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  • il y a 7 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00C'est une question à 40 milliards d'euros. Comment le budget de la France a-t-il pu déraper de ce montant record l'an dernier sans qu'aucun signal ne s'allume ?
00:19Pour Bruno Le Maire, c'est clair, c'est du côté de l'Elysée et de Matignon qu'il faut chercher la réponse.
00:23L'ancien ministre de l'Économie qui a quitté le gouvernement l'an dernier affirme avoir alerté Emmanuel Macron à plusieurs reprises, notamment dans une lettre en avril 2024.
00:32Les oppositions dénoncent un mensonge d'État. C'est le débat de 60 minutes dans un instant.
00:39Il est bien clair qu'on n'a pas du tout pris les décisions financières qui devaient être prises. Alors qui est coupable dans ce cas-là ?
00:47Nous nous sommes plantés sur les recettes et plantés big time.
00:50Emmanuel Macron est le responsable du chaos dans lequel se trouve le pays aujourd'hui, du chaos budgétaire, puisque les 1000 milliards d'euros, c'est lui et Bruno Le Maire qui a été son ministre de l'économie pendant toutes ces années.
01:04Cette lettre secrète de Bruno Le Maire à Emmanuel Macron, une lettre datant de 2024, écrite alors qu'il était ministre de l'économie.
01:12Il y alertait le président sur le dérapage des finances publiques.
01:15J'endosse toutes les responsabilités de mes services. Mais il n'y a eu ni faute, ni dissimulation, ni volonté de tromper.
01:23Stop à toutes les polémiques. Et je reprendrai la phrase qui a été celle de Pierre Moscovici. Il n'y avait pas de volonté de tromper.
01:31On a entendu après le gouvernement nous dire mais non, on ne pouvait pas savoir. Il y a eu des alertes en tous les sens.
01:37Écoutez, il y a un embarras le maire. Il y a un embarras Emmanuel Macron, évidemment.
01:42L'image signée Amandine Chocteau et Agathe Ferrière. On va donc en débattre ce soir avec mes deux économistes préférés.
01:51Ravi de vous retrouver une nouvelle fois à la table de 60 minutes. Nicolas Bouzou, économiste fondateur du cabinet Asterès.
01:56Bonsoir et bienvenue face à vous. Thomas Porcher, économiste, vous aussi auteur du livre « L'économie pour les 99% » paru chez Stock.
02:04Je sais que vous êtes impatient de prendre la parole sur ce thème. Mais on va essayer d'y voir un petit peu plus clair.
02:09Et pour ça, on va remonter le temps avec vous, Raphaël Grabli, pour le Radar BFM TV.
02:14La question, c'est donc de savoir où sont passés ces 40 milliards d'euros de dérapage des comptes publics l'an dernier, en 2024.
02:21La lettre de Bruno Le Maire adressée à Emmanuel Macron date d'avril 2024.
02:27Mais pour bien comprendre, il faut remonter encore de quelques mois.
02:29Exactement Marc, il faut remonter fin 2023. Elisabeth Borne, qu'on voit à l'écran, est alors à Matignon.
02:35Et à l'époque, le gouvernement travaille sur le budget 2024 et mise sur un déficit de 4,4% du PIB.
02:43Sauf que voilà, personne n'y croit, y compris à Bercy.
02:47On commence, on est le 16 février 2024. Les équipes du ministère font leurs calculs et les résultats sont inquiétants.
02:55Il prévoit en fait 5,7% de déficit pour 2024. Un écart de 35 milliards d'euros avec ce qui est prévu.
03:05Sachant Marc que cette note, il faut le préciser, elle reste secrète. C'est-à-dire qu'elle n'est pas transmise au Parlement.
03:10En revanche, donc Bercy, à ce moment précis, en février 2024, est au courant ?
03:14Alors exactement, et on avance sur la frise, pas de beaucoup. Le 18 février 2024, 48 heures après cette note.
03:21Deux jours plus tard, Bruno Le Maire, il est au 20 heures de TF1. Il évoque justement ses questions budgétaires.
03:27Et alors même que ses services évoquent 5,7% de déficit, voici ce qu'il dit.
03:32Nous maintenons l'objectif d'un déficit public à 4,4% en 2024.
03:38Un optimisme qui tranche totalement avec l'état d'esprit de ses propres services.
03:43Et c'est là qu'on arrive donc à la fameuse lettre d'avril 2024.
03:46Exactement, le 6 avril 2024, Bruno Le Maire écrit au président.
03:51Alors dans la lettre, les 4,4% de déficit sont déjà oubliés.
03:54Il parle alors d'une cible ambitieuse, un objectif ambitieux de 4,9%.
04:01La cible, en fait, elle était beaucoup trop ambitieuse.
04:03Le déficit public s'élève finalement à 5,8% du PIB, selon les chiffres de l'INSEE qui seront publiés quelques mois plus tard.
04:12Un dérapage ou un mensonge pour l'opposition à 40 milliards d'euros.
04:17Thomas Porcher, mensonge, dérapage, omission, comment vous qualifiez ça ?
04:22Je pense qu'il y a eu une erreur en tous les cas très certaine de prévision.
04:27Vous savez, il y a un lien entre recette fiscale et croissance.
04:29Ce lien a été mis en place en 2022, puis il a été reconduit en 2023.
04:34Et déjà en 2023, au premier trimestre, on a vu en fait que les rentrées fiscales étaient un peu moins prévues que ce qui avait été estimé dans les prévisions.
04:43Les gens ont dit bon, ça va être rectifié, on voit.
04:45Et puis après, on a voté le budget 2024 avec toujours cette espèce de méthodologie où il y avait un lien entre recette fiscale et croissance qui étaient les mêmes,
04:53alors qu'on savait que les recettes fiscales allaient être moins élevées.
04:56Et ce qui s'est passé en 2024, c'est qu'on a eu une croissance qui était assez conforme aux prévisions.
05:00Mais on a eu des recettes fiscales qui ont été moins.
05:02Donc il y a une grosse erreur, d'abord de méthodologie de la part des services de Bercy.
05:05Mais est-ce qu'il fallait le dire, entre le moment où Bercy est au courant, donc en février,
05:10et le moment où Bruno Le Maire envoie la lettre à Emmanuel Macron il y a deux mois,
05:14à ce moment-là, les Français ne savent pas ce qui est en train de se passer et que les caisses sont en train de se vider ?
05:18Enfin, ils ne savent pas ce qui est en train de se passer.
05:20Pardonnez-moi, je vais être très prétentieux, j'ai d'autres qualités.
05:22Mais enfin, on était un certain nombre à faire tout un tas de papiers dans la presse pour dire qu'il y avait un dérapage qui était évident.
05:28Vous savez, c'est très facile de suivre les comptes de l'État.
05:30L'État publie mensuellement ce qu'on appelle le budget d'exécution, c'est-à-dire ce qui rentre et ce qui sort.
05:35Pardonnez-moi d'être trivial.
05:36Donc en fait, c'est quelque chose, avec quelques mois de retard, que vous pouvez très bien suivre.
05:39Mais il faudrait vous dire quelque chose sur cette affaire.
05:42Bruno Le Maire, c'est le bouc émissaire, depuis le début.
05:44Mais s'il y a un bouc émissaire, c'est parce qu'on se voile la face.
05:48Parce que nos problèmes de finances publiques, ils ne datent pas d'il y a deux ans.
05:53Nos problèmes de finances publiques, ça fait 50 ans.
05:55Le dernier budget en équilibre, ça devait être de mémoire 1976, ou quelque chose comme ça.
06:00Donc c'est quand même un peu facile d'accuser une personne,
06:04alors qu'il y a certes été ministre de l'Économie et des Finances pendant très longtemps.
06:07Mais enfin, c'est un peu facile d'accuser cette personne.
06:10Donc vous comprenez qu'il contre-attaque aujourd'hui, Bruno Le Maire, en disant...
06:13Mais il a parfaitement raison de contre-attaquer.
06:15Et après, je vais vous dire quelque chose que je fais rarement,
06:18mais puisque c'est un sujet qui est en débat.
06:21Moi, j'ai eu de multiples conversations avec Bruno Le Maire quand il était ministre de l'Économie et des Finances,
06:27et je vais vous donner mon sentiment.
06:28J'en ferai ce que vous voudrez.
06:29Mais mon sentiment sur cette affaire, c'est que lui était très conscient de cette situation,
06:33de cette dégradation des comptes publics,
06:35et qu'à l'Élysée, l'atmosphère était un peu plus cool et un peu plus relax sur ces sujets-là.
06:40Et s'il y a un tort de Bruno Le Maire, à mon avis, c'est de ne pas avoir démissionné.
06:43En fait, ce qu'on peut lui reprocher, c'est ça.
06:45C'est pas de ne pas avoir prévenu.
06:47Il avait demandé une loi de finances rectificative, souvenez-vous.
06:50Pardonnez-moi, je rentrerai un peu dans les détails.
06:51Ce qui permet de faire entrer des recettes supplémentaires.
06:54Ce qui permet, en cours d'année, de diminuer un peu les dépenses ou d'augmenter un impôt.
06:59En France, en général, c'est plutôt augmenter un impôt.
07:01Mais bon, cette loi de finances rectificative, c'était le gouvernement de Gabriel Attal, ça a été refusé.
07:06J'imagine, cette lettre sans le prouver, c'est ce que je crois savoir en effet,
07:09qui s'est ému de la situation des comptes publics auprès du président.
07:14Donc, s'il y a un problème, c'est qu'il aurait éventuellement dû démissionner.
07:18Thomas Porcher.
07:19Je pense que moi, le chef de l'État et le Premier ministre se sont dit que la situation n'était pas si grave que ça.
07:25Qui allait avoir un dérapage, mais qui n'allait pas avoir d'impact sur les taux d'intérêt, etc.
07:29Et donc, qu'on pouvait, à la veille d'une élection, les élections européennes,
07:33laisser les choses comme ça dériver, parce que la conséquence n'allait pas être si grave que ça.
07:38C'est le calcul qui a été fait.
07:39Après, dans l'interview qu'a donnée Bruno Le Maire, il a dit pour moi un certain nombre de choses intéressantes.
07:45Notamment, il a dit qu'il faut arrêter de dire que l'État est en faillite,
07:47qu'il faut arrêter de dire que la dette est un problème, un danger mortel.
07:53Mais il ne reconnaît pas quand même, et c'est ça, les effets qui ont été moindres
07:58de la politique de l'offre qu'il a mise en place.
07:59C'est-à-dire qu'il se concentre uniquement sur les dépenses,
08:01alors qu'il y a quand même une politique de l'offre qui a été mise en place,
08:04qui devait générer plus de croissance et soi-disant plus de recettes fiscales,
08:08l'inverse de la coupe de l'affaire qu'on n'arrête pas à arrêter.
08:10Vous êtes plutôt dans la critique de la politique de Bruno Le Maire dans son ensemble
08:13que sur la dernière année de son passage à Mercier.
08:14Tout à fait, c'est-à-dire qu'il fait un juste mea culpa en disant qu'il a averti
08:18et donc qu'il n'est pas le seul responsable.
08:19Et là, moi, ça, je le donne comme un acquis et je suis d'accord avec lui.
08:23Mais après aussi, il faut comprendre ce qui nous a amenés à cette situation.
08:27Quand on enlève les deux crises majeures qu'il a d'ailleurs présentées,
08:29la crise inflationniste et la crise du Covid,
08:32qui sont les plus grosses crises que nous avons vécues ces dernières années,
08:34la raison de le dire, il y a eu une politique qui a été appliquée
08:36et qui n'a pas eu des effets escomptés.
08:38Donc, on ne veut pas dire que c'est qu'une question de dépenses, comme il le dit lui.
08:41Je reviens quand même au timing de cette année 2024, février.
08:45Mercier qui dit, attention, Houston, Houston, on a un problème de déficit.
08:50Avril, cette lettre secrète jusqu'à très récemment de Bruno Le Maire.
08:54Il se trouve que quelques semaines, quelques mois après, il y avait des élections européennes
08:57et puis même finalement des élections législatives,
08:59puisqu'il y a eu dissolution, est-ce que ce n'est pas un peu gênant
09:02que les Français n'aient pas eu l'étendue des dégâts au moment d'aller aux urnes ?
09:06Ce que dit aujourd'hui, par exemple, Marine Le Pen en disant
09:08« on a trompé les Français », peut-être que le résultat des élections n'aurait pas été le même.
09:11On n'a pas trompé, non, je suis désolé, mais on n'a pas trompé les Français.
09:14Je le redis, en fait, ce sont des données qui…
09:16Enfin, je veux dire, Marine Le Pen, si elle avait quelque chose à dire sur le budget,
09:19elle allait sur le site internet de Bercy, elle regardait les États mensuels
09:22et elle voyait qu'il y avait un déficit.
