- il y a 6 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00C'est la principale information de ce début de soirée, je vous le disais il y a quelques instants, l'hypothèse d'un report du fameux Mercosur n'est plus tabou ce soir,
00:00:19alors que des milliers d'agriculteurs ont manifesté aujourd'hui à Bruxelles en plein Conseil européen pour demander non-signature dans quelques jours de ce traité.
00:00:27On va tout vous expliquer ce soir sur ce traité du Mercosur, que contient-il précisément, que dit-il par exemple sur la question du bœuf aux hormones,
00:00:36c'est l'un des thèmes mis en avant par ses détracteurs, mais d'abord direction le Brésil où nous attend la correspondante de BFM TV.
00:00:42Sur place Augusta Lunardi, le président Lula affirme donc qu'il va demander après-demain aux trois autres pays du Mercosur d'examiner une demande de report de ce traité.
00:00:53Oui, bonsoir tout à fait. Le président brésilien Lula a déclaré ce matin lors d'une conférence de presse qu'il se ferait le relais d'une demande de la première ministre Georgia Meloni
00:01:05visant à repousser la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.
00:01:11Selon Lula, Meloni lui a demandé, je cite, si nous pouvions avoir un peu de patience, une semaine, dix jours, un mois, l'Italie soutiendra alors l'accord.
00:01:22Le bloc sud-américain composé du Brésil, de l'Uruguay, du Paraguay et de l'Argentine doit se réunir samedi prochain avec l'espoir de finaliser
00:01:30et signer ce traité qui suscite de fortes réticences, comme vous savez, en France et en Italie surtout.
00:01:37Le président brésilien avait déjà averti hier que si l'accord n'était pas conclu rapidement, le Brésil ne le signerait pas tant qu'il serait à la tête du pays.
00:01:47Oui, vous venez de parler des fortes réticences en Italie et en France, on va en parler dans un instant également,
00:01:52mais au Brésil, ça se passe comment ? Est-ce qu'il y a effectivement, comme chez nous, un vent de fronde contre ce traité
00:01:59ou est-ce que les Brésiliens ont l'impression qu'ils vont être perdants eux aussi ?
00:02:03Alors, ça dépend. Au début des négociations, le secteur de l'agrobusiness, qui est surtout le principal secteur concerné,
00:02:11voyait cet accord comme une grande opportunité, notamment pour élargir l'accès au marché européen,
00:02:16pour des produits comme la viande, le soja et surtout le sucre, avec une baisse des droits de douane.
00:02:22Mais dans la phase actuelle des discussions, comme l'Union Européenne a introduit ces nouveaux mécanismes de sauvegarde,
00:02:28ce qui suscite des inquiétudes dans le secteur, les représentants de l'agrobusiness sont, quant à eux,
00:02:35ils craignent que ces mesures finissent par limiter les exportations brésiliennes.
00:02:40Donc, ils ont plutôt changé d'avis ces derniers temps.
00:02:43Merci à vous, Augusta Lunardi, en direct de Brasilia.
00:02:46On va voir ce qui va se passer maintenant pour ce traité du Mercosur.
00:02:49Report, enterrement, rien du tout, on va en parler avec nos spécialistes.
00:02:53Gaëtan Mélin, tout d'abord, chef du service économie et sociale de BFM TV.
00:02:57Bienvenue, Bruno Jeudy, spécialiste politique, éditorialiste et patron de la Tribune.
00:03:01Dimanche, soyez le bienvenu également.
00:03:03Face à vous ce soir, nos invités, Christophe Chambon, secrétaire général adjoint de la FNSEA.
00:03:06Bienvenue, vous êtes par ailleurs, je le signale, c'est un très beau métier, éleveur laitier dans le département du Doubs,
00:03:11qui est un très beau département lui aussi.
00:03:13Frédéric Dan est journaliste environnement chroniqueur à Marianne.
00:03:16Bonsoir et bienvenue.
00:03:16Mathieu Plan, économiste, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE.
00:03:21Christophe Chambon, c'est vers vous que je me tourne en premier.
00:03:23Votre syndicat avait appelé à manifester aujourd'hui à Bruxelles contre le Mercosur.
00:03:28Cette hypothèse d'un report du traité, qu'en pensez-vous ?
00:03:31Alors déjà, un report, c'est une première victoire pour nous.
00:03:35C'est enfin de dire, ça ne va pas être signé dans les deux jours, mais pour l'instant, c'est que des négociations.
00:03:42Donc ça a été dit, on le dit depuis deux jours, enfin depuis des mois,
00:03:45mais là, si on a appelé à mobilisation nationale, donc il y avait l'Europe,
00:03:50plus de 4000 agriculteurs étaient présents au niveau à Bruxelles,
00:03:53des Français et des autres actions qui se sont déplacées sur le terrain en ce moment dans les différents départements.
00:03:58Une chose est sûre, le report, il va nous amener quoi ?
00:04:02Parce qu'aujourd'hui, on commence à entendre, close miroir, les clauses de sauvegarde.
00:04:06On va parler de tout ça parce que c'est un jargon un peu técu, close miroir.
00:04:09Mais à l'heure qu'il est, je peux vous dire qu'une chose, c'est que le report ne sera pas suffisant.
00:04:14Vous, c'est l'enterrement du traité que vous réclamez ?
00:04:16Oui.
00:04:16La minorité de blocage avec les fameux 35% qui nous disent que demain, on n'aura plus le Mercosur.
00:04:21Avant de vous entendre toutes et tous sur ce plateau...
00:04:24En tant qu'agriculteur, vous avez bien compris.
00:04:25On a entendu votre position, Valérie Ayet est là, Valérie Ayet qui est députée européenne et fille d'agriculteur,
00:04:31présidente également du groupe Renew au Parlement européen.
00:04:35Bonsoir, Madame Ayet, vous venez d'entendre cette information qui nous vient du Brésil,
00:04:39alors qu'on attendait tous la fumée blanche du côté de Bruxelles.
00:04:42C'est le président Lula qui a vendu la mèche d'un possible report du traité du Mercosur.
00:04:47Vous étiez au courant, vous ?
00:04:49Non, mais pas surprise, finalement.
00:04:54Vous vous entendez bien, vous avez bien vu les prises de position ces derniers jours,
00:04:57en particulier le rappel de la position de la France,
00:05:00mais aussi les prises de position assez nouvelles, notamment de l'Italie,
00:05:03qui appelait à un report de la signature du traité afin d'améliorer cet accord.
00:05:09Donc on va prendre le temps nécessaire pour offrir les garanties suffisantes
00:05:12à nos agriculteurs dans le cadre de cet accord.
00:05:15Mais les agriculteurs, vous avez peut-être entendu l'un de leurs représentants sur ce plateau
00:05:19dire que ce n'est pas un report qu'on réclame, ce n'est pas de Mercosur du tout.
00:05:23Est-ce que vous pensez vraiment calmer la colère du monde agricole ?
00:05:29Alors la France, par la voix du président de la République, depuis le début, a été extrêmement claire.
00:05:34L'accord avec le Mercosur, c'est non en l'État.
00:05:37Le en l'État, ça veut dire que le président de la République exige,
00:05:40pour protéger le monde agricole, ce qu'on appelle une clause de sauvegarde,
00:05:44c'est-à-dire un frein, c'est-à-dire pour protéger, c'est du quantitatif,
00:05:48pour protéger nos filières agricoles.
00:05:50Il exige aussi ce qu'on appelle les clauses miroirs,
00:05:53c'est-à-dire la réciprocité, c'est un principe simple.
00:05:56Ce qui est interdit chez nous, ce qu'on demande à nos agriculteurs
00:05:59de ne pas utiliser en termes de molécules, en termes de produits,
00:06:02eh bien on exige que les produits qui arrivent sur notre marché
00:06:05respectent aussi les normes et les standards qu'on impose à nos agriculteurs.
00:06:08Et il a demandé aussi des contrôles, des contrôles pour s'assurer
00:06:12que les produits qui arrivent sur notre marché,
00:06:14ou qui arriveraient sur notre marché, respectent bien ces normes-là.
00:06:17Mais vous voyez que dans les faits, c'est Georgia Meloni, aujourd'hui,
00:06:20qui a décroché son téléphone pour appeler le président Lula.
00:06:23Ça veut dire que c'est elle, aujourd'hui, qui mène ce combat.
00:06:26Ce n'est pas ou plus la France.
00:06:30Pardonnez-moi, c'est la France, depuis le début,
00:06:32qui mène ce combat de manière très claire.
00:06:34Aujourd'hui, s'il y a un report, c'est parce qu'Emmanuel Macron s'est mobilisé
00:06:37depuis le premier jour, et en particulier ces derniers jours,
00:06:40pour permettre une minorité de blocage.
00:06:41C'est lui qui a convaincu Georgia Meloni
00:06:43de demander un report de l'accord
00:06:46pour sécuriser au maximum
00:06:48et offrir des garanties à nos agriculteurs.
00:06:51Merci beaucoup, Valérie Ayet,
00:06:52d'avoir été en duplex avec nous
00:06:55pour réagir à cette information,
00:06:57cette hypothèse d'un report
00:06:58du Mercosur.
00:07:00Question très simple, Mathieu Plane.
00:07:02Est-ce qu'on peut dire, en une phrase,
00:07:03que cet accord est mauvais pour les agriculteurs français ?
00:07:07Ce qu'il faut savoir, c'est que dans tout accord,
00:07:09il y a des gagnants et des perdants.
00:07:10Et c'est l'idée d'un accord de libre-échange.
00:07:13C'est d'avoir des ouvertures commerciales.
00:07:15On pense plutôt d'ailleurs à l'industrie,
00:07:17qui serait bénéficiaire.
00:07:18Par contre, effectivement, il peut y avoir des perdants,
00:07:19qui peut être l'agriculture.
00:07:21Après, il faut voir comment tout ça peut s'organiser.
00:07:25Et ce n'est pas les mêmes intérêts selon les pays.
00:07:27On parle bien de l'Union européenne.
00:07:28Et donc, c'est bien là la difficulté.
00:07:30C'est que même si globalement, macroéconomiquement,
00:07:32il peut y avoir des bénéfices,
00:07:33il y a malgré tout des possibles perdants.
00:07:35Gaëtan Mélin, les gagnants, les perdants ?
00:07:37Alors, moi, je ne parle pas d'une agriculture,
00:07:39mais je parle bien des agricultures.
00:07:41Aujourd'hui, effectivement, on voit bien
00:07:42que cet accord est défavorable aux éleveurs de viande.
00:07:47Mais en revanche, quand on se tourne vers la filière viticole,
00:07:50quand on se tourne vers la filière laitière,
00:07:54eh bien, on s'aperçoit qu'ils ont tout intérêt
00:07:56à cet accord de libre-échange.
00:07:58Pourquoi ?
00:07:58Parce qu'aujourd'hui, on est en...
00:07:59La filière laitière, elle a tout intérêt ?
00:08:00Laitière, oui, tout à fait.
00:08:02Je vais vous expliquer.
00:08:02Je peux poser la question à...
00:08:03Alors, je vais juste vous expliquer pourquoi.
00:08:04Mais expliquez-moi.
00:08:05Tout simplement parce qu'aujourd'hui,
00:08:06on est en surproduction
00:08:07et qu'on a besoin de nouveaux débouchés.
00:08:09Si le prix est aussi bas du lait aujourd'hui,
00:08:12c'est bien parce qu'on n'a pas ces débouchés
00:08:15dont on a besoin.
00:08:16Et ces 280-300 millions de consommateurs supplémentaires,
00:08:21eh bien, c'est un débouché pour cette filière.
00:08:23Puis-je vous demander, M. Chambon,
00:08:24d'enlever votre casquette de la FNSEA
00:08:26et de me répondre en tant qu'éleveur laitier dans le doux ?
00:08:29Est-ce que pour vous, ce serait une bonne chose
00:08:31d'avoir des débouchés qui s'ouvrent
00:08:32de l'autre côté de l'Atlantique ?
00:08:33Non, non, mais je vais enlever facilement ma casquette.
00:08:35N'enlevez pas la veste.
00:08:36Et j'entends complètement vos remarques, justement.
00:08:40Mais ce qui me paraît indispensable,
00:08:42et je l'ai déjà rappelé sur ce plateau,
00:08:44c'est aussi cette solidarité.
00:08:47Ça veut dire que dans nos valeurs aussi
00:08:48de responsables agricoles, syndicalement engagées,
00:08:51on a aujourd'hui travaillé sur la solidarité.
00:08:54Entre filières, moi, producteur de comté,
00:08:58producteur de morbid fermé.
00:08:59Donc ça ira.
00:09:00Donc ça ira, parce qu'on a toujours aussi
00:09:04su construire une filière, organiser,
00:09:06adapter l'offre et la demande,
00:09:08ce qui nous permet aussi d'avoir toujours été
00:09:09chercher de la valeur ajoutée.
00:09:11Donc sur ce sujet, ok, j'entends par contre
00:09:13par rapport au tonnage que vous avez évoqué
00:09:16sur le reste de la filière laitière,
00:09:18mais ce qui nous paraît indispensable aussi,
00:09:20là, vous m'avez demandé d'enlever ma casquette
00:09:23responsable syndicale, mais j'ai envie de reprendre
00:09:25une casquette simplement du concitoyen.
00:09:28Et aujourd'hui, on a également besoin de rassurer
00:09:31l'ensemble de la population sur la qualité alimentaire.
00:09:35Et ce qui nous fait peur aujourd'hui...
00:09:35Mais ce n'est pas la question qui vous est posée.
00:09:37Ce n'est pas la question, sauf qu'aujourd'hui,
00:09:39les produits qui rentrent chez nous...
00:09:42Vous avez répondu, pour le morbier...
00:09:45Je l'ai expliqué.
00:09:46Mais aujourd'hui, on a quand même une peur
00:09:48énorme, c'est de voir arriver des produits
00:09:50qui ne respectent pas nos normes françaises.
00:09:52Bien sûr, mais en revanche, reconnaissez
00:09:54que pour la filière laitière, c'est un débouché
00:09:56supplémentaire.
00:09:57Ça peut être un débouché supplémentaire.
00:09:59Mais là où j'appuie juste mes propos
00:10:00pour avoir ce que vous nous dites,
00:10:02il y a aussi d'autres pays où on est capable
00:10:04d'aller chercher des nouveaux marchés.
00:10:06Et juste pour finir sur la question
00:10:08que vous m'avez posée, en fait, cet accord
00:10:10de libre-échange, il porte à 80% sur l'industrie
00:10:13et à seulement 20% sur l'agriculture.
00:10:16C'est important d'avoir cet ordre de grandeur.
00:10:18Et puis, il y a un autre élément qu'il faut
00:10:19prendre en compte, ce sont les terres rares.
00:10:21Vous savez, ces minerais dont on a tellement besoin.
00:10:23Eh bien, aujourd'hui, dans les sous-sols brésiliens,
00:10:29il y en a énormément.
00:10:30Et cet accord de libre-échange, il porte aussi
00:10:33sur ces minerais rares.
