Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 heures
Vendredi 28 novembre 2025, retrouvez Caroline Poissonnier (Directrice Générale, Groupe BAUDELET), Delphine Douetteau (responsable des talents et du développement, ADP), Martial Brun (directeur général, Presance) et Aurélien Baillon (professeur, EMLyon Business School) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment bien dans son job.
00:17On va parler du télétravail, le stress au travail et au télétravail à travers une étude passionnante
00:22que porte Delphine Dueto et les responsables talent inclusion chez ADP à travers justement une étude
00:28sur les salariés dans leur relation au travail et au télétravail. J'y reviens évidemment, elle est notre invitée.
00:34Le cercle RH, la santé mentale des dirigeants. Où en est-elle cette santé mentale ?
00:40Le stress, la solitude et puis évidemment le contexte et le climat tourmenté.
00:44On en parlera avec nos invités. Caroline Poissonnier, directrice générale du groupe Baudelaire,
00:49Martial Brun, directeur général de présence et puis Aurélien Bayon, professeur chez EM Lyon School.
00:54Il y a d'ailleurs une chaire spéciale justement sur la santé mentale des dirigeants.
00:59Et puis je serai accompagné pour chacune de cette émission avec Caroline de Seineville.
01:03Elle est journaliste chez Décideur RH. Voilà le programme. Tout de suite, c'est Bien dans son job.
01:20Bien dans son job pour parler du stress au travail, alors qu'il est un sujet extrêmement générique,
01:24mais très précis à travers l'étude portée par ADP. Delphine Dueto, ravie de vous accueillir.
01:30Merci, bonjour à tous.
01:31Ravie, vous êtes responsable talent inclusion et vous allez nous parler de cette étude.
01:36Alors elle est passionnante, un peu déroutante d'ailleurs, faite par ADP.
01:40Sur les, non pas que les salariés ADP, on est bien d'accord.
01:42Oui, tout à fait.
01:43Sur l'ensemble des collaborateurs.
01:44Une étude sur quoi en fait ? Sur le rapport des salariés au télétravail, au travail en général ?
01:50Alors non, l'objectif de cette étude qui est faite depuis plus de dix ans aujourd'hui par notre institut de recherche aux Etats-Unis,
01:56c'est d'interroger des salariés dans le monde entier pour recueillir leurs ressentis par rapport au monde du travail.
02:03Super photo !
02:04Donc exactement, aujourd'hui c'est 34 000 salariés qui ont répondu et plus de 1 000 salariés en France qui ont partagé leurs ressentis et leurs sentiments.
02:14Rentrons dans le dur. Dans cette étude, sur les 34 000 personnes interrogées, on va rester en France,
02:1931% des actifs français estiment, et je cite la phrase, être constamment surveillés par leurs managers lorsqu'ils travaillent à distance.
02:28C'est incroyable !
02:29Effectivement, alors ça peut s'expliquer, parce qu'il y a vraiment une longue tradition du présentéisme en France.
02:35Et c'est vrai que la crise est arrivée, on ne s'y attendait pas, elle a bouleversé pas mal de choses,
02:40et chacun finalement a fait un petit peu comme il pouvait.
02:43Et donc oui, les entreprises ont dû aussi réagir, ont dû mettre des outils en place.
02:48Et peut-être que la mise en place de ces outils peut donner un peu ce sentiment d'être surveillé.
02:52Quand on compare à certains chiffres des pays du Nord, des pays nordiques comme le Danemark, comme la Suède,
02:56on voit qu'il y a beaucoup plus d'autonomie des collaborateurs.
02:59Il y a un autre chiffre qui est alarmant, et qui doit nous alarmer, on en parle beaucoup,
03:03c'est que 64% des travailleurs français ressentent du stress au travail au moins une fois par semaine.
03:11Et 11% se disent stressés tous les jours, c'est quand même très alarmant.
03:15Oui, ce sont des chiffres alarmants, qui peuvent là encore s'expliquer par notre tradition du présentéisme,
03:20par le fait que les managers ont pris la crise de plein fouet, n'ont pas du tout été préparés,
03:26se sont retrouvés avec des collaborateurs à gérer à distance.
03:29Ce n'est pas la même façon, en fait.
03:32On ne gère pas de la même manière des collaborateurs à distance et des collaborateurs en présentiel.
03:38Quand même, le niveau de stress au quotidien, c'est intéressant.
03:40Comme ce baromètre, cette étude, vous la suivez régulièrement.
03:43On est quand même passé de 15 à 7, 5% au niveau du stress quotidien.
03:47Donc ça, ce n'est pas inintéressant quand même.
03:49Mais on voit quand même que la France, et ça c'est aussi une spécificité dans l'étude,
03:54c'est le pays le plus touché en matière de stress.
03:56Qu'est-ce qui se passe ?
03:57Alors, ma perception, ma vision des choses,
04:00enfin, on est en train de prendre conscience que le management, c'est un métier.
04:04C'est un vrai métier, avec des vraies compétences.
04:07Et finalement, je crois qu'aujourd'hui, l'enjeu pour nos managers,
04:10c'est véritablement de les accompagner sur comment je crée de la confiance,
04:15comment développer la confiance plutôt que la surveillance,
04:17parce que créer de la confiance, on va agir sur le stress,
04:21et c'est bien une des difficultés dont on parle aujourd'hui.
04:24On va permettre, enfin, ça va nous permettre d'attirer, de fidéliser les talents.
04:28C'est encore, malheureusement, la guerre aussi est un enjeu pour toutes les entreprises.
04:32Mettre de la confiance, c'est aussi fidéliser nos collaborateurs
04:36et leur permettre d'être plus engagés.
04:38Et puis, l'engagement, créer de la performance.
04:41Donc voilà, ce triptyque confiance, autonomie, responsabilisation,
04:44il est aujourd'hui essentiel et on doit accompagner nos managers.
04:49Donc vous nous dites, en creux, à travers cela, c'est un outil de marque employeur,
04:52parce que si vous prenez soin de vos collaborateurs, vous les gardez,
04:55et ils produisent mieux, en tout cas, ils s'engagent mieux.
04:58Exactement, et quand on est engagé, ça paraît totalement,
05:01mais travaillons sur cette confiance, sentiment d'être bien dans notre entreprise
05:05pour créer cet engagement et cette performance.