09:23Tous les gens qui suivent ça l'avaient vu.
09:25En fait, le sujet, ce n'est pas que quelque chose aurait été caché.
09:29Rien n'a été caché.
09:30Ce n'est pas ça.
09:31Le sujet, c'est qu'on n'a pas mené de politique pour réduire les déficits.
09:35Quitte à ne pas être d'accord sur la politique à mener.
09:36On a laissé dériver le déficit.
09:38C'est d'une certaine façon plus grave.
09:39Mais on est en train d'écoper aujourd'hui une partie de ces 40 milliards de dettes supplémentaires.
09:42Parce que ça s'est ajouté.
09:43Alors, ce qui est vrai, en revanche, là, Thomas a tout à fait raison,
09:45parce que ça s'est avéré,
09:46c'est qu'il y a eu une erreur de prévision majeure sur les recettes fiscales.
09:50Donc ça, c'est la responsabilité des équipes de Bercy.
09:53Alors, politiquement, c'est la responsabilité du ministre.
09:56Politiquement, techniquement, c'est la responsabilité des gens qui, à Bercy, étaient en charge de ça.
10:02Et puis, un autre élément, vraiment, pour bien comprendre cette situation,
10:05il y a eu, Thomas l'a dit, le quoi qu'il en coûte pendant le Covid.
10:07Ça a coûté très cher.
10:08Ça, ça ne différencie pas la France des autres pays.
10:11Ce qui différencie la France en matière de finances publiques,
10:13c'est le fait que, lors de la crise énergétique,
10:15donc, après 2022, la guerre en Ukraine et la crise énergétique,
10:20là, en France, on a voulu protéger énormément les entreprises, les ménages.
10:24C'était le fameux bouclier énergétique.
10:26Mais ça, il fallait le faire.
10:27C'est une bonne chose.
10:27Eh bien, c'est là où je ne suis pas sûr d'être d'accord.
10:30Vous pensez qu'on aurait dû se débrancher ?
10:31Oui, absolument.
10:33Moi, je pense qu'on aurait dû débrancher ça très vite.
10:35Alors, Thomas va dire que ça a protégé l'activité économique.
10:38Mais je pense qu'en matière de finances publiques,
10:40c'était trop par rapport à notre situation.
10:42Et ça, moi, j'ai une vraie critique à porter là-dessus.
10:45Thomas Porchet.
10:45Non, mais en fait, il faut voir la situation comme elle est aujourd'hui.
10:48Est-elle aussi grave qu'on le dit ?
10:50C'est ça, en fait.
10:50Et je pense que c'est l'arbitrage qu'a fait le président de la République
10:53en disant, bon, on ne va pas.
10:55En fait, ce qui est plus grave,
10:56ce n'est pas tant le fait que le déficit ait réaugmenté
10:58alors qu'on avait prévu de le baisser,
11:00c'est qu'on n'a pas tenu notre promesse
11:01à cause d'une erreur des services de Bercy.
11:03Et ça, ça montre quelque part,
11:05vis-à-vis de nos partenaires européens,
11:06qu'on a mal estimé les choses
11:08et qu'on a fait une erreur.
11:10Ça, c'est très grave.
11:10Mais par contre, si on assumait en disant,
11:12nous, nous avons décidé de protéger
11:13les entreprises et les ménages
11:16avec des boucliers tarifaires sur l'énergie
11:19et notre déficit va réaugmenter,
11:21mais nous aurons une autre trajectoire après crédible,
11:23il n'y a pas de problème.
11:24Le problème, c'est que là, c'est une erreur de calcul,
11:27une erreur de prévision,
11:28ce qui mine notre crédibilité.
11:29C'est seulement ça.
11:30Après que le déficit soit à 4,9
11:32ou qu'il dépasse un peu les 5 %,
11:33honnêtement, aujourd'hui,
11:34en termes de refinancement de notre économie,
11:36on ne voit pas trop d'effets alarmants.
11:39Il faut juste qu'on retrouve une trajectoire.
11:41Je reviens un tout petit peu,
11:42si vous permettez,
11:42aux attaques contre Bruno Le Maire,
11:44qui a hérité du surnom dans la bouche
11:46du patron des Républicains, Bruno Rotaillot,
11:48de l'homme aux 1 000 milliards de dettes.
11:50Ça, c'est faux.
11:51Vous dites que tous les deux, c'est faux ?
11:52C'est injuste ?
11:53C'est injustifié ?
11:53On ne peut pas lui faire porter le chapeau du Covid
11:55des différents boucliers ?
11:58Non, mais c'est évidemment injuste.
11:59Et Bruno Le Maire a dit,
12:00je crois, sur une antenne récemment,
12:01quelque chose de très juste.
12:02Pardon, je peux en témoigner.
12:03J'ai beaucoup de considérations pour Bruno Rotaillot
12:06que je connais bien aussi.
12:07Mais enfin, très honnêtement,
12:08les députés LR,
12:09ils ne voulaient pas entendre parler
12:10concrètement d'une réduction des déficits,
12:12d'une réduction des dépenses
12:13ou d'une augmentation de la fiscalité.
12:16Donc, il y a un moment où je trouve que
12:18ce serait bien que tout le monde
12:19soit un peu adulte dans cette affaire
12:20et que chacun prenne sa part de responsabilité.
12:22Est-ce que le ministre de l'Économie
12:23a une responsabilité ?
12:24C'est lui qui est ministre de l'Économie.
12:26Donc, politiquement,
12:27il a une responsabilité.
12:28Mais je déteste vraiment
12:30cette idée de la stratégie
12:31du bouc émissaire
12:32parce que je pense que
12:33c'est un aveublement, en réalité,
12:35de dire que Bruno Le Maire
12:36est responsable de tout.
12:37J'ai une question bête
12:38pour clore ce débat
12:39parce qu'on va passer
12:39dans un instant
12:41à la réforme des retraites
12:42version Gabriel Attal
12:43avec une proposition
12:44qui en a surpris quelques-uns.
12:46Cette prime au berceau.
12:47Et nous en premier.
12:48Et nous en premier.
12:48Vous allez nous dire
12:49et on va recevoir justement
12:50dans un instant
12:50l'homme qui conseille Gabriel Attal
12:52sur cette réforme des retraites.
12:54Mais vous nous dites
12:55responsabilité partagée.
12:57Simplement, est-ce qu'un dérapage
12:59comme ça, ça peut se reproduire
13:00aujourd'hui sans qu'on le sache ?
13:01Est-ce qu'il est possible
13:02qu'en ce moment même
13:03le gouvernement hier a dit
13:04on tiendra les objectifs de 2025
13:06c'est promis à la virgule près
13:07mais est-ce qu'il est possible
13:08que cette année encore
13:09on se plante ?
13:11Moi je pense qu'on n'est jamais
13:12à l'abri
13:12mais il faut faire attention
13:13qu'on ne se replante pas
13:14parce que là on met notre
13:15on a un problème de crédibilité
13:17sur notre parole
13:17et c'est ça le problème
13:18pour moi le plus important
13:19vis-à-vis de nos partenaires européens.
13:22C'est pas tant le dérapage
13:23de quelques miniations
13:23doit dépenser quelques miniations.
13:24Mais on a réglé
13:24les ordinateurs de Bercy ou pas ?
13:26Pour éviter de se tromper
13:27Oui j'espère que oui
13:29là normalement oui
13:29On n'en est pas entièrement sûr ?
13:31Je pense que oui
13:32normalement oui
13:32ils doivent réadapter
13:33leur méthodologie
13:34là je n'ai pas compris
13:34pourquoi je vous l'ai dit
13:35en 2024
13:36ils n'ont pas réadapté
13:37à ce qui s'était passé en 2023
13:38où on voyait quand même
13:39des différences
13:39là a priori
13:40ça devrait être fait normalement.
13:42Moi je crains moins
13:43une erreur de méthodologie
13:44que le fait qu'on se rend compte
13:45que l'espèce de matraquage fiscal
13:46auquel est en train
13:47de s'adonner l'Assemblée nationale
13:49par une espèce
13:51de folie d'hystérie fiscale
13:52on se rend compte que finalement
13:54au lieu de faire des recettes fiscales
13:57en moins donc je crois plus
13:59l'ineptie de la politique
14:00qui est en passe d'être menée
14:02que l'erreur technique
14:03ma crainte est plutôt là.
14:05On va parler à présent
14:05comme promis
14:06donc de la réforme des retraites
14:07version Gabriel Attal
14:09le patron de Renaissance
14:10fait plusieurs propositions
14:11et relance le débat
14:13à condition qu'il a d'ailleurs
14:14été fermé ces dernières semaines
14:16ce dont je ne suis pas
14:17tout à fait sûr pour en parler
14:18bonsoir Eric Veil
14:19bonsoir
14:20merci d'être avec nous
14:21vous êtes ancien conseiller
14:22ministériel spécialiste des retraites
14:23je précise que vous avez
14:24donc travaillé avec Gabriel Attal
14:26sur ce sujet
14:27sur cette proposition de réforme
14:29que je vais tenter de résumer
14:30la réforme des retraites
14:32version Gabriel Attal
14:32c'est une retraite à la carte
14:33sans âge légal
14:35ce qui va sans doute
14:36faire bondir certains
14:38peut-être même autour de cette table
14:39et même avec un cadeau
14:41du gouvernement
14:41chaque enfant se verrait offrir
14:43à la naissance
14:43un chèque
14:45un compte bancaire
14:46doté de 1000 euros
14:47pour préparer sa future retraite
14:48d'abord
14:49sur la philosophie
14:50de la retraite à la carte
14:52comment ça marche ?
14:53On fait vraiment ce qu'on veut ?
14:55On fait en partie ce qu'on veut
14:56c'est-à-dire l'idée
14:57une des idées de cette réforme
14:58c'est de redonner de la liberté
15:00à chacun
15:01avec des mécanismes
15:02beaucoup plus incitatifs
15:03c'est-à-dire que
15:04chacun serait libre de partir
15:06quand il veut
15:06sous réserve
15:07d'un minimum de pension
15:09qui reste à fixer
15:10par les partenaires sociaux
15:12mais l'idée c'est qu'il y ait
15:12un filet de sécurité
15:13Donc impossible par exemple
15:15de liquider sa retraite
15:16à 40 ans ?
15:17Sauf si on a atteint
15:18ce minimum de pension
15:19donc ça dépend
15:20Le minimum c'est quoi ?
15:21C'est un...
15:22Par exemple ça pourrait être
15:23par exemple être 1000 euros
15:24par exemple 1000 euros
15:25qui est à peu près aujourd'hui
15:26le niveau du minimum vieillesse
15:27pour une personne seule
15:28Ce qui veut dire
15:28que si j'ai beaucoup
15:29beaucoup cotisé
15:30pendant 20 ans de ma vie
15:31je peux éventuellement
15:32m'arrêter à 40 ans ?
15:33Éventuellement
15:34mais j'ai envie de dire
15:35que c'est déjà le cas aujourd'hui
15:36il y a des rentiers
15:37qui peuvent choisir
15:38d'arrêter complètement
15:38de travailler à 40 ans
15:40et vivre de leur rente
15:41immobilière
15:42Mais dans ce cas-là
15:43ils ne touchent pas
15:44la retraite de l'État
15:45Ils la touchent
15:46beaucoup plus tard
15:46Quelle serait la part
15:47de la retraite de l'État
15:48et de la part
15:49de la capitalisation
15:51qu'on aurait mis chacun
15:52si on finit à 40 ans ?
