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  • il y a 3 mois
Ce jeudi 23 octobre, Olivier de Royère, gérant actions chez Montpensier Arbevel, s'est penché sur le retour en force du secteur de la santé, et l'envolée du titre Kering malgré la baisse de ses ventes, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Philippe vient de nous rejoindre, Olivier Droyer. Bonjour Olivier.
00:02Bonjour Guillaume.
00:02On va parler de ces publications à nouveau dans un instant.
00:05D'abord vous allez rendre votre verdict, le prononcer à l'antenne.
00:08Ce moment, cet instant qu'on va vivre ce verdict. Est-ce que vous l'assumez ?
00:12Oui Guillaume, j'estime et j'assume que le secteur de la santé redevient incontournable.
00:16Oh tiens.
00:19Ah oui.
00:20En fond, fond, fond de portefeuille incontournable ou vraiment en tête des priorités
00:24au même titre que l'IA ou la Défense par exemple ?
00:27Non, les deux, mais c'est complémentaire par rapport à des thématiques qui ont très fortement marché,
00:31par rapport effectivement à tout ce qui est technologique, qui continue à avoir une très forte dynamique,
00:36mais où quand même il y a de plus en plus de questions sur jusqu'où ça va aller,
00:39est-ce qu'il y a une bulle ou pas, et où on sent qu'on est quand même un peu proche peut-être de la fin,
00:43où finalement on a une Défense qui a formidablement bien marché et qui aujourd'hui est assez chère,
00:49c'est un secteur qui lui est un secteur en retard.
00:51C'est-à-dire que jusqu'à finalement la dernière semaine de septembre,
00:54c'était en tout cas sur les marchés globaux le deuxième plus mauvais secteur de l'année.
00:59Alors quand on regardait les publications de résultats,
01:00au deuxième trimestre, c'est le deuxième secteur en termes de dépassement des bénéfices en fait.
01:04Donc il y avait quand même une contradiction entre les fondamentaux des sociétés et la performance boursière.
01:09Alors pourquoi ? C'est surtout la politique, c'est un secteur qui est quand même régulé.
01:11Donc il y avait beaucoup d'inquiétudes avec Donald Trump.
01:14Alors la première, c'était les droits de douane, mais en fait c'est pas très grave,
01:16parce que finalement, à 15% on s'en sort,
01:19et puis en plus il y a des marges brutes élevées,
01:21les entreprises sont assez fortes dans le fait de gérer leur lieu de production,
01:24donc c'est pas le vrai problème.
01:24Le vrai problème, c'était ce qu'on appelait le MFN,
01:27donc la nation la plus favorisée,
01:29Donald Trump voulait rapprocher les prix américains des prix mondiaux.
01:32Et donc ça voulait dire potentiellement des baisses de deux fois et demi,
01:35puisque les prix américains sont deux fois et demi.
01:37La pharmacie européenne, les deux tiers de ces résultats sont faits aux Etats-Unis.
01:41Alors il y a eu cette MFN, on l'a eu,
01:43sauf que, évidemment toujours avec Trump,
01:45c'était uniquement sur ce qu'on appelle Medicaid.
01:47Alors Medicaid, c'est pour les Américains qui n'ont pas les moyens,
01:49et en fait c'est simplement 6%,
01:516% du chiffre d'affaires de la pharma aux Etats-Unis.
01:55Et comme les prix finalement sont déjà plus bas,
01:57puisque c'est payé par le gouvernement américain,
01:59même quand on vous annonce que par rapport à des prix officiels,
02:01on peut baisser les prix jusqu'à 85%,
02:03en réalité l'impact sur les résultats des entreprises du secteur,
02:06c'est peut-être 1 ou 2%,
02:07quand même extrêmement marginal.
02:09Donc par rapport aux craintes qu'on avait,
02:10on retrouve de la visibilité suite à cet accord entre Donald Trump et Pfizer.
02:16Vive la santé en bourse alors.
02:17Exactement.
02:18C'est le secteur sous-coté.
02:20Dans l'absolu, ce n'est pas cadeau-cadeau,
02:23on est à 18,1 fois,
02:24c'est 0,4 en dessous de la moyenne historique,
02:26sauf que le marché global il est cher,
02:28puisqu'on est à 21 fois et demi,
02:29et que donc en relatif,
02:30on est quand même vraiment sur des niveaux qui sont extrêmement attractifs,
02:33avec une visibilité,
02:34et qu'on ne retrouve pas forcément dans d'autres secteurs défensifs.