05:07Bien entendu, écouté et valorisé, parce qu'il y a aussi un enjeu,
05:11on n'a pas le temps de concleter, mais la valorisation, qui est un autre sujet.
05:15Un autre sujet qui sera à débattre peut-être une autre fois.
05:17Une autre étude.
05:18En revanche, il y a un chiffre qui m'a beaucoup intéressé,
05:20c'est-à-dire un écart, et là c'est intéressant,
05:22le stress chez les 55-64 ans est presque du double que le stress ressenti
05:28par les 18-26, enfin 48, et le double quasiment un peu plus du double.
05:34Ça, c'est vraiment intéressant.
05:35C'est quoi ? On l'analyse des deux côtés.
05:38Vers à moitié vide, c'est qu'ils ont peur aussi pour leur carrière
05:41et ont peur d'être sortis, ou vers à moitié plein,
05:44ils sont plus engagés que les autres ?
05:46Les jeunes ?
05:47Les seniors.
05:48Pour moi, les seniors vivent une situation de stress par la crise économique.
05:52par le fait que...
05:53C'est ce côté-là pour vous.
05:55C'est la crise économique et l'arrivée du digital
05:59et de l'intelligence artificielle.
06:01Et on a beaucoup de seniors qui se posent des questions
06:04sur le fait, vais-je être dépassée à un moment donné ?
06:07Comment continuer à travailler sur mon employabilité en tant que senior ?
06:12Donc ça, vous le voyez sur le verre à moitié vide.
06:13C'est-à-dire que ce sont des personnes qui sont impactées par le contexte.
06:16Qui ont des angoisses et du stress, exactement.
06:18Moins vraies, effectivement, pour les 18, 25 ou 26 qui, eux, sont plus à l'aise.
06:24Là, on en fait une photographie.
06:26ADP, elle porte, et vous le portez sur ce plateau,
06:29mais qu'est-ce qu'on fait après ?
06:31Alors, on continue à mesurer, déjà.
06:35D'abord, on continue à mesurer.
06:37C'est vrai qu'on a cette place assez unique sur le marché,
06:40en étant présent dans 140 pays,
06:41en ayant vraiment une vision assez globale
06:43de ce que pensent nos salariés.
06:45C'est déjà suivre, et puis derrière,
06:47continuer à intervenir comme je peux le faire aujourd'hui,
06:50et puis présenter des solutions.
06:51Parce qu'on a, évidemment, des solutions aussi
06:53pour travailler sur ce triptyque
06:55confiance, autonomie et responsabilité.
06:59Et c'est un bel outil aussi pour qu'ADP soit le meilleur élève possible,
07:03puisqu'à travers ça, vous avez aussi des indicateurs
07:05et des outils intéressants pour vos collaborateurs.
07:06En interne.
07:07Évidemment.
07:08On se base aussi pour ça, pour traiter nos collaborateurs en interne.
07:10Oui, vous qui accueillez et accompagnez les talents
07:13et l'inclusion et la diversité,
07:15parce que je ne l'ai pas précisé dans le titre,
07:16chez ADP.
07:17Oui, on est très attaché à cette notion
07:19d'inclusion et de diversité au sein de l'entreprise.
07:21Merci Delphine Dueto d'être venue nous rendre visite.
07:24ADP et cette étude à découvrir, évidemment,
07:26sur le site ADP, très complète,
07:28avec d'autres enjeux, avec des pays,
07:30d'autres pays, évidemment, qui ont été sondés.
07:33On est resté sur la France.
07:34Merci à vous.
07:35On tourne une page.
07:36Tiens, on ne va pas être dépaysé,
07:37puisqu'on vient de parler du stress au travail et au télétravail.
07:40On va s'intéresser à la santé mentale des dirigeants,
07:42des dirigeants qui sont souvent seuls aux manettes,
07:44seuls à décider, parfois impactés,
07:47fortement impactés par le stress
07:48et parfois même par des troubles psychiques.
07:51On en parle avec mes invités.
07:53Ils sont là.
07:53C'est le Cercle RH et c'est tout de suite.
07:55Le Cercle RH pour parler d'un sujet
08:10dont on parle beaucoup dans les entreprises,
08:12évidemment, mais aussi plus largement dans les médias,
08:15la santé mentale,
08:16alors des salariés, évidemment,
08:17des managers et des dirigeants,
08:19c'est le sujet du jour,
08:20parce que les dirigeants,
08:20c'est une catégorie à part de femmes et d'hommes
08:22qui sont souvent un peu seules,
08:24un peu isolées
08:25et qui se sentent parfois totalement démunies
08:27et qui subissent,
08:29qui sont impactés aussi par l'environnement économique,
08:32géopolitique, social.
08:33Et tout ça a une incidence, évidemment,
08:35sur le comportement,
08:36sur la santé mentale du dirigeant
08:37et donc une incidence
08:38sur la manière de gérer sa boîte.
08:41On en parle avec mes invités.
08:42Ils sont là.
08:44Caroline Poissonnier,
08:45merci d'avoir répondu à notre invitation.
08:46directrice générale du groupe Baudelaire,
08:49donc c'est une très belle entreprise
08:50de 900 collaborateurs.
08:52Oui, une belle ETI,
08:53dans le nord de la France.
08:53Dans le nord,
08:54près d'Asbrook.
08:55Près d'Asbrook, bravo,
08:56pour ceux qui connaissent.
08:57Avec du déchet,
08:59avec du bien-être,
09:00avec des alimentages.
09:01Avec de l'énergie,
09:01du commerce,
09:02quatre branches d'activité
09:03très différentes.
09:04Et vous portez,
09:05on en parlera avec vous,
09:06le leader KIF.
09:07Exactement.
09:08Pour justement les aider,
09:09ces dirigeants,
09:10à remonter la pente,
09:12parce que c'est un vrai,
09:13vrai sujet aujourd'hui.
09:14Plutôt même à se préserver
09:15avant de la prendre,
09:17de glisser sur cette pente.
09:19C'est tout à fait exact.
09:20Donc prévenir plutôt que guérir.
09:21Exactement,
09:22c'est tout l'enjeu de l'hider.
09:23Qui est un gros sujet.
09:24Merci en tout cas d'être là.