15:53À la louche comme ça
15:54La personne qui choisirait
15:56de partir à 40 ans
15:57parce qu'il aurait atteint
15:57le minimum de pension
15:58il toucherait justement
15:59un minimum de pension
16:01Mais l'idée c'est qu'ensuite
16:02le système serait piloté
16:04pour rester à l'équilibre
16:05autour de mécanismes
16:07incitatifs
16:07autour d'un taux plein
16:08Et donc celui
16:09qui ferait le choix
16:10de partir à 40 ans
16:11il aurait
16:12même s'il avait
16:12énormément cotisé
16:14sur des très hauts salaires
16:15sa pension de retraite
16:16serait largement décotée
16:18Il y aurait un gros malus
16:19sur sa pension de retraite
16:21C'est ce que j'allais vous dire
16:22Vous nous vendez
16:22un petit peu du rêve là
16:23On nous explique
16:24peut-être que je me trompe
16:25depuis des années
16:26que le système
16:27n'est pas à l'équilibre
16:28Et vous nous dites
16:28ceux qui veulent
16:29ceux qui peuvent
16:30en tout cas
16:30pour en partir un peu plus tôt
16:31Je pense que justement
16:32un des angles morts
16:33de tous les débats
16:34sur les retraites
16:35c'est de faire croire
16:36que le système
16:37ne devrait que reposer
16:38sur un âge légal
16:39En réalité
16:40l'équilibre d'un système
16:42peut aussi reposer
16:42sur d'autres paramètres
16:44En l'occurrence
16:44le système qu'on propose
16:46dans cette tribune
16:46avec Gabriel Attal
16:47repose essentiellement
16:49sur des mécanismes
16:49autour d'un taux plein
16:50Donc autour
16:52ou d'une durée de cotisation
16:53ou d'un âge du taux plein
16:54c'est encore une discussion
16:55qu'on peut avoir
16:55Mais on peut tout à fait avoir
16:57un système
16:57qui laisse
16:58beaucoup plus de liberté
16:59entre l'âge de départ
17:01et le niveau de pension
17:03avec par ailleurs
17:04des mécanismes incitiatifs
17:05pour inciter très fortement
17:06ceux qui le peuvent
17:07à travailler plus longtemps
17:09Nicolas Bouzou
17:10ça vous interpelle
17:12parce que vous avez
17:12des questions à poser
17:14sur cette retraite
17:14et on va parler
17:15des 1000 euros
17:16dans le couffin
17:17dans un instant
17:18enfin dans le landau
17:19Non, très rapidement
17:20dans cette proposition
17:23il y a deux aspects
17:25que j'aime bien
17:25et un que je n'aime pas
17:26L'aspect que j'aime bien
17:28c'est en effet
17:29cette idée
17:29de ne pas avoir
17:30d'âge légal
17:31c'était un peu l'esprit
17:32de la retraite à point
17:33que voulait mettre en oeuvre
17:35Édouard Philippe
17:35et puis finalement
17:36ça ne s'était pas fait
17:36ça avait été très mal présenté
17:38Vous pouvez nous rappeler
17:38pourquoi ?
17:39C'est un peu la version
17:40Édouard Philippe
17:41L'idée, globalement
17:44dans l'esprit
17:45l'idée est extrêmement simple
17:46l'idée c'est de dire
17:47au fond
17:48au fur et à mesure du temps
17:50vous travaillez
17:51vous cotisez
17:51ça vous permet d'accumuler
17:52un certain nombre de points
17:53et vous pouvez partir
17:54en retraite un peu
17:55quand vous voulez
17:56votre pension
17:56elle dépend du nombre
17:57de points que vous avez accumulés
17:59Pourquoi ça n'a pas marché
18:00avec Édouard Philippe ?
18:01Ça n'a pas marché
18:01parce qu'Édouard Philippe
18:02a introduit une drôle d'idée
18:03qui était l'âge pivot
18:04et à partir de là
18:05il a perdu tout le monde
18:07y compris les principaux soutiens
18:08à la réforme
18:08dont on faisait part
18:09L'âge pivot
18:09c'était un peu l'âge légal
18:11Ne me redemandez pas d'expliquer
18:12parce que j'y ai passé
18:13énormément de temps
18:13Je ne suis pas sûr
18:15Avant l'âge pivot
18:15il y a eu des codes
18:16si on part après
18:17Oui oui oui
18:17D'accord
18:18Je vais résumer
18:20Ne m'envoyez pas
18:21J'ai tenté de le résumer
18:21Vous avez parfaitement raison
18:22mais je suis quelqu'un
18:24d'assez psychorigide
18:25parfois en matière
18:26de politique publique
18:26quand on me vend quelque chose
18:28pour sa simplicité
18:29je n'aime pas qu'on le complique
18:30de telle façon
18:30que plus personne
18:31n'y comprenne rien
18:32Si vous voulez
18:32C'est très exactement
18:32Il n'y a pas d'âge pivot
18:33Il n'y a pas le loup
18:35Dans le système
18:36pour le moment
18:37qu'a proposé Gabriel Thal
18:38il n'y a pas d'âge pivot
18:38Pour le moment
18:39Actuellement
18:40il n'y a ni âge d'ouverture
18:42des droits
18:42Chacun est libre
18:43sous réserve
18:43d'un minimum de pensions
18:44et par ailleurs
18:45le taux plein
18:45serait en fonction
18:46d'une durée de cotisation
18:48Vous l'avez financé
18:49Vous avez essayé
18:50de voir ce que ça donnerait
18:51Si demain
18:51on autorise effectivement
18:52des gens à partir plus tôt
18:54et peut-être aussi d'autres
18:55à partir plus tard
18:56si ça permet
18:56de toucher un peu plus
18:57de pensions
18:57Vous avez réussi
18:58à faire des simulations
18:59déjà ?
19:00C'est très difficile
19:00de faire des simulations
19:01sur un système
19:02puisque c'est une des différences
19:04par rapport à il y a 5 ans
19:05à la réforme d'Edouard Philippe
19:06ça ne concernerait
19:07que les nouveaux entrants
19:08Donc là on parlerait
19:09de gens qui partiraient
19:10à la retraite
19:10dans 40 ans
19:11Ce qu'on appelle
19:12dans le jargon des économistes
19:13etc.
19:14la clause du grand-père
19:15C'est-à-dire on fait ça
19:16ce serait vraiment
19:17au fil de l'eau
19:18il faudrait
19:1830, 40, 50 ans
19:20pour que tout le monde
19:20passe à ce système
19:21Ce qu'on a voulu présenter
19:23dans cette tribune
19:24et ce que j'ai fait aussi
19:24dans mon livre
19:25c'est l'esprit d'une réforme
19:27qui serait radicalement
19:27différent de celle
19:29qu'on a aujourd'hui
19:30Une réforme beaucoup plus simple
19:32d'abord puisque
19:33les droits
19:34les euros de cotisation
19:34seraient directement convertis
19:36en euros de pension
19:36Ce n'est pas du tout le cas
19:38dans les régimes actuels
19:40Et par ailleurs
19:41Ils ne cotiseraient pas deux fois ?
19:42Non, non
19:42ils ne cotiseraient pas deux fois
19:43Ils cotisent deux fois
19:44que si on met de la capitalisation
19:45de manière très massive
19:46Vous parlez de la capitalisation
19:48c'est important
19:48Ce sont ces fameux 1000 euros
19:50que l'État offrirait
19:51à chaque enfant
19:52à sa naissance
19:52sur un compte
19:53Il se passe quoi après
19:54avec ces 1000 euros ?
19:56L'idée c'est que
19:57chacun soit doté
19:58soit doté
19:59de manière universelle
20:01Tous les enfants
20:01soient dotés
20:02de 1000 euros
20:02à la naissance
20:04Ensuite chacun serait libre
20:05les parents
20:06les grands-parents
20:07puis les enfants concernés
20:08une fois qu'ils gagnent leur vie
20:09d'abonder
20:10cette épargne
20:12pour la faire fructifier
20:13de telle sorte
20:13que ça donne un complément
20:14de retraite
20:15une fois qu'ils peuvent partir
20:17Mais cet argent
20:18il serait placé où ?
20:19Il serait placé
20:20pour financer l'économie
20:21C'est le placement
20:22PEPER
20:23ou on peut aussi
20:24jouer en bourse
20:25à 18 ans
20:26et placer sa retraite
20:26en bourse ?
20:27C'est une modalité
20:29qui reste à réfléchir
20:29c'est soit
20:30un fonds de pension
20:32type fonds souverain
20:33géré par
20:34par exemple
20:35la Caisse des dépôts
20:35ça peut aussi être
20:36on met
20:37pour chaque enfant
20:38sur un plan
20:39d'épargne retraite
20:39qu'il gère ensuite
20:40librement
20:41cet argent
20:42et ensuite
20:42il le place
20:43où il veut
20:44il y a plusieurs modalités possibles
20:45mais le principe
20:46c'est de doter
20:46pour chaque enfant
20:472000 euros de pension
20:48mais cette mesure
20:50c'est une parmi d'autres
20:52pour faire monter
20:53un peu de capitalisation
20:54et de manière réaliste
20:55dans notre système de retraite
20:56je pense aussi
20:57à la réorientation
20:58de l'épargne salariale
20:59aujourd'hui
21:00l'épargne salariale
21:01c'est 20 milliards par an
21:02pour les dispositifs
21:03d'intéressement
21:04et de participation
21:04s'il y avait ne serait-ce
21:05que la moitié
21:0610 milliards
21:07qui abondaient
21:08des plans d'épargne retraite
21:09ça permettrait
21:10à la moitié
21:11des salariés
21:12aujourd'hui en France
21:1250% des salariés
21:14d'être dotés
21:15d'abonder
21:16leur plan d'épargne retraite
21:17et de faire monter
21:17progressivement
21:185 à 10%
21:19de capitalisation
21:20dans le système
21:21sans tomber non plus
21:22dans l'écueil
21:22d'avoir la double cotisation
21:24qui serait nécessaire
21:25si on voulait
21:26complètement basculer
21:26d'un système à l'autre
21:27vous allez trouver
21:28que je suis rabat-joie
21:28peut-être
21:29mais si on fait le calcul
21:30il y a 700 000 naissances
21:32chaque année en France
21:32si on donne 1000 euros
21:33à chaque petit bébé
21:34qui arrive
21:35en France
21:36ça fait déjà 700 000 euros
21:37encore une fois
21:38à un moment
21:39où on dit que déjà
21:40le système
21:41n'est pas rentable
21:42c'est plus rasé gratif
21:43700 millions par an
21:44pendant des années
21:45et des années
21:46deux réponses sur ça
21:46d'abord
21:47quand on regarde
21:47les ordres de grandeur
21:48700 millions d'euros
21:50versus 400 milliards d'euros
21:51qui financent chaque année
21:53le système de retraite
21:54premièrement
21:55deuxièmement
21:55c'est un investissement
21:56puisque cet argent
21:57finance l'économie
21:58cet argent est placé
22:00dans l'économie
22:00les 400 milliards
22:01vous allez en faire
22:02ils ne vont pas disparaître
22:03d'un coup comme ça
22:04non non non
22:04c'est un autre sujet
22:05c'est deux sujets
22:06qui sont complètement distincts
22:08c'est pas comme s'il a
22:09remplacé l'autre
22:10pas du tout
22:10on dit que ça coûte cher
22:12ça ne coûte pas très cher
22:13si je puis dire
22:14par rapport à la masse
22:15de ce que représente
22:16le système de retraite
22:17par rapport à la répartition
22:18aujourd'hui
22:18par ailleurs
22:19c'est donc de l'investissement
22:20ça finance l'économie
22:21et à la fin
22:21si l'argent fructifie
22:23et l'idée c'est qu'il fructifie
22:24le plus tôt possible
22:25ça donne un complément
22:26de retraite
22:27merci beaucoup
22:28Eric Vell
22:29je signale le titre
22:30de votre dernier ouvrage
22:31Retraite
22:32un blocage français
22:33Thomas Porcher
22:35Nicolas Bouzou
22:35la réforme attale
22:36elle est réaliste
22:38pour vous ?
22:39moi sur le constat
22:41de la tribune
22:41qui a été écrite
22:42je ne suis pas d'accord
22:43c'est-à-dire
22:43ça part du constat
22:44qu'il y a un grand
22:46problème démographique
22:47alors il y a peut-être
22:48un problème démographique
22:49mais il faut en voir
22:49la mesure
22:50est-ce que c'est un grand
22:51problème ou pas
22:51ça c'est la première des choses
22:53et deux ça part du principe
22:54que le système de répartition
22:55ne fonctionne plus
22:56que les gens n'en veulent plus
22:57et qu'il est arrivé
22:58qu'on est arrivé
22:59au bout de ce système-là
23:00et là je ne suis pas d'accord
23:01non plus avec ça
23:02donc à partir de ce moment-là
23:03effectivement
23:03vous mettez une petite part
23:05de capitalisation
23:06qui ouvrira à mon sens
23:08après la porte
23:09à une autre capitalisation
23:10beaucoup plus importante
23:11parce que j'ai l'impression
23:11que c'est un peu ça
23:12le but en ce moment
23:13mais avec ce constat-là
23:14je ne suis pas d'accord
23:15je pense qu'on peut faire différemment
23:17vous savez aujourd'hui
23:18le système de répartition
23:19il ne dépend pas
23:20que de la démographie
23:21il dépend des actifs
23:21c'est les actifs
23:22qui financent les retraités
23:23il y a des choses
23:25à aller chercher
23:26chez les jeunes
23:26il y a des choses
23:27à aller chercher
23:27chez l'emploi
23:28l'emploi des seigneurs
23:29et puis après
23:29il y a la question
23:29de la productivité
23:30on nous rabâche
23:31qu'il y aura de la productivité
23:32notamment grâce à l'IA
23:33ben là
23:33s'il y a de la productivité
23:35et qu'on touche des gens
23:36on fait travailler des gens
23:37qui ne travaillent pas aujourd'hui
23:37il n'y a plus de problème
23:38vraiment de retraite
23:41par répartition
23:41Nicolas Bouzou
23:42Alors
23:43je ne suis pas du tout d'accord
23:45avec Thomas
23:46sur la capitalisation
23:47moi je suis à fond
23:49pour qu'on introduise
23:50une dose de capitalisation
23:51dans notre système de retraite
23:52pourquoi ?
