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  • il y a 10 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Alors Emmanuel Macron doit partir, ça c'est le souhait de la France insoumise.
00:03En attendant, Emmanuel Macron il est chez lui à l'Elysée, enfin dans son bureau de l'Elysée, Léopold Odebert.
00:09Et il attend Sébastien Lecornu qui est en train d'arriver, le Premier ministre.
00:15Oui, ça y est, 18h05, l'heure de ce rendez-vous vraiment crucial va se dessiner dans quelques instants.
00:21La suite pour Emmanuel Macron, que va-t-il faire, comment va-t-il recevoir les consultations
00:27qu'a mené Sébastien Lecornu, ce très éphémère Premier ministre qui n'a tenu que 14 heures,
00:33qui a passé plus de temps en tant que Premier ministre démissionnaire à consulter hier et aujourd'hui
00:38les forces politiques qui ont bien souhaité retourner à Matignon.
00:42A-t-il obtenu gain de cause ? A-t-il désormais un plan à proposer à Emmanuel Macron
00:47pour premièrement éviter une potentielle dissolution qui est dans tous les esprits depuis plusieurs heures
00:53et deuxièmement peut-être pour nommer quelqu'un à sa place.
00:56Est-ce que ce sera quelqu'un d'une autre couleur politique, peut-être quelqu'un de gauche ?
01:00Et si oui, quel sera l'avenir de la réforme des retraites promise par Emmanuel Macron
01:04alors qu'il y a une sortie qui a beaucoup fait parler dans tous les rangs de la Macronie
01:09et plus généralement de l'échiquier politique depuis plusieurs heures ?
01:12C'est celle de l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne
01:15qui a proposé la suspension de la réforme des retraites.
01:19Un effet coup de tonnerre qui a eu lieu hier soir.
01:20On verra maintenant dans quelques minutes peut-être si Emmanuel Macron suit l'une de ses voix.
01:26À moins Alain et Olivier qu'il n'est encore une botte secrète dans sa besace,
01:32une surprise qu'il pourrait concocter.
01:34En tout cas, il ne parlera pas ce soir Emmanuel Macron.
01:37Ça sera Sébastien Lecornu, ça sera à 20h et on le suivra évidemment ensemble.
01:40Mais sauf que Marie Chantret est à la prise de parole du Premier ministre ce soir
01:44mais le Président de la République a dit aussi à côté, puisqu'il avait donné un délai,
01:48qu'il prendrait ses responsabilités.
01:50Donc on aimerait bien être dans le bureau, savoir ce que vont se dire les deux hommes bien évidemment.
01:53Effectivement, et la prise de parole ce soir de Sébastien Lecornu dans un 20h
01:57annule de fait ou en tout cas reporte celle du chef de l'État.
02:01Ils ne peuvent pas parler ce soir l'un après l'autre, l'un avant l'autre.
02:04Ça paraît inenvisageable.
02:07Ce qui va être important de scruter, c'est la manière de savoir si l'Élysée décide ou pas de communiquer.
02:14Est-ce qu'un communiqué peut ce soir arriver dans nos boîtes mail pour acter finalement peut-être une feuille de route ?
02:22Il a donné 48 heures à son Premier ministre démissionnaire pour d'ultimes négociations.
02:26Est-ce que cet entretien donne lieu à une communication de la part de l'Élysée
02:30et ensuite une prise de parole du Premier ministre ?
02:32Ça pourrait être la chorégraphie.
02:33Ce matin, Sébastien Lecornu s'est exprimé publiquement sur le perron de Matignon
02:39et il nous a dit « la dissolution s'éloigne ».
02:43C'est des mots importants.
02:44Ça veut dire qu'il a visiblement un plan pour éviter la dissolution.
02:49Il a reçu la gauche.
02:51On a parlé de la suspension de cette réforme des retraites.
02:54C'est l'une des demandes de la gauche, en tout cas des socialistes qui sont prêts à aller à Matignon.
03:00Est-ce que ça a avancé tout au long de cette journée ?
03:03Est-ce que c'est ce scénario qui se dessine, la nomination d'un Premier ministre de gauche ?
03:06C'est en tout cas une des hypothèses qui est étudiée de près.
03:12Quelle gauche ? Et quelle personnalité de gauche ?
03:14C'est la gauche socialiste, écologiste.
03:16On accueille Sandrine Rousseau qui nous dira s'il y a un frais parti et la gauche communiste.
03:20Tous n'y sont pas favorables en tout cas.
03:22Absolument.
03:22Le ministre à la mi-journée me disait « tout ce qu'on a fait depuis un an,
03:25ça a été de tout faire pour éviter de mettre le NFP au pouvoir.
03:27Ce n'est pas maintenant qu'on va le faire. »
03:28Est-ce qu'on peut imaginer que Sébastien Lecornu est aujourd'hui,
03:31actuellement dans le bureau du Président de la République,
03:33en disant « c'est bon monsieur le Président, j'ai un accord,
03:36ce soir je vais annoncer que j'ai un gouvernement,
03:39et notamment de gauche ? »
03:41J'ai un accord, je ne sais pas en tout cas.
03:43Et on sait à quel point…
03:44Ce n'est pas ce que disent les socialistes qu'on reçoit.
03:45Et Emmanuel Macron, à quel point il ne lâche pas complètement les rênes.
03:49Il laisse quelques marges de manœuvre à son Premier ministre.
