- il y a 4 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Maud Bregeon, député Ensemble des Hauts-de-Seine, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:05Il s'agit de Maude Bréjon qui est avec nous député ensemble des Hauts-de-Seine, c'est-à-dire la famille du Président de la République.
00:10Bonjour Maude Bréjon.
00:11Bonjour.
00:11Avant de vous poser la première question, je vais vous faire écouter quelqu'un que vous connaissez bien.
00:16Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du Président de la République.
00:21Il y a eu la dissolution et il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main.
00:26Vous êtes d'accord avec Gabriel Attal ? Vous ne comprenez plus non plus le Président de la République ?
00:31Je ne vois pas bien ce qu'apporte ce commentaire de Gabriel Attal au débat politique et au débat public aujourd'hui.
00:39Ce qui intéresse les Français, ce n'est pas de savoir si Gabriel Attal comprend ou ne comprend pas le Président de la République.
00:43Ce qui intéresse les Français, je pense, c'est les solutions qu'on est en capacité d'apporter les uns les autres pour arriver à un objectif, un seul.
00:52C'est l'adoption d'un budget dans les mois à venir.
00:54C'est la seule chose qu'on nous demande à nous, parlementaires.
00:58Et moi, je suis absolument atterrée de la situation affligée de l'état du débat politique.
01:05Et j'ai honte aujourd'hui du spectacle qu'on donne collectivement.
01:10Je prends ma part de responsabilité.
01:13Je ne nous dédouane pas de cette situation.
01:16Mais donc, j'attends des responsables politiques qui ne soient pas dans les ressentiments et dans les petites phrases,
01:21mais qui, aujourd'hui, rentrent dans le concret, se mettent autour de la table et qu'on sorte, encore une fois, de ce théâtre affligeant.
01:28Alors, les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron parlent.
01:31Gabriel Attal, hier soir.
01:32Il y a Edouard Philippe, ce matin.
01:34Edouard Philippe qui, carrément, veut une présidentielle anticipée.
01:37Il dit, votons un budget et ensuite, on ne peut pas rester dans cette situation.
01:42Emmanuel Macron doit partir.
01:43Vous êtes d'accord avec ça ?
01:44Ce que je partage avec Edouard Philippe, c'est que la dissolution, aujourd'hui, n'est pas une réponse au contexte qu'on traverse.
01:53Et que cette dissolution n'apporterait rien, si ce n'est l'arrivée de Jordan Bardella au pouvoir,
01:57avec, en probable supplétif, une partie des Républicains.
02:01Et pour autant, moi, jamais...
02:02Ça donnerait peut-être une majorité au pays ?
02:04Jamais.
02:04En quoi, c'est un problème ?
02:05Jamais. Pardonnez-moi.
02:06Jamais.
02:06Si je peux terminer, je n'appellerai à la démission du président de la République.
02:10D'ailleurs, je ne sais pas si Edouard Philippe le dit exactement comme ça, parce que je considère que les institutions sont faites de la façon suivante.
02:18Le président de la République a été réélu.
02:20Il a été réélu pour cinq ans.
02:22Les Français sont allés voter, il y a un peu plus d'un an de ça, à plus de 75% de participation.
02:28Mais non, on veut une situation exceptionnelle.
02:29Ils ont élu une Assemblée nationale qui, quoi qu'on en pense, reflète le pays.
02:34Et donc, il est de la responsabilité des députés de trouver une solution.
02:38Ce n'est pas la faute des Français qui ont mal voté il y a un an.
02:41C'est la responsabilité des députés aujourd'hui.
02:43Oui, mais dans tous les sondages, les Français disent deux choses.
02:48Ils veulent d'ailleurs la dissolution et encore plus la démission d'Emmanuel Macron.
02:51Est-ce que le rejet d'Emmanuel Macron n'est pas justement le problème ?
02:55C'est-à-dire qu'il cristallise aujourd'hui toutes les colères, parfois même de la haine.
03:00C'est lui qui a choisi les premiers ministres qui ont échoué les uns après les autres depuis la dissolution ratée.
03:06Donc, il y a quand même une responsabilité personnelle du chef de l'État.
03:10Si cette responsabilité saute, est-ce que ça ne permet pas justement à la classe politique de repartir dans le bon sens ?
03:16J'entends les colères et les frustrations, y compris dans ma circonscription.
03:20Ce que je dis, c'est qu'encore une fois, les Français sont allés aux urnes.
03:23Ils ont massivement, massivement participé il y a un an.
03:26Ils ont fait le choix d'une Assemblée telle qu'elle est.
03:28Et aujourd'hui, on a des responsables politiques qui sont incapables de se comporter en adulte
03:33et d'avoir une discussion un petit peu rationnelle, encore une fois,
03:37pour permettre, ne serait-ce que de doter la France d'un budget.
