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  • il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:10Et avant de développer
00:11tous ces titres, d'abord cette question, y a-t-il enfin
00:14des raisons d'être optimistes sur un éventuel
00:16accord de paix pour l'Ukraine ?
00:17Vous le savez sans doute ces derniers jours, les Etats-Unis
00:19ont proposé un plan de paix
00:21qui depuis fait l'objet de tractations diplomatiques
00:24entre les Américains, les Européens
00:26et les Ukrainiens
00:27et les discussions semblent avancer dans le bon sens
00:30ces dernières heures. Pour en parler avec nous
00:32sur ce plateau, Didier François et Elsa
00:34Vidal, nos spécialistes, merci d'être
00:36avec moi ce soir. On va tenter de
00:38résumer le fil de ces discussions
00:40diplomatiques parfois complexes. Elsa Vidal,
00:42où en sommes-nous ce soir ?
00:43Ce soir, nous avons eu des informations
00:45disant que les Ukrainiens
00:46soutiennent la nouvelle formulation
00:49du plan de paix qui a été
00:51ré-rédigée avec l'aide des
00:53Européens et ils ont manifesté
00:56leur accord auprès des Etats-Unis.
00:57Ces Etats-Unis se sont un peu
00:59enthousiasmés au niveau
01:00de la Maison Blanche.
01:01Maintenant, il faut faire preuve
01:02d'une très grande prudence puisque
01:03parallèlement, se déroule à Abu Dhabi
01:06des négociations entre les Etats-Unis
01:08et la Russie et qu'on a commencé
01:10à recevoir des signaux de Moscou,
01:11notamment le ministère des Affaires
01:13étrangères, qui s'est exprimé en disant qu'un plan
01:15revu qui ne correspondrait pas aux attentes de Moscou
01:18avait peu de chances d'être endossé.
01:19On a donc encore un doute du côté de la partie russe de cet accord.
01:24Didier François, on sait qu'il y a de nombreux points
01:26qui fâchent dans cet accord, qui fâchait les Ukrainiens,
01:28notamment la question des concessions territoriales.
01:31Les Ukrainiens devaient-ils céder une partie de leur territoire aux Russes
01:34pour signer la paix ? Est-ce qu'on sait ce que contient la version 2 du plan de paix ?
01:39Dans la version 2 du plan de paix, il y a l'abandon de la reconnaissance légale
01:45de l'occupation des territoires occupés par la Russie.
01:48Néanmoins, la question des territoires a été mise de côté.
01:53Tout le reste a été discuté et aplani.
01:57La question la plus difficile, qui est quel territoire va être arrêté,
02:02a été reportée à une réunion à plus tard entre Zelensky, Trump,
02:08puis Poutine.
02:09Donc à ce stade, c'est vraiment ce qui a été mis de côté.
02:13La nouvelle version du plan de paix part d'abord d'un cessez-le-feu,
02:16ce qui était quelque chose de fondamental sur la ligne de contact aujourd'hui,
02:21et de la possibilité de le surveiller par une force internationale
02:25qui serait déployée, y compris encadrée par la France et la Grande-Bretagne.
02:30Donc c'est ces discussions-là qui ont eu lieu à Genève,
02:34dans la nuit de dimanche à lundi, qui a permis de faire évoluer la question.
02:37Mais évoluer la question ne veut pas dire que c'est réglé.
02:40Et donc aujourd'hui, à Abu Dhabi, les Russes et les Ukrainiens,
02:44les chefs des deux services de renseignement militaire,
02:46avec un émissaire américain et un émissaire français,
02:49discutent des conditions qui pourraient être,
02:51et d'après les informations que j'ai, c'est tendu et c'est dur.
02:54Donc on est encore...
02:55Ça ne va pas se déboucher aussi rapidement que ça.
02:59Et effectivement, comme l'a rappelé Elsa,
03:02les Russes, évidemment, ne veulent pas du tout qu'on fasse évoluer
03:05la première version qui leur a été beaucoup plus favorable.
03:07– Oui, on a même suspecté les Américains de tenir le stylo par les Russes.
03:11– Partiellement, oui, à cause de certaines formulations.
03:13– Vous disiez, les informations qui viennent des États-Unis aujourd'hui
03:15semblent montrer qu'on avance vers ce plan de paix.
03:18On va retrouver Antoine Aulard, le correspondant de BFM TV, sur place.
03:21Que dit la presse américaine ce soir ?
03:23Elle est optimiste ou pas ?
03:24Bonsoir Antoine.
03:27– Écoutez, la presse relate ce qui se passe,
03:30et surtout elle cite un haut responsable américain
03:33qui explique que les Ukrainiens ont accepté le plan de paix.
03:36Ce haut responsable précise néanmoins qu'il reste encore des détails à régler.
03:39Alors attention, le plan de paix en question,
03:41ce n'est pas la première version qui a été présentée la semaine dernière
03:44et qui ressemblait à une capitulation de l'Ukraine.
03:46Non, on parle là de la version modifiée
03:48qui a été négociée ce week-end à Genève entre Ukrainiens et Américains.
03:52Alors vous avez évoqué les quelques modifications qui ont été apportées.
03:56Ce que rapporte la presse ici, c'est que ce plan en 28 points
03:59est devenu un plan en 19 points
04:01et qu'on a mis de côté les sujets les plus sensibles.
04:04Désormais, ce que dit la presse américaine,
04:05c'est qu'il faut convaincre les Russes
04:07et c'est tout l'objet de ces discussions qui ont lieu actuellement à Abu Dhabi.
04:11Clairement, on n'est pas encore arrivé à un accord
04:13qui conviendrait à toutes les parties.
04:15Et d'ailleurs, la porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Lévite,
04:18l'a dit très clairement tout à l'heure via un tweet
04:20en expliquant que des progrès énormes ont été accomplis.
04:23Mais dit-elle, il reste des points délicats, mais pas insurmontables,
04:26qui doivent être réglés
04:28et qui nécessitent de nouvelles discussions
04:29entre l'Ukraine, la Russie et les Etats-Unis.
04:32Fin de citation, une façon assez polie finalement
04:34de dire que les choses n'ont pas vraiment bougé
04:37depuis la dernière rencontre entre Poutine et Trump cet été
04:41qui avait été suivie, vous vous en souvenez,
04:42d'une rencontre entre Zelensky, les Européens,
04:45et Trump à la Maison-Blanche.
04:46Antoine Hollard, en direct de Washington pour BFM.
04:49Merci beaucoup Antoine.
04:49En quelques mots, Elsa Vidal, Didier François,
04:51quels sont les signaux de fumée qu'il faut surveiller
04:53dans les heures qui viennent ?
04:54Une déclaration qui viendrait confirmer
04:56la visite de Volodymyr Zelensky aux Etats-Unis,
04:59où que ce soit.
04:59Oui, il y a trois sujets en fait importants.
05:02La question de la taille de l'armée ukrainienne,
05:04parce que c'est ça la garantie de sécurité essentielle.
05:06La question de la ligne de front,
05:09sur quoi s'arrête le cessez-le-feu.
05:11Et enfin, la question des garanties de sécurité.
05:13Ça va être les trois questions essentielles.
05:14Merci beaucoup à tous les deux.
05:16Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir
05:17sur ces avancées peut-être vers un plan de paix
05:19pour l'Ukraine.
05:20Il aura fallu un peu plus d'un mois aux enquêteurs
05:23depuis le casse du Louvre.
05:25Mais cette fois, c'est fait.
05:26Ils ont donc probablement mis la main ce matin
05:28sur le quatrième membre du commando.
05:30C'est l'événement de 60 minutes.
05:32Avant de vous présenter,
05:33nous invitez dans un instant
05:34en direction le siège de la police judiciaire.
05:36On se trouve Maxime Clier-Usa pour BFM.
05:38Quatre personnes au total sont en garde à vue
05:40depuis ce matin.
05:41Et parmi eux,
05:42l'un des hommes au scooter
05:44du 19 octobre dernier.
05:45Oui, absolument, Marc.
05:49Quatre personnes qui ont été interpellées
05:50ce mardi matin, un mois, jour pour jour.
05:54Après, la première vague d'interpellations
05:56parmi ces quatre personnes, vous l'avez dit,
05:58le quatrième et dernier membre présumé
06:01de ce commando qui a cambriolé
06:03le musée du Louvre le 19 octobre dernier.
06:06À ses côtés, trois autres personnes,
06:09quatre personnes qui ont été interpellées
06:10en région parisienne ainsi qu'à Laval,
06:13en Mayenne, des personnes âgées
06:15entre 31 et 40 ans.
06:18Toutes ces personnes qui ont été interpellées
06:20ce mardi matin et qui vont avoir
06:23devant d'eux 96 heures.
06:2596 heures de garde à vue ici au siège
06:29de la police judiciaire parisienne
06:30et 96 heures pendant lesquelles
06:32les enquêteurs de la brigade de répression
06:34du banditisme vont devoir les interroger,
06:37les cuisiner, si je puis dire.
06:39Déjà pour tenter d'en savoir,
06:40plus sur leur rôle dans ce casse,
06:43mais aussi pour tenter de remettre la main
06:44sur les bijoux, sur les joyaux de la couronne,
06:47ces bijoux qui ont disparu, vous l'avez dit,
06:49il y a un peu plus d'un mois désormais
06:51et qui restent pour l'heure toujours introuvables.
06:54Merci Maxime.
06:55Avec Lou Péchin, donc devant le siège
06:57de la police judiciaire à Paris.
06:58Pour aller plus loin ce soir sur ce sujet,
07:01Mathias Tesson, journaliste police-justice à BFM,
07:03Christian Flèche, ancien directeur
07:05de la police judiciaire de Paris.
07:06Bonsoir à tous les deux.
07:07Et sur ma droite, Didier Rickner,
07:08fondateur du magazine La Tribune de l'Art.
07:11Bonsoir également.
07:12Et Aurélie Philippetti, ancienne ministre de la Culture.
07:15Soyez tous le bienvenu ce soir dans 60 minutes.
07:17A priori, ça y est, le commando est au complet.
07:21Alors en tout cas, les enquêteurs soupçonnent fortement,
07:23effectivement, d'avoir désormais
07:25les quatre personnes auteurs de ce vol d'ampleur,
07:30ce vol historique au musée du Louvre.
07:32Effectivement, les deux qui patientaient en bas de la galerie Apollon,
07:36ainsi que les deux qui sont montés sur ce camion nacelle
07:38et qui ont réussi à s'introduire à l'aide d'une disqueuse
07:41à l'intérieur de cette partie du musée du Louvre.
07:44Dans cette affaire, les trois premières personnes de ce commando
07:48avaient déjà été interpellées il y a plusieurs semaines,
07:50mises en examen, placées en détention provisoire.
07:53Il en manquait un dernier.
07:55Il a donc été manifestement interpellé ce matin du côté de Laval.
07:59Il est évidemment présumé innocent.
08:01Son entourage aussi fait partie des personnes interpellées
08:04puisqu'on nous dit aujourd'hui qu'il y a son frère, sa soeur ainsi qu'une amie
08:08qui sont toujours placées en garde à vue à l'heure actuelle.
08:12Une garde à vue qui peut durer jusqu'à 96 heures.
08:15Désormais, il faudra que les enquêteurs réussissent à déterminer
08:18s'il leur manque d'éventuels commanditaires.
08:20Christian Flèche, est-ce qu'on sait comment ces enquêteurs
08:22ont remonté le film pour trouver le quatrième homme ?
08:25C'est une enquête extrêmement brillante de la police judiciaire
08:27depuis le début des faits.
08:29Maintenant, il faut s'attacher au terme.
08:31Le commando n'est pas limité à quatre personnes.
08:34On a une enquête pour un vol et on a aussi une enquête
08:37pour une association de malfaiteurs.
08:38Et clairement, forcément, il y a eu sans doute un commanditaire
08:42et il y a eu des gens qui les ont aidés soit dans la préparation,
08:45soit dans la moyenne fuite ou soit sans doute qui recèlent les bijoux.
08:49Donc c'est un ensemble.
08:50Là, on a les quatre personnes qui ont été prises en vidéo.
08:54Maintenant, il y a autour de...
08:55Trouver tous ceux qui sont en amont.
08:56Il y a déjà une autre personne d'ailleurs qui est incarcérée pour complicité.
08:59Elle est peut-être toujours en prison.
09:00Remise en liberté sous contrôle judiciaire.
09:01Donc elle a été remise en liberté.
09:03C'était une femme de l'un des trois premiers.
09:06Et il y a forcément du monde autour.
09:08Aurélie Filippetti, évidemment un peu de soulagement.
09:10D'abord ce soir, on va parler des bijoux dans quelques instants,
09:13essayer de comprendre où ils peuvent être.
09:14Mais d'abord un peu de soulagement.
09:15Bien sûr, oui.
