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Jeudi 23 octobre 2025, retrouvez Charlotte Lavit d'Hautefort (Directrice dette infrastructure, Arkéa AM), Camille Toubi (Responsable partenariats et distribution, Exclusive Partners) et Isabelle Chazarin (Associée, Officium AM) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne et qui décrypte avec vous les tendances et les actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bismarck for Change, sur les réseaux sociaux de Bismarck for Change.
00:23Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:27Au sommaire de cette édition spéciale dédiée aux stratégies d'investissement avec la dette privée, nous ferons un focus dans un instant en première partie de l'émission sur la dette infrastructure.
00:38Avec Charlotte Lavido de Fort, directrice d'Ettes Infrastructures chez Arkea Asset Management.
00:42Qu'est-ce que la dette infrastructure ? Quelles sont ses caractéristiques ? Comment cette classe d'actifs particulières se positionne-t-elle dans la grande famille de la dette privée ?
00:50Ce sera le sujet de cette première partie d'émission.
00:53En deuxième partie d'émission, nous aurons le plaisir d'être rejoints par Camille Toubi, responsable partenariat et distribution chez Exclusif Partners,
00:59mais aussi par Isabelle Chazarin, associée chez Officium Asset Management, pour enchaîner cette fois-ci sur une discussion autour du thème
01:07« Comment intégrer la dette privée dans une stratégie d'investissement ? »
01:11On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:13Et nous commençons tout de suite avec un focus sur la dette infrastructure.
01:21Nous avons le plaisir pour cela de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine, Charlotte Lavido de Fort.
01:25Bonjour Charlotte Lavido de Fort.
01:26Bonjour Nicolas.
01:27Merci d'être avec nous sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:29Vous êtes directrice d'Ettes Infrastructures chez Arkea Asset Management.
01:33Alors on est dans une émission qui s'intéresse à la dette privée.
01:36La dette infrastructure fait partie de la dette privée.
01:38Est-ce qu'on peut commencer peut-être par rappeler aux gens qui nous écoutent de quoi on parle lorsque l'on parle d'infrastructure ?
01:44La dette infrastructure vise le financement de projets ou d'actifs, d'entreprises dans le secteur des infrastructures,
01:52c'est-à-dire des investissements qui répondent à des besoins essentiels de mobilité, d'énergie, d'environnement, d'assainissement, etc.
02:00et de télécommunication, donc des enjeux importants, des actifs de long terme,
02:05qui sont essentiels au fonctionnement des économies et des sociétés.
02:08Concrètement, on finance des entreprises qui vont construire par exemple des ponts, mettons ?
02:14On finance essentiellement des projets.
02:17D'accord, des projets.
02:17De ponts, d'infrastructures, de transports, ça peut être des lignes ferroviaires.
02:23Un nouveau métro, un train, d'accord, oui.
02:25Exactement.
02:26Des projets dans le domaine de l'énergie, par exemple, de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables, solaires, éoliennes,
02:33ce qui génère aussi par exemple des besoins d'investissement dans des actifs de stockage pour pouvoir gérer l'intermittence des énergies renouvelables.
02:41Dans le domaine des télécommunications, ça va être le déploiement de réseaux de fibres,
02:45le financement de déploiement de réseaux de fibres dans les territoires.
02:49Ça va être le financement d'investissements dans les data centers pour accompagner le besoin de connectivité, de traitement de la donnée.
02:57Et donc, on finance des projets, pas des entreprises ?
03:00On finance essentiellement des projets où on peut aussi financer des entreprises qui sont des « pure players », pour utiliser ce terme,
03:08dont la seule activité est vraiment de concevoir, construire et exploiter des projets sur la durée.
03:15Quelles sont les caractéristiques de cette typologie d'actifs qu'est la dette infrastructure ?
03:20La dette infrastructure vise des actifs qui ont d'abord ces caractéristiques que je viens de décrire,
03:25donc actifs essentiels, actifs réels, ce sont des actifs concrets, physiques,
03:30qui rendent un service, qui ont une durée de vie très longue,
03:36et qui ont aussi une visibilité, puisqu'ils sont en général dans des cadres soit régulés,
03:41soutenus par les pouvoirs publics ou contractés, c'est-à-dire avec des contrats à long terme.
03:45Donc, une grande prévisibilité dans les revenus, ce qui permet d'adosser en face de ces actifs, de ces flux, de la dette.
03:52D'accord.