03:52Mais beaucoup, beaucoup l'entourage du chef de l'État dit
03:54« est-ce que vous imaginez dans le logiciel du Président de la République
03:57une réforme qu'on a défendue avec des millions de personnes dans la rue,
04:01mais on est allé au bout, revenir sur cette promesse de campagne ? »
04:04Est-ce que M. Lecornu peut être renommé à Matignon ?
04:08Il y a eu cette rumeur qui circulait cet après-midi.
04:10Son entourage, l'entourage de Sébastien Lecornu,
04:12sachant qu'il a dit non lui,
04:13en tout cas explique qu'il ne faut pas donner prise à ces rumeurs
04:16et qu'il faut laisser la discussion qui avait lieu cet après-midi.
04:19Constitutionnellement, absolument rien ne l'interdit.
04:21Politiquement, ce serait effectivement autre chose.
04:23Mais c'est vrai que dans la courte séquence entre dimanche soir,
04:26la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu
04:29et la démission lundi matin,
04:31ce qui est mal passé, notamment auprès des Républicains,
04:33c'est d'avoir eu le sentiment que ce n'était pas tant Sébastien Lecornu
04:36qu'avait fait le gouvernement qu'Emmanuel Macron.
04:38Et on voit que depuis trois jours désormais,
04:40ce que disent les Républicains,
04:40c'est qu'Emmanuel Macron lâche le manche
04:42et qu'il le laisse à Sébastien Lecornu ou à un autre,
04:45mais qu'il arrête de gouverner.
04:46C'est ce qu'a dit aussi Gabriel Attal.
04:48Alors, nous sommes avec Sarnyne Rousseau.
04:49Bonsoir.
04:50Que pensez-vous de ce qui s'est passé aujourd'hui ?
04:53Vous pensez qu'un gouvernement gauche est possible ?
04:57À titre personnel, j'ai beaucoup de mal à penser
04:59qu'après s'être autant entêté,
05:02après avoir autant tendu le pays
05:04sur des réformes comme les retraites,
05:07après avoir autant nié aussi la crise écologique,
05:09dont je rappelle que les budgets ont été diminués
05:11de 2,5 milliards,
05:14comment se pourrait-il que maintenant,
05:16il y ait un revirement complet ?
05:18Ce serait quand même étonnant.
05:21Et que ce soit Elisabeth Borne qui ouvre cette portière,
05:24alors que c'est elle qui a fait passer en 49-3 cette réforme,
05:27nous vivons quand même dans un monde étonnant,
05:30dans un moment politique étonnant.
05:31Vous la croyez sincère ?
05:32Vous la croyez sincère, madame Borne ?
05:34Là, pour l'instant, j'ai du mal à penser
05:36que ce soit véritablement la gauche qui gouverne.
05:38Et moi, je voudrais quand même,
05:39parce que j'ai entendu la déclaration de Manuel Bompard,
05:43je voudrais quand même dire que pour moi,
05:45la présence d'LFI dans l'équation est importante.
05:49Je vous explique pourquoi en une minute...
05:51Ils ne veulent pas aller à Matignon.
05:52Ils veulent le départ d'Emmanuel Macron.
05:54Oui, mais qu'ils soient quand même dans l'équation.
05:56Parce que...
05:58Enfin, on a eu...
06:00Cette crise, elle n'est pas issue de rien.
06:01C'est-à-dire que cette crise,
06:02elle est issue d'un Emmanuel Macron
06:04qui est retranché dans l'Élysée tout seul
06:06et qui a l'impression d'avoir raison tout seul.
06:08Cet Emmanuel Macron est lui-même issu du hollandisme,
06:10puisqu'il était quand même dans le cabinet de François Hollande.
06:14Il a même été son ministre.
06:15Et je rappelle que François Hollande a eu,
06:16pendant plusieurs mois, tous les pouvoirs.
06:18C'est-à-dire qu'il y avait le Sénat à gauche.
06:20Le Sénat à gauche, on ne s'en souvient pas trop,
06:22mais le Sénat était à gauche.
06:23Jean-Pierre Bell était le président du Sénat.
06:24Exactement.
06:24Il y avait toutes les régions de France à gauche,
06:27sauf une.
06:28Et il avait l'Assemblée.
06:29Et il n'a rien fait de cela.
06:31Alors que c'était un moment historique,
06:34suspendu pour la gauche,
06:35où on pouvait faire des choses.
06:36Donc comment, dans une situation aussi complexe
06:38que celle d'aujourd'hui,
06:40nous pourrions avoir véritablement une politique de gauche,
06:44alors que la situation est beaucoup plus compliquée,
06:45et que les majorités sont beaucoup plus difficiles ?
06:47Ça serait mieux que rien.
06:48Ça serait mieux que rien.
06:49Parce que sinon, c'est la droite.
06:50Non mais alors, après la question,
06:52c'est est-ce qu'on a trouvé les moyens d'imposer des choses,
06:56qui soit évidemment la réforme des retraites,
06:58qui soit d'autres choses.
06:59Mais vraiment, je vous le dis, je n'y crois pas.
07:02Voilà, j'ai du mal à y croire.
07:03Alors comment on sort de cette situation,
07:05de ce cirque politique alors ?
07:07On retourne devant les Français ?
07:10Mais je pense que c'est inévitable.
07:12La dissolution ?
07:12Mais oui, je pense que c'est inévitable.
07:14Et un gouvernement qui serait dirigé par un Sébastien Lecornu renommé,
07:19qui aurait suspendu la réforme des retraites,
07:21vous pourriez décider de ne pas le censurer ?
07:24Déjà, c'est de la politique fiction, donc on verra.
