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  • il y a 17 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va parler politique maintenant.
00:02A-t-on Néron à l'Elysée ?
00:04Un président qui a mis le feu à la France.
00:07Ça va être notre sujet de discussion.
00:09C'est un livre de Nicolas Doménac et Maurice Safran.
00:13Dans tous les cas, Emmanuel Macron s'est coupé de bon nombre de personnes
00:16qui estiment qu'aujourd'hui, il est peut-être temps d'arrêter le quinquennat,
00:21même avant-terme.
00:22C'est notamment ce que disait Edouard Fillet, vous vous en souvenez,
00:24qui appelait Emmanuel Macron à quitter l'Elysée avant l'élection de 2027.
00:28Compte tenu du désordre actuel, il fallait revenir à plus de clarté
00:32et qu'une bonne façon de revenir à plus de clarté,
00:35c'était que le président puisse partir dignement, de façon ordonnée
00:40et peut-être un peu avant mars ou mai 2027.
00:45Je l'ai dit parce que je le pensais, ni destitution, ni démission,
00:48mais un départ ordonné.
00:49Bon, très bien, ça n'est pas le cas.
00:51Il faut donc gérer la situation actuelle.
00:54On va en débattre donc dans le signe et consigne avec l'avocat Charles Consiglier.
00:57Bonsoir.
00:57Bonsoir.
00:58Bonsoir, Maître.
00:59Bonsoir Nicolas Doménac et Maurice Safran.
01:01Bonsoir.
01:01Néron à l'Elysée, le livre est aux éditions Alba.
01:03Michel, ce n'est pas votre premier commis à quatre mains.
01:05Malheureusement.
01:06Parce que les concertos littéraires, vous en avez écrit quelques-uns.
01:10Regardez, voilà.
01:11Quelle collection ?
01:12Chirac Balladur, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et puis Emmanuel Macron.
01:17Déjà, c'est le troisième livre concernant Emmanuel Macron.
01:20Lequel, c'est mieux vendu ?
01:21Là, de Simon Zami.
01:23Donc, les rapports entre Jacques Chirac et Édouard Balladur.
01:27Alors, on va en parler.
01:29Charles Consiglier, c'est Néron, effectivement, qu'on a à l'Elysée ou pas ?
01:33Honnêtement, je pense qu'on est plutôt face au retournement des éditorialistes.
01:40Parce que, je pense que le sujet, c'est plus le retournement de la presse que l'objet de leur attention.
01:47Comme j'ai eu l'occasion de vous le dire sur une autre antenne,
01:51moi, je pense que c'est la presse qui a fait Emmanuel Macron.
01:55Je me suis amusé à prendre ces images qui sont diffusées un peu partout,
02:01des nombreuses unes qui ont été consacrées à Emmanuel Macron.
02:06Donc, des pages comme ça, on peut en imprimer des dizaines.
02:10C'est avant qu'il soit président.
02:11Parce qu'à la limite, on comprend une fois qu'il est président.
02:15Avant 2017.
02:16Voilà.
02:17Mais c'est avant qu'il soit président.
02:20Alors, est-ce que Challenge était enamouré de Emmanuel Macron ?
02:22Challenge était très enamouré de Macron.
02:27J'ai retrouvé un communiqué de la Société des journalistes de Challenge
02:33qui s'inquiétait de ce que Challenge roulait pour Macron,
02:38notamment grâce aux éditos.
02:40Mais vous avez le droit, je veux dire, il n'y a pas de problème.
02:42Mais grâce aux éditos, notamment de Maurice Zafran.
02:45Et à l'époque de Bruno-Roger Petit.
02:48J'adore.
02:49Et donc, la Société des journalistes listait un certain nombre d'éditoriaux,
02:55selon eux, trop favorables à Emmanuel Macron.
02:59Et d'ailleurs, la fameuse interview fondatrice en trois volumes,
03:05l'interview Fleuve de Macron, que j'ai relue pour l'occasion d'ailleurs.
03:09Qui était publiée par Challenge.
03:10On peut en parler, qui était intéressante, c'est vrai.
03:12Eh bien, elle devait être suivie d'entretiens similaires avec d'autres candidats.
03:17Ce qui n'a pas été le cas, selon cette Société des journalistes.