02:36On voit que la consommation,
02:37on va en parler sur les publications,
02:39ce n'est quand même pas si évident que ça,
02:41de trouver,
02:41il y a pas mal de segments traditionnellement défensifs
02:43qui s'ouvrent pas mal.
02:44Et donc aujourd'hui,
02:46ça me paraît indispensable
02:46quand on regarde 2026 dans les allocations.
02:49Justement,
02:49si on regarde ces publications
02:50depuis le début de la saison des trimestriels,
02:54qu'est-ce que vous retenez ?
02:55Quelles sont les grandes lignes directrices ?
02:57Qu'est-ce qui vous inspire globalement ?
02:59La première grande ligne,
03:00c'est que c'est le retour des très belles valeurs.
03:02C'est-à-dire qu'elles n'ont pas toujours des résultats fantastiques,
03:05mais certaines très belles valeurs de croissance
03:07qui avaient souffert.
03:08Alors le luxe,
03:09on a évoqué un peu rapidement Kérine,
03:10c'est peut-être pas la plus belle,
03:11mais globalement LVMH,
03:13on a vu que c'était rassurant,
03:14c'est pas fantastique,
03:15mais c'est rassurant.
03:17Aussi,
03:17l'autre segment qu'on peut mettre dans la même catégorie,
03:19c'est les équipements semi-conducteurs,
03:21à SML.
03:22À SML,
03:22c'était pas que la publication était formidable,
03:24mais on voit quand même une reprise des commandes,
03:26avec le segment mémoire notamment,
03:29qui était un peu le parent pauvre,
03:30qui reprend,
03:31et c'est confirmé par une autre société plus petite,
03:33mais qui est un peu le ASML des mid-cap et du packaging,
03:37qui est BE semi-conducteurs aujourd'hui aussi,
03:39c'est pareil,
03:39on voit une amélioration des commandes
03:40par rapport au trimestre précédent.
03:42Donc ça aussi,
03:43segment qui finalement montre des choses intéressantes,
03:46et puis aussi,
03:47on peut parler d'un Sartorius Stedim aussi,
03:49qui effectivement a montré une normalisation
03:51vers ces traînes de croissance historiques.
03:53Donc toutes ces très belles boîtes
03:54qui avaient pas mal souffert,
03:56je pense que ça c'est un des premiers enseignements,
03:57les attentes n'étaient pas énormes,
03:58donc c'est toujours pareil,
03:59c'est qu'il y a beaucoup de positionnement,
04:01mais là il y a eu des bonnes surprises.
04:02Là où c'est un peu plus compliqué,
04:04je dirais que c'est quand même,
04:05dans tout ce qui est consommation,
04:06il y a des segments,
04:08on voit que les brasseurs ou la cosmétique,
04:10normalement c'est des sujets
04:11qui sont censés être très défensifs.
04:13Bon bah Heineken,
04:14ça n'a pas beaucoup réagi,
04:15puis ça avait beaucoup baissé avant,
04:16mais c'est quand même pas terrible.
04:18L'Oréal,
04:18bon c'était quand même moyen,
04:20et encore L'Oréal,
04:21enfin L'Oréal est quand même de loin,
04:22l'entreprise s'en sort le mieux dans le secteur.
04:24La croissance est quand même nettement meilleure
04:26qu'un Bayer's Dorf qui a publié aujourd'hui,
04:27donc on voit bien que ces secteurs-là
04:29sont challengés structurellement,
04:31alors il paraît que les jeunes
04:32boivent moins de bière maintenant,
04:34la cosmétique est quand même challengée aussi
04:36par le fait qu'il y ait des copies pas chères maintenant,
04:39etc.
04:39Donc là c'est vrai que c'est quand même assez moyen.
04:42Je vous dirais une anecdote,
04:43j'étais au resto avant-hier soir,
04:45et la table d'à côté,
04:46c'était des jeunes,
04:47ils devaient avoir 28-30,
04:48et ils ont tous demandé de l'eau plate,
04:50pour le donner,
04:52la table avait déjà regardée comme ça.