23:53Aujourd'hui on a
23:54ce qui est un cas
23:55extrêmement rare
23:56en France
23:56uniquement un système de retraite
23:57par répartition
23:58dans la plupart des pays
23:59vous avez un mix
23:59répartition-capitalisation
24:01en France on n'a que répartition
24:02avec la situation démographique
24:04qui est la nôtre
24:05en fait
24:05le rendement
24:06de la répartition
24:08est nul
24:09ça veut dire que
24:09quand vous mettez
24:10100 euros en cotisation
24:11à votre retraite
24:13vous retrouvez 100 euros
24:15bon génial
24:16capitalisation
24:17capitalisation
24:18ce sont des placements
24:19auprès de nos entreprises
24:20sur les marchés financiers
24:21vous regardez le taux de rentabilité
24:23des placements
24:24sur le long terme
24:24prenez le CAC 40 par exemple
24:26c'est ce que n'arrête pas
24:27de dire au passage
24:27Gabriel Zuckman
24:28qui explique que c'est pour ça
24:29qu'il faut taxer
24:29alors allons au bout du raisonnement
24:30c'est 5-6%
24:32c'est le seul à citer
24:33Gabriel Zuckman
24:33pour faire de la retraite
24:34par capitalisation
24:35il faut oser
24:36bah oui
24:37sauf que
24:38en fait
24:38c'est lui
24:39qui nous explique
24:39que c'est 5-6%
24:41de rendement
24:42tous les ans
24:425-6% de rendement
24:44pour les ans
24:44mais
24:44ce que vous dites
24:45c'est qu'il n'y a pas
24:45que les actionnaires
24:46donnons-le aux salariés
24:47mais fantastique
24:48soyons marxistes
24:50jusqu'au bout
24:50que l'argent des entreprises
24:52aille aux futurs retraités
24:53Nicolas Bouzou
24:54le jour où il y a un krach
24:55il se passe quoi ?
24:55mais vous n'avez pas
24:56un krach tous les jours
24:57les 5-6%
24:58le jour où il y en a un
24:59il se passe quoi ?
25:00il ne se passe rien
25:01parce que les 5-6%
25:02dont je viens de vous parler
25:03c'est une moyenne
25:04sur le long terme
25:05c'est à dire que
25:06vous avez des années
25:07à moins 10
25:08et vous avez des années
25:08à plus 15
25:10mais surtout
25:10il ne s'agit pas
25:11de remplacer
25:13la répartition
25:14par la capitalisation
25:15il s'agit simplement
25:16de dire
25:17vous aurez les deux
25:18vous aurez la répartition
25:19parce que c'est notre modèle social
25:21c'est la solidarité
25:22c'est les jeunes d'aujourd'hui
25:23qui travaillent pour les retraités
25:24et c'est formidable
25:25on aime ça
25:25très bien
25:26on touche pas
25:27on a juste un peu les paramètres
25:28on touche pas
25:29et en plus
25:29vous aurez la capitalisation
25:31parce que la capitalisation
25:32c'est
25:32vous mettez
25:33une partie de votre épargne
25:34dans les entreprises
25:35et nos entreprises
25:36ont besoin d'argent
25:37et elles vous rétrocèdent
25:38une partie de leur profit
25:39quand vous êtes à leur tête
25:40je suis à fond pour
25:41je suis sûr que l'argument
25:42Zuckman vous a touché
25:45pour que la capitalisation fonctionne
25:48il faut avoir du capital déjà
25:49c'est la première des choses
25:50alors là
25:51je comprends bien
25:51ce que me dit Nicolas
25:53il propose quand même
25:54un système mixte
25:55avec de la répartition
25:57et de la capitalisation
25:58moi ce qui me fait peur
25:59et c'est souvent
26:00la voie qui est prise
26:01c'est à dire qu'à partir du moment
26:02on va introduire de la capitalisation
26:03je suis persuadé
26:05que ce sera une manière
26:05de dire voilà
26:06le système par répartition
26:07il fonctionne
26:08c'est déjà ce qu'on nous dit
26:09depuis longtemps
26:09ça va pas très bien
26:10il fonctionne mal
26:11et donc on va rebalancer
26:12le plus possible
26:13sur la capitalisation
26:13et là je suis pas sûr
26:14qu'en termes d'inégalité
26:16ce soit bien
26:17parce que notre système
26:18de répartition
26:18il a comme avantage
26:19d'avoir par exemple
26:20des taux de remplacement
26:21plus élevés
26:21pour les bas salaires
26:22ce qui est une bonne chose
26:23donc c'est aussi
26:25une assurance sociale
26:25et le résultat
26:27de cette politique publique
26:28aujourd'hui
26:28c'est que nous avons
26:29et je le dis souvent
26:30le taux de pauvreté
26:31le taux de pauvreté
26:32des retraités
26:32le plus faible au monde
26:33donc ça fonctionne bien
26:34après la question démographique
26:36effectivement
26:37il y a eu des chocs démographiques
26:39il y a eu déjà plusieurs
26:40là on est face à peut-être
26:41un autre choc démographique
26:42est-ce qu'il faut
26:43dire que ce choc
26:45est aussi grave
26:45qu'on nous le dit
26:46quand on regarde
26:46la descendance finale
26:47c'est-à-dire le nombre d'enfants
26:48qu'une femme a à 50 ans
26:49on est à 1,9
26:51donc attendons de voir
26:52c'est peut-être
26:52un problème démographique
26:54conjoncturel
26:54et pas structurel
26:55et s'il est structurel
26:56il faudra avoir
26:57peut-être d'autres solutions
26:58mais pour le moment
26:58c'est très difficile
26:59de dire que la démographie
27:00explique à elle seule
27:02la fin du système
27:02par répartition selon moi
27:03je vous ai pas entendu
27:04tous les deux
27:05sur la mesure spécifique
27:06les 1 000 euros
27:07au berceau
27:08c'est ce qui répond
27:09un tout petit peu
27:10à ce que vous venez de dire
27:11c'est-à-dire
27:11si c'est l'État
27:12qui met la main
27:13dans la capitalisation
27:14c'est-à-dire sans demander
27:15aux gens
27:15d'aller placer leurs économies
27:17pour leur future retraite
27:18ce qui créerait évidemment
27:19des inégalités
27:20est-ce que ça vous semble
27:21être une piste intéressante
27:22Nicolas Bouzou ?
27:23Non ?
27:23Non ?
27:24Non mais allez-y
27:27je réponds aux questions
27:28comme je sais
27:28que Thomas va me dire non
27:29vous avez raison
27:31non parce que
27:32je n'aime pas du tout
27:33l'idée que le système
27:34de retraite dépend
27:34d'une dotation
27:35que l'État donne aux bébés
27:36je trouve que l'idée
27:37elle est baroque
27:37je ne la comprends pas
27:38c'est pas plus juste
27:39ça ne met pas tout le monde
27:39sur un pied d'égalité au départ
27:40non mais je ne comprends pas
27:43cette idée
27:43selon laquelle
27:44de toute façon
27:44tout le monde à la naissance
27:45a droit à 1 000 euros
27:47pour sa retraite
27:48il y a peut-être des gens
27:49qui ne voudront pas de retraite
27:49moi par exemple
27:50à titre personnel
27:51je suis un métier très agréable
27:52pas fatigant
27:53j'espère que
27:54je pourrais ne jamais
27:55prendre ma retraite
27:55j'en sais rien
27:56enfin en tout cas
27:57on va dire
27:57vous n'êtes peut-être
27:58pas majoritaire
27:58à dire ça
27:59j'entends parfaitement
28:00cet argument
28:01bien évidemment
28:01mais ce que je veux dire par là
28:02c'est que la retraite
28:04c'est un système
28:04qui est fait
28:05pour les gens qui bossent
28:06donc ça doit être pris
28:08sur une partie des salaires
28:10c'est de cette façon-là
28:11que ça a été voulu
28:12par l'égaliste
28:13et communiste
28:13voilà
28:14après 1945
28:16donc
28:17qu'on dise
28:19on garde le système
28:20par répartition
28:21on l'ajuste un peu
28:22avec une retraite à points
28:23super
28:23on met de la capitalisation
28:25en plus
28:25super
28:26mais alors l'espèce de
28:27moi je n'aime pas
28:27les choses bizarres
28:28je vais vous dire
28:28l'espèce de tuyauterie bizarre
28:30qui consiste à dire
28:31l'État
28:31ou je ne sais qui d'ailleurs
28:33les caisses de c'est
28:33j'en sais rien
28:34verse 1000 euros
28:36à tout le monde
28:37franchement
28:37ça me semble très bizarre
28:38je suis assez d'accord
28:39je pense qu'il y a un côté
28:41alors il faut proposer
28:42intellectuellement
28:43effectivement des réformes
28:44c'est son rôle
28:45et il a raison de le faire
28:45mais après les 1000 euros
28:47pour moi c'est vraiment
28:48un appât
28:49pour que les gens se disent
28:50ah oui c'est pas mal
28:51et pour ensuite
28:53passer ça un petit peu
28:54que les parents
28:55ou la famille
28:56pourraient abonder
28:56au long de la vie
28:57bien sûr
28:58je veux dire le futur jeune
28:59le futur travailleur
29:00pourrait à 18 ans abonder
29:01on l'abondera de manière
29:03parfaitement inégale
29:04parce que certains auront
29:05les moyens de l'abonder
29:06plus que d'autres
29:07et puis après
29:08il faut voir aussi
29:08la partie qu'on décide
29:09de consacrer à notre revenu
29:10encore une fois
29:11quand on a des gros revenus
29:12on peut en consacrer
29:12une plus grosse partie
29:13quand on a des revenus faibles
29:14on est dans l'urgence du quotidien
29:15et la retraite
29:16est quelque chose
29:16d'assez lointain
29:17donc le fonds ne sera pas
29:18alimenté de la même façon
29:19d'un mot
29:20si vous permettez
29:21tous les deux
29:21est-ce qu'une réforme
29:22comme ça
29:22qu'elle s'appelle
29:23Gabriel Attal
29:24ou Attal
29:24ou je ne sais pas quoi
29:25a une chance
29:26d'arriver en France
29:28dans les années qui viennent
29:29ou est-ce que
29:29si on n'a pas réussi
29:30la dernière
29:31c'est qu'on n'y arrivera jamais
29:32non je pense que
29:33les propositions
29:34moi je vous dis
29:35je ne suis pas fanatique
29:36de la proposition
29:37elle a un immense mérite
29:38c'est qu'elle nous sort
29:39de nos débats
29:40sur l'âge légal
29:42la durée de cotisation
29:43j'ai oublié de le rappeler
29:44mais la CFDT
29:45pousse pour une réforme
29:46comme ça depuis des années
29:46oui oui
29:47c'est très intéressant
29:49ce que vous dites
29:49sur les syndicats
29:50parce qu'un sujet
29:50dont on n'a pas parlé
29:51qui pour moi
29:52est absolument central
29:52c'est à qui on confie
29:54la gestion de tout ça
29:55moi je suis favorable
29:56à ce qu'on donne
29:56la gestion de tout ça
29:57aux partenaires sociaux
29:58déjà pour les responsabiliser
29:59et puis pour que nous
30:00on sorte un peu
30:01de ces psychodrames
30:03mais ça
30:03c'est une réforme de gouvernance
30:05qui est très intéressante
30:06les retraites
30:07c'est un sujet
30:07extrêmement sensible en France
30:08les gens sont quand même
30:09assez attachés au système
30:10par répartition
30:11et c'est vrai que
30:11tous les changements systémiques
30:13et la retraite à point
30:14qui avait été annoncée en 2017
30:15ont généré des débats
30:17assez difficiles
30:18donc là
30:18pourquoi pas le proposer
30:20en tous les cas
30:20ça permet à monsieur Attal
30:21d'avoir une proposition
30:22de revenir un peu
30:22au devant de la scène
30:23et voilà
30:24donc ça c'est déjà peut-être
30:25mais là on est déjà
30:26quelque part dans
30:27l'après-campagne présidentielle
30:29ou même directement
30:29la campagne présidentielle
30:30je pense pas que ça ne passera là
30:31moi je pense pas que ça ne passera là
30:33je préfère qu'on nous fasse
30:33de grandes propositions
30:34sur l'éducation
30:35sur l'innovation
30:36je suis désolé
30:37je vous refais le couplet
30:37mais les retraites
30:39vont être tranchées
30:40je pense
30:40sur un débat présidentiel
30:42pas sur des mesures
30:42comme ça qu'on ajoute
30:43aujourd'hui
30:44je pense que la question
30:44est beaucoup trop sensible
30:45merci beaucoup Thomas Porchet
30:47merci beaucoup Nicolas Bouzou
30:48vous êtes venu ce soir
30:48sur le plateau
30:49de 60 minutes
30:51tout de suite cette question
30:52relancée cette semaine
30:54par l'ONG France Terre d'Asile
30:55quel serait l'effet
30:56sur l'économie française
30:57d'une régularisation massive
30:59de personnes sans papier
31:00l'association affirme
31:01que si la France
31:02régularisait 250 000 travailleurs
31:04ça rapporterait
31:05près de 3 milliards d'euros
31:06par an
31:07en finance
31:08aux finances publiques
31:09on va en parler ce soir
31:09avec vous Vincent Beaugrand
31:10bonsoir
31:11bonsoir
31:11directeur général de France Terre d'Asile
31:13l'association qui vient
31:14en aide notamment
31:14aux demandeurs d'asile
31:15face à vous ce soir
31:16bonsoir Nicolas Pouvreau-Monti
31:18bonsoir
31:18vous êtes le directeur
31:19de l'observatoire
31:20de l'immigration
31:20et de la démographie
31:21merci à tous les deux
31:22d'avoir accepté le principe
31:23de ce débat
31:25sur le coût
31:26ou l'apport
31:27de l'immigration
31:28en France
31:28pour être parfaitement transparent
31:30je peux dire que votre observatoire
31:31est proche des idées
31:33de la droite conservatrice
31:34pour que vous voie
31:35d'où vous nous parlez
31:35on voit à peu près
31:36où est France Terre d'Asile
31:37je ne dirais pas comme ça
31:38notre observatoire
31:38est favorable à un contrôle
31:39efficace des flux migratoires
31:41donc c'est effectivement
31:41un positionnement
31:42mais au-delà du positionnement
31:43ce qui compte
31:44ce sont les faits
31:44je pense qu'on va avoir l'occasion
31:45et on va en débattre
31:46des faits justement
31:47d'abord Vincent Bougrand
31:483 milliards d'euros
31:49en régularisant
31:51250 000 sans-papiers
31:52comment vous arrivez
31:53à ce calcul ?