03:41Mais attendez, excusez-moi, mais la personne qui a du mal à se comporter en adulte, pour moi, c'est Emmanuel Macron.
03:46Effectivement, l'Assemblée reflète notre choix.
03:48On a voté en masse.
03:50Par contre, les choix du président, en fait, la déduction qu'il a faite de nos votes,
03:55ne reflète absolument pas nos votes.
03:57Est-ce que M. Lecornu, c'est le choix des Français ?
04:00Est-ce que M. Beyrou, c'est le choix des Français ?
04:02Est-ce que M. Barnier, qu'il est parti sortir de la naftaline, excusez-moi,
04:06est-ce qu'au moment où on a voté en 2024,
04:08il y a un seul Français qui pensait à M. Barnier ?
04:11Il n'y en a aucun, j'en suis sûre.
04:12Personne ne pensait plus à M. Barnier.
04:14Il est parti sortir, M. Barnier.
04:15Donc, quand vous me dites que...
04:17Et vous pensez que les Français, ils pensaient à Lucie Casté quand ils sont allés voter ?
04:20Mais non, mais je suis d'accord avec vous.
04:21Ceux qui ont voté à Gauchy, ils pensaient à Gauchy.
04:22Mais simplement...
04:24Et il y a 210 députés du Bloc central qui ont été élus.
04:26La réalité, c'est que personne n'a gagné cette élection.
04:28Simplement, je comprends, vous êtes du camp du Président,
04:30et je comprends parfaitement.
04:32Mais en fait, le dédouaner de toute responsabilité
04:34et dire que la déclaration de M. Attal, en fait,
04:37moi, elle reflète exactement ce que je pense.
04:39Excusez-moi, je ne comprends plus le Président.
04:41Et je ne sais pas pourquoi, il s'acharne au pouvoir.
04:44Donc moi, quand M. Attal prend la parole,
04:46je me sens représentée dans ce que je pense.
04:48Et beaucoup de Français pensent exactement la même chose.
04:52Je ne dédouane pas le Président de la République.
04:55Et on a des responsabilités aujourd'hui qui, à mon avis, sont partagées.
04:58J'ai commencé mon propos en disant que je ne m'excluais pas
05:01et que je n'excluais pas ma famille politique
05:02de sa part de responsabilité.
05:06Je dis juste que, moi, très modestement,
05:09je suis une députée parmi 577.
05:12Je me suis engagée en politique
05:14en espérant faire un petit peu bouger les lignes
05:17et changer modestement la vie des gens.
05:20Et aujourd'hui, on a des responsables politiques
05:21qui sont incapables de se parler,
05:23qui sont incapables, encore une fois, je le redis,
05:25de se comporter en adultes,
05:26qui sont obsédés, obsédés par l'élection présidentielle
05:29qui rend les uns et les autres complètement dingues.
05:32Et donc, on n'arrive plus à avancer.
05:34Et j'entends que certains disent,
05:35il faut dissoudre l'Assemblée nationale.
05:37Mais qu'est-ce que la dissolution de l'Assemblée nationale
05:40apporterait à l'Assemblée nationale ?
05:43Une majorité ?
05:44Mais vous en savez quoi ?
05:45Est-ce que vous ne pensez pas
05:48qu'aujourd'hui, les Français sont conscients
05:50qu'ils se sont trompés ?
05:53Ils se sont trompés à quel égard ?
05:55Par rapport à l'Assemblée nationale.
05:56Il y a un an et demi.
05:57Il y a un an et demi.
05:58Ils se sont trompés.
05:58Ils sont conscients qu'ils se sont trompés
05:59étant donné que la réalité,
06:01c'est qu'on n'arrive plus à gouverner ce pays.
06:02Ils veulent peut-être se corriger.
06:03Est-ce que la dissolution n'a pas été un moyen de se dire,
06:05écoutez, on ne va pas faire deux fois la même erreur ?
06:08Je ne sais pas si les Français se disent
06:09qu'ils se sont trompés.
06:11Moi, je ne prétends pas parler
06:12au nom de l'ensemble des Français.
06:14On voit aujourd'hui que c'est affligeant.
06:16Vous le reconnaissez vous-même.
06:16Vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
06:17Bien sûr que c'est affligeant.
06:18Vous, quand même, dans le monde politique,
06:20vous reconnaissez que vous avez honte.
06:22Et vous vous rendez compte des citoyens français ?
06:24Comment ils peuvent vous regarder ?
06:26Mais vous nous donnez à vomir.
06:28C'est une catastrophe.
06:29On est en train de ridiculiser toute la classe politique.
06:32D'une part, je comprends ça.