09:17Bravo à la police judiciaire d'avoir fait un très bon travail.
09:21C'est évidemment maintenant la question de la récupération des bijoux,
09:26qui ne sont pas seulement des bijoux,
09:28qui appartiennent au patrimoine historique de notre pays.
09:30Et donc ils ont une valeur qui est une valeur bien plus importante
09:34que simplement la valeur numéraire.
09:37Cette question, celle de l'avenir des bijoux,
09:39on va en parler dans un instant avec vous si vous voulez bien.
09:42Au Louvre, parmi les visiteurs, parmi les personnels,
09:44tout le monde se la pose.
09:46Aujourd'hui encore, Théo Bassilana, vous êtes sur place.
09:49Savoir où sont passés ces 8, c'est bien ça ?
09:518 joyaux inestimables.
09:57Exactement.
09:57Lorsque nous échangeons ici avec des passants, des visiteurs, des touristes,
10:01peu sont au courant des interpellations du jour.
10:03Et lorsqu'on leur donne cette information,
10:05ils nous répondent immédiatement avec cette question, je cite,
10:07mais alors où sont les bijoux ?
10:09Pour l'heure, on n'a pas encore de réponse à cette question.
10:13Et d'ailleurs, certaines personnes ont de plus en plus de mal
10:16à croire à cette possibilité d'un jour les retrouver.
10:19Je propose de les écouter.
10:20Ils étaient autour au micro de Mathieu Le Peignet.
10:23C'est vrai que c'est quand même rassurant qu'ils les ont enfin chopés.
10:26C'est quand même le patrimoine de la France, notre histoire.
10:28Donc je suis vraiment très content.
10:29On a chopé les gars, mais on n'a pas retrouvé les bijoux.
10:32C'est qu'on n'a pas chopé tout le monde.
10:34Donc j'espère qu'on va les retrouver, effectivement.
10:35En voyage France, c'est un peu perdu.
10:38J'aimerais bien que non, mais c'est un peu perdu.
10:40Comment ?
10:40Ah oui, ça nous inquiète.
10:41Mais je crois que ce sont des professionnels
10:44et qu'ils ont fait tout pour disparaître les bijoux.
10:49Il s'interroge aussi sur la sécurité du musée.
10:52Est-ce que les dispositifs ont suffisamment été renforcés
10:54pour éviter que cela ne se reproduise ?
10:57Il se pose surtout cette question en passant ici,
10:59à proximité de la fenêtre où se sont introduits les suspects le jour des faits.
11:03Puisqu'il faut savoir qu'ici, encore aujourd'hui, plus d'un mois après les faits,
11:07de très nombreux touristes continuent de prendre une photo ici avec cette fenêtre en arrière-plan.
11:12Car ils nous le disent, désormais, depuis le cambriolage,
11:15cette fenêtre est devenue symbolique et emblématique.
11:18Voilà la fameuse fenêtre du musée du Louvre,
11:20devenue usine à selfies pour les touristes du monde entier.
11:24Merci beaucoup Théo Bacillana avec Mathieu Le Peignet.
11:27Ils sont où les bijoux, Didier Ricler ?
11:28Ils sont dans ma poche, je vais vous les sortir.
11:30Tu allais dire, rendez-les maintenant, ça suffit.
11:32Ils sont où, probablement ?
11:33Je n'ai pas la moindre idée.
11:34Enfin, peut-être la police le sait-elle, mais elle ne le dit pas encore.
11:37Elle a peut-être des idées.
11:37Moi, je n'ai pas d'idée.
11:39Simplement, on peut les retrouver encore, bien entendu,
11:42dans des affaires du même genre.
11:43On a retrouvé les bijoux longtemps après.
11:45Je parle de temps en temps du casque qui s'était passé,
11:49c'était en Allemagne, à Dresde, si je ne me trompe pas.
11:55On avait retrouvé, c'était le même type de bijoux,
11:57on avait retrouvé ces œuvres longtemps après.
12:00Moi, j'espère toujours qu'on va les retrouver, bien sûr.
12:02Évidemment, les enquêteurs doivent questionner,
12:04ont questionné les nouveaux gardés à vue et les trois précédents.
12:07Ils en disent quoi pendant leur garde à vue de ça ?
12:09Ils disent qu'ils les ont confiés à quelqu'un d'autre ?
12:12Alors, évidemment, le secret de la garde à vue,
12:15n'est pas levé pour les journalistes, hélas.
12:17Mais ce qu'on sait, c'est que certains d'entre eux
12:20contestent les faits qui leur sont reprochés.
12:23D'autres les reconnaissent à minima.
12:26Voilà, donc les enquêteurs n'ont pas affaire
12:28à des déclarations spontanées de ces personnes mises en cause
12:32qui leur indiquent immédiatement où se trouvent les bijoux,
12:36s'y tenter qu'ils ne l'aient pas remis à un tiers,
12:40que ce tiers ne l'ait pas remis à une autre personne, etc.
12:43Dans une affaire récente et un peu similaire à celle du Louvre,
12:46c'était celle du musée Cognac-Gest,
12:48c'était des tabatières qui avaient été volées.
12:51Une partie de ces tabatières ont finalement été restituées.
12:55Alors, manifestement, à l'occasion de tractations,
12:58aussi bien judiciaires que financières,
13:00via les compagnies d'assurance des musées
13:03qui avaient prêté ces tabatières au musée Cognac-Gest,
13:05là, en l'espèce, ça ne pourrait pas être le cas
13:08puisque le musée du Louvre,
13:10l'État est son propre assureur
13:12et jamais l'État n'irait faire une transaction
13:14avec d'éventuels malfaiteurs.
13:16En revanche, souvenez-vous, Marc,
13:17Laure Becfou, la procureure de la République,
13:19avait laissé entendre que si les uns et les autres
13:22donnaient une indication sur où les bijoux pourraient se trouver,
13:26la justice pourrait éventuellement en tenir compte
13:28lors d'un éventuel procès.
13:29Christian Flèche, comment on enquête
13:30dans ce cas-là ?
13:31On part de quoi ?
13:32Une fois qu'on a retrouvé le commando,
13:34comment on retrouve les bijoux ?
13:35Alors, à chaque fois qu'il y a des nouvelles interpellations,
13:37il y a donc des déclarations plus ou moins spontanées,
13:40plus ou moins intéressantes,
13:40mais il y a surtout eu un maximum de saisies
13:43qui ont été faites.
13:44Et puis maintenant, on travaille beaucoup
13:45sur les traces numériques que les gens peuvent laisser.
13:47Donc, les traces numériques, c'est quoi ?
13:49C'est les téléphones
13:50et c'est aussi le contenu des ordinateurs.
13:52Donc, on va éplucher les contenus des téléphones
13:54des membres du commando,
13:56voir les gens qui ont pu les contacter récemment.
13:58On peut soupçonner peut-être que le donneur d'ordre
14:00est plus malin que ça
14:00et qu'il fonctionne par d'autres biens, non ?
14:02Oui, mais j'imagine que les trois premiers,
14:03les quatre premiers qui ont été arrêtés,
14:05s'imaginaient être suffisamment malins
14:06pour échapper aussi à la police.
14:07Ils ont été arrêtés,
14:08donc les autres pourront suivre aussi.
14:10Il n'y a pas de problème.
14:10Donc, c'est un fil qui est tiré à chaque fois
14:13et on ne peut pas...
14:14Laure BQO a dit plusieurs choses.
14:16Elle a dit d'abord,
14:17tous ceux qui touchent aux bijoux sont recéleurs,
14:18donc c'est une infraction
14:20et donc il ne faut pas le faire.
14:21C'est dangereux
14:22et vous pouvez tomber sous le coup de la loi.
14:24Elle a dit autre chose, clairement.
14:25Elle a dit qu'à partir du moment
14:26où les bijoux étaient restitués,
14:28il n'y avait plus de préjudice
14:28puisque le vol n'y avait plus de préjudice.
14:30Et donc, la sanction pénale,
14:33il y en aura une,
14:33mais elle sera adaptée au fait
14:34que le préjudice aura disparu.
14:36Voilà, c'est un appel
14:37à ce que les gens puissent coopérer.
14:40Après, les gens qui sont en prison
14:41ou les gens qui ont dit à la police
14:42qu'ils ne savaient pas
14:43où les bijoux étaient,
14:44j'imagine que leurs co-détenus
14:46ne croiront pas du tout
14:47et vont les secouer un peu
14:49pour essayer de savoir
14:49où sont les bijoux.
14:50C'est aussi une façon
14:51de les inciter à parler.
14:53Aurélie Fidupetti,
14:54vous aviez été face
14:56à des situations telles quelles
14:58pendant vos un peu plus
14:59de deux années passées
15:00comme ministre de la Culture ?
15:01Non.
15:01Il y a eu des vols spectaculaires,
15:03des choses à chercher, non ?
15:04Non, non, non.
15:04J'ai eu la chance
15:05de ne pas avoir traité ça.
15:07Je dois dire que
15:08concernant le Louvre,
15:10c'est tout à fait inédit.
15:12Enfin, depuis le vol de la Joconde
15:13il y a 123 ans,
15:15on n'avait pas vu
15:16un vol aussi spectaculaire au Louvre.
15:19C'est-à-dire le premier musée du monde,
15:21le plus important musée du monde,
15:23donc avec cet écho terrible
15:25que ça a eu,
15:26ce retentissement,
15:27aussi bien pour l'ensemble
15:28de notre pays
15:29que aussi d'ailleurs
15:31pour les possibilités
15:32de prêter des œuvres.
15:34Parce qu'évidemment,
15:34les musées se prêtent
15:36pour des expositions
15:37et donc ça a un impact
15:39absolument terrible
15:40sur l'économie même des musées.
15:42Oui, sur l'économie.
15:43Mais est-ce que vous pensez aussi
15:44que ça nuit à l'image de la France
15:45ou est-ce qu'après tout,
15:46les touristes se disent
15:47que ça aurait pu arriver
15:48dans un autre grand musée
15:49d'une autre grande capitale ?
15:50Les touristes vont se prendre en photo
15:51maintenant devant cette fenêtre.
15:52Ça, ça fait le bonheur
15:53des commerçants
15:54qui sont en bas pour l'instant.
15:55C'est ce qui est devenu
15:56une sorte de symbole
15:57de l'incurie française.
15:59Peut-être des visiteurs en plus,
16:00puisque ça devient un objet.
16:01Alors, pas pour les bonnes raisons.
16:02En fait, le problème,
16:03c'est que peut-être que justement,
16:04le Louvre a pâti
16:05au cours des années
16:06qui viennent de s'écouler
16:07d'une politique
16:08qui a amené systématiquement
16:10une recherche
16:10de toujours plus de visiteurs.
16:13Et cette logique inflationniste
16:15s'est faite au détriment
16:16de l'entretien de base
16:17du bâtiment
16:18et de la protection
16:19des collections.
16:20Et il aurait fallu,
16:21et d'ailleurs,
16:21c'est ce que dit
16:22la Cour des comptes
16:23dans son rapport,
16:24et la Cour des comptes
16:25a travaillé pendant plusieurs mois
16:26sur ce rapport.
16:28Un sous-investissement
16:29dans la sécurité
16:29au profit des opérations
16:31visibles et attractives.
16:32C'est ça.
16:32Est-ce que c'est un procès,
16:33dit le directeur,
16:34qu'il faut faire au Louvre
16:34ou est-ce qu'après tout
16:35on demande aussi à un musée
16:36d'accueillir le plus de monde possible
16:38et de faire profiter
16:39des grandes œuvres
16:40à tout le monde ?
16:40Un musée doit accueillir
16:41le public,
16:42c'est une chose,
16:42et je pense que n'importe quel musée
16:44peut être victime
16:45de ce type de vol,
16:46mais dans les conditions
16:47dans lesquelles ça s'est passé,
16:48il y a un vrai problème.
16:50Je n'arrête pas de dire
16:51que le Louvre a reporté
16:52tous les investissements
16:54sur la sécurité
16:54en raison de son grand projet,
16:57et je vais publier
16:58très rapidement un article
16:59où j'ai pu me procurer
17:00les avant-projets définitifs
17:02de sécurité.
17:03C'est la vidéosurveillance,
17:06tout ce qui n'a pas été fait,
17:08le renouvellement
17:09des places de commande.
17:11Dans son audition,
17:12ses auditions
17:12à l'Assemblée nationale
17:13et au Sénat,
17:14elle a dit que
17:15quand elle était arrivée
17:16ça n'existait pas.
17:16Laurence Descartes.
17:17C'est faux,
17:17Laurence Descartes,
17:18pardon, excusez-moi,
17:18Laurence Descartes,
17:19la présidente du Louvre,
17:19a dit que ça n'existait pas.