31:55merci déjà
31:56de nous inviter
31:57à ce débat
31:57parce que je pense
31:58que c'est un sujet
31:59très très important
32:00nous France Terre d'Asile
32:01on est une association
32:02qui accompagne
32:03les demandeurs d'asile
32:04les réfugiés
32:05et qui réfléchissons aussi
32:07aux politiques publiques
32:08de migration
32:09cette année
32:10on a décidé de réfléchir
32:11sur les politiques publiques
32:12budgétaires
32:13et effectivement
32:14c'est un sujet important
32:15aujourd'hui
32:15on a réfléchi
32:16à plusieurs mesures
32:18qui partaient du concret
32:19de ce qu'on vit tous les jours
32:20et c'est vrai
32:21qu'on a 5 mesures
32:23c'en est une
32:24que vous avez citée
32:24mais on a 5 mesures
32:25qui au total
32:26font plus de 3,3 milliards d'euros
32:28dans le budget
32:29de l'Etat
32:29et de la sécurité sociale
32:30la principale
32:31la plus rentable
32:32si il faut parler
32:33de rentabilité
32:33étant celle-ci
32:35c'est-à-dire d'intégrer
32:36de donner des papiers
32:36à des gens
32:37qui aujourd'hui
32:38travaillent déjà
32:39je précise
32:39travaillent déjà
32:41souvent dans l'illégalité
32:42comment on arrive
32:43à ce chiffre
32:43simplement ?
32:44et bien c'est assez simple
32:45en fait
32:45quand vous avez
32:47250 000 travailleurs
32:48250 000 personnes
32:50qui travaillent
32:52dans l'illégalité
32:52ou qui ne travaillent pas
32:53leur permettent de travailler
32:54ils ont envie de travailler
32:55en fait ces personnes-là
32:56leur permettent de travailler
32:57ça veut dire
32:57qu'ils vont commencer
32:58à cotiser
32:59des cotisations sociales
33:02des impôts
33:02des cotisations sociales
33:04des cotisations sociales
33:05et en gros
33:05on a fait le coup
33:07et vous avez le calcul
33:09dans notre dossier
33:10on arrive à 2,9 milliards d'euros
33:12pour cette mesure seule
33:14sur le constat
33:15sur le chiffre
33:16Nicolas Pouvot-Montier
33:17est-ce que vous
33:17dites la même chose
33:19c'est-à-dire que
33:19ça rapporte à l'économie française
33:21de donner des papiers ?
33:23Écoutez
33:23le constat posé
33:24par France Terre d'Asile
33:25dans cette étude
33:25me laisse assez perplexe
33:27à la fois par le fond du propos
33:28mais aussi par la méthode
33:29qui vient d'être évoquée
33:30c'est-à-dire que
33:31la méthode
33:31c'est effectivement
33:32que France Terre d'Asile
33:33estime les cotisations sociales
33:35et les impôts supplémentaires
33:36qui seraient apportés
33:37par des clandestins
33:38qui travailleraient aujourd'hui
33:39et qu'on régulariserait
33:40pour qu'ils puissent être déclarés
33:42et payer ses impôts
33:43et cotisations sociales
33:44il me semble que
33:45les hypothèses de cotisation
33:46dans l'étude
33:46sont un peu surélevées
33:47parce qu'on parle de revenus
33:48qui sont bien au-delà du SMIC
33:49ce qui ne correspond pas
33:49au profil des clandestins
33:50je ne vais pas rentrer
33:51dans le détail
33:51mais ce qui me gêne surtout
33:53c'est que l'étude
33:53ne prend à aucun moment
33:55en compte les coûts
33:56générés par la régularisation
33:58et ces coûts
33:58ils sont de plusieurs natures
33:59d'abord à partir du moment
34:01où les clandestins
34:02sont régularisés
34:02ils ont accès
34:03à l'ensemble
34:04des prestations sociales
34:05de droit commun
34:05donc les allocations familiales
34:07les aides au logement
34:08à partir d'un certain temps
34:09la prime d'activité
34:10par ailleurs
34:11il n'y a jamais
34:11d'immigration de travail
34:12sans immigration familiale
34:13c'est-à-dire qu'un clandestin
34:15régularisé pour le travail
34:16au bout de 18 mois
34:17il peut faire venir
34:18son époux
34:19son épouse
34:19ses enfants mineurs
34:20qui vont être
34:21c'est normal
34:21des consommateurs nets
34:23de dépenses publiques
34:23et puis enfin
34:24il y a un troisième coup
34:25de plus long terme
34:26qui est celui
34:26de l'appel d'air
34:27c'est-à-dire que
34:28annoncer une vague
34:29de régularisation
34:29de 250 000 clandestins
34:31c'est rendre la France
34:32spécialement attractive
34:33pour de nouvelles vagues
34:34d'immigration
34:34qui auront elles aussi
34:36des implications
34:36fiscales et sociales
34:37qu'il faudra gérer
34:38Sur ces trois arguments
34:39Vincent Bourgrain
34:39quelle est votre réponse ?
34:40Oui je vous remercie déjà
34:41d'avoir situé un peu
34:42ce qui est l'OID
34:43parce que je pense que
34:44la traduction
34:46qui a été faite ici
34:46avec le dévoiement
34:47d'un certain nombre de chiffres
34:48je vais y revenir
34:49est important
34:49l'OID c'est un organisme
34:51qui est financé
34:53par Pierre-Edouard Sterrain
34:53il l'a reconnu
34:55dans ses auditions
34:56à l'Assemblée
34:57Je vais simplement dire
34:57si vous permettez
34:58pour la clarté des débats
34:59Pierre-Edouard Sterrain
35:01milliardaire
35:01partisan de l'Union des Droites
35:03et qui finance
35:04en partie votre observatoire
35:06parmi d'autres donateurs
35:08Je réponds maintenant
35:08Si vous voulez
35:09comme ça se sera fait
35:10on ne fait pas tout le débat
35:11sur M. Sterrain
35:11Le sujet n'est ni l'OID
35:13ni Pierre-Edouard Sterrain
35:13puisque je suis mis en cause
35:15je me permets quand même
35:16de répondre
35:16l'Observatoire de l'immigration
35:18et de la démographie
35:18c'est un think tank indépendant
35:20qui fonctionne
35:20avec les dons libres
35:22de centaines de donateurs
35:23qui ne touche aucun euro
35:25d'argent public
35:25l'association que vous dirigez
35:27monsieur
35:27elle a des moyens financiers
35:28qui sont littéralement
35:29200 fois supérieurs aux nôtres
35:30et qui viennent quasi essentiellement
35:32des financements publics
35:33Donc quand il est question
35:34de soutien financier
35:34je vous invite à faire preuve
35:35d'un petit peu de décence
35:36Allez, on ne fait pas tout
35:37sur le financement
35:38J'ai simplement appelé
35:39et vous confirmez
35:39que M. Sterrain
35:40est l'un des donateurs
35:41parmi d'autres
35:42C'est l'un des donateurs
35:42parmi d'autres
35:43On revient sur le sujet du jour
35:45monsieur si vous voulez bien
35:45Je vais juste finir ma phrase
35:46qui porte un agenda politique
35:48et idéologique
35:48qui fait que en fait
35:50alors que la science
35:52dit un certain de choses
35:53les observations
35:54qui sont faites
35:55par l'Observatoire
35:56sont effectivement
35:56des observations détournées
35:58On a un certain nombre d'exemples
35:59Là sur le sujet en particulier
36:00puisqu'on est là
36:03pour parler du sujet
36:04et de cette mesure-là
36:05Aujourd'hui
36:06ces personnes-là
36:07vous le dites vous-même
36:07coûtent
36:08Aujourd'hui les personnes
36:09sans papier
36:09coûtent pour la France
36:11coûtent pour le budget de l'État
36:13La mesure qu'on a mise en œuvre
36:16ces personnes
36:16effectivement vous l'avez dit aussi
36:18coûter des prestations sociales
36:19des APL
36:20etc
36:20vont coûter peut-être
36:22une petite partie d'entre eux
36:23va coûter aussi du chômage
36:25Mais quand nous on a fait le calcul
36:26de ces deux coûts
36:28le coût numéro 1
36:29de la situation actuelle
36:30et le coût de la situation projetée
36:33on arrive à peu près
36:34à des coûts équivalents
36:35si vous voulez
36:35on peut les détailler
36:36à tous les éléments
36:37on peut les détailler
36:38Mais donc là
36:39on a deux situations
36:40où les coûts sont équivalents
36:40sauf que
36:41dans la situation 2
36:42celle qu'on propose
36:43il y a 2,9 milliards d'euros
36:45en plus
36:46à coût égal
36:47Vous avez tenu compte
36:48Bien sûr
36:49Ce n'est absolument pas
36:50ce qu'écrit l'étude
36:51on pourra la diffuser en direct
36:52si vous le souhaitez
36:53L'étude dit
36:53qu'on écarte
36:54ce qu'on appelle
36:55les effets de second rang
36:56c'est-à-dire notamment
36:56les coûts générés
36:57par la régularisation
36:58mais en vérité
36:59le fait que ces clandestins
37:00régularisés
37:01consomment plus de dépenses publiques
37:02qu'ils n'y contribuent
37:03ça n'aurait rien d'exceptionnel
37:04aujourd'hui
37:05il y a à peine la moitié
37:06des ménages en France
37:07qui ont un niveau de vie suffisant
37:09pour être des contributeurs nets
37:10aux dépenses publiques
37:11simplement dire que
37:12ces clandestins régularisés
37:13apporteront plus de recettes
37:15qu'ils ne consommeront de dépenses
37:17c'est factuellement faux
37:18Monsieur
37:18je parle en évaluation
37:19de politique publique
37:20vous avez deux choix
37:21deux scénarios
37:22le premier scénario
37:23c'est rester à l'heure actuelle
37:25à l'heure actuelle
37:25le calcul qu'on a fait
37:26le coût pour 250 000 personnes
37:28c'est un peu
37:29autour de 2 milliards
37:302 milliards et demi
37:31on se projette
37:32dans la situation qu'on propose
37:33il y a le même coût
37:342,5 milliards d'euros
37:36à peu près
37:36on peut faire le détail
37:38si vous le souhaitez
37:39plus 2,9 milliards d'euros
37:41en revanche de recettes
37:42donc on a bien
37:43un apport supplémentaire
37:45de 2,9 milliards d'euros
37:47par notre mesure
37:48encore une fois
37:50ceux qui veulent se faire un allié
37:51pourront consulter l'étude
37:52et ils iront
37:54en ligne sur le site
37:57de France Terre d'Asile
37:58je vous permets
37:58de vous faire de la publicité
37:59et il est écrit
38:00que les effets de second rang
38:01notamment les coûts
38:02sont écartés
38:03parce qu'on considère
38:03par principe
38:04qu'ils vont être compensés
38:06par un effet multiplicateur
38:08je passe là-dessus
38:08en vérité
38:10on touche là
38:10à un sujet important
38:13qui est une sorte
38:13de serpent de mer
38:15dans le débat public
38:15sur l'immigration
38:16qui est à question
38:17de l'immigration de travail
38:18aujourd'hui
38:19il y a un certain nombre
38:20de secteurs
38:20qui emploient
38:21beaucoup plus d'immigrés
38:22que d'autres secteurs
38:23les trois secteurs
38:24qui emploient le plus
38:24d'immigrés aujourd'hui
38:25et notamment des clandestins
38:26ce sont les employés
38:28de maison
38:28le secteur du gardiennage
38:30et de la sécurité
38:30et les ouvriers
38:32non qualifiés du BTP
38:33alors ce sont des secteurs
38:34louables
38:34mais qui ne sont pas
38:35ceux qui apportent
38:36le plus de valeur ajoutée
38:36et surtout ce ne sont pas
38:37ceux qui sont exposés
38:38à la concurrence internationale
38:39il me semble
38:40qu'il y a aujourd'hui
38:41déjà 1,7 million
38:42d'immigrés en France
38:43qui ne sont ni en emploi
38:44ni en études
38:45ni à la retraite
38:46la plupart d'entre eux
38:46sont légaux
38:47plus globalement
38:48il y a 2,5 millions de chômeurs
38:492 millions de personnes
38:50dans le halo du chômage
38:51la priorité des politiques publiques
38:53puisqu'on en parle
38:54ça doit être de remettre
38:55ces 4,5 millions de personnes
38:57le marché du travail
38:57c'est vrai que les yeux
38:58ne correspondent pas toujours
38:59ce ne sont pas toujours
39:00en fait il faut le penser
39:01dans son ensemble
39:01politique d'immigration
39:02politique de formation
39:04réforme du système social
39:05moi je ne me satisfais pas
39:06qu'il y ait 4,5 millions
39:08de personnes
39:08qui sont soit au chômage
39:09soit dans le halo du chômage
39:11Vincent Beaumont
39:11je voudrais vous interroger
39:12si vous permettez
39:13sur une autre des mesures
39:14vous avez dit tout à l'heure
39:15il n'y a pas que celle-là
39:16de la régularisation
39:17qui rapporterait 3 milliards à l'économie
39:18dans les 5 propositions
39:20que vous faites
39:20il y a également
39:21une proposition
39:21qui va sans doute
39:22faire un tout petit peu réagir
39:23votre interlocuteur du soir
39:24réduire le nombre d'obligations
39:26de quitter le territoire français
39:27les fameuses OQTF
39:28pour réallouer
39:30les moyens consacrés
39:31aux OQTF
39:32vers l'instruction
39:33des demandes
39:34de titres de séjour
39:35pourquoi ?