06:32Alors aujourd'hui, est-ce que justement,
06:34il ne faut pas se dire, mais on s'est trompé les Français.
06:37On a voté, on s'est planté,
06:38étant donné qu'on n'arrive pas à trouver une situation.
06:40Les hommes politiques ne trouvent plus une situation
06:42pour gérer ce pays.
06:43Est-ce qu'il ne faut pas la dissolution
06:44pour qu'on re-vote ?
06:47Et on verra bien le résultat des votes.
06:48Je ne suis pas sûre que la dissolution
06:50balaie les fractures
06:52qui existent aujourd'hui au sein de la société française
06:56et qui sont représentées dans l'Assemblée nationale.
06:58Maude Bréjean,
06:59le bloc central a peur de la dissolution
07:01parce qu'il y a de fortes chances qu'il soit balayé
07:03et que ça soit une vague de dégagisme.
07:07Je comprends.
07:08Je comprends.
07:08Chacun se dit
07:09si il y a une dissolution,
07:11je perds mon job.
07:13Mais à part cet argument,
07:15je ne vois pas quel est l'argument
07:16qui consisterait à dire
07:18on a essayé trois premiers ministres,
07:20essayons un quatrième,
07:21ça va fonctionner.
07:22Parce que c'est ça la question.
07:23Là, on a eu trois premiers ministres.
07:24Le cornu, mercredi soir, il s'en va.
07:26Donc, si on ne dissout pas
07:29si Macron ne démissionne pas,
07:31la solution, c'est donc de nommer
07:32un nouveau premier ministre.
07:33Et pourquoi, après Barnier,
07:36Bayrou et le cornu,
07:37le quatrième aurait tout d'un coup la solution ?
07:40S'il faut retourner aux urnes,
07:41moi, je n'ai pas de problème à retourner aux urnes.
07:43Je dis juste que je pense que la dissolution...
07:46La dissolution de l'Assemblée nationale
07:51ne permettra pas, elle seule,
07:54de résoudre l'équation face à laquelle
07:56on est aujourd'hui.
07:57S'il y a une majorité,
07:58au moins en france en comitation,
07:59ça sera plus simple.
08:00S'il y a une majorité,
08:01ça va réussir.
08:02S'il y a une majorité, c'est réglé.
08:03Les Français auront parlé,
08:06il y a une majorité.
08:07Pardonnez-moi,
08:08les Français,
08:08ils ont voté encore une fois
08:09très massivement il y a un an.
08:11Mais attendez-vous,
08:12est-ce qu'on n'a pas le droit
08:13de se tromper ?
08:14On s'est trompé.
08:15Vous avez le droit de vous tromper,
08:16vous n'avez pas le droit de m'engueuler,
08:17parce que moi je ne suis pas venue ici
08:18pour me faire engueuler.
08:19Je suis venue juste vous dire
08:20ce que je pense.
08:20Tous les Français ont envie
08:21de vous engueuler.
08:22Mais ils ont le droit de le faire.
08:24Et j'ai une circonscription,
08:25je me fais engueuler et j'y vais,
08:27ça ne me pose pas de problème,
08:27je discute avec les gens.
08:29Et si je n'avais pas envie
08:30de me faire engueuler,
08:31je ne serais pas venue ici d'ailleurs.
08:32Donc, ce que je vous dis,
08:33je vous donne un avis,
08:35mon avis,
08:35c'est que la dissolution...
08:36Mon avis,
08:38c'est que la dissolution
08:39ne permet pas de résoudre le problème.
08:41Comment on résout le problème ?
08:41Puisqu'on a essayé,
08:43pour l'instant,
08:44c'est un échec total,
08:45trois premiers ministres différents,
08:47certains très expérimentés,
08:49comme François Bayrou
08:49et Michel Barnier.
08:51Barnier a tenté
08:52de dealer avec le RN,
08:53ça n'a pas fonctionné.
08:54Bayrou avec les socialistes,
08:55ça n'a pas fonctionné.
08:56Le Cornu avec tout le monde,
08:57ça n'a pas fonctionné.
08:58On nous avait pourtant
08:58vanté les mérites
09:00d'un Le Cornu habile,
09:02fin négociateur,
09:02ça a été une catastrophe,
09:03il est resté 27 jours.
09:05Expliquez-moi,
09:05pourquoi un quatrième premier ministre
09:06arriverait là
09:07où les autres ont échoué ?
09:09Tant que les responsables politiques
09:11de droite comme de gauche
09:12n'accepteront pas
09:13d'être sincèrement
09:16dans une démarche de compromis,
09:18on ne s'en sortira pas
09:19et la dissolution ne changera rien à ça.
