieurs reprises
16:37ou ce n'est pas
16:38dévaler une rue
16:40en ayant perdu
16:41le contrôle de son véhicule.
16:42Bref, tout ça
16:42n'est pas évident.
16:44Ça n'est évident pour personne.
16:45Pas plus les enquêteurs
16:46que le parquet antiterroriste
16:47et tant mieux.
16:49Mais la réalité,
16:50c'est ce qui est en train
16:51d'être investigué.
16:52Avait-il une revendication ?
16:54A-t-il laissé un message ?
16:55Avaient-ils des contacts
16:57avec l'État islamique
16:58au Khorasan
16:58ou n'importe quel autre groupe
17:00sur ses réseaux sociaux,
17:02sur son téléphone
17:03ou sur Internet ?
17:05Tout ceci va donner
17:06une orientation
17:07à l'enquête.
17:08Il y a un certain nombre
17:09de gens
17:09qui crient Allah Akbar
17:10et dont il n'a jamais été déterminé
17:12qu'ils n'avaient jamais eu
17:13aucun autre élément
17:15que d'avoir crié Allah Akbar.
17:17C'est une indication.
17:19Ça ne vaut pas plus
17:19que l'indication,
17:20en tout cas,
17:21pour une incrimination.
17:22Ça n'empêche pas
17:23les poursuites,
17:24ça n'empêche pas
17:25la mise en cause,
17:26ça n'empêche pas
17:26l'acte volontaire,
17:27semble-t-il.
17:28Ou bien semble-t-il.
17:30Voilà.
17:30Et donc,
17:30tout ceci nécessite
17:3224, 48, 72 heures
17:34d'investigation.
17:35Après,
17:35il y a l'histoire
17:35des bonbonnes de gaz
17:36qui est un élément
17:37complémentaire à cette...
17:38À condition
17:39qu'elles aient été là
17:40pour alourdir le bilan
17:42et que,
17:43comme on le disait,
17:43ils ne soient pas sortis
17:44du magasin
17:44pour aller les acheter.
17:45Vous voyez,
17:46tous ces éléments-là
17:47ne relèvent
17:47d'aucune visibilité
17:49sur le moment.
17:50C'est pour ça
17:50qu'il y a des enquêtes
17:51et heureusement d'ailleurs
17:52et une très grande
17:54efficacité,
17:55notamment la police
17:55technique et scientifique
17:56qui va nous donner
17:57beaucoup d'éléments
17:58dans les 24 ou 48 heures.
17:59Encore un mot
18:00sur cette affaire,
18:00Alain Boer.
18:028h40,
18:02même sur l'île d'Oléron
18:03et même en dehors
18:05d'une période
18:06de vacances scolaires,
18:07si ça avait eu lieu
18:08la semaine dernière,
18:09le bilan aurait pu être
18:10évidemment plus lourd
18:10mais 8h30,
18:11c'est l'heure
18:12de pointe.
18:12C'est l'heure
18:13où les gens partent
18:13au travail,
18:14c'est l'heure
18:14où on accompagne
18:14aussi les enfants
18:15à l'école.
18:16Oui,
18:17mais alors c'est
18:17paradoxalement
18:18pour quelqu'un
18:18qui est un résident
18:19de l'île,
18:20qui n'est pas venu
18:20sur l'île de l'extérieur,
18:22qui connaît donc très bien,
18:23qui est connu
18:24pour de bonnes
18:25ou de mauvaises raisons,
18:26on ne peut pas dire
18:27qu'il ait choisi
18:28la meilleure heure,
18:29le meilleur moment
18:29et la meilleure concentration
18:30de population.
18:32Donc ça fait aussi
18:32partie des mystères.
18:33On discutait tout à l'heure
18:35avec des policiers
18:36qui sont très spécialisés
18:37sur ces affaires,
18:39eux-mêmes
18:39restent extrêmement dubitatifs
18:41sur beaucoup d'éléments
18:43de ce dossier
18:44et donc il est plutôt
18:45rassurant
18:46que le parquet national
18:47antitoris
18:48ait laissé une magistrale
18:49en observation
18:50avant de se faire
18:51une idée précise
18:53de la qualité
18:54des poursuites.
18:55Mais poursuites,
18:56il y aura,
18:57sauf s'il avait perdu
18:58le contrôle de lui-même
19:00pour des raisons
19:00liées notamment
19:01à l'abus d'alcool
19:02et de stupéfiants,
19:03ce qui semble là
19:03être un élément acquis
19:05de son histoire personnelle
19:07à part le Alakbar.
19:09Et on va rester nous aussi
19:10très prudents
19:10en attendant donc
19:11les prochaines communications.
19:12La prochaine étant sans doute
19:13pour demain,
19:14Alain Bauer,
19:15elle a été un peu décalée
19:16car l'enquête
19:17sert à quelque chose.
19:18Exactement,
19:18et le temps judiciaire
19:20n'est pas le temps médiatique
19:20quand on en a la preuve.
19:22Je voudrais qu'on dise
19:23quelques mots,
19:23on est à quelques jours
19:24des 10 ans
19:25des attentats terribles
19:27du 13 novembre.
19:29Est-ce qu'il y a
19:29aujourd'hui,
19:30et je ne fais pas le lien
19:31avec ce qu'on vient
19:32de se dire évidemment,
19:33est-ce qu'il y a aujourd'hui
19:33un risque supplémentaire
19:35en France
19:36à l'approche
19:36de cet anniversaire ?
19:38Alors,
19:38la plupart des opérateurs
19:40salafistes
19:41n'ont pas le même calendrier
19:42que nous,
19:42ne fêtent pas leurs anniversaires
19:44et cette notion
19:44pour eux
19:45n'a aucun sens.
19:46Mais eux-mêmes
19:47expliquaient,
19:47notamment M.
19:48Al-Adnani,
19:48le ministre des Attentats
19:50de l'État islamique,
19:51celui qui a dit...
19:51Ministre des Attentats.
19:52Il s'appelait
19:52ministre des Attentats
19:53dans sa tête.
19:54En tout cas,
19:54c'est comme ça
19:54qu'il se présentait.
19:55Il a été tué d'ailleurs
19:56depuis.
19:58Il expliquait que
19:58quand on ne pouvait pas
19:59venir faire le djihad
20:01sur place,
20:02il fallait prendre
20:02n'importe quoi
20:03pour attaquer
20:04les infidèles,
20:05donc nous,
20:06y compris les musulmans
20:07qui ne voulaient pas
20:08aller au djihad
20:10par tous les moyens possibles
20:12et c'est pour ça
20:12qu'on a vu
20:13une profusion d'attaques
20:14aux couteaux,
20:15à la tractopelle,
20:16en véhicule,
20:18bref,
20:18avec n'importe quoi
20:19qui traînait.
20:21Et il y a eu
20:21une certaine profusion
20:23de ce qu'on appelait
20:23le lumpenterrorisme
20:25ou le terrorisme du pauvre.
20:26Enfin,
20:26il y a eu plein de noms
20:27qui ont été donnés.
20:28Et donc,
20:29il y a eu ce moment
20:30un peu particulier.
20:31Pour ceux qui sont radicalisés
20:33ici,
20:35radicalisés étant un mot
20:36à prendre toujours
20:37avec prudence,
20:37enfin,
20:37disons,
20:37ceux qui se sont
20:38en voie de djihadisation,
20:41eux ont un état d'esprit
20:43plutôt occidental.
20:44Pour eux,
20:44ça a du sens
20:45de fêter,
20:46même dans l'horreur,
20:48un événement
20:49qui leur semble
20:49plus symbolique
20:50que les autres.
20:51Et donc,
20:51cette catégorie-là,
20:52notamment les très jeunes,
20:53ce qui est l'indication
20:54que donne le parquet
20:55antiterroriste
20:56du rajeunissement,
20:58du fait que la plupart
20:59d'entre eux sont,
20:59un,
21:00très jeunes,
21:00et deux,
21:00pas connus.
21:02Il n'y a pas eu le temps
21:03de l'embrigadement,
21:04ils ne sont pas allés
21:04faire le djihad ailleurs,
21:05ce n'est pas des revenants,
21:06ce n'est pas des sortants
21:07de prison non plus.
21:08C'est une nouvelle catégorie,
21:09deux mineurs aussi.
21:11Pour eux,
21:11ça pourrait avoir du sens,
21:12mais il n'entre
21:13dans aucune
21:13de ces catégories.
21:14Donc,
21:15ce que vous dites
21:15peut être juste,
21:17mais pas dans ce cas-là.
21:18Qu'est-ce qui a le plus changé
21:19depuis le 13 novembre
21:22dans cette menace terroriste ?
21:23Est-ce que c'est la même
21:24qu'à 10 ans,
21:24à part le rajeunissement
21:25que vous venez de signaler,
21:27est-ce que les réseaux
21:27sont les mêmes ?
21:28Il n'y a plus de réseaux.
21:30Il n'y a plus de réseaux.
21:30Non.
21:31C'est ça le grand changement.
21:32Ce qui est plutôt
21:32une bonne nouvelle ?
21:33C'est l'auto-radicalisation
21:34à la maison.
21:35Ce qui est plutôt
21:35aussi une bonne nouvelle ?
21:36Non,
21:36c'est une très mauvaise nouvelle.
21:37Très mauvaise.
21:37Le réseau a un avantage,
21:38vous pouvez démonter le réseau.
