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  • il y a 16 heures
Ce mardi 3 mars, Benjamin Louvet, directeur des gestions matières premières chez OFI INVEST AM, s'est penché sur la flambée du cours du pétrole avec l'escalade en Iran, le commerce mondial sous pression avec la situation au détroit d'Ormuz, et l'Union européenne tentant de rassurer sur ses stocks de gaz, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Et il nous rejoint à l'instant parce que l'actu ne s'arrête jamais, surtout pas les marchés.
00:04Benjamin Louvet est avec nous pour Ofi Invest AM.
00:08Bonjour Benjamin.
00:09Bonjour Guillaume.
00:09On passe le relais là entre John et vous Benjamin, mais pour rester sur cette même thématique.
00:13C'est le même relais, le même témoin qu'on passe de l'un à l'autre.
00:16On va parler des impacts de ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient, de cette guerre.
00:20On va commencer par le très court terme et on ira peu à peu vers les impacts long terme de
00:24ce qui se joue là.
00:25On va avancer de plus en plus loin dans le temps.
00:27On va essayer de ne pas être myope, ne pas se concentrer sur le très court terme, mais aussi parler
00:31du long terme.
00:32D'abord quand même, vous n'échapperez pas à cette question.
00:34Jusqu'où le cours du pétrole va-t-il monter d'après vous ?
00:36On est actuellement à 84 dollars le baril de Brent, 77 le baril de brut les Américains.
00:41Vous ne pouvez pas échapper à cette question Benjamin.
00:43Je n'y échapperai pas Guillaume, mais je vais vous faire une réponse de normand, ça dépend.
00:48Le vrai sujet aujourd'hui, enfin il y a deux sujets.
00:50Le premier, c'est le sujet de l'atteinte aux moyens de production.
00:55Pour l'instant, ces atteintes ont été relativement limitées, donc on est rassuré sur cet aspect-là.
01:01Le deuxième aspect, et le plus important et le plus critique, c'est l'aspect du blocage du détroit d
01:06'Harmouz.
01:07Aujourd'hui, le détroit d'Harmouz est de facto bloqué, puisqu'il n'y a plus de bateau qui transite.
01:14Et c'est un vrai sujet. Pourquoi ? Parce que si ce blocage devait durer trop longtemps,
01:21il faudrait qu'on trouve d'urgence un moyen de faire rentrer des bateaux.
01:25Vous m'avez bien entendu, de faire rentrer des bateaux dans le détroit.
01:28Pourquoi ? Parce que les capacités de stockage de pétrole sur la zone sont extrêmement limitées aujourd'hui.
01:34L'Irak vient d'annoncer qu'elle avait réduit la production sur deux de ses principaux champs pétroliers,
01:39parce qu'elle n'a plus d'endroit où stocker ce pétrole, et elle a annoncé que si le blocage
01:44n'était pas levé d'ici quelques jours,
01:46elle devrait arrêter 3 millions de barils par jour de capacité de production.
01:49Donc on a un vrai problème déjà de ce côté-là.
01:52Le deuxième problème, évidemment, c'est que si le problème devait durer trop longtemps,
01:56on va essayer de définir plus précisément ce que ça veut dire,
02:01on va se retrouver à devoir piocher dans les stocks.
02:05Donc il y a des pays qui ont des stocks importants.
02:07La Chine a des stocks estimés entre 1,2 et 1,5 milliard de barils.
02:11Les États-Unis ont un peu plus de 450 millions de barils de stock aujourd'hui,
02:16mais des pays comme l'Australie ont fait savoir qu'ils n'avaient que 28 jours de stock.
02:21Le Japon annonce aujourd'hui avoir 250 jours de stock,
02:25mais il pourrait être beaucoup plus vite mis en situation difficile
02:31que des pays comme la Chine ou les États-Unis.
02:35sachant que la Chine a également la possibilité de se tourner vers du pétrole
02:38stocké en mer sur des bateaux
02:40ou du pétrole qui vient de son voisin russe.
02:42Donc à très court terme, le vrai sujet, il est autour de ça.
02:45Alors il y a des solutions.
02:46On se demande même si ce qui est en train de se passer,
02:48parce qu'effectivement les Chinois seront peut-être coupés de leur pétrole,
02:51leur approvisionnement en pétrole iranien,
02:53mais du coup ça va peut-être encore plus pousser les Chinois à se rapprocher de la Russie
02:56qui fabrique, qui produit aussi du pétrole.