03:53Et puis, qui ont une caractéristique aussi contracycliques,
03:56ils doivent rester opérationnels en toutes circonstances, on l'a vu pendant la crise Covid, par exemple,
04:01et qui sont aussi naturellement protégés contre l'inflation et contre le risque de taux par des mécanismes de structuration de ces projets.
04:10Et en matière de rendement, de primes éventuelles ?
04:14Alors, on est sur des actifs privés, c'est effectivement financé par soit des banques, soit des fonds de dette.
04:22C'est cette classe d'actifs qui s'est développée sur les dernières années.
04:26Et effectivement, l'objectif, c'est que cette prime d'illiquidité soit rémunérée par un rendement supérieur,
04:35par rapport à un actif coté équivalent qu'on pourrait trouver.
04:40Et cette prime de complexité, cette prime d'illiquidité, elle va venir de...
04:46Et c'est tout le travail du gérant, en fait, d'aller l'optimiser, d'aller la rechercher,
04:49par un choix sectoriel, un choix géographique également.
04:55Nous, on intervient, par exemple, sur toute l'Europe,
04:56donc avec des dynamiques différentes en fonction des pays, selon les secteurs.
05:01Et puis, un positionnement aussi sur un segment de marché, petit, moyen ou plus gros.
05:07Qui permet d'aller générer cette prime d'illiquidité ou de complexité.
05:10C'est la même chose, si je comprends bien ?
05:10Oui, ça fait partie, effectivement, du rendement supplémentaire.
05:14Pour cette classe d'actifs, elle s'est développée aussi dans un univers d'environnement de taux négatifs.
05:19Bien sûr.
05:20Où il fallait chercher un complément de rémunération, un spread de rémunération.
05:24Et donc, sur cette classe d'actifs, on arrive à générer ce rendement supplémentaire.
05:30Et c'est tout le travail des gérants d'aller sélectionner les actifs qui permettent de générer cette prime,
05:35qui est, selon les stratégies, de 100 à 350 points de base.
05:40Voilà.
05:40On va peut-être rentrer un peu plus dans le détail, mais je peux donner un chiffre.
05:44Si on reprend les exemples que vous avez donnés, on parle, effectivement, de réseaux ferroviaires,
05:50on parle d'énergie, donc parfois aussi d'énergie renouvelable.
05:53Est-ce qu'il est facile d'intégrer des enjeux ESG sur de la dette d'infrastructure ?
06:00Oui, tout à fait, parce qu'on est sur des actifs durables, de long terme, qui rendent un service essentiel.
06:06Et donc, qui sont intrinsèquement, on va dire, vertueux d'un point de vue ESG, ES ou G d'ailleurs.
06:13D'accord.
06:14On regarde les trois aspects.
06:16Donc, on intègre ces problématiques.
06:18Cette analyse se filtre dans nos stratégies d'investissement.
06:22On est sur des fonds.
06:23On a choisi des fonds très exigeants sur le plan ESG, puisqu'on est sur des fonds dits articles neufs.
06:31D'accord.
06:32Cher Kasset Management, vous êtes sur des fonds articles neufs en matière d'infrastructure.
06:35Nos fonds d'infrastructure de dette infrastructure sont classifiés article neuf.
06:38Donc, on va vérifier très en amont de l'investissement la caractéristique d'investissement durable au sens de SFDR de ces fonds.
06:45Et puis, on mesure aussi l'impact de ces investissements en termes de tonnes de CO2 évitées, nombre de mégawattheures verts produits, la population desservie par un réseau de films, etc.
06:59Donc, des critères très concrets qui permettent de mesurer l'impact au-delà de la performance financière, la performance extra-financière de nos actifs, que ce soit sur la dette senior ou sur la dette junior.
07:10On en reparlera dans un instant dans la deuxième partie de l'émission.
07:14Merci, Charlotte, l'avis d'Audefort de nous avoir décrypté cette classe d'actifs qui est la dette infrastructure.
07:22Merci beaucoup et on se retrouve dans la deuxième partie de l'émission.
07:23Comment intégrer la dette privée et plus particulièrement la dette infrastructure dans une stratégie d'investissement ?
07:33Voilà le sujet qui va nous animer à présent dans la deuxième partie de l'émission.
07:36Nous avons le plaisir d'avoir été rejoint en plateau par deux nouveaux invités.
07:39Camille Toubi nous accompagne tout d'abord.
07:40Bonjour Camille Toubi.
07:41Bonjour.
07:42Vous êtes responsable partenariat et distribution chez Exclusive Partners.