21:39C'est du terrorisme
21:40low-cost,
21:41entre guillemets,
21:41plus difficile à détecter.
21:43Le 11 septembre,
21:44ce n'était pas très cher non plus.
21:45Ils ont même rendu de l'argent
21:46avant de se faire sauter
21:48dans l'économie.
21:48Il fallait quand même
21:49prendre des cours.
21:50Oui,
21:51mais ça a coûté
21:52moins de 500 000 dollars
21:53pour détruire
21:54entièrement une économie,
21:56le plus grand
21:56quartier général militaire
21:58du monde,
21:59le siège de l'économie
22:00américaine.
22:01Et ils ont raté
22:02la Maison Blanche
22:02ou le Congrès,
22:03on ne sait pas très bien
22:04de justesse
22:05grâce à la révolte
22:06des passagers.
22:07Ça a atteint durablement
22:07l'économie,
22:08le commerce,
22:09le transport mondial,
22:10le tourisme.
22:10Je veux dire,
22:11le retour sur investissement
22:12a été considérable.
22:13Là,
22:13on est dans des opérations
22:14qui ne sont pas low-cost,
22:15ce n'est pas la question.
22:16Elles sont individuelles.
22:18Et d'ailleurs,
22:18on a dû changer
22:19la législation antitouriste
22:21pour prendre l'entreprise
22:21individuelle à caractère terroriste
22:23alors que jusque-là,
22:24l'association de malfaiteurs
22:25nécessitait qu'on soit
22:26au moins deux,
22:27voire trois
22:27en matière de crimes organisés.
22:29Donc,
22:29c'est un peu plus compliqué.
22:30Ce qui est très inquiétant,
22:32c'est le rajeunissement,
22:33la diffusion
22:33et l'individualisation
22:35d'acteurs
22:36qui n'ont plus besoin
22:37d'en contacter un autre,
22:39d'aller dans un camp d'entraînement,
22:42d'aller apprendre
22:43à la mosquée du coin
22:44ou ailleurs
22:45comment se radicaliser
22:47et qui passent à l'acte
22:48d'une manière extrêmement rapide.
22:49Ça,
22:49c'est un vrai danger
22:50qui avait été souligné
22:51à juste titre
22:51par M. Lerner
22:52alors qu'il était encore
22:53directeur général
22:54de la sécurité intérieure.
22:55Maintenant,
22:55il a la sécurité que ça.
22:56Et par le procureur
22:57antiterroriste
22:59qui indique à quel point
22:59le renouvellement
23:01des générations
23:02terroristes
23:03est un vrai enjeu.
23:04Et puis,
23:05deuxième élément,
23:06l'arrivée
23:06de nouveaux opérateurs
23:07là,
23:08transférés de l'extérieur
23:09chez nous,
23:10par contact
23:11ou par exportation,
23:13notamment l'État islamique
23:14au Khorasan
23:14ou encore récemment,
23:15il y a quelques jours,
23:16un opérateur terroriste
23:18coordinateur
23:19a été interpellé
23:20par les services
23:21de renseignement.
23:22Et donc là,
23:23on a aussi un retour,
23:24non pas des anciens réseaux,
23:26mais de nouveaux réseaux.
23:27On va parler
23:28du cambriolage
23:29au Louvre,
23:29parce que l'enquête
23:30a avancé assez nettement
23:31et puis qu'on en sait
23:32un petit peu plus aussi
23:33sur les profils
23:33de ce fameux commando
23:35de quatre personnes
23:36dont deux ont grimpé
23:37en haut du Mont-Chart.
23:38Quatre au moins.
23:38Quatre au moins,
23:39vous avez raison,
23:39mais le commando
23:40qui était sur place
23:41ce jour-là au Louvre.
23:42Je voudrais d'abord
23:42qu'on dise un mot
23:43de ce qui se passe
23:44autour de Chine
23:45en France.
23:45Ce soir,
23:45le gouvernement annonce
23:46qu'il veut suspendre
23:48au moins provisoirement.
23:49Demande à la justice
23:49de suspendre.
23:50Demande à la justice
23:50de suspendre
23:51au moins.
23:52Et on va en parler
23:53dans quelques minutes
23:54avec nos invités aussi,
23:54mais je voudrais
23:55votre regard là-dessus
23:56parce qu'il s'est passé
23:56autre chose aujourd'hui.
23:57Le gouvernement dit
23:57qu'on demande à la justice
23:59de suspendre le temps
24:00que Chine se mette
24:00en conformité avec la loi
24:01et dans le même temps,
24:03on apprend qu'un homme,
24:04un habitant des Bouches-du-Rhône
24:05a été arrêté aujourd'hui
24:08pour avoir commandé
24:11une poupée pédopornographique
24:12mais qu'il n'a pas commandé
24:14chez Chine,
24:15qu'il a commandé
24:16sur un autre site
24:17installé à l'étranger.
24:18Est-ce qu'on est en train
24:19de découvrir finalement
24:20que des sites
24:21ou des choses comme ça,
24:22il y en a,
24:23j'allais dire,
24:24au coin de chaque rue,
24:25en tout cas au coin
24:25de plein de sites internet
24:27aujourd'hui
24:27et que Chine est l'arbre
24:28qui cache la forêt ?
24:29Alors, d'abord,
24:30il y a deux Chines.
24:31Il y a le Chine
24:32qui vend ses propres produits
24:33et il y a le Chine
24:33qui vend les produits
24:34des autres,
24:34ce qu'on appelle
24:34les marketplaces,
24:35les places de marché.
24:37Et l'idée générale,
24:38c'est qu'il y a,
24:40dans la folie
24:41de la déréglementation,
24:43l'incompétence,
24:44l'arrogance
24:44et la stupidité
24:45de nos gouvernants,
24:46une incapacité
24:47à gérer
24:47ce qui est imposé
24:48aux commerçants du coin
24:49dans ces espaces gigantesques
24:51qui vendent tout
24:52et n'importe quoi
24:53avec une problématique
24:55de l'arrivée
24:56de l'étranger
24:57sur des petits colis
24:57qui eux-mêmes
24:58n'étaient pas contrôlés,
24:59n'étaient pas taxés.
25:00Et donc,
25:01il y a eu
25:01un espèce d'engouement,
25:02une sorte d'illusion,
25:03une folie furieuse
25:04de la libération
25:05du commerce
25:06sans prendre en compte,
25:07comme d'habitude.
25:08Aucun des effets pervers
25:09que ça voulait.
25:10L'idée de cette globalisation
25:11heureuse, merveilleuse,
25:12celle que je décris
25:14dans la globalisation piteuse
25:15dont vous avez parlé
25:16dans le quatrième épisode
25:18de ce que je raconte
25:19dans Desclinocènes,
25:20c'est ça.
25:21La liberté, c'est bon.
25:23C'est toujours bon.
25:24Il n'y a pas d'effet pervers.
25:25Il n'y aura plus de guerre.
25:26On ne va plus se tuer.
25:27Et on peut acheter tout
25:27et n'importe quoi.
25:28Nous devenons un magnifique musée.
25:30Nous sommes des consommateurs
25:30mais nous ne sommes plus
25:31des producteurs.
25:32Donc, nous ne contrôlons rien
25:33car le contrôle,
25:34c'est mauvais
25:35pour la circulation,
25:36c'est mauvais pour le tourisme
25:37et c'est y compris mauvais
25:38pour visiter le Louvre.
25:39Je vais abonder
25:40et on va en parler du Louvre.
25:41Je suis impatient d'en parler.
25:42Je vais abonder un petit peu
25:43dans ce que vous dites.
25:44Un député Les Républicains
25:45qui sera avec nous
25:45sur ce plateau
25:46dans une dizaine de minutes
25:47qui lutte depuis des années
25:49contre les abus
25:50de la fast fashion
25:51et qui aujourd'hui
25:51est en pointe
25:52sur le dossier Chine,
25:53a saisi la justice
25:54aujourd'hui même
25:54après avoir trouvé
25:55sur la plateforme Chine
25:57des armes de poing.
25:58Tenez-vous bien,
25:59une machette vendue
26:00comme une hache
26:00pour le camping
26:01et un poing américain
26:02vendue comme une bague décorative.
26:05Mais c'est le cas pour tout.
26:07Je veux dire,
26:08moi je suis pour faire
26:09la réciprocité.
26:11Si n'importe quelle plateforme française
26:13voulait s'implanter en Chine
26:14étant-elle le millionième
26:17de ce que les plateformes étrangères,
26:19notamment chinoises,
26:20font en Europe,
26:21elle aurait été interdite
26:22dans la milliseconde.
26:24Je précise que Chine
26:25ne vend plus ses produits en Chine.
26:27Ah non,
26:27oui, bien sûr.
26:29Pourquoi ?
26:29Parce qu'il y a un gouvernement en Chine.
26:31On peut en penser
26:31ce qu'on en veut
26:32du point de vue de l'idéologie
26:34ou des libertés individuelles.
26:35Alors, du point de vue de la protection
26:36du consommateur et des Chinois,
26:39ce que Chine interdit
26:40à ses enfants,
26:41ce que le gouvernement chinois
26:42interdit aux enfants chinois
26:43sur TikTok
26:44est librement autorisé ici.
26:46La destruction des cerveaux occidentaux
26:48est considérée
26:49comme un élément naturel
26:50de la liberté du commerce
26:51et strictement réglementée.
26:53En Chine,
26:53on demande surtout aux enfants
26:54d'apprendre les sciences.
