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  • il y a 8 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00Venons-en à la colère des agriculteurs. On va devant l'Assemblée nationale retrouver Alizé-Boissin pour BFMTV parce que c'est bel et bien face au Palais Bourbon que sont installés les agriculteurs, même si les tracteurs sont garés le long des quais de Seine.
00:11Et des agriculteurs qui pour le moment attendent les annonces. On va retrouver Alizé-Boissin dans un instant. Le temps que vous puissiez voir le dispositif de BFMTV tel qu'il est déployé.
00:22Nous sommes en Savoie, bien sûr, à Paris, à proximité de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle parce que les tracteurs ne sont pas très loin de Roissy.
00:27Donc, Assemblée nationale, on voit les drapeaux de la FNSA toujours autour de vous, Alizé.
00:34Absolument. Ils n'ont pas encore déserté les agriculteurs et c'est simple. Ils attendent des réponses, des mesures concrètes de la part du gouvernement.
00:43Geoffroy, qu'est-ce qui vous fera bouger d'ici ? Vous me disiez, certains sont prêts à passer la nuit dehors, à passer la nuit ici devant l'Assemblée nationale.
00:50Non, mais je pense qu'aujourd'hui, le vrai sujet, c'est qu'on puisse continuer à produire en France et qu'on nous foute la paix sur les histoires de réglementation.
00:58Nous, ce qu'on demande simplement, c'est de pouvoir travailler et vivre de notre métier.
01:02On est dans des situations qui sont quand même extrêmes et catastrophiques.
01:05On ne dégasse plus de revenus de notre métier.
01:09Et en plus de ça, on a des politiques qui pensent qu'ils sont agriculteurs tous les matins et qui connaissent mieux le métier que nous-mêmes.
01:15Et vous avez fait cette action symbolique. Caroline va vous montrer, vous avez déversé 30 tonnes de pommes de terre.
01:22Ça veut dire quoi ? C'est extrêmement symbolique. On est juste devant l'Assemblée nationale.
01:25C'est donc coupé complètement à la circulation. Vous avez déversé cet après-midi.
01:28Ça veut dire quoi, cette action ? C'est quoi le symbole derrière ?
01:30Non, mais simplement, c'était de dire, voilà, vous avez aujourd'hui, vous pouvez venir vous servir sur ces pommes de terre.
01:36Bon, il y a encore d'autres CRS, mais c'est disponible.
01:38Venez vous servir. Et simplement que demain, si on continue, ces pommes de terre aujourd'hui françaises qui sont faites aux portes de Paris,
01:45dans des règles de sécurité alimentaire fortes, demain, on ne saura plus les produire.
01:49Et donc, on devra faire de l'appel à l'importation, ce qui est complètement dérisoire.
01:53Merci beaucoup pour votre témoignage.
01:55Et on vous le disait tout à l'heure, donc les agriculteurs qui attendent des annonces,
01:58des mesures concrètes de la part du Premier ministre, qui devraient les annoncer dans la soirée.
02:03Eh bien, on les a, Alizé Boissin et Caroline Bertolino,
02:05donc devant l'Assemblée nationale pour BFMTV, Amandine Attalaya.
02:08Que proposent...
02:10Elles viennent de tomber.
02:11Quelles sont les quatre décisions prises par Sébastien Lecornu ?
02:14Alors, j'ai eu le temps d'en lire deux, mais les premières.
02:16C'est que Sébastien Lecornu annonce qu'il va y avoir une loi d'urgence.
02:20C'était une demande des agriculteurs, avec trois priorités, notamment l'eau,
02:25c'est-à-dire un meilleur accès à l'eau, la prédation, par exemple,
02:28plus de lutte contre les loups et autres prédateurs, et les moyens de production.
02:32Et c'est un texte qui sera examiné avant l'été.
02:34La deuxième annonce, c'est qu'il n'y aura pas d'augmentation de la redevance
02:38pour pollution diffuse pour le monde agricole,
02:42et qu'il va y avoir des efforts pour une simplification des règles environnementales.
02:49Il y a une annonce également sur les nitrates,
02:52d'une complexité telle que Sébastien Lecornu veut demander à la Commission européenne
02:57de simplifier, de faire évoluer le cadre existant sur les nitrates.
03:01Et puis, ces mesures vont venir en plus des actions prises par le gouvernement
03:06en réponse aux demandes de nos agriculteurs.
03:08Il y a un plan exceptionnel, ça on le savait, porté par la ministre
03:11à plus de 300 millions d'euros pour dresser l'agriculture.
03:14Ce chiffre avait déjà été donné vendredi.
03:16Un nouveau volet fiscal sera annoncé ce soir par le gouvernement
03:22qui proposera un dispositif renforcé d'épargne de précaution pour les agriculteurs,
03:27ainsi qu'un dispositif favorable à la mécanisation collective.