17:20C'est faux, j'ai la preuve
17:21qu'en 2022 c'était
17:22complètement bouclé
17:23et elle a tout reporté.
17:25Donc je ne comprends pas
17:26comment on peut,
17:27c'est ça le problème,
17:27le problème n'est pas
17:28d'avoir un vol,
17:29ça arrive,
17:29le risque zéro n'existe pas,
17:30les musées doivent être ouverts.
17:31C'est de ne pas avoir fait
17:32tout ce qui était possible
17:33pour l'éviter.
17:34Aurélie Philippetti,
17:35vous avez été ministre
17:35de 2012 à 2014,
17:37est-ce que pendant vos années
17:38au ministère de la Culture,
17:39il y a eu des alarmes,
17:41pas celles du Louvre,
17:41des alarmes symboliques
17:43vous disant
17:43attention,
17:44il y a un sous-investissement ?
17:45Il y avait, par exemple,
17:46il y avait des problèmes
17:46bâtimentaires,
17:47évidemment on le savait,
17:48mais ces problèmes
17:49bâtimentaires,
17:50c'était des choses
17:50extrêmement concrètes,
17:53des histoires
17:54d'infiltration d'eau,
17:55aussi de qualité
17:56de la visite
17:56pour les visiteurs
17:58parce que l'idée
17:58n'est pas non plus
17:59qu'il y ait 12 millions
18:00de visiteurs
18:00qui ressortent
18:01en se disant
18:01qu'en fait on n'a rien vu
18:02parce qu'on était
18:02vraiment trop nombreux,
18:04pas bien accueillis,
18:05etc.,
18:05qu'il n'y a pas assez
18:06de toilettes,
18:07il n'y avait pas,
18:07très concrètement,
18:08c'est des choses comme ça.
18:09Donc la qualité
18:10de la visite aussi,
18:12elle s'en trouve
18:12évidemment
18:13durablement marquée
18:15et c'est pour ça
18:17qu'on avait mis en place
18:18à ce moment-là
18:18une politique
18:19notamment à destination
18:20des publics enfants
18:22pour que les enfants
18:23puissent être accueillis
18:24d'une manière spécifique
18:26avec une galerie
18:27destinée aux enfants.
18:28Mais si je prends
18:29la sécurité incendie,
18:30c'était mon prédécesseur
18:31qui avait lancé
18:32le plan sécurité incendie
18:34qui aurait dû être achevé
18:35et qui n'est toujours
18:36pas achevé
18:3715 ans après le début
18:38ce plan sécurité incendie.
18:39– Ça veut dire quoi ?
18:40Que tous les ministres
18:40et tous les responsables
18:41du Louvre
18:41s'en cherchaient forcément
18:42de coupables,
18:42se sont un peu refilés,
18:44si vous me passez
18:45l'expression à la patate,
18:45en disant de toute façon
18:46c'est quelque chose
18:47qui coûte très cher
18:47et qui n'est pas forcément
18:49très spectaculaire
18:50installer des caméras
18:51ou des…
18:51– Ça ne coûte pas si cher que ça.
18:52Je veux dire,
18:52le projet là,
18:53Louvre Grande Colonnade,
18:55le projet Louvre Renaissance,
18:56il coûte 660 millions d'euros.
18:58C'est délirant.
18:59C'est absolument délirant.
19:00– C'est beaucoup trop
19:01ce que vous voulez dire.
19:01– Mais c'est beaucoup trop
19:02et surtout,
19:03cet argent-là,
19:04par exemple,
19:04on va prendre complètement
19:05le fonds Abu Dhabi,
19:07le fonds qui est versé
19:09par les Émirats
19:10pour avoir le droit
19:11d'utiliser la marque
19:12mais aussi l'expertise
19:13des musées français.
19:15On va siphonner complètement
19:17ce fonds,
19:17près de 300 millions d'euros
19:18pour ce grand…
19:21je dirais,
19:22cette entrée un peu prestigieuse,
19:24etc.,
19:24qui vise à isoler…
19:25– Mais ça ne fait pas partie
19:26de l'image de la France
19:27dont on parlait il y a quelques minutes ?
19:27– Mais ça ne doit jamais se faire
19:29au détriment de l'essentiel.
19:30C'est-à-dire,
19:31si vous avez une maison,
19:34vous n'allez pas commencer
19:34à faire une entrée somptueuse,
19:36etc.,
19:37avec des colonnades,
19:37etc.,
19:38si, à l'intérieur,
19:39la cuisine ou la salle de bain
19:42fuient.
19:42Ce n'est pas possible.
19:43Il y a des travaux indispensables
19:45à réaliser avant ça.
19:46– Devant la Sommelle nationale,
19:47Laurence Descartes
19:47repris pour le retourner
19:49mon argument.
19:49Je disais que ce projet,
19:50c'était le problème,
19:51pas la solution.
19:52Elle, elle dit
19:52c'est la solution,
19:53pas le problème.
19:53Eh bien, je maintiens
19:54ce projet à 666 millions d'euros,
19:58c'est le problème,
19:59c'est pas la solution
19:59et il faut absolument
20:00interrompre cela,
20:01plus d'ailleurs que la démission
20:02de Laurence Descartes,
20:03c'est ça qu'il faut interrompre.
20:04Il faut arrêter ce projet
20:05et c'est un projet
20:06du président de la République,
20:07ça c'est vraiment un problème.
20:08– Vous auriez demandé
20:08la démission de Laurence Descartes
20:10si vous étiez toujours en poste ?
20:12– D'abord, je pense
20:13qu'une démission,
20:14ça ne se demande pas,
20:14c'est les gens qui doivent…
20:15– Ça se remet,
20:16c'est la fête d'ailleurs
20:16à être accusée,
20:17la démission.
20:19– Mais,
20:20la question n'a pas la question…
20:21– Donc vous auriez accepté
20:22cette démission ?
20:22– C'est le président de la République
20:23en l'occurrence maintenant
20:24qui gère la politique culturelle
20:25en France,
20:26je crois qu'il n'y a plus
20:26de ministre de la Culture,
20:27tout le monde s'en est aperçu.
20:29– Petite balle perdue,
20:30on ne va pas chercher
20:30le message.
20:31– Mais la question,
20:33ce n'est pas ça,
20:34la question c'est que
20:35il y a une fuite en avant
20:37vers des opérations
20:38de plus en plus prestigieuses
20:41et coûteuses,
20:42mais au détriment
20:43de non seulement la sécurité,
20:45mais aussi,
20:46et moi ça me tient
20:46beaucoup à cœur,
20:47le fait que nos musées,
20:48ils ont une mission
20:49de service public
20:50pour tous les Français
20:52et les Françaises,
20:52et notamment les jeunes,
20:54les enfants,
20:55mais aussi les personnes âgées,
20:57mais aussi les actifs,
20:58qu'il faut faire tourner
20:59les collections,
21:01enfin c'est ça
21:01la mission fondamentale.
21:03Alors évidemment,
21:03ce n'est pas seulement
21:04la faute des présidents
21:05des établissements,
21:06c'est aussi des politiques publiques
21:08qu'il faut redéfinir,
21:09mais à mon avis,
21:10la priorité,
21:11c'est ça.
21:11– Mathien Cesson ?
21:12– Non, une remarque pour dire
21:13que les réponses sécuritaires
21:14s'adaptent aussi
21:15à la criminalité,
21:16on le voit dans un autre secteur,
21:18si je puis dire,
21:19celui de la criminalité organisée
21:20avec le stupéfiant, etc.
21:21Là, peut-être était-il
21:23difficile d'imaginer
21:24que les malfaiteurs
21:26pourraient se dire
21:27que le Louvre
21:28s'est devenu plus simple
21:29à cambrioler
21:30qu'une agence bancaire
21:32ou qu'une bijouterie,
21:34parce que dans les agences bancaires,
21:35il y a des sasses,
21:36il y a plein d'alarmes,
21:37c'est difficile d'y rentrer.
21:39Voilà,
21:40aujourd'hui,
21:41les musées
21:41sont manifestement devenus
21:44de nouvelles cibles
21:45et chargent
21:46à ces institutions
21:47de s'équiper
21:48et de s'adapter
21:48aussi aux malfaiteurs.
21:50La différence,
21:51c'est que le Louvre
21:51est un vieux bâtiment
21:53et qu'installer une sécurité
21:55simplement périmétrique,
21:56c'est-à-dire mettre des caméras
21:57qui puissent voir l'extérieur
21:58et les murs
21:59et les façades,
22:00ça apparaît,
22:00c'est normal.
22:00C'était dans les documents
22:01que j'entends.
22:02Je rappelle simplement
22:03parce qu'il y a eu
22:04plusieurs épisodes
22:05dans ce feuilleton du Louvre,
22:06parmi les mesures annoncées
22:08qui sont censées être mises en place
22:09dans les mois
22:09ou dans les années qui viennent,
22:10en tout cas dans l'année qui vient,
22:11il y a l'installation
22:12de 100 caméras
22:13à l'extérieur du Louvre.
22:14Dans les documents
22:15que j'ai pu procurer,
22:16en 2022,
22:17tout était prévu.
22:18Il y a même des photos
22:19qui montrent
22:19comment on va installer
22:20les caméras.
22:20Et ça n'a pas été fait.
22:21Ce qui a choqué
22:22un certain nombre
22:24d'interlocuteurs,
22:25simplement,
22:25c'est qu'un camion nacelle,
22:26par exemple,
22:26puisse se stationner
22:27aussi facilement
22:28juste en bas
22:29des fenêtres
22:30de la galerie d'apprentissage.
22:33Je pense que ce n'est pas ça
22:34le plus important.
22:35Le plus important,
22:35c'est que le camion nacelle
22:36fasse demi-tour,
22:37monte sur le trottoir,
22:38s'installe,
22:39se positionne
22:40et que les gens montent
22:41et que là,
22:44et qui ne s'interrogent pas.
22:45Pourquoi ?
22:45Parce qu'aujourd'hui,
22:46c'est dans le rapport
22:47de la Cour des comptes,
22:48dans les ailes
22:49qui contiennent
22:50les collections permanentes
22:52du musée,
22:53notamment ces bijoux,
22:55mais pas seulement.
22:56Donc, l'aile Sully,
22:57l'aile Richelieu,
22:57l'aile Sully
22:58n'était équipée
22:59de caméras de surveillance
23:01qu'à 40%
23:03et l'aile Richelieu
23:04seulement à 25%.
23:06Donc, 60%
23:07et 75%
23:08de ces galeries
23:08n'étaient pas équipées
23:10de caméras de surveillance.
23:11C'est absolument inacceptable.
23:12Je suis au conseil d'administration
23:13du musée des offices
23:14à Florence.
23:15Et à Florence,
23:17avec beaucoup moins de moyens,
23:19toutes les galeries
23:19du musée des offices
23:20sont équipées
23:21de caméras de vidéos surveillance.
23:22Mais on est d'accord
23:22que ça n'aurait peut-être
23:23pas empêché le casse ?
23:24En tout cas,
23:25ça aurait permis
23:26plus rapidement
23:27l'infusion, je pense.
23:28Très honnêtement,
23:29je pense que si une caméra
23:30avait pu voir
23:30qu'une nacelle
23:32était en train
23:32de se mettre en place,
23:33qu'elle était en situation
23:35de comprendre
23:35que ce n'étaient pas
23:35des travaux
23:36qui étaient prévus,
23:37ils auraient appelé
23:38la police tout de suite,
23:39la police aurait été
23:39à la descente
23:40de la nacelle.
23:43Parce qu'on a tendance
23:45à jeter pour rassurer
23:46les gens,
23:46100 caméras,
23:47200 caméras.
23:48Il faut les poser
23:48au bon endroit
23:49et il faut qu'il y ait
23:49quelqu'un derrière
23:50qui puisse les utiliser.
23:52Si vous y mettez
23:52les caméras,
23:53vous ne pourrez pas suivre
23:54100 caméras en même temps.
23:55Il faut travailler
23:56peut-être avec
23:56un intelligence artificielle
23:57sur des situations
23:59anormales.
24:00Merci beaucoup
24:00à tous les quatre.
24:01La probabilité
24:02qu'on retrouve un jour
24:02juste les bijoux,
24:04elle est combien aujourd'hui ?
24:05Elle est élevée ?
24:06Je ne suis pas mathématicien.
24:07Ce que je peux vous dire,
24:08c'est que tout le monde
24:09est motivé.
24:10Manifestement,
24:11tout le monde est motivé,
24:12on l'a vu.
24:13Et là, c'est une étape.
24:14Ce n'est pas l'ensemble
24:14du commando, encore une fois.
24:15Et au bout du compte,
24:16d'ailleurs, c'est ce qu'a dit
24:17un de vos téléspectateurs,
24:19c'est qu'on n'a pas tout chopé.
24:20Et donc, le boulot de la police,
24:21c'est de chopper tout le monde
24:22et de récupérer les bijoux.