26:56Il y a quand même
26:57de temps en temps
26:57des moyens de comprendre
26:59qu'il se passe quelque chose
27:00et que de ce point de vue-là,
27:02vraiment,
27:03c'est de l'incompétence,
27:04de l'ignorance
27:05et du je-m'en-foutisme.
27:07Le Louvre,
27:08Alain Boer,
27:08on a désormais
27:09trois des quatre membres
27:10présumés du commando
27:11qui sont...
27:12Il y a un rapport de main.
27:12Il y a un rapport
27:13de la Cour des comptes.
27:14Mais trois des quatre membres
27:15du commando
27:15qui sont aujourd'hui arrêtés.
27:17Est-ce qu'on peut parler de succès
27:18même si les bijoux
27:19sont toujours dans la nature ?
27:20Oui, oui,
27:20c'est un gigantesque succès.
27:22La police...
27:22Succès de la police.
27:23La police a été...
27:24L'efficacité de la police
27:25a été inversement proportionnelle
27:27à celle du management du Louvre.
27:29Donc, de ce point de vue-là,
27:30il n'y a pas photo.
27:31Alors, on a
27:31un très bon concepteur
27:33de cette opération
27:34qui n'est visiblement
27:34pas encore interpellé.
27:36Je pense que c'est...
27:36Ils ne peuvent pas
27:37avoir agi seuls.
27:39Le Parisien racontait ce matin
27:40ce qu'ils ont dit
27:41aux policiers
27:42pendant leur garde à vue.
27:43L'un des deux a dit
27:44« J'ignorais que j'étais
27:45en train de cambrioler le Louvre. »
27:47Oui, il pensait
27:47que c'était de l'autre côté.
27:48Oui.
27:49Vous les croyez
27:49quand ils disent ça ?
27:51Et l'autre...
27:52J'ai écrit un livre
27:53sur les criminels
27:53les plus cons du monde
27:54qui est entièrement rempli
27:56d'histoires vraies
27:57et donc je ne sous-estime
27:58jamais la connerie
27:59comme un élément structurant
28:01de la vie.
28:02Mais je pense
28:03qu'il est possible
28:04qu'il n'ait pas pris
28:05la mesure
28:05de ce qu'il faisait,
28:06bien sûr.
28:07Oui, c'est possible.
28:08Donc il y avait forcément
28:09un commanditaire
28:09derrière tout ça.
28:10Je pense qu'il y a
28:10un commanditeur concepteur
28:12d'un côté,
28:13il nous manque,
28:14et un client
28:15recèleur de l'autre,
28:17les deux bouts là...
28:18Qui nous manquent.
28:19Qui manquent, oui.
28:19Oui, ça fait...
28:21Le début et la fin.
28:22Le début et la fin.
28:24On connaît également
28:24le profil aujourd'hui
28:25de l'un de ces quatre hommes,
28:27l'un des deux même
28:28qui est allé jusqu'à la galerie,
28:3039 ans,
28:31habitant d'Aubervilliers
28:32en Seine-Saint-Denis,
28:32il était taxi clandestin
28:33récemment encore.
28:34Il s'était fait connaître
28:35sur le pseudo,
28:36je dis il s'était fait connaître,
28:37pas de moi,
28:37j'avoue que j'ai appris
28:38son existence il y a quelques jours,
28:40le pseudo de Doudou Crossbitum.
28:42Alors il était très connu
28:43d'un de mes filloles
28:44qui l'a reconnu
28:46en disant
28:46c'est Doudou Crossbitum,
28:47j'ai donc découvert
28:48son existence aussi.
28:49Voilà, et ses fameuses vidéos
28:50de rhodéo urbain à moto.
28:52Qu'est-ce que ça dit
28:54de son profil ?
28:55Est-ce qu'on apprend
28:56des choses avec ça ou pas ?
28:57On apprend que...
28:58En dehors du fait
28:59que votre figueule
29:00le connaissait.
29:01Non, il est très bien.
29:02C'est plus facile
29:03de cambrioler le Louvre
29:04qu'une bijouterie
29:05puisque ce qu'il faisait
29:07d'habitude,
29:08c'est des casses.
29:09C'est devenu compliqué
29:10de cambrioler des bijouteries.
29:12Le smash and grab,
29:13c'est-à-dire trois minutes
29:13pour entrer, casser, sortir,
29:15a montré ses limites
29:16parce qu'on a renforcé
29:17les bijouteries,
29:19qu'il y a des faux bijoux,
29:20que les problématiques
29:21de sécurisation
29:23sont plus importantes.
29:24Aujourd'hui, on vole des sacs,
29:25on vole des vêtements,
29:26on vole des fabriques de luxe
29:28et chaque fois,
29:28on est en retard
29:29d'un épisode
29:30sur les conceptions naturelles
29:32de la sûreté.
29:32La sûreté n'a pas changé
29:33depuis Sounsou et Vauban.
29:34C'est toujours la même chose.
29:35C'est des petits jeunes
29:36qui vont créer une start-up
29:37mille ans plus tard.
29:39C'est-à-dire
29:39périphérie, périmétrie,
29:40compartimentage.
29:41Au Louvre,
29:41il n'y a pas de périphérie,
29:42donc pas d'enceinte.
29:43Pas de périphérie,
29:44donc pas de protection
29:45ni des fenêtres
29:45ni des portes
29:47et pas de compartimentage.
29:48Les vitrines ne résistent pas.
29:50Mais ces trois éléments
29:50sont la base
29:51d'un étudiant de première année
29:53en BTS de Garnier-Nage.
29:55Donc vous dites quoi ?
29:55Tout a fonctionné ?
29:57Rien n'a fonctionné.
29:58Le système d'alarme
29:59a fonctionné ?
29:59Non, le système d'alarme
30:00il ne sert à rien.
30:02Depuis quand les alarmes
30:03arrêtent les voleurs ?
30:03Tout a fonctionné,
30:04mais ce qu'on avait mis en place
30:05c'était complètement insuffisant.
30:06Non, il n'y a pas de doctrine,
30:07il n'y a pas de conception,
30:08il n'y a pas de réflexion
30:10sur la sécurité.
30:11La sécurité est un métier
30:12qui se considère globalement
30:13avec, je l'indique,
30:15l'établissement public
30:16du Grand Louvre
30:16où il commence,
30:17où il finit.
30:18Où est-ce qu'on installe
30:19des caméras ?
30:19Les caméras ne descendent pas
30:20des poteaux
30:21avec leurs petits bras musclés
30:21pour arrêter les voleurs.
30:23C'est donc qu'il doit y avoir
30:23des équipes de ronde
30:25régulières et efficaces.
30:27La caméra regarde le balcon
30:29et pas l'envers du balcon.
30:31Le balcon, il semble historiquement
30:32qu'il y a quelques années,
30:3420 ans environ,
30:34il y avait une grille
30:35sur ce balcon
30:35qui a été démontée
30:36pour des raisons esthétiques.
30:38Je propose qu'on demande
30:39à celui qui l'a fait démonter
30:41de venir s'expliquer.
30:42Ça nous ferait des vacances.
30:43Il y a 20 ans,
30:44on a changé
30:45les magnifiques vitrines blindées
30:48qui descendaient sur Vérin
30:50pour ce truc
30:51dont esthétiquement
30:52on peut avoir un débat
30:52mais dont l'efficacité
30:54est inexistante
30:55en termes de durée
30:56de résistance à une attaque.
30:58Bref, il n'y a rien
30:58qui fonctionne.
30:59Et la ministre
31:00a très justement expliqué
31:02après avoir dit
31:03certes l'alarme a fonctionné
31:05que rien ne marche
31:06et qu'en la matière
31:07il y a un immense problème
31:09de management
31:09et de gestion
31:10de la sécurité du Louvre
31:11qui ne concerne pas d'ailleurs
31:12l'actuelle administratrice générale
31:13qui est arrivée
31:14un peu tardivement
31:15dans cette affaire
31:15mais ses deux prédécesseurs.
31:17Il y a 5 ans
31:17pour Laurence Descartes.
31:184 ans un peu.
31:19Oui, c'est ça.
31:19Pour vous c'est 10 ans,
31:2120 ans de l'essai.
31:22Ça fait 20 ans
31:22de l'essai.
31:23Qu'est-ce que vous attendez ?
31:24Vous avez pu lire
31:25probablement comme moi
31:27que le code
31:28du système
31:29de sécurité informatique
31:31du Louvre
31:31était Louvre.
31:33Le débat à savoir
31:34si c'était en majuscule
31:35ou en minuscule
31:35mais à mon avis
31:36quelqu'un de 5 ans
31:38est capable
31:39de le craquer.
31:40Dernier mot Alain Bauer.
31:40Qu'est-ce que vous attendez
31:41du rapport de la Cour des comptes
31:42justement
31:42qui a en partie
31:43futé ces derniers jours ?
31:44Que quelqu'un se décide
31:46à refaire un plan
31:47de sécurisation
31:48de l'établissement public
31:49du Grand Louvre
31:50avec une périphérie,
31:51une périmétrie,
31:52un compréhension
31:52bref le B.A.B.
31:53de la sécurité
31:53qui permettent
31:54comme le disent
31:55les autres conservateurs
31:56l'accessibilité,
31:57la visibilité,
31:58la fluidité,
31:59l'accueil du public
32:00et le fait de voir
32:01ces oeuvres magnifiques.