03:30– Johan Barbe, en direct, puisque ces annonces viennent de tomber,
03:34c'est une lettre d'ailleurs que vous envoie, que vous adresse Sébastien Lecornu,
03:39est-ce que ça va dans le bon sens, qu'on voit à la fois à simplifier des normes,
03:42si je comprends bien, et puis cette loi d'urgence qu'il veut porter,
03:47un projet de loi d'urgence pour les agriculteurs ?
03:50– Alors bonsoir, oui, effectivement, on peut penser que ça va dans le bon sens,
03:53notamment un projet de loi, parce qu'on en a besoin.
03:56Le gouvernement l'a déjà fait pour d'autres sujets, je pense notamment,
03:59pourquoi il a fallu refaire Notre-Dame, donc ça veut dire que l'agriculture
04:02est enfin une priorité pour le gouvernement.
04:03– C'est un chef-d'œuvre en péril aussi ?
04:05– Je pense que c'est plus qu'un chef-d'œuvre en péril,
04:08c'est carrément la souveraineté alimentaire française qui est en péril aujourd'hui,
04:11donc il nous fallait des réponses fortes.
04:13Ce soir, je pense que les agriculteurs attendaient plus,
04:16notamment sur la partie de l'engagement du stockage de l'eau.
04:18J'entends pas le Premier ministre annoncer la révolution sur le stockage de l'eau.
04:23– Donc ça va pas assez loin ?
04:24– Nous en avons besoin rapidement, j'ai envie de dire,
04:25l'eau elle est en train de tomber, elle s'écoule,
04:27et malheureusement elle sera pas stockée pour la période estivale
04:30qui arrive devant nous.
04:31Donc il demande au préfet de faire remonter au plus vite
04:33les dossiers qui sont en souffrance,
04:34mais tous les dossiers sont en souffrance en France,
04:36donc je sais pas comment il va pouvoir les traiter.
04:38Et le dernier qui s'était engagé à faire bouger les dossiers de l'eau,
04:41c'était Gabriel Attal.
04:43Et à chaque fois, ils sont partis avant même que de les voir arriver à boutir.
04:45– Par exemple, il y a des mesures concrètes,
04:46pas d'augmentation, la redevance pour pollution diffuse
04:49pour le monde agricole dans le projet de loi de finances 2027.
04:54Donc pas celui-là, le prochain.
04:58– Dans l'annonce en 2026, il y avait déjà pas d'augmentation.
05:01En 2027, c'est très bien.
05:02– Donc il reconduit cette non-augmentation si jamais il est toujours là,
05:07si c'est le même gouvernement, bon voilà, ça est avec des signes.
05:09– Donc ça reste quand même des mesures qui sont assez lointaines et incertaines.
05:13– Mais c'est la hauteur de vos exigences,
05:16parce que cette mobilisation, c'est 350 tracteurs
05:18qui sont rentrés dans Paris ce matin,
05:21après ceux qu'on a vus la semaine dernière avec un autre syndicat
05:24qui était à la manœuvre.
05:27Toute cette mobilisation, c'est suffisant comme réponse ?
05:30– Non, c'est pas suffisant, c'est ce que je dis.
05:32C'est un début.
05:33Je pense que le Grand Bassin parisien, qui est vraiment en souffrance,
05:36donc le monde céréalier aujourd'hui a une vraie souffrance,
05:38parce que les marchés ne permettent plus de trouver un revenu
05:41dans ce monde de la céréale.
05:42– Le prix du blé s'est effondré.
05:43– Et s'est effondré, enfin je veux dire,
05:45aujourd'hui on est en dessous des 150 euros la tonne,
05:46quand on fait 250 euros la tonne pour vivre dignement du métier.
05:50Donc je reste persuadé que le gouvernement Lecornu
05:53est encore loin du compte pour aider l'agriculture.
05:55On avait demandé un allègement notamment sur l'épargne de précaution,
05:59faciliter l'épargne de précaution justement pour aider les agriculteurs.
06:01Je pense qu'il l'a entendu dans la mesure fiscale
06:03qu'il veut annoncer ce soir,
06:05mais il nous faut absolument que le gouvernement prenne conscience
06:07que ça ne va pas suffire pour faire entrer les tracteurs.
06:10Il n'a rien annoncé sur le Mercosur,
06:12il n'a rien annoncé sur la taxe sur les anglais.
06:14– Le Mercosur c'est fait malheureusement.
06:15– C'est fait mais bon, on peut quand même espérer
06:17que la France pèse encore un petit peu,
06:18notamment dans la saisine.
06:19– Elle n'a pas pesé, parce que finalement,
06:20– – Elle n'a pas pesé.
06:21– Malgré son nom, c'est passé.
06:22– Il n'a jamais dit non,
06:24Macron il a dit non une fois que c'était voté,
06:26donc c'est un peu facile.
06:27Donc j'estime que le président Macron
06:29n'a pas mouillé la chemise comme il aurait dû sur le sujet.