02:57Est-ce que ce qui est en train de se passer ne va pas d'un point de vue américain
03:01être contre-productif, à savoir rapprocher encore davantage les Chinois des Russes
03:04pour acheter le pétrole russe ?
03:06C'est une conséquence qui n'est pas à négliger,
03:08d'autant que les Russes sont ravis de voir les prix du pétrole qui montent aujourd'hui.
03:12Ça leur permet de regagner de l'argent avec la vente de ce pétrole,
03:16surtout que si le blocage du détroit d'Ormousse devait durer,
03:20on se retrouverait dans une situation où on ne pourrait pas se passer du pétrole russe.
03:23Il faut être objectif.
03:26Le pétrole qui passe dans le détroit d'Ormousse, c'est plus de 20 millions de barils par jour.
03:29Si vous enlevez les 10 millions de barils par jour qui sont produits par la Russie,
03:32vous enlevez 30% du marché.
03:34Donc on a la nécessité de trouver des solutions de remplacement.
03:38Alors il y a aussi d'autres solutions qui sont évoquées.
03:41L'Arabie Saoudite a aujourd'hui annoncé qu'elle avait demandé à certaines compagnies maritimes
03:46si elles étaient capables de charger en mer rouge,
03:49donc côté canal de Suez,
03:51en utilisant un pipeline,
03:53ce pipeline qui traverse l'Arabie Saoudite.
03:57Il faut bien voir que les installations pétrolières,
04:00enfin les gisements pétroliers saoudiens,
04:03sont complètement à l'est du pays,
04:04donc côté Golfe Persique et côté détroit d'Ormousse.
04:08Mais il y a un pipeline qui permettrait d'envoyer à peu près 5 millions de barils par jour
04:12de l'autre côté.
04:13Le problème, c'est que ce pipeline part d'une ville qui s'appelle Daran.
04:17On a appris cet après-midi qu'il y avait des alertes sur des frappes sur Daran.
04:22Première chose.
04:22Et puis la deuxième chose, c'est qu'un pipeline dans le désert,
04:24aujourd'hui, avec un drone, ça peut se frapper.
04:27Donc ça reste très aléatoire comme solution.
04:31D'autant que des compagnies maritimes commencent à annoncer,
04:34comme CMA, CGM,
04:36qu'elles vont arrêter les réservations de bateaux pour la zone du Moyen-Orient.
04:41Donc il faut voir dans quelle zone on parle.
04:42Et puis l'autre problème qu'on a dans ce passage du détroit d'Ormousse,
04:47c'est que les plus grosses compagnies d'assurance mondiales,
04:50notamment européennes et américaines,
04:53ont annoncé qu'elles arrêtaient d'assurer les bateaux contre le risque de guerre.
04:57Donc ça voudrait dire, il y a des solutions dans les années 80,
05:00enfin dans les années 70,
05:01quand on a eu une précédente crise pétrolière,
05:03on avait organisé des convois qui étaient sécurisés par l'armée.
05:06Donc ça, c'est une première solution.
05:07L'autre solution, ça serait que l'administration américaine exige des compagnies d'assurance
05:14qu'elles assurent ces bateaux en mettant un plafond à l'assurance pour le risque de guerre.
05:19Mais le plus probable aujourd'hui est que Trump n'arrête pas de communiquer
05:23sur le fait que la marine iranienne est à terre,
05:28que les forces aériennes sont à terre.
05:30Et donc peut-être qu'il y a moyen de sécuriser le détroit d'Ormousse
05:35et de pouvoir organiser des convois pour faire aussi bien sortir que rentrer des bateaux.
05:39Encore une fois, j'insiste là-dessus.
05:40Après, il suffit d'un drone.
05:41Il suffit d'un drone pour attaquer un bateau.
05:43C'est ça.
05:44Et ils en produisent plein.
05:44Donc aujourd'hui, on n'a pas la certitude que cette voie soit sécurisée.
05:48Il faut savoir que même si le détroit est très large,
05:52pour les plus gros bateaux, ce qu'on appelle les VLCC,
05:54les Very Large Route Carrier,
05:55donc les bateaux qui emmènent les plus grosses quantités de pétrole,
05:58il n'y a que deux voies, en fait, dans le canal de Suez
06:01qui sont suffisamment profondes pour qu'ils passent.
06:03Donc on n'a pas tant d'espace que ça.