24:23On croise les doigts
24:24pour les retrouver un jour.
24:25Et en bon état,
24:25c'est possible.
24:26Mais vous reviendrez
24:27d'ici là, évidemment.
24:29Merci beaucoup
24:29à tous les quatre
24:30d'être venus ce soir
24:30sur le plateau
24:31de 60 minutes.
24:32Tout de suite,
24:33le débat du jour.
24:33Est-il déjà en train
24:35de plier le match ?
24:36À 18 mois de l'élection présidentielle,
24:38Jordan Bardella caracole
24:39en tête de toutes
24:40les enquêtes d'opinion,
24:42personnalité politique
24:43préférée des Français.
24:44Il est désormais donné
24:45vainqueur de la présidentielle,
24:47quels que soient ses adversaires
24:48au premier et au second tour.
24:50Alors, y a-t-il une bulle Bardella
24:51ou au contraire,
24:52un phénomène politique durable ?
24:54C'est notre débat du jour.
24:56Images signées,
24:57Amandine Chocteau
24:58et Agathe Ferrière.
24:59L'actualité,
25:02les politiques aussi
25:02ce matin
25:03avec ce sondage
25:04d'Oxar
25:04qui va beaucoup
25:05faire réagir.
25:06Jordan Bardella
25:07qui serait élu
25:08président de la République.
25:09Jordan Bardella
25:09qui confirme
25:10sa percée dans les sondages
25:11qui est donnée gagnante
25:12dans toutes les hypothèses.
25:13Dans tous les cas de figure,
25:14au second tour,
25:16il battrait Gabriel Attal,
25:17il battrait Édouard Philippe,
25:18il écraserait
25:19Jean-Luc Mélenchon.
25:21Et effectivement,
25:21là, on est dans un moment
25:22Bardella, si je veux dire,
25:23parce qu'il y a aussi
25:23la promotion de son livre.
25:25Aujourd'hui,
25:26on voudrait le mettre
25:26à la tête de l'État.
25:27Je pense que la campagne électorale
25:29démontrera à la fois
25:30le néant sur le fond
25:31et la compétence
25:32de ce garçon.
25:34C'est une très, très, très, très,
25:36très mauvaise nouvelle
25:37pour Marine Le Pen.
25:39Ce sondage,
25:39c'est le sondage
25:40du grand effacement.
25:41Marine Le Pen
25:42est notre candidate
25:43pour 2027.
25:44Jusqu'à preuve du contraire,
25:45elle l'est,
25:46elle le demeure.
25:49Évidemment,
25:49c'est intéressant
25:50parce que ça montre
25:50une dynamique forte.
25:52Néanmoins,
25:52les circonstances
25:53de la campagne présidentielle
25:54dans un peu plus d'un an
25:55seront évidemment différentes.
25:57Pour en parler ce soir,
26:00Prisca Thévenot,
26:00députée ensemble
26:01pour la République
26:02et ancienne porte-parole
26:04du gouvernement.
26:05Lequel le gouvernement déjà ?
26:06Attal.
26:06Attal.
26:07C'était quand le gouvernement Attal ?
26:08Je cherche, je cherche.
26:09Juste avant la dissolution.
26:09Juste avant la dissolution.
26:11C'était il y a dix ans.
26:12C'est ça ?
26:12Non, mais ça n'a pas
26:13Jeudi est à vos côtés.
26:14Directeur délégué
26:15de la tribune dimanche.
26:16Bonsoir.
26:16C'est le réaliste ABFM.
26:17Bonsoir.
26:17Soyez le bienvenu également.
26:18Marie Chantret,
26:19chef du service politique
26:20est là aussi.
26:21Bienvenue.
26:21Et Laurent Jacobelli,
26:22porte-parole du Rassemblement National.
26:24Bonsoir et bienvenue.
26:25Une petite réserve
26:26sur le sondage du jour
26:28parce qu'on parle
26:28de ce sondage
26:29qui donne Jordan Bardella
26:30gagnant au premier
26:31et au second tour.
26:33Sondage à prendre
26:33avec des pincettes.
26:34D'abord parce que
26:34Marine Le Pen
26:35n'est pas testée
26:36dans cette enquête.
26:37Oui, il y a plusieurs choses
26:37qu'il faut dire.
26:38Voilà, un sondage,
26:39je ne remets pas en cause
26:40la technique du sondage.
26:42Je remets en cause...
26:42Enfin, il y a deux choses
26:44qui me paraissent
26:44un peu problématiques.
26:46C'est la liste des candidats
26:47du premier tour.
26:48Je trouve que
26:49de ne pas tester
26:50Marine Le Pen aujourd'hui,
26:51c'est quand même un peu
26:52aussi une des limites
26:53du premier tour.
26:54La deuxième chose,
26:55moi je mets toujours une limite
26:57lorsqu'on est très très loin
26:58d'une échéance présidentielle,
27:00c'est tester un second tour.
27:02Donc le second tour,
27:03on peut déjà dire
27:03que le premier tour
27:04permet au moins
27:05de jauger les forces,
27:06l'état du rapport
27:08de force politique,
27:09le deuxième tour.
27:10Là, on ajoute
27:11beaucoup de scie
27:12quand on interroge
27:13les Français
27:14maintenant par web
27:16et moi par téléphone.
27:17Et là, du coup,
27:18on est un peu
27:19dans une forme
27:19de prédiction,
27:21on est très très loin
27:22et c'est un peu
27:23le...
27:23Et la tradition,
27:24s'il y a une tradition
27:25à respecter
27:26et chacun fait ce qu'il veut...
27:27C'est qu'on prend les matchs
27:28les uns après les autres ?
27:28D'abord, on fait le match
27:30des municipales
27:30et sur le deuxième tour,
27:32on le fait à partir,
27:33j'allais dire,
27:34un an avant
27:34une présidentielle.
27:35C'est-à-dire presque
27:36quand les candidats
27:37ouvrent leur compte
27:38de campagne.
27:40Le premier tour,
27:41il n'y a rien à dire,
27:42il y en a déjà plein
27:43sur le premier tour
27:44et c'est logique.
27:44Deuxième tour,
27:45ça se discute un peu.
27:46Laurent Jacobéli,
27:47honnêtement,
27:47quand vous avez vu
27:47ce sondage ce matin,
27:48vous vous dites quoi ?
27:49C'est une bonne nouvelle
27:50pour le Rassemblement National
27:51ou une mauvaise nouvelle ?
27:52Non, mais c'est plutôt
27:53une bonne nouvelle.
27:54Ça nous fait plaisir
27:54de voir qu'une majorité
27:55de Français,
27:56selon ce sondage,
27:57seraient prêts
27:57à nous faire confiance
27:58pour diriger
27:58notre chère France
28:00qui va si mal.
28:00Après, effectivement,
28:02je pense qu'il faut
28:02être réaliste,
28:03on est à plus d'un an
28:04de l'échéance
28:05et plein de choses
28:06peuvent se passer
28:06qu'on a une campagne
28:07à faire.
28:08Comme l'a dit Bruno Jeudy,
28:09Marine Le Pen
28:10n'a pas été testée,
28:11or c'est notre candidate
28:12naturelle.
28:13En revanche,
28:13on voit bien
28:14que les idées
28:14que nous portons,
28:16le fait que nous soyons
28:16la seule force d'alternance
28:18aujourd'hui en France,
28:19émergent de son sondage.
28:20Quelle que soit la force
28:21politique en face de nous,
28:23nous gagnons.
28:23Et c'est très simple
28:24parce qu'ils ont tous
28:25gouverné.
28:26Tous les autres qui se sont
28:26mis en face,
28:27là en l'occurrence
28:28de Jordan Bardella,
28:29mais ça aurait été
28:29la même chose
28:30face à Marine Le Pen,
28:31ont participé au désastre.
28:32Ils ont participé
28:33à la dette de 3 400 milliards,
28:35ils ont participé
28:36au matraquage fiscal,
28:38ils ont participé
28:38à l'immigration massive,
28:39à l'insécurité
28:40et ils s'entretiennent
28:42en ce moment,
28:42ils se tiennent
28:43par la barbichette
28:43en gouvernant tous ensemble.
28:45Ce sondage montre
28:45deux choses.
28:46Oui, le Rassemblement National
28:47peut gagner
28:48et les Français
28:49ont confiance en lui
28:49et oui,
28:50nous sommes la seule force
28:51d'opposition.
28:51Chris Catevenot,
28:52pour reprendre l'intitulé
28:53de ce débat,
28:53est-ce que vous considérez
28:54aujourd'hui que Jordan Bardella
28:55est une bulle médiatique
28:56qui va se dégonfler
28:58au fil de la campagne
28:59ou un phénomène politique ?
29:00Ça, je ne sais pas.
29:01On verra et le temps le dira.
29:02Je ne suis pas là
29:03quand même pour essayer
29:04d'extrapoler l'effet
29:06dans un sondage.
29:07Oui, malgré mes désaccords.
29:08En revanche,
29:08je peux parler
29:09de ce qui existe
29:10et de la réalité
29:10de ce qu'on peut voir
29:11sur l'expérience
29:11que nous avons vécue
29:12au cours des dernières années.
29:13C'est certes,
29:14il y a une popularité
29:14dans les sondages,
29:16mais il y a une exemplarité
29:17qui est encore à rechercher
29:18dans l'exercice des débats,
29:20que ce soit les débats
29:20présidentiels et en campagne.
29:22On l'a vu en 2017,
29:23en 2022 et en 2024,
29:25précisément avec Jordan Bardella,
29:26mais aussi les débats
29:27à l'Assemblée nationale.
29:28Nous sommes sur un temps
29:29politique extrêmement complexe,
29:31mais s'il y a une simplicité
29:32aujourd'hui,
29:33c'est que les masques
29:33sont tombés
29:34du côté du Rassemblement national.
29:36Idéologiquement,
29:37sur la politique nationale,
29:38mais aussi diplomatiquement.
29:39Diplomatiquement,
29:40on a pu le voir,
29:41il passe beaucoup plus de temps
29:42à aller chercher
29:43un sourire du côté de Trump
29:44et des emprunts
29:45du côté de Poutine
29:46et nationalement,
29:47économiquement...
29:48Ils sont quand même
29:49beaucoup plus...
29:49Oui, c'est moi.
29:50Et économiquement,
29:54ils sont quand même
29:54beaucoup plus proches
29:55du programme de la NFP
29:57que d'autres choses.
29:58Et ça, on a pu le voir
29:59aussi au cours des débats.
30:00Je bois du petit lait.
30:01Mais ne buvez pas trop
30:02de petit lait.
30:03Je vais vous expliquer pourquoi.
30:04Parce que c'est ça
30:04qui est important,
30:05c'est qu'il y a des dynamiques
30:06qui se mettent en place
30:07pendant les campagnes.
30:08Et pendant les campagnes,
30:09il faudra,
30:10soit Marine Le Pen
30:11ou Jordan Bardella,
30:12je ne sais pas si vous ferez
30:12une primaire interne ou quoi,
30:14devront répondre aussi
30:15de leur vote.
30:16Devront répondre de leur vote.
30:17Parce que c'est vrai
30:17que vous ne gouvernez pas,
30:18mais force est de constater,
30:19c'est que vous faites
30:20une majorité aujourd'hui
30:21avec la France insoumise
30:22et une partie de la gauche
30:23pour augmenter les taxes
30:25des Françaises
30:25et des entreprises,
30:26pour ne pas mettre en place
30:27des boursiers de protection
30:29pour nos entreprises
30:29et nos petits commerces.
30:31Et ça, ça fait un peu mal.
30:32Cet argument là,
30:33vous allez vous le prendre
30:35pendant toute la campagne.
30:36Mais je répondrai
30:37pendant toute la campagne.
30:39Et moi, je suis heureux
30:40que cet argument
30:40vienne de Mme Prisca-Tévenot,
30:42qui a été porte-parole
30:43du gouvernement
30:43et donc de la Macronie.
30:44porte-parole, effectivement,
30:46de ceux qui ont amené
30:47un record de faillite.
30:49Plus de 62 000 entreprises
30:50cette année.
30:51Et vous nous dites
30:51que vous voulez les protéger.
30:53Je crois que c'est assez drôle.
30:55Vous nous reprochez
30:55de vouloir créer des taxes
30:56et je peux revenir
30:57dans le détail,
30:58c'est absolument faux.
30:59Vous qui,
30:59depuis l'arrivée
31:00d'Emmanuel Macron,
31:01avez augmenté
31:02la pression fiscale
31:02sur les Français
31:03et les entreprises
31:03de 250 milliards.
31:05ce sont les chiffres officiels.
31:07Ah non, ça, c'est factuellement faux.
31:07250 milliards
31:08de recettes supplémentaires.