09:22On va tourner
09:22sur une boule à temporel,
09:23c'est-à-dire qu'on va tourner en rond
09:24comme ça pendant un an et demi,
09:26c'est la faute des autres,
09:27Macron n'a aucune responsabilité,
09:29il va nommer quelqu'un,
09:30ça ne fonctionnera pas
09:30et on se retrouve dans deux mois
09:33pour faire le même processus.
09:34Je ne suis pas en train
09:34d'édouaner les uns et les autres
09:36de leurs responsabilités,
09:37je dis que tant que la gauche
09:39et le Rassemblement National
09:40n'auront que le mot censure
09:42à la bouche
09:42et que nous,
09:43je termine,
09:45on sera incapables
09:46du moindre compromis,
09:50on n'y arrivera pas.
09:50La gauche,
09:51elle veut un premier ministre.
09:52Une partie de la gauche
09:53veut un premier ministre.
09:54Bien, un premier ministre
09:54et ensuite,
09:56comment ce premier ministre
09:57trouve une majorité ?
09:58Le premier ministre
09:58devra aussi faire des compromis
09:59avec le broil central,
10:00on est d'accord.
10:01Mais pourquoi on n'essaie
10:02pas un premier ministre de gauche
10:02puisqu'on a essayé
10:03des premiers ministres de droite
10:04et du temps,
10:04ça ne va pas fonctionner.
10:05La question n'est pas de savoir
10:05si le futur premier ministre
10:07sera de droite,
10:08de gauche ou du temps.
10:09La question,
10:10c'est de savoir
10:10quels compromis
10:11les uns et les autres
10:12sont prêts à faire.
10:13Ma famille politique,
10:14y compris,
10:15pour arriver à un budget.
10:17Si c'est un premier ministre de gauche,
10:19est-ce que votre famille politique
10:20est prête à faire un compromis
10:21avec un premier ministre socialiste ?
10:23Moi, je suis prête à faire des compromis
10:24avec un premier ministre
10:25qui vienne de la droite
10:26comme de la gauche
10:27parce qu'aujourd'hui,
10:28c'est la condition nécessaire
10:30à l'élaboration d'un budget
10:33qui est le seul objectif.
10:36Est-ce que toute votre famille politique
10:37serait OK
10:39pour, effectivement,
10:40gouverner sous la responsabilité
10:42d'un chef de gouvernement socialiste ?
10:43En tout cas,
10:44je pense que toute ma famille politique
10:45est aujourd'hui consciente
10:47de la nécessité de faire des compromis.
10:49Et on ne peut pas appeler aux compromis
10:51en souhaitant uniquement
10:53que ce soit les autres qu'en fassent.
10:54Vous voyez ?
10:55Et aujourd'hui,
10:56c'est un peu dans cette situation-là
10:57dans laquelle on est.
10:58En revanche,
10:59je n'accepterai pas
11:00un premier ministre
11:01qui dise
11:01le programme du NFP,
11:02tout le programme du NFP,
11:03rien que le programme du NFP.
11:04Mais il faudra quand même faire des concessions.
11:05Mais il faudra faire des concessions.
11:07Et il faut que chacun
11:08accepte d'en faire
11:09au profit de l'autre.
11:10Et quand j'entends aujourd'hui...
11:11Et Sébastien Lecornu n'a pas accepté...
11:12Quand j'entends aujourd'hui...
11:13Mais on n'est même pas allé
11:14au bout de la démarche.
11:14C'est très intéressant.
11:15Les parlementaires
11:16réclament de retrouver le pouvoir.
11:17On a un premier ministre
11:18qui a dit
11:18« Je n'utiliserai pas le 49.3 ».
11:20Les députés avaient l'opportunité
11:22de se saisir de leur pouvoir
11:23et pour la première fois
11:24depuis des années
11:25d'élaborer leur propre budget
11:26et de le voter.
11:27Les députés ont
11:28Olivier Faure,
11:29Marine Le Pen,
11:31le camp de M. Mélenchon,
11:33ils ont refusé
11:36de se saisir de ce pouvoir.
11:38Il y a des concessions
11:39sur quoi exactement ?
11:40J'ai envie de savoir
11:41parce que moi,
11:42quand même,
11:42le programme socialiste,
11:45il est quand même
11:45normalement à l'opposé
11:47de ce qu'Emmanuel Macron
11:48nous proposait.
11:49On est dans
11:49de la dépense publique
11:51plus-plus.
11:52La question des retraites,
11:53comme vous dites,
11:53ils ont accepté
11:54de ne pas revenir dessus.
11:55Vous, vous feriez...
11:56C'est quoi votre point commun
11:59avec les socialistes ?