03:19Et donc, on avait un certain nombre d'éditoriaux.
03:23Le phénomène Macron fait perdre la raison à droite comme à gauche.
03:26Fillon est devenu l'inquiétant candidat du fantôme de Sarkozy.
03:31Le soutien, voilà, le pire d'entre eux ou la vraie nature de Fillon.
03:35Donc, ça veut dire quoi ?
03:35Les souverainistes séniles contre le pacte.
03:37On l'a bien compris, Charles.
03:38Mais ça veut dire quoi ?
03:39Ça veut dire qu'on a deux amoureux déçus.
03:42Je trouve ça, je vais vous dire, je pourrais être tout à fait honnête.
03:45Je trouve le livre très intéressant.
03:47Je pense que la plupart de ce qui est écrit est exact.
03:51Mais je pense que vous auriez le même...
03:55Vous allez bientôt en avoir un autre qui va surgir, qui va vous plaire,
03:59qui va vous aveugler de la même façon que vous allez soutenir aussi
04:03et duquel vous allez vous détacher petit à petit.
04:08Ça, c'est la première chose que je pense.
04:10Et ça n'enlève rien à la qualité du livre.
04:12Et la deuxième chose que je pense, c'est qu'au fond,
04:16à mon sens, là où vous faites une erreur, vous, sur votre biais psychologique sur lui,
04:21c'est qu'en réalité, vous n'êtes pas déçus par Macron.
04:25Vous voulez absolument sauver l'idéologie macronienne.
04:30Et ça, il faut rendre à César qui est à César.
04:32Je l'ai lu sous la plume d'Eugénie Bastier du Figaro.
04:34J'ai trouvé ça tout à fait intéressant.
04:36Donc je cite ma source.
04:38Je pense qu'elle a raison.
04:40En réalité, vous continuez à défendre ce en même temps molasse
04:44qui n'a rien donné malgré les belles promesses.
04:47Mais pour ça, vous avez besoin de sacrifier un fusible.
04:52Et donc, vous sacrifiez...
04:53Voilà, j'ai terminé.
04:55J'ai terminé.
04:56Alors, réponse de Maurice Safin, parce que c'est vous qui avez été mis en cause.
04:59La première idée absurde, mais alors totalement absurde,
05:02qui revient en boucle tout le temps, c'est que la presse,
05:06la presse, les journaux, les télés, BFM, etc., font les candidats.
05:09C'est l'idée la plus crétine qui soit.
05:12Elle est très répandue, cette idée.
05:13Elle est très répandue, mais c'est totalement fausse.
05:14La presse amplifie les phénomènes.
05:17C'est comme si vous m'expliquiez qu'en 2007,
05:21c'est la presse qui a fait Sarkozy.
05:22C'est l'idée la plus...
05:23Il y a eu des centaines de unes.
05:25Sarkozy, il a fait la campagne la plus géniale de la cinquième.
05:28Et il a été élu...
05:28Mais reconnaissez que parfois, il y a des journalistes
05:30qui sont séduits en même temps par des candidats qui surgissent.
05:33Il a été très soutenu quand même.
05:34On a dit ça de Ségolène Royal.
05:36Je vous...
05:37Il a été très soutenu quand même par la presse.
05:39Je vous signale qu'on a le droit de ne pas penser comme vous.
05:41On a fait un journal, Nicolas et moi,
05:43je l'ai co-créé avec Jean-François Kahn,
05:45qui s'appelait Marianne,
05:46qui était exactement, exactement, bien avant Macron,
05:50dans la ligne qu'avait Macron en 2017.
05:53Mais c'est ce que je vous dis.
05:54Il n'y a pas une grande surprise.
05:55Mais c'est ce que je vous dis.
05:55Vous continuez à défendre la ligne.
05:58Les éditorialistes soutiennent, pensent...
06:01Justement, pour un peu plus...
06:02Dernière chose, et je laisse Nicolas compléter,
06:05la toute dernière chose,
06:07c'est que je viens de découvrir,
06:09avec le Figaro et avec vous,
06:11qu'on a le droit de critiquer Macron sur sa droite.
06:14Ça, ça ne pose aucun problème.
06:16Moi, j'écoute très souvent votre émission.