31:10Vous avez creusé le déficit
31:11et le budget
31:12que vous avez présenté
31:13est tellement nul
31:14que même vos troupes
31:14ne l'ont pas voté.
31:16Non, c'est parce qu'il a été modifié
31:17par vos collègues
31:18avec la LFM.
31:18Moi, je veux bien recevoir
31:19les leçons de la Terre entière.
31:21Mais vous avez gouverné.
31:22On a vu votre bilan.
31:23Ce sera votre bilan
31:24contre notre projet.
31:26Je vais peut-être
31:26vous mettre d'accord
31:27tous les deux sur un point.
31:28Tentez le coup.
31:28en appelant Raphaël Grabli
31:30à nous rejoindre
31:31pour le Radar BFM TV
31:32pour en revenir
31:33au sondage
31:34à leur dynamique
31:35à un peu plus d'un an
31:36d'élection présidentielle.
31:37Bonsoir Raphaël.
31:38Vous avez remonté le temps.
31:40C'est une sorte de série noire
31:41quand même
31:41qui a touché les favoris
31:42des sondages
31:43à un an de l'élection.
31:44Oui, je suis remonté
31:4430 ans en arrière.
31:46On se prépare à l'époque
31:47pour la présidentielle
31:48de 1995.
31:50Vous aviez 3 ans.
31:51Vous ne préparez
31:52à rien du tout.
31:52Bruno Jeudy,
31:53suivez cette campagne.
31:54Il y avait 6 ans.
31:55C'est pas beau de dénoncer.
31:56C'est ma première campagne.
31:57Première campagne
31:58pour Bruno Jeudy.
31:5895 donc.
31:59À l'époque,
32:00Edor Baladur
32:00survole les sondages
32:01avec un exemple marquant.
32:02Un sondage sur lequel
32:03je suis retombé tout à l'heure
32:04en janvier 1994.
32:06Edor Baladur,
32:07il est testé
32:08comme candidat unique
32:09de la droite,
32:09je le précise.
32:10Premier tour.
32:11Ça, c'est le score
32:11au premier tour dans les sondages.
32:12Exactement.
32:12Résultat,
32:13il est crédité
32:13de 52% des voix
32:15au premier tour.
32:16C'est-à-dire élu
32:16au premier tour.
32:18Bon, on connaît la suite.
32:18Un an plus tard,
32:19il est éliminé justement
32:20au premier tour.
32:21Surtout que c'est celui-ci
32:22qui avait fait dire
32:23à Nicolas Sarkozy
32:24que ce serait bien
32:25que Jacques Chirac
32:26retire sa candidature.
32:27Exactement.
32:28Ça avait beaucoup irrité
32:29le clan RPR
32:30côté Chirac.
32:31Ce sondage,
32:32on était en janvier 1994.
32:34On avance de 6 ans.
32:35On est en janvier 2001.
32:36Cette fois,
32:37Lionel Jospin,
32:38il est largement favori
32:39pour 2002.
32:41Il est crédité de 30%
32:42dans les sondages
32:43devant Jacques Chirac.
32:44Jean-Marie Le Pen,
32:45à cette époque,
32:45il est à 8%.
32:46On le rappelle.
32:47On connaît là aussi la suite.
32:48Lionel Jospin,
32:49il terminera 3ème
32:50avec un peu plus de 16%
32:52des voix
32:53à 200 000 voix
32:54de Jean-Marie Le Pen
32:55ce fameux 21 avril 2002.
32:57Et puis dans la série
32:58Le Cimetière des Favoris,
32:59il y a aussi les grands favoris
33:00qui ont raté une marche.
33:00Oui, alors là,
33:01pour des raisons évidemment
33:02très différentes.
33:03Il y a le cas
33:03de Dominique Strauss-Kahn
33:04pour 2012.
33:05En mars 2011,
33:06il grimpe à 34%
33:07d'intention de vote.
33:09Sauf qu'entre-temps,
33:09il est accusé
33:10d'agréation sexuelle.
33:11Il est contraint
33:11d'abandonner la course.
33:12Et puis 5 ans plus tard,
33:13c'est Alain Juppé,
33:14le grand favori
33:15avec 34%
33:16d'intention de vote
33:17en janvier 2016.
33:18On se souvient,
33:19il avait la super pêche
33:20comme il disait.
33:21Ah oui, c'est vrai,
33:21j'ai oublié cette expérience.
33:22La pêche, la super pêche.
33:23Juste avant la primaire
33:25de la droite.
33:25Et justement,
33:26il n'ira jamais au premier tour
33:27puisqu'il perdra
33:28cette primaire de la droite.
33:29Très largement battu,
33:3034% contre 66%
33:32pour François Fillon
33:33qui deviendra favori
33:34et puis qui sera lui aussi
33:35empêché pour d'autres raisons.
33:37Marie-Chanteret,
33:38c'est dangereux
33:38de faire la course en tête ?
33:40Ça peut l'être.
33:41En effet,
33:41quand on voit
33:42effectivement
33:42à plusieurs mois
33:45d'un scrutin,
33:46d'une élection présidentielle,
33:48ces chiffres-là,
33:49c'est toujours difficile.
33:52Jordan Bardella
33:52qui, on le voit partout,
33:55très jeune d'ailleurs,
33:56ça peut être un handicap.
33:57Ça lui est souvent soulevé,
33:59son jeune âge.
34:00Et d'être comme ça,
34:03finalement,
34:03comme sur une autoroute
34:04et de se dire
34:05à quel moment
34:06peut-être
34:06il peut faillir ou tomber.
34:08Nous l'avons interviewé,
34:10nous deux,
34:10Marc,
34:11à l'occasion d'un face à BFM.
34:12Et c'est vrai.
34:12Il disait par exemple
34:13le fait de jamais avoir travaillé
34:14d'entreprise
34:14n'est pas du tout un problème.
34:16Exactement.
34:16Il a fait un stage d'été,
34:17je crois,
34:18simplement quand il était étudiant.
34:19Il a dit
34:19ce n'est pas un problème aujourd'hui,
34:20les Français me font confiance.
34:21Il balaie ça,
34:22en effet,
34:22d'un revers de la main
34:24en considérant qu'en effet,
34:25il a fait ses preuves
34:26en étant élu,
34:27notamment,
34:27au Parlement européen.
34:29Maintenant,
34:30et je parle
34:31sous votre contrôle,
34:32M. Jacobelli,
34:33peut-être que dans son propre parti,
34:36certains,
34:37moi je le pense,
34:38ne souhaitent pas
34:38qu'il soit le candidat
34:40à la présidentielle.
34:41Alors,
34:42il sera peut-être
34:43obligé de l'être
34:44au vu de la situation
34:45juridique de Marine Le Pen
34:47qui serait donc empêchée
34:48parce qu'inéligible.
34:49Mais je ne pense pas
34:50que ça fasse
34:51les affaires
34:52et que ça ravisse
34:53tout le monde
34:53dans son parti,
34:54notamment chez les plus anciens.
34:55Laurent Jacobelli,
34:56je vous ai demandé tout à l'heure
34:57si vous aviez le sourire
34:58à la lecture de ce sondage matin.
34:59Est-ce que Marine Le Pen
35:00a la sourire elle aussi ?
35:01J'imagine,
35:01je pense que Marine Le Pen
35:02doit être heureuse
35:03de savoir que nos idées
35:04sont en tête.
35:06Heureuse de ne pas être testées ?
35:07Selon ce sondage.
35:08En revanche,
35:09et là,
35:09vous avez raison,
35:09il y a un biais,
35:11c'est qu'effectivement
35:11notre candidate
35:12aujourd'hui pour l'élection
35:13présidentielle,
35:14c'est Marine Le Pen.
35:15Jordan Bardella
35:16a vocation à être
35:17Premier ministre.
35:18Parce que la probabilité
35:19qu'elle soit inéligible
35:20est élevée.
35:20Je ne sais pas pourquoi
35:21ce sondage n'a fait que comme ça.
35:23C'est un fait
35:24et on en parle aujourd'hui
35:25mais je pense que
35:26Marine Le Pen serait
35:27à peu près dans la même situation.
35:28Vous disiez,
35:29est-ce qu'au Rassemblement National
35:30tout le monde est content
35:31de cette situation ?
35:32Mais vous savez,
35:32on est très fiers nous
35:33d'avoir un duo
35:34en tête au Rassemblement National.
35:37Beaucoup de partis
35:37doivent nous envuyer aujourd'hui.
35:39Ils ne savent pas
35:39qui envoyer à l'élection
35:40parce qu'entre deux médiocrités
35:42ils ont du mal à choisir.
35:43Nous on a de la chance,
35:44on a deux leaders
35:44qui sont très...
35:46On vous écoute,
35:47vous avez un peu de melon.
35:48Non, pas moi perso.
35:49Vous dites,
35:49les autres ont des médiocres
35:50et nous on en a deux.
35:51Citez-moi d'autres partis politiques
35:52où vous avez...
35:53On ne sait pas avoir de le faire
35:53mais on pourrait se dire
35:54en vous écoutant
35:55que vous êtes un peu
35:55en train de prendre le melon.
35:56Mais non,
35:57ce n'est pas moi,
35:57je lis les sondages.
35:58Alors,
35:59il y a des baromètres réguliers.
36:01Parmi les trois ou quatre premiers
36:02vous avez à chaque fois
36:03et Jordan Bardella
36:04et Marine Le Pen
36:06qui sont en tête
36:07des personnalités politiques
36:08préférées des Français.
36:09C'est les Français
36:10qui le disent
36:10ce n'est pas moi.
36:11Vous savez,
36:12moi j'ai assisté
36:12à des réunions publiques
36:13ou à des déplacements
36:14et de Marine Le Pen
36:15et de Jordan Bardella.
36:17J'ai vu un nombre
36:18de personnes venir
36:19que je n'avais vu
36:20dans aucune réunion publique
36:21d'autres candidats.
36:22Donc il y a effectivement
36:23un espoir d'alternance
36:25qui est incarné
36:25par nos deux têtes de fil.
36:27Alors,
36:27ce n'est pas la première fois
36:28Marine Le Pen
36:29puisqu'on parlait,
36:30on remontait le temps
36:31en 2016 par exemple
36:33à la rentrée de septembre 2016
36:35on est en pleine primaire
36:36de la droite.
36:37Marine Le Pen
36:38est déjà testée
36:39à plus de 30%
36:40dans les sondages.
36:41Donc c'est déjà arrivé.
36:42Là,
36:42on dépasse maintenant les 35%.
36:44Et ce qui est nouveau,
36:45c'est le second tour.
36:46C'est-à-dire de voir
36:46qu'avec les réserves
36:48que vous avez...
36:48C'est le second tour
36:48avec les réserves
36:49que j'ai indiquées.
36:49Mais ça c'est nouveau
36:50puisque pratiquement jamais
36:51le Rassemblement National
36:52n'a été donné gagnant
36:54dans des seconds tours.
36:55Tout ça reste loin
36:56et à confirmer.
36:57Ce qui est certain,
36:57c'est qu'aujourd'hui
36:58et Marine Le Pen
36:59et Jordan Bardella
37:02bénéficient
37:02de doubles phénomènes.
37:04D'abord,
37:04ils sont devenus
37:05des leaders populaires.
37:06Ça c'est vrai,
37:06c'est incontestable.
37:07Toutes les enquêtes
37:08le démontrent.
37:09Et tous les deux.
37:09Ça c'est aussi
37:11un autre fait nouveau.
37:13C'est déjà arrivé
37:14que dans les parties
37:15il y a deux
37:15fortes personnalités.
37:17Et c'est encore le cas
37:18aujourd'hui
37:19mais rarement deux.
37:20Et aujourd'hui,
37:21on peinerait
37:21en mettre deux
37:22très populaires
37:23dans les autres parties.
37:25La troisième chose
37:26pour compléter
37:27ce que dit Marie,
37:27c'est que ce n'est pas
37:28forcément une bonne nouvelle
37:29d'être à la fois
37:30le favori des sondages
37:31et en tête
37:33des sommets
37:35de popularité
37:35un an avant
37:36parce que ça,
37:37ça marche rarement.
37:38C'est un peu tôt
37:39et là,
37:40vous devenez
37:41une cible
37:44encore plus
37:44que vous ne l'êtes.
37:46Mais bon,
37:47Marine Le Pen
37:48et Jordan Bardella,
37:49on commence à avoir
37:50un petit peu
37:50l'habitude
37:51d'être des cibles.
37:52maintenant aussi,
37:54quand vous êtes
37:54comme ça
37:55dans un niveau
37:55de popularité
37:56et un niveau
37:56de sondage
37:57très élevé,
37:57il y a le côté aussi
37:58vous ne prenez plus
37:59de risques,
37:59vous ne bougez plus
38:00beaucoup
38:00et c'est vrai que...