06:31Mais aujourd'hui, nous, nous serons encore mobilisés
06:34à Strasbourg la semaine prochaine.
06:35Et là, on attend plus de 1000 tracteurs
06:37devant le Parlement européen.
06:38Et ce qui est important de rappeler sur cette action,
06:40c'est qu'on va mobiliser nos collègues européens.
06:42Aujourd'hui, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer,
06:44nos collègues italiens seront à nos côtés,
06:46parce qu'ils ne sont pas prêts à avoir l'accord Mercosur,
06:48les agriculteurs italiens.
06:49Et pareil pour nos collègues allemands,
06:51qui ont besoin aujourd'hui d'être rassurés,
06:53notamment sur les mesures miroir qui sont promises,
06:57mais qui ne seront jamais appliquées.
06:58Et puis je rappelle que nos collègues
07:00qui sont aujourd'hui sur les ports, sur les frontières,
07:02trouvent énormément d'anomalies dans les camions.
07:05Donc ça veut dire qu'ils rentrent déjà des produits
07:07qui ne correspondent pas aux standards européens et français.
07:10Il faut vraiment que la France
07:11se saisisse d'une instance, on va dire,
07:14de contrôle aux frontières,
07:15pour assurer, au-delà de la souveraineté alimentaire
07:18des Français et des Français,
07:19c'est surtout leur sécurité alimentaire,
07:21alors que nous, agriculteurs, on sait le faire aujourd'hui en France.
07:24Je vous donnerai la parole dans un instant
07:26à Stéphane Gallet de la Confédération.
07:28Si, non, simplement pour aller en Savoie,
07:30on va retrouver l'un de nos journalistes, Romain Etuin,
07:33qui est à Albins, avec des agriculteurs,
07:35aussi voir comment on réagit aux annonces de Sébastien Lecornu.
07:38Romain.
07:41Eh bien écoutez, ici, sur ce blocage,
07:44pour l'instant, il n'y a pas encore de réaction claire,
07:48tout simplement parce qu'ils attendent encore
07:50de savoir concrètement comment vont être mises en place ces annonces.
07:55Il y a cette annonce faite par Annie Gennevard
07:58d'une potentielle brigade de contrôle des importations
08:02qui pourrait changer la donne,
08:04même si on attend encore de voir du concret ici,
08:08on attend de voir du concret contre ces normes européennes
08:11et aussi contre cette gestion de la dermatose nodulaire contagieuse.
08:18Puisqu'on est ici à Entre-Lac,
08:19c'est dans ce secteur que le premier cas avait été détecté la semaine dernière.
08:25Il y a des agriculteurs qui sont présents ici,
08:28qui ont perdu leur cheptel,
08:30leurs troupeaux qui ont été totalement abattus.
08:32Ils ont préféré ne pas prendre la parole par pudeur,
08:35par peur de représailles également,
08:37mais ils nous ont en tout cas confirmé qu'ils attendaient encore
08:40une indemnisation suite à cet abattage.
08:44Et donc vous le voyez, ce blocage qui se poursuit.
08:46Il y a un dépôt pétrolier qui se situe à 500 mètres juste derrière
08:51et ces agriculteurs, ils sont partis pour durer encore un certain temps ici.
08:55Ils ont en tout cas les ressources pour durer.
08:58Voilà, Romain, tu as avec Raphaël Blandamour.
09:00Nous sommes aussi à proximité de l'aéroport Charles de Gaulle.
09:03C'est Nicolas Dumas qui est sur place pour BFM TV avec des agriculteurs.
09:08Les annonces de Sébastien Lecornu viennent d'être faites.
09:13Oui, effectivement, les annonces viennent d'être annoncées
09:17par message sur les réseaux sociaux par Sébastien Lecornu.
09:21On peut dire que déjà, ça a un petit peu un goût d'insatisfaction
09:24qui peut y avoir ici.
09:25Et je me trouve avec Pascal.
09:27Vous, en voyant ces premières annonces du Premier ministre
09:31sur les réseaux sociaux, qu'est-ce que vous vous dites ?
09:35Mon sentiment, c'est qu'on est toujours un petit peu baladé
09:37et qu'il faut toujours attendre plus tard.
09:40L'année dernière, on était déjà sur les barricades, sur l'autoroute A4.
09:43On nous a dit qu'il y aurait des décrets qui seraient mis en place.
09:46Aujourd'hui, il faut encore attendre des semaines.
09:47Il faut que ça soit soumis au vote du gouvernement.
09:49On se demande si l'État ne peut pas agir tout de suite.
09:53C'est dans leurs mains et on veut des choses concrètes rapidement.
09:56Oui, là, au final, en fait, on se dit que les débuts de mobilisation
10:01ont commencé dès le mois d'octobre.
10:03Puisque dès le mois d'octobre, c'est vrai qu'il y a eu des manifestations.
10:06Et vous dites, au final, que c'est plusieurs mois de perdus.