39:36Alors j'y viens juste après
39:37mais par rapport
39:38à ce qui a été dit
39:38je pense qu'on peut être d'accord
39:40sur le consensus économique
39:41qu'il y a
39:42par rapport aux questions migratoires
39:43l'OCDE
39:45la BCE
39:46l'ensemble des économistes
39:48qui sont compétents
39:49sur le sujet
39:49ceux de la Paris School of Economics
39:51ceux de la Toulouse School of Economics
39:53montrent
39:54démontrent
39:55que
39:55l'apport des étrangers
39:57l'apport de l'immigration
39:58a deux conséquences
40:00la première
40:01c'est que
40:02effectivement
40:02c'est positif
40:03pour le PIB d'un pays
40:04en France
40:05l'OCDE
40:06a chiffré
40:07entre 2003 et 2018
40:08plus 1,02%
40:10en moyenne
40:11pour la France
40:12et deuxièmement
40:13l'apport
40:15sur le budget
40:15de l'État
40:16est de légèrement négatif
40:18à légèrement positif
40:19c'est un consensus économique
40:20vous pouvez y aller
40:21donc par rapport
40:22à tout ce que dit
40:23monsieur
40:24de l'OID
40:25effectivement
40:26on est dans une situation
40:27dont on ne profite pas
40:29assez en France
40:30parce que justement
40:31on n'a pas des politiques
40:31migratoires assez utiles
40:32sur la question des OQTF
40:34en France
40:35il y a 130 000 OQTF
40:37130 000 OQTF
40:38c'est le tiers
40:38des OQTF
40:39produites en Europe
40:41dont un peu plus
40:42de 10%
40:43aboutissent
40:44dont un peu plus
40:45de 10%
40:45aboutissent
40:46les préfectures
40:47sont saturées
40:48de la production
40:49d'OQTF
40:50donc ne savent pas
40:51sont en difficulté
40:52pour en faire
40:53des OQTF efficaces
40:54c'est pas automatique
40:55une OQTF
40:56c'est une décision
40:56administrative
40:57qui doit être étudiée
40:59au cas par cas
40:59en fonction
41:00de la situation
41:00de la personne
41:00donc ces OQTF
41:02nous on pense
41:03qu'il y en a un certain nombre
41:04qui sont totalement inutiles
41:05annulés etc
41:06et donc on a évalué
41:08l'économie potentielle
41:11de la suppression
41:12de 20 OQTF
41:13on arrive à ce chiffre
41:14de 41 millions d'euros
41:15ça évite aussi
41:16des drames humains
41:17éviter de faire
41:18trop d'OQTF
41:19vous connaissez le cas
41:21de Mamadou Garanke
41:22Diallo
41:22qui était un boucher
41:24un jeune mineur
41:25non accompagné
41:26qui est arrivé en France
41:27qui ensuite
41:27est devenu apprenti
41:29qui était à Darnétal
41:31bouché
41:31et qui a reçu
41:32une première OQTF
41:33défendue par son employeur
41:35évidemment
41:35par la collectivité locale
41:37et par un certain nombre
41:38de personnes autour
41:40qui a reçu
41:41une deuxième OQTF
41:42deux ans après
41:42qui s'est enfuie
41:44de peur de
41:45effectivement
41:46se faire attraper
41:47qui s'est enfuie
41:47en voulant partir
41:48vers l'Angleterre
41:49et ce jeune Guinain
41:50est mort à Boulogne
41:50par un accident
41:51là on avait
41:53une personne
41:53qui travaillait
41:54qui travaillait
41:55qui était insérée
41:56dans un petit village
41:57normand
41:58qui était bouchée
41:59qui cotisait
41:59qui apportait à la France
42:01et une décision automatique
42:02a fait ce drame
42:03je pense qu'on a
42:05une réflexion à porter
42:06globale
42:06sur les OQTF
42:07leur efficacité
42:07Nicolas Pouvon-Monti
42:08deux choses
42:09alors sur le coup
42:10de l'immigration
42:10c'est pas le sujet du soir
42:11simplement l'OCDE
42:12on ne répond pas
42:14parce que sinon
42:14on ne va pas s'en sortir
42:15sur les OQTF
42:16il ne nous reste qu'une minute
42:17sur les OQTF
42:18l'OCDE ne dit pas
42:19ce que monsieur Andi
42:19mais on pourrait revenir
42:20sur un autre plateau
42:21si vous le souhaitez
42:21et par ailleurs
42:23sur les OQTF
42:23en fait il y a une contradiction
42:24entre les deux propositions
42:26en matière de lutte
42:27contre l'immigration irrégulière
42:28ou plutôt d'absence
42:29de lutte contre l'immigration irrégulière
42:30portée dans cette note
42:31d'une part on nous dit
42:32il faut émettre
42:33moins d'OQTF
42:33pour prioriser
42:34les éloignements
42:35qu'on souhaite absolument réaliser
42:36et d'autre part
42:38c'est l'autre proposition
42:38on nous dit
42:39qu'il faut supprimer
42:41les 1000 places
42:41en centre de rétention
42:42administrative supplémentaire
42:43qui sont prévues
42:44et qui sont spécialement faits
42:45pour ces profils prioritaires
42:46les profils qu'on met
42:47en CRA aujourd'hui
42:48ils sont à 90% connus
42:49pour des troubles
42:50à l'ordre public
42:51un quart d'entre eux
42:52sort directement de prison
42:53en arrivant en CRA
42:53donc en vérité
42:54France Terre d'Asile
42:55est favorable
42:55aux politiques de frontières ouvertes
42:57c'est cohérent
42:57mais il faut l'assumer
42:58et il faut d'autant plus
42:59l'assumer
43:00quand on vit assez largement
43:01de l'argent du contribuable
43:01merci à tous les deux
43:03d'avoir accepté le principe
43:04de ce débat
43:04je sais que vous n'êtes pas
43:05d'accord sur grand chose
43:06merci de vous être écouté
43:07d'avoir tenté d'échanger
43:08merci beaucoup d'être venu
43:09ce soir
43:09à la table de 60 minutes
43:12on va continuer de parler du budget
43:15dans un instant
43:16parler également de la réforme
43:17la proposition de réforme
43:18de Gabriel Attal
43:19avec l'homme qui l'enjoint à présent
43:20c'est le vice-président
43:21du Rassemblement National
43:22député du Nord
43:22vice-président également
43:23de l'Assemblée Nationale
43:25bonsoir Sébastien Chenu
43:27bonsoir monsieur
43:27bienvenue
43:28je voudrais d'abord vous entendre
43:30sur ce qu'était le thème
43:31de notre débat il y a quelques instants
43:32la proposition de Gabriel Attal
43:33d'une réforme des retraites
43:35à la carte
43:36où chaque français
43:37pourrait choisir
43:38son âge de départ
43:39sans âge légal
43:40avec évidemment un système
43:41de bonus
43:41lorsqu'on n'a pas
43:42de malus plutôt
43:43lorsqu'on n'a pas assez cotisé
43:44est-ce que vous seriez prêt
43:46malgré vos désaccords
43:47avec Gabriel Attal
43:48à envisager cette piste
43:50un jour
43:50et pourquoi pas
43:50la reprendre
43:51dans le projet du RN
43:52non c'est pas le modèle
43:53qu'on défend
43:54pour plusieurs raisons
43:55d'abord c'est la retraite
43:55par capitalisation finalement
43:57il y a les deux volets
43:58je vais laisser sur le côté
43:59le deuxième volet
44:00c'est les 1000 euros
44:01offerts à chaque français
44:02mais tout ça participe
44:03de la même logique
44:04participe en fait
44:05de la fin du système
44:06que nous connaissons
44:07auquel nous nous sommes attachés
44:09dans le projet de Gabriel Attal
44:11moi je vois des englements
44:12d'abord je ne suis pas dupe
44:13de la manœuvre politique
44:14et Gabriel Attal lance ça
44:16dans le débat
44:17parce que sur le sujet
44:19qui a nous mobilisé
44:20cette semaine
44:20c'est-à-dire
44:21le débat sur la suspension
44:23de la réforme des retraites
44:24ces troupes
44:25les macronistes
44:25sont très divisées
44:26donc ils lancent un sujet
44:28pour un peu comme une balle
44:29pour concours derrière
44:30mais je vois des angles faibles
44:32je vois des angles morts
44:35est-ce que c'est un système
44:36transitoire qu'il propose
44:38est-ce que c'est un changement
44:39total de paradigme
44:41ça serait au fil de l'eau
44:42au fur et à mesure
44:43qu'on rentre sur le marché
44:43tout ça n'est pas très clair
44:45et en tous les cas
44:46oublions la capitalisation
44:47sur le principe de la retraite
44:49à la carte
44:49souhaité depuis des années
44:51par la CFDT par exemple
44:52tenté par Édouard Philippe
44:54avec les chèques conseils
44:55il y a deux ans
44:56c'est non
44:57et c'est trois fois
44:57non c'est pas le système
44:59auquel nous sommes attachés
45:00c'est pas ce que nous pensons
45:02de meilleur pour les français
45:03pour leur retraite
45:04pour maintenir leur retraite
45:05bon demain
45:06c'est la réforme actuelle
45:07dont le sort va se jouer
45:08à l'Assemblée nationale
45:09avec un projet de suspension
45:11de la réforme de 2023
45:14je crois qu'elle sera
45:14la position de votre parti
45:15nous sommes hostiles
45:17à la réforme des retraites
45:18Macron
45:18donc on va voter
45:19évidemment
45:20en faveur
45:22pour la suspension
45:22en tout cas
45:23contre tout ce qui peut
45:24affaiblir
45:25enfin on va voter
45:27contre cette réforme
45:27donc pour la suspension
45:28voilà pour être clair
45:29on va voter
45:29pour la suspension
45:30mais on l'a fait en commission
45:34mais en revanche
45:35c'est un décalage
45:36il faut que les français
45:37entendent les choses
45:38telles qu'elles sont
45:39il ne s'agit pas
45:40d'une suspension
45:40il s'agit d'un décalage
45:42de quelques mois
45:42tant sur le nombre
45:44d'années de cotisations
45:45tant sur l'âge
45:47ça va toucher
45:48la génération en 1964
45:50donc que les français
45:51ne se disent pas
45:52youpi
45:52à partir de mercredi
45:54si c'est voté
45:55si la dite suspension
45:57qui est en fait
45:57un décalage est voté
45:58on repart de zéro
45:59en réalité
46:00c'est un décalage
46:01les compteurs seront remis
46:02non pas à zéro
46:04mais en tous les cas
46:05repartiront
46:06à partir du 1er janvier
46:082028
46:08ce qui crée d'ailleurs
46:09des incertitudes
46:10parce que ce mode
46:11de cette proposition
46:13qu'a fait le gouvernement
46:14pour acheter les socialistes
46:15en fait c'est une proposition
46:16pour acheter les socialistes
46:17les socialistes
46:18acceptent d'être achetés
46:18pour 3 mois de décalage
46:19et bien
46:20elle a aussi
46:22un effet déstabilisant