38:02Et vous faites une campagne
38:03à la Néonel Jospin
38:04et vous faites une...
38:05Je crois qu'on est
38:06dans une situation
38:07très particulière
38:08parce que la question
38:10qui reste centrale
38:10pour l'Assemblée nationale,
38:12c'est quand même
38:12de faire 50%.
38:13C'est quand même ça
38:14qui est la question
38:15évidente.
38:16Et dans l'histoire
38:18de la cinquième,
38:19rarement,
38:20un parti gagne seul.
38:21Ça aussi,
38:22c'est un élément important.
38:23C'est même presque
38:24jamais arrivé.
38:25Peut-être Emmanuel Macron
38:26qui, effectivement,
38:27part seul.
38:28C'est une aventure
38:28politique très particulière
38:30mais les autres,
38:30en général,
38:31un parti,
38:31ils ont d'autres partis
38:32qui viennent les rejoindre
38:33et ils finissent
38:34par...
38:35par atteindre
38:36les 50%
38:37au second tour.
38:38Pris-Catévenot,
38:38vous nous avez dit
38:39tout à l'heure
38:39tout le mal
38:39que vous pensez
38:40du projet économique
38:42de Jordan Bardella.
38:42Je ne pense pas de mal,
38:43je ne le comprends pas,
38:43je ne le connais pas.
38:44Et de Marine Le Pen,
38:44mais est-ce que vous avez
38:45identifié des points faibles
38:46aujourd'hui dans l'hypothèse
38:48d'une candidature Bardella ?
38:49Son âge,
38:50disait Marie Chantret,
38:51son manque d'expérience
38:52ou est-ce que vous n'irez
38:53pas là-dessus ?
38:53Franchement,
38:54je pourrais vous dire
38:55en long et en large
38:55en travers que certes,
38:56il a fait un stage
38:57d'une semaine
38:58quand il était étudiant
38:59ou alors qu'il se prévaut
39:00d'être élu au Parlement européen
39:02mais qu'il n'y siège pas.
39:03Non, je pense qu'il faut
39:04aujourd'hui avoir
39:04un débat sur le fond.
39:06Et nous sommes en capacité
39:07aujourd'hui d'avoir
39:08ce débat sur le fond.
39:09Et donc moi,
39:09je ne pense pas du mal
39:10du projet du Rassemblement
39:11National,
39:12je dis qu'il a le don
39:13d'ubiquité.
39:15Jordan Bardella
39:15nous dit quelque chose
39:16le lundi,
39:17M. Tanguy,
39:18qui avait quand même
39:18vote M. Budget,
39:19dit un autre truc
39:19le vendredi,
39:21et le samedi,
39:21vous votez encore
39:22tout autre chose.
39:23Mais si, c'est vrai.
39:24Regardez, un exemple.
39:25On va prendre un exemple
39:25très concret.
39:25On va prendre un exemple
39:27très concret
39:27qu'on a eu la semaine dernière
39:28sur justement
39:29notre rapport
39:30aux petits colis
39:31venant de Chine
39:32par justement
39:33l'entreprise
39:34qui porte presque
39:35le même nom
39:36mais pas écrit pareil.
39:37Jordan Bardella
39:38dit sur votre antenne
39:39d'ailleurs je crois
39:40qu'il est favorable
39:41à une taxation
39:41de ces petits colis
39:42qui envahissent
39:43et qui pénalisent
39:44nos centres-villes,
39:45les boutiques de centres-villes.
39:46Que fait le Rassemblement
39:47National dans l'hémicycle
39:48avec les députés
39:49autour de Marine Le Pen ?
39:51Eh bien, il s'oppose
39:51à mettre en place
39:52une barrière
39:54de protection
39:54pour nos petits commerces
39:55et nos entreprises.
39:56Vous avez deux candidats.
39:57Donc c'est quand même
39:58deux programmes.
39:59Je vais vous répondre.
40:00Peut-être même plus
40:00on ne sait pas avec le temps.
40:01Vous savez plus qu'à Tévenous
40:02je crois que ce qu'on reproche
40:03beaucoup à la Macronie
40:04plus que son incompétence
40:04plus qu'à son bilan.
40:06Je vais vous en parler
40:06vous en faire part
40:07que vous êtes patiente.
40:08Je vais vous répondre.
40:09C'est le mépris
40:11que vous pouvez avoir
40:11et votre capacité à mentir.
40:14Non là c'est factuel.
40:14Qu'a dit Jordan Bardella ?
40:15Monsieur Jacobelli.
40:16Je connais bien Jordan Bardella
40:17et j'ai écouté son interview
40:18aussi passionnément que vous.
40:19Les votes se voient
40:19sur le site
40:20de l'Assemblée nationale.
40:21Jordan Bardella a dit quoi ?
40:23Cette taxe sur les petits colis
40:24elle a un sens
40:26si nous avons remis en place
40:29les moyens
40:30de notre souveraineté.
40:31C'est-à-dire
40:31que si les protections
40:34aux frontières
40:35si le fait que
40:36la mondialisation
40:37est contrôlée
40:38si le fait que
40:39on ne produit pas
40:40avec des normes différentes
40:41en Chine
40:42des produits
40:43qu'on importe en France.
40:44À ce moment-là
40:45on peut l'imaginer
40:46mais nous n'en sommes pas là.
40:47Vous qui êtes fervent
40:50de la mondialisation
40:51vous avez laissé
40:52par tous les traités
40:53de libre-échange
40:53que vous laissez faire
40:54importer des produits
40:55agricoles d'Amérique du Sud
40:57ou industriels
40:58et textiles de Chine
40:59qui ne respectent pas
41:00les normes
41:00que nous imposons
41:01nous-mêmes
41:01à deux producteurs.
41:03Donc une fois encore
41:04nous sommes cohérents.
41:06L'incohérence
41:06excusez-moi
41:07elle est chez vous.
41:08Je vous entends
41:08aujourd'hui parler
41:09de il faut faire
41:10la chasse aux taxes
41:11etc.
41:12Vous avez taxé
41:12les Français
41:13comme pas possible.
41:13Votre dernière invention
41:14c'était de passer
41:15la TVA
41:16de 5 à 20%
41:17sur les bouteilles d'eau.
41:18Évidemment
41:18on ne va pas refaire
41:19tout le match
41:20il faut vous remplacer
41:21et les Français
41:23l'ont compris
41:24j'ai bien vu
41:24le sondage.
41:25Par le camp national
41:27le fait de ne pas porter
41:29le nom
41:30j'allais dire
41:30la marque Le Pen
41:31est-ce que c'est un atout
41:32aujourd'hui
41:33quand on entend
41:34être chef de l'État
41:35ou est-ce que c'est un handicap ?
41:36Je pense qu'au vu
41:37de la dernière
41:38élection présidentielle
41:40ça peut être un atout
41:41parce que le nom
41:43Le Pen
41:43peut continuer
41:45dans l'opinion publique
41:46chez certains électeurs
41:47de faire peur
41:47après
41:48au vu du sondage
41:50notamment
41:50qui a été récemment publié
41:51dans la tribune dimanche
41:52il reste quand même
41:53dans le même métier
41:54Marine Le Pen
41:55et Jordan Bardella
41:56au premier tour
41:57c'est quasiment
41:58kiff kiff
41:58à peut-être
41:592 points
41:59le plus gros
42:01c'est 2 points d'écart
42:02mais c'est presque pareil
42:04c'est les 2 points
42:05du nom de famille ?
42:07Je sais pas
42:07moi j'ai l'impression
42:08que l'affaire du nom de famille
42:09joue beaucoup moins
42:10que ça a pu jouer
42:11je crois que
42:13ils ont chacun
42:14des avantages
42:16les 2 candidats
42:17comportent des avantages
42:18et des qualités
42:19beaucoup plus d'expérience
42:20pour Marine Le Pen
42:21et peut-être un côté
42:21plus rassurant
42:22je pense
42:23par son expérience
42:24et par son expérience
42:25et puis j'allais dire
42:26à l'ancienneté
42:26ce serait sa 4ème candidature
42:29et au fond elle est installée
42:30dans le paysage politique
42:31Bardella
42:31il touche sans doute
42:32des cibles électorales
42:35que n'a pas
42:37peut-être Marine Le Pen
42:38je pense notamment
42:40chez les très jeunes
42:41là il y a quelque chose
42:42qui relève du phénomène
42:44Le candidat TikTok
42:45celui qui est l'un des candidats
42:47et l'un des politiques
42:48les plus présents
42:49sur les réseaux sociaux
42:50ça c'est une réalité aussi
42:51après la difficulté aujourd'hui
42:53très clairement aussi
42:54dans votre parti
42:55c'est qui sera
42:56sur la ligne de départ
42:57pour 2027
42:57cette incertitude
42:59quant au procès
42:59en appel de Marine Le Pen
43:00on rappelle le calendrier
43:01procès en tout début
43:02d'année prochaine
43:03on connaîtra le jugement
43:04à l'été 2026
43:06peut-être même à l'art d'entrée
43:07et Marine Le Pen
43:07a un peu bougé
43:08ces derniers jours
43:08elle avait dit
43:09jusqu'à présent
43:10Bruno Jeudy
43:10si je suis condamné
43:12si mon inéligibilité
43:14est confirmée en appel
43:15je dirais tout de suite
43:16que je soutiens
43:16Jordan Bardella
43:17dans une interview
43:18à Web France
43:18en début de semaine
43:19elle a dit
43:19finalement j'attendrai
43:21peut-être que la cour
43:22de cassation se prononce
43:23or la cour de cassation
43:24si elle se prononce
43:25ce sera juste avant
43:26l'élection potentielle
43:27au mieux pour elle
43:28moi je resterai prudent
43:29puis en plus je partage
43:29pas forcément l'analyse
43:30de beaucoup d'éditorialistes
43:32moi je crois
43:32qu'il y a quand même
43:32encore une chance
43:33que sa peine d'éligibilité
43:35soit réduite
43:35je crois que ça dépendra
43:37beaucoup de sa stratégie
43:38de défense
43:39et on n'est pas
43:39au bout de nos surprises
43:40en revanche
43:41je pense quand même
43:42que dans la différence
43:43entre les deux candidats
43:44il y a quand même
43:44une petite musique
43:45un peu différente
43:46entre Jordan Bardella
43:47et Marine Le Pen
43:48Marine Le Pen
43:49par sa terre d'élection
43:50on voit bien
43:50qu'elle est dans
43:51la tradition nationale
43:54le RN du nord
43:55et le RN plus ident
43:56qui sert du sud
43:56il y a quand même
43:57une dimension sociale
43:58plus forte
43:59on voit bien
43:59chez Jordan Bardella
44:01il y a une petite dimension
44:02plus libérale
44:04on se sent un peu plus sensible
44:06et c'est quand même
44:07une tonalité un peu différente
44:08de ce qu'on peut entendre
44:09quand on reçoit
44:10Jean-Philippe Tanguy
44:11par exemple
44:11merci beaucoup
44:12à tous les quatre
44:13voilà ce qu'on pouvait dire
44:13ce soir de ce sondage
44:15de ses limites
44:15également
44:17merci d'être venu
44:17sur le plateau
44:18de 60 minutes
44:19tout de suite
44:20notre invité
44:20il est celui qui
44:21malgré lui
44:22a relancé
44:23il y a quelques jours
44:23le débat sur le port
44:24du voile des fillettes
44:25il fait partie
44:26de la majorité présidentielle
44:27ou de ce qu'il en reste
44:28aujourd'hui
44:29on va lui poser la question
44:30que pense-t-il
44:31que pardon
44:32pense-t-il
44:33comme Sébastien Lecornu
44:34qu'un compromis
44:35est encore possible
44:36pour sauver le budget
44:37dans un peu plus
44:39d'un mois
44:39le budget 2026
44:40bonsoir Marc Fénaud
44:41bonsoir
44:41vous êtes le patron
44:42des députés du MoDem
44:4436 députés
44:45à l'Assemblée nationale
44:46un mot d'abord
44:46sur ce sondage
44:48qu'on commentait
44:48il y a quelques instants
44:49Jordan Bardella
44:50donné vainqueur
44:51au premier tour
44:52et au second tour
44:52quel que soit le scénario
44:54quel que soit ses adversaires
44:55est-ce que vous êtes en train
44:56vous de vous préparer
44:57à laisser les clés
44:58de Matignon
44:58au RN en 2027
45:00en tout cas
45:01de l'Elysée
45:01en l'occurrence
45:03c'est pas la volonté
45:03qui est la nôtre
45:04après je me mets à la place
45:05de ceux qui nous regardent
45:06et qui se disent
45:07d'ailleurs vous l'avez très bien dit
45:08d'une certaine façon
45:08et démontré
45:09les sondages à 18 mois
45:11généralement
45:11c'est jamais ce qui se passe
45:12je pense que le sujet
45:14le sujet n'est pas tellement