09:25Martial Brun,
09:26ravi de vous accueillir.
09:27Vous êtes directeur général
09:28de Présence avec un A.
09:30On en parlera avec vous.
09:31Présence,
09:32c'est l'organisme représentatif
09:33des services de prévention
09:35et de santé au travail.
09:37Ça, c'est ce qui est écrit
09:38sur la baseline de votre site.
09:39Et puis vous nous direz
09:39exactement quelle est la mission
09:41de Présence.
09:42Et puis Aurélien Bayon
09:43est avec nous
09:43en distanciel,
09:45en visio comme on dit
09:45parce que c'est très à la mode
09:46on dit en visio aujourd'hui.
09:48Professeur à l'EM Lyon
09:49Business School.
09:52Et il y a une chaire,
09:53on y reviendra,
09:54une chaire justement
09:54consacrée à la santé mentale
09:56des dirigeants.
09:57C'est très intéressant
09:58qu'une école
09:58prépare déjà les étudiants.
10:00Peut-être certains
10:01deviendront des chefs d'entreprise,
10:03des dirigeants.
10:03Et puis avec moi,
10:04Caroline Nissenville.
10:05Bonjour Caroline.
10:06Journaliste
10:06chez Décideur RH.
10:09Quelques mots Caroline
10:10parce que ça permet
10:11de situer aussi
10:12il y a beaucoup d'études
10:12qui sont sorties.
10:13Je pense à la fondation AXA
10:15et la fondation MMA
10:17récemment a sorti
10:18une étude très intéressante
10:20sur la santé mentale
10:21des dirigeants
10:22et en allant plus loin
10:23même leurs addictions.
10:24Oui,
10:24en partenariat
10:25avec BPI France
10:26et ça montre que
10:26pour la première fois
10:27depuis la crise sanitaire,
10:29il y a une vraie dégradation
10:30visiblement de la santé physique
10:31et psychologique
10:33des dirigeants.
10:34On parlait d'un tabou,
10:35il faut donc lever ce tabou
10:36pour les aider.
10:37Parmi les chiffres,
10:3882% des dirigeants
10:40m'ont déclaré souffrir
10:40d'au moins un trouble
10:42physique ou psychologique
10:43ce qui est un chiffre
10:44en hausse de plus 11 points
10:46en un an
10:47et même de plus 23 points
10:49depuis 2021.
10:51Je me tournerai vers vous
10:52et je me tournerai vers vous
10:53parce qu'on parle de prévention
10:54et tous les deux
10:54vous portez ce sujet.
10:56Est-ce que c'est pas un peu
10:57le même sujet
10:58que pour plein d'autres sujets
10:59lorsqu'on parle des violences
11:00faites aux femmes ?
11:01Est-ce que c'est parce
11:01qu'on en parle beaucoup
11:02que les chiffres progressent
11:03et que la parole se libère ?
11:05Ou est-ce qu'ils sont
11:06dans une situation économique,
11:07un contexte particulier
11:08qui fait qu'on a les chiffres
11:10qu'on vient d'entendre ?
11:11Qu'est-ce que vous en pensez ?
11:12Moi je pense que c'est
11:13un petit peu les deux.
11:14Concrètement,
11:15aujourd'hui,
11:15le tabou commence à se lever,
11:17on le voit de plus en plus,
11:17il y a des émissions,
11:18il y a des gens
11:18qui prennent la parole,
11:20assez peu de dirigeants encore,
11:21mais en tout cas,
11:22on commence à répondre
11:23plus sincèrement aussi
11:24aux sondages
11:24et puis ensuite,
11:25concrètement,
11:26on vit depuis 2-3 ans
11:27une crise économique
11:28et politique aussi,
11:30on va le dire,
11:30sans précédent,
11:31qui crée aussi
11:32beaucoup d'incertitudes,
11:33beaucoup de...
11:34Voilà,
11:35et donc,
11:35on ne sait pas,
11:36en tout cas sur les dirigeants,
11:37l'avenir est plus que sombre,
11:40donc forcément,
11:41ça n'aide pas.
11:42Juste d'un petit mot,
11:42parce que vous êtes dirigeante,
11:44directrice générale
11:45d'une très belle entreprise,
11:46vous pilotez une entreprise,
11:47mais vous êtes aussi engagée
11:48sur ce sujet.
11:48Tout à fait.
11:49On ne fait pas les choses
11:49de manière anodine.
11:50Pourquoi vous vous êtes engagée
11:51sur ce sujet ?
11:52Qu'est-ce qui s'est passé ?
11:53Je me suis engagée
11:54sur ce sujet
11:54parce que j'ai vécu
11:55au sein de mon entreprise
11:56une crise personnelle,
11:58peut-être de sens,
11:59de perte de joie
12:01et d'envie
12:02et je me suis retrouvée
12:03à ne plus être
12:05une bonne leader
12:06pour mon entreprise.
12:07Et j'ai fait
12:08un vrai parallèle
12:09entre ma santé mentale
12:10et la performance
12:11que j'amenais moi-même
12:12à mon entreprise
12:13et ma capacité
12:14à embarquer mes équipes,
12:16à donner du sens,
12:17une vision,
12:17à être empathique,
12:18à emmener mes collaborateurs.
12:20Et j'ai fait vraiment
12:22un très, très gros travail
12:23sur moi
12:24de connaissance de soi,
12:25de mindset,
12:26de réalignement,
12:28enfin,
12:28tout ce qu'on parle
12:29au sujet quand on parle
12:30de santé mentale finalement
12:31qui m'a permis d'ailleurs
12:32de créer le groupe Baudelay
12:34puisque auparavant
12:35c'était Baudelay Environnement,
12:37pendant 55 ans
12:38on n'a eu qu'un seul métier
12:39qui était le métier
12:40historique de la famille.
12:41Et vous l'avez fait grossir.
12:42Voilà.
12:42Et on a pris
12:42un vrai virage stratégique
12:44lié aussi à ça,
12:45à ce réalignement
12:46et à ce que
12:47l'entreprise familiale
12:48soit alignée.
12:51Alignée ?
12:51Exactement.
12:52Avec ma personnalité,
12:53avec mes convictions,
12:54avec ce que j'ai envie
12:55de porter.