06:17Vous le défoncez, mais vous avez le droit.
06:20Parce que c'est à droite.
06:22Mais une critique de gauche de Macron
06:25pour Eugénie Bessier et pour vous,
06:27c'est insupportable.
06:28Ah ben, ça m'a...
06:29Pardon, alors là,
06:30que ce soit une critique de gauche,
06:32je vous avoue que ça m'a échappé.
06:33Mais why not ?
06:34Ah bon ?
06:34Je ne sais pas que ce soit particulièrement
06:36une critique de gauche.
06:37Vous reprochez finalement à Emmanuel Macron
06:39de ne pas avoir été assez à gauche,
06:40c'est ça Nicolas Demenach ?
06:41Non, je le reproche d'avoir trahi ses engagements.
06:43Et parmi ses engagements,
06:45d'abord, il nous avait dit
06:46je suis de la famille de la gauche.
06:48Sauf qu'il l'a complètement oublié.
06:50Mais attendez, ça ne voulait pas dire
06:51qu'il était socialiste.
06:54Ça voulait dire, au fond,
06:55qu'il avait une attention au social,
06:57aux petites gens,
06:58et qu'il a...
06:59Il a d'ailleurs...
06:59Il nous avait dit à Maurice et à moi
07:01qu'il voulait être député socialiste
07:02à un moment.
07:03Et puis après, hop,
07:04il va chez Philippe de Villiers,
07:06je veux dire,
07:06il fait une politique de droite.
07:08Il a pourtant été élu en 2017
07:09par le droit de gauche.
07:10Il est allé pendant la campagne,
07:12Philippe de Villiers.
07:12Si vous voulez,
07:13c'est cette trahison, nous,
07:15qui nous semble de plus en plus problématique
07:17au fil des années,
07:19et notamment pour le second quinquennat.
07:20Alors, vous dites qu'au fond,
07:22si on vous écoute bien,
07:23il ne s'est rien passé au second quinquennat.
07:25Il n'y a pas eu cette campagne lamentable,
07:27cette non-campagne de 2022,
07:29parce que quand même,
07:30tout commence de là.
07:31Et puis ensuite,
07:32je veux dire,
07:32des erreurs politiques,
07:34mais continuelles,
07:35jusqu'à la dissolution
07:36qui est là,
07:37le feu d'artifice macroniste.
07:39Alors, si vous dites que tout ça
07:40n'a pas existé,
07:41je veux dire,
07:41et que ne mérite pas de critique,
07:43nous, on pense que ça mérite des critiques.
07:45Et je mettrais dans la critique
07:46sur la gauche,
07:47c'est que, écoutez,
07:49sa façon d'être
07:50avec les corps intermédiaires
07:51et avec notamment Laurent Berger,
07:53je veux dire,
07:54qui, chaque fois qu'il a tendu une main,
07:55ça l'est fait mordre,
07:56je veux dire, jusqu'au sang,
07:58je veux dire,
07:58si ça, c'est pas une trahison.
08:00Et enfin,
08:00je veux dire,
08:01son absence à la manifestation
08:02pour la République
08:03et contre l'antisémitisme,
08:05qui est pour moi une faute,
08:06mais de l'ordre du fondamental,
08:08mais vraiment,
08:08je suis encore heurté
08:09quand je vous en parle,
08:11je veux dire,
08:11je pense que ça,
08:12c'est des choses
08:12qui sont vraiment rédhibitoires,
08:14fondamentalement.
08:16Oui, mais on voit justement,
08:18par exemple,
08:19à la passion
08:19que vous vouez à Laurent Berger,
08:21moi, je suis désolé,
08:22j'ai jamais été estomaqué,
08:24je suis sûr que c'est quelqu'un
08:25de grande qualité,
08:27mais de là à en faire
08:28une espèce de quasi-saint
08:29comme il le devient
08:30sous votre plume,
08:32je ne suis pas tout à fait d'accord.
08:34Vous n'avez pas de sens du sacré.
08:36Non, mais je pense qu'en réalité,
08:38en réalité,
08:39chacun,
08:39ça a été la grande force de Macron,
08:41c'est que chacun
08:42a vu Midi à sa porte.