00:10:34Et c'est très important à avoir en tête
00:10:36parce que ça garantit aussi la souveraineté de l'Europe.
00:10:39Nicolas Quadoux est l'un des envoyés spéciaux
00:10:41de BFM TV à Bruxelles au soir de cette manifestation
00:10:44qui a rassemblé, vous m'avez dit tout à l'heure,
00:10:454000 agriculteurs français.
00:10:48Oui, il y avait 12 000 agriculteurs présents
00:10:51de tous les pays.
00:10:52Français, on craignait, on redoutait évidemment
00:10:55des incidents.
00:10:56Qu'en a-t-il été ?
00:10:57Nicolas, quelle est la situation ce soir ?
00:11:01Eh bien, cette journée s'est déroulée
00:11:03du moins les deux ou trois premières heures
00:11:05plutôt dans le calme avec ce cortège syndical
00:11:08qui était constitué de différentes nationalités.
00:11:12Il y avait bien sûr les Français
00:11:13qui étaient présents en nombre,
00:11:14près de 4000 Français de la FNSEA,
00:11:17des jeunes agriculteurs également
00:11:18qui étaient en tête de cortège.
00:11:19Et puis, d'autres pays européens,
00:11:22on a beaucoup parlé des Polonais,
00:11:23mais il y avait aussi des Espagnols,
00:11:25des Italiens, des Hongrois,
00:11:26même des Suédois.
00:11:27Bref, l'objectif, c'était d'afficher
00:11:30un visage uni de la part de l'agriculture européenne.
00:11:34Ça s'est bien passé dans les premières heures,
00:11:36mais ici, sur cette place du Luxembourg,
00:11:38qui était le point de chute de cette manifestation,
00:11:40il y a eu assez rapidement
00:11:42quelques échauffourées malheureusement
00:11:45entre les agriculteurs
00:11:46et les forces de l'ordre
00:11:48qui étaient présentes ici.
00:11:50Au début de la journée,
00:11:51on a pu voir que le cortège défilait
00:11:53sans aucun souci,
00:11:54sous la bannière des syndicats.
00:11:56Et puis, à un moment,
00:11:57ce cortège-là s'est arrêté
00:11:59à environ 500 mètres
00:12:00de cette place du Luxembourg.
00:12:01Il y a eu une prise de parole
00:12:02de la FNSEA
00:12:03qui a bien appelé tout le monde
00:12:05à ne pas venir ici.
00:12:06Je cite M. Arnaud Rousseau,
00:12:08président de la FNSEA,
00:12:09« N'allons pas nous joindre aux casseurs,
00:12:12on ne veut pas salir l'image. »
00:12:13Puis, finalement,
00:12:14certains agriculteurs
00:12:15qui étaient un petit peu frustrés
00:12:17de ne pas mener
00:12:17cette manifestation à terme
00:12:19jusqu'au Parlement européen
00:12:20ont quand même décidé
00:12:21de venir ici, sur cette place.
00:12:22Et c'est là qu'ont éclaté
00:12:23quelques échauffourées
00:12:24avec notamment des échanges
00:12:26de projectiles,
00:12:26des jets de projectiles
00:12:27à l'encontre des forces de l'ordre
00:12:28qui ont répliqué
00:12:30avec des charges,
00:12:32avec des gaz lacrymogènes
00:12:33tirés en grand nombre.
00:12:34Puis, finalement,
00:12:35la situation est revenue au calme
00:12:38vers à peu près 19h.
00:12:39Et on a pu voir
00:12:40l'ensemble des tracteurs
00:12:41quitter la Belgique,
00:12:42quitter Bruxelles
00:12:43pour retourner
00:12:43sur leurs exploitations.
00:12:45Nicolas Coadou
00:12:46en direct de Bruxelles
00:12:47avec Eliott Francom.
00:12:48Dominique Rizet,
00:12:49vous nous avez rejoint.
00:12:50Mobilisation réussie,
00:12:52démonstration réussie
00:12:53des agriculteurs.
00:12:54Oui, démonstration réussie
00:12:55parce que ça aurait pu
00:12:56se passer beaucoup plus mal.
00:12:57On l'a dit,
00:12:58c'est vrai que Bruxelles,
00:12:59c'est un lieu de cristallisation.
00:13:00L'Allemagne est à côté,
00:13:01il y a des black blocs
00:13:02qui veulent faire
00:13:03des démonstrations.
00:13:05Et ça aurait pu se passer
00:13:06beaucoup plus mal.
00:13:07D'ailleurs, vous savez que
00:13:08et les services de police français
00:13:10et les services de police belge
00:13:11communiquent.
00:13:12Maintenant, on échange
00:13:13des informations
00:13:14bien plus qu'avant.
00:13:15D'ailleurs, depuis 2015
00:13:16et depuis les attentats.
00:13:17Mais on échange
00:13:17du renseignement.
00:13:19Et c'est vrai qu'on craignait
00:13:20quand même qu'à Bruxelles,
00:13:21il y ait plus de grabuche
00:13:23que ça avec les black blocs.
00:13:25Il y en a eu quelques-uns.
00:13:25Mais on a vu aussi,
00:13:27on a vu un reporter de chez nous
00:13:28qui a vu un ou deux agriculteurs
00:13:30visiblement mettre des cagoules aussi.
00:13:32C'était peut-être les plus jeunes,
00:13:34peut-être les plus tendus.
00:13:35Mais ça, c'est quand même...
00:13:37Pardon ?
00:13:38Ils avaient froid.
00:13:39Oui, ils avaient peut-être froid.
00:13:40Mais bon, on va dire
00:13:40que dans l'ensemble,
00:13:42ça s'est bien passé,
00:13:44beaucoup mieux
00:13:45qu'on aurait pu le craindre.
00:13:46Merci beaucoup, Dominique Lézé.
00:13:47Frédéric Dan,
00:13:48et on a compris que
00:13:49c'était complexe,
00:13:50le Mercosur,
00:13:51que l'industrie européenne,
00:13:54les voitures avaient tout à y gagner,
00:13:56notamment les machines également.
00:13:58Que pour l'agriculture,
00:13:58c'était plus compliqué.
00:13:59Il y a des filières
00:14:00comme le lait
00:14:00qui pourraient en profiter
00:14:01en exportant davantage de morbiers,
00:14:04ce qui serait une très bonne nouvelle
00:14:05pour les amateurs de morbiers
00:14:06et les Brésiliens.
00:14:07Mais que d'autres filières agricoles,
00:14:10j'essaie de défendre votre profession,
00:14:12mais que d'autres filières agricoles
00:14:13souffriraient sans doute
00:14:14d'un point de vue de l'environnement.
00:14:17Le Mercosur,
00:14:17est-ce que c'est une bonne
00:14:18ou une mauvaise chose ?
00:14:20J'en sais rien.
00:14:20On ne peut pas savoir.
00:14:22Il y a une chose,
00:14:23c'est que l'élevage,
00:14:24et pourquoi il y a autant d'éleveurs
00:14:26qui sont à Bruxelles,
00:14:27c'est parce que les éleveurs
00:14:28entretiennent un écosystème
00:14:30qui est fondamental
00:14:31pour l'adaptation de l'Europe
00:14:32au changement climatique,
00:14:33qui est la prairie.
00:14:34Qui est la prairie.
00:14:35Expliquez-moi ça.
00:14:36Le sol de prairie,
00:14:37c'est ce qui se fait de mieux
00:14:38en termes d'absorption du carbone,
00:14:39en termes de biodiversité,
00:14:40et surtout en termes
00:14:41de régulation de l'eau.
00:14:42Raison pour laquelle...
00:14:43Les vaches brésiliennes,
00:14:44elles n'ont pas de prairie ?
00:14:45Un peu moins.
00:14:46Les grandes, grandes, grandes prairies.
00:14:47C'est-à-dire,
00:14:48si on supprime l'élevage,
00:14:50et on pourrait aller
00:14:51vers une disparition de l'élevage
00:14:52en France,
00:14:52si on continue la pente démographique,
00:14:54on n'aura plus de prairie.
00:14:55Et les conséquences,
00:14:56on les verra tout de suite
00:14:57sur la qualité
00:14:58et la quantité de raisons
00:14:59pour lesquelles
00:15:00les agences de l'eau,
00:15:00aujourd'hui,
00:15:01aident des agriculteurs
00:15:02à se maintenir en élevage
00:15:03ou à passer du maïs
00:15:05à l'élevage.
00:15:05Après, une fois qu'on a dit ça,
00:15:06on n'a pas dit grand-chose,
00:15:07parce que si on regarde les chiffres,
00:15:09a priori,
00:15:10il n'y a pas à s'inquiéter.
00:15:11Oui, mais 99 000 tonnes
00:15:13qui vont arriver chez nous,
00:15:14plus un lot OMC
00:15:15à 59 000 tonnes,
00:15:17ça fait 158 000 tonnes de viande.
00:15:19J'essaie d'éclairer,
00:15:2099 000 tonnes,
00:15:21au total,
00:15:23c'est ce qui est prévu à terme
00:15:23dans le Mercosur
00:15:24de viande bovine
00:15:25qui pourra arriver en Europe.
00:15:26Voilà, donc 1,6 %,
00:15:27vous allez me dire,
00:15:28c'est rien du tout.
00:15:28Ce n'est pas grand-chose.
00:15:29Sauf que ça représente
00:15:31des beaux morceaux
00:15:32à loyaux,
00:15:33bavettes,
00:15:33côtes de bœuf,
00:15:34entrecôtes,
00:15:35voilà.
00:15:36Ça représente des beaux morceaux,
00:15:38donc on va dire
00:15:38160 000 tonnes en tout,
00:15:40alors que l'Europe
00:15:40n'en produit que 400 000 tonnes.
00:15:42Donc là,
00:15:42on n'est plus à 1,6 %,
00:15:43on est à 30 ou 40 %.
00:15:45Donc la concurrence
00:15:46sur les beaux produits
00:15:48qui sont ceux
00:15:48qui rapportent le plus
00:15:49aux éleveurs
00:15:50serait immédiate,
00:15:51vous comprenez ?
00:15:52Et pourtant,
00:15:53et pourtant,
00:15:54on importe des gens d'Europe,
00:15:55entre eux,
00:15:55j'ai regardé les chiffres officiels,
00:15:57entre 180 000 et 220 000 tonnes
00:15:59de viande issue du Brésil
00:16:00et d'Argentine,
00:16:01tous les ans en Europe,
00:16:02pas en France.
00:16:03En France,
00:16:03j'ai regardé depuis le début de l'année,
00:16:05c'est 2500 tonnes à peine.
00:16:06Donc,
00:16:07sur le fond des chiffres,
00:16:09a priori,
00:16:09il n'y a pas de menace,
00:16:10sauf que la menace
00:16:11repose sur la source,
00:16:13la source première,
00:16:14la plus importante
00:16:15de valeur ajoutée
00:16:16pour les éleveurs,
00:16:17celle des beaux morceaux.
00:16:18Donc ça pourrait fragiliser
00:16:20encore un peu plus
00:16:21des éleveurs
00:16:22sans lesquels,
00:16:22demain,
00:16:23on aurait du mal,
00:16:23par exemple,
00:16:24à compenser la perte
00:16:26de puits de carbone
00:16:27de nos forêts
00:16:27qui vont mal.
00:16:28C'est intéressant ce que vous racontez.
00:16:28Alors,
00:16:28puisque vous parlez du bœuf,
00:16:29je vous présente Raphaël Grabli
00:16:30pour cette transition.
00:16:31Qui est spécialiste du bœuf.
00:16:32Raphaël qui vient nous parler
00:16:33non pas du bœuf,
00:16:34mais d'un des éléments,
00:16:35je suis désolé Raphaël,
00:16:36mais d'un des éléments
00:16:37mis en avant
00:16:37par les détracteurs
00:16:38du Mercosur,
00:16:39c'est,
00:16:39on va voir débarquer
00:16:40en France
00:16:41du bœuf aux hormones
00:16:43venu d'Argentine
00:16:44ou de Brésil.
00:16:46D'abord,
00:16:46quand on dit
00:16:47bœuf aux hormones,
00:16:47c'est quoi ?
00:16:48Oui,
00:16:48je ne sais pas si vous avez
00:16:48ouvert les réseaux sociaux,
00:16:49c'est vraiment le message
00:16:50qui ressort le plus fréquemment
00:16:52et concrètement,
00:16:52en fait,
00:16:53on parle,
00:16:53vous en parliez à l'instant
00:16:54d'ailleurs,
00:16:54de viande brésilienne
00:16:55qui proviennent
00:16:56notamment de vaches
00:16:57traitées à l'ostradiol 17 bêta.
00:16:59En fait,
00:17:00c'est une hormone
00:17:00de croissance
00:17:01sexuelle,
00:17:02exactement,
00:17:03qui est autorisée
00:17:03au Brésil
00:17:04pour qu'elle produise
00:17:05davantage de muscles
00:17:06et évidemment
00:17:07qui est interdite en France
00:17:08et d'ailleurs,
00:17:09dans toute l'Union Européenne
00:17:09pour une raison simple,
00:17:10c'est qu'elle est dangereuse
00:17:11pour la santé,
00:17:12elle augmente notamment
00:17:13le risque de cancer.
00:17:14Si le Mercosur est appliqué,
00:17:16est-ce que cette viande
00:17:16arrive chez nous ?
00:17:17Alors là-dessus,
00:17:18l'Union Européenne,
00:17:18elle est extrêmement claire.
00:17:19On n'est pas avant
00:17:20qu'il ait répondu,
00:17:21vous avez la réponse.
00:17:22L'idée,
00:17:23c'est de favoriser
00:17:24les importations
00:17:25de viande brésilienne,
00:17:26donc vous le disiez très bien
00:17:27qui est déjà autorisée
00:17:28dans l'Union Européenne,
00:17:29si elle est sans hormones
00:17:30et il n'est pas question
00:17:31d'autoriser cette viande
00:17:33aux hormones,
00:17:34donc elle est interdite,
00:17:35elle restaure interdite,
00:17:36en tout cas sur le papier.
00:17:37Oui,
00:17:38parce que pour être sûr
00:17:39qu'il n'y a pas de cette viande
00:17:40qui arrive en France,
00:17:41il faut des contrôles.
00:17:42Et oui,
00:17:42c'est là où ça se complique.
00:17:43L'an dernier,
00:17:44la Commission Européenne
00:17:44a publié un audit
00:17:45sur le contrôle
00:17:46de ces viandes brésiliennes.
00:17:48Les conclusions,
00:17:48elles n'étaient pas
00:17:49vraiment rassurantes.
00:17:50On apprend notamment
00:17:51que les autorités brésiliennes
00:17:52elles-mêmes,
00:17:53elles ne savent pas vraiment
00:17:54si les vaches,
00:17:55elles ont été traitées
00:17:56avant d'être exportées
00:17:57chez nous,
00:17:57dans l'Union Européenne,
00:17:58avec une conclusion
00:17:59qui n'est pas très rassurante
00:18:00pour ne pas dire inquiétante.
00:18:01Je vous la cite.