12:55Et quand on est capable
12:57de prendre ce recul
12:58sur soi,
13:00de se connaître
13:00et d'aller vers ce
13:02dont on a vraiment envie,
13:03en fait,
13:03l'énergie
13:04et les capacités
13:06qu'on est en mesure
13:06de mobiliser
13:08pour emmener
13:08sont décuplées.
13:09C'est métaphysique.
13:10C'est intéressant.
13:11L'alignement de l'être
13:11face et eu égard
13:13à l'alignement
13:13d'une entreprise.
13:14Martial Brun,
13:15je souriais
13:16par rapport à l'acronyme
13:17Présence.
13:17Quelle est votre mission ?
13:18Quelle est votre action
13:19concrète
13:19en direction des dirigeants ?
13:21Présence,
13:22c'est la Fédération
13:23des services de prévention
13:23de santé au travail.
13:24La médecine du travail,
13:25comme ça,
13:25beaucoup plus de monde
13:26auront compris.
13:28Et en 2021,
13:29on a élargi la mission
13:30des services
13:31qui avaient pour vocation
13:32la santé des salariés
13:33jusqu'à la santé des dirigeants.
13:35Il faut savoir
13:36que nous couvrons
13:381,5 million d'établissements
13:39de petites et moyennes entreprises.
13:41Notre périmètre,
13:42c'est la TPE-PME.
13:4480% des entreprises françaises
13:45ont moins de 10 salariés.
13:46Peu éduqués sur ces sujets
13:47ou pas éveillés à ces sujets.
13:49C'est ce qu'on disait.
13:50Les tabous se lèvent.
13:51Ceci dit,
13:52les chiffres qui sont donnés,
13:53sont avec les mêmes indicateurs.
13:55Donc,
13:55les tendances sont réelles.
13:57Et on voit que la conjoncture
13:58évolue très vite.
13:59On a vu le Covid
13:59où il y a eu une dégradation.
14:01C'est reparti ensuite.
14:02Et de nouveau,
14:03on a un phénomène
14:03où la tension
14:05sur la santé des dirigeants
14:06semble plus élevée.
14:07Aurélien Bayon,
14:08vous êtes avec nous
14:08au distanciel
14:09l'EM Lyon Business School
14:10avec une chaire
14:11justement dédiée.
14:12C'est intéressant.
14:13Là aussi,
14:13on enlève un tabou
14:14parce que dans votre école,
14:16que ce soit des gens
14:16qui sont en reconversion
14:17ou des salariés
14:18qui se forment
14:19ou des étudiants,
14:20vous avez levé le capot.
14:21Ils vous disent,
14:21voilà,
14:22on regarde ce sujet en face.
14:23Qu'est-ce que vous leur
14:23transmettez dans cette chaire
14:25autour de la santé mentale
14:26des dirigeants ?
14:27Des outils ?
14:28Un éveil ?
14:29Une prise de conscience ?
14:30C'est quand même dur
14:31quand on est dirigeant
14:32de devoir mettre
14:33un genou à terre.
14:33C'est quand même
14:34des guerriers les dirigeants.
14:35C'est des gens
14:35qui sont optimistes.
14:36C'est des gens qui avancent.
14:38Et mettre un genou à terre,
14:38c'est un signe de faiblesse.
14:39C'est compliqué
14:40ce sujet-là pour eux.
14:42Alors là,
14:42pour l'instant,
14:43nous,
14:43c'est aussi une chaire
14:44de recherche
14:45qui est avec Malakoff-Humanis.
14:47Et donc,
14:47le but,
14:48c'est de comprendre aussi.
14:50avant de pouvoir transmettre,
14:52de comprendre,
14:53de poser des diagnostics,
14:54de regarder les méthodes
14:55qui sont efficaces
14:56en termes de prévention.
14:57Et donc,
14:58nous diffusons ça
15:00en interne
15:00et aussi en externe
15:01de montrer nos résultats.
15:03Donc,
15:03c'est pas simplement
15:04l'éducation,
15:04c'est aussi la recherche
15:05sur ce sujet-là.
15:07Qu'est-ce qu'en dit la recherche,
15:08même s'il est embryonnaire ?
15:10Qu'est-ce qu'il en ressort
15:11déjà des premiers travaux ?
15:13Alors,
15:14le premier travaux,
15:15on a fait une grande enquête
15:16l'année dernière
15:16sur 1750 dirigeants
15:18et je vais nuancer un peu
15:20ce qui a été dit précédemment.
15:21C'est parce que précédemment,
15:22on a eu un chiffre
15:23qui a été donné
15:23qui était sur tous
15:24les problèmes de santé,
15:25physique et mentale.
15:26Si on regarde la santé mentale
15:27et si je compare
15:28en faisant cette enquête,
15:29j'ai en parallèle comparé
15:30avec un échantillon
15:31représentatif de la population.
15:33Les dirigeants,
15:34ils vont pas plus mal
15:35que les autres.
15:37Donc,
15:37c'est pour nuancer
15:38un petit peu.
15:39Ils vont même légèrement mieux
15:40si on regarde
15:40certaines mesures,
15:41certains indices.
15:42Donc,
15:43pourquoi ?
15:43Parce qu'être dirigeant,
15:44oui,
15:44il y a plus de stress,
15:45il y a plus d'obligations,
15:47il peut y avoir
15:47plus de responsabilités,
15:49mais il y a aussi
15:49de l'autonomie et du sens.
15:51Et ce qui fait
15:51votre santé mentale,
15:52c'est pas simplement
15:53la pression,
15:54c'est aussi si vous avez
15:54du sens dans la vie.
15:55Oui, c'est tout à fait exact.
15:57On parlera quand même
15:58des défaillances d'entreprises
15:59et des chefs d'entreprises
15:59qui mettent la clé sous la porte
16:01et qui, eux,
16:02sont certains,
16:03sont suivis par des psychiatres,
16:04des psychologues,
16:04des associations,
16:05j'ai vu,
16:05qui les accompagnaient.
16:06Un mot quand même
16:07sur les addictions,
16:08parce que sur l'étude MMA,
16:09on voit qu'il n'y a pas
16:10une très grande différence
16:11en termes de population
16:12entre l'alcool,
16:13le tabac et la cocaïne,
16:14enfin les drogues,
16:15qu'avec la population...