07:27On verra le discours de politique générale.
07:29Moi, je n'ai pas...
07:29Ce n'est pas simplement la réforme des retraites, en fait.
07:32C'est aussi tout le reste.
07:33On arrête de vouloir augmenter les franchises médicales,
07:36de taper sur les affections longue durée.
07:39On revoit aussi la question de la réforme du chômage.
07:42Et Lecornu, ce n'est pas censure immédiate à vos yeux ?
07:44Ah si, Lecornu, ce sera...
07:46Pour moi, Lecornu, ce sera censure immédiate.
07:48Et vous préférez refuser Sébastien Lecornu
07:50au risque de peut-être vous retrouver avec Jordan Bardella à Matignon
07:52dans quelques semaines s'il y a une dissolution ?
07:54Non, mais ça, en fait, c'est...
07:56Aujourd'hui, on fait vraiment des spéculations
07:58et j'entends que c'est un risque.
07:59J'entends absolument que c'est un risque.
08:00On regarde les sondages.
08:01Non, non, oui, mais on regardait les sondages
08:04de la même manière avant la dissolution en 2024.
08:07Moi, j'étais invitée sur les plateaux le soir pour commander.
08:09C'est vrai, ils avaient sous-estimé la gauche au second tour.
08:12À 18h, on a reçu les premiers sondages.
08:14C'était le RN en majorité absolue.
08:16Oui, vous avez raison.
08:17Et à 20h, c'est la gauche qui était en tête.
08:18Non, mais les sondages...
08:19Donc je vous dis, rien n'était en fait.
08:20Non, mais les sondages sont plantés sur ça.
08:21Et on ne peut pas non plus faire de la politique
08:22en fonction de la peur qu'on a de demain.
08:24Mais vous entendez aussi que le Front républicain,
08:26ce qui a fonctionné il y a un an et demi,
08:28fonctionnerait certainement moins que...
08:31Ça, je l'entends absolument.
08:33Mais je vous dis aussi que depuis ce moment-là,
08:35je sens dans la population française
08:37aussi une envie d'un changement.
08:40Un changement, certes, à l'extrême droite,
08:42il y a aussi ce changement-là,
08:44mais aussi un changement à gauche.
08:45Et je pense qu'on ne mesure pas cette poussée
08:47et cette envie de gauche qu'il y a.
08:49Mais pour cela, il faut que la gauche donne envie.
08:51Elle est sous-estimée, cette envie de gauche.
08:52Je pense.
08:53Et il faut que la gauche donne envie.
08:55Et donc, c'est tout notre enjeu dans le moment.
08:56La preuve, c'est qu'il y a une gauche très divisée.
08:58Et ça, ça ne donne pas tellement dits.
08:59Ça, j'entends qu'elle paraît divisée.
09:02Je suis d'accord avec vous, elle l'est.
09:03Je ne vais pas vous mentir.
09:04Non, mais je ne vais pas faire de la langue de bois.
09:06Elle est divisée aujourd'hui.
09:07La preuve, c'est qu'on n'arrive pas à mettre
09:08dans la même salle
09:10les deux forces politiques principales,
09:12le PS et l'FI.
09:13Alors même qu'il y a une semaine...
09:15Chacun se fait ni de son côté en soi.
09:15Alors qu'il y a une semaine,
09:16ils étaient quand même dans la même pièce,
09:17je le dis, pour négocier
09:18les vice-présidences
09:19et les secrétaires de l'Assemblée.
09:21Donc, je dis à mes amis,
09:22ayons un tout petit peu de cohérence.
09:25Mais donc, oui,
09:26elle apparaît divisée.
09:27Je ne nie pas ça.
09:29Maintenant, si on regarde la droite,
09:30elle est encore plus divisée, finalement.
09:32Et donc, peut-être que...
09:33Mais le RN ne l'est pas
09:34et c'est peut-être aussi sa force.
09:35Alors, peut-être que le RN ne l'est pas.
09:37On ne le sait pas encore complètement
09:38puisqu'entre Jordan Bardella
09:39et Marine Le Pen,
09:41on ne sait pas ce que ça va donner.
09:42Mais ce que je veux vous dire,
09:43c'est qu'en fait,
09:44on ne peut pas imaginer
09:45que tous les mouvements sociaux,
09:47que tout ce qui s'est passé
09:48depuis maintenant trois ans
09:50de manière massive
09:51ne se traduisent pas
09:53à un moment donné dans les urnes.
09:54Ça s'est traduit une première fois,
09:55ça peut se traduire une seconde fois
09:58et dans une ampleur encore plus grande.
10:00Combien coûterait la suspension
10:01de cette réforme des retraites
10:03Gaëtan-Mélin,
10:05sachant qu'on a besoin d'argent ?
10:08Le pays est endetté.
10:08Alors, effectivement,
10:09il y a un chiffrage qui a été fait
10:10par les équipes d'Éric Lombard
10:12il y a plusieurs semaines.
10:14C'est l'ancien mise de l'économie.
10:15Exactement.
10:16À la demande de Sébastien Lecornu,
10:18alors on ne connaît pas vraiment
10:19le contour de ce chiffrage.
10:21Est-ce que ça concerne uniquement
10:23l'âge légal de départ à la retraite,
10:24à savoir 63 ans ?
10:26Est-ce qu'ils sont concernés également...
10:29On est à 63,
10:29on n'est pas encore 64 ?
10:30Non.
10:31Actuellement,
10:32on est à 62 ans et 9 mois.