10:11Exactement.
10:11Moi, j'étais là sur l'A4 il y a un an, en décembre.
10:14On est à nouveau mobilisés.
10:17On est en fait des chefs d'entreprise.
10:18On n'a pas que ça à faire, de venir faire des barricades,
10:20de se faire entendre.
10:22Il faut que les choses bougent et bougent rapidement.
10:23C'est ça ce qu'on demande.
10:24Merci beaucoup, Pascal, pour cette réaction
10:27par rapport aux annonces du Premier ministre.
10:29Et vous pouvez le voir ici, sur les images de Chloé Berthaud,
10:32il y a une quinzaine de tracteurs
10:33et une bonne vingtaine d'agriculteurs
10:35qui sont présents sur un terre-plein
10:37pour cette mobilisation symbolique
10:40au niveau de l'aéroport Charles de Gaulle
10:42pour justement montrer cette insatisfaction.
10:46Voilà, Nicolas Dumas avec Chloé Berthaud.
10:49Stéphane Gallet porte par la Confédération Paysaine
10:51et l'Eveur de Vaches Bretonnes en Ile-et-Vilaine.
10:53Donc, il va y avoir un projet de loi d'urgence.
10:55Il va y avoir des mesures annoncées sur l'eau,
10:57notamment sur les moyens de production.
10:59Vous êtes satisfait ou...
11:00Ah non, là, on est particulièrement en colère
11:02parce que ça fait six mois qu'on est mobilisés,
11:04nous, sur la dermatose nodulaire contagieuse.
11:06Enfin, on s'oppose à la stratégie qui est mise en œuvre.
11:08C'est tout le monde de l'élevage qui est en souffrance
11:10et qui est en colère et qui se mobilise jusqu'à vendredi.
11:13Nous, on était aussi dans les rues de Paris.
11:15Je me suis fait mettre en garde à vue, d'ailleurs,
11:17en pouvoir parler de la forme et de la façon
11:18dont il y a un traitement différencié des syndicats.
11:20Mais en tout cas, là, encore une fois,
11:22parce que c'est la troisième lettre
11:24qui nous adresse le Premier ministre.
11:26Encore une fois, il ne fait pas une réponse aux agriculteurs,
11:28comme vous le répétez depuis tout à l'heure.
11:30Il fait une réponse à la liste du Père Noël
11:31qui a été apportée par la FNSEA.
11:34On ne répond pas aux problématiques de l'élevage.
11:36On ne répond pas aux problématiques non plus de revenus.
11:38– Vous êtes en train de dire que le gouvernement
11:40a choisi son syndicat, la FNSEA ?
11:41– Non, mais sérieusement, en 2024,
11:45qu'est-ce qui a fait ressortir la colère des agriculteurs ?
11:47Le revenu et les prix planchers.
11:50La régulation, de façon à ce qu'on puisse gagner notre vie
11:52à partir de notre production, de nos coûts de production.
11:55Et là, qu'est-ce qu'on fait ?
11:56On répond à l'abaissement des normes.
11:59On répond à augmenter la compétitivité.
12:00– C'est aussi une revendication, l'abaissement des normes.
12:02– C'est peut-être une revendication.
12:03Ce n'est pas le cœur.
12:04Ce n'est pas une réponse structurelle.
12:05Vous l'aurez compris.
12:06La réponse du Premier ministre,
12:07ce n'est pas une réponse structurelle
12:08à la problématique qui est forte.
12:10– C'est une réponse d'urgence, d'ailleurs.
12:11C'est une loi d'urgence.
12:12– C'est surtout une réponse à la demande de la FNSEA.
12:16On répond aux céréaliers, à leurs difficultés,
12:17ce qui est une bonne chose.
12:18Mais ce n'est pas cette réponse-là qui est pour ça.
12:20– C'est intéressant parce que François Pitrel,
12:21on voit qu'il y a une grande division syndicale.
12:25C'est-à-dire que chaque syndicat dans son coin
12:26organise ses mobilisations.
12:28La FNSEA…
12:30– Et elle ne se mélange pas.
12:31– Elle ne se mélange pas.
12:31La FNSEA, c'est d'ailleurs encadré par les policiers.
12:34Les tracteurs ont été escortés par les gendarmes et les policiers,
12:38ce qui n'était pas le cas la semaine dernière
12:39où on a vu des frictions entre les forces de l'ordre
12:41et la coordination rurale.
12:44Donc en fait…
12:44– Et quand la Confédération Paysaine a essayé de le faire,
12:46ils n'ont même pas réussi à atteindre l'arc de terre.
12:48– Donc ça veut dire que le gouvernement choisit son syndicat
12:51pour discuter, pour dialoguer ?
12:53– C'est en tout cas une relation suivie depuis maintenant
12:58une quarantaine d'années entre la FNSEA et le gouvernement.
13:00Ça c'est le cas aussi dans beaucoup d'autres organisations professionnelles.