16:16Par exemple,
16:17pour les stupéfiants,
16:182% indiquent en consommer,
16:19ce qui est également
16:20sous la moyenne nationale.
16:21C'est la même chose
16:22pour l'alcool
16:23et pour les médicaments
16:23contre l'anxiété,
16:24la dépression,
16:25ils sont à peu près 5%
16:26à le mentionner,
16:27ce qui est en dessous
16:27de la moyenne nationale
16:28qui est autour de 21%.
16:30Est-ce que le bon terme,
16:31Caroline,
16:32quand on parle
16:33de santé mentale des dirigeants,
16:34ce ne serait pas plutôt
16:35la performance mentale
16:36des dirigeants ?
16:37C'est un mot
16:38que vous appropriez, non ?
16:39Oui, on peut parler de ça.
16:41Moi, je parle beaucoup
16:42de réconciliation,
16:43d'ambition et d'équilibre.
16:45Parce que c'est un peu ça
16:45aujourd'hui.
16:47Quand on veut être ambitieux
16:48et les dirigeants sont ambitieux,
16:49sinon ils ne le seraient pas,
16:50aujourd'hui,
16:51l'adjectif qui sort,
16:52c'est dévorant.
16:53Là, l'idée aujourd'hui,
16:54c'est de dire
16:54est-ce qu'on peut être ambitieux
16:56et prendre soin de soi
16:57pour être performant
16:58dans son entreprise,
16:59mais au-delà d'être performant,
17:00dans la durée.
17:01Parce que c'est vraiment ça,
17:02en fait.
17:03Et j'accompagne beaucoup
17:04en tant que business angel
17:04aussi des entrepreneurs,
17:05des start-upers,
17:06où ils donnent,
17:07ils donnent,
17:07ils donnent,
17:08ils donnent,
17:08et finalement,
17:09ils ne prennent pas
17:09un jour de vacances,
17:10ils ne dorment pas,
17:11ils ne s'alimentent pas correctement.
17:13Et au final,
17:13ça ne sert pas longtemps
17:14et ils se dégradent très,
17:15très vite.
17:16Et donc,
17:16au-delà de performance,
17:17moi, j'ai envie de parler
17:17aussi de performance durable.
17:19Parce que c'est comme ça
17:20qu'on change les choses,
17:22c'est comme ça
17:22qu'on monte des projets.
17:23Rien ne se fait en un jour.
17:25Et donc,
17:26pour moi,
17:26ce sujet de durabilité,
17:28il est primordial.
17:29L'enjeu de prévention,
17:30même si c'est matiné
17:31par ce qu'on vient d'entendre,
17:32effectivement,
17:32les dirigeants
17:33ne sont pas plus impactés
17:34qu'un collaborateur
17:35qui est en stress
17:36ou en télétravail,
17:37certes,
17:37mais la prévention,
17:39pour vous,
17:39c'est un acte clé.
17:41L'éveil,
17:41on parlait de TPE,
17:42de PME,
17:43l'éveil,
17:43la formation,
17:44les ateliers,
17:45accepter d'en parler aussi,
17:46tout simplement ?
17:47Les services de prévention,
17:49justement,
17:49proposent trois stades.
17:51Il y a un stade
17:52qui est de la prévention primaire
17:53s'occuper de soi
17:54et c'est peut-être là
17:55où le changement culturel
17:56est le plus important
17:57avec cette fameuse phrase
17:58qu'on a toujours entendue
17:59« je n'ai pas le droit
18:00d'être malade ».
18:01Quand vous partez de là,
18:02il y a un chemin à parcourir.
18:03Ça, c'est un dirigeant.
18:04Les dirigeants disent ça.
18:05Mais ils ont un rapport
18:06à la santé
18:07qui est différent
18:08du salarié
18:08pour cette raison.
18:09Et dans la TPE,
18:10PME,
18:11quand vous cessez de travailler
18:12malade,
18:13l'entreprise s'arrête.
18:15Vous avez un décès
18:16dans une entreprise
18:17du CAC 40,
18:18il ne se passe pas grand-chose
18:19dans une entreprise
18:19de moins de 10.
18:20C'est la fin de l'entreprise.
18:21C'est fini.
18:21Donc, le rapport à la santé
18:22et le chef d'entreprise
18:24a engagé
18:25beaucoup de choses.
18:27Son patrimoine,
18:28sa maison,
18:29sa vie.
18:30Et donc,
18:30il y a un rapport
18:31à la santé
18:31qui est différent.
18:32Et vous ne pouvez pas aborder...
18:33Il a payé ses mutuels,
18:35il a payé sa santé.
18:36Il a payé.
18:37Et justement,
18:37dans le changement culturel,
18:38c'est sortir
18:39de l'approche réglementaire
18:41où il doit gérer
18:43du risque.
18:44Toute sa vie, c'est...
18:45Du risque et son risque.
18:46Son risque.
18:47Son propre risque.
18:48Et ça, j'espère
18:48que c'est enseigné
18:49effectivement en école
18:50de management.
18:50C'est du soft skill.
18:52Une des compétences
18:52du dirigeant aujourd'hui,
18:53c'est de s'occuper de soi
18:54pour durer.
18:55La plupart des entreprises,
18:56la principale ambition,
18:58c'est la pérennité.
18:59C'est la pérennité
19:00de l'entreprise.
19:01Et d'approcher
19:02la prévention en termes...
19:04Qu'est-ce que je dois faire
19:05pour avoir de la durée ?
19:07Permettre d'installer
19:08des nouveaux comportements
19:09qui passent par
19:10de la discipline,
19:10du suivi
19:11et de l'aide.
19:13Et c'est ce que peuvent
19:14proposer les services
19:14de prévention.
19:15Caroline.
19:16Ah, et après Caroline.
19:17Encore une étude,
19:18mais l'Institut Choiseul
19:19a mené une étude
19:20avec le soutien
19:21du groupe Baudelaire
19:22notamment.
19:23Et il est dit
19:23près de deux dirigeants
19:26sur trois, pardon.
19:27On estime qu'il est encore
19:28tabou de consulter
19:29un professionnel de santé.
19:30Résultat,
19:31seuls 36%
19:32ont déjà consulté
19:33un professionnel.