10:35D'accord.
10:35Donc, au 1er septembre,
10:37on arrivera à 63 ans.
10:39On rappelle que l'objectif,
10:40c'est d'arriver à 64 ans.
10:42Mais à cela,
10:43il faut rajouter la durée de cotisation
10:45qui doit passer également
10:46à 172 trimestres.
10:49Donc, est-ce que dans cette suspension,
10:52la durée de cotisation est également concernée ?
10:54Et donc, on resterait à 171 trimestres,
10:58c'est-à-dire 42 ans et 9 mois,
11:00au lieu des 43 annuités.
11:02Donc voilà.
11:02Mais en tout cas,
11:03le chiffrage qui a été effectué
11:05par les équipes d'Éric Lompard
11:08parle d'un coût financier
11:10de 500 millions d'euros
11:12pour la seule année 2026.
11:14Et pour 2027,
11:16eh bien, ça serait davantage
11:17puisque ça atteindrait
11:19les 3 milliards d'euros.
11:22Et si on se réfère d'ailleurs...
11:24De plus en plus chaque année, en fait.
11:25La Cour des comptes
11:26avait effectué un rapport
11:27il y a quelques mois de cela
11:29et avait indiqué dans ce rapport
11:31que si, effectivement,
11:32on gelait la réforme
11:34d'Élisabeth Borne
11:35à 63 ans,
11:38eh bien, cela coûterait
11:3913 milliards d'euros par an
11:41à l'horizon 2035.
11:4313 milliards de plus
11:44que le déficit
11:46qui avait été anticipé.
11:47Tous les ans, cumulatifs.
11:49Exactement.
11:49À partir de 2035.
11:51Donc ce n'est pas négligeable.
11:53Comment on fait
11:53pour trouver ces 13 milliards ?
11:55Ce n'est pas rien à chaque année.
11:57On a eu le débat
11:58pendant les réformes des retraites
12:00où on avait proposé
12:01un certain nombre de mesures
12:02et notamment le fait
12:04qu'aujourd'hui
12:04les exonérations de cotisations
12:08sont à la source du déficit.
12:1013 milliards, ça paraît beaucoup.
12:11Je rappelle que le montant
12:12des retraites, c'est 300 milliards.
12:15Est-ce que c'est le recette en moins ?
12:16C'est 360 milliards aujourd'hui
12:18et ça deviendra 420 milliards demain.
12:19Voilà, c'est ça.
12:20Mais la Cour des comptes
12:21a chiffré que si on fige
12:22à 63 ans l'âge légal,
12:25c'est 13 milliards.
12:25Tout à fait.
12:26Et c'est pour ça que
12:2813 milliards par rapport
12:29à 420 milliards,
12:30vous voyez bien
12:30qu'on est quand même dans une...
12:32Non, mais ça paraît beaucoup.
12:34Non, non, quand je dis ça,
12:36je suis absolument raisonnable.
12:38Mais c'est d'autres économistes
12:40qui le disent.
12:40Je vous en joins à écouter
12:42par exemple Michael Zemmour
12:44qui dit qu'en fait
12:44il suffirait d'une augmentation
12:45très faible
12:46des cotisations
12:47sur les plus hauts salaires
12:48par exemple.
12:49Alors je sais que ça ne vous plaît pas
12:50comme mesure, ça je le sais.
12:51Mais à un moment...
12:52Moi je regarde l'Europe
12:52et partout ailleurs.
12:53On travaille plus longtemps.
12:54La France serait donc
12:55une exception en Europe.
12:57On continuera à partir
12:58à 62, 63 ans.
12:58Oui, mais la France est une exception
13:00aussi sur ses services publics.
13:01La France est une exception...
13:02Et on est pays plus endettés
13:03d'Europe aussi,
13:03c'est aussi peut-être une exception.
13:04Non, ça n'est pas vrai
13:05que nous sommes le pays
13:06le plus endetté.
13:08Non, mais non.
13:08Par exemple, la charge de la dette
13:10dans le budget de la France,
13:11il est deux fois moindre que...
13:13Oui, par rapport au PIB.
13:15Il est deux fois moindre
13:16qu'en Italie ou en Espagne
13:17par exemple.
13:17Ça n'est pas vrai.
13:18Les mauvais élèves,
13:19donc on est dans les mauvais élèves.
13:20Mais ça n'est pas vrai.
13:21Encore une fois, non.
13:22Parce que l'Espagne
13:23a un taux de croissance
13:24qui est bien supérieur à l'autre.
13:25On n'a pas chez nous.
13:26Absolument.
13:26Donc vous voyez bien
13:27que ça n'est pas un mauvais élève.
13:28Donc ce que je veux vous dire...
13:29Et encore une fois,
13:30je reprends les termes
13:31de l'économie classique
13:32que je ne valide pas.
13:33Donc je les prends quand même
13:34pour rentrer dans votre analyse.
13:35On a tous les points négatifs.
13:37Mais je vous dis que même
13:37dans les analyses,
13:39on pourrait très bien trouver
13:40des solutions qui sont
13:41des solutions pérennes
13:42pour le système de retraite.
13:44Et par ailleurs,
13:45il y a aussi un sujet
13:45autour de la quantité
13:50qui a un sous-emploi
13:51chez les jeunes,
13:52chez les personnes âgées.
13:53Et les seniors.
13:54Enfin, les personnes âgées,
13:55pardon.
13:55Chez les seniors.
13:56Excusez-moi.
13:56On est seniors à 45 ans.