13:05Mais on parle de co-gestion, en tout cas c'est le syndicat principal,
13:08majoritaire, et c'est celui qui a le plus d'influence auprès des gouvernements.
13:11Et c'est vrai qu'il fait remonter des revendications
13:13qui aujourd'hui ne sont plus en phase avec une partie de sa base.
13:17On voit sur le terrain beaucoup d'agriculteurs militants de la FNSEA
13:21qui ne comprennent pas pourquoi ils sont en retard
13:24par rapport aux mobilisations notamment de la coordination rurale
13:26qui a été très active ces dernières semaines.
13:28et c'est vrai que cette action aujourd'hui face à l'Assemblée nationale
13:31arrive quatre jours après le coup de force de la coordination rurale
13:35qui elle aujourd'hui gagne énormément d'adhérents de par ces actions.
13:39– On est un peu dans la mise en scène aujourd'hui M. Gallet ?
13:41– Oui c'est une mise en scène, une récupération,
13:43une instrumentalisation de la colère qui s'est exprimée depuis six mois,
13:45je le répète, et ça a été la même chose en 2024.
13:48En 2024, souvenez-vous, la colère des agriculteurs
13:51qui est partie du même endroit, du sud-ouest,
13:55des zones intermédiaires, des zones d'élevage aussi,
13:58parce que là en fait ce sont des zones qui sont particulièrement difficiles
14:02à vivre en tant que paysans et paysannes,
14:04où la rémunération est difficile,
14:05c'est de là qu'est partie la colère,
14:07et de la même façon il y a eu une instrumentalisation pour la FNSEA
14:10pour arriver sur la loi du plomb.
14:14Pousser la loi spéciale, c'est une loi du plomb bis en fait.
14:17– Alors, il y a une autre chose ?
14:18– Vous êtes de mèche avec le gouvernement ?
14:20– Mais c'est surtout que le gouvernement nous écoute
14:23parce qu'on fait des réelles propositions.
14:25– Les autres, ils n'en font pas les autres ?
14:26– La preuve que non, puisqu'ils ne sont pas entendus,
14:28c'est ce que j'attends là.
14:29Moi ce que je voudrais quand même rappeler par rapport à cette manifestation aujourd'hui,
14:32c'est la manifestation des agriculteurs du Grand Bassin parisien,
14:35donc effectivement derrière le nom il y a la FNSEA.
14:38– Mais comme c'est les céréaliers, par exemple,
14:39la dermatose n'est plus une revendication.
14:41– Mais la dermatose reste une revendication de la FNSEA.
14:44Je rappelle que cet après-midi, enfin depuis ce matin,
14:47c'est le Grand Bassin parisien qui s'est réuni sur Paris.
14:49Comme aujourd'hui on avait des collègues qui étaient réunis sur Lyon et ailleurs
14:52pour faire d'autres choses.
14:53Donc ça veut dire que la FNSEA c'est un réseau
14:56et notre réseau aujourd'hui a organisé cette manifestation.
14:58Effectivement, ils ont été escortés avec les forces de l'ordre
15:00parce que la manifestation était déclarée et autorisée.
15:03Donc comme toute manifestation par un autre syndicat qui ne serait pas agricole,
15:07on a eu le droit de la même protection.
15:07– Mais on connaissait, pardon M. Barbe,
15:08la semaine dernière, reconnaissons les forces de la FNSEA
15:12pour déclarer les manifestations, les autorisations.
15:14– Bien sûr, vous avez raison.
15:15– La déclaration de l'année dernière sur la loi Duplomb,
15:17elle n'était pas déclarée, vous êtes arrivé avec les tracteurs.
15:19– Elle était déclarée.
15:20– Elle n'était pas déclarée, je le sais.
15:21Vous êtes arrivé avec les tracteurs devant l'Assemblée nationale,
15:23vous avez été reçus par la ministre.
15:25Nous, quand on manifeste, on est reçus par les forces de l'ordre.
15:27– Vous avez été mis en garde à vue, vous ?
15:28– Moi j'étais en garde à vue pendant une journée, oui,
15:29parce que j'étais en train d'embruler pour la manifestation.
15:31– Alors on est allé en Belgique, on a été aussi en garde à vue en Belgique.
15:34– Le deux poids de mesure, il existe non seulement dans les faits,
15:38factuellement sur la mobilisation, sur les mobilisations,
15:42mais dans l'écoute aussi, parce que vous dites, on ne fait pas de propositions.
15:44Si, on fait des propositions.
15:45– Quelles propositions vous faites ce soir par rapport à la dermatose nodulaire ?
15:49Ça fait des mois que vous vous plaignez sur un sujet.
15:51– Mais la dermatose nodulaire, on a fait des propositions très concrètes.
15:54– Je ne me permets pas de vous couper,
15:55donc si tu peux éviter de me couper, on va arrêter,
15:58parce que sinon…
15:58– Mais si, ils veulent que la stratégie qui est mise en place s'arrête.