08:43Ceux qui voulaient voir
08:44un jeune libéral
08:46issu de la Banque d'Affaires
08:47l'ont trouvé.
08:48Ceux qui voulaient voir
08:50une gauche réformiste
08:51de bonne foi
08:53comme vous la cherchiez.
08:54Ne l'ont plus trouvé.
08:55L'ont trouvé pendant la campagne,
08:57je veux dire,
08:57l'ont trouvé au stade
08:58de la campagne,
08:59au stade de la candidature.
09:01Mais moi,
09:02je maintiens quand même
09:03que c'était un produit
09:04marketing total
09:05et que les erreurs
09:08que vous décrivez
09:08du second quinquennat,
09:10elles suivent déjà
09:11un premier quinquennat
09:12qui, moi,
09:13m'a paru
09:14très, très, très
09:16critiquable
09:17dès le début,
09:18dès d'ailleurs
09:18la crise des Gilets jaunes
09:20qui, pour moi,
09:20était le premier moment
09:22où on a vu au travers
09:23de ce personnage
09:24puisque le peuple
09:25en Gilets jaunes
09:27s'est fait molester,
09:29pour ne pas dire pire,
09:30pour avoir osé
09:31protester
09:32pendant qu'on s'amusait
09:34dans une ambiance de cour,
09:36dans les arcanes du pouvoir.
09:37Et ça, honnêtement,
09:39je trouve qu'on le voyait
09:40dès le départ.
09:40Donc, ce que je vous reprocherais
09:42pour quand même
09:43qu'il y ait un peu de polémique
09:44dans tout ça,
09:45c'est que votre livre,
09:46il est quand même tardif
09:47et qu'au fond,
09:48à mon sens,
09:49vous incarnez malgré tout
09:50même si ce que vous écrivez
09:53est exact.
09:54Le retournement...
09:55Vous tirez son ambiance.
09:56On en a fait un avant
09:58qui s'appelle
09:58Pourquoi tant de haine ?
09:59Où il y avait déjà...
10:00Qui est paru quand, alors ?
10:01Qui est paru avant
10:02la deuxième présidentielle,
10:05enfin, avant le début.
10:06Et au fond,
10:06on racontait,
10:07je veux dire,
10:07à notre grande surprise,
10:09enfin, notre grande surprise,
10:10ce qu'on découvrait
10:10au fur et à mesure
10:11de ce que nous disaient
10:12les Français,
10:13du refus de l'arrogance
10:14du macronisme,
10:15de l'isolement,
10:16de la claustration
10:17du macronisme,
10:18et du fait qu'ils se sentaient
10:19oubliés, rejetés, etc.
10:21Et quand l'Elysée
10:24et Emmanuel Macron
10:24ont lu ce livre,
10:25ils se sont moqués,
10:27pour cause,
10:28puisqu'ils venaient
10:28d'être réélus.
10:29Sauf qu'on leur disait,
10:30nous,
10:30mais le rejet des Français,
10:32il est encore là,
10:33faites attention.
10:34Ils n'ont rien voulu savoir,
10:35il fallait taper plus fort
10:36et expliquer qu'ils n'avaient pas
10:37cramé seulement la caisse,
10:39comme l'a dit
10:39Valérie Pécresse,
10:40mais aussi l'idée même
10:41d'un président de la République
10:42tel qu'il avait déjà pris.
10:43J'ai l'impression
10:43que vous en prenez plus
10:44aux personnages
10:45et même des analyses
10:46psychologiques
10:47via les personnes
10:48que vous interviewez
10:49dans votre livre,
10:49notamment François Hollande
10:50qui dit que c'est un enfant
10:51narcissique,
10:53qui veut toujours jouer
10:54la comédie,
10:55et finalement,
10:55vous ne remettez pas en cause
10:56la ligne,
10:56vous ne remettez pas vraiment
10:57en cause le fond,
10:58vous ne remettez plus en cause
10:59le problème.
11:01Le problème,
11:02c'est que quand on enquête,
11:04quand on interroge
11:05vous, Charles,
11:06n'importe qui,
11:07et qu'on,
11:08par exemple,
11:08on demande,
11:09mais quelle compréhension
11:10vous avez de la distribution,
11:12mais personne n'en a
11:13la moindre idée,
11:14c'est un phénomène unique,
11:15dans la politique,
11:16on est capable
11:16à peu près
11:17d'expliquer tout,
11:18là,
11:19c'est incompréhensible.