13:58Mais aussi chez les personnes
13:59qui sont en situation de handicap.
14:01Et il y a des secteurs d'emploi
14:05qui sont sous...
14:07dotés en main d'oeuvre.
14:09C'est-à-dire qu'il manque
14:09de la main d'oeuvre.
14:10Ça fait des cotisations supplémentaires.
14:11Donc en fait,
14:11il y a des mesures possibles.
14:13Enfin, je veux dire,
14:13il y a des leviers possibles.
14:15Simplement, aujourd'hui,
14:15on s'interdit de les activer.
14:17Vous avez des conversations
14:19off, j'imagine,
14:21avec la patronne
14:21des écologistes,
14:22Marine Tantelier,
14:23qui était dans le bureau
14:23du Premier ministre.
14:24Il y a ce qu'on dit face caméra.
14:26Il y a ce qu'on se raconte
14:27au téléphone,
14:28loin de nous.
14:29Est-ce que vous avez senti,
14:31dans le récit
14:32qu'elle vous fait
14:32de cette rencontre
14:33avec le Premier ministre,
14:34qu'il y avait quand même
14:34un petit bouger dans les lignes,
14:36que sur cette réforme
14:38des retraites,
14:39il y a ce qui est dit
14:39face caméra
14:40et ce qui est possible
14:41et qui pourrait peut-être
14:42vous convenir ?
14:43Moi, c'est ce que j'ai compris
14:44à la sortie de Matignon
14:45tout à l'heure.
14:46Est-ce que je me trompe ?
14:47Alors oui,
14:48c'est ce qui est dit.
14:49Après,
14:51le changement de méthode,
14:52on l'a eu plusieurs fois aussi.
14:53Ce n'est pas la première fois
14:54qu'on a l'histoire
14:55du changement de méthode.
14:56Vraiment.
14:57Mais oui,
14:57on a eu des grandes conférences.
14:59C'est aussi ça le compromis,
15:00Sandrine Rousseau.
15:01Oui, très bien.
15:02Mais sauf que,
15:03permettez que,
15:04juste à un moment,
15:05on se pose cette question
15:06en ces termes.
15:07C'est-à-dire qu'il y a eu
15:07un déni démocratique
15:08à un moment
15:09qui crispe encore plus
15:10après des années de crise
15:12parce que ce n'est pas
15:13la première fois
15:13que nous sommes en crise démocratique.
15:15Aujourd'hui,
15:15en fait,
15:16la question,
15:16elle est renvoyée
15:17à Emmanuel Macron.
15:17Soit il accepte
15:18le résultat des urnes
15:19et il change sa ligne,
15:20soit il va devoir,
15:22à un moment donné,
15:23se questionner
15:24sur sa présence à l'Elysée.
15:25Il n'y a pas
15:26d'autres possibilités,
15:27en fait.
15:28Et ça,
15:29la balle est renvoyée
15:30dans le camp d'Emmanuel Macron.
15:31Est-il capable
15:32de changer sa ligne ?
15:33Il est dans un déni ?
15:34Je pense qu'il est dans un déni.
15:35Je pense qu'il est dans un entêtement
15:37et je pense même
15:37qu'il est dans une forme
15:38d'irrationalité aujourd'hui.
15:40Et d'ailleurs,
15:43tout dépend d'un seul homme ?
15:46Oui,
15:46en regard du caractère d'un homme.
15:48C'est-à-dire que
15:48si un homme a un caractère...
15:50Qu'est-ce que vous voulez dire ?
15:51Son irrationalité,
15:52ça veut dire quoi ?
15:53C'est qu'il a un problème si
15:53ou quoi, le président ?
15:54Non, l'irrationalité,
15:56c'est qu'il est dans un monde...
15:56Gabriel Attal ne le comprend plus,
15:57par exemple.
15:58Et pourtant,
15:59ça a été l'un de ses plus proches.
16:00Il est plus proche que moi
16:02de Emmanuel Macron.
16:03Ça veut dire quoi ?
16:04Son irrationalité,
16:05c'est que je pense qu'il...
16:06Non, il ne réfléchit plus
16:07de manière rationnelle
16:08parce qu'il est dans un...
16:09Il est dans une pièce
16:10dans laquelle il y a
16:11un tout petit monde,
16:12un tout petit monde
16:13enfermé sur lui-même
16:14qui ne se rend pas compte
16:15de ce qu'est la vie des Français.
16:16Il est déconnecté.
16:16Aujourd'hui, je pense
16:17qu'il y a un vrai sujet
16:18et cette déconnexion
16:19entraîne une forme
16:21d'irrationalité
16:21de ses décisions.
16:22Mais tous les présidents,
16:23à un moment donné,
16:23ne le sont pas déconnectés,
16:24tous les présidents
16:25de la Ve République.
16:26Alors, je pense que
16:26c'est un risque
16:27pour tous les présidents.
16:28C'est pour ça que moi,
16:28je pense qu'il faudrait
16:29qu'aujourd'hui,
16:29nous réfléchissions
16:30véritablement à cette fonction
16:31présidentielle
16:32élue au suffrage universel direct
16:35et qui a des pouvoirs politiques
16:37comme peu de pays ont.
16:38Moi, je voudrais
16:39qu'on réfléchisse vraiment
16:40à un président de la République
16:41ou une présidente de la République
16:42qui ait beaucoup moins de pouvoir,
16:44qui soit vraiment garant
16:47des institutions
16:48et dire plus.
16:49Regardez, Sandrine Rousseau,
16:51ce dernier sondage
16:52sur la cote de confiance
16:53du Père République.