00:18:02Les dispositions en place
00:18:04pour garantir
00:18:04que les bovins
00:18:05n'ont jamais été traités
00:18:06avec l'ostradiol 17 bêta
00:18:08sont inefficaces.
00:18:09Christophe Chambon,
00:18:10si je vous fais un mercosur
00:18:11avec des contrôles aux frontières,
00:18:12vous signez ou pas ?
00:18:13Alors,
00:18:13tout dépend comment
00:18:14on traduit les contrôles
00:18:15mais je voulais juste rebondir
00:18:16justement
00:18:16sur le fonctionnement actuel
00:18:18de nous éleveurs en France.
00:18:20Vous venez
00:18:20sur mon exploitation,
00:18:22je suis capable
00:18:22de vous montrer
00:18:23la carte d'identité
00:18:25de chaque vache
00:18:25avec tel produit
00:18:26où elle a pu être piquée.
00:18:27Il n'y a pas ça au Brésil.
00:18:28Et c'est vraiment
00:18:30la différence.
00:18:31Donc je pense
00:18:31quand on parle
00:18:32d'état sanitaire,
00:18:33vu la crise sanitaire
00:18:34que nous vivons aussi
00:18:35en ce moment,
00:18:36il est aussi important
00:18:37pour rassurer l'ensemble
00:18:38de nos consommateurs
00:18:39de dire
00:18:40voilà,
00:18:40le produit français
00:18:40il est clean
00:18:41et vous pouvez manger tranquille.
00:18:43Et par rapport au contrôle,
00:18:45on peut
00:18:45se faire plaisir
00:18:48en disant
00:18:48voilà,
00:18:49on va améliorer,
00:18:50accentuer les contrôles.
00:18:51Jusqu'à maintenant,
00:18:51si je ne me trompe pas,
00:18:52il devait y avoir
00:18:521% de contrôle.
00:18:53On nous a dit
00:18:54qu'on est capable
00:18:54de le multiplier par 3.
00:18:56Vous voulez dire
00:18:56que c'est un peu
00:18:56comme les colis
00:18:57qui arrivent à l'air au port ?
00:18:58Et on ne sera jamais sûr
00:18:59de ne pas avoir arrivé
00:19:00ces produits
00:19:01justement dans les assiettes
00:19:02de nos consommateurs
00:19:03et c'est là
00:19:04que nous pouvons avoir peur également.
00:19:05Frédéric Dané,
00:19:06ça c'est l'un des thèmes
00:19:09qui inquiètent aujourd'hui beaucoup.
00:19:10C'est-à-dire qu'on a beau signer
00:19:11tous les traités qu'on veut,
00:19:12fixer toutes les normes
00:19:13qu'on veut.
00:19:14S'il n'y a personne
00:19:15dans l'assiette
00:19:16ou en tout cas
00:19:16à l'arrivée en Europe
00:19:17pour vérifier,
00:19:17ça ne sert à rien.
00:19:18C'est bien pour ça
00:19:19que c'est un régime déclaratif.
00:19:20Les éleveurs brésiliens
00:19:21et argentins
00:19:21déclarent sur l'honneur
00:19:23qu'ils n'ont pas utilisé
00:19:23de l'ostradiol
00:19:24ou des vermifuges
00:19:25ou ceci cela.
00:19:27Après,
00:19:27je vais essayer de faire
00:19:28le verre à moitié plein.
00:19:30Les exportateurs de bœuf
00:19:31aux hormones américains,
00:19:32enfin canadiens,
00:19:33ont refusé finalement
00:19:35d'exporter leurs bœufs
00:19:36en Europe
00:19:41parce qu'ils ont eu peur
00:19:42des contrôles.
00:19:43Donc la peur du contrôle,
00:19:44la peur du gendarme
00:19:46peut faire que,
00:19:47après je ne suis pas convaincu
00:19:48parce que là
00:19:48on n'est pas sur les mêmes volumes
00:19:49et on est sur des marchés
00:19:51assez agressifs,
00:19:52d'autant plus qu'il y a
00:19:53des éleveurs sur place,
00:19:54quand on parle d'élevage là-bas
00:19:56c'est 1000,
00:19:5610 000,
00:19:5715 000 vaches,
00:19:58c'est beaucoup,
00:19:58qui se sont adaptés
00:19:59aux normes européennes.
00:20:02Voilà,
00:20:03on est bien obligé
00:20:03de les croire.
00:20:04Si vous nous rejoignez,
00:20:05vous regardez 60 minutes,
00:20:06l'information de ce début
00:20:08de soirée,
00:20:09c'est que ça bouge peut-être
00:20:09du côté du Mercosur,
00:20:11l'information est venue
00:20:11du Brésil tout à l'heure
00:20:13où le président Lula
00:20:14affirme qu'il est prêt
00:20:15à discuter après-demain
00:20:15avec ses partenaires
00:20:16du Mercosur,
00:20:17donc les 4 pays du Mercosur
00:20:18côté Amérique du Sud,
00:20:20d'un report du traité,
00:20:22il affirme qu'il a eu
00:20:23Giorgia Meloni,
00:20:24la première ministre italienne
00:20:25au téléphone aujourd'hui,
00:20:26qu'ils ont discuté
00:20:26de cette hypothèse
00:20:27d'un report
00:20:27de quelques jours,
00:20:28quelques semaines
00:20:28ou quelques mois.
00:20:30Cette information,
00:20:31Mathieu Kouache à Bruxelles
00:20:32où vous suivez le Conseil européen,
00:20:33est-ce qu'elle est arrivée
00:20:34jusqu'à vos oreilles
00:20:34et surtout jusqu'aux oreilles
00:20:36des chefs d'État ?
00:20:38Elle est arrivée
00:20:39aux oreilles
00:20:40des chefs d'État absolument
00:20:41et ce qui se passe
00:20:42en ce moment même,
00:20:43c'est que les institutions européennes
00:20:45sont en train
00:20:46de négocier en coulisses
00:20:48et dès qu'elles auront
00:20:49quelque chose de concret
00:20:50à proposer
00:20:51aux chefs d'État
00:20:51et de gouvernement
00:20:52qui sont réunis
00:20:52dans le Conseil européen,
00:20:54elles le feront
00:20:55et ils pourront ensuite
00:20:56discuter, statuer.
00:20:58Ce qui est intéressant,
00:20:59c'est que c'est
00:20:59Giorgia Meloni
00:21:00qui est clairement
00:21:01à la manœuvre ce soir.
00:21:03Elle a expliqué à Lula
00:21:05qu'elle n'était pas opposée
00:21:06à l'accord
00:21:06mais qu'elle faisait face
00:21:07à une contrainte politique
00:21:09liée aux pressions
00:21:10des agriculteurs italiens.
00:21:12Ça tombe bien,
00:21:12c'est exactement
00:21:13la position de la France aussi.
00:21:15Le délai qu'elle a demandé,
00:21:17ce serait donc
00:21:17un mois maximum
00:21:18et justement,
00:21:19quand on a interrogé
00:21:20Emmanuel Macron
00:21:21ce matin,
00:21:22en lui demandant
00:21:22quand il pensait
00:21:24obtenir de meilleures garanties
00:21:25pour les agriculteurs français,
00:21:27il a parlé du mois
00:21:28de janvier.
00:21:29La question maintenant,
00:21:30c'est de savoir
00:21:31si les autres pays
00:21:32de l'Union vont accepter
00:21:33ce report sans voter.
00:21:35Donc,
00:21:35ça pourrait arranger
00:21:36tout le monde,
00:21:37ça éviterait
00:21:37de laisser des cicatrices
00:21:39dans cette Union européenne
00:21:40mais on sait aussi
00:21:41que l'Allemagne
00:21:41est très pressée
00:21:42de vendre ses voitures
00:21:43à l'Amérique du Sud.
00:21:45Ça va donc être
00:21:45le suspense
00:21:46jusqu'à la fin de la soirée,
00:21:48peut-être même
00:21:49jusqu'au milieu de la nuit.
00:21:50Nuit blanche à Bruxelles,
00:21:51prenez du café,
00:21:52Mathieu Kouache,
00:21:52merci à Vincent Berthezen
00:21:53à vos côtés.
00:21:54Merci Lula,
00:21:55Bruno Jody,
00:21:57merci Georgia Meloni,
00:21:58merci qui,
00:21:59si effectivement
00:21:59il y a un report ?
00:22:00Alors,
00:22:01s'il y a un report,
00:22:01effectivement,
00:22:02ça va donner
00:22:03un petit peu d'air
00:22:04à l'exécutif
00:22:04qui est confronté
00:22:06à une crise conjoncturelle,
00:22:08la dermatose.
00:22:10Et on a vu que,
00:22:11pour le coup,
00:22:11Sébastien Lecornu
00:22:12a vraiment pris
00:22:13la question à bras-le-corps.
00:22:15Il s'est lui-même
00:22:16déplacé dans la Riège
00:22:18sans trop de médias.
00:22:21Il est très inquiet
00:22:21de la situation
00:22:22sur le terrain.
00:22:25Merci Lula,
00:22:27oui,
00:22:27mais en même temps,
00:22:28pour Emmanuel Macron,
00:22:29ce n'est pas tout à fait
00:22:30la même situation
00:22:30que l'Italie
00:22:31parce qu'Emmanuel Macron,
00:22:32lui,
00:22:32pour le coup,
00:22:33dans cette affaire,
00:22:34a longtemps été pour
00:22:35ce traité.
00:22:37Il a plutôt changé de pied
00:22:38il y a maintenant
00:22:39un petit moment.
00:22:40Il y a eu aussi
00:22:41beaucoup de discussions
00:22:43avec les syndicats français,
00:22:45la FNSEA.
00:22:45On se souvient,
00:22:46il y a deux ans,
00:22:46de sa visite extrêmement compliquée
00:22:48au salon.
00:22:49Et là,
00:22:50c'est un moment
00:22:50de sortir de l'ambiguïté.
00:22:52C'est-à-dire qu'à un moment,
00:22:53vous négociez
00:22:54encore quelques garanties,
00:22:56ce qui est la position
00:22:57de la France,
00:22:57c'est négocier
00:22:58les clauses miroirs,
00:23:00les contrôles,
00:23:01c'est à peu près ça.
00:23:02Et ça,
00:23:02quand on entend monsieur,
00:23:03c'est impossible.
00:23:04Sauf que quand on entend monsieur,
00:23:05ce n'est pas suffisant.
00:23:06C'est-à-dire qu'entre l'entraiment
00:23:07du traité,
00:23:08l'entraiment du traité
00:23:08et l'ambiguïté,
00:23:09c'est pas la même chose.
00:23:10Contrôle,
00:23:10on a compris très bien
00:23:11l'image tout à l'heure
00:23:12avec le bœuf aux hormones.
00:23:14Mathieu Plannes,
00:23:16clause miroir,
00:23:16clause de sauvegarde,
00:23:17de quoi on parle ?
00:23:19Alors, il y a certainement
00:23:19des meilleurs spécialistes
00:23:20que moi là-dessus,
00:23:21mais sur la clause miroir,
00:23:23c'est qu'on doit appliquer
00:23:24les mêmes normes
00:23:25et les mêmes règles
00:23:25en réalité.
00:23:27Et c'est pour ça que,
00:23:28d'où la question
00:23:29des contrôles derrière.
00:23:30Pour que ce soit appliqué,
00:23:31il faut effectivement
00:23:32qu'il y ait des contrôles.
00:23:34Clause de sauvegarde,
00:23:34c'est en fait une protection.
00:23:37En réalité,
00:23:37si jamais d'un coup,
00:23:39par exemple,
00:23:40les importations
00:23:40porteraient préjudice
00:23:41à une filière
00:23:42parce que ça ferait
00:23:42des baisses de tarifs
00:23:43telles
00:23:44qu'une filière
00:23:45serait mise en difficulté.
00:23:47Et donc là,
00:23:47vous pourriez suspendre
00:23:48les tarifs préférentiels
00:23:50en fait.
00:23:51Et on remettrait des droits de douane.
00:23:52Et on remettrait des droits de douane.
00:23:53Donc ça veut dire
00:23:53que c'est en fait
00:23:54des garanties.
00:23:56Effectivement,
00:23:56la clause miroir,
00:23:56en fait, si vous voulez,
00:23:58la théorie du débois de change,
00:23:58elle fonctionne bien
00:23:59sur le papier.
00:24:00C'est-à-dire que ça fonctionne bien
00:24:02si tout le monde joue
00:24:02avec les mêmes règles du jeu.
00:24:04Donc l'idée,
00:24:04c'est d'avoir les mêmes règles du jeu
00:24:05et de protéger aussi
00:24:07ses intérêts nationaux
00:24:09ou européens
00:24:10si vraiment,
00:24:10il y a une forme
00:24:11de dumping
00:24:12ou des choses
00:24:12qui arriveraient
00:24:13qui feraient
00:24:14qu'un secteur
00:24:15ou une filière
00:24:16sera en difficulté.
00:24:16J'essaie de bien comprendre,
00:24:17Gaëtan Mélin.
00:24:18On ouvre les vannes
00:24:19à supposer que le traité
00:24:20ne soit pas reporté.
00:24:21Le soja d'Amérique du Sud
00:24:24arrive chez nous.
00:24:25Mais à un moment,
00:24:25il y en a trop.
00:24:26Je remets des droits de douane.
00:24:27C'est aussi simple que ça.
00:24:28Non, alors,
00:24:29c'est juste qu'on a décidé
00:24:32d'adosser à ce traité
00:24:33de libre-échange
00:24:34un certain nombre de garanties
00:24:35pour protéger
00:24:37les agriculteurs européens
00:24:38à la demande
00:24:39d'un certain nombre de pays,
00:24:40notamment la France.
00:24:41Ces clauses de sauvegarde,
00:24:43elles sont très importantes
00:24:44et puis elles portent
00:24:44effectivement sur le prix
00:24:46sur trois ans
00:24:47et puis sur ce quota.
00:24:48C'est-à-dire,
00:24:49effectivement,
00:24:49comme vous le dites,
00:24:50le nombre de tonnes
00:24:51qui vont être importées
00:24:52pour une durée
00:24:53pour protéger,
00:24:54justement,
00:24:55certaines filières.
00:24:57Donc ça,
00:24:57c'est ce qu'on a adossé
00:24:58au traité.
00:24:59En revanche,
00:25:00les clauses miroirs
00:25:01que demande
00:25:02le président de la République
00:25:03et un certain nombre
00:25:04d'agriculteurs,
00:25:06notamment les syndicats agricoles,
00:25:07eh bien ça,
00:25:08ça fait partie
00:25:08de la négociation.
00:25:10Et en l'occurrence,
00:25:10aujourd'hui,
00:25:11c'est tout simplement
00:25:12impossible.
00:25:13Pourquoi ?
00:25:13Parce que ça nécessite
00:25:15de rouvrir
00:25:16la négociation
00:25:17sur cet accord
00:25:18du Mercosur.
00:25:19En l'occurrence,
00:25:20cet accord du Mercosur
00:25:21qui est négocié
00:25:22depuis 25 ans maintenant,
00:25:24il ne comporte
00:25:25aucune clause miroir.