12:01Je pense qu'il faut
12:03qu'on arrive à un budget
12:04à minima,
12:05sans objet politique
12:06irritant
12:08pour les uns ou les autres.
12:09Je pense qu'il n'y aura
12:10aucune autre réforme.
12:11Un budget médiocre alors ?
12:12Il n'y aura aucune autre réforme
12:12avant la présidentielle
12:14et qu'on a besoin
12:16d'un Premier ministre,
12:17qui qu'il soit,
12:18de droite de gauche...
12:18Donc pendant un an et demi,
12:19on peut avoir des budgets médiocres ?
12:20On a un budget,
12:22on a un budget...
12:22Mais attendez !
12:23Je permets de donner mon avis.
12:25On a besoin d'un Premier ministre
12:27qui nous permette
12:27d'élaborer un budget.
12:29Et ensuite,
12:30moi je suis très lucide,
12:31il n'y aura plus d'autres réformes
12:32avant l'élection présidentielle.
12:34On nous demande
12:35juste de doter la France
12:36d'un budget
12:37pour que l'État puisse
12:38continuer à fonctionner.
12:39Vous êtes les seuls,
12:40je vous assure Maud Bréjon,
12:41vous êtes les seuls,
12:42en tout cas dans le socle commun,
12:44peut-être les autres aussi,
12:45à penser que
12:45nous les Français,
12:47nous avons un an et demi
12:48devant nous.
12:49Vous êtes les seuls
12:50à penser qu'on a le temps
12:51de faire des budgets à minima,
12:53des choses un peu médiocres,
12:55et qu'on a le temps
12:56d'aller jusqu'en 2027.
12:57Je vous assure,
12:58on n'a pas le temps.
12:58Il y a des gens
12:59qui cherchent un travail,
13:01les choses sont figées.
13:02Je suis d'accord,
13:03mais comment ?
13:04C'est pour ça
13:04que je demande la démission,
13:06c'est parce qu'on n'a pas
13:07le temps de 2027.
13:09Les choses sont en train
13:10de tomber.
13:12Vous comprenez ?
13:13Les Français n'ont pas
13:14un salaire de député
13:15qui tombe tous les mois
13:16de 5 000 balles.
13:17Pardon,
13:17vous parlez comme ça,
13:18je n'aime pas ça,
13:18ça fait un peu populisme,
13:19mais c'est la vérité.
13:21C'est la vérité.
13:21Je suis entrepreneur,
13:23vous voyez,
13:23et je le ressens,
13:24je le ressens dans mon chiffre
13:25d'affaires,
13:26que tout est à l'arrêt.
13:28Tout est à l'arrêt.
13:28Et vous,
13:29vous me dites,
13:29votre solution,
13:30c'est qu'on vote
13:31un budget à minima
13:33et qu'on attende 2027.
13:35Ce n'est pas possible.
13:37Ce n'est pas ma solution.
13:38C'est en fait,
13:38aujourd'hui...
13:39C'est la solution
13:39de votre camp.
13:40D'abord,
13:41madame,
13:42je vais utiliser le mot camp.
13:43Vous êtes dans un camp politique.
13:45Oui,
13:45mais si déjà,
13:46on pouvait sortir
13:47ce vocabulaire-là,
13:47on arriverait peut-être
13:48davantage à dialoguer
13:49les uns et les autres.
13:49Non,
13:49c'est un camp politique,
13:50excusez-moi.
13:51On n'a pas envie de dialoguer,
13:52on a envie qu'Emmanuel Macron
13:53démissionne.
13:54Je vous dis comme je pense.
13:54On n'a pas envie de dialoguer.
13:56Ça ne me fait pas plaisir
13:57de vous dire ce que je vous dis.
13:59Mais en fait,
14:00aujourd'hui,
14:00quand je vois l'état
14:01du dialogue politique,
14:03quand je vois ce qu'on est
14:04en capacité,
14:04ou plutôt ce qu'on est
14:05en incapacité de produire
14:06à l'Assemblée nationale,
14:08je revois nos ambitions
14:11collectives à la baisse
14:12parce que je crois
14:13qu'on a aujourd'hui
14:14une classe politique
14:15incapable d'aller au-delà
14:17de l'élaboration
14:18d'un seul budget.
14:20Quand bien même
14:20on y arrive,
14:22quand on est dans l'impasse.
14:23On peut aller
14:24à la présidentielle,
14:25on peut dissoudre
14:25l'Assemblée nationale,
14:27mais aujourd'hui,
14:27ces fractures qu'on voit
14:29et cette tripartition
14:30à l'Assemblée nationale...
14:30Vous renvoyez
14:31les ambitions politiques
14:32à la baisse,
14:33mais je tombe.
14:35L'Italie appuie
14:36sur l'accélérateur.