11:20C'est ça son côté néron,
11:22c'est l'incendie politique ?
11:23C'est pour ça,
11:23c'est pour ça que
11:24ça répond en partie
11:26à ce que Charles dit,
11:27pendant des années,
11:28nous avons été
11:29contre la psychologisation
11:30de la politique,
11:31absolument contre
11:32la psychologisation de la politique,
11:33mais là,
11:33comment expliquer
11:34l'inexplicable ?
11:36Il n'y a pas
11:37un responsable politique,
11:38il n'y a pas un...
11:39Même le grand Alain Duhamel,
11:40que j'écoute ici,
11:41est incapable
11:42d'expliquer clairement
11:43pourquoi il y a eu
11:44la dissolution.
11:45Personne n'a compris.
11:46C'est un problème quand même.
11:47Contre la psychologisation,
11:49je me souviens justement
11:50de la fameuse une
11:51de Marianne
11:53où il était...
11:54Nicolas Sarkozy.
11:54Où vous traitiez
11:55Nicolas Sarkozy de fou.
11:57De voyou.
11:57Non, de fou.
11:58De voyou, c'est moi.
11:59C'est ça.
12:00Non, non, non,
12:01c'est ça.
12:01Sarkozy est-il fou ?
12:04Mais pour vous raconter
12:06les petits secrets,
12:07cher Charles,
12:08tous les deux,
12:09on était contre
12:09cette couverture-là
12:10parce que justement,
12:11mais c'est nous
12:12qui avons eu tort d'ailleurs,
12:13mais on était contre
12:13cette une qui a vendu
12:15800 000 exemplaires,
12:16juste 800 000 exemplaires.
12:17Mais on a été contre...
12:18Vous n'allez pas au bout,
12:23si je puis me permettre,
12:24de vos reproches.
12:25Parce que la dissolution,
12:27elle est la conséquence de quoi ?
12:28Elle est la conséquence
12:29d'une assemblée
12:30qui était déjà difficile
12:31à gouverner,
12:32selon Emmanuel Macron,
12:34et de la montée du RN
12:36et du recul de son parti
12:38aux élections européennes,
12:39d'un score décevant
12:40aux élections européennes.
12:41Tout ça est le résultat de quoi ?
12:43C'est le résultat, pardon,
12:44de cette ligne
12:45qui en réalité
12:46est une ligne pas claire,
12:48qui fait qu'on n'avance pas,
12:49qui fait qu'il va rendre
12:50le pays au bout de 10 ans
12:51quasiment sans bilan.
12:53Il y a un petit bilan économique,
12:55il y a eu un peu
12:56sur l'attractivité,
12:57« Choose France »,
12:58etc.,
12:58un peu de volontarisme
12:59de ce côté-là,
13:00un petit peu sur l'Europe,
13:01mais c'est quasiment
13:02que des intentions
13:03et sur le reste,
13:04c'est quand même
13:05une espèce de champ de ruine
13:06sur la sécurité,
13:08sur la dette,
13:09sur la défense,
13:10sur la justice,
13:11sur l'international.
13:11Pourquoi ?
13:12Parce qu'il n'y a pas
13:13de chemin qui est pris.
13:14Et s'il doit remettre
13:17les clés
13:17au Rassemblement national
13:19à la fin,
13:20mais il ne pourra
13:21s'en prendre qu'à vous-même
13:22et vous ne pourrez
13:23vous en prendre qu'à vous-même
13:24puisque c'est précisément
13:25cette ligne,
13:26en même temps centriste,
13:27qui essaie de tout amalgamer
13:28qui fait que
13:29les Français se tournent
13:31vers les alternances
13:32qui sont disponibles.
13:33Vous qui avez fait
13:33de la politique,
13:34vous êtes gonflé.
13:35Les premiers responsables,
13:37c'est la gauche sociale-démocrate
13:39qui s'est effondrée
13:40bien avant Macron
13:41à partir de Mitterrand,
13:43c'est la droite républicaine
13:44dont il ne reste rien
13:45plus que des pauvres journalistes
13:47qui ne font que le commentaire
13:48de ce qui s'est passé.