16:02– La fin de l'abattage systématique.
16:04– La fin de l'abattage systématique d'Elo, je l'entends.
16:07Effectivement, on ne peut pas aujourd'hui se rejoindre sur les barrages,
16:09alors que sur beaucoup de sujets, on est plutôt en phase, sur le Mercosur.
16:12– Pourquoi vous êtes autant divisé ?
16:13– Le vrai sujet de division, il est sur la stratégie
16:16de cette dermatose nodulaire contagieuse.
16:19Aujourd'hui, nous, la FNSEA, avec ses associations spécialisées de l'élevage,
16:23on veut plutôt une vaccination, et surtout on veut une stratégie.
16:26– Alors là, je veux bien en parler de la vaccination du Albar.
16:27– Je veux bien en parler de la vaccination.
16:28– On veut une stratégie aujourd'hui qui est scientifique.
16:31Donc il y a un comité scientifique, à votre demande,
16:33qui a été réuni, qui a été créé, donc on ne peut pas dire
16:36que vous n'avez pas obtenu, vous l'avez obtenu.
16:37– C'est la part qu'on fait des propositions, c'est la part qu'on fait des propositions.
16:39– Ce comité scientifique n'a pas bougé de nous.
16:42– Je veux bien en parler de la vaccination, parce que là, il y a le double discours.
16:44– Vous êtes contre la vaccination ?
16:45– Non, depuis six mois, on porte la vaccination, je vous le dis.
16:47Et le dernier que nous le savent, qui s'abstient sur la vaccination,
16:50qui vote contre, mais dites-le, vous, président de la FNSEA,
16:54– La FNB vote contre, on était les seuls.
16:56– La vaccination nationale, l'élargissement de la vaccination, vous avez refusé.
17:02Pourquoi vous a refusé ? Dites-le, pourquoi vous refusez la vaccination ?
17:04C'est parce que ça ralentit le flux du commerce.
17:07– Le vote que vous avez fait il y a six mois, c'était quoi sur la vaccination ?
17:10Le vote il y a six mois.
17:10– On s'est abtenu sur la vaccination obligatoire.
17:12Mais par contre, vous avez refusé la vaccination élargée depuis…
17:16– Et aujourd'hui, le vote syndicat est contre la vaccination dans toute la stratégie.
17:18– Pas du tout, c'est nous qui le portons, c'est nos propositions.
17:21– On voit bien que la division syndicale, on l'a en dit là.
17:23– Alors, si vous le permettez, il manque un troisième acteur.
17:26Parce que là, on a la Confédération Paysanne, on a la FNSEA,
17:29il manque la coordination rurale.
17:31Et c'est Patrick Legras qui est avec nous,
17:33Patrick Legras, le porte-parole de la coordination rurale.
17:36Vous avez entendu les annonces de M. Lecornu.
17:37Quelle est votre réaction, M. Legras ?
17:39– M. Lecornu a été très malin,
17:42parce que là, il est en train de noyer le poisson avec les bassines,
17:45c'est le mot, puisque le dossier des bassines, ça dure depuis six mois.
17:47Et là, le problème, c'est le Mercosur.
17:50Donc, je vais essayer de faire court,
17:52parce que quand je vois la discussion avant,
17:54je vois que la FNSEA est contente de sa manifestation.
17:58Je vais vous dire une chose,
17:59quand on dit qu'on va interpeller les syndicats européens,
18:03il faut savoir que la FNSEA, avec Mme Christiane Lambert,
18:05a été pendant cinq ans patron des échanges au niveau européen.
18:09Depuis 2019, le dossier du Mercosur est sur la table.
18:13Pendant cinq ans, la bande de Lambert n'a rien fait pendant le Mercosur.
18:17Et là, on joue la vierge effarouchée en disant
18:21« Oh là là, c'est pas perdu ».
18:22Moi, je connais les discussions.
18:24Il y a des gens de chez vous, de la FNSEA,
18:26qui ont dit « Le Mercosur n'est pas signable en l'État ».
18:30C'est pas de « en l'État », on n'en veut pas.
18:32Alors évidemment, là, il y a un gros problème au sein de la FNSEA
18:34entre les viticulteurs qui veulent le Mercosur,
18:37les céréaliers et les éleveurs qui n'en veulent pas.
18:39La Confédération rurale, la coordination rurale n'en veulent pas.
18:43C'est comme la dermatose.
18:44Donc il y a les bons syndicats, ou plutôt le bon syndicat,
18:46mais il y a les mauvais syndicats d'extrémistes, droite ou gauche.
18:50Alors vous savez, le discours, il n'est pas là.
18:52On veut tout le monde autour de la table.
18:53Puis au moins, on sera honnête.
18:54Parce que vous savez, recevoir, ils ont raison le gouvernement,
18:57recevoir l'un après l'autre, divisé pour régner,
19:01c'est vieux comme le monde.