07:45Nous avons le plaisir d'avoir été rejoint également par Isabelle Chazarin.
07:48Bonjour Isabelle Chazarin.
07:49Bonjour.
07:49Vous êtes associée chez Officium Asset Management et nous avons le plaisir d'être tout à l'heure.
07:53Toujours avec Charlotte, l'avis d'Audefort.
07:55Bonjour, re-bonjour Charlotte, l'avis d'Audefort, directrice d'aide infrastructure chez Arkea Asset Management.
08:02Alors, on a fait le point en première partie sur les caractéristiques de la dette infrastructure avec vous, Charlotte, l'avis d'Audefort.
08:08J'aimerais peut-être avoir l'avis sur ce même sujet, d'aide privée peut-être un peu plus au global,
08:14sur les caractéristiques que l'on met en avant vis-à-vis d'investisseurs particuliers avec vous, Isabelle Chazarin,
08:20sur cette classe d'actifs thématique, classe d'actifs plutôt de la dette privée.
08:26Alors, en fonction de la sophistication des investisseurs, déjà, on va leur rappeler que c'est du non-côté.
08:30D'accord.
08:30Avec les spécificités du non-côté.
08:32Courbes banches, illiquidités.
08:33Et ensuite, on va effectivement insister sur les qualités ou les caractéristiques décorrélants,
08:42des marchés financiers, décorrélés des marchés financiers, stratégies de revenus complémentaires.
08:48Et enfin, on va effectivement mettre ça dans un environnement macroéconomique pour choisir le bon gérant et la bonne stratégie,
08:56puisqu'en fonction de l'environnement économique dans lequel on se situe, on ne choisira pas la même sous-catégorie dans la dette privée.
09:02D'accord. Pourquoi ? Parce qu'on considère que c'est très cyclique et que ça dépend de l'environnement ?
09:07Oui. En fait, notre métier, c'est un métier de gérer autant la performance que le couple risque.
09:12D'accord.
09:13Donc, une fois qu'on a dit ça, quand on est dans un environnement économique porteur,
09:17on a peut-être envie d'aller chercher plus de rendement, donc plus de risques à embarquer,
09:22et on va aller chercher peut-être de la sous-catégorie mézanine dans la dette.
09:25Si on est dans un environnement plutôt d'incertitude, de ralentissement économique,
09:30après un cycle économique porteur, on va aller chercher le côté résilient de la dette senior.
09:35D'accord.
09:36Donc, c'est tous ces niveaux de détails que l'on va partager avec notre investisseur
09:40pour trouver la bonne stratégie, avant même de sélectionner le gérant.
09:44Alors, justement, dette senior, dette junior, est-ce que tout le monde sait, dans ceux qui nous écoutent,
09:49ce que ça veut dire, qui veut définir, peut-être Charlotte, la vidéo de fort,
09:52dette senior, dette junior, quelle différence ?
09:54Alors, nous, effectivement, nous visons de couvrir l'ensemble du spectre de la dette infrastructure.
09:59Donc, la dette senior, c'est au niveau des projets, c'est des investissements de long terme,
10:04résilients, avec un niveau de risque, on va dire, en moyenne, investment grade.
10:08D'accord.
10:08Voilà.
10:09Et c'est sur des actifs assez structurés, donc on a aussi, on bénéficie de sûreté, de covenants,
10:14qui vraiment permettent de savoir, vraiment de maîtriser le risque pris
10:20et le risque embarqué dans les portefeuilles.
10:22La dette junior, on est sur un niveau de risque un petit peu plus élevé.
10:26D'accord.
10:26Parce qu'on va s'intercaler entre les fonds propres et la dette senior, justement.
10:31Donc, on va offrir un niveau de levier complémentaire au niveau des projets ou au niveau des entreprises
10:36pour aller chercher un petit peu plus de performance sur un niveau de risque qui nous semble toujours acceptable.
10:42Et donc là, effectivement, c'est un couple rendement risque différent, mais qui aujourd'hui, sur la dette infrastructure,
10:48se positionne très bien.
10:49On est quasiment au niveau des rendements equity core infrastructure, avec un profil de dette bien plus sécurisé.
10:56Là aussi, on est à sortie de sûreté.
10:58Et donc, c'est aussi un arbitrage un petit peu différent en fonction de l'appétit, au risque et de la recherche de rentabilité.
11:05Camille Toubi, comment est-ce que vous regardez la classe d'actifs ?
11:07Alors, on parle de dette privée et de dette infra.