16:54Il est catastrophique.
16:54C'est un record.
16:5682% des Français interrogés
16:58n'ont pas confiance
16:59en Emmanuel Macron,
17:00Guillaume Daré.
17:01Seulement 14%
17:02lui font encore confiance.
17:03Il atteint le record
17:05de François Hollande.
17:06Novembre 2016, je crois,
17:07c'est le niveau
17:08qui avait été atteint
17:09par François Hollande.
17:10C'est le niveau le plus bas
17:11historiquement
17:11de ce baromètre
17:13de confiance d'opinion également.
17:15Donc, c'est évidemment
17:16extrêmement bas.
17:17Il perd beaucoup de points
17:18ce dernier mois
17:19et ce qui est peut-être
17:20encore le plus inquiétant
17:21pour lui,
17:22c'est qu'il perd beaucoup
17:23parmi ceux qui ont voté
17:24pour lui au premier tour
17:25de l'élection présidentielle
17:27de 2022.
17:29Seuls 38% des électeurs
17:31qui ont voté
17:32Emmanuel Macron
17:32au premier tour
17:33de l'élection présidentielle
17:34de 2022,
17:34lui accordent encore
17:35leur confiance.
17:36C'est un niveau plancher
17:37qui est historiquement bas
17:38selon l'Institut Elab
17:39qui a réalisé cette étude
17:40d'opinion pour les échos.
17:40Mais même chez les députés
17:41macronistes,
17:42enfin moi ceux que j'ai croisés
17:43étaient vraiment dans une crise
17:44Vous avez entendu ces anciens premiers ministres,
17:46Gabriel Attal qui ne le comprend plus
17:48et Édouard Philippe qui veut son départ.
17:49Mais bon, ils sont peut-être
17:50un peu ingrats, non ?
17:52Ça, je vous laisse le commentaire.
17:55Je n'irai pas dans les bisbilles
17:57internes à Renaissance.
17:58J'en ai suffisamment gérés
17:59chez nous.
18:00Je pense que voilà.
18:01Après, je trouve quand même
18:02que ça pose question.
18:03C'est quand même inédit aussi
18:05que deux anciens premiers ministres
18:07aient des propos aussi durs
18:08vis-à-vis d'un président
18:09de la République.
18:10Je n'ai pas le souvenir
18:10que ça a existé avant.
18:12Ce qui dit quand même
18:12de la crise
18:13et de la personnification
18:14de la crise
18:15autour d'Emmanuel Macron.
18:16Je voudrais comprendre
18:17parce que là,
18:17on est en plein scénario
18:19de politique fiction
18:19quand même en attendant
18:20de savoir ce qui va se dire
18:21dans le bureau de l'Elysée
18:22entre Emmanuel Macron
18:23et Sébastien Lecornu.
18:26Mais très franchement,
18:27Anna Rousseau,
18:27quelle serait la durée de vie
18:29politique
18:30d'un gouvernement de gauche ?
18:33Mais ça, je pense
18:33que c'est l'erreur originelle
18:34qu'il a fait.
18:34En fait, je vais vous dire
18:35pour moi,
18:36l'erreur originelle
18:36qu'il a fait,
18:37c'est qu'après la dissolution
18:40il nommait une personne
18:41issue du NFP.
18:42Cette personne aurait probablement
18:44été censurée,
18:45c'est très probable.
18:45Oui, mais du coup,
18:46ça a réouvré le jeu.
18:47Et c'est ça qu'il a refusé de faire.
18:49Bien sûr, mais le scénario
18:52serait le même aujourd'hui ?
18:53Eh bien, pas forcément
18:54parce que je pense
18:55qu'il n'y a pas d'envie
18:57chez les députés
18:58de la dissolution.
18:58En plus, vous êtes éclaté
18:59aujourd'hui
18:59parce qu'il n'y a plus
19:00la France insoumise.
19:01Donc, il n'y a pas l'envie
19:03de la dissolution
19:04chez les députés ?
19:04Je pense que dans une majorité
19:06des députés,
19:06aujourd'hui,
19:07il n'y a pas envie
19:08de la dissolution.
19:09Il sait que beaucoup
19:09seraient battus.
19:11Oui, peut-être
19:12d'autres réélus.
19:13Mais surtout,
19:14il y a aussi le fait
19:15qu'on a déjà vécu
19:16deux campagnes
19:16que, mine de rien,
19:17ce mandat a été très intense
19:19aussi parce que la bataille
19:20des retraites et les autres...
19:22Et en fait,
19:23on a envie aussi
19:23de mener des projets,
19:24c'est-à-dire d'aboutir
19:26un peu sur des choses
19:26qu'on va faire.
19:27Pour aller au bout
19:27de votre raisonnement,
19:28dissolution ou démission ?
19:30Quelle est la meilleure
19:31des solutions ?
19:33Aujourd'hui,
19:33c'est difficile de dire.
19:34Je pense que...
19:35Vraiment,
19:35je ne souhaite pas
19:37à ce stade
19:37la dissolution véritablement,
19:39mais je pense
19:39qu'elle est inévitable.
19:40Une dissolution
19:41ou démission,
19:41donc pour vous ?
19:42Et je pense qu'après,
19:42la démission se posera
19:44parce qu'aujourd'hui,
19:45dans la mesure où la personne...
19:46Mais oui,
19:46mais je pense que
19:47dans la mesure où
19:48la personne d'Emmanuel Macron
19:50est aujourd'hui
19:51le caillou qui grippe
19:52l'ensemble de la démocratie,
19:54on va être confronté
19:55à cette question.