19:02Donc moi, je ne veux pas rentrer là-dedans.
19:04Le problème, c'est le Mercosur.
19:05Ce n'est pas les bassines, ce n'est pas les retraites.
19:07Il faut arrêter de se foutre de notre gueule.
19:09D'accord ?
19:09C'est clair.
19:10Au moins, c'est clair.
19:11Ils se foutent de notre gueule.
19:12Clémence, on va retrouver Clémence Renard à l'Assemblée nationale
19:14pour voir comment ça évolue depuis les annonces, justement, du Premier ministre.
19:18Clémence, que disent les agriculteurs ?
19:21Les agriculteurs ici nous disent qu'ils sont très, très déçus.
19:25C'est le cas de Christophe.
19:27D'ailleurs, vous l'entendez, les agriculteurs qui sont toujours très déterminés.
19:29Christophe, vous faites partie de ceux qui sont déçus ce soir.
19:33Racontez-moi pourquoi.
19:33Écoutez, il y a plusieurs éléments qui ont été abordés à destination du Premier ministre Lecornu.
19:39Et donc, on vient d'apercevoir un tweet qui va nous être décrypté par nos équipes.
19:44Mais dans l'idée, pour l'instant, il n'y a pas grand-chose.
19:47Il y a beaucoup de choses qui nous sont proposées à échéance du Salon de l'agriculture.
19:52Sur des moratoires, sur des RPD, sur des problèmes de prélèvement sur les eaux, sur les qualités des eaux, etc.
19:58Sur les directives des trates.
19:59Et donc, tous ces éléments-là, on attend d'un Premier ministre que, déjà, il vienne nous voir.
20:03Parce qu'il est juste à côté.
20:06Vous avez été déçu du fait qu'il ne vienne pas, contrairement à des députés qui sont venus ?
20:09Je veux dire, il est juste à côté.
20:10Il a juste à venir nous voir, nous dire les choses, les yeux dans les yeux.
20:13Et puis, en fait, un Premier ministre, pour moi, c'est quelqu'un qui dit « je tape du poing sur la table ».
20:18C'est comme ça, et on y va tout de suite.
20:19Vous attendez encore des annonces concrètes.
20:21Ça fait deux ans qu'on attend les éléments, qu'ils ont les éléments en leur possession.
20:24Parce que les sujets sont travaillés par les collègues en région, en FED, etc.
20:29À la FNSEA.
20:30Et tous les éléments, ils ont.
20:32Donc, on a besoin que ça avance.
20:34On en a marre d'être sur les manifestations.
20:36Tout à l'heure, les représentants syndicaux ont pris la parole devant tout le monde
20:38en ressortant de cette rencontre, de ce rendez-vous à Matignon, en disant
20:42« tant qu'on n'a rien de concret, on restera sur place ».
20:44Ça veut dire quoi ? Vous allez rester ce soir ?
20:46On va prendre la teneur et vraiment la teneur des éléments.
20:50Non, mais il y a de grandes chances que la majorité des gens ici veuillent rester ce soir.
20:53Bien sûr.
20:54Vous êtes prêt à passer à la mission ?
20:55Oui, il y a des chances.
20:56Oui, clairement.
20:57Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions.
20:59Voilà, les agriculteurs très déçus, toujours très déterminés à continuer leur mobilisation
21:03ici à l'Assemblée nationale.
21:04Et au-delà de tout ça, beaucoup d'agriculteurs sur place nous disent
21:07qu'ils ont même déjà prévu de nouvelles actions dans les prochains jours et ce, partout en France.
21:12Merci Clément Soinard.
21:14Amandine, on voit bien que pour Sébastien Lecornu, ça ne sera pas évident de convaincre,
21:17notamment la base avec ses propositions.
21:20Alors bien sûr, ça va être détaillé dans chaque syndicat.
21:23On verra peut-être dans quelques heures, voire quelques jours, comment tout ça va être digéré.
21:26Mais pour Sébastien Lecornu, en plus, il y a deux motions de censure qui ont été déposées liées au Mercosur.
21:33Une par la France insoumise, l'autre par le Rassemblement national.
21:37Tout à fait, et qui vont être étudiées demain.
21:39Mais comme les socialistes ne s'associent pas à ces motions de censure,
21:43ces motions de censure n'ont quasiment aucune chance de passer.
21:46Donc Sébastien Lecornu est un Premier ministre qui peut quand même aujourd'hui envisager un avenir
21:52à un relatif court terme pour pouvoir réfléchir un peu.
21:56Soyons prudents, mais a priori, il ne sautera pas demain quand même.
22:00Une fois qu'on a dit ça, il y a une autre échéance importante,
22:03c'est bien sûr le Salon de l'Agriculture qui arrive fin février.
22:05Sans bovins.
22:06Sans bovins tout à fait, à cause de la dermatose.