13:49Attendez,
13:50vous qui êtes de droite républicaine,
13:52elle est morte,
13:53la droite républicaine ?
13:54Totalement morte ?
13:54Non, ce n'est pas vrai.
13:55D'abord,
13:56elle n'est pas morte.
13:56Elle est quasiment mort.
13:57Elle pense qu'elle vit encore.
13:58Elle est quasiment mort.
14:00Édouard Philippe,
14:01c'est quasiment la droite républicaine
14:03et vous allez voir
14:03que plus ça va aller.
14:04Il n'est pas bien
14:04dans les sondages pour l'instant.
14:05Mais peu importe,
14:06j'espère qu'il ira beaucoup mieux.
14:08Mais l'autre point quand même,
14:11c'est qu'on peut renverser
14:12exactement ce que vous dites.
14:13Si le bilan est aussi mauvais,
14:15c'est qu'il n'a pas appliqué sa ligne.
14:17C'est exactement le contraire
14:18de ce que vous dites.
14:18Eh bien, bien entendu.
14:19Donc, vous continuez
14:20à défendre la ligne macroniste ?
14:21Non, parce que vous la connaissez.
14:24Si, c'était le meilleur
14:26de la droite et de la gauche.
14:27C'est la gauche stroscanienne.
14:29Vous, ce que vous attendiez,
14:30c'est la gauche.
14:30Non, c'était le meilleur
14:31de la gauche et de la droite.
14:32Nicolas Doména.
14:33Il nous a expliqué,
14:34je laisse une attitude,
14:35il nous a expliqué
14:35qu'il était Rancardo-Chevêtementiste.
14:37Eh bien, cette complexité-là
14:39était très intéressante
14:40et il a été incapable
14:41de la faire vivre.
14:43Bien sûr.
14:44Bien sûr, mais...
14:45Peut-être que c'était trop complexe.
14:46Peut-être.
14:47Peut-être.
14:47Peut-être.
14:48Mais ensuite,
14:49il fallait faire de la politique
14:50ce qu'il n'a pas fait.
14:53Enfin, c'est-à-dire,
14:54politique comptée
14:55sur des partis politiques.
14:57Lui, même son parti politique,
14:58il l'a tué.
14:59Vous savez ce qu'il en a fait ?
15:00De tout l'argent
15:01qu'ils ont gagné ?
15:02Ça n'a pas passionné.
15:02Rien du tout.
15:03Rien du tout.
15:04C'est-à-dire qu'il n'a pas
15:05organisé des contre-feux,
15:07ce que j'appelle des contre-fous.
15:08Il n'y a aucun grand-mère,
15:09par exemple, renaissance.
15:10Rien, rien.
15:11Il n'y en a pas
15:12qu'il faut être élu.
15:13C'est ce sur quoi
15:14on met l'accent
15:15et je ne vous avais pas l'air
15:16de vouloir l'entendre,
15:17c'est qu'il faut être un peu fou
15:19pour devenir président de la République.
15:21Mais si vous n'avez pas
15:22les contre-feux,
15:22les contre-fous,
15:23vous le devenez complètement.
15:25Surtout si vous êtes réélu.
15:26Il a été réélu.
15:27Personne...
15:28Déjà, il pense que c'est infaillible.
15:30Mais là, le pape,
15:31il n'était pas à Rome.
15:32Il était à l'Élysée.
15:33Oui, mais je reviens
15:38ce n'est pas un problème institutionnel
15:40qui dépasse l'homme.
15:42Puisqu'effectivement,
15:42quand on lit cette fameuse interview
15:45de Challenge,
15:46c'est vrai que c'est très intéressant
15:47ce qu'il raconte.
15:48C'est vrai qu'il a plein d'idées.
15:50C'est vrai que c'est assez nouveau.
15:52Et on sent d'ailleurs...
15:52Oui, à l'époque,
15:53on pouvait le séduire.
15:53Non, non, mais c'est vrai.
15:54Mais oui, c'est pour ça
15:54que je leur donne aussi un peu le point.
15:56C'est qu'il y a quelque chose
15:58comme ça qui se dessine.