06:05Et donc ça nécessite vraiment une sécurisation de la voie
06:09avant de pouvoir envoyer des bateaux.
06:11Ça ne se substituera pas en volume.
06:12Parce que si un bateau était coulé à cet endroit-là
06:13ou était touché à cet endroit, ça perturbera encore plus.
06:16Mais alors quand même, vous dites,
06:17on n'a pas beaucoup de moyens de substituer le détroit d'Ormousse
06:20ou d'augmenter la production
06:21si jamais, effectivement, cette production du Golfe Persique
06:24ne pouvait plus approvisionner le monde.
06:25Mais je croyais que les États-Unis étaient là désormais.
06:26C'était la grande différence par rapport à la guerre du Golfe
06:28il y a quelques décennies.
06:29À savoir aujourd'hui, les États-Unis sont le premier producteur mondial
06:32et peuvent peut-être aussi abreuver davantage le monde.
06:34Alors, deux choses.
06:34D'abord, on peut tenir, sans le détroit d'Ormousse,
06:37avec notamment des stocks stratégiques,
06:39on doit pouvoir tenir une vingtaine de jours, on va dire.
06:43Au-delà de ça, effectivement, la production
06:44commencera à vraiment s'arrêter partout au Moyen-Orient
06:46et ça posera des problèmes de remise en route
06:47qui sont assez longues dans le domaine du pays.
06:49Donc quand l'OPEB dit on va augmenter notre production,
06:51oui, sauf qu'opérationnellement, ça va être de plus en plus compliqué.
06:53Oui, alors ils ont des stocks, ils pourront libérer des stocks
06:54à ce moment-là pour ramener du pétrole sur le marché.
06:56Mais ça permettra de redémarrer la production.
07:00Mais pour ce qui est des États-Unis,
07:01le problème, c'est que la production pétrolière aux États-Unis,
07:05c'est une production privée.
07:06On n'est pas dans le cadre d'une compagnie nationale
07:08comme on peut l'être dans les pays du Moyen-Orient.
07:10Et donc les compagnies privées, elles produiront du pétrole
07:12si elles gagnent de l'argent.
07:13Or, aujourd'hui, les compagnies pétrolières,
07:15notamment dans le domaine du pétrole de schiste,
07:18il leur faut à peu près trois mois pour lancer
07:20la production d'un nouveau puits.
07:22Puis ensuite, ils l'exploitent pendant 18 mois.
07:24On n'a pas assez de visibilité aujourd'hui
07:25pour aller prendre un risque sur un prix du pétrole
07:28à trois ou à six mois.
07:30Aujourd'hui, il y a une tension sur le prix.
07:31Mais si vous lancez une production aujourd'hui
07:33qui arrive dans trois mois,
07:34et qu'à ce moment-là, les prix du pétrole ont rebaissé
07:37parce que la crise est derrière nous,
07:38vous allez produire du pétrole à perte.
07:41Et puis, il y a un deuxième point,
07:42c'est que les pétrolières de schiste ont commencé clairement à dire
07:44qu'ils allaient maîtriser la croissance de leur production
07:46pour la simple et bonne raison qu'ils ont exploité
07:48toutes les ressources les plus pertinentes pour commencer,
07:51et qu'aujourd'hui, les coûts augmentent
07:53au fur et à mesure qu'on s'éloigne de ces cœurs de production.
07:56– Et puis, il y a la question du gaz.
07:58Regardez, là, sur une semaine,
07:59les cours du gaz européen ont quasi doublé.
08:01Voilà, plus 97% sur à peine une semaine.
08:03On a la fermeture depuis hier
08:04de la principale usine de production de GNL au monde.
08:07Elle est au Qatar.
08:08Elle a fermé à cause d'attaques de drones
08:09de la part de l'Iran.
08:12Quelle est la dépendance européenne
08:13vis-à-vis du Moyen-Orient sur le gaz ?
08:16Et ensuite, je vous demanderai
08:17si la hausse des cours du gaz
08:18pourrait entraîner une hausse des prix de l'électricité.
08:20Est-ce qu'il y a encore un lien entre les deux ?
08:21Est-ce qu'il va falloir s'y attendre
08:22sur notre facture dans les prochaines semaines ?
08:26Le gaz du Moyen-Orient, elle est très faible, en fait.
08:28On n'importe pas beaucoup de gaz du Moyen-Orient.
08:31Le problème, c'est que là,
08:33on ne parle pas de gaz qui est livré par gazoduc,
08:35on parle de gaz liquéfié,
08:36donc qui est livré par bateau.
08:38Et donc là, le gaz qui est livré par pipeline,
08:40enfin par gazoduc,
08:42il y a peu de moyens de réorienter l'acheminement.
08:47Et donc, vous êtes un peu prisonnier
08:48entre le client et le producteur.
08:50Pour le gaz liquéfié,
08:51vu que vous le chargez sur un bateau,
08:52vous pouvez l'envoyer à peu près n'importe où.
08:54Donc, il y a une compétition internationale.
08:55Et les gros acheteurs de gaz naturel,
08:58aujourd'hui liquéfiés,
08:58ce sont les pays d'Asie.
09:00Et donc, on va rentrer dans une concurrence
09:01comme on a pu la connaître par le passé,
09:04quand on a eu la précédente crise du gaz.
09:06Et ça, ça explique la très forte hausse
09:08du prix du gaz qu'on connaît aujourd'hui.
09:10Parce que si le Qatar ne peut plus livrer,
09:12les États-Unis, qui sont des gros producteurs,
09:14préféreront peut-être livrer au Japon,
09:17s'ils acceptent de payer plus cher,
09:18que livrer chez nous.
09:19Donc, on est impacté par ce coût du gaz.
09:21Mais on va être impacté aussi à d'autres niveaux, Guillaume.
09:23C'est qu'il faut avoir conscience
09:24qu'il y a deux autres conséquences
09:26de cette fermeture du détroit d'Hormouz.
09:27La première, c'est que 40% des fertilisants
09:30servant pour l'agriculture
09:32transitent par ce détroit d'Hormouz.
09:34On va rentrer dans la période des plantations,
09:36notamment en hémisphère nord.
09:37Donc, ça va devenir extrêmement important.
09:39Et puis, une grosse partie des autres engrais
09:41qui sont dits engrais azotés
09:42sont fabriqués à partir de gaz naturel.
09:44Donc, on va aussi avoir une dépendance à ce niveau-là.
09:47Donc, on a...
09:48La problématique du gaz est une vraie problématique.
09:50Et puis, vous en avez d'autres aussi autour du cuivre.
09:52On n'en parle pas, mais...
09:53Pas tellement sur le cuivre,
09:54mais parce que quand on traite le pétrole,
09:56on enlève le soufre.
09:57Ce soufre, il est vendu.
09:58Il sert à faire de l'acide sulfurique.
10:00Et l'acide sulfurique est indispensable
10:02pour faire le raffinage du cuivre.
10:04Or, il y a 50% du soufre
10:05qui transite par le détroit d'Hormouz.
10:07Donc, on a des multiples problèmes
10:08à tous les niveaux, au niveau du...
10:09Et même la production plastique mondiale,
10:1115% vient de cette région, mine de rien.
10:13Bon, et puis sur l'eau aussi,
10:15une pression sur l'eau, on en reparlera dans quelques instants,
10:16mais est-ce que la hausse des cours du gaz,
10:18donc, qu'on observe en Europe,
10:19on est à quasiment 100% de hausse des cours du gaz,
10:2297% de hausse sur à peine une semaine,
10:24est-ce que ça va entraîner
10:25une hausse de nos factures d'électricité,
10:27de la facture d'électricité des entreprises ?
10:29Est-ce que c'est un phénomène
10:30auquel il va falloir s'attendre ?
10:31On sait qu'il y a une réforme en cours du marché européen,
10:33mais ça ne va pas complètement désindexer
10:35l'électricité de celui du gaz.
10:36Ça va moins l'indexer qu'avant,
10:37mais pas le désindexer totalement.
10:38Alors, ça dépend de quel pays vous payez.
10:40Vous parlez, l'Europe, effectivement, va être concernée.
10:42La France, elle, aujourd'hui,
10:44produit très peu d'électricité à partir de gaz,
10:46parce qu'on a développé les moyens de production décarbonés.
10:48On avait 2% à 14 heures, j'ai regardé,
10:502% aujourd'hui, donc, à partir de gaz,
10:5264% de nucléaire, 20% de solaire.
10:54Exactement, parce qu'on a le nucléaire,
10:56et maintenant, on a effectivement développé
10:57beaucoup les énergies renouvelables.