32:02Je rappelle que dans
32:02leur communiqué de soutien
32:03à Mme Descartes
32:04qui est un très beau communiqué
32:05ils n'utilisent pas
32:06une seule fois
32:06le mot sûreté
32:07ou le mot sécurité
32:08parce que c'est toujours
32:08pas entré dans leur logiciel
32:09et qu'un petit cours
32:10de remise à niveau
32:11au CNAM
32:12je leur propose
32:13d'y venir gratuitement
32:14aux arts et métiers
32:14nous avons un certificat
32:16qui s'appelle
32:16sécurité des sites et des flux
32:17ils sont les bienvenus.
32:19Mais vous regarderez
32:19évidemment les conclusions
32:20de la Cour des comptes.
32:21On en a déjà vu beaucoup
32:22je regarderai la réponse
32:23la réponse du Louvre
32:26aux observations
32:27de la Cour des comptes
32:27qui sera beaucoup
32:28plus intéressante.
32:29Merci beaucoup Alain Bauer
32:31je rappelle le titre
32:31de votre livre
32:32paru chez Fayard
32:33Déclinocène
32:35merci d'avoir été ce matin
32:36sur le plateau
32:37de 60 minutes
32:38ce soir
32:39ce matin j'ai dit
32:40oui pardon
32:40c'est une des habitudes
32:41d'ancien matinalier
32:42sans doute
32:42merci beaucoup
32:43Alain Bauer
32:44après les polémiques
32:45de ces derniers jours
32:46les ventes de poupées
32:46à caractère pédopornographique
32:48après les armes de poing
32:49découvertes sur le site
32:51et alors que la marque chinoise
32:52Chine a ouvert
32:53aujourd'hui
32:54sa toute première boutique
32:55à Paris
32:56au sein du BHV
32:57le gouvernement annonce donc
32:58qu'il veut suspendre
32:59la plateforme en France
33:00on va en parler
33:01tout de suite
33:02avec vous
33:03Antoine Vermorel
33:04Marquès député
33:05Les Républicains
33:06bonsoir
33:06c'est vous qui portez
33:07depuis des années
33:09et des années
33:09ce combat
33:10contre la fast fashion
33:11et notamment
33:12contre Chine
33:13on va en parler
33:15également avec vous
33:15Raphaël Grablit
33:16cette suspension
33:17alors comment ça va se passer
33:18combien de temps
33:19elle va durer
33:19et puis on va en débattre
33:20avec vous
33:21messieurs Thomas Planchet
33:22et Nicolas Bouzou
33:23mais deux économistes préférés
33:24que je retrouve avec grand plaisir
33:26ce soir
33:27on débattra
33:27de Chine
33:28mais aussi
33:28de quelques-unes
33:29des mesures
33:30du budget
33:31peut-être les mesures
33:31les plus irritantes
33:32du moment
33:33Antoine Vermorel
33:34Marquès
33:34tout d'abord
33:34le gouvernement
33:35enclenche donc
33:36la suspension
33:36ça y est
33:37vous avez gagné
33:38c'est une première étape
33:39c'est une étape
33:40parce qu'un cap a été franchi
33:42par cette plateforme
33:43on faisait jusqu'à présent
33:44de la fast fashion
33:45là depuis dimanche
33:46c'est du fast crime
33:47avec des poupées
33:48pédopornographiques
33:50et mon signalement
33:51à la procureure
33:52que vous avez révélée
33:52ce matin
33:53où j'ai découvert
33:55sur cette plateforme
33:55des armes
33:57de catégorie A
33:58des points américains
34:00des machettes
34:00notamment
34:01comme l'a dit
34:02le ministre du commerce
34:03l'une de ces armes
34:05que j'ai signalé
34:05a été utilisée
34:06pour tuer
34:06le petit Elias
34:07qui avait 14 ans
34:08au mois de janvier
34:08c'est ce que le ministre
34:11a annoncé
34:12à ma réponse
34:13aux questions au gouvernement
34:13en plus de la suspension
34:15de la procédure de suspension
34:16contre Chine
34:17c'est que
34:18l'une des armes
34:18que j'ai déclarée
34:19en tout cas
34:19on ne sait pas encore
34:21si elle avait été achetée
34:21sur cette plateforme
34:22ou pas
34:22mais elle était similaire
34:23à celle que j'ai déclarée
34:24à la procureure
34:25de la République de Paris
34:26Elias tué
34:28après un match de foot
34:29à Paris
34:29à 14 ans
34:30il y a quelques mois
34:30quand on lui a demandé
34:31son téléphone
34:31qu'il avait refusé
34:32de le donner
34:32et donc
34:34on est vraiment passé
34:35à un cap inacceptable
34:37et qui ne peut plus
34:38être toléré
34:39par l'état français
34:40et c'est la raison
34:40pour laquelle
34:41le gouvernement
34:41avec le soutien du parlement
34:42et de toutes les forces
34:43politiques au parlement
34:44quasiment
34:44a décidé d'engager
34:46cette procédure
34:46de suspension
34:48au même moment
34:50le groupe Chine
34:50a annoncé
34:51cet après-midi
34:52qu'il suspendait
34:53lui de son côté
34:54les ventes
34:54sur la marketplace
34:56c'est-à-dire
34:56les partenaires
34:58de Chine
34:59ça ne vous suffit pas
35:00pour vous
35:01c'est l'ensemble
35:01du site de Chine
35:02qui doit fermer
35:03le temps qu'on y voit clair
35:04c'est trop facile
35:05Chine vend des poupées
35:07pédopornographiques
35:08se fait du bénéfice
35:09sur le dos
35:10de nos enfants
35:10vend des armes
35:11à des criminels
35:12se fait des bénéfices
35:13sur ces ventes-là
35:13et dit
35:14puisque c'est illégal
35:16on retire les objets
35:17mais ils se sont fait
35:18quand même du bénéfice
35:19sur ces ventes-là
35:20ils ont notamment
35:21vendu
35:21à des pédocriminels
35:23donc où est la liste
35:24des acheteurs ?
35:25Ils ont promis
35:25de la fournir à la justice
35:26alors ils ne l'ont
35:27toujours pas fourni
35:27Le porte-parole de Chine
35:29était avec nous
35:29hier
35:29on dit
35:30nous collaborerons
35:30à 100%
35:31Bien sûr
35:31mais vous regardez
35:32ce matin
35:32on a intercepté
35:33une personne
35:34qui avait commandé
35:35une poupée
35:35pédopornographique
35:36elle est déférée
35:37dès ce soir
35:38au parquet de la République
35:39Je précise
35:39parce qu'on l'a appris
35:40par les équipes
35:40de BFMT
35:41que cette poupée
35:42n'avait pas été achetée
35:43sur Chine
35:43mais dans un autre pays
35:45d'Europe
35:46en ligne
35:47par correspondance
35:48c'est une précision
35:49qu'on a vue
35:49en cours de journée
35:49Elle est importante
35:50et en l'espèce
35:51la personne
35:51elle est interceptée
35:52elle est déférée
35:53devant les forces de l'ordre
35:54Aujourd'hui
35:55si Chine décidait
35:55de transmettre
35:56immédiatement la liste
35:57toutes les personnes
35:58qui auraient acheté
35:59ces poupées pédocriminelles
36:00seraient déférées
36:01devant les forces de l'ordre
36:01immédiatement
36:02et donc l'enjeu
36:03c'est la collaboration
36:04immédiate de la plateforme
36:05sinon il va advenir
36:06ce qu'il est avenu
36:07à une plateforme
36:08que tout le monde a oubliée
36:09qui s'appelle Wish
36:09qui a été suspendue
36:11par le gouvernement français
36:12en 2021
36:12et qui a complètement
36:14disparu des radars
36:14parce que pendant un an
36:15ayant vendu des produits illicites
36:17elle a été suspendue
36:18de notre internet français
36:19Raphaël
36:20elle est déjà en place
36:21la suspension ?
36:22Là le site est déjà
36:23fermé ce soir ?
36:24Non, si concrètement
36:25vous ouvrez Chine
36:26vous verrez toujours Chine
36:28la suspension
36:29elle n'est pas encore active
36:30en fait c'est des procédures
36:31qui devraient être mises en place
36:34du côté du ministère
36:35de l'Intérieur
36:35il y a une procédure
36:36il y a une demande
36:37à un juge
36:38d'ordonner le blocage
36:40de Chine
36:41j'ai envie de dire
36:41pour l'ensemble de son oeuvre
36:42c'est-à-dire pour représenter
36:43un trouble à l'ordre public
36:45Et là Chine doit exécuter
36:46les ordres
36:47dans ces cas-là
36:47c'est eux qui font leur robinet ?