00:25:26Et ça,
00:25:27Lula est très claire
00:25:28sur ce point.
00:25:29Pas question de revenir
00:25:29sur ces éléments
00:25:30de toute façon
00:25:31et de rouvrir
00:25:33la négociation.
00:25:33La négociation,
00:25:34elle est clause.
00:25:35On peut effectivement
00:25:36adosser des clauses
00:25:37de sauvegarde
00:25:38meilleures pour protéger
00:25:39les agriculteurs,
00:25:40mais les clauses miroirs,
00:25:42c'est niet.
00:25:42Alors,
00:25:43il y a un secteur
00:25:44au sein de l'agroalimentaire
00:25:45français
00:25:46qui s'inquiète
00:25:47parmi d'autres,
00:25:48c'est celui du sucre.
00:25:50On est en lien,
00:25:51j'aime bien,
00:25:51parce que tout le monde
00:25:52acquiesce quand je dis ça,
00:25:53on ne s'est pas trompé.
00:25:53C'est une bonne nouvelle.
00:25:54On est en lien
00:25:55avec Christian Spiegler.
00:25:57Vous êtes le PDG
00:25:57du syndicat national
00:25:58des fabricants de sucre
00:25:59en France.
00:26:00Soyez le bienvenu,
00:26:00monsieur,
00:26:01dans 60 minutes.
00:26:02En quelques mots,
00:26:03pourquoi ce traité pour vous
00:26:04est une menace
00:26:05pour votre filière ?
00:26:07Bonsoir à tous.
00:26:09D'abord,
00:26:10effectivement,
00:26:10les clauses de sauvegarde,
00:26:11puisqu'on va quand même
00:26:12rebondir là-dessus.
00:26:13On est bien d'accord,
00:26:14on a tous bien compris
00:26:15que l'accord
00:26:17qui est intervenu hier
00:26:18en trilogue
00:26:19commission,
00:26:20parlement,
00:26:20en conseil.
00:26:21C'est bien la dernière
00:26:22pièce du puzzle
00:26:23qui devait permettre
00:26:23à madame von der Leyen
00:26:24de s'envoler tranquillement
00:26:26et de boucler ses valises
00:26:27pour aller au Brésil
00:26:29signer l'accord
00:26:29du Mercosur.
00:26:31Ces mécanismes
00:26:34de sauvegarde,
00:26:35on en a l'habitude
00:26:37puisque de très nombreux
00:26:38accords de libre-échange
00:26:39ont été négociés
00:26:39par l'Union européenne.
00:26:42Et à chaque fois,
00:26:43on nous promet
00:26:43des protections
00:26:44efficaces et rapides.
00:26:46Et en fait,
00:26:47à y regarder de plus près,
00:26:48est-ce que c'est suffisant
00:26:49et de notre point de vue,
00:26:50non parce que,
00:26:51soyons clairs,
00:26:52l'expérience montre
00:26:53que les clauses
00:26:53de sauvegarde
00:26:54pratiquées jusqu'ici
00:26:55ne sont ni efficaces
00:26:56ni rapides.
00:26:58Ce que vous dites,
00:26:59c'est le temps
00:26:59qu'on réagisse
00:27:00si le prix du sucre
00:27:01baisse à cause
00:27:02des importations
00:27:03ou si les volumes
00:27:05d'importations
00:27:06s'emballent,
00:27:06le temps qu'on réagisse,
00:27:07il n'y aura plus
00:27:07d'industrie du sucre
00:27:08en France.
00:27:08C'est ça ?
00:27:10C'est exactement ça.
00:27:12C'est-à-dire que
00:27:12l'accord,
00:27:13quand on le regarde bien,
00:27:14c'est une compilation
00:27:15de conditions,
00:27:17de procédures,
00:27:18de délais administratifs
00:27:19pour amener le déclenchement
00:27:20de l'acte de sauvegarde.
00:27:22Mais lorsqu'elle est mise
00:27:23en œuvre
00:27:23avec toute la complexité,
00:27:25je dirais,
00:27:26des comités bruxellois
00:27:27qu'on connaît bien,
00:27:29cette procédure de sauvegarde,
00:27:30elle aboutit à quoi ?
00:27:31Elle aboutit en fait
00:27:31à une protection
00:27:32qui intervient toujours
00:27:34trop tard,
00:27:34c'est-à-dire une fois
00:27:35que le mal est fait
00:27:36sur le marché
00:27:36et donc toujours
00:27:37à contre-temps
00:27:38par rapport aux besoins
00:27:39de ce même marché.
00:27:41Or,
00:27:41ce que le marché attend,
00:27:42ce sont en fait
00:27:42des réponses immédiates,
00:27:44voire préventives.
00:27:45Et là,
00:27:46très clairement,
00:27:46le compte n'y est
00:27:47absolument pas.
00:27:49Surtout que
00:27:50laisser partir
00:27:51Mme Verdure,
00:27:52Van der Leyen
00:27:52ou Bregul
00:27:53avec ce qu'on a
00:27:56à ce stade,
00:27:57c'est-à-dire
00:27:57un simple accord politique
00:27:59sur les sauvegardes,
00:28:00en fait,
00:28:00il faut savoir
00:28:01que les véritables lignes
00:28:02directrices du dispositif,
00:28:03elles,
00:28:03ne seront connues
00:28:04avec précision
00:28:05qu'en mars
00:28:062026.
00:28:07Donc,
00:28:07c'est quand même
00:28:07donner un dangereux blanc
00:28:08sain à Mme Van der Leyen
00:28:09et c'est probablement,
00:28:11de notre point de vue,
00:28:12prématuré
00:28:12et je pense que
00:28:13Mme Georgia Meloni
00:28:14a eu tout à fait raison
00:28:15de temporiser
00:28:16sur la signature
00:28:16de l'accord.
00:28:17Merci beaucoup
00:28:18Christian Spiegler,
00:28:19PDG du Syndicat National
00:28:20des Fabricants de Sucre
00:28:21en France.
00:28:22Gaëtan Mélin,
00:28:23pour ceux qui seraient
00:28:23un tout petit peu perdu
00:28:24entre ce qui se passe
00:28:25du côté de Rio,
00:28:26du Brésil,
00:28:27avec ce sommet
00:28:28après-demain,
00:28:29du côté de Bruxelles,
00:28:30avec des réunions
00:28:30un peu partout en ce moment,
00:28:32des chefs d'État,
00:28:32des ministres,
00:28:33des conseillers,
00:28:33des diplomates.
00:28:34Le calendrier
00:28:35sur le Mercosur,
00:28:36c'est quoi ?
00:28:36Alors,
00:28:37normalement,
00:28:37effectivement,
00:28:38si on se tient...
00:28:38Quand la phrase commence
00:28:39par normalement,
00:28:40je m'inquiète.
00:28:40Oui,
00:28:41tout va dépendre
00:28:43s'il y a vote
00:28:44ou pas vote
00:28:45parce qu'il peut y avoir
00:28:46un vote.
00:28:47L'Italie peut,
00:28:48effectivement,
00:28:48ne pas voter
00:28:49contre la ratification
00:28:50de ce traité
00:28:51mais elle peut
00:28:52s'abstenir.
00:28:53Si elle s'abstient,
00:28:54il se passe quoi ?
00:28:54Eh bien,
00:28:55il faudra que la France
00:28:56arrive à réunir
00:28:57quatre pays
00:28:58et surtout
00:29:0035% des habitants
00:29:02de l'Union européenne.
00:29:03Donc là,
00:29:03il y en a trois
00:29:03pour l'instant,
00:29:04Pologne,
00:29:04Hongrie,
00:29:05France,
00:29:05je dis ça
00:29:05parce que je lis
00:29:06simplement ce qu'il y a
00:29:06écrit pendant que vous parlez.
00:29:07Et donc,
00:29:07ça veut dire
00:29:08qu'on est à seulement
00:29:0827%.
00:29:09On n'a pas la minorité
00:29:11de blocage.
00:29:11Donc,
00:29:12s'il y a vote,
00:29:14s'il n'y a pas
00:29:15de minorité
00:29:16de blocage,
00:29:17samedi,
00:29:18Ursula von der Leyen
00:29:19sera aux côtés
00:29:20de Lula
00:29:21pour ratifier
00:29:22le traité
00:29:23du Mercosur.
00:29:25Ensuite...
00:29:25Sauf si Lula
00:29:26demande à ses amis
00:29:27d'Amérique du Sud
00:29:28un report.
00:29:29Si Ursula von der Leyen
00:29:31arrive au Brésil
00:29:32avec le go
00:29:33du Conseil
00:29:34de l'Union européenne
00:29:35pour ratifier,
00:29:37non,
00:29:37il ne va pas demander
00:29:38à ses amis
00:29:38un prolongement
00:29:40de la discussion.
00:29:43Non,
00:29:43il y aura forcément
00:29:44signature,
00:29:45d'autant qu'on rappelle
00:29:45que c'est le sommet
00:29:47du Mercosur
00:29:47qui se tient actuellement
00:29:49au Brésil.
00:29:50Ensuite,
00:29:50que se passe-t-il ?
00:29:51Eh bien,
00:29:52cet accord,
00:29:52il va être soumis
00:29:54au Parlement européen
00:29:55au printemps prochain.
00:29:56Et là,
00:29:57c'est là que tout
00:29:58peut encore se jouer.
00:29:59C'est-à-dire que
00:30:00la France peut
00:30:02essayer de convaincre
00:30:03d'autres partenaires,
00:30:05d'autres eurodéputés
00:30:06de ne pas voter
00:30:08cet accord
00:30:09du Mercosur.
00:30:10Et en l'occurrence,
00:30:11ce dernier ne sera pas appliqué.
00:30:13On rappelle
00:30:13qu'Ursula von der Leyen,
00:30:14la présidente
00:30:15de la Commission européenne,
00:30:16a scindé en deux
00:30:17ce traité du Mercosur,
00:30:19le volet commercial,
00:30:20le volet politique.
00:30:21Et donc,
00:30:21ce volet commercial,
00:30:22il ne sera soumis
00:30:23qu'aux eurodéputés
00:30:24et non pas au Parlement.
00:30:26Parlement nationaux,
00:30:27ce qui fait une grande différence
00:30:29quand on compare,
00:30:30par exemple,
00:30:30à l'accord de libre-échange
00:30:31avec le Canada,
00:30:32le fameux CETA
00:30:33qui avait été soumis
00:30:34à tous les parlements nationaux.
00:30:35Frédéric Denriche,
00:30:36vous voyez réagir ?
00:30:37Oui,
00:30:38histoire de rajouter une couche
00:30:39sur la dépression générale,
00:30:41les mesures de sauvegarde
00:30:42ne durent que 21 jours.
00:30:43Et d'une,
00:30:43deux,
00:30:44elles peuvent être contestées
00:30:44par ce qu'on appelle
00:30:45le rebalancing system,
00:30:47c'est les chambres de compensation,
00:30:48c'est-à-dire que le Brésil,
00:30:49l'Argentine,
00:30:50s'estimant défavorisés économiquement
00:30:52parce que le marché s'est arrêté,
00:30:53peuvent demander une compensation financière
00:30:55à l'Europe
00:30:56qui est discutée non pas
00:30:57sur un tribunal
00:30:58avec des juges et des avocats
00:30:59mais dans des chambres de compensation
00:31:00qui sont des émanations de l'OMC.
00:31:03Donc tout se fait en privé,
00:31:04entre soi
00:31:05et c'est ce qui fait très peur,
00:31:06notamment aux agriculteurs
00:31:07parce qu'on ne voit pas comment
00:31:09une fois que la machine
00:31:10sera lancée,
00:31:11même si on fait une mesure
00:31:12de sauvegarde,
00:31:13même si on prétend avoir
00:31:14des clauses miroirs,
00:31:15même si on prétend dresser
00:31:16des douaniers au Havre à Marseille,
00:31:18on ne voit pas comment
00:31:19ça pourrait s'arrêter.
00:31:20Christophe Chambon,
00:31:21même avec toutes ces conditions,
00:31:22pour vous,
00:31:22ce traité n'est pas acceptable.
00:31:23Je voulais remettre aussi une pièce.
00:31:25Vous avez parlé
00:31:27de clauses miroirs
00:31:27ou de clauses de sauvegarde.
00:31:29Je rappuie moi
00:31:30sur les clauses miroirs
00:31:31justement
00:31:31avec la notion
00:31:33de réciprocité des nombres.
00:31:34Vous l'avez évoqué
00:31:35mais aujourd'hui justement
00:31:37entre un producteur français,
00:31:39européen
00:31:39et un standard de production
00:31:41brésilien,
00:31:42ça a été dit aujourd'hui,
00:31:44j'ai déjà entendu,
00:31:45c'est comme si demain
00:31:46on importait
00:31:46une voiture de Chine
00:31:50sans ceinture
00:31:51en France.
00:31:52C'est exactement
00:31:52la même comparaison.
00:31:54C'est-à-dire qu'à un moment
00:31:55on n'assure plus non plus
00:31:55la garantie sanitaire,
00:31:57la sécurité alimentaire.
00:31:58Et aujourd'hui,
00:31:59pour nous,
00:32:00c'est quand même
00:32:00inacceptable
00:32:02de laisser arriver
00:32:02ces produits
00:32:03chez nous
00:32:04sans avoir
00:32:04ces mesures de contrôle.
00:32:06Donc ça,
00:32:07on ne fait pas partie,
00:32:07mais la demande est faite,
00:32:08j'entends bien.
00:32:09Et aujourd'hui,
00:32:10on ne pourra pas contrôler
00:32:11ces arrivées de produits.
00:32:12Un mot encore,
00:32:13pardon Christophe Chambon,
00:32:13votre syndicat est reçu
00:32:14avec les autres syndicats agricoles
00:32:16demain à Matignon.
00:32:17il y a la dermatose
00:32:18en France,
00:32:19il y a le Mercosur.
00:32:20Il y a le budget de la PAC
00:32:22en baisse aussi.
00:32:23Il y a le budget de la PAC
00:32:23peut-être de 20%.
00:32:25Vous arrivez
00:32:26dans quel état d'esprit
00:32:27demain voir le Premier ministre ?
00:32:29Déjà,
00:32:30très inquiet.
00:32:31Je pense que,
00:32:32c'est ce que je dis
00:32:33depuis plusieurs jours,
00:32:34c'est qu'on se retrouve
00:32:35autour de ces plateaux
00:32:37comme il y a deux ans,
00:32:38c'est-à-dire
00:32:39avec les mêmes crises,
00:32:40accentuées.
00:32:41C'est-à-dire qu'il y avait
00:32:42déjà une détresse
00:32:43des agriculteurs
00:32:43il y a deux ans,
00:32:44on est de nouveau encore présents.
00:32:45Vous avez obtenu
00:32:46un certain nombre de choses.
00:32:47Vous connaissez-le quand même.
00:32:48Alors, on le reconnaît,
00:32:49ça veut dire que nos batailles
00:32:51commencent à payer,
00:32:52mais c'est insuffisant.