22:09Et on sait bien que les agriculteurs ont là un moyen de pression important
22:13pour continuer à insister à faire des demandes.
22:16Sébastien Lecornu a déjà annoncé une première salve de mesures
22:19où lui présentait un plan à 300 millions d'euros,
22:22même si les agriculteurs disent que ce n'est pas beaucoup d'argent frais,
22:25mais qui a beaucoup de redites et de choses qui avaient déjà été annoncées.
22:30Maintenant qu'il a annoncé cette loi d'urgence, que peut-il faire de plus ?
22:33Il peut répondre à une demande supplémentaire qui est celle d'une bonne partie des agriculteurs
22:37de publier les décrets beaucoup plus rapidement de plusieurs lois,
22:41notamment la fameuse loi Duplomb qui doit assouplir plusieurs contraintes environnementales.
22:45Les décrets n'ont toujours pas été publiés.
22:47Bon, ça, Sébastien Lecornu peut s'y engager.
22:49Sur le Mercosur, il n'a plus la main puisque la France y était opposée,
22:54mais maintenant il va y avoir une ratification au niveau du Parlement européen
22:57et les agriculteurs comptent mettre la pression sur les députés européens.
23:01Mais ça, ce n'est plus le problème de Sébastien Lecornu lui-même.
23:04Ce sera plutôt la semaine prochaine, ça.
23:05Ce sera la semaine prochaine.
23:06Ça peut être le problème quand même du gouvernement.
23:06Le gouvernement peut aussi appeler ses eurodéputés à signer.
23:09Mais ce qu'il n'a pas fait pour l'instant,
23:10le gouvernement n'a pas exprimé un soutien, un recours devant la justice européenne aujourd'hui.
23:17Donc on voit bien que Sébastien Lecornu a relativement peu de marge restante aujourd'hui
23:22avec en plus un gouvernement qui globalement n'a plus d'argent.
23:25Donc il ne faut malheureusement pas attendre, monter ses merveilles
23:28et il doit déjà faire.
23:29M. Gallet, c'est vrai que le salon de l'agriculture, ça devrait être mouvementé là.
23:33C'est vrai qu'il n'y a pas les bovins en plus.
23:35Non, mais ça va être mouvementé parce qu'il n'y a toujours pas de réponse
23:37aux demandes des paysans et des paysannes.
23:39Encore une fois, et il ne suffit pas d'aller bien loin,
23:41le 2024, la main sur le cœur, le président de la République dit
23:45on va aller vers les prix planchers pour assurer le revenu des paysans.
23:48On attend toujours.
23:49En fait, c'est ça le cœur du problème, c'est comment on gagne notre vie
23:51à partir de nos productions et de coûts de nos productions.
23:54Il y avait aussi, au moment de la gronde, il y a un an et demi,
23:58il y avait des mesures qui avaient été annoncées sur la simplification.
24:01Sur la loi du plomb, moi je veux bien réagir sur la loi du plomb
24:04parce que c'est quelque chose qui a été porté largement par la FNSEA
24:07puisque Laurent Duplomb est aussi un ancien cadre de la FNSEA
24:10et que c'est lui qui a construit cette loi.
24:12Ça s'appelle...
24:12Il n'est pas cadre de la FNSEA, c'est un agriculteur
24:15qui a été adhérent de la FNSEA.
24:16Oui, il est très proche de la FNSEA.
24:18Enfin bon, voilà, il est très proche du projet politique de la FNSEA
24:22et même le fer de lance.
24:25Et cette loi Duplomb, elle est issue d'un rapport sénatorial
24:29qui a été construit et écrit par le sénateur Duplomb
24:32après le discours de Rungis en 2017 du président Macron
24:35qui disait qu'il faut monter en gamme
24:37où il s'affolait du fait de cette montée en gamme,
24:40c'est-à-dire d'aller sur des produits qui sont mieux disants,
24:44qui satisfont à la valeur du travail des paysans et des paysannes
24:48et qui amènent du revenu dans les fermes.
24:50Et il disait, c'est une erreur,
24:52il faut accélérer sur la concentration des fermes.
24:54C'est écrit dans son texte.
24:55Il faut accélérer sur la concentration des fermes.
24:57Nos fermes sont propites en France.
24:59Et du coup, c'est ça qui a abouti à la loi Duplomb.
25:01La loi Duplomb, c'est favoriser le productivisme,
25:04accélérer la concentration des fermes
25:05et faire disparaître les paysans et les paysannes dans les territoires.
25:08C'est ça la vérité.
25:09Merci, on verra.
25:09Ils sont plus amus de revenus aux agriculteurs et agricultrices.
25:11On verra comment ça se développe au fil des heures
25:13après les annonces de Sébastien Lecornu du Premier ministre.
25:17Ce que vont faire les agriculteurs qui sont toujours sur Paris,
25:19les tracteurs sont garés le long des quais de Seine.
25:21Merci, on verra.
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