46:23pour les mutuelles
46:25pour un certain nombre
46:26de partenaires sociaux
46:27d'ailleurs aussi
46:27et donc
46:28nous nous considérons
46:30que c'est une manœuvre
46:30et que derrière ça
46:31il faut tout reprendre à zéro
46:32vous dites
46:33Sébastien Chenu
46:33le parti socialiste
46:34s'est fait acheter
46:34pour 3 mois de suspension
46:35quand on regarde là
46:37je sais que l'examen du budget
46:38et celui de la sécu
46:39non plus n'est pas terminé
46:40mais ce qu'a obtenu
46:41le parti socialiste
46:42depuis le débat
46:42il y a cette suspension
46:44il y a le dégel
46:45du barème
46:45de l'impôt sur le revenu
46:46qui va concerner
46:47sans nous
46:47il n'obtenait pas ça
46:48sans le RN
46:49il n'obtenait pas
46:50mais qui a été
46:51non mais
46:52monsieur Fouvel
46:53vous trouvez sur la table
46:55ça a été une des conditions
46:55exigées par le PS
46:56que vous avez voté par ailleurs
46:57nous nous avons demandé
46:58le dégel
46:59du barème
47:01de l'impôt sur le revenu
47:02nous l'avons voté
47:03le PS aurait pu le demander
47:04si le rassemblement national
47:06premier groupe
47:06de l'Assemblée
47:07ne le votait pas
47:07le PS restait chez lui
47:09je veux dire au bout d'un moment
47:10le PS n'a rien obtenu
47:12des gèles des minimas sociaux
47:13des gèles des pensions de retraite
47:14suspension de la réforme de retraite
47:15mais parce qu'on l'a voté
47:16c'est à monsieur Fouvel
47:17oui mais celui qui a négocié ça
47:19et vous lui avez d'ailleurs
47:19fait le reproche
47:20à quelques instants
47:21c'est Olivier Faure
47:21non ils ne l'ont pas négocié
47:23vous dites même
47:24vous avez dit il y a quelques semaines
47:24les premiers ministres bi
47:25c'est lui qui a le pouvoir
47:26ce qu'ils ont fait
47:27parce que moi je peux vous faire
47:28la liste aussi
47:29de ce qu'on a obtenu
47:30mais on n'aurait pas pu l'obtenir
47:31tout seul
47:31il n'y avait pas une majorité
47:32par exemple ils voulaient
47:33dans le PLF
47:34dans le projet de loi de finances
47:35taxer les pourboires
47:36par exemple
47:37je vous donne ça
47:37parce que ça paraît anecdotique
47:39mais on a obtenu
47:39beaucoup de choses
47:40et si on ne s'était pas battu
47:42on ne l'aurait pas obtenu
47:42donc le PS en réalité
47:43ils ont obtenu facialement
47:45un débat sur la réforme des retraites
47:48ce débat
47:48c'est mercredi après-midi
47:49alors le débat
47:50il ne va pas durer longtemps
47:51vous voyez pardon
47:52je veux dire
47:53il ne faut pas que les gens
47:55se fassent d'illusions
47:56c'est difficile de dire
47:57Olivier Faure est le premier ministre
47:58comme vous le dites
47:59à longueur d'interview
48:00et en même temps
48:01de ne pas reconnaître
48:02quand il obtient
48:03par des discussions
48:04des négociations
48:05des tractations
48:06des choses de Sébastien Lecornu
48:08vous ne pouvez pas lui faire
48:09le reproche
48:09et le reproche inverse
48:10ce que je veux vous dire
48:10c'est que ce qu'il obtient
48:11n'a pas beaucoup
48:13ni d'intérêt
48:14ni de valeur
48:15ni ne crée
48:16on essaye de
48:17Olivier Faure
48:18essaye de faire croire
48:19au français
48:19qui a obtenu la suspension
48:20de la réforme des retraites
48:21quand vous l'écoutez
48:22on a l'impression
48:23que la réforme des retraites
48:23est suspendue
48:24c'est faux
48:24la réforme des retraites
48:26des modèles de Macron
48:26malheureusement
48:27n'est pas suspendue
48:29elle ne le sera pas mercredi
48:30au mieux
48:31parce que nous
48:31nous allons voter
48:32pour cette suspension
48:33entre guillemets
48:34au mieux
48:34elle sera décalée
48:35donc ce sera
48:36un décalage
48:37donc vous me direz
48:38c'est un peu la même chose
48:39quand même
48:39un décalage de 3 mois
48:41et la suspension totale
48:42de la réforme des retraites
48:42non c'est pas vraiment
48:43la même chose
48:43il y a des centaines
48:44de milliers de personnes
48:45pour qui la réforme
48:46va être suspendue
48:47y compris les carrières longues
48:48ceux qui vont en profiter
48:49ou plutôt
48:50ceux qui ne vont pas en profiter
48:51trouvons que c'est pas la même chose
48:52au-delà de ça
48:53nous on pense
48:54qu'il faut tout remettre à zéro
48:55repartir dans le débat public
48:58et ça c'est l'élection présidentielle
48:59de 2027
49:00qui va le faire
49:00mais ne faisons pas passer
49:02pas prendre aux français
49:03des vessies pour des lanternes
49:04il y a un décalage
49:05d'ailleurs
49:06le président de la république
49:07lui-même l'a dit
49:08il n'y a pas de suspension
49:09de la réforme des retraites
49:10il y a donc un décalage
49:11nous on va voter
49:13ce décalage
49:14parce qu'on pense
49:14que tout ce qui peut affaiblir
49:15cette mauvaise réforme
49:17va dans le bon sens
49:18on va le voter
49:18mais attention
49:19le travail reste à mener
49:22l'ancien ministre de l'économie
49:24Bruno Le Maire
49:24se défend d'avoir été
49:26celui qui a laissé filer
49:28le déficit
49:28pendant son passage
49:29à Bercy
49:30il dit
49:31il a dit
49:32dimanche soir
49:32chez nos confrères de France 5
49:33qu'il avait alerté
49:34à nombreuses reprises
49:35Emmanuel Macron
49:36notamment dans une lettre
49:37censée rester secrète
49:39lettre d'avril 2024
49:40on sait finalement
49:42que le déficit public
49:44s'est accru
49:45de 40 milliards d'euros
49:46supplémentaires en 2024
49:47en plus
49:48de ce qui était prévu
49:49dans les prévisions
49:50de Bercy
49:51qu'est-ce que ça vous inspire ?
49:53Emmanuel Macron a donc
49:54trahi la confiance des français
49:55qu'il trahisse la confiance
49:56de Bruno Le Maire
49:57ministre
49:58qu'il a lui-même nommé
49:59et qui a ruiné le pays
50:00qui a concouru
50:01à ruiner le pays
50:03c'est une chose
50:03et ils s'en expliqueront
50:04entre eux
50:05Emmanuel Macron a trahi
50:06les français
50:06pourquoi ?
50:07parce que derrière
50:07il y avait des élections
50:09pour deux raisons
50:10il y avait des élections
50:11et qu'il a laissé
50:12les français se faire
50:13un jugement
50:14sur la situation
50:15financière du pays
50:16mais c'est pas le sujet
50:17monsieur
50:17on aurait pu les perdre
50:18comme on les a gagnés
50:19d'ailleurs on n'a pas gagné
50:20les législatives
50:21on nous l'a assez dit
50:21je parle des européens
50:22oui mais il y a eu
50:22les législatives
50:23encore plus importantes
50:24pour la situation
50:25budgétaire du pays
50:25c'est-à-dire qu'il a induit
50:27en erreur volontairement
50:28les français
50:28sur la situation économique
50:30bien sûr puisqu'il n'a pas dit
50:31la vérité des chiffres
50:33la vérité sur la situation économique
50:35volontairement
50:36pour truquer les élections
50:37en quelque sorte
50:38pour vous attablir
50:39mais bien sûr qu'il a induit
50:40les français en erreur
50:41et qu'il a fait en sorte
50:43que leur jugement
50:43soit altéré
50:44par rapport aux informations
50:45qu'il avait
50:46en sa possession
50:47deuxième chose
50:48il n'a rien corrigé
50:49du cours des choses
50:50Emmanuel Macron
50:51aurait très bien pu dire
50:52attention on appuie
50:53sur la pédale de frein
50:54attention à la dépense publique
50:56etc.
50:56pas du tout
50:57ils ont continué
50:58Emmanuel Macron
50:59sur ordre d'Emmanuel Macron
51:00Bruno Le Maire
51:01a continué à mener
51:02la même politique
51:04dévastatrice
51:04pour nos finances publiques
51:05c'est-à-dire que
51:06on prélève beaucoup
51:07on répartit mal
51:08et on ouvre des guichets
51:09c'est ce qu'ils ont continué
51:10à faire
51:11ils ont ruiné notre pays
51:12Emmanuel Macron
51:13présenté comme le Mozart
51:14de la finance
51:15a ruiné le pays
51:16l'a fait sciemment
51:17et a caché aux français
51:18l'état des finances publiques
51:20avant les élections
51:20vous dites quoi
51:21c'est une omission
51:22c'est un mensonge d'état
51:23c'est un mensonge énorme
51:25c'est la première fois
51:26je pense qu'un président
51:27de la république
51:28ment sur la situation
51:29financière du pays
51:30à ce point
51:31aux français
51:31il a donc été alerté
51:33Bruno Le Maire
51:33vient de cracher le morceau
51:34je vous rappelle que nous
51:35par la voix de Jean-Philippe Tanguy
51:36à l'Assemblée Nationale
51:37par la voix de Marine Le Pen
51:38nous avions dit
51:39que la situation des finances
51:40n'était pas sincère
51:41on l'avait tellement dit
51:42qu'on avait déposé
51:42une motion de censure
51:43à ce sujet
51:44on nous avait encore une fois
51:45rionné
51:46on avait dit tiens
51:47on fera un audit
51:48des comptes publics
51:49parce qu'on considère
51:49Jordan Bardella
51:50elle avait dit au moment
51:51des législatives
51:51que la situation des comptes publics
51:53n'est pas sincère
51:53on nous avait dit
51:54mais vous avez tous les chiffres
51:55en votre possession
51:56vous savez tout
51:57ben non
51:57preuve qu'on ne savait pas tout
51:59puisque la fameuse
51:59lettre secrète
52:00de Bruno Le Maire
52:01à Emmanuel Macron
52:02disait la réalité
52:04de la situation
52:04de notre pays
52:05la situation
52:06qu'ils ont continué
52:07à altérer
52:08on revient aujourd'hui
52:09Sébastien Chenu
52:10sur la stratégie
52:11sur la ligne
52:11de votre parti
52:12le Rassemblement National
52:13est-ce que c'est
52:14de tenter
52:14d'améliorer le budget
52:16ou est-ce que c'est
52:17de faire tomber
52:18le gouvernement
52:19non mais ce gouvernement
52:20doit tomber
52:21doit partir
52:22pour laisser place
52:23ça vous le dites
52:23depuis des semaines
52:24mais est-ce que
52:24en attendant
52:25j'essaie de vous répondre
52:26allez-y
52:26pourquoi ?