00:32:53Ça veut dire que,
00:32:53oui, on a eu la loi du plan,
00:32:54on a eu la LOA,
00:32:56qui sont en partie
00:32:57et qui, l'inquiétude,
00:32:59n'arrive pas dans les cours de ferme.
00:33:00Et depuis le début
00:33:01qu'on demande
00:33:02le changement de logiciel
00:33:03pour donner vraiment ce souffle
00:33:05à l'agriculture française,
00:33:06avoir un cap,
00:33:07on ne l'a toujours pas.
00:33:08Et on le voit aujourd'hui,
00:33:10si on accumule
00:33:11les crises sanitaires,
00:33:13les accords du Mercosur,
00:33:15l'annonce de 20% de moins
00:33:16sur le budget de la PAC,
00:33:18peut-être même voire plus,
00:33:20tout ça adossé
00:33:20avec des inquiétudes
00:33:22d'envergure climatique
00:33:24si on prend
00:33:24la région Occitanie,
00:33:26où aujourd'hui,
00:33:27il y a quand même
00:33:27une vraie question
00:33:28sur la gestion de l'eau
00:33:29et autres.
00:33:30Eh bien, si on accumule
00:33:30tout ça, forcément
00:33:31que M. le Premier ministre
00:33:33a beaucoup de travail
00:33:34devant lui
00:33:34pour être à l'écoute
00:33:35et essayer d'apporter
00:33:36des solutions.
00:33:37Mathieu Plane,
00:33:37quand on voit,
00:33:38et ce sera le mot de la fin
00:33:38pour ce soir,
00:33:40ce que fait Donald Trump
00:33:41avec les droits de douane,
00:33:42l'affronte aujourd'hui,
00:33:45soutenue par une majorité
00:33:46de Français,
00:33:46des agriculteurs
00:33:47contre le Mercosur,
00:33:48est-ce que le libre-échange
00:33:49est passé de mode ?
00:33:50Alors, je dirais que oui,
00:33:51on a un retour très fort
00:33:52du protectionnisme,
00:33:54ça c'est une évidence,
00:33:55mais j'allais dire
00:33:55en même temps,
00:33:56en même temps,
00:33:57je vais faire en même temps.
00:33:57Ça me rappelle quelqu'un,
00:33:58mais je ne sais pas qui.
00:33:58Voilà,
00:33:59et ça ne marche pas très bien
00:34:00en ce moment,
00:34:01mais je veux dire,
00:34:02en même temps,
00:34:03aujourd'hui,
00:34:04dans un monde
00:34:04qui est fragmenté,
00:34:08vous cherchez des alliés
00:34:09et j'allais dire,
00:34:10vous essayez de sécuriser
00:34:11un certain nombre d'échanges
00:34:12et notamment,
00:34:13là on parle de l'agriculture,
00:34:14mais il y a d'autres choses
00:34:14et ça a été évoqué par Gaëtan,
00:34:16c'est des approvisionnements
00:34:17sur tout ce qui est minerais,
00:34:18les minerais rares
00:34:19et l'énergie.
00:34:20Et il se trouve qu'il y en a,
00:34:21il y en a dans ces pays-là
00:34:22et donc c'est vrai
00:34:23d'avoir des alliés
00:34:23dans le commerce international
00:34:25aujourd'hui,
00:34:25c'est fort,
00:34:25surtout en face de géants
00:34:27que sont la Chine
00:34:28ou les Etats-Unis.
00:34:29Et donc c'est vrai
00:34:30que quelque part,
00:34:31ça pourrait contrebalancer,
00:34:32même s'il y a des pertes
00:34:33sur la question de l'agriculture,
00:34:34sur d'autres intérêts stratégiques,
00:34:36il ne faut pas le balayer
00:34:37d'un trait de revers de marché.
00:34:3925 ans de discussion quand même.
00:34:4125 ans de discussion
00:34:42pour ce traité,
00:34:43c'est aussi ça.
00:34:44On n'est pas à un mois près.
00:34:45Non mais c'est surtout
00:34:45qu'il y a 25 ans,
00:34:46ce n'était pas du tout
00:34:46la même situation qu'aujourd'hui.
00:34:48Il y a eu une évolution fantastique.
00:34:50C'est vrai que là,
00:34:51dos au mur,
00:34:51les pays essaient
00:34:52de trouver une solution
00:34:53quand même compliquée.
00:34:55Un tout dernier mot alors.
00:34:56Si je pouvais juste avoir
00:34:56un petit dernier mot.
00:34:58A condition de ramener du morbier
00:34:59la prochaine fois,
00:35:02ça sera avec grand plaisir.
00:35:03Vous avez 20 secondes.
00:35:04Et puis il y a un morceau de comté
00:35:05comme ça,
00:35:06ça me fait une minute.
00:35:0630 secondes.
00:35:07C'est très bien.
00:35:08Non, mais justement,
00:35:09moi j'insiste sur le fait
00:35:10qu'aujourd'hui,
00:35:11l'agriculture,
00:35:12on est la seule entreprise
00:35:13non délocalisable.
00:35:16Quand je mets ça,
00:35:17je ne m'offusque pas
00:35:18en face de nos collègues
00:35:19industriels, etc.
00:35:21Mais je pense qu'à un moment,
00:35:23on doit arrêter
00:35:23d'être la barrière d'ajustement.
00:35:25Et je remets une dernière pièce
00:35:27par rapport à vos propos justement.
00:35:29Il y a la production agricole,
00:35:31mais il y a aussi
00:35:32si on veut maintenir
00:35:33nos paysages en France,
00:35:34nos territoires comme ils sont,
00:35:35c'est aussi grâce
00:35:36à l'agriculture.
00:35:38Merci beaucoup
00:35:38à tous les cinq.
00:35:39On va retrouver
00:35:39M. Chambon,
00:35:40quelques-uns de vos collègues
00:35:42agriculteurs sur le terrain
00:35:43avec l'une des envoyées spéciales
00:35:44de BFM TV.
00:35:45C'est Marie Roux
00:35:46qui nous attend
00:35:47dans le département
00:35:47de l'Ariège
00:35:48où les agriculteurs
00:35:49ne lèvent pas le camp
00:35:50ce soir encore.
00:35:50Oui, effectivement,
00:35:54on est sur le rond-point
00:35:55de Sabarissi
00:35:56à Tarascon
00:35:56sur Ariège
00:35:57et les agriculteurs
00:35:58ont installé
00:35:59leur point de blocage
00:35:59depuis vendredi dernier.
00:36:01Pratiquement une semaine
00:36:03qu'ils sont là,
00:36:03ils se relaient
00:36:04jour et nuit
00:36:05sur cette route nationale
00:36:06Vins.
00:36:07C'est un axe majeur
00:36:08stratégique
00:36:08puisque c'est la route
00:36:09qui relie la France
00:36:10à l'Espagne
00:36:11et à Andorre.
00:36:12Les agriculteurs
00:36:13qui ne sont pas prêts
00:36:14de partir pour l'instant.
00:36:15On est avec Laurence.
00:36:16Laurence, vous êtes mobilisée
00:36:17depuis le début
00:36:17de la crise en Ariège.
00:36:19Vous n'y étiez pas
00:36:19à Bruxelles, évidemment,
00:36:20mais vous avez suivi
00:36:21de loin ce qui s'est passé.
00:36:22Est-ce que l'hypothèse
00:36:23d'un report du traité
00:36:24du Mercosur,
00:36:25qu'est-ce que vous en pensez ?
00:36:26On va dire que c'est
00:36:27une petite bonne nouvelle.
00:36:28Nous, la Confédération paysanne,
00:36:30on est strictement opposés
00:36:31historiquement depuis toujours
00:36:32aux accords de libre-échange.
00:36:34Le report de cette signature,
00:36:36ça veut dire que ça n'a pas lieu
00:36:37aujourd'hui,
00:36:37mais pour nous,
00:36:38ça ne doit pas être signé
00:36:39ni aujourd'hui,
00:36:39ni dans un mois,
00:36:40ni dans un an.
00:36:45Français avec ceux
00:36:46des pays du Mercosur.
00:36:48C'est une concurrence
00:36:48absolument déloyale,
00:36:49insupportable.
00:36:50Ça broie l'agriculture,
00:36:51ça nous broie,
00:36:52nous, paysans, ici,
00:36:53et aussi les paysans
00:36:53d'Amérique du Sud.
00:36:54Donc pour nous,
00:36:55un report,
00:36:55c'est une bonne nouvelle,
00:36:56mais il faut que ce soit
00:36:56un report absolu.
00:36:58Il faut l'enterrer,
00:36:58c'est d'accord.
00:36:59Vous, l'échéance
00:37:00que vous attendez particulièrement,
00:37:02c'est demain.
00:37:02Le Premier ministre
00:37:03qui reçoit
00:37:04les principaux syndicats agricoles,
00:37:06qu'est-ce que vous attendez
00:37:07concrètement de cette réunion ?
00:37:08Alors nous,
00:37:09si on est ici
00:37:09sur ce blocage
00:37:10depuis une semaine,
00:37:11ça a suivi
00:37:12les deux jours dramatiques
00:37:13qu'on a vécu en Ariège
00:37:14la semaine dernière
00:37:14avec l'abattage total
00:37:16de 208 vaches.
00:37:17Donc ça a été vraiment,
00:37:18vous l'avez tous suivi,
00:37:19un moment extrêmement dramatique,
00:37:21très éprouvant,
00:37:22très dur.
00:37:22Et du coup,
00:37:23on se retrouve sur ce blocage
00:37:24depuis quasiment une semaine.
00:37:25Demain, vous l'avez dit,
00:37:26à Matignon,
00:37:26le Premier ministre
00:37:28reçoit les syndicats.
00:37:29Nous, c'est extrêmement simple.
00:37:30On a une revendication centrale.
00:37:32C'est la fin
00:37:33de l'abattage total,
00:37:34systématique sur les troupeaux
00:37:35dès qu'il y a une vache positive.
00:37:37On a fait un protocole
00:37:38en Ariège.
00:37:39On a proposé un protocole.
00:37:40On attend une réponse là-dessus.
00:37:41Ferme demain.
00:37:42Merci beaucoup.
00:37:43Sans ça, vous l'avez dit,
00:37:44vous ne quitterez pas
00:37:45ce point de blocage.
00:37:47Merci beaucoup, Laurence.
00:37:48Alors que les vacances scolaires
00:37:49approchent,
00:37:49notamment Noël
00:37:51et le Nouvel An,
00:37:52les agriculteurs menacent
00:37:53de rester là
00:37:53sans annonce concrète demain.
00:37:55Voilà les toutes dernières informations
00:37:57sur les blocages
00:37:57des agriculteurs
00:37:58avec Marie Roux
00:37:59et Raphaël Parraud.
00:38:0019h27
00:38:01et maintenant
00:38:02l'image du jour.
00:38:03C'était ce matin à Besançon.
00:38:05Les derniers instants
00:38:06de liberté
00:38:06de Frédéric Péchier
00:38:08l'ancienne anesthésiste
00:38:09condamnée aujourd'hui
00:38:10à la réclusion criminelle
00:38:11à perpétuité
00:38:12reconnue coupable
00:38:13de 30 empoisonnements
00:38:14dont 12 mortels.
00:38:15On sera dans quelques instants
00:38:16avec son avocat
00:38:17mais d'abord avec vous,
00:38:19Dominique Rizet.
00:38:20Frédéric Péchier
00:38:20dort ce soir en prison.
00:38:22Pour la justice,
00:38:23il est bien
00:38:23l'un des plus grands criminels
00:38:25de ces dernières années.
00:38:27Alors,
00:38:27ce sont les propos
00:38:28de l'avocat
00:38:29Stéphane Juriana
00:38:30qui est un avocat
00:38:31des partis civils
00:38:32qui tout à l'heure
00:38:33sort du tribunal
00:38:35après l'énoncé du verdict
00:38:36et dit
00:38:36« On a affaire
00:38:38aux plus grands
00:38:39tueurs en série. »
00:38:41Français,
00:38:41vérification faite,
00:38:42c'est faux.
00:38:44Thierry Paulin,
00:38:45le tueur des vieilles dames
00:38:46à Paris,
00:38:48avait tué
00:38:48dans les années 80-90
00:38:5019 personnes âgées
00:38:52pour leur voler
00:38:53leur argent.
00:38:54le tueur à l'oreiller
00:38:56qui s'appelle
00:38:57Yvan Keller
00:38:57en a tué
00:38:58entre 20 et 157.
00:39:00Ensuite,
00:39:01Francis Aulm
00:39:02et puis
00:39:02Francis Aulm
00:39:0311.
00:39:05Michel Fourniré
00:39:057.
00:39:06Pour être un tueur
00:39:07en série,
00:39:07il faut avoir tué
00:39:08plus de 3 personnes
00:39:09qui ne se connaissaient pas.
00:39:10Donc,
00:39:11effectivement,
00:39:13le docteur Péchier
00:39:14entre dans ce cadre-là.
00:39:16C'est vrai que
00:39:16si cette condamnation
00:39:17est confirmée,
00:39:18il a fait appel.
00:39:19mais la cour d'assises
00:39:20l'a déjà condamné
00:39:21une première fois
00:39:22pour 12 affaires,
00:39:2612 meurtres,
00:39:2718 rescapés.
00:39:29Ça fait de lui
00:39:29un des plus grands
00:39:30tueurs français.
00:39:31Dominique Rizet,
00:39:32est-ce qu'on sait
00:39:32comment un homme
00:39:32a pu empoisonner
00:39:33des patients
00:39:34pendant quasiment 10 ans
00:39:35sans être arrêté,
00:39:38sans éveiller
00:39:38la suspicion
00:39:39de ses collègues,
00:39:40des familles ?
00:39:40Alors,
00:39:40entre 2008 et 2017,
00:39:43c'est vrai que
00:39:44la première plainte
00:39:46va être déposée
00:39:48plusieurs années plus tard.
00:39:50Donc,
00:39:50le temps d'instruire
00:39:51toutes ces affaires,
00:39:52le temps d'aller chercher
00:39:53les éléments,
00:39:54le temps d'entendre
00:39:55tout le monde.
00:39:56Il y a eu une instruction
00:39:57qui était très longue
00:39:58et Randall Schwerdorfer,
00:40:00je vois son avocat
00:40:01qui va nous parler bientôt,
00:40:02va nous le dire,
00:40:03va nous le confirmer.
00:40:04L'enquête a été longue.
00:40:05Vous savez,
00:40:05ça fait penser
00:40:06à l'affaire Malèvre,
00:40:07Christine Malèvre,
00:40:07c'est l'infirmière
00:40:08de Montelajoli,
00:40:09qui avait empoisonné
00:40:11des patients.
00:40:13Et donc,
00:40:13on est dans un cas
00:40:14de figure similaire.
00:40:15C'est-à-dire que
00:40:15pour ce genre de dossier,
00:40:17c'est tellement technique,
00:40:19c'est tellement pointu
00:40:20et c'est tellement complexe
00:40:22qu'il faut au moins
00:40:23ces dix années d'instruction.
00:40:25Et puis,
00:40:25entre des victimes
00:40:27qui disent
00:40:27voilà,
00:40:27moi j'ai fait un malaise
00:40:29ou un décès
00:40:30et l'établissement
00:40:32de la preuve que,
00:40:33ça prend beaucoup de temps.