15:59Et on a l'impression d'ailleurs
16:00qu'il a les idées plus claires
16:02à l'époque
16:02qu'il ne les a maintenant.
16:04Et donc, en fait,
16:04est-ce qu'il n'a pas été,
16:06comme tous les présidents,
16:07broyé par une fonction
16:09qui demande trop pour un seul homme ?
16:11Plus que les autres
16:12parce que c'est un solitaire absolu.
16:14Chirac, Mitterrand, Hollande, Sarko,
16:17ils étaient entourés par des cercles
16:19et des cercles d'amis,
16:20de militants, de conseillers,
16:21d'un télo, etc.
16:22Lui, la personne,
16:23c'est quelqu'un qui est seul
16:24dans son bureau le soir.
16:25Pourquoi ?
16:25Parce que c'est sa nature,
16:27parce qu'il a toujours été comme ça.
16:28Parce qu'il pense
16:28qu'il peut tout faire lui seul ?
16:30Et ce qui est plus grave encore,
16:31c'est qu'il n'a pas
16:32d'expérience politique.
16:33J'entends par là ce qui fait
16:35que vous allez en France
16:36à la rencontre des Français,
16:37que vous les prenez dans vos bras,
16:39que vous allez leur serrer la main,
16:40que vous arpentez la France avec eux.
16:42Oui, mais ça, justement,
16:44on trouvait en 2016
16:45que c'était très bien,
16:47qu'il n'ait pas passé sa vie
16:48au marché de Brive-la-Gaillarde
16:50et qu'il ait connu autre chose, etc.
16:52Eh bien, c'était une erreur.
16:53Donc, en fait, on lui reproche
16:54ce qu'on trouvait positif à l'époque.
16:55Eh bien, c'était une erreur
16:56et une leçon pour les suivants.
16:58Je veux dire, avoir un jeûneau,
16:59et ça nous ramène directement
17:00au Rassemblement National
17:01qui n'a pas été...
17:03J'aime bien cet exemple,
17:04c'est Jean-Pierre Raffarin
17:05qui me l'avait dit.
17:06Un maire qui doit aller annoncer
17:08à ses concitoyens
17:10que leurs enfants sont morts
17:11la nuit en rentrant du bal,
17:12il n'est plus le même
17:13après qu'avant.
17:14Il sait ce qu'est parler aux Français.
17:16Il ne va pas sur un quai de train
17:17en disant, voilà,
17:18les gens qui ne sont rien, etc.
17:19Il y a des sans dents, etc.
17:21Tous ces propos insupportables
17:24qu'il a tenus
17:24qui montraient qu'il ne connaissait pas
17:26les Français.
17:27En tout cas, je suis impatient
17:28de voir qui sera
17:29votre prochaine concluche.
17:30Pour savoir qui sera le gagnant ?
17:33Non, pour savoir
17:34de qui il faudra se méfier.
17:35J'ai un nom à vous proposer.
17:37C'est Raphaël Glucksmann
17:38le nouveau Macron ?
17:38Je ne crois pas du tout.
17:40On verra.
17:41Mais où vous êtes injuste,
17:44c'est que quand vous relisez
17:45tout, les livres
17:46et les éditeaux de Nicolas,
17:48il était toujours très méfiant
17:50et beaucoup plus que moi
17:52vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
17:53Beaucoup plus.
17:54Et il a été un des premiers
17:56à dire avant l'élection
17:57qu'il lui manquait
17:58tout ce que vous racontez.
17:59J'ai lu les derniers éditeaux
18:01de Nicolas Doménac,
18:02je dois te dire
18:02qu'il est d'assez bonne foi.
18:05Je ne trouve pas
18:07les éditeaux de l'époque.
18:09Mais les vôtres,
18:10je ne les ai pas trouvés
18:10dans les tout derniers numéros.
18:15Non, je n'en ai pas fait.
18:16C'est pour ça.
18:17Vous avez d'autres soucis.
18:18C'est un livre
18:18qu'on vous conseille,
18:19Néron à l'Élysée,
18:20c'est aux éditions
18:21Alain Michel.
18:21C'était le débat
18:22avec Maurice Zafran
18:23et Nicolas Doménac
18:25dans le signé consigné.
18:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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