11:09Il n'y a pas que de la dette infra dans la dette privée, mais effectivement, là, on fait aussi un focus d'être privée et d'être infra.
11:13Comment est-ce que vous regardez, vous, la classe d'actifs ?
11:15Alors, nous, la dette privée d'infrastructure, ce qui nous attire dans cette classe d'actifs,
11:20et ce qui va attirer aussi le client final, ça va être surtout la lisibilité, la visibilité sur le rendement.
11:27D'accord.
11:28Là, on parle d'infra.
11:30On parle d'infrastructure.
11:30On parle d'infrastructure.
11:32On sait qu'il va y avoir un rendement qui va être autour de 7%, qui va être distribué ou capitalisé.
11:38Mais on va apporter de la visibilité sur cette classe d'actifs.
11:41Et aujourd'hui, vu les conditions et les aléas économiques, avoir de la visibilité, ça rassure toujours le client final.
11:50D'accord.
11:50Ça lui permet de se projeter, d'avoir un rendement.
11:53Et ce qu'on cherche aussi, c'est la décorrélation.
11:56La décorrélation, ça va permettre d'éviter aussi tous les aléas et les cycles économiques.
12:02Vous avez, si on regarde, en fait, l'évolution des notations de la dette privée d'infrastructure.
12:06C'est une courbe, c'est une ligne droite.
12:09Peu importe les crises, l'infrastructure, c'est un bien qui est essentiel.
12:13Et vous passez donc les crises assez facilement.
12:15Alors, pardon, mais juste pour bien comprendre, quand on voit qu'on peut avoir des situations politiques parfois un peu complexes
12:21et que la dette infra dépend des pouvoirs publics, vous dites qu'il y a de la visibilité dans les projets.
12:27C'est pour ça qu'on aime ça, même si les gouvernements changent ou que les stratégies gouvernementales changent.
12:31Après, ça dépend dans quel type d'infrastructure vous allez investir.
12:36Mais par exemple, quand vous avez une thématique de la démographie, comme dans un de nos fonds,
12:41et que vous avez la thématique de la santé, aujourd'hui, un hôpital, c'est un service essentiel,
12:48c'est un bien qui est essentiel, peu importe, j'ai envie de vous dire, le gouvernement, il va falloir construire cet hôpital.
12:54Il y a quand même des enjeux communs à adresser, si je comprends bien.
12:56Il y a des enjeux communs.
12:57Je vois Charlotte Lavie d'Autfort acquiescée également, et Isabelle Chazarin aussi.
13:01Ce qu'il faut retenir, c'est que les infrastructures, c'est vraiment un bien qui est essentiel.
13:05Et c'est ça qui permet d'éviter les aléas économiques au maximum.
13:10Si vous avez une entreprise, si vous financez une dette d'une entreprise qui va distribuer, je ne sais pas, des maillots de foot,
13:15et que le foot n'est plus du tout à la mode, votre entreprise a un risque.
13:19Mais là, on ne parle pas d'infrastructure, pour le coup.
13:20On ne parle pas d'infrastructure, mais ça peut être de la dette privée, de manière plus générale.
13:25Mais voilà, il y a une différence entre la dette privée et l'infrastructure, où c'est vraiment le bien qui est essentiel.
13:29Isabelle Chazarin, comment est-ce que vous sélectionnez les actifs ?
13:32Déjà, j'imagine que c'est en fonction des enjeux qui ont été évoqués lors des échanges avec vos clients,
13:38mais comment est-ce qu'ensuite on met en place une méthodologie de sélection ?
13:41Partons du principe qu'on a un environnement macroéconomique qui nous pousse à aller chercher cette classe d'actifs,
13:45que dans les objectifs du client, on a identifié l'intérêt d'aller la chercher.
13:49Là, on va clairement aller chercher les classiques critères de sélection d'un gérant du non-côté,
13:56le track record, la décomposition de la performance, la stabilité de l'équipe,
14:01les enjeux de la société de gestion avec la transition managériale.
14:04Mais on va aussi chercher, parce que c'est une classe d'actifs beaucoup plus sophistiquée que ce que l'on pourrait penser.
14:11Et donc là, on va aussi entendre des gérants qui vont mettre en avant l'intérêt d'avoir un sponsor.
14:17C'est-à-dire, nous n'intervendons pas en termes de dette si on n'a pas de sponsor.
14:21Qu'est-ce que c'est qu'un sponsor, pardon ?