10:59Mais il y a quand même ce qu'on appelle
10:59l'ordre de précédence économique
11:01dans la fixation du prix de l'électricité
11:04sur le marché spot.
11:05Tout à fait, mais le gaz arrive en dernier
11:07après les renouvelables,
11:11parce qu'ils ont un coût marginal qui est très faible.
11:13Pareil pour le nucléaire.
11:14Et donc, le gaz arrive après.
11:15Donc, en France, on devrait être relativement peu touché.
11:17En Europe, on devrait l'être sans doute davantage,
11:20dans d'autres pays, notamment l'Allemagne,
11:22qui repose beaucoup plus sur ce produit.
11:24Donc, la France est relativement protégée
11:26sur ce sujet-là.
11:28Bon, et la question de l'eau,
11:29parce que, mine de rien,
11:30les Émirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite,
11:32ces pays de la région du Golfe,
11:34dépendent de l'eau de mer.
11:36Ce sont les usines de dessalement d'eau.
11:38Voilà, la dessalinisation qui leur permet de vivre,
11:40de se nourrir, etc.,
11:41de boire, de s'hydrater,
11:42et puis même de cultiver.
11:43On trouve des vaches dans le désert,
11:44dans cette région-là.
11:45C'est absolument miraculeux
11:46ce qu'ils ont réussi à faire.
11:48Est-ce que ces usines de dessalement d'eau,
11:51de dessalinisation, voilà,
11:53sont exposées à des frappes iraniennes ?
11:54La réponse est oui, forcément.
11:55Qu'est-ce qu'il y a un enjeu vital
11:56de ce point de vue-là aussi ?
11:57L'approvisionnement en eau ?
11:58Bien sûr, l'approvisionnement en eau
12:02dans ces régions-là
12:03est forcément un vrai sujet.
12:05C'est un sujet, je dirais,
12:08d'une part pour la population,
12:09mais aussi pour l'industrie.
12:10On a besoin d'eau
12:11pour faire travailler des industries.
12:13Il y a de la production d'aluminium
12:14dans cette région-là,
12:15il y a de la production de pétrole.
12:16Pour produire du pétrole,
12:17il faut de l'eau, des grosses quantités.
12:19Donc ça pourrait aussi pénaliser
12:22l'activité industrielle
12:23et l'activité économique de la zone.
12:25Je pense que la consommation d'eau
12:28des hommes ne sera pas remise en cause
12:31et ne sera pas limitée
12:33parce que les quantités d'eau,
12:34quand vous regardez aussi en France,
12:36la quantité d'eau consommée
12:37par la population
12:38comparée à la quantité d'eau
12:39consommée par l'industrie
12:41et notamment par l'agriculture,
12:43la part qui revient
12:44à la consommation humaine
12:45est relativement faible.
12:47Donc on peut être rassuré
12:48sur ce point-là,
12:49mais bien évidemment
12:49que ça doit être
12:50un des points d'attention
12:51extrêmement importants
12:52de tous ces pays
12:53qui sont aujourd'hui frappés
12:54par les attaques iraniennes.
12:56Si vous étiez disponible
12:57tout l'après-midi,
12:57on vous garderait tout l'après-midi.
12:58Vous savez Benjamin,
12:59c'est toujours passionnant d'ailleurs
13:00cette carte libre
13:01si vous voulez rester.
13:02Benjamin Louvet,
13:03Ofi Invest AM,
13:05passionnants enjeux,
13:05inquiétants bien évidemment.
13:07Les marchés qui donnent
13:09un prix à tout cela
13:09et on a un cours du baril de pétrole
13:11qui monte fortement.
13:12On a beaucoup parlé
13:12du très court terme
13:13parce que le long terme,
13:14on n'en sait rien,
13:14ça dépendra de quel côté
13:15tombe la pièce iranienne
13:17en quelque sorte.
13:17Ça dépend surtout
13:18de combien de temps
13:19dure ce conflit,
13:20de savoir si on arrive
13:21à sécuriser le détroit d'Ormousse.
13:22Ce sont les deux principales questions
13:25auxquelles il va falloir répondre
13:26assez vite
13:28pour savoir
13:29comment va évoluer
13:30le prix du pétrole
13:31et donc comment va évoluer
13:32la situation économique globale.
13:34Benjamin Louvet,
13:35merci beaucoup
13:35de nous avoir accompagné
13:36et de nous avoir rejoint
13:36sur le plateau de BFM Business
13:37cet après-midi.
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