00:40:34On est donc en ligne
00:40:36avec l'avocat
00:40:36de Frédéric Péchier,
00:40:37maître Schwerdorfer.
00:40:38Bonsoir maître,
00:40:39merci d'être avec nous
00:40:39ce soir sur BFM TV.
00:40:42Pendant tout le procès,
00:40:43pendant toute l'instruction,
00:40:45votre client a clamé
00:40:46son innocence.
00:40:47Est-ce qu'il vous l'a redit
00:40:48aujourd'hui
00:40:48après l'énoncé du verdict ?
00:40:52Oui,
00:40:53c'est une position
00:40:54qui est constante
00:40:55et ça reste la position
00:40:56de la défense ce soir.
00:40:58Dominique Rizet
00:40:59l'a très bien rappelé.
00:41:00Il y a une condamnation
00:41:00qui a été prononcée
00:41:01par la cour d'assises
00:41:02du Doubs.
00:41:03Un appel a été interjeté
00:41:04dès cet après-midi.
00:41:06Frédéric Péchier
00:41:06reste présumé innocent
00:41:08et après cette condamnation,
00:41:09il y aura donc
00:41:09un autre procès
00:41:11en cour d'assises d'appel
00:41:12où Frédéric Péchier
00:41:12sera rejugé.
00:41:14Par expérience,
00:41:15je peux vous dire
00:41:15que tout est possible.
00:41:17Une confirmation
00:41:18de condamnation,
00:41:20un acquittement,
00:41:21on verra bien
00:41:22devant la cour d'assises d'appel.
00:41:23Devant le tribunal,
00:41:25Frédéric Péchier
00:41:25a fini par reconnaître
00:41:27qu'il y avait bien
00:41:27un empoisonneur
00:41:29dans l'une des deux cliniques
00:41:30dans lesquelles
00:41:30il a travaillé.
00:41:32Mais comment est-ce
00:41:33qu'il explique, lui,
00:41:34s'il a une explication,
00:41:35cette série d'empoisonnements
00:41:36qui a conduit
00:41:37à faire 30 victimes
00:41:38dont 12 personnes
00:41:39qui sont mortes ?
00:41:42Non, Frédéric Péchier
00:41:43n'a pas d'explication.
00:41:44Ce n'est pas un juge
00:41:45d'instruction,
00:41:45ce n'est pas un enquêteur.
00:41:47On a voulu lui faire dire
00:41:49qui était l'empoisonneur,
00:41:51quelles étaient
00:41:51ses explications.
00:41:53Il ne peut pas
00:41:53les avoir,
00:41:54Frédéric Péchier.
00:41:55Lui, il conteste
00:41:55avoir commis les faits.
00:41:57Il conteste être
00:41:57l'auteur de ces empoisonnements.
00:41:59Ça fait très longtemps
00:41:59qu'il a dit
00:42:00qu'il y avait un empoisonneur
00:42:01puisqu'il reconnaissait
00:42:02à minima un cas.
00:42:04Il confirme effectivement
00:42:05que manifestement,
00:42:06il y a un empoisonneur.
00:42:07Pour nous, en défense,
00:42:08il y aurait au minimum
00:42:0913 empoisonnements
00:42:10qui seraient constitués.
00:42:12Maintenant, tout simplement,
00:42:13ce n'est pas à Frédéric Péchier
00:42:14de dire qui c'est
00:42:15et d'expliquer comment
00:42:16et pourquoi.
00:42:17Ça, c'est le travail
00:42:18de la justice.
00:42:19Et c'était le travail
00:42:20de l'instruction,
00:42:20sachant que la justice,
00:42:22elle a pointé du doigt
00:42:23Frédéric Péchier.
00:42:25On a entendu aussi
00:42:26beaucoup des partis civils
00:42:27mettre, dire
00:42:28Frédéric Péchier reste impassible
00:42:31ce matin encore,
00:42:31d'ailleurs à l'annonce
00:42:32du verdict.
00:42:33Est-ce que c'est un homme
00:42:34qui n'a pas de sentiments
00:42:35ou en tout cas
00:42:36qui n'en montre jamais ?
00:42:40Alors,
00:42:41qui n'en montre jamais
00:42:42ou qui en montre très peu,
00:42:43ça c'est une réalité,
00:42:45mais entre l'apparence
00:42:46et la réalité de la personne,
00:42:48il y a un monde d'écart
00:42:49qui n'a pas de sentiments
00:42:51et d'émotions.
00:42:51Je dirais qu'il a même peut-être
00:42:52des sentiments et des émotions
00:42:53plus exacerbés que les autres.
00:42:55Par contre,
00:42:55ce qui est vrai,
00:42:56c'est que c'est quelqu'un
00:42:57qui ne les montre pas
00:42:58ou qui les montre extrêmement peu
00:42:59ou de façon très ponctuelle.
00:43:01Mais là,
00:43:01on n'est que dans l'apparence.
00:43:02Vous savez,
00:43:02ce n'est pas une apparence
00:43:03et ce n'est pas le fait
00:43:04de montrer ou pas
00:43:05ses émotions
00:43:06qui font un coupable.
00:43:07Daniel Zagoury
00:43:07l'avait très bien dit,
00:43:08il avait rappelé
00:43:09qu'aux assises,
00:43:09le serial killer
00:43:11qu'il a vu pleurer le plus,
00:43:13c'était Michel Fourniret.
00:43:14Donc,
00:43:14c'est vous dire
00:43:15que ce n'est pas
00:43:15parce qu'il y a des larmes
00:43:16que derrière,
00:43:16il y a de l'émotion
00:43:17et de l'empathie.
00:43:18Votre client dort ce soir
00:43:19à la prison,
00:43:20à la maison d'arrêt de Besançon.
00:43:22Est-ce qu'il a demandé
00:43:23des mesures de protection
00:43:25au vu de sa condamnation
00:43:27très lourde ?
00:43:28Non,
00:43:31Frédéric Péchier
00:43:31n'a rien demandé.
00:43:33On avait refusé déjà
00:43:34les mesures de protection
00:43:35qui nous avaient été proposées
00:43:36pendant les trois mois
00:43:37et demi d'audience
00:43:37et notamment une escorte.
00:43:39Il est parti en prison
00:43:40ce matin
00:43:41comme n'importe quelle
00:43:42personne condamnée,
00:43:43comme n'importe quel citoyen
00:43:45condamné par une cour d'assises
00:43:46sans demander
00:43:47aucun régime particulier.
00:43:49Ce soir,
00:43:50un ancien membre
00:43:51de la défense,
00:43:52donc quelqu'un
00:43:52qui a travaillé avec vous,
00:43:53maître Takedmitte
00:43:54qui a quitté
00:43:55la défense
00:43:56de Frédéric Péchier
00:43:56au mois de septembre,
00:43:57vous charge,
00:43:58il dit
00:43:58ils étaient partis
00:44:00pour perdre
00:44:00ce procès.
00:44:02Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:44:05Non, mais j'ai vu
00:44:06ce que dit
00:44:06maître Takedmitte
00:44:07qui est assez édifiant.
00:44:09D'abord,
00:44:10il n'a pas quitté le procès.
00:44:11C'est Frédéric Péchier
00:44:11qui lui a demandé
00:44:12de quitter le procès
00:44:13et qui ne voulait plus
00:44:14que maître Takedmitte
00:44:15intervienne,
00:44:16ce qui est très différent.
00:44:17D'ailleurs,
00:44:18la famille de Frédéric Péchier
00:44:19va saisir
00:44:20le conseil de l'ordre
00:44:20suite à ses déclarations
00:44:22qui sont totalement inexactes.
00:44:25Deuxièmement,
00:44:26le problème que j'ai eu
00:44:27moi avec Takedmitte,
00:44:28c'est que très clairement
00:44:29il ne connaissait pas
00:44:30le dossier.
00:44:31Bon,
00:44:32il a demandé le dossier
00:44:33au bout de trois jours
00:44:34de procès
00:44:34à une de mes associées
00:44:35maître Spatafora.
00:44:37Quand j'ai appris
00:44:37qu'effectivement
00:44:38il ne maîtrisait même
00:44:39pas le dossier,
00:44:40on a arrêté la collaboration.
00:44:42Je ne voulais pas en parler.
00:44:44Je gardais ça pour moi.
00:44:45Je ne comprends pas
00:44:46pourquoi il a fait
00:44:46cette déclaration.
00:44:47Je suis bien obligé
00:44:48de dire la réalité des faits.
00:44:49La réalité des faits,
00:44:50c'est qu'il ne s'était jamais
00:44:51impliqué malheureusement
00:44:52dans ce dossier.
00:44:54Merci beaucoup Maître.
00:44:55Un dernier mot.
00:44:55C'est vous qui défendrez
00:44:56Frédéric Péchier seul
00:44:58comme vous l'avez fait
00:44:58pour ce premier procès
00:44:59lors du procès en appel
00:45:00ou vous dites
00:45:02que ça n'a pas marché
00:45:02la première fois,
00:45:03il faudra peut-être changer ?
00:45:06Ce n'est pas que ça n'a pas
00:45:07marché la première fois.
00:45:08J'ai été un avocat seul
00:45:10en défense
00:45:11contre 28 avocats
00:45:12de partie civile,
00:45:13deux avocats généraux
00:45:14assistés en plus
00:45:15d'une juriste en permanence.
00:45:17C'est trop disproportionné.
00:45:18Ce n'est pas possible.
00:45:19J'ai besoin d'une équipe
00:45:21et effectivement
00:45:21je ne serai pas seul en appel.
00:45:23J'aurai déjà mon associé
00:45:24Maître Spatafora
00:45:25et je suis en train de voir
00:45:27avec un autre cabinet
00:45:28pour avoir un avocat
00:45:29d'assises supplémentaire
00:45:31avec moi
00:45:32et je pense que nous serons
00:45:34effectivement une équipe
00:45:35de trois avocats rompus
00:45:37aux assises
00:45:38pour affronter toute l'armée
00:45:39que nous avons en face de nous.
00:45:41Je viens de vous dire
00:45:42que tout seul,
00:45:42c'est ingérable.
00:45:45Merci beaucoup Maître Schwerder
00:45:46pour cette réaction
00:45:47sur BFM TV.
00:45:48Ce soir,
00:45:49on est également avec l'un des avocats
00:45:52des partis civils,
00:45:53c'est Maître Jurana
00:45:53qui est avec nous en direct.
00:45:55Bonsoir Maître.
00:45:56En quelques mots simplement
00:45:57la réaction des personnes
00:45:59que vous représentez ce matin
00:46:00au moment du verdict.
00:46:02C'est quoi ?
00:46:03C'est la fin d'un parcours judiciaire
00:46:05de plusieurs années ?
00:46:06Non, ce n'est pas la fin.
00:46:09C'est un soulagement.
00:46:11C'est vraiment le mot
00:46:12que j'ai le plus entendu
00:46:13ce matin,
00:46:13c'est on est soulagé,
00:46:15on a enfin été entendu.
00:46:17Il faut bien comprendre
00:46:18que la défense
00:46:19de Frédéric Péché
00:46:20depuis neuf ans
00:46:21n'a eu de cesse
00:46:23que d'injurier
00:46:24les partis civils,
00:46:26de les menacer
00:46:27puisque nous étions nous-mêmes
00:46:28menacés de plainte pénale
00:46:29quand on défend
00:46:30les partis civils
00:46:31et elles étaient même
00:46:32reniées dans leur qualité
00:46:33de victime
00:46:34puisque la défense
00:46:35de Frédéric Péché
00:46:36disait
00:46:36mais messieurs les armes
00:46:37vous n'avez pas été empoisonnés,
00:46:39les membres de votre famille
00:46:41n'ont pas été empoisonnés,
00:46:42ce sont les erreurs médicales.
00:46:43Voilà ce qu'on a vécu
00:46:45pendant neuf ans.
00:46:46La honte
00:46:47grâce à ce procès
00:46:48a changé de camp.
00:46:51Aujourd'hui,
00:46:51les victimes
00:46:52ont toutes été reconnues
00:46:53comme ayant été victimes
00:46:55du plus grand criminel
00:46:57de l'histoire judiciaire française
00:46:58de ce siècle
00:47:00et donc on a
00:47:01avancé.
00:47:02Il y aura évidemment
00:47:03un second procès
00:47:04mais moi je peux vous le dire
00:47:04et je vous le dis d'ores et déjà
00:47:06on ne changera pas d'équipe.
00:47:08Nous sommes prêts
00:47:08à affronter Frédéric Péché
00:47:10et quelle que soit
00:47:11la défense qu'il y aura
00:47:12à ce moment-là
00:47:13ça ne nous pose
00:47:14aucune difficulté
00:47:15parce que les éléments
00:47:16de ce dossier
00:47:16sont accablants
00:47:18à son encontre.
00:47:19Maître,
00:47:19à l'issue de ce procès
00:47:21et j'allais dire
00:47:21en votre âme et conscience
00:47:22est-ce que vous savez
00:47:23vous pourquoi
00:47:24Frédéric Péché a fait ça ?
00:47:26Oui, alors
00:47:27moi je l'ai expliqué
00:47:29à la Cour des 6
00:47:29c'était un grand point.
00:47:31de ma plaidoirie.
00:47:33En fait Frédéric Péché
00:47:34initialement
00:47:36c'est un femme
00:47:37de réanimation
00:47:38et il a un complexe
00:47:40de supériorité
00:47:41ça c'est indéniable.
00:47:43Quand il arrive
00:47:43en clinique
00:47:44et qu'il quitte le CHU
00:47:45et bien en clinique
00:47:46les anesthésistes
00:47:47c'est un peu péjoratif
00:47:48mais on appelle ça
00:47:49les pousses-seringues
00:47:50ils font plus
00:47:51de réanimation.
00:47:52Et lui
00:47:52il a
00:47:53il s'est servi
00:47:54des empoisonnements
00:47:55comme un mode de vie.