14:37On a la Chine d'un côté
14:38qui développe, etc.
14:40Mais vous n'avez pas
14:41à revoir la politique
14:43à la baisse.
14:44On veut de l'ambition.
14:45Sauf que pour ça,
14:46vous êtes obligés
14:47de lâcher le pouvoir
14:49parce que nous,
14:50on a besoin d'ambition,
14:50on a besoin de politique,
14:51ambitieuse,
14:52on a besoin d'innovation,
14:53on a besoin de recherche,
14:54on a besoin d'éducation.
14:56Et vous me dites
14:57qu'il faut voir à la baisse.
14:58Excusez-moi,
14:59j'ai du mal à accepter ça.
15:00Moi, quand j'ai voté
15:01pour Macron en 2017,
15:02j'ai voté pour une ambition,
15:04pas pour des choses
15:05de revoir à la baisse.
15:06Sinon,
15:06sinon,
15:08on reprend du Chirac,
15:09on reprend du Hollande.
15:10Je n'ai pas voulu
15:11reprendre du Hollande.
15:12Donc, excusez-moi,
15:12je ne suis pas d'accord
15:13pour revoir des politiques
15:14à la baisse.
15:15Vraiment pas.
15:16Mais écoutez,
15:16moi, je fais avec
15:17l'Assemblée nationale
15:18que nous ont donné
15:18les Français.
15:19Je comprends,
15:19mais vous devez lâcher l'affaire
15:20pendant que je parlais comme ça,
15:21mais vous devez lâcher l'affaire.
15:22J'en suis bien désolée.
15:23Oui, mais il suffirait
15:23qu'Emmanuel Macron démissionne.
15:25Que vous n'abordez jamais
15:26frontalement, en fait,
15:27comme hypothèse.
15:28Non, parce que...
15:28Alors qu'elle est sur toutes les tables.
15:30Et dans tous les esprits,
15:31vous ne l'abordez jamais
15:32frontalement.
15:32Je pense que vous êtes en train
15:33d'ouvrir une brèche
15:34extrêmement grave.
15:35Ah bon ?
15:36Ah bon ?
15:36Général Legault l'a démissionné.
15:38Ça n'a pas ouvert une brèche.
15:39Quand on commence à demander
15:42la démission de la République,
15:43uniquement parce qu'on est...
15:44Pas de la République elle-même,
15:45du président de la République.
15:46Pardonnez-moi.
15:47Parce qu'on est incapables,
15:49nous-mêmes,
15:49de discuter...
15:50Mais c'est lui qui a dit
15:51sous.
15:51C'est lui qui a fait n'importe quoi
15:53et qui a créé cette situation.
15:54Je ne suis pas là...
15:54C'est même encore lui
15:56qui a voulu imposer Bruno Le Maire
15:57et qui a conduit à l'implosion
15:58du gouvernement Lecornu
15:59qu'il avait voulu.
16:01Je ne sais pas...
16:01C'est une succession de catastrophes.
16:04J'attends qu'on me redonne la parole.
16:05Allez-y, allez-y,
16:05puis après on fera une pause.
16:06Oui, je ne suis pas là
16:07pour défendre la dissolution.
16:09Mais je constate encore une fois
16:10que les Français
16:10se sont massivement déplacés aux urnes.
16:13Bah oui, on leur a les votés.
16:14Vous pouvez estimer
16:15qu'ils se sont trompés.
16:17Vous pouvez estimer
16:17qu'ils ont mal choisi.
16:17Mais ils ne se sont pas trompés,
16:18ils veulent qu'Emmanuel Macron démissionne.
16:20Vous pouvez dire
16:21que le résultat ne vous convient pas.
16:23La réalité,
16:23c'est que cette assemblée
16:24elle est divisée en trois tiers
16:25et qu'on doit composer
16:27avec l'assemblée
16:27telle qu'elle est aujourd'hui.
16:29Quand bien même
16:29ça ne vous arrange pas.
16:30Sauf si le président démissionne.
16:32Quand bien même
16:32ça ne vous arrange pas.
16:36Il y a des réunions,
16:38il y a des négociations,
16:39il y a certains responsables politiques
16:42qui essaient de faire montre
16:42de bonne volonté
16:43pour trouver
16:44ce que vous préconisez.
16:45Effectivement,
16:46une espèce de nouvelle entente
16:48pour faire ensemble
16:48de débloquer la situation.
16:49D'ailleurs,
16:50c'est la mission
16:51de Sébastien Lecornu,
16:52le premier ministre démissionnaire,
16:53c'est d'arriver à trouver
16:54une solution d'ici demain soir.
16:56Allez, à tout de suite
16:57avec les GG.
16:57Il est 11h20.