36:48Alors en fait l'injonction
36:49elle ne vise pas Chine techniquement
36:50elle vise les opérateurs
36:51puisqu'en fait c'est eux
36:52qui redirigent les consommateurs
36:53vers Chine
36:54via les réseaux
36:55et donc ce serait
36:56aux opérateurs
36:57donc ce que demande
36:57le ministère de l'Intérieur
36:58c'est de demander en fait
37:00à un juge
37:00d'ordonner aux opérateurs
37:02de couper l'accès
37:03au réseau de Chine
37:04et concrètement
37:05ça veut dire que ce serait
37:06un écran noir
37:06vous ouvrez votre application
37:07votre smartphone
37:08votre ordinateur
37:09vous allez sur Chine
37:09c'est un écran noir
37:10à condition quand même
37:12que le juge
37:13aille dans le sens du gouvernement
37:14parce que la justice
37:15est quand même indépendante
37:16dans notre pays
37:17et donc par conséquent
37:18il se pourrait aussi
37:19que le juge décide
37:21que ce blocage
37:22n'est pas justifié
37:23et puis il y a une autre
37:24procédure de Bercy
37:25où là il y a un délai
37:26de 48 heures
37:27parce qu'il y a une obligation
37:28d'attendre 48 heures
37:30et qui pourrait également
37:31demander ce blocage
37:32donc il y a deux procédures
37:33différentes
37:34mais si ces procédures
37:35allaient au bout
37:36ce serait à l'arrivée
37:37quand même probablement
37:37une bataille judiciaire
37:39de la part de Chine
37:40c'est une procédure
37:41qui est exceptionnelle en France
37:42on s'attaque
37:42à l'une des principales
37:44plateformes asiatiques
37:45de notre pays
37:45qui ne respecte
37:46aucune de nos normes sociales
37:47environnementales
37:48sanitaires
37:49et qui en plus
37:50se permet de vendre
37:51des produits désormais
37:51complètement illicites
37:53et je rappelle simplement
37:54on parle de Chine
37:54mais pourquoi on parle de Chine
37:55parce que cette plateforme
37:56a déjà été condamnée
37:57par la CNIL
37:58par la DGCCRF
37:59par l'OCDE
38:00et maintenant
38:01elle a deux articles 40
38:02dont le mien
38:02devant la procureure de Paris
38:03Monsieur le député
38:04vous voyez là les images
38:05sous vos yeux
38:06des centaines de personnes
38:07qui ont patienté aujourd'hui
38:08devant le BHV à Paris
38:09pour assister à l'inauguration
38:10de la première boutique Chine
38:11au monde
38:12vous leur dites quoi ?
38:13à ces gens là
38:14certains sont venus
38:15jeter un coup d'œil
38:15d'autres acheter
38:16qu'est-ce que vous leur dites ?
38:19sans discours moralisateur
38:20mais bien sûr
38:21mais c'est pas un discours moralisateur
38:22en fait
38:22moi tous les gens
38:23que j'ai rencontrés
38:24et qui ont acheté
38:25sur cette plateforme
38:25comme je leur explique
38:26parce que je dois vous avouer
38:27que je pose la question
38:27à tout le monde
38:28depuis l'année
38:28achetez-vous sur Chine
38:29tout le monde m'a dit non
38:30Olivier Faure m'a dit
38:31mais 4 enfants et moi
38:32on en a discuté
38:33personne n'achète
38:33il y a 23 millions
38:34de personnes qui achètent
38:35il doit bien y en avoir
38:36quelques-uns
38:36il ne s'agit pas de leur dire
38:38qu'ils sont coupables
38:38de tous les torts
38:39déjà moi
38:40j'ai des jeunes chez moi
38:41qui achètent sur Chine
38:42et quand j'échange avec eux
38:43je leur dis
38:44regardez ce que j'ai découvert
38:45est-ce que vous voulez
38:46continuer à acheter
38:47sur un site
38:48qui vend des poupées
38:49pédocriminels
38:50à des pédocriminels
38:51qui veulent violer
38:52votre petite sœur
38:53ou votre petit frère
38:54est-ce que vous voulez
38:54continuer à acheter
38:55sur une plateforme
38:56qui vend des armes
38:57qui ont tué un jeune
38:58de votre âge
38:59est-ce que vous voulez
38:59continuer ça ?
39:00une fois que vous leur dites ça
39:01je suis désolé
39:02mais moi les retours que j'ai
39:03c'est plutôt un électrochoc
39:04en disant en fait
39:05on ne savait pas ça
39:06et maintenant on ne veut pas
39:06aller sur cette plateforme
39:07et après la deuxième chose
39:09c'est que l'argent
39:10ne peut pas tout acheter
39:11et quand vous voyez
39:12ce que le directeur du BHV
39:13a fait
39:14à la fois
39:14en devenant le VRP de Chine
39:16je me demande d'ailleurs
39:17financièrement
39:18combien il a gagné dans l'histoire
39:19jusqu'à dire aujourd'hui
39:21aux personnes qui venaient au BHV
39:22si vous achetez 10 euros
39:24sur Chine
39:24je vous offre 10 euros
39:25dans les autres magasins du BHV
39:27mais quel consommateur refuse ça ?
39:29quel consommateur refuse ça ?
39:30et c'est d'ailleurs pour ça
39:31que c'est à l'État
39:31et à la justice désormais
39:33de suspendre cette plateforme
39:34parce qu'on doit protéger
39:35nos consommateurs
39:36nos enfants
39:37et aussi nos entreprises
39:39et nos commerçants
39:39qui sont concurrencés
39:40déloyalement par cette entreprise
39:42Merci beaucoup
39:42Antoine Vermorel-Marquès
39:43on semble que c'est un sujet
39:44qui vous tient à cœur
39:45merci beaucoup Raphaël Grabli
39:46également pour cette explication
39:48tout à l'heure
39:48sur cette suspension
39:50on va continuer d'en parler
39:51avec vous Thomas Porchet
39:52et vous Nicolas Bouzou
39:54cette procédure de suspension
39:55je crois qu'on a à peu près
39:56compris maintenant
39:57ce qui va se passer
39:58est-ce qu'il y a
39:59sur ce dossier
40:00messieurs de France
40:01l'une qui juge
40:03et l'autre qui achète
40:04sur Chine ?
40:06Alors oui
40:07bien évidemment
40:08puisque Chine
40:09reçoit
40:11l'assentiment
40:12général
40:13d'un très grand
40:14nombre de nos concitoyens
40:15parce que ça vend des produits
40:16qui sont des produits
40:17à très bas prix
40:17et qu'on peut trouver
40:18des vêtements
40:19des t-shirts
40:19pour quelques euros
40:21une fois qu'on a dit ça
40:22il y a un vrai problème
40:24avec ce genre d'entreprise
40:26un vrai problème
40:26et qui va au-delà
40:28de ce dont on vient de parler
40:29qui est évidemment
40:30plus qu'inacceptable
40:31bien évidemment
40:33mais des entreprises
40:35comme celle-ci
40:36sont des entreprises
40:36qui selon toute probabilité
40:38sont subventionnées
40:39par les pouvoirs publics
40:41chinois
40:42qui selon toute probabilité
40:44vendent une partie
40:44de leur production
40:45à perte
40:46ce qui génère
40:47dans nos centres-villes
40:49dans notre pays
40:50une augmentation
40:51des faillites
40:53dans le domaine
40:53des vêtements
40:54qu'il s'agisse de la distribution
40:55ou de l'industrie
40:56ça génère
40:58des pertes d'emplois
40:59et puis
41:00comme l'a très bien dit
41:02le député
41:02vous avez un certain nombre
41:03d'études
41:03qui montrent
41:04que plus de la moitié
41:05des produits
41:06sont non conformes
41:07c'est-à-dire
41:07ne respectent pas nos normes
41:09donc on a un vrai problème
41:11avec ça
41:11et donc
41:12moins le libéral
41:13moins le libéral
41:14je suis sur ce sujet
41:15j'allais vous le dire
41:16mais j'ai laissé Thomas
41:17vous le libéral
41:19vous dites qu'il y a un moment
41:20la mondialisation stop
41:21il y a un moment
41:22on s'arrête
41:22parce que les principes
41:24ne vont pas nous trouver
41:25d'entrée entre vous
41:25Thomas Porcher
41:26je suis d'accord avec Nicolas
41:27et je me réjouis
41:28qu'ils veuillent mettre
41:29quand même
41:29une fin
41:30à la dernière étape
41:31de ce qu'il y a de pire
41:32dans la mondialisation
41:33parce qu'en fait
41:34ce que font les chinois
41:35c'est ce que nous avons fait
41:36en pire
41:37c'est ça la réalité
41:38je vous donne un exemple
41:39vous savez l'Ethiopie
41:40voulait un moment être
41:41le nouvel Eldorado
41:42du textile
41:42ils payaient leur couturière
41:4423 euros par mois
41:45et bien des marques européennes
41:46américaines comme Calvin Klein
41:48ou H&M
41:49sont venues produire là-bas
41:50en disant que c'était génial
41:50et donc là la Chine
41:51a été encore plus loin
41:52et elle inonde nos marchés
41:53avec ça
41:54donc il va falloir
41:55un moment fermer
41:55cette parenthèse
41:56de la mondialisation
41:57dans ce qu'elle a de pire
41:58parce que c'est ça en fait
41:59en réalité
41:59il ne faut pas juger
42:00le consommateur
42:01c'est aux politiques
42:02et ça je me réjouis
42:03que les politiques le font
42:04d'intervenir
42:05et de dire stop
42:05on arrête là
42:06parce que c'est très mauvais
42:07pour le consommateur
42:08il achète des produits
42:09de très mauvaise qualité
42:11produits dans des conditions sociales
42:12et environnementales
42:14extrêmement mauvaises
42:15mais c'est très mauvais aussi
42:15pour le commerce français
42:16qui est concurrencé