00:47:56je vous donne
00:47:57quelques exemples
00:47:58de temporalité
00:48:00il a un conflit
00:48:01avec un de ses confrères
00:48:03le lendemain
00:48:04de ce conflit
00:48:05le premier patient
00:48:07de ce confrère
00:48:07est empoisonné
00:48:08il a un conflit
00:48:10avec une
00:48:11de ses consœurs
00:48:12le lendemain
00:48:13le premier patient
00:48:15de cette consœur
00:48:16est empoisonné
00:48:17il a des conflits
00:48:18familiaux
00:48:19on a une explosion
00:48:20du nombre
00:48:21d'empoisonnements
00:48:21en fait
00:48:22l'empoisonnement
00:48:23était devenu
00:48:23pour Frédéric Péchier
00:48:24un mode de vie
00:48:25Merci beaucoup
00:48:27Maître
00:48:28voilà ce qu'on pouvait dire
00:48:28ce soir
00:48:29donc à la suite
00:48:30du verdict
00:48:30qu'a condamné
00:48:31Frédéric Péchier
00:48:32à la réclusion criminelle
00:48:33la perpétuité
00:48:34ce matin
00:48:35assortie
00:48:36d'une peine de sûreté
00:48:37de 22 ans
00:48:38Frédéric Péchier
00:48:38qui a annoncé
00:48:39dans la foulée
00:48:40qu'il allait faire appel
00:48:41on s'oriente donc
00:48:41vers un deuxième procès
00:48:43Merci beaucoup
00:48:43Dominique Rizet
00:48:44d'avoir été
00:48:44avec nous ce soir
00:48:46et maintenant
00:48:47l'invité de 60 minutes
00:48:48il a été l'héritier
00:48:49d'Anne Hidalgo
00:48:51en tout cas à la mairie de Paris
00:48:52et il vient de réaliser
00:48:54l'union de la gauche
00:48:54sans les insoumis
00:48:56pour le premier tour
00:48:57des municipales
00:48:57Bonsoir Emmanuel Grégoire
00:48:59vous pouvez même
00:48:59vous rapprocher de moi
00:49:00regardez ce sera plus simple
00:49:02pour entamer
00:49:02cette conversation
00:49:04soyez le bienvenu
00:49:04sur ce plateau
00:49:05ça y est c'est fait
00:49:06après des mois de discussion
00:49:08vous venez de vous mettre
00:49:08d'accord avec les communistes
00:49:09et les écologistes
00:49:11qui ont accepté
00:49:12de se rallier
00:49:12à votre candidature
00:49:13c'est la première fois
00:49:14que ça arrive
00:49:15Et place publique
00:49:15Et place publique
00:49:16le parti de Raphaël Glussmann
00:49:17c'est la première fois
00:49:18que ça arrive
00:49:18l'union de la gauche
00:49:19sans les insoumis
00:49:20vous avez si peur que ça
00:49:21de Rachida Dati ?
00:49:22Non on n'a pas du tout peur
00:49:23de Rachida Dati
00:49:24d'ailleurs on est devant elle
00:49:25dans les sondages
00:49:26on a un projet
00:49:28qui est totalement différent
00:49:30la réalité c'est que
00:49:31les élections municipales
00:49:33se passent dans un contexte particulier
00:49:34il est particulier pour le pays
00:49:35il est particulier aussi
00:49:37au niveau national
00:49:39quel est-il ?
00:49:40C'est d'abord
00:49:41une mauvaise habitude
00:49:42de la gauche
00:49:42d'être très divisée
00:49:44et du coup
00:49:45de ne pas donner
00:49:45de force politique
00:49:47Ce qui n'a pas empêché
00:49:48de gagner depuis 25 ans
00:49:49Paris
00:49:50ce n'est pas le sujet
00:49:51et puis ce n'est pas
00:49:52le même moment
00:49:53historique
00:49:53et deuxième chose
00:49:54c'est aussi
00:49:55d'être entre guillemets
00:49:57piégé par le récit médiatique
00:49:59sur union
00:49:59pas union
00:50:00qui aime
00:50:00qui n'aime pas
00:50:01là on a décidé
00:50:02qu'on pensait
00:50:02beaucoup de choses ensemble
00:50:03qu'on avait un projet commun
00:50:04qu'on voulait le porter
00:50:06ensemble
00:50:06et que c'était logique
00:50:08de répondre
00:50:08à la demande d'union
00:50:09des électeurs
00:50:09c'est ce que nous allons faire
00:50:10et maintenant
00:50:11on se projette
00:50:12dans une belle campagne dynamique
00:50:13au service de Paris
00:50:15des habitants
00:50:16face à vous
00:50:16il y aura donc
00:50:17notamment Rachida Dati
00:50:18vous la voyez
00:50:18qui multiplie
00:50:19les visites sur le terrain
00:50:21y compris
00:50:21dans des arrondissements
00:50:23des terres de gauche
00:50:24qui multiplie les vidéos
00:50:25avec des éboueurs
00:50:26qui va voir les vendeurs de krach
00:50:27aussi
00:50:28est-ce qu'elle va
00:50:28aujourd'hui
00:50:29là où vous
00:50:30n'osez pas aller ?
00:50:31alors non
00:50:32elle ne multiplie pas
00:50:32les visites de terrain
00:50:33et pardon de vous reprendre là-dessus
00:50:34elle a fait 5 visites
00:50:35de terrain
00:50:35en 2 mois
00:50:36moi j'en fais 15 par jour
00:50:37des visites
00:50:38quand même
00:50:39deuxième chose
00:50:41moi oui
00:50:42je passe ma vie
00:50:43à circuler
00:50:44dans tous les arrondissements
00:50:45et les quartiers
00:50:46que vous mentionnez
00:50:47le quartier
00:50:48de la porte d'Aubervilliers
00:50:49de la porte de Clignancourt
00:50:50tous les quartiers parisiens
00:50:51je les ai visités
00:50:52des dizaines de fois
00:50:53vous voulez dire
00:50:53moi je ne fais pas de vidéos
00:50:54c'est ça ?
00:50:55mais non
00:50:55ça ne sert à rien
00:50:56c'est mettre en exergue
00:50:58la misère du monde
00:50:58pour dire que ce n'est pas bien
00:50:59y compris pour s'en moquer
00:51:01pour en rire
00:51:02pour les invectiver
00:51:04en leur disant
00:51:05allez-vous-en
00:51:06etc
00:51:06je rappelle que ces gens
00:51:07n'aspirent nullement
00:51:09à être dans la rue
00:51:11à dormir sous les ponts
00:51:12etc
00:51:12et donc moi
00:51:13ce n'est pas ma méthode
00:51:15de faire
00:51:15moi je travaille
00:51:16les dossiers sur le fond
00:51:17je les construis
00:51:19y compris dans la discrétion
00:51:20avec les associations
00:51:21donc on ne voulaira pas
00:51:21faire des vidéos
00:51:21avec des éboueurs ?
00:51:22non mais moi
00:51:23des vidéos avec les éboueurs
00:51:24j'en ai fait une fois
00:51:25dans ma vie
00:51:25c'était en 2014
00:51:26j'étais à l'époque
00:51:27adjoint ressources humaines
00:51:28de la ville de Paris
00:51:29elle est ressortie récemment
00:51:30cette vidéo
00:51:30j'ai pas passé 5 minutes
00:51:31j'ai passé 2 jours
00:51:32et je l'ai fait
00:51:33au moins 8 fois
00:51:34non mais ce que vous dites
00:51:36est très important
00:51:36c'est la différence
00:51:37entre elle et moi
00:51:38elle est dans la politique spectacle
00:51:40moi je suis un homme de dossier
00:51:42je suis un homme qui connait
00:51:42et qui aime infiniment cette ville
00:51:44j'ai plein de choses
00:51:45à proposer
00:51:47allez on va voir vos propositions
00:51:48en tout cas je n'ai pas peur
00:51:48des vidéos
00:51:49un peu
00:51:50que je trouve un peu ridicules
00:51:52qui tournent en boucle
00:51:53sur les réseaux sociaux
00:51:53encore un mot sur Rachida Dati
00:51:54après promis on parle du programme
00:51:56Rachida Dati sera jugé
00:51:57en octobre prochain
00:51:58pour corruption
00:51:58aujourd'hui son domicile
00:51:59a été perquisitionné
00:52:00tout comme la mairie
00:52:01du 7ème arrondissement
00:52:02qu'elle dirige
00:52:03tout comme le ministère
00:52:04de la culture
00:52:04est-ce que vous allez
00:52:05l'attaquer là-dessus
00:52:06pendant la campagne
00:52:07ou est-ce que vous allez dire
00:52:08elle est présumée innocente
00:52:09battons-nous sur d'autres choses
00:52:11alors je ne vais pas dire
00:52:13qu'elle est présumée innocente
00:52:14ce n'est pas mon travail
00:52:15mais en tout cas
00:52:15je ne vais pas
00:52:16m'en préoccuper moi-même
00:52:18je ne vais pas commenter ça
00:52:19c'est le travail de la justice
00:52:21il faut qu'elle puisse
00:52:22le faire sereinement
00:52:23la justice
00:52:23c'est son travail
00:52:24moi je veux parler de Paris
00:52:25des projets que nous avons
00:52:27avec les parisiennes
00:52:28et les parisiens
00:52:28le reste est à mon avis
00:52:29un peu dégradant
00:52:30pour le débat public
00:52:31Emmanuel Grégoire
00:52:32si vous étiez l'humain de Paris
00:52:33est-ce que vous serez
00:52:34un maire anti-bagnole ?
00:52:36non pas anti-bagnole
00:52:36et on n'a jamais été anti-bagnole
00:52:38un petit peu quand même
00:52:39non vraiment
00:52:40ce n'est pas la bonne clé de lecture
00:52:41par anti-bagnole
00:52:42David Béliard
00:52:43qui vous venait de signer
00:52:44un accord
00:52:45pas plus tard qu'aujourd'hui
00:52:46dit je veux interdire
00:52:47les SUV à Paris
00:52:48ils n'auront plus le droit
00:52:48de se garer
00:52:49mais revenir sur le sujet
00:52:50on est pour les piétons
00:52:52sécurisés
00:52:52d'abord les piétons
00:52:53les transports en commun
00:52:55le vélo
00:52:56non mais c'est un sujet d'arbitrage
00:52:57est-ce que votre objectif
00:52:58c'est que la conséquence
00:52:59c'est de réduire
00:53:00bien sûr que l'objectif
00:53:01c'est de réduire
00:53:02la place de la voiture
00:53:02mais il faut le faire
00:53:03évidemment avec méthode
00:53:05mais qui peut penser
00:53:06qu'une ville
00:53:07c'est pour
00:53:07on doit tous contribuer
00:53:09à faire baisser
00:53:10le nombre de voitures
00:53:10et les réserver d'ailleurs
00:53:11à ceux qui en ont
00:53:12un usage indispensable
00:53:13les personnes à mobilité réduite
00:53:15les personnes âgées
00:53:16les familles parfois
00:53:18dans certaines circonstances
00:53:19évidemment les professionnels
00:53:20si tous ceux
00:53:21qui peuvent s'en passer
00:53:22mais c'est marginal
00:53:25sur le plan quantitatif
00:53:25je reviens sur ce qu'a dit
00:53:26David Béliard
00:53:26les gens qui n'habitent pas Paris
00:53:28qui viennent à Paris
00:53:28ils viennent à 99,9%
00:53:31en train
00:53:32en transport
00:53:33les banlieusards
00:53:34pas forcément
00:53:34je reviens sur ce qu'a dit
00:53:35David Béliard
00:53:36interdire Paris
00:53:37au SUV
00:53:38vous allez reprendre
00:53:39cette mesure ou pas ?
00:53:40on en a parlé
00:53:42lui et moi
00:53:42et c'est un sujet
00:53:43qu'on est en train
00:53:44de maturer dans le projet
00:53:45ça veut dire quoi
00:53:47maturer pardon ?
00:53:47laissez moi finir ma fin
00:53:48vous allez comprendre
00:53:49donc un
00:53:50je ne suis pas pour l'interdiction
00:53:52je considère que
00:53:52ce n'est pas la bonne clé
00:53:53d'entrée
00:53:54en revanche
00:53:55je partage avec David Béliard
00:53:57et je crois que c'est partagé
00:53:58par beaucoup de parisiens
00:53:59l'objectif de
00:54:00réduire les risques
00:54:02en matière de sécurité routière
00:54:03ce sont des véhicules
00:54:04qui sont très gros
00:54:05qui dans un certain nombre
00:54:06de rues
00:54:06sont peu adaptés
00:54:07et parfois
00:54:08créent des incidents
00:54:09qui vont jusqu'au drame
00:54:11deuxième chose
00:54:12est-ce que c'est vraiment utile
00:54:13dans les hypercentres humains
00:54:14d'avoir des véhicules
00:54:15aussi gros
00:54:16et d'ailleurs
00:54:16c'est la raison pour laquelle
00:54:17nous avions mis
00:54:18une tarification spéciale
00:54:19plus élevée pour les SUV
00:54:20exactement
00:54:21donc c'est plutôt
00:54:22la logique que je veux creuser
00:54:23avec nos partenaires
00:54:24écologistes
00:54:26donc le stationnement
00:54:26encore plus cher
00:54:27pour les SUV
00:54:28non non
00:54:28on l'a déjà fait
00:54:29donc on va pas le faire en plus
00:54:30j'essaie de comprendre
00:54:31où va le processus
00:54:31de maturation
00:54:32que vous avez mené
00:54:33avec monsieur Béliard
00:54:33le processus
00:54:34c'est de discuter
00:54:35comment on fait
00:54:35pour améliorer les choses
00:54:37donc comment on incite
00:54:37à les garer en sous-sol
00:54:38plutôt qu'en surface
00:54:39comment on fait en sorte
00:54:40de convaincre les gens
00:54:41que c'est pas forcément utile
00:54:43d'avoir un très gros véhicule
00:54:45surtout que dans l'immense
00:54:46majorité des cas
00:54:47et contrairement aux arguments
00:54:49qui sont utilisés
00:54:49il ne s'agit pas
00:54:50de gros véhicules
00:54:51pour des familles
00:54:52à vocation
00:54:53d'usage indispensable
00:54:55la plupart sont avec
00:54:56une seule personne dedans
00:54:57donc c'est un travail
00:54:58culturel
00:54:59de pédagogie
00:55:00et ensuite
00:55:00s'il y a des mesures
00:55:01complémentaires à prendre
00:55:02un jour on le fera
00:55:02mais aujourd'hui
00:55:03non je ne suis pas favorable
00:55:04à l'interdiction
00:55:05donc lui c'est lui
00:55:06vous c'est vous
00:55:07David Béliard
00:55:07c'est pas le même programme
00:55:08d'autant que c'est une proposition
00:55:09qui est une proposition
00:55:10plaidoyée
00:55:11puisqu'aujourd'hui
00:55:11nous n'avons pas
00:55:12les instruments juridiques
00:55:13pour le mettre en place
00:55:13et c'est aussi un sujet
00:55:15de méthode
00:55:15un
00:55:16l'apport des écologistes
00:55:17il est essentiel
00:55:17sur ces questions là
00:55:18et en lanceur d'alerte
00:55:20et pour nous donner
00:55:20des bonnes idées
00:55:21pour avancer dans le bon sens
00:55:22et deuxièmement
00:55:23on le fait
00:55:23de façon
00:55:24entre guillemets
00:55:26progressive
00:55:26et on le fait aussi
00:55:27dans le dialogue
00:55:28avec les parisiennes
00:55:28et les parisiens
00:55:29question très simple
00:55:30Emmanuel Grégoire
00:55:30si vous êtes élu
00:55:31est-ce que vous armerez
00:55:32les policiers municipaux
00:55:33comme le font
00:55:34d'autres maires socialistes
00:55:35à Montpellier
00:55:36ou à Marseille par exemple
00:55:36alors d'abord
00:55:37à Paris
00:55:39les policiers municipaux
00:55:40sont déjà armés
00:55:40ils sont armés
00:55:41d'armes de quatrième catégorie
00:55:42des tonfas
00:55:43des gaz lacrymogènes
00:55:45et deuxième chose
00:55:47il y a une différence fondamentale
00:55:48avec les polices municipales
00:55:49ailleurs
00:55:50c'est que
00:55:51ce ne sont pas
00:55:51les mêmes partages
00:55:52de compétences
00:55:53entre la préfecture de police
00:55:54et la police municipale parisienne
00:55:56qui est toute jeune
00:55:57et qui n'a pas exactement
00:55:58les mêmes compétences
00:55:59ensuite vous le savez
00:56:01il y a un débat national
00:56:02très intéressant
00:56:03sur ce sujet
00:56:04des compétences
00:56:05des polices municipales
00:56:05qui fait d'ailleurs
00:56:06l'objet d'un projet de loi
00:56:07qui sera examiné
00:56:08au Sénat
00:56:09en février
00:56:10donc je suis défavorable
00:56:12à l'armement létal
00:56:13si c'est la question
00:56:14à ce stade
00:56:15parce qu'aucune
00:56:16des missions
00:56:17telles que le fixe
00:56:18la loi
00:56:19de la police municipale
00:56:20parisienne
00:56:20justifie
00:56:21d'avoir une arme
00:56:22létale
00:56:23pour la mettre en oeuvre
00:56:25en revanche
00:56:25il y aura un débat national
00:56:27sur les missions
00:56:28le partage des missions
00:56:29qu'est-ce qu'est le rôle
00:56:30de la police nationale
00:56:31des polices municipales
00:56:32et on y travaillera
00:56:34mais en revanche
00:56:34je suis vraiment
00:56:35très opposé
00:56:36à l'armement létal
00:56:38parce que je considère
00:56:39qu'à Paris
00:56:39il crée une confusion
00:56:40de rôle
00:56:41entre la police nationale
00:56:42et la police municipale
00:56:42la police nationale
00:56:43s'occupe de la sécurité
00:56:44et des sujets
00:56:45les plus graves
00:56:46les plus lourds
00:56:47la police municipale
00:56:48s'occupe de verbaliser
00:56:49les cyclistes
00:56:50s'occupe de la tranquillité publique
00:56:52et ce partage-là
00:56:53me paraît sain
00:56:53à Paris
00:56:54depuis le début de l'année
00:56:5536 animateurs
00:56:56du périscolaire
00:56:57ont été suspendus
00:56:57dont 19
00:56:58pour des faits
00:57:00à caractère sexuel
00:57:01contre des enfants
00:57:02qu'est-ce que vous dites
00:57:02aux parents
00:57:03qui aujourd'hui
00:57:05n'ont plus confiance
00:57:06avant de laisser
00:57:07leurs enfants le matin
00:57:07j'espère que ce n'est pas
00:57:09le cas
00:57:10de façon aussi
00:57:11définitive
00:57:13je le sais
00:57:13parce que je suis
00:57:14moi-même père
00:57:15et donc
00:57:15ces inquiétudes
00:57:16je les connais
00:57:17et deuxième chose
00:57:18des expériences
00:57:20un peu traumatiques
00:57:21qu'on a
00:57:21ou des doutes
00:57:22par rapport à ses enfants
00:57:23etc.