52:27parce qu'il faut que
52:28la situation politique
52:29puisse s'éclaircir
52:30il faut qu'on aille
52:32vers une dissolution
52:33donner une majorité
52:34les Français
52:34choisiront à qui
52:35ils souhaitent donner
52:36une majorité
52:36pour que dans ce pays
52:37on puisse construire
52:38un budget différent
52:40et mener une politique
52:40différente
52:41ça c'est sur le fond
52:42on demande toujours
52:43la dissolution
52:43sur la forme
52:44ce budget
52:45on le voit
52:46il est fait
52:47de briques et de brocs
52:48les uns et les autres
52:48font commerce
52:52de quelques victoires
52:53qu'ils pourraient avoir
52:53nous on est content
52:55d'avoir pu faire voter
52:56une taxe sur les rachats
52:57d'actions
52:57parce que ça aurait financé
52:58voyez-vous
52:59le fait qu'ils n'abandonnent
53:00pas la C3S
53:01la cotisation sociale
53:02sur les entreprises
53:03on va rentrer dans le détail
53:04sur la philosophie générale
53:06on sait
53:07et vous avez déjà été interrogé
53:08sur le sujet
53:08que le Rassemblement National
53:09a voté contre
53:10l'attaque Zuckman
53:11récemment
53:12après s'être abstenu
53:14il y a quelques mois
53:14lors du premier passage
53:15vous êtes justifié
53:16en disant
53:16on ne veut pas toucher
53:17au patrimoine professionnel
53:19je vous dis une chose
53:20on s'était abstenu
53:21la première fois
53:22parce qu'on avait dit
53:22il faut ouvrir le débat
53:24d'un changement
53:26de fiscalité
53:27sur les plus riches
53:28le débat s'est ouvert
53:31la taxe Zuckman
53:31est arrivée
53:32on l'a trouvée
53:33les parlementaires
53:35dans leur majorité
53:35l'ont trouvée inopérante
53:36et au contraire dangereuse
53:38mais en revanche
53:38les parlementaires
53:39et ceux du Rassemblement National
53:41en premier
53:41ont voté
53:42une autre
53:43un impôt
53:43qui tue l'impôt
53:44sur la fortune immobilière
53:45parce qu'il n'y a pas
53:46de nouvel impôt
53:46il y a un impôt
53:47qui est mort
53:47celui sur la fortune immobilière
53:48il y a un impôt
53:49sur la fortune improductive
53:50qui est née
53:51la taxe Zuckman
53:52c'est important
53:53il n'y a pas
53:53une nouvelle impôt
53:54d'ailleurs
53:54attendez attendez
53:55le gouvernement
53:56on a compris votre raisonnement
53:58la ministre du budget
53:59a dit que
53:59globalement
54:01les impôts
54:01qui ont été votés
54:02n'amènent pas plus
54:04que ceux qui sont
54:05qui sont morts
54:05c'est à dire qu'il n'y a pas
54:06de déséquilibre budgétaire
54:07on a compris votre position
54:08sur la taxe Zuckman
54:09même si effectivement
54:10la position
54:10le vote a changé
54:11en l'espace de quelques mois
54:12vous venez d'évoquer
54:13la C3S
54:14c'est un impôt
54:16sur les entreprises
54:16le RN a voté
54:18pour sa suppression
54:19ça n'a pas été fait finalement
54:20mais le RN a demandé
54:21sa suppression
54:21c'est ce qu'on appelle
54:22un impôt de production
54:23là c'était
54:25ce que vous avez voté
54:26c'était un cadeau
54:27entre guillemets
54:28de 5 milliards aux entreprises
54:29là le RN
54:30est du côté des plus riches
54:31bon je vous explique
54:32la C3S
54:34c'est un impôt
54:34vous l'avez dit
54:34de production
54:35ça touche quoi ?
54:36ça touche le chiffre d'affaires
54:38et pas les bénéfices
54:39vous avez des entreprises
54:40qui font un chiffre d'affaires
54:41elles peuvent d'ailleurs
54:42même être dans des situations
54:44parfois déficitaires
54:45ne pas faire de bénéfices
54:46ça touche les entreprises
54:46qui font un très gros chiffre d'affaires
54:48à partir de 19 millions d'euros
54:4919 millions d'euros
54:49c'est 1% des entreprises
54:51c'est 1% des entreprises
54:52les plus grosses
54:53mais nous on a considéré
54:54que cet impôt qui est injuste
54:55puisque vous le touchez
54:56alors même que vous ne faites pas
54:58forcément de bénéfices
54:59et bien on a considéré
55:00qu'il valait mieux
55:01s'en séparer
55:02et délester des entreprises
55:04notamment
55:05celles qui embauchent
55:06de cet impôt
55:07et de l'autre côté
55:09nous avions voté
55:10dans le PLF
55:11une taxe sur les rachats d'actions
55:12on nous en a fait
55:13je vous explique
55:14je vous explique ça
55:16parce qu'en fait
55:17un budget ça s'équilibre
55:19donc par conséquent
55:20on donne de la liberté
55:21et de l'oxygène
55:22à des entreprises
55:23qui subissent
55:25un impôt
55:25que nous jugeons
55:26comme anormal
55:27et de l'autre côté
55:28nous avions voté
55:28pour les grands groupes
55:29une taxe sur les rachats d'actions
55:31qui amenait à peu près ça
55:325 milliards aussi
55:33et qui permettait
55:34effectivement
55:34de sanctionner des pratiques
55:35rachats d'actions
55:36entre grands groupes
55:37qui nous semblait funeste
55:39on donne de l'oxygène
55:41et de l'autre côté
55:43on permet de récupérer
55:44quand même pour l'Etat
55:45les mêmes dividendes
55:46mais vous savez
55:46comme vous connaissez
55:47très bien ces affaires budgétaires
55:48qui est aujourd'hui
55:49le premier bénéficiaire
55:50de la C3S
55:51non le premier bénéficiaire
55:52il y a des ETI
55:52je ne vais pas vous l'apprendre
55:53non pas du tout
55:53c'est le secteur bancaire
55:55la Société Générale
55:56si 1 milliard
55:57sur les 5 milliards
55:58les chiffres sont publics
55:591 milliard d'euros
56:01c'est ce que vous avez voté
56:021 milliard d'impôts en moins
56:03pour le secteur bancaire
56:04le principal bénéficiaire
56:05ce sont les entreprises
56:05qui exportent
56:07les 1% les plus élevés
56:10quand on a le plus gros chiffre d'affaires
56:11vous mettez des choses
56:11très différentes
56:121 milliard pour les banques
56:13mais ce sont les entreprises
56:14qui exportent
56:15mais les banques
56:17nous les avons je crois
56:18nous ne les avons pas
56:19entre guillemets
56:20loupées
56:21puisque nous avons aussi
56:22voté
56:22vous vous rappelez
56:23sur ce qu'ils ont essayé de faire
56:25sur le découvert bancaire
56:26etc
56:27donc rassurez-vous
56:27vous avez voté
56:281 milliard d'impôts en moins
56:29pour les banques
56:29mais je vais vous dire
56:30M. Fouvel
56:30à chaque fois qu'on vote un impôt
56:32ou qu'on tue une taxe
56:33dans un sens
56:34ou dans un autre
56:34vous avez toujours des gens
56:35pour être d'accord
56:36pas d'accord
56:36content pas content
56:37mais pourquoi on va dire
56:38on s'est peut-être un peu trompé
56:39sur ce vote-là
56:40vous nous avez fait le même coup
56:41sur les rachats d'actions
56:411 milliard pour les banques
56:43en moins
56:43sur les rachats d'actions
56:441 milliard
56:44les banques
56:45c'est une logique d'ensemble
56:47boulanger du coin de la rue
56:48M. Fouvel
56:48c'est une logique d'ensemble
56:49vous pouvez vous focaliser
56:51sur les banques
56:51en réalité
56:52les ETI qui exportent
56:53sont très embêtés
56:55par la C3S
56:56donc c'est une logique d'ensemble
56:58je vous dis simplement
56:58nous avons donné de l'oxygène
57:00à des ETI qui exportent
57:01à des boîtes françaises
57:05malgré votre vote
57:07et de l'autre côté
57:09nous avions fait voter
57:10une taxe sur les rachats d'actions
57:11parce qu'on voulait équilibrer
57:12donc vous voyez
57:125 milliards qu'on enlève
57:13d'un côté
57:145 milliards qu'on prend de l'autre
57:15pas au même
57:16pas pour faire les mêmes choses
57:17malheureusement la C3S
57:18les boîtes de toute façon
57:19pourront continuer à la supporter
57:20puisque ça n'a pas été voté
57:22un mot sur la remise en liberté
57:23de Nicolas Sarkozy
57:24hier
57:243 semaines après son incarcération
57:26pour sa condamnation
57:27pour association de malfaiteurs
57:29vous lui avez écrit plusieurs fois
57:30vous l'avez dit à la presse
57:31il vous a répondu
57:32pendant son séjour en prison
57:33il ne m'a pas répondu
57:35pendant son séjour en prison
57:36il m'a fait répondre
57:37par des gens
57:38que nous avons en commun
57:39je crois qu'il avait reçu
57:40mes courriers
57:41je crois qu'il avait touché
57:42moi vous savez
57:42je pense qu'il faut manifester
57:43de la solidarité aux gens
57:44lorsqu'ils sont en bas
57:45lorsqu'ils tombent
57:46lorsqu'ils sont abîmés
57:47c'est facile
57:48d'avoir des paroles sympathiques
57:51pour des gens
57:52lorsqu'ils sont en haut de l'affiche
57:53moi ma philosophie
57:54ça a toujours été
57:54en tous les cas
57:55d'avoir un mot de sympathie
57:57pour les gens
57:57qui traversent des épreuves
57:58je l'ai fait
57:59eu égard à l'histoire
58:00j'ai quitté Nicolas Sarkozy
58:01il y a bien longtemps
58:01et l'UMP
58:05et sans regret
58:05parce que je pense
58:06que ce parti s'est perdu
58:07mais c'est pas parce
58:08qu'un parti politique
58:09comme l'UMP et les Républicains
58:10s'est perdu depuis longtemps
58:11que je ne devais pas manifester
58:13ce que je considérais
58:14comme être une injustice
58:15qui avait été faite
58:16qui était l'enfermement
58:17de Nicolas Sarkozy
58:19qui me semblait tuer
58:20toute présomption d'innocence
58:21et tout recours
58:22à la juridiction d'appel
58:23d'un mot vous comprenez
58:24la décision de la justice
58:25de lui interdire
58:25de rencontrer Gérald Darmanin
58:27je vois pas bien
58:28sincèrement
58:29ce qu'il y a là-dedans
58:31on a l'impression encore
58:32qu'il y a des
58:32il y a une volonté
58:34de politiser un peu tout ça
58:35mais dont acte
58:36je vais pas juger ça
58:37moi je suis
58:38j'ai pas le dossier en main
58:39voyez-vous
58:39donc je vais pas rentrer là-dedans
58:40si la justice considère
58:41qu'il ne faut pas
58:42qu'il rencontre le garde des Sceaux
58:43dont acte
58:44je ne vais pas
58:44m'en émouvoir
58:46je pense simplement
58:46qu'effectivement
58:47c'était une bien mauvaise chose
58:50que l'ancien président
58:51de la République française
58:51se retrouve derrière les barreaux
58:52alors qu'il était présumé
58:53innocent
58:54et qu'il a un appel
58:56qui est pendant
58:57Merci beaucoup
58:58Merci
58:58M. Chonu
58:59d'être venu ce soir
59:00sur le plateau de BFM TV
59:01Bonsoir Maxime Switek
59:02Bonsoir Marc
59:02Le programme du 20h
59:03dans quelques instants
59:04Je vous donne deux choses
59:05d'abord l'immense émotion
59:07cet après-midi
59:07pour Matisse
59:08Marche Blanche
59:09pour ce jeune homme
59:09qui a été tué par un chauffard
59:11sans permis
59:12et qui conduisait visiblement
59:13sous protoxyde d'azote
59:13ça s'était passé à l'île
59:14l'immense émotion
59:15cet après-midi
59:16on verra les images
59:16et puis on va revenir
59:17sur le mystère de Montluçon
59:18ce colis piégé
59:19qui a explosé
59:20dans une agence
59:20d'un assureur
59:21l'assureur Allianz
59:22on va en reparler
59:23notamment avec le professeur
59:24de criminologie
59:25Alain Power
59:25à tout de suite
59:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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