19:34Donc même si les problématiques
19:35sont les mêmes,
19:36cette espèce de pression
19:37sur l'exemplarité
19:38les éloigne
19:39de parcours de soins
19:41et de suivi.
19:41Ça rejoint l'idée
19:42que l'entrepreneur,
19:43le dirigeant
19:44a une forme d'orgueil
19:45aussi du dirigeant
19:46et on ne pose pas le masque,
19:47on n'ose pas le faire ça.
19:48Non, mais ce qu'il faut
19:49surtout comprendre,
19:51c'est qu'aujourd'hui,
19:52il est connu, reconnu
19:53que le capital santé
19:54de l'entrepreneur,
19:55du dirigeant,
19:56c'est quand même
19:56le premier actif immatériel
19:58de l'entreprise.
19:59Et c'est celui
19:59qui est peut-être
20:00le plus sous-estimé.
20:01C'est celui où il y a
20:01zéro capillail,
20:03on ne suit pas ce sujet.
20:04C'est presque un sujet
20:05qu'on laisse sous le tapis.
20:06Alors que...
20:07Oui, tabou pour ne pas dire tabou.
20:08Tabou, non mais
20:09il est encore tabou
20:10mais on suit
20:10comme du lait sur le feu.
20:12La trésor,
20:14enfin tous les indicateurs
20:15de rentabilité,
20:16de clients, etc.
20:17Mais pas le surpoids du dirigeant.
20:18Mais c'est vrai.
20:19Non mais le niveau
20:20de fatigue, d'anxiété, etc.
20:21C'est des choses
20:22qui vont influer
20:23sur sa capacité à diriger,
20:25sur sa capacité
20:26à prendre des bonnes décisions,
20:28à être agile.
20:29C'est le chemin
20:29que vous avez fait,
20:30vous aussi,
20:30en vous regardant
20:30parce que quand vous avez
20:31parlé de votre cas,
20:32on a le sentiment
20:32que vous avez levé la caméra
20:33et que vous vous êtes regardé
20:34et vous vous êtes dit
20:35oh là là,
20:36je ne prends pas la bonne route là.
20:37Non, je ne prends pas la bonne route
20:38et j'ai eu cette chance,
20:39alors cette chance
20:39ou cette malchance en tout cas
20:40d'avoir un accident de voiture
20:42assez grave
20:42dont il ne s'est absolument
20:43rien passé.
20:44Donc un choc.
20:45Un choc qui m'a dit
20:46mais Caroline,
20:47qu'est-ce que tu es en train de faire en fait ?
20:48J'avais perdu cette joie
20:50comme je vous ai dit,
20:50je ne me sentais plus bien
20:51avec perte de sens,
20:53on en a beaucoup parlé,
20:54j'avais plus ça
20:55et je me suis dit
20:56est-ce que je vais passer
20:57le reste de ma vie comme ça ?
20:59Et aujourd'hui,
21:00tous les dirigeants,
21:01beaucoup,
21:01et je ne fais pas exception
21:02et c'est aussi pour ça
21:03que je m'engage personnellement,
21:05publiquement sur ce sujet,
21:06ont besoin parfois
21:07d'un électrochoc
21:08pour se dire
21:08est-ce que je vis de la bonne façon
21:10ou est-ce que je prends
21:11assez soin de moi ?
21:12Le choc qui réveille.
21:12Un choc qui réveille.
21:13Un accident de voiture
21:14mais c'est souvent
21:14chez les dirigeants des AVC
21:16ou des burn-out
21:17ou des crises cardiaques
21:19et où on se dit
21:20après, mince,
21:21peut-être que je ne vis pas
21:22de la bonne façon
21:23que je ne prends pas
21:24assez soin de moi
21:24et effectivement,
21:25à ce moment-là,
21:26on se rend compte
21:27des répercussions
21:27que vous avez extrêmement
21:28bien expliquées
21:29sur l'entreprise
21:30et de dire
21:30mais si je ne suis plus là,
21:32qu'est-ce qui se passe ?
21:32C'est vrai pour une petite entreprise,
21:34c'est évident.
21:34Mais c'est vrai pour tout le monde,
21:35y compris pour...
21:3690% du tissu économique français.
21:38Exactement.
21:39Et donc aujourd'hui,
21:40moi, mon engagement,
21:41il est là-dessus,
21:41c'est n'attendons pas
21:42d'aller mal
21:43pour prendre soin de nous,
21:44n'attendons pas d'aller mal
21:45pour aller mieux.
21:46Mais votre mission,
21:47on l'entend,
21:47c'est de venir sur une plateforme
21:48de télé,
21:48vous avez parlé aussi
21:49de votre histoire,
21:49de votre engagement.
21:51Comment on craque le modèle ?
21:52Comment on craque l'histoire ?
21:53Parce qu'une fois
21:53qu'on a fait la photo,
21:54une fois qu'on a considéré
21:55qu'il y avait ce besoin,
21:57on fait quoi ?
21:58Il y a de l'éveil,
21:59on les prend par la main,
22:00on met des allumettes,
22:01on leur ouvre les yeux,
22:01on leur monte des films,
22:02c'est quoi ?
22:02C'est horreur ?
22:03Comment on fait ?
22:04Alors, en prenant mon cas précis,
22:06c'est pour ça que j'ai créé
22:06le mouvement Leader Kiff,
22:07destination vraiment
22:08leader et dirigeant.
22:10Le rôle, c'est sensibiliser,
22:11fédérer, accompagner.
22:12Donc donner des ressources,
22:18entre nous, entre pairs,
22:20proposer des cercles
22:20de co-développement,
22:21proposer des soirées,
22:22des matinées
22:22pour que les dirigeants
22:23se retrouvent
22:24avec des problématiques communes.
22:26Et qu'ils osent en parler,
22:27je me permets.
22:27Et qu'ils osent en parler
22:28parce qu'on est dans un cercle
22:29en sécurité.
22:30Pourquoi j'ai créé Leader Kiff ?
22:31Parce que quand j'ai voulu
22:31aller vers le bien-être,
22:32j'étais vraiment
22:33dans un truc bien-être,
22:34on est sur les retraites,
22:36au yoga,
22:36sur les oiseaux.
22:37Petits oiseaux,
22:37c'est ça.
22:38C'est exactement ça.