00:57:23je les ai vécues
00:57:25il se passe incontestablement
00:57:27quelque chose
00:57:28on a entendu
00:57:29dans les premières semaines
00:57:30quand des parents
00:57:30disaient
00:57:32il se passe quelque chose
00:57:32il n'y en a pas plus
00:57:33à Paris qu'ailleurs
00:57:34pardon
00:57:35ce ne sont pas mes mots
00:57:36et ce n'aurait pas été mes mots
00:57:38d'abord parce que
00:57:39ce n'est pas parce qu'il n'y en a pas plus
00:57:40qu'ailleurs
00:57:40que ce n'est pas insupportable
00:57:42pour les parents
00:57:42donc le premier
00:57:43c'est un message de compassion
00:57:44et entre guillemets
00:57:46de disponibilité
00:57:48auprès des réseaux
00:57:48de parents d'élèves
00:57:49pour discuter
00:57:50deuxièmement
00:57:50nous avons vu des manquements
00:57:51majeurs
00:57:52dans la communication
00:57:53entre la brigade des mineurs
00:57:55le rectorat
00:57:55la ville
00:57:56les villes d'ailleurs
00:57:57en général
00:57:57parce que
00:57:58même si le tropisme
00:57:59est très parisien
00:57:59c'est un sujet
00:58:00de préoccupation nationale
00:58:01nous avons en la matière
00:58:02une obligation
00:58:03de résultat
00:58:04et donc des moyens
00:58:06la ville a fait des annonces
00:58:08j'en ai moi-même fait
00:58:08en plus
00:58:09il n'est pas tolérable
00:58:11que l'école
00:58:11ne donne pas des garanties
00:58:13d'être une forme de sanctuaire
00:58:14qui protège les enfants
00:58:15en général
00:58:16Je voudrais vous citer
00:58:16Emmanuel Le Gouard
00:58:17une des mesures
00:58:17qui a été mise en place
00:58:18par la mairie de Paris
00:58:18dans la foulée
00:58:19de la découverte
00:58:19de ces affaires
00:58:21il est prévu désormais
00:58:22de garder la trace
00:58:23des signalements
00:58:23pour qu'un animateur
00:58:24mis en cause
00:58:25ne puisse pas être
00:58:25recruté ailleurs
00:58:26pardon
00:58:28c'était pas le cas avant
00:58:29on pouvait se faire sortir
00:58:30d'une école
00:58:31et aller postuler
00:58:32l'année suivante
00:58:33dans une autre école
00:58:33oui alors c'est pas
00:58:34exactement ça
00:58:35et vous verrez
00:58:36que la question est compliquée
00:58:37c'est quand un animateur
00:58:38est mis en cause
00:58:39il y a une enquête
00:58:40que ce soit une enquête
00:58:41administrative interne
00:58:42ou une enquête de la police
00:58:43si il est innocenté
00:58:45comme vous le rappeliez
00:58:46tout à l'heure
00:58:46pour madame Dati
00:58:47présumé innocent
00:58:48et s'il est déclaré innocent
00:58:49il est selon la loi
00:58:50innocent
00:58:51simplement
00:58:52nous avons observé
00:58:53des cas
00:58:54dans lesquels
00:58:55il y a
00:58:56à nouveau
00:58:56des enquêtes
00:58:57et dont nous découvrons
00:58:58à posteriori
00:58:59qu'il y avait eu
00:59:00des faits antérieurs
00:59:01suspectés
00:59:02non confirmés
00:59:03ni par la police
00:59:04ni par l'administration
00:59:05cet établissement
00:59:06n'était pas prévenu
00:59:06même discrètement
00:59:07sur attention
00:59:08sur les deux gilets
00:59:09je vous le dis
00:59:11ça pose un problème légal
00:59:12c'est que
00:59:12quand on est innocent
00:59:13on est innocent
00:59:14mais compte tenu
00:59:15de la garantie
00:59:16de l'obligation de résultat
00:59:17je soutiens totalement
00:59:18cette mesure
00:59:19qui a été prise
00:59:19par la ville
00:59:20de suivi
00:59:21entre guillemets
00:59:22des profils
00:59:23pour lesquels
00:59:23il y a eu des mises en cause
00:59:24ce qui nécessitera
00:59:26je le dis
00:59:26sans doute
00:59:27des évolutions législatives
00:59:28pour clarifier ce point
00:59:29mais c'est pas la première fois
00:59:30qu'il y a des trous
00:59:31dans la raquette
00:59:32entre des professionnels
00:59:33qui passent
00:59:33d'une ville à l'autre
00:59:34d'une région à l'autre etc
00:59:35et donc je pense
00:59:36que nous avons besoin
00:59:37de resserrer
00:59:39les mailles du filet
00:59:40le premier sujet
00:59:41c'est la prévention
00:59:42de la pédocriminalité
00:59:42des faits que des pédocriminels
00:59:44n'y voient pas
00:59:45un endroit
00:59:46où d'une certaine manière
00:59:47ils peuvent agir
00:59:49en toute impunité
00:59:50et la deuxième chose
00:59:52c'est évidemment
00:59:52la prévention
00:59:54et le traitement
00:59:56quand il y a des signalements
00:59:57de façon extrêmement fluide
00:59:58et enfin je le dis
00:59:59une meilleure communication
01:00:00quand il y a des enquêtes
01:00:02parce qu'il y a des parents
01:00:03qui sont inquiets
01:00:03parce que leurs enfants
01:00:04sont concernés
01:00:05mais il y a aussi
01:00:06beaucoup de parents
01:00:06qui sont inquiets
01:00:07parce qu'ils ne savent pas
01:00:08si leur enfant est concerné
01:00:09et c'est insupportable
01:00:10et nous devons évidemment
01:00:11clarifier ça
01:00:12encore deux mots de politique
01:00:13Emmanuel Grégoire
01:00:14même si évidemment
01:00:14tout ça ce sont aussi
01:00:15des sujets politiques
01:00:16dans la vie de la cité
01:00:18vous avez dit
01:00:18il n'y aura pas d'accord
01:00:19avec la France insoumise
01:00:21entre les deux tours
01:00:21est-ce que c'est un souhait
01:00:23ou est-ce que c'est un engagement
01:00:24une promesse que vous faites
01:00:25écoutez
01:00:25d'abord c'est la
01:00:26je pense 675 millième fois
01:00:28qu'on me pose cette question
01:00:29c'est la première fois
01:00:30que je vous la pose
01:00:30je voudrais savoir
01:00:31où vous mettez le curseur
01:00:32moi je vais vous dire
01:00:32Sophia Chiquirou
01:00:33la candidate qui est
01:00:35à la tête de l'FI
01:00:36a dit qu'elle ne souhaitait plus
01:00:38qu'il y ait un maire de gauche
01:00:39à Paris
01:00:39a dit qu'on était allé trop loin
01:00:41en matière de transformation écologique
01:00:42et qu'il fallait remettre
01:00:44de la place pour les voitures
01:00:46dit que nous sommes des nuls
01:00:48et qu'il faut changer d'équipe
01:00:50je suis désolé
01:00:50mon masochisme ne va pas jusque là
01:00:52donc jamais d'alliance avec elle
01:00:53je me suis exprimé très clairement
01:00:55en ce sens
01:00:56et je veux encore une fois
01:00:57leur renvoyer
01:00:58leur sectarisme
01:00:59et les confusions
01:01:01je pourrais vous citer
01:01:02elle a eu des propos homophobes
01:01:03etc
01:01:03j'espère qu'un jour
01:01:05on m'arrêtera
01:01:06on arrêtera de me demander
01:01:07c'est à peu près aussi
01:01:07absolument
01:01:08je vous la poserai qu'une seule fois
01:01:08si je vais travailler avec Dati
01:01:10donc la réponse
01:01:11c'est oui à votre question
01:01:12voilà ce que vous nous dites ce soir
01:01:13voilà ce qu'on lit
01:01:14dans l'accord conclu
01:01:15avec les écologistes
01:01:16et les communistes
01:01:17les partenaires s'engagent
01:01:18à tout faire
01:01:18pour qu'il n'y ait qu'une liste
01:01:19de gauche au second tour
01:01:20oui absolument
01:01:21du coup il y a le Emmanuel Grégoire
01:01:22qui signe ça
01:01:23et celui qui sur ce plateau
01:01:24c'est la même chose
01:01:25une seule liste
01:01:25s'il y en a deux
01:01:26vous faites quoi ?
01:01:27ils feront tout leur possible
01:01:29pour qu'il n'y en ait qu'une
01:01:30ça va se jouer
01:01:31on fait des accords
01:01:32non non pardon
01:01:33excusez-moi
01:01:34nous menons une bataille
01:01:35de premier tour
01:01:36d'accord
01:01:37nous avons créé
01:01:38un rassemblement historique
01:01:40unique vous l'avez dit
01:01:41en introduction
01:01:41nous avons pour objectif
01:01:43de faire en sorte
01:01:44d'être la seule liste
01:01:45susceptible de se maintenir
01:01:47nous allons essayer
01:01:48de convaincre les électeurs
01:01:49que notre projet
01:01:50c'est le seul
01:01:51qui peut empêcher Paris
01:01:52de basculer dans la droite
01:01:54conservatrice et réactionnaire
01:01:55y compris dans ses collusions
01:01:56avec l'extrême droite
01:01:57ça va se jouer
01:01:59enfin je veux dire
01:01:59expliquons-le bien
01:02:00ça va se jouer
01:02:01entre moi
01:02:02entre notre collectif
01:02:04et Rachida Dati
01:02:05il n'y aura pas d'autres options
01:02:06il n'y a pas d'autres options
01:02:07sur la table
01:02:07ça dépend si les insoumis
01:02:07dépassent les 10%
01:02:08en premier tour
01:02:09et s'ils peuvent se maintenir
01:02:09les insoumis ne pourront pas
01:02:11être maires de Paris
01:02:11je pense qu'il n'y a pas besoin
01:02:12d'être d'eux
01:02:12ils peuvent vous en le pécher de l'être
01:02:13et donc ça va se jouer
01:02:15entre Dati et moi
01:02:16et donc la conclusion
01:02:17que vous tirez
01:02:17vous-même
01:02:18c'est que voter
01:02:19pour LFI
01:02:20c'est voter Dati
01:02:21en un mot
01:02:22toute dernière question
01:02:23réponse très rapide
01:02:23Emmanuel Grégoire
01:02:24je sais que vous êtes fâché
01:02:25depuis des années
01:02:26avec Anne Hidalgo
01:02:26est-ce que vous voulez profiter
01:02:27de votre présence ce soir
01:02:28pour lui dire
01:02:29Anne on oublie tout
01:02:30tout est pardonné
01:02:32rejoins-moi
01:02:33et monte sur scène
01:02:34à mon premier meeting
01:02:35de campagne
01:02:35en un mot
01:02:36j'ai beaucoup aimé
01:02:38travailler avec cette femme
01:02:39notre relation
01:02:41est aujourd'hui dégradée
01:02:42j'y ai gagné
01:02:43ma liberté
01:02:44et je la garde
01:02:45bon vous n'avez pas
01:02:46invité donc
01:02:47à votre premier meeting
01:02:48comme tout le monde
01:02:48elle pourra y venir
01:02:49si elle le souhaite
01:02:49mais c'est voilà
01:02:50ce qui se passe à autre chose
01:02:51Emmanuel Grégoire
01:02:52bonsoir Maxime
01:02:53le programme du 20h
01:02:55dans un instant
01:02:55deux grands titres ce soir
01:02:57d'abord cette nuit
01:02:57de suspense à Bruxelles
01:02:58est-ce que l'Europe
01:02:59va valider ou pas
01:02:59l'accord sur le Mercosur
01:03:00on verra ça
01:03:01et puis l'autre grand titre
01:03:02c'est l'enquête sur la mort
01:03:03du petit Émile
01:03:03avec des expertises
01:03:04et un scénario
01:03:05qui se précise ce soir
01:03:06on va vous expliquer pourquoi
01:03:07belle soir
01:03:08et restez avec nous
01:03:08sur GFM TV
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