04:53Si vous tous qui le suivez
04:56pouvez porter le même genre de témoignages,
04:57ou au contraire des contre-témoignages,
04:58faites-en ou pas,
04:59sur le XBFM Bourse,
05:00on vous suit,
05:01on vous dit,
05:01et on leur parlera d'ailleurs,
05:02parce qu'effectivement,
05:03dans ce secteur,
05:04Bayer's Dorf aussi a publié.
05:05Et puis sur les secteurs plus cycliques,
05:07tous ceux qui sont tirés par la tech et l'IA,
05:09c'est-à-dire finalement,
05:10tout ce qui est bien d'équipement industriel,
05:12bon,
05:13c'est quand même,
05:14on a des perspectives qui sont assez favorables,
05:16mais des valorisations qui sont quand même assez tendues.
05:18L'aéronautique aussi,
05:19ça continue à être très bien et cher,
05:23aux Etats-Unis,
05:24GE Aerospace,
05:25qui était encore assez impressionnant.
05:27Donc voilà un peu,
05:28pour l'instant,
05:29c'est un moment qu'on peut tirer.
05:31Sachant que voilà,
05:32la semaine dernière,
05:33il n'y avait pas grand-chose,
05:34cette semaine,
05:34il y a plus,
05:35et la semaine prochaine,
05:36ça s'accélère vraiment nettement.
05:37Ah bon,
05:37il y aura encore plus la semaine prochaine ?
05:38C'est possible ?
05:39Oui, c'est possible.
05:41Regarde le menu de jeudi prochain,
05:42on va bien rigoler.
05:44Parce que rien que cette semaine,
05:4518 groupes de CAC publient.
05:46On peut faire plus.
05:47Sur le CAC,
05:48ça va être difficile de faire plus,
05:49mais de manière générale,
05:50il y en a encore plus la semaine prochaine.
05:51Et les GAFAM,
05:52notamment les 7 magnifiques
05:53qui publieront la semaine prochaine
05:54aux Etats-Unis,
05:54ça sera très intéressant.
05:56Bien sûr,
05:56Thales,
05:57vous parliez de la défense,
05:57Thales a publié,
05:58le titre gagne 1%.
05:59Et Kering,
06:00donc en hausse de 8,
06:019% en ce moment,
06:02après une publication pas terrible,
06:04enfin moins mauvaise
06:05que ce qu'on imaginait,
06:06mais mauvaise quand même.
06:06La question du jour
06:07sur nos réseaux sociaux,
06:08la voici.
06:09Pareil,
06:09vous pouvez tous participer et voter.
06:10Les marchés sont-ils sous hypnose
06:12avec le patron de Kering,
06:13Luca Deneo ?
06:14Oui ou non ?
06:14Kering a doublé en 6 mois.
06:15Est-ce que les marchés
06:16sont sous hypnose ?
06:17Alors bon,
06:18c'est un peu complexe en réalité,
06:19c'est-à-dire qu'on a une décroissance
06:21organique de 5%.
06:23C'est vrai que ce n'est pas terrible,
06:24mais enfin on était à 15
06:25de trimestre précédent
06:25et on attendait moins 8.
06:26Donc c'est quand même moins mauvais.
06:28Après,
06:28c'est vrai que dans le détail,
06:29qu'est-ce qui marche ?
06:30C'est Yves Saint-Laurent qui rebondit
06:31et puis c'est toutes les petites marques
06:32un peu moins connues.
06:34Mais Gucci,
06:34qui est le navire amiral,
06:35on est toujours à moins 13.
06:36Donc ça,
06:36pour l'instant,
06:37ce n'est quand même pas terrible.
06:38Donc de ce point de vue-là,
06:38on pourrait se dire
06:39qu'on est un peu hypnotisés.
06:40Néanmoins,
06:41il y a quand même un nouveau designer
06:42parce qu'il n'y a pas que Lucas Demeo,
06:43il y a un designer
06:44qui s'appelle Demna.
06:45Moi, je ne suis pas le spécialiste,
06:46mais chez Mon Penseur Beuvel,
06:46on a des gens qui connaissent ça
06:47beaucoup mieux que moi,
06:49qui est un personnage un peu clivant,
06:50mais qui quand même attire les gens.
06:52Et donc,
06:52lui est en train de relancer
06:53de nouvelles collections chez Gucci.
06:54Le juge de paix sera vraiment
06:55de savoir si les collections
06:56au premier semestre 26
06:57chez Gucci
06:58vont être capables
06:59de montrer de l'attraction.