22:39Et c'était trop loin
22:40du business pour moi.
22:41Et en même temps,
22:41quand j'ai commencé
22:42à parler du bien-être
22:44dans les cercles économiques
22:45auxquels j'appartiens,
22:46là, j'avais un petit peu
22:47fumé la moquette.
22:48Vous voyez ce que je veux dire ?
22:49Et on voit vraiment
22:51le sujet tabou qui sort
22:52de dire,
22:53mais enfin,
22:53on ne peut pas parler de ça.
22:55Et Leader Kiff,
22:55c'est ça.
22:56Et c'est accompagné
22:57à travers des formations
22:58et des parcours
22:58pour les dirigeants
23:00et de les aider
23:01à prendre ce concept de conscience.
23:03Quel engagement !
23:03Aurélien Bayon,
23:04alors on a bien entendu,
23:05je ne vais pas recommettre
23:06la même erreur,
23:07vous n'êtes pas devant
23:07des classes à faire de l'éveil.
23:09Pour l'instant,
23:09vous êtes en train d'étudier
23:10le sujet,
23:11de poser le sujet,
23:12de créer de la data
23:14pour l'analyser.
23:16Comment on fait ?
23:17Est-ce que vous avez déjà
23:17quelques pistes de réflexion
23:18sur la manière
23:19dont on pourrait même
23:20imaginer un cours ?
23:21Puisque peut-être qu'un jour,
23:22l'EM Lyon proposera des cours
23:24à ses étudiants
23:25de posture,
23:26de bien-être,
23:27de se sentir bien dans sa tête,
23:28d'avoir des outils en fait.
23:30Alors ça,
23:30on le fait déjà
23:31depuis très longtemps.
23:32L'EM Lyon a toujours
23:33beaucoup misé
23:34sur les soft skills et tout.
23:35Donc ça,
23:35c'est vraiment quelque chose.
23:36Mais au fond,
23:38là,
23:38on est en train de préparer
23:39les générations futures.
23:40Mais ce qu'il faut aussi,
23:41c'est agir en effet
23:42pour ceux qui sont déjà dirigeants.
23:44Donc en parallèle,
23:45bien sûr,
23:45on intervient beaucoup
23:47auprès de CPME,
23:49de MEDEF locaux,
23:50enfin des associations
23:51entrepreneuriales.
23:52Je sais que par exemple,
23:53les CPME de la région
23:54Envergne-Rhône-Alpes
23:55sont très intéressés
23:56par ce sujet-là.
23:57Ils cherchent aussi
23:58à ce qu'on vienne dire.
23:59Ce qui marche,
24:01déjà,
24:01qui peut avoir
24:01un effet très positif,
24:02c'est ne serait-ce que juste
24:03de définir ce que c'est
24:04que la santé mentale.
24:05D'accord.
24:06Et il y a la définition
24:07de l'OMS,
24:08elle est très bonne
24:08et elle permet
24:10de dédramatiser.
24:11C'est juste un état de bien-être
24:12qui permet à chacun
24:13de réaliser son potentiel.
24:14Quand vous dites ça,
24:16les gens se disent
24:16« Ah, c'est ça,
24:17la santé mentale ? »
24:17Et oui, ça m'intéresse.
24:18Je trouve que c'est
24:19la meilleure définition.
24:20Vous êtes d'accord ?
24:20Je me tourne vers vous
24:21chez Présence
24:22parce que vous êtes
24:23un peu l'institution publique,
24:24j'ai envie de dire.
24:25Ça vous va comme définition,
24:26ça, pour vous dire ?
24:27Oui, et puis il y a
24:27une autre image assez simple,
24:28c'est la batterie.
24:30C'est l'équilibre.
24:31Terminé.
24:32Alors là,
24:33c'est le premier franchissement.
24:35Je suis un être humain.
24:36Et donc,
24:37ça applique à moi
24:37certaines lois
24:38de la biologie
24:39et de la nature.
24:40Donc,
24:41à un moment donné,
24:42le burn-out,
24:43c'est l'épuisement professionnel.
24:45C'est un syndrome
24:45des personnes engagées.
24:46Très grave.
24:47Ceux qui sont
24:47à distance du travail
24:48ou à une certaine distance
24:49ou à une distance
24:50certaine du travail,
24:51il n'y a pas de burn-out.
24:52C'est vraiment
24:52un syndrome
24:53des personnes engagées.
24:54Donc,
24:54quand mes batteries s'épuisent...
24:56Souvent des femmes,
24:56d'ailleurs,
24:57en termes de statistiques.
24:57Les services de prévention
24:58et de santé au travail
24:59sont associés
25:00à un observatoire
25:01qui permet de peser
25:03ce qui est bon
25:04pour la santé
25:04parce qu'entreprendre
25:05est bon pour la santé.
25:07Il y a des facteurs
25:07dits salutogènes
25:08de l'entrepreneuriat
25:10pour la capacité
25:11de décider,
25:12peut-être mettre
25:12de son destin,
25:13de se réaliser
25:14et des facteurs
25:15stressants,
25:16pathogènes.
25:17Et donc,
25:17c'est cet équilibre-là
25:18sur lequel il faut veiller.
25:20Donc,
25:20c'est la dose.
25:20C'est comme pour le chocolat
25:21et l'Europe.
25:22Exactement.
25:22C'est une question de dose.
25:23Et les services
25:23proposent justement,
25:24gratuitement,
25:26confidentiellement,
25:27aux chefs d'entreprise
25:27d'évaluer
25:28où il en est
25:29du niveau de batterie
25:30ou de son équilibre.
25:31Donc,
25:31un diag.
25:31Voilà.
25:32Et ensuite,
25:33si la balance penche
25:35du mauvais côté,
25:36c'est ce qu'on appelle
25:36la main tendue.
25:38Et c'est là
25:38où les actions
25:39de sensibilisation
25:40peuvent venir
25:41pour accompagner
25:42le chef d'entreprise
25:42et ça peut aller
25:43sur des situations extrêmes,
25:45pardon,
25:46de suicides,
25:47exactement,
25:48où là,
25:48on détecte la détresse
25:49du chef d'entreprise.
25:51On parle de ceux
25:51qui sont en activité
25:52et qui se battent
25:52pour sauver leur boîte
25:53ou qui se battent.