14:22Donc, pardon, un fonds de LBO qui va rentrer au capital et qui, dans des moments peut-être de difficulté économique de la boîte,
14:31pourra réinjecter de la liquidité et maintenir le paiement de la dette.
14:34Donc, nous devons nous forger une conviction sur la sélection de ce gérant-là en disant
14:40est-ce qu'il faut sélectionner un gérant qui n'aura d'intervention qu'avec des sponsors, des fonds d'investissement.
14:46On doit se forger une conviction aussi sur un gérant qui va faire l'effet de levier en plus de la dette.
14:51Est-ce qu'on est dans un environnement macroéconomique projeté qui permet d'aller chercher ce surplus de performance,
14:57mais avec le risque embarqué ?
14:58On doit se forger un certain nombre de convictions liées à la sophistication de cette dette.
15:03On doit aussi, dans un monde d'évolution, de nouvelles tendances telles que l'Evercreen
15:07ou les fonds de dette privée à impact qui se développent,
15:12se poser la question de nouveaux critères de sélection.
15:17Donc, on est beaucoup plus exigeants aujourd'hui qu'on ne l'était dans ce monde très incertain.
15:22Et la dette privée est un moyen de décorréler, de prendre un pari supplémentaire,
15:26que ce soit infra ou d'être privée plus classique, économique.
15:30Quand vous parlez d'impact, on peut parler de souveraineté aussi.
15:33On a fait une autre émission sur le sujet.
15:34Est-ce que c'est des sujets qui reviennent dans les volontés d'investissement des gens que vous accompagnez ?
15:39Si on va jusqu'au bout de bout, les investisseurs, ils veulent de la performance.
15:43D'accord, avant tout, ça ne change pas.
15:44Et donc, on est jugé globalement sur la performance et même les grands institutionnels globalement.
15:49Donc, il y a quand même cette tendance d'aller chercher effectivement à s'approprier les enjeux de l'impact dans la performance financière.
15:57Mais ça va être des critères extra qu'on va regarder.
16:01D'accord.
16:02Mais qui ne seront pas forcément les critères de sélection finaux.
16:05D'accord.
16:06Puisqu'on doit quand même juger une équipe et on a peu de recul sur la performance finale de cette classe d'actifs à impact qui a quelques années d'exercice.
16:16Voilà.
16:17Charlotte, l'avis d'Audefort, que dire en réaction à ce que nous a dit Isabelle Chazarin sur la méthode de sélection,
16:23mais aussi effectivement sur les attentes finales.
16:25Finalement, c'est qu'en fait, on veut bien faire de l'impact ou de la souveraineté, si je comprends bien,
16:30mais il ne faut pas que ce soit au détriment de la performance.
16:31C'est toujours un peu la même chose quand on parle de classe d'actifs financiers.
16:35C'est clair.
16:36Donc, effectivement, c'est toute l'expertise aussi de l'équipe de gestion d'aller rechercher cette performance.
16:41Donc, nous, on la qualifie de globale parce que performance financière, mais également performance extra financière.
16:46Et la classe d'actifs infrastructure se prête bien, en fait, à cette double lecture.
16:51Et donc, nous, c'est un peu comme ça qu'on fait notre promesse client, c'est d'arriver à fournir les deux.
16:58Bien sûr, la performance financière, ça, c'est un prérequis nécessaire.
17:03Et donc, nous, on a la chance d'avoir une équipe assez expérimentée avec un très bon track record sur une longue durée qui permet de démontrer ça.
17:11Et puis, la performance extra financière, on l'a fait en sélectionnant, en choisissant d'avoir des fonds classifiés article 9,
17:18donc investissement durable, avec des objectifs assez engagés d'impact climatique et d'impact.
17:25Je vous coupe, pardon, mais est-ce qu'on se coupe de beaucoup d'investissements quand on a des fonds article 9 et qu'on fait de l'infra ?
17:31En fait, pas tant que ça. C'était notre crainte au début.
17:33Pas tant que ça parce que, finalement, on est sur deux grandes thématiques, la transition énergétique, la transition digitale,
17:39qui sont les deux secteurs les plus porteurs du marché.
17:41On est sur un spectre européen, de notre point de vue.
17:47Et en fait, quand on regarde sur les cinq dernières années, ces deux secteurs-là,
17:51ils représentaient il y a cinq ans à peu près 30 % du marché de l'investissement en infrastructure.
17:55Aujourd'hui, c'est plus de 50 %.
17:56Donc, c'est la classe d'actifs qui progresse le plus.
17:59Donc, on est sur un marché très profond.
18:01On fait face aux enjeux européens très ambitieux qui ont été portés,
18:06qui génèrent vraiment un gros besoin d'investissement.
18:09Donc, on arrive, même en ayant ce prisme très exigeant,
18:13à avoir un univers d'investissement suffisamment large pour sélectionner les bonnes opportunités.
18:18Camille Toubi, on parle de performance, on parle de performance financière,
18:21de performance extra-financière, effectivement, de réussir à lier les deux.
18:24Mais au final, comment ne pas regarder la performance financière, si je comprends bien ?
18:28Oui, oui, oui. Alors, nous, on n'est pas une société de gestion.
18:32Bien sûr.
18:32On n'est pas directement dans l'investissement.
18:34Par contre, on a des équipes qui sont spécialisées pour les classes d'actifs qu'on distribue
18:38qui, elles, sont en charge d'aller sélectionner le bon gérant.
18:42Et donc là, nous, l'idée, c'est d'aller chercher des gérants
18:46qui sont spécialisés dans une classe d'actifs,
18:49qu'ils ont un track record qui soit reconnu.
18:52Et on est très attaché à cette notion de partenariat avec cette société de gestion
18:57avec lesquels on va monter un fonds en direct,
19:00sans l'intermédiaire de feeders ou de fonds de fonds.
19:03Et donc, nous, l'idée, c'est plutôt d'aller chercher des partenariats de qualité,
19:06d'aller chercher des partenariats avec des sociétés de gestion sur lesquelles
19:09il n'y a pas ou peu d'accès au CGP.
19:11Donc, on leur permet, en fait, de faire un peu ce relais.
19:15Donc, nous, l'idée, c'est vraiment d'aller chercher la très belle société de gestion
19:20qui est spécialisée, que ce soit la société de gestion, par exemple, Rivage, qu'on distribue,
19:25qui est spécialisée dans la dette privée d'infrastructures,
19:27ou encore, on est en cours de projet avec la société Arkea,
19:30dans laquelle il y a 15 ans d'historique, zéro défaut et plus d'un milliard d'encours.
19:36C'est ça qu'on va aller chercher plutôt, nous, dans la sélection.
19:38Ça va être la qualité du partenariat.
19:41Pourquoi partenariat ? Parce que comme on est sur des projets longs,
19:44il faut qu'on distribue, enfin que vous, vous distribuiez effectivement des fonds
19:49avec lesquels vous avez envie de vous inscrire dans la durée ?
19:50Oui, c'est ça. En fait, la notion de partenariat, elle est très forte,
19:52parce que déjà, c'est un travail d'équipe entre la société de gestion et nous.
19:58Nous, en fait, on récupère les besoins des clients et des CGP, des clients finaux, sur le terrain.
20:03Et après, on discute avec la société de gestion pour monter un fonds qui soit adapté,
20:07que ce soit pour le CGP ou le client final.
20:09Donc, du coup, c'est vraiment un travail en commun.
20:12Et ensuite, on n'est pas une plateforme avec de nombreux fonds.
20:15Aujourd'hui, nous, on pense que la dette privée, d'infrastructures,
20:19il y a un couple rendement de risque qui est très attractif,
20:21parce qu'il y a des besoins de financement qui sont de plus en plus importants.
20:23Et que les personnes qui mettent en place ces projets ont besoin de financement
20:28et vont aller chercher des acteurs autres que les banques.
20:31et vont aller chercher des investisseurs privés.
20:34Bien sûr.
20:35En complément.
20:36En complément, bien évidemment.
20:38Donc, il y a cette petite prime à aller chercher en performance.
20:42Et après, quand on a monté le partenariat,
20:45on s'inscrit dans la durée avec cette société de gestion,
20:48parce qu'on a une vraie conviction sur cette offre-là.
20:50Et on met toute notre énergie pour déployer cette offre.
20:54Isabelle Chazarin, vous nous avez fait part d'une méthodologie assez exigeante
20:57sur la sélection des investissements ou des fonds dans lesquels vous proposez à vos clients d'investir.
21:03On en trouve sur le marché ?
21:05Bien sûr.
21:06Parce qu'en fait, on a une historique sur ces classes d'actifs qui est quand même réelle.
21:09Et on a eu l'occasion de vivre une crise du Covid avec un fonds de dette privée.
21:15Et pour le coup, on l'a vu très, très bien d'abord, parce qu'on a pris une équipe éprouvée
21:21qui avait déjà passé des crises, donc qui savait réagir dans les périodes de crise,
21:25avec une vraie proximité dans cette période de stress, c'est-à-dire qu'on peut parler aux équipes.
21:28D'accord.
21:29Est-ce qu'on a besoin d'être rassuré ? Il faut rassurer ses clients, donc on a besoin d'être rassuré déjà ?
21:34On a besoin d'être rassuré. Alors, quand on a fait une allocation très diversifiée,
21:37d'abord, on n'a pas mis tous les os dans le même panier.
21:39Bien sûr.
21:40Et on a été chercher. En fait, ce que veulent nos clients, c'est du conseil d'allocation d'actifs.
21:43La première chose qu'on leur dit, on a des convictions, on n'a pas de certitude.
21:46La seule façon de travailler une allocation résiliente face à un monde de plus en plus compliqué,
21:51c'est d'aller chercher à diversifier les tests d'investissement,
21:54d'aller chercher des gérants éprouvés qui ont vécu des crises.
21:56Quand on vit une crise avec un investisseur, même très sophistiqué,
21:59puisqu'on a des patrons du non-côté, donc très sophistiqués financièrement,
22:02on a besoin d'avoir une transparence d'échange et d'information de qualité.
22:06D'où le partenariat qui s'exerce avec des gens de grande qualité qui sont processés
22:11et qui ont ce track record, de pouvoir partager l'information,
22:14de pouvoir partager ce qui est fait pendant cette période compliquée.
22:20Les boîtes peuvent avoir quelques difficultés de paiement de la dette,
22:22comment le comportement du gérant est important.
22:27Donc, avoir cet échange d'informations vis-à-vis de notre investisseur
22:30lui permet de comprendre, d'être rassuré,
22:34mais surtout de se dire qu'il y a un pilote dans l'avion
22:36et qu'il y a une équipe qui va passer cette crise
22:38avec un alignement d'intérêts et surtout une capacité à en sortir gagnant.
22:43Donc, c'est ce que viennent chercher chez nous des investisseurs,
22:46ou de les convictions, ou de la sélection des gérants.
22:48C'est aussi cette capacité à être dans la durée, présent, à leur côté.
22:53Charlotte, l'avis de votre fort, je ne résiste pas à vous faire réagir sur le sujet.
22:57Partenariat, présence, accompagnement, transparence.
23:01On sent que les exigences sont assez fortes quand même
23:03quand on sélectionne des fonds et donc plutôt des équipes de gérants
23:06d'ailleurs que des fonds directement.
23:07Clairement, oui.
23:08Effectivement, nous, nos objectifs, c'est de pouvoir répondre à ces attentes.
23:13Donc, on est une société de gestion à taille humaine.
23:16Donc, on permet justement ce dialogue avec nos clients et avec nos partenaires
23:22de façon à pouvoir effectivement être transparent,
23:24reporter sur les investissements qu'on a faits, pour quelles raisons,
23:29et justifier un petit peu notre… expliquer notre travail,
23:33répondre à leurs questions qui sont nombreuses,
23:35y compris d'ailleurs sur les questions de durabilité.
23:37On a beaucoup, beaucoup de sujets, mais voilà, c'est notre travail au quotidien
23:45et c'est ce qu'on essaie de faire dans notre gestion.
23:49Si on parle un petit peu stratégie d'allocation d'investissement
23:52pour les clients finaux, peut-être Camille Toubi et ensuite Isabelle Chazarin,
23:56on met quel pourcentage de son patrimoine sur la dette privée ?
24:01Comment est-ce qu'on construit une allocation ?
24:03Alors, je sais que votre métier, c'est de distribuer au CGP,
24:05mais bon, vous savez quand même un petit peu comment ils fonctionnent
24:08vis-à-vis de leurs clients.
24:09Est-ce que vous voyez des similitudes entre les fonctionnements
24:11qu'ils peuvent avoir les uns et les autres ?
24:13Oui, de manière générale, sur les fonds de nos côtés qu'on distribue,
24:18notamment le fonds de dette privée d'infrastructure,
24:21on peut être à peu près entre 20 voire 40 %.
24:25D'accord.
24:26Alors, ça dépend, c'est très aléatoire et ça dépend vraiment…
24:30Ce n'est plus la diversification à 40 % ?
24:32Ça dépend en fait de ce que recherche le client.
24:35C'est très hétérogène.
24:36Il y a des personnes qui vont avoir 20 % de la diversification.