16:59Alain Marshall,
17:00Olivier Trussaud,
17:01les grandes gueules.
17:021, 2, 3, 4.
17:06Les GG, les grandes gueules
17:13avec aujourd'hui
17:13le restaurateur Yves Kandebord.
17:15C'est Joël Dagosseri,
17:16la coach de vie
17:16qui est avec nous.
17:17Nous sommes avec
17:18le professeur de philosophie
17:20Jean-Louis Bonami.
17:21C'est Maude Bréjon
17:22qui nous accompagne.
17:23Elle est députée
17:24des Hauts-de-Seine.
17:25Députée ensemble
17:26parce qu'on regarde
17:27la situation politique.
17:28Emmanuel Macron,
17:29le président de la République,
17:31a donné jusqu'à demain soir
17:33à Sébastien Lecornu,
17:34son premier ministre démissionnaire
17:36pour tenter de trouver
17:37une solution.
17:38Discuter avec les uns
17:39et les autres.
17:41La dissolution n'arrangerait rien
17:43parce que c'est ce que vous nous dites,
17:45la démission encore moins.
17:46Il faut plutôt
17:47que les bonnes volontés,
17:48qu'on mette les égaux partisans
17:50de côté
17:50et que les bonnes volontés
17:51se retrouvent
17:52pour tenter de trouver
17:53une solution
17:54et que tout le monde
17:55puisse travailler ensemble
17:56pour doter la France
17:57d'un budget.
17:58C'est ce que nous dit
17:59Maude Bréjon.
17:59Maude Bréjon,
18:00Bruno Retailleau
18:01qui a provoqué la rupture,
18:03qui a provoqué la chute
18:04du gouvernement Lecornu,
18:06finalement,
18:08dit ce matin
18:09qu'il ne ferme pas la porte
18:11à un gouvernement
18:11de cohabitation.
18:13Alors désormais,
18:13il ne parle plus
18:14de socle commun.
18:15Il estime qu'aujourd'hui,
18:16il faut parler de cohabitation
18:17entre la droite
18:17et les macronistes.
18:19Il ne ferme pas donc
18:20la porte
18:20à un gouvernement
18:21qui serait donc
18:23avec des macronistes
18:24et des gens de LR.
18:26Ça ne s'appelle pas
18:26un gouvernement
18:27de cohabitation du coup.
18:28Donc je ne comprends pas bien
18:29ce que veut dire cette phrase.
18:32Les Républicains
18:33ne vont pas former
18:33à eux seuls
18:34avec leurs 40 députés
18:37quand bien même
18:37ils sont majoritaires
18:38au Sénat
18:38un gouvernement
18:38de cohabitation.
18:39Donc très sincèrement,
18:40je ne comprends pas
18:41cette déclaration.
18:43Moi, j'ai une chose
18:44à dire à Bruno Retailleau
18:45et à mes amis
18:46Les Républicains.
18:47C'est que je pense
18:47que l'union de la droite
18:48et du centre
18:49et à court,
18:50moyen et long terme,
18:51la seule façon
18:52de s'en sortir
18:53et ce sera la seule façon
18:54y compris en 2027
18:55d'éviter un second tour
18:56entre l'extrême-gauche
18:58et Mme Le Pen
18:59ou M. Bardella.
19:02Donc les Républicains
19:03ont un choix clair à faire.
19:05Est-ce qu'ils travaillent
19:06à consolider
19:07ce que le commun
19:08encore une fois
19:08a œuvré dans l'intérêt
19:09de l'union de la droite
19:10et du centre
19:10ou est-ce qu'ils se résout
19:13petit à petit
19:14à devenir les supplétifs
19:15du Rassemblement national ?
19:16Et moi, je dis à Bruno Retailleau,
19:18ne devient pas
19:19le supplétif
19:20du Rassemblement national.
19:22L'histoire politique
19:23de cette famille politique,
19:24ce n'est pas celle-ci.
19:25Bruno Retailleau
19:27ne devient pas Éric Ciotti,
19:28c'est ça ?
19:28Je pense que
19:29c'est ce choix
19:30qui se posera
19:32en tout cas demain à eux.
19:34Et moi, je dis à Bruno Retailleau
19:35qu'il a tout intérêt
19:37à travailler avec des gens
19:38comme Édouard Philippe,
19:39par exemple.
19:40Je pense qu'il y a
19:41une cohérence
19:42à se retrouver derrière.
19:43Il n'y a qu'une seule place.
19:44Oui, mais il faudra
19:46mettre de toute façon
19:47les égaux de côté.
19:48Il faudra faire une primaire ?
19:49Alors, soit il y a
19:49un seul candidat,
19:50soit tout le monde
19:51ira jouer au tennis
19:52le jour du second tour
19:52parce que personne
19:53ne sera au second tour.