25:54Il faut quand même le préciser
25:55qu'une entreprise
25:56est là aussi
25:56pour créer de la valeur
25:57et de la richesse.
25:58Tout à fait.
25:58Évidemment,
25:59il y a du sens.
26:00Évidemment aussi.
26:01Ceux qui ont perdu
26:02la bataille,
26:03ceux qui ont été
26:04en redressement judiciaire
26:04qui ont mis la clé
26:05sous la porte,
26:06comment on les adresse ?
26:07Parce que ceux-là,
26:08c'est la zone grise
26:09du sujet.
26:09C'est ça.
26:10Ils sont toujours
26:10entrepreneurs dans l'âme
26:11et ils ne sont plus entrepreneurs.
26:13C'est ça.
26:13Alors nous,
26:14avec Dirkif,
26:14on a un réseau
26:16de psychiatres
26:17et de personnes
26:17et de psychologues
26:18qui sont en capacité
26:19de tendre la main.
26:19Après,
26:19il y a des associations
26:20très particulières,
26:21on parlait d'APESA
26:21tout à l'heure
26:22quand on attendait,
26:24qui sont vraiment
26:25dans les situations extrêmes.
26:26Après,
26:27encore une fois,
26:28plus on va arriver
26:29en amont,
26:30on parlait de batterie
26:30tout à l'heure,
26:31moi je prends souvent
26:31l'analogie
26:32du téléphone portable.
26:33À aucun moment,
26:34on ne culpabilise
26:35de recharger
26:35son téléphone portable
26:36quand on voit
26:37que la batterie
26:37devient faible.
26:38On se dit,
26:39on n'a pas envie
26:39que le téléphone s'arrête,
26:41donc on le recharge.
26:42Aujourd'hui,
26:43il y a une vraie notion
26:43de culpabilité
26:44chez les dirigeants
26:44parce qu'il y a
26:45la notion d'exemplarité
26:46et de dire,
26:48moi je ne peux pas
26:48si je fais faire du sport
26:49à 15h,
26:50qu'est-ce que vont dire
26:50mes collaborateurs ?
26:51Mais combien de collaborateurs
26:52bossent de 7h à 21h
26:54et donc ne peuvent pas
26:56faire de sport
26:57le mardi à 15h ?
26:57Mais c'est un rapport culturel aussi.
26:59C'est un rapport culturel
27:00mais cette notion
27:01de culpabilité,
27:02de recharge de batterie
27:03et de ne pas attendre
27:04de vider complètement
27:05parce qu'une fois
27:06qu'on en arrive
27:06là où vous l'avez dit,
27:08c'est vraiment
27:08extrêmement compliqué
27:09et là il faut vraiment
27:11être entouré
27:11et avec des personnes
27:12extrêmement compétentes
27:13à ce rapport-là
27:14où là je n'ai aucune
27:16espèce de compétence
27:18sur ce sujet.
27:18C'est donner les moyens
27:21de se faire accompagner
27:22par les bonnes personnes
27:22mais encore une fois
27:23le plus important
27:24c'est de ne pas attendre
27:26et quand on parle
27:27des transformations
27:28des entreprises
27:28Donc les signaux faibles
27:29on ne l'a pas évoqué
27:29mais il ne faut pas attendre
27:31d'être effondré
27:32de ne plus se lever le matin
27:32c'est les signaux faibles
27:34on les sent tous
27:34ces signaux faibles
27:35On les sent tous
27:35quand on se connaît
27:36et qu'on est capable
27:37de les identifier
27:37quand on s'écoute
27:39parce qu'encore une fois
27:39quand on ne se connaît pas
27:41et ce qui est le signaux faible
27:42pour vous
27:42ne sera pas le même pour moi
27:43et donc une partie
27:44de connaissance de soi
27:45et d'être en capacité
27:47de dire
27:47à ce moment-là
27:48c'est un red flag
27:49entre guillemets
27:50et donc je dois
27:50revenir de l'autre côté
27:52mais vous avez tout à fait raison
27:53une partie de prendre soin de soi
27:54c'est déjà juste
27:56écouter nos propres signaux faibles
27:58Merci à vous
27:59on m'indique
28:00je ne peux pas faire de relance
28:01et je n'en ferai pas
28:02et Dieu sait
28:03si ce sujet me passionne
28:04c'était très intéressant
28:06Merci pour votre visite
28:08sur le plateau de Smart Job
28:09Merci
28:09Je voudrais saluer
28:10Aurélien Bayon
28:11qui était en distanciel
28:12et je le remercie
28:12de cette connectée
28:13professeure
28:14au M.I.on Business School
28:15qui fait tout très bien
28:16mais qui va un peu plus loin encore
28:18sur les enjeux
28:18de santé mentale
28:19sur un laboratoire de recherche
28:21donc vous viendrez peut-être
28:22physiquement
28:23nous parler de vos résultats
28:24de travaux
28:25Merci à vous Aurélien
28:26Merci Caroline Poissonnier
28:27Merci pour votre engagement
28:28Leader KIF
28:29et puis à la tête
28:30on l'aura compris
28:31du groupe Baudelay
28:32une belle entreprise
28:33Merci à vous Martial Brun
28:34j'ai tout compris
28:35à votre mission
28:35et en plus de ça
28:36vous accompagnez
28:37des dirigeants
28:38directeurs généraux
28:39de présence
28:40Merci évidemment Caroline
28:41je ne vous ai pas fait
28:42de piège aujourd'hui
28:42Merci un jour
28:43J'étais prête pourtant
28:44pas de piège
28:45de fin de l'émission
28:46Merci à vous
28:47vous êtes évidemment
28:48journaliste décideur RH
28:49ça va sans dire
28:51merci à notre ami Charles
28:52à la réalisation
28:53merci à Paul au son
28:54et merci à Nicolas Juchat
28:56évidemment l'incontournable
28:57je vous remercie à vous
28:58qui nous regardez
28:59à très bientôt
28:59bye bye
29:00Sous-titrage Société Radio-Canada
29:02Sous-titrage Société Radio-Canada
29:03Sous-titrage Société Radio-Canada
29:04Sous-titrage Société Radio-Canada
29:05Sous-titrage Société Radio-Canada
29:07Sous-titrage Société Radio-Canada
29:08Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations