- il y a 7 heures
Mercredi 4 mars 2026, retrouvez Hubert de la Baume (Head of M&A;, Monnoyeur), Rachid Nait (Head of M&A;,, Myrium) et Sandrine Talbot (Head of sales, Drooms) dans DEALMAKERS SHOW, une émission présentée par Mathieu Meffre.
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00:10Générique
00:15Bonjour à tous, vous êtes sur le DealMakers Show, l'émission qui parle de transactionnel.
00:19M&A, private equity, restructuration, nous décryptons tout ce qui se passe dans les directions M&A.
00:24Et j'ai le plaisir avec Tom Lofenberger. Bonjour Tom.
00:27Bonjour Mathieu, ravi de représenter la rédaction de Decider Corporate Finance.
00:30Mon compère, vous le savez, de Decider Corporate Finance, ravi de vous recevoir un nouveau Tom aujourd'hui.
00:35J'ai le plaisir avec vous de présenter cette émission dédiée, la deuxième dédiée à la relève du M&A.
00:40Qu'est-ce que c'est la relève du M&A ?
00:42La relève du M&A, c'est que nous sélectionnons chaque année maintenant des profils innovants et qui se différencient
00:47par des opérations structurantes.
00:49Donc le but aujourd'hui c'est de revenir un petit peu sur ce dossier, vos parcours et vos dits
00:52marquants.
00:52La crème de la crème du M&A. Une bonne partie est en plateau aujourd'hui.
00:57Tout d'abord, on commence par Sandrine Talbot. Bonjour Sandrine.
00:59Bonjour.
01:00Vous êtes General Manager de Drums. Drums est l'acteur européen qui propose des solutions technologiques autour des deals.
01:08Tout à fait.
01:09On aurait pu dire il y a quelques années tout simplement Data Room, mais je pense que ça se limite
01:12plus que ça finalement.
01:13Non, on va un petit peu au-delà du simple outil de Data Room électronique.
01:21On parle maintenant beaucoup plus de plateformes intégrées, avec des solutions plus collaboratives pour aider les dealmakers.
01:30Merci Sandrine. On reviendra sur ces sujets.
01:32Hubert Delabeau, même à droite. Bonjour.
01:34Bonjour.
01:34Nous nous connaissons bien. Vous êtes venu en plateau une fois il y a un an.
01:37Ed Ophémenet du groupe Monoyeur. Monoyeur en deux mots, groupe familial ?
01:41Groupe familial spécialisé dans la distribution et la location de biens d'équipement.
01:46Ok. Ça pèse à peu près ?
01:483,4 milliards.
01:493,4 milliards. Et 30 deal en 6 ans, c'est ça ?
01:52Un peu plus.
01:53On m'a t'en soufflé un peu plus maintenant ?
01:5530 deal, oui.
01:55Il y a un bon rythme.
01:57Il y a un bon rythme. Il y a des ambitions fortes.
02:01Merci de trouver une minute pour venir en parler.
02:04Rachid Neid, bonjour.
02:05Bonjour.
02:06Directeur M&A au sein de Myrium.
02:08Alors là, on est dans une boîte, donc dans Entretien et Maintenance pour la partie bâtiment.
02:12Tout à fait.
02:13Et cinquième LBO.
02:14Tout à fait.
02:16Cinquième LBO. Vous venez d'accueillir Kabza avec Amundi et BPI, c'est ça ?
02:19Enfin, BPI était déjà là, j'imagine ?
02:20Oui, BPI est là depuis un petit bout.
02:21Et que ce soit Kabza ou Amundi, il y en a un qui a remis aussi ?
02:24Non, c'était la première fois pour Kabza et pour Amundi aussi.
02:26Ok.
02:27Bon ben...
02:27Heureux de les avoir à bord.
02:29Bon ben génial, oui.
02:30Et donc, la thèse, c'est...
02:31Parce que bon, un LBO, il y a normalement une thèse de value creation, une thèse d'exit.
02:36Vous êtes déjà leader français ?
02:38Vous êtes...
02:39Non, pas encore.
02:40Donc là, le but, c'est de...
02:41Exactement.
02:41C'est le cinquième LBO, leader France ?
02:43Ça serait un petit peu ambitieux, mais disons qu'on veut vraiment se développer partout en France.
02:48Aujourd'hui, on est un groupe qui est fondamentalement francilien.
02:50On est l'acteur indépendant, le leader indépendant en Ile-de-France.
02:55C'est l'objectif, c'est de grandir comme ça partout sur le territoire national.
03:00Bon, mais on vous le souhaite.
03:02Merci beaucoup en tout cas d'être là.
03:04Je passe la parole à Tom Lefenberger qui avait, je crois, une question pour vous.
03:08Merci Mathieu.
03:09Alors oui, effectivement, la relève, c'est aussi donc le parcours pour mettre en valeur vos parcours différenciants.
03:14Vous, Rachid, vous avez un parcours qui était plutôt ingénieur, tourné vers l'IT au préalable.
03:18Est-ce que vous pouvez revenir dessus si vous voulez ?
03:20En fait, je suis un ingénieur de formation.
03:22J'ai commencé un peu loin des métiers du M&A.
03:24J'ai même commencé dans un labo de R&D au Canada, chez Ericsson.
03:29Je suis revenu en France, j'ai travaillé quelques années chez Accenture.
03:32Et puis, j'ai rencontré, j'ai découvert par hasard le monde du haut de bilan dans différentes missions.
03:38Et je me suis dit, voilà, je le sens bien, je vais tenter ma chance.
03:42Alors, comment ça vous est tombé dessus ?
03:43Comment vous avez découvert ça ?
03:44Il y avait un partenaire chez Accenture qui bossait sur du M&A, plutôt de l'Orga autour du M
03:48&A ?
03:48C'était de l'Orga dans le monde de la banque, en fait.
03:50J'ai fait deux missions comme ça dans le monde de la banque et j'ai découvert le haut de
03:54bilan.
03:55Je me suis reçu intéressant, tout ça.
03:57Et donc, voilà, j'ai tenté ma chance.
03:59J'ai démissionné, je suis retourné sur le banc de l'école.
04:01J'ai fait une formation en finance et je me suis lancé derrière dans le joli monde du M&A.
04:06D'accord.
04:07Et votre premier job dans le M&A, c'était quoi ?
04:08Alors, j'ai travaillé, ma première expérience, c'était en sortant d'école, le stage obligatoire à la Société Générale
04:18en M&A Large Cap.
04:19Et puis ensuite, j'ai travaillé dans une boutique à Paris qui est au Riche Finance.
04:23Et j'ai rejoint pendant sept ans la banque au TINGRE.
04:27Oui, bien sûr.
04:29Donc, on salue.
04:30Vous avez des victoires.
04:32Oui, des victoires.
04:33Oui, des victoires.
04:34Et vous, bien justement, vous pouvez revenir un petit peu sur votre parcours qui vous a mené aujourd'hui chez
04:37M&A ?
04:39Eh bien, je suis passé aussi par OTINGRE en stage.
04:42Oh, et vous connaissez du coup ?
04:44Non, on ne se connaissait pas.
04:45C'est génial.
04:46Et ensuite, j'ai une expérience pareille en stage chez Rothschild.
04:50Et j'ai commencé ma carrière chez Récol d'Astéry, en évaluation d'entreprise et en conseil en amont des
04:55transactions.
04:57Et on s'est fait racheter en 2015 par EY, où j'ai intégré le département M&A.
05:02Mais plutôt small ou mid-cap.
05:04Et la transition vers le corporate, ce fait quand ?
05:07Et le corporate, on est venu me chercher pour accompagner le développement de Monoyeur.
05:12C'est une création de poste.
05:13Donc, c'est une très belle aventure.
05:15D'accord.
05:16Avec un groupe dynamique.
05:17Donc, vous avez créé toute la partie M&A chez Monoyeur ?
05:20Exactement, oui.
05:21Tout à fait.
05:21Qui, historiquement, était plutôt géré en direct par famille et conseil ?
05:25Historiquement, absolument.
05:25C'était géré par les patrons de BU et les directeurs financiers.
05:28Donc, ils étaient accompagnés parfois aussi de conseil.
05:30Donc, ça a permis de professionnaliser un peu et de laisser du temps, surtout aux opérationnels,
05:36de se concentrer sur leur cœur de métier.
05:38Pareil pour les directeurs financiers.
05:40Donc, ça a été un gain de temps pour eux.
05:42Et ça a permis d'accélérer ce développement.
05:44Qu'est-ce qui vous a frappé, tous les deux, qui venaient du conseil pour aller ensuite vers le Corpo
05:49?
05:49Qu'est-ce qui vous a frappé ?
05:50Il y a plein de gens qui nous regardent, qui sont en banque d'affes, qui se disent,
05:52« Tiens, alors peut-être se distille à tort, j'aimerais dormir le week-end.
05:56Peut-être se distille à tort quand on voit les volumes de deals sortis par chacun d'entre vous. »
06:01Mais qu'est-ce qui vous a, pas choqué, mais frappé quand vous êtes arrivé en Corpo ?
06:05Très bonne question.
06:09Le M&A, c'est un métier de transaction.
06:13Ce qui est intéressant dans le job qu'il met aujourd'hui, c'est vraiment d'aller plus loin que
06:18la transaction.
06:19Réfléchir à l'intégration, comment ça va se passer derrière, suivre les gens,
06:22et de voir les thèses d'investissement se transformer en réalité.
06:27Ça, c'est le premier point.
06:28Le deuxième point, sur les heures de sommeil, ça ne change pas grand-chose.
06:31Oui, franchement.
06:34Je pense à un métier passion, en fait.
06:39C'est que tous les jours, on est heureux de se lever,
06:42parce que, moi je dis toujours, on développe des projets.
06:46D'abord, on construit un projet, et quand on a un bon projet,
06:49ensuite, on arrive à une transaction.
06:52Et en passant du conseil au corporate, c'est qu'on est dans le long terme.
06:57Vous êtes comptable de votre deal, en fait, pour la suite.
06:59On est comptable de notre deal.
07:02On fait la partie la plus simple, quand même.
07:05Parce que, ce que je dis toujours aux équipes,
07:08super, on a fait une transaction, le vrai boulot, il commence après le closing.
07:12Parce que tu ne fais pas le PMI dans tes...
07:13Je ne fais pas le PMI dans mes...
07:14Ça, ça reste au BU.
07:16Exactement.
07:17Parce qu'il faut qu'il soit en charge, en fait.
07:20Donc, c'est important de développer ça.
07:23Mais c'est vrai que c'est la partie, entre guillemets, la plus simple d'acheter.
07:26C'est une réalité.
07:27Mais donc, pour revenir à ta question, qui est, en passant du conseil au corporate,
07:33je dirais qu'effectivement, on gère plus son emploi du temps que quand on est en conseil.
07:37Ça, c'est sûr.
07:38Nos clients sont internes, donc ils sont aussi très exigeants.
07:42Mais on gère plus nos calendriers.
07:45Et c'est vrai que c'est un métier passion.
07:46Donc, c'est vrai que les week-ends peuvent être impactés, les vacances peuvent être impactées.
07:50Mais ça, c'est le métier qui fait comme ça.
07:51On aura une section à la fin, comment se rattraper suite à une annulation de week-end en last minute.
07:56Voilà, vous nous partagerez vos meilleurs conseils.
07:58Et qu'est-ce qui a changé dans le M&A aujourd'hui par rapport à vos débuts ?
08:03On apparaît conseil, passage en corp.
08:05Là, on est en 2026.
08:08Vous avez connu les mannes.
08:10Vous avez connu une période de 10 ans de folie, on va dire 2013-2014.
08:16Ça repart bien jusqu'en 22.
08:17Là, on se retape.
08:19Il y a eu le Covid au milieu.
08:20Là, on se retape une grosse correction de marché, augmentation des taux.
08:23Les marges de manœuvre sont différentes.
08:24Vous avez vécu plein de choses, déjà.
08:27Mais qu'est-ce qui a changé fondamentalement dans l'action, dans ce métier que vous faites ?
08:32Rien n'a changé.
08:33Quelque chose a changé.
08:36Je pense que c'est de plus en plus technique.
08:40On est aussi bien accompagnés.
08:42Donc finalement, c'est des rencontres humaines, en fait, à la fin.
08:47C'est les relations humaines.
08:48Donc à la fin, un deal, ça reste la rencontre entre un acheteur et un vendeur.
08:51Ça n'a pas changé.
08:53On est de plus en plus aidé, notamment avec des...
08:57Que ce soit sur la partie vraiment technique, transactionnelle, data room ou deal flow.
09:04Les avocats ont évolué avec.
09:06Il y a beaucoup maintenant de contrôle dans les transactions.
09:09C'est de plus en plus long, en fait.
09:10C'est le timing qui évolue.
09:11Il faut gérer le timing.
09:12Parce qu'un deal qui dure trop longtemps, ça peut se tendre et ça peut s'arrêter.
09:16Donc, il faut gérer ce timing.
09:18On gérait moins avant.
09:19Avant, on pouvait faire des deals très courts.
09:21Maintenant, dans tous les pays du monde, on a du...
09:25Le contrôle des investissements.
09:26Le FIA, oui.
09:28Quand c'est que ça.
09:29Quand c'est que ça.
09:30Et donc, il faut gérer le timing.
09:32Et donc, on arrive...
09:33Il faut gérer ce timing-là.
09:36Et techniquement, ça évolue beaucoup.
09:38Il y a les assurances émenées aussi qui sont de plus en plus...
09:41Qui simplifient un peu la partie comptable de son opération.
09:44Absolument.
09:45Absolument.
09:46C'est plus très cher.
09:47Au début, ça l'était un peu.
09:48Aujourd'hui, c'est market practice.
09:50On est à combien ?
09:51Nous, on en fait peu parce que c'est souvent dans les deals compétitifs.
09:54Et en plus, le marché est redescendu.
09:56On n'est plus sur le boom de 2021 où c'était une obligation.
10:02Maintenant, c'est plus facile pour un acheteur d'exiger une garantie d'actif passif.
10:06Mais c'est vrai que ça va s'accélérer de plus en plus vers des deals avec des assurances.
10:14Je suis souscrit à 100%.
10:16Non, c'est vrai.
10:18On prend les choses avec un peu de recul.
10:20On se rend compte que c'est fortement professionnalisé.
10:24C'est-à-dire que je me souviens, dans mes débuts, on se retrouvait face à des éléments comptables.
10:29Il fallait cruncher, rentrer dans le détail.
10:31Aujourd'hui, on a des outils comme les VDD qui sont market practice.
10:35Tout le monde passe par des cabinets de tests pour avoir ce genre d'outils.
10:41Il y a aussi les assurances qui sont aussi fortement développées.
10:45Les outils, encore une fois, je me souviens de la première fois où j'ai dû stabiloter, caviarder à la
10:52main des éléments de data room.
10:54Aujourd'hui, les outils comme les vôtres, ce n'est plus la même histoire.
10:59Mais fondamentalement, je te rejoins, ça reste des histoires humaines.
11:05Un deal, c'est de la confiance entre un acheteur et un vendeur.
11:09Et ça, ça n'a pas changé.
11:11Sandrine, est-ce que vous voulez revenir sur les outils que vous développez pour suivre ces changements et ces nouvelles
11:17tendances du M&A ?
11:18Avec un storytelling depuis que tu as commencé dans ce métier ?
11:21Moi, j'ai commencé il y a presque dix ans maintenant l'aventure chez Droms.
11:26En effet, il s'est passé pas mal de choses depuis, forcément sous l'angle technologique.
11:33C'est vrai qu'il y a des ans, il n'y avait pas encore ces solutions de caviardage aujourd
11:37'hui.
11:38Et donc, du coup, les jeunes banquiers d'affaires pouvaient passer des heures carrées à noircir les données les plus
11:48confidentielles,
11:49notamment les données personnelles, dans les contrats, sur le bulletin de salaire, etc.
11:54Donc ça, aujourd'hui, c'est clair que c'est derrière nous.
12:00On a fait une étude récemment avec des cabinets d'avocats où on leur a demandé justement le temps qui
12:06était réduit,
12:07ne serait-ce que sur cette fonctionnalité.
12:10On divise par deux, déjà, le temps passé.
12:13Sur un DOS, au global ?
12:14Non, au global. Au global, sur un DIN.
12:17Pourquoi ? Parce qu'il y a... Pourquoi on ne va pas plus loin ?
12:20Parce qu'en fait, la technologie, elle est là pour aider et pour accélérer.
12:24Mais elle n'est pas là pour vérifier.
12:26Et donc, du coup, il y a toujours, et ça, ça reste incontournable,
12:29la vérification de ce qui a été fait, proposé par les machines.
12:34Mais derrière, voilà, pour s'assurer que les machines, ce qu'elles ont recommandé,
12:39c'est bien la vérité.
12:41Et ça, il n'y a que l'humain, aujourd'hui, qui peut le faire.
12:43Donc, Marc préférait des jeunes banquiers d'affaires, du coup,
12:47où ils se font tatouer de rooms depuis qu'ils n'ont plus besoin de caviar d'eux-mêmes ?
12:50Alors, du coup, voilà, c'est sûr qu'eux, ils s'achètent un petit peu de temps.
12:54L'objectif, c'est qu'ils aient un petit peu plus le temps pour prendre du recul
12:58sur ce qu'ils vont faire au quotidien en data room.
13:01Bon, j'avoue que ceux qu'on a, parce qu'on a un service H24,
13:04donc ceux qu'on a en ligne le soir, la nuit, le week-end,
13:09c'est plus des banques d'affaires que des corporate ou des sociétés de private equity.
13:16Ça reste eux, en fait, qui travaillent encore beaucoup sur ce type de solution.
13:22Mais après, voilà, il y a de plus en plus de solutions dites collaboratives.
13:27Ça veut dire aussi pour faciliter tout simplement les échanges.
13:30Parce que dans un deal, il y a aussi beaucoup d'échanges informels.
13:34Je ne parle même pas de toute la formalisation avec les parties achats-ventes et les conseils,
13:40mais juste pour se caler, pour savoir comment on va répondre
13:42sur une question un petit peu plus pointue, un peu compliquée.
13:47Tous ces échanges informels, aujourd'hui, il y a moyen de le gérer différemment
13:52qu'avec des solutions non professionnelles ou des solutions plus personnelles type WhatsApp.
13:58Et donc, du coup, voilà, on s'aperçoit aussi que nous, on a mis un chat en place depuis l
14:02'année dernière.
14:03Donc, c'est assez récent.
14:04Mais on voit que, voilà, ça commence à être de plus en plus utilisé, juste pour gagner du temps.
14:10Parce qu'à la base, une data room, pour ceux qui nous regardent et qui découvrent le thème,
14:14c'est un endroit physique, puis un jour digitalisé, évidemment,
14:17dans lequel on partage toute l'information liée à un dossier,
14:20les informations légales et obligatoires à transmettre,
14:24les contrats de travail, les gros contrats avec les fournisseurs,
14:28les gros contrats avec les modèles financiers.
14:31Et donc, tu es censé mettre, je ne sais pas légalement comment ça se décrit,
14:34mais tu es censé mettre toute l'information permettant à la partie adverse
14:38de se faire un avis conforme à la réalité et tout ça.
14:41Bon, des avocats qui nous regardent, vous nous transmettrez la bonne formulation.
14:45Mais voilà.
14:46Mais c'était l'idée d'une data room digitale, c'était déjà de savoir gérer l'admin,
14:50enfin, l'admin, c'est-à-dire qui a accès à l'information,
14:53plutôt que d'envoyer des PDF par mail où tu ne sais pas.
14:57Ça, c'était la base.
14:59Donc, il y a eu une légère inflation de la documentation
15:01qui pouvait être mise dans une data room digitale.
15:04Tout à fait.
15:05Et là, maintenant, on voit qu'il y a l'IA.
15:07Alors, qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui,
15:10Sandrine Talbot, patronne France de Drums ?
15:13Qu'est-ce que ça veut dire l'IA dans un endroit où j'ai des milliers,
15:17des dizaines de milliers parfois de pages de doc à me taper, à lire,
15:20et où je dois me faire un avis ?
15:21Qu'est-ce que l'IA vient apporter là ?
15:23Alors, c'est vrai qu'il y a de l'augmentation, en fait, de la documentation.
15:26Elle est réelle aujourd'hui dans les opérations.
15:31Donc là, l'IA, elle va permettre d'accélérer clairement la revue documentaire
15:37et de venir pointer sur les opportunités ou sur les risques
15:42à travers le scan de l'ensemble du volume de la doc qui est mis à disposition.
15:49Donc ça, du coup, aujourd'hui, on a des moyens
15:52et on a des assistants IA qui vont permettre de venir screener, en fait, la documentation
15:58et de ressortir, en fait, toutes les données clés.
16:02Donc on est plus sur la donnée contenue dans le document en tant que tel,
16:05parce que le document en tant que tel, il a assez peu de valeur.
16:08C'est vraiment la donnée inhérente qui en a.
16:11Et c'est là où, du coup, voilà, aujourd'hui, on est de plus en plus partenaires
16:16en tant que tel et plus la commodité de stockage de façon sécurisée
16:20de la documentation à partager.
16:24Mais on va un cran plus loin pour faciliter les analyses,
16:28ne serait-ce que pour, voilà, un document qui va faire 50, 100, 200, 300 pages.
16:34Juste demander le résumé, juste demander de ressortir telle ou telle clause.
16:40Voilà, ça, ça fait gagner, en effet, énormément de temps.
16:43Et avec le volet sécuritaire aussi.
16:47Parce que, du coup, aujourd'hui, des outils sur le marché
16:50qui vont permettre, en fait, d'accélérer, en fait, ces revues,
16:54il y en a, c'est sûr, et Drum, c'est pas le seul à pouvoir le proposer.
16:58Après, ne pas sortir la documentation propriétaire des clients,
17:04ça, c'est autre chose.
17:06Donc, il y a ça.
17:08C'est-à-dire que là, du coup, ça permet de le faire,
17:09mais sans que la documentation, elle se balade sur des systèmes
17:15pas forcément très sécurisés, et donc très confidentiels.
17:20Donc, ça va permettre ça.
17:22Et puis aussi, il y a une autre problématique qui est autour des données.
17:26Est-ce que les données permettent d'entraîner les modèles ?
17:28Et ça, c'est une autre problématique.
17:31Aujourd'hui, on est un petit peu là entre les deux.
17:35Ça veut dire que nos clients nous disent
17:37on ne veut surtout pas que vous utilisiez nos données,
17:39mais on veut que les résultats s'améliorent.
17:43Donc, aujourd'hui,
17:44oui, c'est notre job dans la tech,
17:47nous, de venir améliorer et fiabiliser les résultats d'analyse,
17:53mais tout en conservant et en garantissant à nos clients
17:58qu'on n'utilise pas leurs propres données à des fins d'entraînement.
18:02Voilà.
18:02Et ça, voilà.
18:03C'est ce qui, je pense, va faire vraiment la différence
18:06sur les deux années à venir.
18:08Vous avez une question, je crois, sur les prochaines features pour Sandrine ?
18:11Oui, effectivement, sur les prochaines, notamment sur l'IA et la souveraineté.
18:14C'est un sujet, comme vous le disiez, qui est très important.
18:17Est-ce que vous pouvez continuer à revenir un petit peu
18:20sur ce double enjeu de confidentialité et de souveraineté en même temps ?
18:24Et peut-être nous parler un peu de roadmap, de l'avenir.
18:27Oui, vous savez que je n'aime pas trop parler de ça.
18:29Je n'aime pas trop parler de ce qui va arriver.
18:32Mais en tout cas, oui, c'est clair qu'aujourd'hui,
18:34tous les travaux sont portés sur l'IA et notamment l'IA générative.
18:40Ça veut dire que là, du coup, on va avoir des agents IA qui sont chez nous,
18:46qui sont internalisés et qui vont permettre, en effet,
18:49de venir vraiment préconiser des pistes à nos utilisateurs,
18:57qu'ils soient cotés sell-side, buy-side, conseils ou clients directs.
19:03Donc oui, ça, ça va s'accélérer et c'est ce qui va arriver.
19:08Voilà, de plus en plus de multilingues.
19:11Ça veut dire, donc là, pour pouvoir gérer de plus en plus de langues
19:15quand, messieurs, vous faites un deal, on en parlait tout à l'heure,
19:19en Inde, en Chine, voilà, pour que du coup, la langue ne soit plus une contrainte
19:25et toujours dans un souci de sécurisation de la donnée.
19:29Donc voilà, pour pouvoir traduire dans beaucoup plus de langues
19:33que ce qu'on est capable de faire aujourd'hui.
19:35Puisqu'une fois de plus, ce sont nos propres solutions.
19:37Donc c'est du développement de Roms.
19:40Si on ne fait pas appel à des solutions tiers qu'on viendrait plugger sur la plateforme
19:46pour pouvoir être responsable de toute la chaîne.
19:49Oui, c'est votre spécificité.
19:50C'est ce qui fait notre spécificité.
19:52C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, voilà, on contractualise avec les institutions financières,
19:56notamment, qui le demandent.
19:58On a quand même l'IA Act, qui est l'IA Cloud.
20:02L'IA Act, c'est aux Etats-Unis.
20:04L'IA Cloud, c'est au niveau européen.
20:07Et donc, voilà, nos clients, les institutions financières,
20:12donc bancaires, assurances, elles y sont soumises.
20:15Donc elles doivent le respecter.
20:16Et donc forcément, en tant que fournisseurs, on doit s'y conformer.
20:21Merci Sandrine.
20:22Bon, c'est bien.
20:22Quand on ne vous voulait pas parler de roadmap, mais vous en parlez,
20:25donc c'est tombé.
20:25Non mais on vous remercie pour rentrer un petit peu dans le détail.
20:30Une question à chacun très importante.
20:32Quel est le deal de votre vie, chacun ?
20:36Si on devait en retenir un.
20:37Hubert.
20:39Moi, ce que je dis souvent, c'est que plus le deal est petit, plus c'est compliqué.
20:46Et donc finalement, en fait, chaque deal est différent.
20:51On apprend toujours, c'est jamais pareil.
20:53On apprend toujours.
20:55Chaque situation est différente.
20:56Ça peut être technique, ça peut être des situations de crise à gérer.
21:02Mais si je devais en retenir un seul, ça serait dans notre activité de distribution de logiciels,
21:08où ça nous a permis l'opportunité de passer leader mondial.
21:13Et c'était sur trois continents.
21:15Donc avec des complexités, notamment avec une entité en Inde.
21:18Donc il y avait un certain nombre de complexités, un closing sur deux jours.
21:22Donc techniquement, c'était passionnant.
21:25Et c'est surtout, c'était un tournant pour l'activité Arcance.
21:32Et quand on évoquait tout à l'heure le fait de...
21:37Quelle est la différence entre le conseil ?
21:39C'est ça, en fait.
21:39Arcance, ça faisait 500 millions d'euros de chiffre d'affaires.
21:42Quand j'ai rejoint Montbrieur, on a plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires.
21:48Donc c'est une vraie aventure.
21:50Et de voir aujourd'hui leader mondial présent dans 18 pays, c'est exceptionnel.
21:57Génial.
21:59De 500 à 600 ?
22:0050.
22:02De 500 à 600.
22:03Ah, parce qu'on a...
22:03De 500 millions en 5 ans.
22:05Ah oui.
22:055 ans.
22:06Et ce deal-là a permis de doubler la taille d'Arcance à ce moment-là.
22:09Et ce qui lui a permis de devenir leader mondial.
22:11Donc c'est vrai que de prendre cette dimension mondiale où on était présent uniquement en Europe,
22:17c'est une très belle aventure humaine.
22:20Arcance a beaucoup évolué.
22:23Et donc c'est ça qui est intéressant.
22:24Mais je retiens aussi énormément de transactions, soit plus petites,
22:29mais qui sont tout aussi passionnantes avec des hommes extraordinaires.
22:33Donc non, c'est...
22:36Merci, Hubert.
22:37Rachid.
22:38Là, tu as eu le temps un peu de réfléchir.
22:40C'est l'opération la plus...
22:43Celle qui devient naturellement celle où il y a eu un goût, une saveur particulière.
22:47Je vais répondre à côté de la plaque.
22:49Allons-y.
22:51C'est pas une opération, mais cinq opérations.
22:52Ah !
22:54Ben c'est là.
22:54Ben voilà.
22:56Il y a plein d'opérations.
22:58Chaque opération est différente.
23:00C'est à chaque fois des aventures humaines incroyables.
23:03Mais ce que je retiens, c'est l'évolution capitalistique du groupe Prugnion,
23:08qui est devenu Myriam il y a deux ans.
23:12Ce qui est intéressant, c'est de voir en fait qu'on peut inscrire une transaction dans le temps long.
23:18C'est-à-dire qu'on a eu cinq opérations de LBO.
23:21On est passé d'un groupe familial.
23:24Ça fait quand même un point commun.
23:25à une ouverture progressive du capital aux équipes de Myriam
23:33et par le biais en fait d'acteurs du private equity.
23:38Et à chaque fois, ça a été des belles opérations challenging
23:44dans des temps très courts avec toutes les contraintes des opérations de LBO.
23:51Mais finalement, l'image qu'on avait du groupe Prugnion il y a 15 ans en fait,
23:57plutôt l'histoire qu'on a vendue il y a 15 ans en fait,
24:00s'est réalisée à travers ces différents tours de LBO.
24:03Et à chaque fois, on s'est retrouvés avec une relution tout à petit
24:06des cadres et dirigeants et des équipes en interne
24:09avec la mise en place d'un FCPE.
24:12Et voilà, je trouve que c'est intéressant,
24:13c'est d'avoir une continuité dans les opérations de LBO.
24:17Continuité.
24:17Parce que toi, tu es là depuis le premier.
24:20Alors, j'ai un parcours un peu particulier, comme je disais.
24:23J'étais en banque d'affaires pendant une bonne quinzaine d'années.
24:27Et en fait, j'accompagnais tous les tours de LBO
24:30avant de rejoindre Myriam il y a maintenant presque un an.
24:36Donc en fait, j'ai vécu la dernière opération
24:38qui a vu l'entrée de Kabza, Mundi et Reb et Pays France
24:42au capital en décembre dernier.
24:44Mais là, de l'autre côté de la barrière.
24:46Je l'ai vu en tant que participant investisseur.
24:51Petit investisseur, mais quand même.
24:52Et aujourd'hui, avec l'arrivée de Kabza depuis décembre 2025,
24:55dans quelle mesure ça va structurer votre approche ?
24:58Mais aussi, qu'est-ce que le fonds va pouvoir vous apporter
25:00après ce cinquième tour ?
25:01En fait, ce qui est intéressant avec les fonds d'investissement,
25:06c'est à chaque fois un œil différent sur une thèse de développement.
25:11À chaque tour de LBO, on bâtit un plan d'affaires dans lequel on se dit
25:15on est là aujourd'hui, on veut être là demain, comment on va faire ?
25:19Quelles sont les bonnes questions à se poser ?
25:21Et en fait, des acteurs comme Kabza, Mundi, BPI, mais avant ça, Chevrillon, Andera, Tikeo,
25:28à chaque fois, ce sont des gens qui ont apporté un œil différent sur notre manière de fonctionner.
25:33Et ils nous ont challengé le parcours de Miriam.
25:38Et en fait, moi, je suis ravi, maintenant que je suis de l'autre côté du miroir,
25:44de voir l'implication des partenaires financiers qui sont des partenaires financiers.
25:50On partage le capital et, si on espère, la création de valeur.
25:56Donc, c'est vraiment l'aspect.
25:58Je pose des questions, je vous pose dans vos retranchements,
26:03dans une approche très positive.
26:07Je ne m'aime pas que ce n'est pas pour demain, je suis mon oeuvre.
26:11Mais ce qui est plus intéressant, peut-être, que cette question,
26:14ces deux modèles, il nous reste deux minutes,
26:15ces deux modèles vraiment différents,
26:17groupe familial, groupe familial, mais qui en est à son cinquième LBO,
26:20un LBO, c'est une horizon de sortie,
26:22un LBO, c'est 5 ans, 6 ans, on verra.
26:26Vous, quand vous prenez des décisions avec la famille, avec les BU,
26:29pour le groupe Monoyer, ce sont des décisions qui peuvent être des century bonds.
26:34En tout cas, évidemment, qu'est-ce qui diffère du coup
26:38dans le rôle de la direction M&A pour ces deux groupes
26:41qui ont le même objectif, grandir, croître,
26:43mais qui fonctionnent véritablement différemment
26:45en termes d'horizon temporel ?
26:47Nous, effectivement, on n'a pas d'horizon de sortie.
26:50Le groupe est 100% détenu par la famille,
26:54ce qui est très confortable,
26:55parce qu'on est là pour longtemps,
26:58on a une vision long terme,
26:59et cette vision long terme permet justement
27:03d'avoir des projets pensés dans le temps long.
27:06Il n'empêche pas que nos actionnaires souhaitent avoir des dividendes
27:11et donc avoir des transactions avec des TRI
27:15qui soient significatifs,
27:18et on doit servir nos actionnaires.
27:20Mais on est accompagné par la famille,
27:23la famille nous fait confiance.
27:25Au conseil d'administration,
27:27il y a la moitié des membres qui sont issus de la famille,
27:30une autre moitié qui sont des administrateurs externes.
27:34Et donc, il y a une très bonne relation
27:35entre le conseil d'administration et la famille.
27:38Voilà, donc ça se passe très bien.
27:40Mais effectivement, on est un groupe familial,
27:42donc on est peut-être plus prudent
27:44que certains fonds d'investissement.
27:46On n'a pas des leviers à 5, c'est sûr.
27:50Néanmoins, on a pu montrer
27:51une phase de développement extrêmement significative.
27:53On est passé d'un milliard neuf à trois milliards quatre en cinq ans.
27:56C'est génial.
27:57On a pu démontrer quand même une volonté, une ambition,
28:00tout en ayant un levier mesuré.
28:03Donc, je pense que la performance a été atteinte
28:06et on est encore dans cette dynamique-là.
28:09Donc, même si on est plus conservateur que les fonds de LBO,
28:12on sait avoir une décision long terme,
28:13on sait être ambitieux, on sait se développer.
28:15Et on le voit très bien.
28:16En tout cas, merci infiniment à tous les trois
28:18d'avoir bien voulu participer à cette émission.
28:21Merci Sandrine Talbot, GM de Drums en France,
28:24Hubert Delabomé d'Offémenet au sein du groupe Monoyeur
28:26et Rachid Naïd, directeur à Ménet au sein de Myriam.
28:29Merci également à Tom Lofenberger.
28:31Merci à vous.
28:31Merci beaucoup.
28:32Merci à vous et la suite de vos programmes
28:34dans un instant sur BeSmart for Change.
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