45:16de savoir ce qui va se passer
45:17en 2027
45:17c'est ce qui va se passer
45:18d'ici 2027
45:19donc j'essaie de me concentrer
45:20je ne dis pas
45:20on n'est pas attentif à ça
45:21mais l'objectif
45:22pour éviter ces perspectives
45:24et plutôt qu'on soit simplement
45:25les uns et les autres
45:26à commenter
45:27ce qui est une perspective
45:28ce qui est une hypothèse
45:29le mieux
45:31c'est d'essayer de se mettre
45:31au travail
45:32et de faire en sorte
45:32qu'on puisse trouver
45:33des solutions
45:33parce qu'il n'y a que comme ça
45:34qu'on arrivera
45:35à réintéresser les français
45:36je trouve qu'ils sont singulièrement
45:37un peu très éloignés
45:39de tous ces sujets là
45:39et qu'on leur parle
45:40du budget
45:41c'est déjà difficile
45:42mais qu'on leur parle
45:42dans 18 mois
45:43et quand vous regardez
45:44les sondages
45:44Balladur devait être élu
45:45au premier tour
45:46Juppé devait affronter Hollande
45:47tout ça n'a pas de réalité
45:49si loin
45:49c'est la vertu
45:51d'un sondage du moment
45:51on va tenter de revenir
45:52à la situation politique
45:53actuelle
45:54mais quand même
45:54quand vous voyez
45:55la situation justement
45:56depuis la dissolution
45:56des gouvernements
45:57qui tombent comme des mouches
45:58des budgets
45:59qu'on n'arrive pas
46:00à faire adopter
46:01plus de majorité
46:02à l'Assemblée Nationale
46:03que peut encore faire
46:04Emmanuel Macron
46:05pour sauver
46:06ce qui reste de son quinquennat
46:07il me semble
46:08qu'il faut qu'on continue
46:10à essayer de trouver
46:11c'est vrai qu'il y a une rupture
46:13qui est la dissolution
46:13de 2020
46:14ça je crois qu'elle n'a échappé
46:15à personne
46:15non mais ce que je veux dire par là
46:16c'est qu'il n'y a pas de majorité
46:18il n'y a pas de majorité relative
46:19il n'y a pas de majorité alternative
46:20non plus
46:21ni relative
46:22ni alternative
46:22et donc l'exigence
46:24que nous devons porter
46:25c'est de faire en sorte
46:26parce qu'autour de nous
46:27le monde tourne
46:28la guerre
46:29à nos frontières européennes
46:31les sujets de conflictualité
46:33commerciaux
46:33les sujets de décrochement
46:35de l'Europe
46:35sur les sujets économiques
46:37et donc le travail
46:38qu'on a à faire
46:38et ça concerne aussi
46:40le Président de la République
46:41c'est ce qu'il fait d'ailleurs
46:41sur un certain nombre de sujets
46:42c'est d'essayer de continuer
46:43à tracer un chemin
46:45d'un point de vue économique
46:46et donc d'un point de vue budgétaire
46:47est-ce que le plus simple
46:48pour remettre de l'ordre dans le pays
46:49n'aurait pas été de suivre
46:50le conseil d'Edouard Philippe
46:51c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
46:52démissionne
46:53et laisse le temps aux français
46:54de retourner aux urnes
46:55de choisir un candidat
46:56un programme
46:57et peut-être une majorité
46:58mais j'ai toujours été
46:59très défavorable à cette hypothèse
47:00d'abord d'un point de vue institutionnel
47:01parce qu'on ne gouverne pas
47:03un pays avec les sondages
47:04parce que s'il s'agit juste
47:05d'être populaire
47:06voire d'être populiste
47:07et qu'à chaque fois
47:08je crois qu'il y a un moment
47:09en sondagé
47:10même s'il est assez long
47:11mais là il n'y a ni les sondages
47:12ni la majorité
47:12oui mais très bien
47:13c'est ça la différence
47:14je n'ai pas envie
47:15de bâcler l'élection présidentielle
47:16si on précipite les choses
47:18et qu'on fait
47:19comme on a fait d'ailleurs
47:20sur la dissolution
47:21c'est-à-dire qu'on précipite des choses
47:22et qu'au fond
47:22on n'a pas tranché des sujets
47:23qui sont des sujets devant nous
47:24il faut qu'on tranche les sujets immédiats
47:26mais il y a des sujets devant nous
47:27qui vont être très importants
47:28il me semble que la présidentielle
47:29mérite mieux
47:30qu'un mois et demi de campagne
47:31et donc
47:32c'est le travail que nous avons à faire
47:34je le répète
47:35c'est de faire en sorte
47:36qu'on essaie de remettre en route
47:37il y a quelque chose qui naît
47:38j'espère qu'il aboutira
47:40qui est
47:40une configuration
47:42qui nous oblige un peu
47:43à l'Assemblée nationale
47:44à faire ce qu'on n'a jamais fait
47:44c'est-à-dire à dialoguer
47:45par-dessus les frontières partisanes
47:46ce qui pour l'instant
47:47n'a pas tout à fait
47:48c'est ce que je vous ai dit
47:49avec prudent
47:49le vote du budget
47:50quelle a été la position
47:51des députés modèles
47:52on s'est abstenus
47:52on s'est abstenus
47:53pourquoi ?
47:53il y a eu un député
47:54un seul
47:55qui a voté pour
48:01c'est un peu inexact
48:03c'est pas pour regarder
48:04que le verre à moitié plein
48:05je suis quand même
48:06très lucide sur les choses politiques
48:07vous vous en doutez
48:07et vous le savez
48:08mais on a réussi à faire voter
48:10la partie recette
48:10du projet de loi de financement
48:11de la sécurité sociale
48:12et les socialistes
48:13qui sont dans l'opposition
48:14ont accepté de voter
48:15les écologistes
48:16se sont abstenus
48:16pourquoi ?
48:17parce qu'ils ont considéré
48:17qu'il y avait un point d'équilibre
48:19qui n'était pas leur budget
48:20qui n'était pas non plus le nôtre d'ailleurs
48:21mais qui permettait
48:22d'aller au vote favorable
48:24bon
48:25on a le même travail à faire
48:27sur la fin du projet
48:27de loi de financement
48:28de la sécurité sociale
48:29qui nous reviendra du Sénat
48:30dans quelques jours
48:30et puis on a le projet
48:31de loi de finance
48:32parce que le projet
48:33de loi de finance
48:33on ne peut pas s'abstraire
48:34de la responsabilité
48:35qu'il y a d'un autre
48:36d'essayer de trouver
48:37un budget pour le pays
48:37pour l'instant
48:38je reconnais assez volontiers
48:40que ça n'éclate pas
48:41ça n'est pas spectaculaire
48:42mais je reconnais par ailleurs
48:43qu'il s'est passé
48:44quelque chose d'un peu nouveau
48:45c'est qu'on arrive
48:45à un peu se parler
48:47à essayer de comprendre
48:48la position de l'autre
48:48et à essayer d'atterrir
48:49pour l'instant
48:50ça n'a pas atterri
48:50je ne vais pas vous dire le contraire
48:51mais on n'est pas braqué
48:59pour vous le gouvernement
48:59d'oublier son projet
49:00de réforme
49:02je le disais en vous présentant
49:03il y a quelques instants
49:03c'est vous qui avez
49:04malgré vous
49:05relancé le débat
49:06sur le port du voile
49:08par les fillettes
49:08à l'Assemblée nationale
49:09vous avez convié
49:10il y a quelques semaines
49:10un groupe scolaire
49:11dont des fillettes
49:12assez jeunes
49:13moins de 10 ans
49:14qui sont apparues voilées
49:15en tribune de l'Assemblée
49:16tout le monde se souvient
49:17de la polémique
49:17qui est née
49:18de leur présence
49:20et du fait qu'elle soit voilée
49:21est-ce que vous regrettez
49:22d'abord ?
49:22Non ce que je regrette
49:23c'est la polémique
49:24je n'ai enfreint
49:25aucune des lois de la République
49:26pardon ?
49:28si des gens veulent changer la loi
49:29elle pouvait être voilée
49:30à l'Assemblée nationale
49:31je redonne le cadre de la loi
49:33elle pouvait être voilée
49:35parce que c'est la loi
49:35sur le voile à l'école
49:36en revanche
49:37c'est dans l'espace public
49:37le règlement de l'Assemblée nationale
49:39était ambigu
49:39c'est très ambigu
49:41tout le monde a reconnu
49:42qu'elle était ambigu
49:42et c'est vous du coup
49:43qui avez relancé ce débat
49:44malgré vous ?
49:45pardon
49:45c'est pas moi
49:46qui relance la polémique
49:47quand un député
49:48du Rassemblement national
49:48décide de prendre
49:50des jeunes filles
49:51ou des très jeunes filles
49:52en photo
49:52dans une tribune
49:53en les exposant à la vindicte populaire
49:55sur un sujet
49:55dont on sait qu'il est très polémique
49:57c'est une erreur
49:57je ne suis pas favorable au voile
49:59je n'aime pas
50:00je ne participe pas
50:02de cette éloge du voile
50:03mais en même temps
50:04il y a des règles
50:05dans la République
50:06on ne va pas s'abstraire des règles
50:08et décider de jeter
50:09à la vindicte populaire
50:10des jeunes
50:10c'était des jeunes
50:10qui venaient de deux établissements
50:11un établissement de confession musulmane
50:13un établissement de confession catenée
50:14vous voyez
50:15je revoue
50:15ce sont des jeunes
50:17qui sont venus
50:17pour découvrir l'Assemblée nationale
50:18qui sont venus
50:19pour parler
50:20y compris de laïcité
50:21et le message que vous leur envoyez
50:23c'est dehors
50:23mais qui peut prendre
50:25cette responsabilité
50:26là dans la République
50:27et donc moi j'ai une conception
50:28légiste
50:30comment dirais-je
50:31de légiste
50:32si je peux dire
50:33sur la question du voile
50:34c'est autorisé
50:35c'est autorisé
50:36et donc cette espèce
50:36d'opprobre qu'on jette
50:38sur des jeunes filles
50:40moi me gêne
50:41je le dis très simplement
50:42est-ce que je regarde
50:43c'est la polémique
50:43mais rien que la loi
50:44si je vous entends bien
50:45mais vous voyez
50:45vous voyez Marc Fénault
50:46que ce débat aujourd'hui
50:48Laurent Wauquiez par exemple
50:49réclame
50:51l'interdiction du port
50:51mais dans quel pays
50:52on fait la police
50:53dans quel pays
50:53on fait la police
50:54du vêtement
50:54attendez
50:55parce que je ne suis pas allé
50:56au bout de ma question
50:56Laurent Wauquiez dit
50:57aujourd'hui
50:57il faut interdire le voile
50:59avant l'âge de 16 ans
51:01mais quelqu'un
51:01dont vous êtes plus proche
51:02qui s'appelle Gabriel Attal
51:03dit il faut interdire le voile
51:05en dessous de 15 ans
51:06lui aussi
51:07mais moi je me méfie
51:09des pays
51:09qui font la police
51:11du vêtement
51:11quand vous regardez
51:12les pays dans lesquels
51:13on fait la police du vêtement
51:14ce n'est pas ceux
51:15que je montre en exemple
51:16deuxième élément
51:16ça peut m'arriver
51:17d'être en désaccord
51:17avec Gabriel Attal
51:18troisième élément
51:19il y a des éléments pratiques
51:20c'est-à-dire que vous allez
51:20demander les papiers des gens
51:21pour dire t'as 14 ans
51:22t'as 15 ans
51:23t'as 16 ans
51:23mais par exemple
51:24vous considérez qu'à 9 ans
51:25c'est une liberté
51:26de porter le voile
51:27je ne peux pas juger
51:29dans l'intimité
51:30des uns et des autres
51:31mais je ne crois pas
51:32que le voile
51:32soit seulement le symbole
51:33de la domination
51:34je pense qu'il y a bien
51:35d'autres endroits
51:35où il y a des symboles
51:36de la domination
51:36et que le sujet
51:37que nous avons
51:37c'est d'intégrer
51:39à toute fin
51:40et à part tous les moyens
51:41ces jeunes
51:42si vous leur dites
51:42tu ne peux pas sortir
51:44dans l'espace public
51:45avec ton voile
51:46y compris parce qu'elle
51:48le porte comme une conviction
51:49quand bien même
51:49ça puisse être
51:50sous l'influence des parents
51:51vous leur dites quoi ?