07:00Après, si on regarde valorisation,
07:0256 fois les bénéfices,
07:04ça paraît stratosphérique,
07:05mais le chiffre d'affaires
07:06depuis 2022 a baissé 27%
07:08et les bénéfices
07:09ont été divisés par 5.
07:10Donc finalement,
07:11la valorisation peut se justifier
07:13à condition
07:14qu'il y ait cette vraie
07:14récovrie de Gucci.
07:15Ça, je pense que malheureusement,
07:16on le saura qu'au premier semestre 2026.
07:18En attendant,
07:18Lucas Demeo,
07:19il fait un bon job,
07:20il allégé le bilan,
07:21ce qui était quand même
07:21un sujet de stress, etc.
07:23Il a cédé la division beauté.
07:24Voilà, exactement.
07:25Donc, pourquoi pas ?
07:26Mais vraiment,
07:27maintenant, il faut que Gucci délivre
07:29et ça, on ne le saura pas tout de suite.
07:30Est-ce que sur Kering,
07:31on achète Lucas Demeo
07:32comme d'autres achètent
07:32le Cantique ou les voitures autonomes ?
07:34Bref, sur de simples promesses
07:35qu'il ne faudra surtout pas décevoir.
07:37Est-ce que ça ne va pas un peu vite ?
07:38Question qu'on vous pose
07:39sur X et LinkedIn.
07:40Participez,
07:41argumentez surtout,
07:42on rebondira sur vos commentaires
07:43tout à l'heure
07:44dans la suite de BFM Bourse.
07:45Demain soir,
07:46ce ne sera pas encore Halloween,
07:47mais presque.
07:48Moody's va peut-être
07:49actualiser,
07:50abaisser,
07:50dégrader la note de la France.
07:52Vous pensez que ce sera le cas ou pas ?
07:54Je n'ai pas de boule de cristal,
07:55mais c'est probable,
07:56les autres l'ont fait.
07:57Après,
07:57l'impact direct sur les marchés,
07:59on l'a vu,
08:00il est extrêmement faible.
08:01Les dégradations ont eu un impact
08:02sur les spreads
08:02qui a été nul.
08:04Globalement,
08:04ce que les investisseurs
08:05regardent aujourd'hui,
08:06c'est est-ce que la France
08:07va être capable
08:07de sortir un budget
08:08et de sortir un budget
08:10qui quand même soit en dessous
08:11de 5% de déficit,
08:12même si les marchés
08:13n'y croiront pas tant que ça,
08:14mais au moins se dire
08:15qu'on part quand même
08:16sur quelque chose
08:16d'à peu près jouable.
08:18Et la deuxième chose
08:18que les marchés ne veulent pas,
08:19c'est avoir LFI au pouvoir.
08:21Ça, c'est vraiment
08:22les deux garde-fous terribles.
08:23Après,
08:24tant que la France
08:25reste investment grade,
08:27quelque part,
08:28parce que là,
08:28ça impliquerait des mouvements
08:30dans les portefeuilles
08:30des obligataires,
08:32les marchés ne s'inquiètent pas trop
08:33dans le cadre de la zone euro.
08:34Après,
08:34ça ne nous empêche pas,
08:35nous,
08:35de prendre du recul
08:36et de dire
08:37que c'est quand même
08:37assez catastrophique
08:38de ne pas être capable
08:39de toucher aux dépenses publiques,
08:40d'avoir un budget
08:41qui, une fois de plus,
08:42va être très axé
08:43sur les taxes,
08:44de ne pas être capable
08:45de regarder ce sujet des retraites
08:47avec la lucidité
08:47que tout le monde regarde en Europe.
08:49Donc, on a le droit
08:49de s'inquiéter
08:50et nous,
08:50on a réduit notre poids
08:51de la France
08:51dans les portefeuilles.
08:53Parce que,
08:53même si,
08:54et surtout les boîtes
08:55vraiment domestiques,
08:55celles qui sont très internationales,
08:57pour le luxe,
08:57ce n'est peut-être pas très important.
08:59Mais on a quand même réduit
08:59le poids de la France.
09:00Olivier Deroyer
09:01qui est avec nous en fil rouge
09:02pour M'en Pensey Herbevel.
09:02On se retrouvera
09:03dans quelques minutes,
09:04Olivier,
09:04pour parler
09:04des autres publications du jour.
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