42:17de manière extrêmement déloyale
42:20par ces produits-là
42:21je vais me faire le défenseur de Chine
42:21qui n'a pas besoin de défenseur
42:22ils ont déjà des porte-parole
42:23mais vous êtes aussi en train
42:25d'expliquer aux gens
42:27que les vêtements
42:27à 1 euro, 2 euro, 3 euro
42:29ce n'est plus possible
42:30et pour certains
42:31il n'y a pas le choix
42:32mais moi je suis
42:33pardon je ne vais pas être démago
42:34là pour le coup
42:35je pense qu'il faut un peu
42:36culpabiliser le consommateur
42:38pardonnez-moi
42:38ou en tout cas
42:39il faut avoir le courage
42:40de dire
42:41notamment aux plus jeunes
42:42qui sont de très gros consommateurs
42:43sur ce genre de plateforme
42:44que quand vous achetez
42:45un vêtement 2 euro
42:46il y a un problème
42:47il y a un problème
42:48il y a un coût caché
42:50et le coût caché
42:51en l'occurrence
42:52c'est la destruction
42:53du commerce
42:53de nos centres-villes
42:54alors évidemment
42:55un très grand nombre
42:57de nos concitoyens
42:57ont des difficultés
42:58de pouvoir d'achat
42:59et chez les gens
42:59qui faisaient la queue
43:00au BHV
43:00il y en a qui ne peuvent pas
43:01faire autrement
43:02que de s'habiller
43:04auprès de ce type de marque
43:05donc je comprends ça
43:06et d'ailleurs ça doit
43:06nous amener à réfléchir
43:07très en profondeur
43:08à des questions
43:09comme les problèmes
43:11dans notre pays
43:12mais vous avez aussi
43:13des gens
43:13qui vont dans ces plateformes
43:16et qui pourraient mettre
43:17deux fois plus
43:18pour un vêtement
43:18mais Nicolas
43:19les gens ont été préparés
43:20à ça
43:20c'est-à-dire qu'ils ont eu
43:22des t-shirts peu chers
43:23avec H&M
43:23nous on est la génération
43:24qui avons vu arriver
43:25des marques comme H&M
43:26comme Zara
43:27qui proposaient des produits
43:29beaucoup moins chers
43:29que les marques traditionnelles
43:31et nous avons été préparés
43:32à ça
43:32et là c'est une étape
43:33supplémentaire
43:34et c'est ça en fait
43:36et donc ça ouvre la voie
43:37mais c'est un peu partout
43:38ça va être pareil
43:39dans l'automobile
43:40et même de l'autre côté
43:41sur des questions
43:42par exemple
43:42comme le digital
43:43on a vu avec
43:44Elon Musk et X
43:45qu'on pouvait avoir
43:46le pire parfois
43:47en fonction
43:48de dirigeants économiques
43:51le pire parfois
43:51de la mondialisation
43:52quand vous avez quelqu'un
43:53qui rachète une plateforme
43:54pour des raisons politiques
43:56donc à un moment
43:57il va falloir dire stop
43:57voilà
43:58et je pense que
43:59ça va être très difficile
44:00pour un certain nombre
44:01de nos politiques
44:02de dire stop
44:03à la mondialisation
44:04parce que pour certains
44:04la mondialisation
44:05comme elle fonctionne
44:06est devenue une forme de religion
44:07puisqu'on parle messieurs
44:08d'argent
44:09je voudrais qu'on en revienne
44:09à quelques-unes des mesures
44:10qui sont en ce moment
44:11examinées à l'Assemblée nationale
44:12que ce soit dans le cadre
44:13du budget
44:13ou du budget de la sécu
44:15une mesure notamment
44:16qui concerne les donations
44:17c'est-à-dire la possibilité
44:18de donner sans payer d'impôts
44:19à ses enfants
44:20ou à ses petits-enfants
44:21en l'occurrence
44:21les députés ont voté
44:22un amendement
44:23qui permet de donner
44:23jusqu'à 100 000 euros
44:24à ses petits-enfants
44:26ou à ses arrières-petits-enfants
44:27complètement exonérés
44:28d'impôts
44:29à condition que ce soit
44:30pour acheter ou rénover
44:31la résidence principale
44:33est-ce que c'est une bonne idée
44:34au nom de la circulation
44:34de l'argent
44:35entre les générations
44:36ou une mauvaise
44:37parce que si on ne taxe pas
44:38on va encore un peu plus
44:39vider les caisses de l'État
44:40vous avez commencé tout à l'heure Nicolas
44:42du coup c'est Thomas qui fait
44:43moi je pense que ça ne résout pas
44:44vous avez cru que j'allais vous la redonner
44:45vous avez en fait
44:47pratiquement 42% des gens
44:48qui ne sont pas propriétaires
44:50d'un logement
44:50et là ça ne résout pas
44:51ce problème-là
44:52en fait ça va donner un avantage
44:53à ceux qui ont déjà des moyens
44:54le vrai problème
44:55c'est comment on fait
44:55pour que quasiment une personne
44:57sur deux un peu moins
44:58puisse avoir accès
44:59à la propriété privée
45:00et ils n'ont pas accès à la propriété
45:01pas parce que
45:02on ne leur donne pas d'argent
45:05défiscalisé
45:05parce que si ils avaient de l'argent
45:06ils auraient accès à la propriété
45:07mais juste parce que
45:08les prix de l'immobilier
45:09ont augmenté dans certaines villes
45:10et que les salaires
45:11n'ont pas suivi
45:12donc c'est plutôt un avantage
45:13à ceux qui ont déjà des moyens
45:15et quand on voit
45:16les coupes qui sont faites
45:16par ailleurs
45:17sur le budget
45:18notamment sur la suppression
45:19de la prime de Noël
45:19aux plus pauvres
45:20on se dit
45:21est-ce qu'on avait besoin
45:22de donner un avantage supplémentaire
45:23à ceux qui avaient déjà de l'argent
45:24je ne crois pas
45:24Nicolas Bouzou
45:25je trouve que ce n'est pas idiot
45:26parce qu'on a une problématique
45:27démographique
45:28dans notre pays
45:29il y a de plus en plus
45:30d'héritage
45:31et les montants concernés
45:32sont de plus en plus importants
45:34parce que la génération
45:34du baby boom arrive
45:36parce qu'il y a une augmentation
45:38des décès
45:39mais aussi parce que
45:40dans le patrimoine des ménages
45:41aujourd'hui
45:42l'immobilier a une part
45:43très importante
45:43parce que les prix
45:44des logements ont augmenté
45:45parce qu'on n'a pas construit assez
45:46parce que la demande est importante
45:47donc il y a une inflation
45:48de l'immobilier
45:48donc vous avez
45:49beaucoup d'héritages
45:50qui sont relativement importants
45:52qui sont d'ailleurs
45:52au passage très taxés en France
45:53contrairement à ce qu'on dit
45:55enfin ceux qui le sont
45:56sont très taxés
45:56mais en tout cas
45:58ça pose un vrai problème
45:59d'ordre démographique
46:00et social
46:01parce qu'au fond
46:02aujourd'hui l'espérance de vie
46:03elle est très élevée en France
46:04tant mieux
46:05et donc vous avez
46:06beaucoup de jeunes gens
46:07de 60-65 ans
46:08qui touchent un héritage
46:09de leurs parents
46:10décédés à 90-95 ans
46:12si vous voulez
46:13or c'est pas à 60
46:14ou à 65 ans
46:15qu'on a besoin
46:16de beaucoup d'argent
46:16pour investir dans la vie
46:18et donc l'idée
46:19qui consiste à dire
46:20on va faciliter
46:21les donations
46:21pour faire diminuer
46:23l'âge
46:24de la transmission
46:24de l'héritage
46:25c'était déjà un peu le cas
46:26il y avait des donations
46:28de 100 000
46:28qui étaient fiscalisées
46:29c'est quelque chose
46:30qui me semble
46:31pas du tout idiot
46:32après là où je vois Thomas
46:34c'est que
46:34investir dans l'éducation
46:36ça profitera à tout le monde
46:37alors que les donations
46:38c'est intérieur
46:39interne à la famille
46:40mais moi je suis pas
46:42peut-être une différence
46:43avec Thomas
46:43opposé à l'idée
46:45de transmission
46:45qu'il s'agisse
46:46de donations
46:47ou qu'il s'agisse
46:48d'héritage
46:49parce que je pense
46:49normal
46:50que des gens
46:51et sains
46:52que des gens
46:52aient envie de transmettre
46:53un patrimoine
46:54à leurs enfants
46:54mais là c'est une perte
46:56quand même
46:56de rentrée fiscale
46:57à un moment
46:58où on nous dit
46:59que les déficits sont très graves
47:00est-ce que ça pouvait pas attendre
47:01alors qu'en fait
47:01c'était une facilitation
47:03une exonération
47:03pour faciliter la circulation
47:05d'argent
47:05chez ceux qui en ont déjà
47:06est-ce que c'était l'urgence
47:08quand de l'autre côté
47:08on supprime les primes de Noël
47:10je suis pas sûr
47:10alors les primes de Noël
47:11parce que je vous sens impatient
47:12d'en parler ce soir
47:12Thomas Porcher
47:13le gouvernement
47:14veut donc réserver
47:15le versement
47:16de cette prime de Noël
47:17qui concerne uniquement
47:18je le rappelle
47:18les allocataires du RSA
47:19et les chômeurs
47:20en fin de droit
47:21à ceux qui ont des enfants
47:22sous-entendu
47:23s'il y a des cadeaux
47:24à faire
47:25je suppose que c'est ça
47:25alors il peut y avoir une prime
47:27s'il n'y a que des adultes
47:28alors pas de prime
47:29Nicolas Bouzou
47:30est-ce qu'on est dans une mesure
47:31difficile
47:32à vendre aujourd'hui
47:34à expliquer aujourd'hui
47:35ou est-ce que vous y êtes favorable ?
47:36Non je vais vous dire
47:37je suis très rigoureux
47:38en matière de finances publiques
47:39je pense qu'on peut réduire
47:40les déficits
47:40en diminuant uniquement
47:42la dépense
47:42sans toucher aux impôts
47:43donc je suis vraiment indur
47:44mais franchement
47:45je commencerai pas par ça
47:46je pense que
47:47deux points d'accord ce soir
47:49il est en pleine forme Nicolas
47:51ce soir
47:51c'est comme ça que je vous aime
47:52on peut penser contre soi-même
47:55c'est ça qui est appréciable
47:57mais non mais enfin écoutez
47:58j'aime pas les économies
47:59de bout de chandelle
47:59je trouve lunaire
48:01de suspendre la réforme des retraites
48:03c'est-à-dire là pour le coup
48:05de perdre beaucoup d'argent
48:06et d'aller embêter
48:08des gens
48:09qui n'ont pas beaucoup de revenus
48:10au moment de Noël
48:11vous voyez
48:11je pense que
48:13c'est simplement lunaire
48:14alors la réforme des retraites
48:15ça franchement
48:16je trouve que c'est davrant
48:18c'est consternant
48:19etc
48:19donc voilà
48:20donc on va perdre
48:21des milliards d'euros
48:21et de l'autre
48:22on va embêter des gens
48:24qui sont dans le besoin
48:24en diminuant
48:25la prime de Noël
48:26il y aurait beaucoup de choses
48:27à dire
48:27qu'on en parle
48:28à un moment où il y a
48:29de la croissance
48:29où les salaires augmentent
48:31oui
48:31et là d'ailleurs
48:32on sera
48:32pour le coup
48:33on sera peut-être
48:34pas d'accord
48:34avec Thomas
48:35mais en ce moment
48:36où il y a des difficultés
48:37franchement
48:38non
48:38et surtout
48:39je vais vous dire
48:39moi
48:40la dépense publique
48:41franchement
48:42je vous la baisse
48:42autrement
48:43bon alors
48:44et puis surtout
48:45où va cet argent
48:46cet argent
48:46est directement consommé
48:47il finit toujours
48:49dans le secteur privé
48:49vous voulez dire
48:50il est assez peu probable
48:51qu'il soit placé
48:51sur des livrets A
48:52ou à la bourse
48:53souvent c'est des gens
48:54quand on regarde
48:55des études
48:56des gens qui vont payer
48:57leurs factures
48:57en retard d'électricité
48:59il y a quelqu'un
49:00du secteur privé
49:00qui va le toucher
49:01soit s'ils se font
49:02un restaurant
49:03s'ils sont à l'équilibre
49:04soit parce qu'ils vont payer
49:04des retards de paiement ailleurs
49:06mais c'est finalement
49:07200 millions
49:07parce que là
49:07ça va être réduit
49:08à près de 200 millions
49:08c'est 200 millions
49:09qu'elle est directement
49:10et de manière quasi sûre
49:11dans le secteur privé
49:12au final
49:12je voudrais vous entendre
49:13sur un dispositif fiscal
49:14ce qu'on appelle
49:15une niche fiscale
49:16parmi les centaines
49:16et les centaines
49:17qui existe
49:18qui existe depuis
49:19une vingtaine d'années
49:20qui s'appelle
49:20le pacte d'Utreil
49:21dont on parle beaucoup
49:22ces derniers jours
49:23c'est un dispositif
49:24qui permet
49:25qui facilite la transmission
49:26d'entreprises familiales
49:28on pensait
49:29avec un taux assez bas
49:31d'imposition
49:32on est autour de 5 à 10%
49:33c'est nettement moins
49:33que pour les autres transmissions
49:35on pensait
49:36je dis on
49:37vous
49:37parce que moi j'avoue
49:38que j'ai découvert
49:39ces chiffres récemment
49:40que ce dispositif
49:41ce dispositif coûtait
49:43grosso modo
49:43500 millions d'euros
49:44par an
49:45on a découvert
49:46via un rapport
49:46de la Cour des Comptes
49:47ces derniers jours
49:48que c'est beaucoup plus
49:48c'est 10 fois plus
49:495 milliards d'euros
49:51par an
49:51pour ce dispositif
49:53qui est défendu
49:53notamment par le patronat
49:55d'abord pardon
49:55mais comment on a pu
49:56se planter à ce point là
49:58sur le coût
49:58d'une niche fiscale
50:00Nicolas Bouzou
50:00c'est pas expertisé
50:02passer au radar
50:03de Bercy
50:03de tout le monde
50:04chaque année
50:04oui oui
50:05mais enfin il arrive
50:05que Bercy se trompe
50:06ils se sont trompés
50:07l'année dernière
50:07sur les prévisions
50:08de recettes budgétaires
50:09de l'ordre de plusieurs milliards
50:10donc il y a des erreurs
50:12mais moi ce dispositif
50:13je le trouve excellent
50:14je pense qu'il est très important
50:15pour l'économie française
50:16c'est toujours pareil en France
50:17pourquoi est-ce qu'on a été obligé
50:18de faire une niche fiscale ?
50:20parce qu'on a une fiscalité
50:21sur les héritages
50:22les plus élevés
50:22qui est très importante
50:23et donc au moment
50:24de la transmission d'entreprise
50:25parce qu'on est à un pays
50:26entreprenant
50:27et vous avez beaucoup de gens
50:28ils créent une entreprise
50:29elle réussit
50:30elle a beaucoup de valeur
50:31et ils veulent la céder
50:32à leurs enfants
50:32si vous n'avez pas
50:33une niche fiscale
50:34cette entreprise
50:35on ne peut pas la céder aux enfants
50:36et donc le pacte du trail
50:38il remédie à ça
50:39et il se passe quoi
50:40si on ne peut pas la céder aux enfants ?
50:41si on ne peut pas la céder
50:41vous la vendez
50:43et donc elle va ailleurs
50:44et potentiellement
50:45elle va à l'étranger
50:46donc moi je suis français
50:47et j'ai envie que
50:49les grandes entreprises françaises
50:50notamment familiales
50:52elles restent dans des familles françaises
50:53voilà
50:53je n'ai pas envie qu'elles aillent
50:54en Chine ou aux Etats-Unis
50:56donc le pacte
50:57mais là encore
50:57c'est toujours pareil
50:58franchement
50:58on prend le sujet
51:00par le mauvais côté
51:03alors vous allez dire
51:03que je suis complètement obsessionnel
51:04tu n'as rien dit ?
51:05l'idée qui consiste à dire
51:06tu n'as rien dit ?
51:07ne me regardez pas comme ça
51:08et on va raboter
51:09le pacte du trail
51:10qui est quelque chose
51:11qui est absolument essentiel
51:13pour l'économie française
51:14c'est pour le moins baroque
51:15voilà une niche utile
51:165 milliards d'euros
51:17mais qui protège
51:18l'économie française
51:18Thomas Porcher
51:19alors j'ai un point d'accord
51:20avec Nicolas ce soir
51:21mais je vais commencer
51:22par le point de désaccord
51:23moi je pense que
51:24toute niche fiscale
51:25toute exonération
51:26doit être mesurée
51:28et évaluée
51:29on doit savoir
51:30combien ça nous coûte
51:31et on doit savoir
51:31quel impact ça a
51:32c'est-à-dire
51:32est-ce que le fait
51:33qu'il n'y ait pas cette niche-là
51:34aurait le même impact
51:35au final ?
51:36ou est-ce qu'on perdrait
51:36des entreprises familiales
51:38les gens préféraient revendre
51:39ce qui est une mauvaise chose ?
51:40moi de manière générale
51:41je serais beaucoup plus favorable
51:42aux entreprises familiales
51:43parce qu'au moins
51:43vous avez un interlocuteur
51:44à qui parler
51:45et qu'un certain nombre d'études
51:46montrent qu'il y a plus
51:48par exemple
51:48de contrats permanents
51:49avec les entreprises familiales
51:50qu'elles sont plus ventilées
51:51sur les régions françaises
51:53ce qui est une bonne chose
51:54mais après
51:55toute exonération fiscale
51:56doit être mesurée
51:58en termes d'efficacité
51:58c'est normal
51:59on ne peut pas faire
52:00une baisse d'impôt
52:02une exonération
52:03sans en mesurer l'efficacité
52:05donc dans le cas précis
52:06vous faites quoi ?
52:06parce que l'examen
52:08le Pâques d'Utreil
52:09il est arrivé il y a quelques jours
52:10devant les députés
52:11qui n'ont pas énormément
52:12raboté ça
52:13ils ont découvert
52:14le coût
52:15qu'est-ce qu'on en fait ?
52:16le coût est beaucoup plus élevé
52:17que prévu
52:18il faudrait mesurer maintenant
52:19si de fait
52:20il y a eu une vraie efficacité
52:22sur les transmissions
52:23si ça fonctionne vraiment bien
52:25pour des comptes
52:25les deux tiers de l'avantage
52:27donc les deux tiers
52:28de 5 milliards d'euros
52:29ça vous allez faire
52:29le calcul plus rapide
52:30profite à une centaine de personnes
52:32oui c'est ça
52:32donc ça c'est important
52:33à aller voir
52:34et alors
52:34si c'est 100 entreprises
52:35super importantes
52:36et si ça profitait
52:38aux 10 entreprises
52:38les plus importantes
52:39est-ce qu'elles sont vertueuses ?
52:40il faudrait le garder
52:41je ne sais pas
52:43je vais vous prendre un exemple
52:44LVMH
52:45c'est une des plus grandes
52:46entreprises françaises
52:47elle est largement
52:47un capitaux familiaux
52:49bon
52:49le jour où il y a une transmission
52:50moi LVMH
52:52je ne veux pas que ça parte
52:53en Allemagne
52:53je veux que ça reste en France
52:54moi je pense que le problème
52:55c'est que des entreprises
52:56comme ça
52:56on n'en a pas assez
52:57donc je trouve lunaire
53:00l'idée de raboter
53:01ce type de dispositifs
53:02j'ai vraiment un point
53:03j'ai aussi un point d'accord
53:04et désaccord avec Nicolas
53:05c'est du 50-50
53:07c'est à dire que
53:08moi je suis effectivement
53:09y compris pour qu'on aide
53:10les entreprises
53:11je n'ai pas de problème
53:12à ce qu'on aide les entreprises
53:13il y a eu un gros débat
53:13sur les aides
53:14il faut aider des entreprises
53:15et notamment françaises
53:16parce qu'il faut qu'on ait
53:17des champions
53:17je suis entièrement d'accord
53:18et pareil sur le pacte du Trey
53:21si ça fonctionne bien
53:22que ça permet à des entreprises
53:23familiales de rester en France
53:24oui
53:24mais après
53:25il faut aussi que les entreprises
53:26qui bénéficient de toutes ces exonérations
53:28et les aides
53:28elles soient vertueuses
53:29qu'elles ne jouent pas un double jeu
53:30or on a vu certaines entreprises
53:32qui ont joué un double jeu
53:33qui pratiquent par ailleurs
53:34de l'optimisation fiscale
53:35qui vont délocaliser
53:36et ça pour moi
53:37c'est ça le vrai problème
53:39c'est oui aux aides
53:40et à un certain nombre
53:41d'exonérations
53:42à partir du moment
53:42où on impose des conditions
53:43à des entreprises
53:44et qu'elles jouent le jeu
53:44Nicolas Bouzou
53:46Thomas Porcher
53:47d'un mot
53:48on est à mi-examen du budget
53:49enfin on ne sait pas exactement
53:50quand ça va se terminer
53:51est-ce que pour vous
53:52c'est un budget
53:53pour reprendre les expressions
53:54du moment Frankenstein
53:55c'est-à-dire qu'il va pénaliser
53:57avant tout les plus pauvres
53:59ou est-ce qu'au contraire
54:00c'est un budget
54:01comme le disait sur ce plateau
54:02le patron du MEDEF
54:03qui pénalise avant tout
54:04les entreprises
54:04de là où on en est aujourd'hui
54:06il pénalise avant tout
54:07les entreprises
54:08donc il va pénaliser
54:09les plus pauvres
54:09je pense que c'est un budget
54:11qui est complètement fou
54:12je pense que le parlement
54:13ne sait que
54:14alors c'est vrai qu'on est
54:15dans la période d'augmentation
54:16d'examen des recettes
54:18enfin donc on met des impôts
54:19sur tout ce qui bouge
54:20mais absolument
54:21sur tout ce qui bouge
54:21si le micro bouge à côté
54:22il va être taxé quoi
54:23donc je veux dire
54:24tout ça est complètement fou
54:25mais ce qui est absolument navrant
54:27c'est que tout ça est fou
54:28parce qu'on sait très bien
54:29comment ça va se terminer
54:30ça va se terminer par le Sénat
54:31qui va tout enlever
54:33ça va aller
54:33je ne veux pas être technique
54:34en commission mixte paritaire
54:36ou c'est la droite plutôt
54:38qui va l'emporter
54:39et de toute façon
54:40la gauche et le RN
54:42feront tomber le gouvernement
54:43ou alors ça passera par ordonnance
54:44donc tout ceci est un théâtre
54:46exactement
54:46c'est un budget théâtral
54:48on est d'accord
54:48c'est un film
54:49il nous reste une minute
54:51un peu plus
54:52et je sais que vous n'avez pas
54:53prévenu de cette question
54:54on essaie de préparer
54:55d'habitude un petit peu ce débat
54:56pour qu'il soit de bonne venue
54:57ce soir c'est Jordan Bardella
54:59le patron du RN
54:59qui sera devant la rédaction
55:01de BFM TV
55:02interrogé sur son livre
55:03interrogé sur son projet
55:05économique également
55:06est-ce que vous diriez
55:07que au vu des votes
55:09des députés du RN
55:10au vu de ce qu'il propose
55:12aujourd'hui
55:13il a présenté récemment
55:13son contre-budget
55:15il est devenu
55:16ou il est aujourd'hui
55:17ce programme
55:18crédible
55:19Thomas Porcher
55:20moi je trouve
55:22qu'il y a
55:22moi je pense que
55:23s'il y a un moment
55:24listreuse
55:24on risque de le vivre
55:25avec Jordan Bardella
55:26parce que
55:27je trouve qu'il y a
55:28une exagération
55:29sur ce qu'ils vont gagner
55:30avec la priorité nationale
55:31avec
55:32les prestations sociales
55:34réservées
55:35aux français
55:36et de l'autre
55:36il y a des promesses
55:37de baisse d'impôts
55:38extrêmement fortes
55:38qui sont faites aux entreprises
55:39et je me dis
55:41je pense qu'on aurait
55:42des surprises
55:43soit tout va être raboté
55:44parce que les promesses
55:44politiques n'engagent
55:45que ceux qui y croient
55:46et puis après
55:46vous avez la réalité
55:48des faits
55:48mais tel que c'est fait
55:50là je trouve
55:50qu'il y a une surestimation
55:51en tous les cas
55:52d'un côté
55:52et il y a des cadeaux
55:53qui sont promis
55:54trop fort de l'autre côté
55:54Nicolas Bouzou
55:55le RN aujourd'hui
55:57c'est le en même temps
55:58c'est pas la peine
55:58de critiquer le en même temps
55:59macroniste
56:00pour faire du en même temps
56:01du rassemblement national
56:02pourquoi c'est le en même temps
56:03parce que vous avez un discours
56:04qui est un discours
56:05plutôt pro-business
56:06notamment chez Jordan Bardella
56:08beaucoup plus que chez Marine Le Pen
56:09plus chez Jordan Bardella
56:10et en même temps
56:11moi je regarde ce qui est fait
56:12et ce que j'ai vu
56:13au parlement
56:14ces derniers jours
56:15c'est que le rassemblement national
56:16a voté un peu plus
56:17de 30 milliards
56:18de hausses d'impôts
56:18c'est plus que les hausses d'impôts
56:19de François Hollande
56:20un peu plus de 30 milliards
56:21de hausses d'impôts
56:22notamment avec la gauche
56:23donc j'en sais rien
56:24je sais pas où ils sont
56:25c'était la réponse
56:26ce soir
56:26j'en sais rien
56:27je sais pas où ils sont
56:27on y verra peut-être plus tard
56:28ce qui est un problème
56:29tout à l'heure
56:29merci beaucoup Nicolas Bouzou
56:30merci beaucoup Thomas Porcher
56:32Maxime Suitec
56:3320h45
56:34donc ce soir
56:35Jordan Bardella
56:36face à la rédaction
56:38de BFM TV
56:38on aura peut-être des réponses
56:39pour Nicolas Bouzou
56:40sur le projet économique
56:42du rassemblement national
56:43oui c'est tout le but
56:47de cette émission
56:48je vais avoir besoin de vous
56:48Marc Ouellet
56:49je vous explique dans un instant
56:50ce soir
56:50le retour donc sur BFM
56:52de cette soirée événement
56:53face à BFM
56:55Jordan Bardella
56:55le président du rassemblement national
56:57qui va venir s'installer ici
56:59et face à lui
57:00plusieurs journalistes
57:01de la rédaction
57:02c'est le principe
57:02Marie Chantret
57:03la chaîne du service politique
57:04vous-même Marc donc
57:05mais aussi Apolline de Malherbe
57:07et Guillaume Daré
57:08Jordan Bardella
57:09interrogé notamment
57:10notamment sur ses doutes
57:12autour du programme
57:12économique du rassemblement national
57:14mais pas uniquement
57:15on l'interrogera tout à l'heure
57:17en début de l'émission
57:17sur le drame d'Oléron
57:19bien sûr
57:20ça fera partie des thèmes
57:21que l'on abordera avec lui
57:23la sécurité
57:24mais aussi la défense
57:26l'immigration
57:27ce sont tous les thèmes
57:27que l'on abordera ce soir
57:29avec Jordan Bardella
57:30face à BFM
57:31vous l'avez dit
57:3120h45 Marc
57:32j'ai besoin de vous
57:33oui ça arrive à tout à l'heure
57:35Maxime Switek
57:35d'ici là c'est le 20h
57:36Paola Perhari
57:38l'info continue
57:38belle soirée à tous
57:39je suis là c'est le 20h
57:42je suis là c'est le 20h
57:43je suis là c'est le 20h
57:44je suis là c'est le 20h
57:45je suis là c'est le 20h
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