19:56Qu'on le veuille
19:57ou qu'on ne le veuille.
19:57Vous êtes d'accord
19:57avec Edouard Philippe
19:58sur ce point-là ?
19:59Sur l'analyse institutionnelle
20:00que fait l'ancien Premier ministre ?
20:01Et ce qui fait dire aussi
20:02quand même
20:02dans votre non-envie
20:03de la dissolution
20:04à Marine Le Pen
20:05qui donnait une conférence
20:06de presse tout à l'heure
20:07qu'elle en a envie,
20:09ça c'est une certitude.
20:10Elle voit les sondages ?
20:11Que vous avez peur
20:12tout simplement
20:13du retour aux urnes.
20:14Vous ?
20:14Non, non, je n'ai pas peur.
20:15Comme tous les autres députés
20:16qui sont hostiles à cette...
20:17J'ai peur du RN.
20:17Non, non, je n'ai pas peur.
20:18Non, franchement,
20:18je n'ai pas peur.
20:19Vous n'avez pas une question de peur.
20:21Vous n'avez pas peur
20:21des sondages
20:22qui donnent le Rassemblement National
20:23et les possibles projections
20:24avec peut-être
20:25un doublement
20:26de leur siège
20:26dans le ministère.
20:27Vraiment pas laisser dire
20:28que j'ai peur
20:29d'aucune manière.
20:30Vraiment.
20:30Je n'ai pas peur des urnes.
20:32Vraiment, vraiment pas.
20:33Par contre,
20:34je pense que
20:35d'instabilité en instabilité,
20:37de revote en revote,
20:39je pense qu'on détache
20:40progressivement
20:41les citoyens
20:42de la politique
20:42et que ça,
20:43c'est grave en fait.
20:44Ça, c'est très très grave
20:45à moyen terme.
20:46Et hier,
20:47j'étais sur votre plateau
20:48dans une émission
20:49sur le forum
20:50face à des citoyens.
20:51Ce que j'ai ressenti
20:52dans cette émission
20:53mais ce que je ressens
20:54dans ma circonscription
20:55et ce que je ressens
20:55à peu près partout
20:56où je vais,
20:57c'est qu'en fait
20:57les citoyens se questionnent
20:58pour savoir
20:59pourquoi les politiques
21:00agissent aujourd'hui.
21:02Est-ce que c'est
21:02pour leur intérêt personnel ?
21:04Est-ce que c'est
21:04pour le parti politique
21:05auquel ils appartiennent ?
21:06Ou est-ce que c'est
21:07pour le peuple ?
21:08Eh bien, moi,
21:08je voudrais vraiment
21:09rassurer les personnes
21:10qui nous écoutent
21:11en disant que,
21:12évidemment,
21:13que ces questions
21:13sont absolument légitimes
21:14parce que les intentions
21:15des uns et des autres
21:16ne sont pas forcément
21:17toujours si claires que ça.
21:18Moi, je voudrais vous dire
21:19qu'au nom du peuple,
21:20c'est au nom du peuple
21:21que je me bats
21:25une forme de clarification.
21:25Sauf qu'aujourd'hui,
21:26on est dans une situation
21:27où c'est le régime des partis
21:29qui est revenu.
21:30C'est la quatrième République
21:31où les partis
21:32se parlent entre eux
21:33ou pas.
21:34On reçoit les partis.
21:35M. Lecornu consulte
21:37les partis.
21:37Les Français,
21:38ils regardent le spectacle.
21:39Ils ne sont pas concernés,
21:40d'ailleurs.
21:40On parle très peu d'eux
21:41dans les consultations.
21:43Et donc,
21:43ils se disent
21:44mais bon,
21:45ça nous échappe.
21:46Je partage à 100%.
21:48Et je pense que
21:49c'est l'erreur du NFP,
21:50même, je vais vous dire,
21:51parce que le NFP,
21:52c'était bien au-delà des partis.
21:53C'était les syndicats,
21:54c'était des associations,
21:55c'était des citoyens et citoyennes.
21:57C'était vraiment
21:57un mouvement social,
21:59un mouvement citoyen
22:00qui s'élevait.
22:00Et ça a été accaparé
22:01par quatre chefs de partis
22:02qui, évidemment,
22:04font jouer
22:05des logiques partidaires.
22:07Et je pense que
22:07c'est en train
22:08de tuer dans l'œuf,
22:09en fait,
22:09une forme d'espoir
22:10qu'on avait suscité
22:11lors du NFP.
22:12Donc ça,
22:12je partage,
22:13mais alors,
22:13à 1000%.
22:14Pour autant,
22:16aujourd'hui,
22:16la solution
22:16n'est pas totalement simple.
22:18Donc,
22:18ce que je veux dire,
22:18c'est que je ne suis pas
22:19non plus angélique
22:20sur la manière
22:20dont la politique fonctionne,
22:21loin de là.
22:22Mais là,
22:23aujourd'hui,
22:23on est dans une telle
22:25crise de défiance
22:27qu'il nous faut,
22:28quelque part,
22:28aller chercher
22:29aussi la confiance
22:31des personnes
22:31et comment aller la chercher.
22:32Parce qu'il y a
22:33une autre chose
22:33dont on n'a pas parlé,
22:35c'est que,
22:35dans cette crise politique,
22:36je pense qu'il y a aussi
22:37un sujet autour du référendum
22:39d'initiative citoyenne.
22:41C'était la seule revendication
22:42des Gilets jaunes.
22:43Ces Gilets jaunes
22:43qui ont été quand même,
22:45qui ont fait l'objet
22:45d'une répression dure,
22:47difficile.
22:48Ils avaient,
22:48au bout du bout,
22:49qu'une seule demande
22:50qui maintenait
22:51coûte que coûte,
22:52avec force et vigueur,
22:54c'était ce référendum
22:55d'initiative citoyenne.
22:56On a,
22:56de multiples manières,
22:57essayé de l'imposer
22:58dans l'hémicycle
22:59et de l'imposer aussi
23:01par référendum.
23:02Donc,
23:03un référendum
23:03sur le référendum.
23:05Et Emmanuel Macron
23:05avait promis
23:06des référendums
23:06en 2020.
23:07Il ne l'a jamais,
23:09ils ont toujours
23:09tout bloqué.
23:10Et je pense qu'il y a
23:11cette espèce
23:11d'aspiration à la démocratie.
23:13Et quand un peuple
23:13veut,
23:13à ce point-là,
23:14la démocratie directe,
23:16avoir un contrôle
23:17sur les élus,
23:19la démocratie,
23:20eh bien,
23:20d'une manière ou d'une autre,
23:21ça finit par s'exprimer.
23:23Et là,
23:23la crise que l'on vit actuellement,
23:24elle est le résultat
23:25de tout cela.
23:26C'est-à-dire un peuple
23:27qui se sent dépossédé
23:28de sa voix.
23:30Un peuple qui se sent
23:30dépossédé de sa voix.
23:31Et c'est ça qui est grave,
23:32en fait.
23:33Est-ce que vous souhaitez
23:34que le chef de l'État
23:35s'exprime ?
23:36Sébastien Lecornu
23:37doit prendre la parole
23:37ce soir.
23:38Est-ce qu'il est temps
23:39de clarifier de la part
23:40d'Emmanuel Macron
23:41ses intentions réelles
23:42sur la suite ?
23:44Oui, mais
23:46ce n'est pas une parole
23:49mais ce n'est pas magique.
23:50Alors, on va écouter
23:50Jordan Bardella.
23:51Pardon, Mme Rousseau.
23:53Il faut surtout
23:53qu'on revienne devant
23:54les Français.
23:56Il y a quelques années,
23:57les macronistes
23:58nous ont vendu
23:58la réforme des retraites
24:00comme étant indispensable
24:01au prix de beaucoup
24:02de souffrance dans le pays.
24:04Et on voit là
24:04que depuis maintenant
24:05quelques heures,
24:07toutes les magouilles
24:08sont bonnes
24:09pour empêcher
24:10la dissolution
24:10et pour empêcher
24:11les Français
24:11de choisir un avenir.
24:13Donc, moi,
24:14je suis assez navré
24:15par le spectacle
24:16qui est offert
24:16depuis plusieurs heures
24:18par l'ensemble
24:18des formations politiques.
24:19Et je pense qu'il est temps
24:20d'en finir
24:21avec les tractations
24:21et de laisser place
24:22aux élections.
24:23Retour aux zones ?
24:24Oui, on appelle
24:26un retour aux zones
24:26parce que rien de sain
24:28ne peut émerger
24:29de ces magouilles
24:30de couloirs
24:31qui sont en train
24:32d'avoir lieu
24:32dans les cuisines
24:34de Matignon.
24:35Donc, il faut maintenant
24:36en finir
24:37avec les tractations.
24:38Il faut surtout
24:38que les Français
24:39puissent s'exprimer
24:39parce que pendant
24:41que la classe politique
24:43discute,
24:43les Français souffrent.
24:44Il y a beaucoup
24:45de flou par rapport
24:46à ce soir.
24:46Tout le monde attend
24:47l'allocution
24:47de M. Lecornu.
24:50Finalement,
24:50on entend aussi
24:51le scénario
24:51un retour peut-être
24:53de M. Sébastien Lecornu
24:54à Matignon.
24:55Ça,
24:56ce serait quoi
24:56votre réaction ?
24:58Ça ne marche pas
24:59et donc ils vont
25:00continuer
25:00dans ce qui n'a pas
25:01marché hier.
25:03Ce n'est pas sérieux.
25:04On arrive au bout
25:04du chemin.
25:06La blague
25:07est assez durée
25:08et je pense que
25:08la blague,
25:09qui est une mauvaise blague,
25:10ne fait plus rire
25:10grand monde.
25:11Donc, maintenant,
25:12il faut que ça s'arrête.
25:13Il faut que les macronistes
25:14comprennent
25:14qu'ils ont perdu
25:15les élections européennes
25:16et qu'ils ont perdu
25:16les élections législatives.
25:18Il n'y a rien de plus sain
25:19dans ce type de crise
25:20que de laisser les Français
25:22s'exprimer
25:22et de laisser les Français
25:23choisir.
25:23C'est-à-dire quoi ?
25:24Le président Emmanuel Macron,
25:25il s'est tiré une balle
25:25dans le pied ?
25:27Il cherche à gagner du temps.
25:31Le président de la République
25:32sait qu'il cherche à maintenir
25:35son camp au pouvoir
25:36coûte que coûte.
25:38Il sait que c'est fini.
25:39Il essaie de gagner du temps.
25:40Mais le temps qu'il tente
25:42de gagner,
25:42c'est du temps de perdu
25:43pour les Français.
25:44Merci à vous.
25:44Merci.
25:45Merci.
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