24:39Ils ne sont pas habitués forcément aux non-cotés,
24:40mais ils vont chercher du rendement.
24:41Ils vont dynamiser un peu.
24:43Peut-être une poche fonds euro ou peut-être une poche monétaire.
24:46Ils vont aller chercher un peu plus de rendement
24:47parce que la classe d'actifs était liquide
24:49et que ça va vous apporter une petite prime de rendement.
24:52Et vous avez d'autres personnes qui sont plutôt habituées
24:54à cette classe d'actifs,
24:57qui recherchent des rendements qui sont stables, robustes.
25:00Et c'est ce qu'ils retrouvent en fait dans la dette privée d'infrastructure.
25:04Alors, le 40 %, j'y suis peut-être allé un peu fort, on va dire,
25:06mais 30-35, je ne serais pas étonné
25:10parce que le fonds qu'on distribue, on est sur un SRI 3.
25:14Vous êtes sur une maturité de 5 ans, c'est assez court,
25:16et vous avez de la distribution.
25:18Et quand on a la visibilité sur le rendement,
25:22une classe d'actifs qui est décorrélée des marchés
25:23et que vous avez en plus de ça,
25:26cette distribution avec une société de gestion
25:29qui a très peu de défauts, voire pas du tout,
25:32vous avez un côté qui est quand même rassurant.
25:34Donc en fait, cette classe d'actifs,
25:35nous, la dette privée d'infrastructure,
25:37c'est plutôt une poche défensive.
25:41Donc après, voilà, ce qu'il faut voir,
25:42c'est est-ce que la personne gère bien cette partie non-cotée ou pas,
25:46mais c'est vrai que ça peut aller, oui, facile,
25:48enfin 30%, 35%, 40% ici, c'est un peu fort.
25:51Isabelle Chazara, même question.
25:52Alors nous, on sera un peu plus nuancés
25:55dans les pourcentages dans nos allocations d'actifs.
25:57On va plutôt, entre guillemets,
25:59copier ce que font les grands allocataires mondiaux.
26:01Après, on va répondre souvent à deux choses.
26:04Dans un environnement taux d'intérêt,
26:05négatif, comme on l'a vécu il y a quelques années,
26:08c'était d'aller chercher une classe alternative
26:10à l'obligataire coté qui ne rapportait rien.
26:12Ensuite, autre cas de figure,
26:15un client qui a un besoin de revenu.
26:16C'est vrai que c'est une classe qui, naturellement,
26:18peut répondre à un besoin de revenu.
26:23Mais là, pareil, on va chercher plusieurs sources.
26:24C'est-à-dire que même ce client qui a un besoin de revenu,
26:27on ne va pas uniquement caler la stratégie
26:29sur cette classe d'actifs.
26:30On va aller chercher d'autres classes d'actifs
26:33pour répondre à la stratégie de revenu,
26:35toujours dans le souci de diversifier les paris,
26:38de décorréler les stratégies
26:39pour ensuite avoir une stratégie patrimoniale optimisée.
26:43Et encore une fois, on est sur du non-côté.
26:45Donc, il ne faut pas sous-estimer
26:47que le non-côté est une classe réservée
26:48quand même à des professionnels,
26:50même s'il y a une démocratisation du non-côté.
26:52Donc, il faut bien raisonner aussi
26:54par rapport à ce contraire du non-côté
26:56qui a ses vertus.
26:57Bien sûr.
26:57Ça protège dans les moments de stress.
26:59Ça permet au gérant de laisser le temps
27:01de faire son travail.
27:02Mais toute stratégie de revenu
27:03qui pourrait pousser à aller chercher la dette privée,
27:05pour nous, elle va être à côté
27:07de d'autres solutions d'investissement.
27:08D'accord, je comprends.
27:09Voilà.
27:10Complémentaire, effectivement,
27:10à d'autres solutions d'investissement.
27:12On va devoir s'arrêter là, malheureusement.
27:14Merci beaucoup, Isabelle Chazarin.
27:15Je rappelle que vous êtes associée
27:16chez Officium Asset Management.
27:18Merci, Charlotte Lavi d'Audefort,
27:20directrice d'aide infrastructure
27:21chez Arkea Asset Management.
27:22Et merci, Camille Itoubi,
27:23responsable partenariat et distribution
27:25chez Exclusive Partners.
27:26Merci à vous de nous avoir suivis.
27:28Et je vous dis à très vite
27:29sur Bismarck for Change.
27:30Sous-titrage Société Radio-Canada
27:32Merci à vous.
27:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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