51:52vous leur dites
51:52de rester chez elle en fait
51:53et vous trouvez
51:53que ça fait avancer
51:54la cause de la laïcité
51:55la cause de l'émancipation
51:56des femmes
51:57moi je ne crois pas ça
51:58moi je ne crois pas ça
51:59on l'a interdit à l'école
52:00je dis on
52:01c'était une vingtaine d'années
52:02parce que
52:03c'était d'ailleurs
52:03François Bayrou
52:04qui l'avait porté
52:04oui c'est pour ça
52:05que je vous pose la question
52:05c'était vous
52:07oui mais à l'époque
52:08c'était l'UDF
52:10à l'époque
52:11ça a été interdit
52:12dans l'école publique
52:13ça n'est pas interdit
52:14dans l'école privée
52:16et c'est le point d'équilibre
52:17qui avait été trouvé
52:18en disant
52:18quand il y a des confessions
52:19derrière
52:19on ne peut pas interdire
52:20quelqu'un de porter
52:21un voile
52:21ou un autre signe distinctif
52:23parce que je rappelle
52:23qu'en termes de signe distinctif
52:25il n'y a pas que le voile
52:25parce que si vous ouvrez
52:26le débat sur le voile
52:27vous ouvrez le débat
52:29sur tous les signes distinctifs
52:30religieux
52:30et ce n'est pas ma conception
52:31de la laïcité
52:32la laïcité c'est
52:33la religion ne vient pas
52:35imposer sa politique
52:36mais la politique ne vient pas
52:37imposer aux gens
52:38la façon qu'ils ont
52:39à se comporter
52:40ou de croire
52:41ou de ne pas croire
52:41un sujet fiscal
52:42qui a entraîné
52:43pas mal de débats
52:44ces derniers jours
52:44Bercy souhaitait
52:46remettre à jour
52:47ses fichiers
52:48ce qui aurait eu
52:49pour conséquence
52:49d'augmenter la taxe foncière
52:50de plus de 7 millions
52:51propriétaires
52:52en France
52:53est-ce que vous pensez
52:53qu'il est urgent
52:54de renoncer
52:55à cette augmentation ?
52:56Alors pardon
52:56il y a une vaste hypocrisie
52:57sur le sujet
52:58je suis un élu local
52:59les élus locales
53:01ils ont une commission
53:02qui s'appelle
53:02la commission locale
53:03des impôts directs
53:04qui tous les ans se réunit
53:05et qui fait quoi
53:06comme travail ?
53:07qui dit
53:07je regarde telle maison
53:08j'ai vu qu'il y avait
53:09des travaux
53:09les travaux n'ont pas
53:10été déclarés
53:11et donc je signale
53:11au propriétaire
53:12qu'il doit se mettre
53:13en conformité
53:13parce que
53:14comment on calcule
53:15la taxe foncière
53:16on la calcule
53:17sur la valeur locative
53:17si ce bien là
53:18vous le louiez
53:19ou si vous le louez
53:21il a plus de valeur
53:22s'il y a deux salles
53:23de bain qu'une
53:23alors attendez
53:24je ne comprends pas
53:24qu'est-ce qui s'est passé
53:25attendez
53:25c'est un travail
53:27qui est fait en continu
53:27dans les collectivités
53:28et les collectivités
53:29attendez je finis
53:31Bercy a décidé
53:33pour le coup
53:33de dire
53:34on le généralise
53:34c'est-à-dire qu'on le fait
53:35à l'échelle globale
53:36moi je l'ai fait dans ma commune
53:37on a fait en trois ans
53:37on a écrit à tous les gens
53:39en leur disant
53:40est-ce que vous avez bien
53:41simplement une salle de bain
53:41et c'est passé
53:42parce que
53:44vous dites aux gens
53:45si vous ne déclarez pas
53:47la réalité
53:47en fait
53:47vous créez une distorsion
53:48entre les concitoyens
53:49parce que si vous dites
53:50que vous n'avez pas
53:51de salle de bain
53:51et que donc
53:52vous avez une taxe foncière
53:53c'est-à-dire celui qui vous a dit
53:54j'ai pas construit
53:55de salle de bain
53:55depuis 30 ans
53:56vous êtes allé vérifier
53:56ou vous avez fait confiance
53:57à tout le monde ?
53:58on fait confiance
53:58parce qu'on le fait
53:59avec les services des impôts
53:59ce que vous êtes en train
54:00de nous dire
54:00c'est qu'il aurait fallu
54:01faire ça discrètement
54:02laisser les élus le faire
54:03plutôt que d'afficher
54:04théoriquement ça se fait
54:05à bas bruit
54:06sauf que c'est très long
54:07à faire comme travail
54:07c'est un travail très fin
54:08les services fiscaux
54:09n'ont pas les moyens
54:10de faire dans toutes les communes
54:10parce que c'est un travail
54:11à la maison maison
54:12et il y a par ailleurs
54:14un secret
54:14maintenant on fait quoi ?
54:17on suspend
54:17on oublie
54:18il y a une question
54:19d'équité dans les citoyens
54:20si quelqu'un a une valeur locative
54:21qui n'est pas la réalité
54:22de la valeur de son bien
54:23pardon
54:24il échappe à un impôt
54:25qu'il devrait payer
54:25donc ça n'est pas
54:26une augmentation d'impôt
54:27c'est une régularisation
54:28d'impôt qu'on aurait dû payer
54:29deuxième élément
54:30il y a une réunion demain
54:31je crois à Bercy
54:32vous plaiderez quoi ?
54:34moi je ne crois pas
54:35pas avec nous
54:35avec les élus
54:36mais vous plaidez quoi ?
54:37moi il me semble que
54:38puisque ça fait tant des mois
54:39et que évidemment
54:40tout le monde s'en saisit
54:41pour essayer de faire de la polémique
54:42qu'on ne fasse pas
54:43d'un point de vue massif
54:44et qu'on essaie de regarder
54:45comment ça a été fait
54:46dans un certain nombre
54:46des jeux de départements
54:47pour que commune par commune
54:49les choses puissent se faire
54:49c'est vrai qu'on est à 6 mois
54:51des municipales
54:51bon
54:52et que personne ne veut
54:53prendre la responsabilité
54:55de remettre de l'ordre
54:56donc on suspend
54:56et on renvoie ça
54:57à la pré-présidentielle ?
54:58non c'est pas la pré-présidentielle
54:58on fait comme pour la réforme
54:59non non
55:00vous me dites
55:01on y a été trop fort
55:03et maintenant
55:03quand je vous dis
55:04on essaie d'écouter
55:05vous me dites
55:05vous n'y allez pas assez fort
55:06il faudrait savoir
55:07monsieur Fauvel
55:08d'une certaine façon
55:08non mais
55:09il ne faut pas
55:10parce que c'est une question
55:11pardon
55:12d'équité fiscale
55:13il y a des gens
55:13qui ne payent pas
55:14la taxe foncière
55:15qui devrait payer
55:15pardon
55:16je ne dis pas que c'est des fraudeurs
55:17mais enfin c'est des gens
55:18qui ne payent pas l'impôt
55:19qui devrait payer
55:19le voisin
55:20qui s'est mis en règle
55:21c'est pas juste pour lui
55:22mais on entend
55:22que vous êtes plutôt
55:23pour un signal
55:24d'appelement fiscal
55:24mais ça n'est pas
55:26une augmentation des impôts
55:27j'ai compris
55:27c'est une régularisation
55:28des impôts
55:29c'est des gens
55:29qui réduis parfois
55:30depuis 20 ou 30 ans
55:31quand vous avez des maisons
55:32dans lesquelles on dit
55:32je n'ai pas l'eau courante
55:33et pas l'électricité
55:34vous avez quand même
55:35un petit problème
55:35d'équité fiscale
55:37donc il ne faut pas
55:38en rabattre sur le sujet
55:39il nous reste deux minutes
55:40vous n'étiez pas
55:41l'un des partisans
55:43les plus chauds
55:43quand Sébastien Lecornu
55:44a annoncé qu'il renonçait
55:45à utiliser le 49 franc
55:46on va dire ça comme ça
55:48est-ce que vous pensez
55:48qu'il est encore temps
55:49pour lui
55:50de revenir sur cette promesse
55:52faite au Parti Socialiste
55:53pour trouver une petite crise
55:53mais pardon
55:54ce n'était pas une demande
55:55de Sébastien Lecornu
55:56c'était une demande
55:56du Parti Socialiste
55:57je vous pose la question différemment
55:58si le Parti Socialiste
55:59demain dans quelques semaines
56:00dit bon finalement
56:01on n'y arrive pas
56:02on n'a pas envie
56:03de voter tout le budget
56:03parce qu'il y a des mesures
56:04qui ne nous plaisent pas
56:05faites-le passer par 49-3
56:07est-ce que ça vous semblerait
56:10complètement scandaleux ou pas ?
56:11moi pas du tout
56:12puisque depuis le début
56:12je dis
56:13trouvez-moi l'outil
56:14qui permet d'acter un compromis
56:15quand le Parti Socialiste
56:17et d'autres disent
56:18de toute façon
56:18je ne voterai jamais le budget
56:19et ça par exemple
56:20vous avez discuté avec Olivier Faure
56:21vous lui avez suggéré
56:22il en dit quoi ?
56:23pour l'instant il n'en dit rien
56:24il dit que la demande initiale
56:26c'était une demande
56:26de pas votre 49-3
56:27mais est-ce qu'il est prêt
56:28à revenir sur cette demande ?
56:29quelle était la fin de l'argumentation ?
56:30la fin de l'argumentation
56:31c'était dire
56:31laissez-nous faire
56:32on est capable de se mettre d'accord
56:33à la date où on se parle
56:34on en a parlé au début
56:35de cette interview
56:36il n'y a pas d'accord
56:37et par ailleurs
56:38le Parti Socialiste
56:39à juste titre
56:39a réclamé d'avoir des gains
56:41sur le projet de loi de financement
56:42de la Sécu
56:42et sur le projet de loi de finances
56:45s'il veut que les gains
56:46soient comptabilisés
56:47et qu'il ne veut pas voter le budget
56:48il n'y a que le 49-3
56:49je ne trouve pas d'autres outils
56:51dans la constitution
56:51vous souhaitez que le 49-3
56:53fasse son retour
56:53mais c'est un 49-3
56:54qui n'est pas un 49-3 de contrainte
56:56c'est un 49-3 qui permet
56:57d'amour
56:57de liaison
56:58de compromis
57:00ne mettez pas des mots importants
57:03sur des choses
57:03qui relèvent plutôt du débat politique
57:04bien qu'il y ait de l'amour en politique
57:06n'exagérons pas
57:06mais ce serait un bon 49-3 en fait
57:08si je vous écoute
57:08ce n'est pas un bon 49-3
57:09je répète
57:11si ça permet d'acter un compromis
57:13et que ça ne peut pas marcher par le vote
57:15si vous avez une autre solution
57:16je la prends
57:17mais je ne la vois pas
57:18et ça permet de dire
57:19je n'ai pas voté le budget
57:20et ça permet de dire en même temps
57:22j'ai obtenu telles et telles avancées
57:24et je crois que pour le parti socialiste
57:25pour les écologistes
57:26pour nous aussi
57:27c'est important de dire
57:28voilà ce qu'on a obtenu
57:29d'un cadre financier
57:31qui soit tenable quand même
57:32parce qu'on a quand même
57:32des exigences avec des créanciers
57:33et deux
57:34des avancées qui permettent de dire
57:35j'ai été utile pour mon pays
57:37comme député
57:37et donc
57:38si ce n'est pas un vote
57:39mais moi je préférais
57:40que les socialistes disent
57:41ok ce n'est pas parfait
57:42ce n'est pas mon budget
57:43mais
57:43le 49-3 pourquoi pas
57:45si ce n'est pas le budget
57:46qu'ils veulent voter
57:47Message transmis à Olivier Faure
57:49Merci beaucoup
57:49Marc Fénaud
57:50d'être venu ce soir sur ce plateau
57:51bonsoir Maxime Sweet
57:52bonsoir Marc
57:53ravi de vous retrouver
57:54dans quelques instants
57:54le 20h BFM
57:55quel est le programme ?
57:56De l'amour évidemment
57:57avec vous tout le temps
57:58pardon c'est pas un message
57:59c'était général
58:00de l'amour et une actualité
58:01dans ce soir
58:02le Louvre
58:02sans doute que tout le commando
58:03qui a attaqué le Louvre
58:04il y a un peu plus d'un mois
58:05est sous les barreaux
58:06derrière les barreaux ce soir
58:07on vérifiera ça
58:08il y a une quatrième interpellation
58:09ce soir
58:10également l'Ukraine
58:12avec de l'espoir
58:13et de la prudence
58:14visiblement ça bouge
58:14autour des négociations
58:15on va faire le point également
58:16et puis le sondage choc
58:17Jordan Bardella
58:18battrait tous ses adversaires
58:20au deuxième tour
58:21de la présidentielle
58:22sondage choc
58:23mais là aussi
58:23pas mal de prudence
58:25pas mal de distance
58:26dans le 20
58:26à tout de suite Maxime
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