19:53Donc il faudra une primaire ?
19:55Donc la question
19:55est de savoir
19:56si M. Retailleau,
19:57M. Attal,
19:58Édouard Philippe
19:59et d'autres
19:59ont envie de choisir
20:00entre Jean-Luc Mélenchon
20:01et Jordan Bardella
20:02ou je ne sais qui d'autre.
20:03Parce que vous avez vu
20:03ce sondage
20:04d'intention de vote.
20:07Personne ne se dégage.
20:08Même Édouard Philippe
20:09qui faisait la course en tête
20:11a baissé.
20:11Donc pour l'instant,
20:12tout le monde peut
20:13s'estimer capable
20:15de délever.
20:16J'ai vu ce sondage.
20:17Ce sondage,
20:18il dit pour moi une chose,
20:19c'est que
20:19c'est l'union
20:20entre nous
20:21et les Républicains
20:22ou c'est la mort ?
20:24C'est comme ça
20:25que je lis ce sondage.
20:27Personne,
20:27seul,
20:29n'arrivera,
20:29en tout cas à coup sûr,
20:30à accéder au second tour.
20:32Donc il y a une logique.
20:33C'est-à-dire que ça sera un second tour
20:33Mélenchon,
20:34Bardella ?
20:35Il y a une logique
20:36aujourd'hui
20:36à ce que
20:37les Républicains
20:38et l'ancienne majorité
20:40soient unis
20:41pour présenter
20:41un candidat commun.
20:43On a des divergences
20:44mais ces divergences
20:45ne pèsent pas grand-chose
20:46face au risque
20:47d'un second tour
20:47entre le Rassemblement national
20:48et la gauche.
20:49sauf que là aujourd'hui
20:50il faut trouver un budget.
20:51L'urgence première
20:53c'est trouver un budget
20:53et désendetter la France.
20:55Voilà,
20:55c'était ce que j'allais dire ensuite,
20:57désendetter la France,
20:59continuer de faire
20:59des réformes
21:00pour le pays,
21:01elles sont urgentes
21:02puisqu'on voit
21:03qu'au niveau économique
21:04on commence un peu
21:05à décrocher.
21:07Yves-Candebord
21:07est bien passé pour le savoir,
21:08on en a parlé tout à l'heure,
21:10bon nombre de faillites
21:11sont en train
21:12de s'enclencher
21:13dans le pays
21:14donc il y a des réformes
21:14structurelles à faire.
21:15Mais comment les faire ?
21:18Comment avancer
21:20sur le train
21:20de vraies réformes ?
21:22Personne n'a le luxe
21:23Pas la marge,
21:23pas la petite touche.
21:24Personne n'a le luxe
21:25de l'hégémonie
21:25et aucun groupe politique
21:27ne peut arriver aujourd'hui
21:28en plateau
21:29en disant
21:29c'est mon programme,
21:30rien que mon programme,
21:31tout mon programme.
21:32Donc je le redis,
21:34c'est peut-être un vœu pieux,
21:35je suis peut-être naïve
21:36mais si on n'a pas
21:38des chefs de groupe politique
21:39aujourd'hui
21:40qui acceptent
21:42des mesures
21:45qu'ils n'ont pas
21:46toujours défendues
21:47par le passé
21:48on ne va pas
21:49s'en sortir.
21:50Alors peut-être
21:50qu'on en est,
21:51peut-être que j'ai tort
21:51et peut-être qu'on en est
21:52absolument incapables
21:54en France.
21:54Aujourd'hui en l'état.
21:56Aujourd'hui en l'état.
21:57Peut-être que je suis
21:58naïve.
22:00On n'y arrive pas
22:00depuis...
22:01Mais je constate,
22:02pardonnez-moi,
22:03qu'en Europe
22:04les autres pays,
22:06les autres démocraties
22:06y arrivent.
22:07Ils font différemment.
22:08C'est-à-dire qu'avant...
22:09Je ne vois pas bien
22:10pourquoi est-ce que nous
22:11on serait complètement
22:12incapables de ça
22:12si ce n'est parce que
22:13la présidentielle
22:14rend les uns
22:14et les autres
22:15complètement dingue.
22:16Oui mais ils font
22:16un peu différemment
22:17et c'est ce que d'ailleurs
22:18rappelait Gabriel Attal
22:19hier.
22:20Là on commence
22:21par le qui
22:21avant de s'occuper
22:22du quoi.
22:23C'est-à-dire que
22:24depuis qu'il y a eu
22:25cette dissolution
22:26et qu'il a donné
22:26ce paysage politique
22:27morcelé,
22:28Emmanuel Macron
22:29nomme quelqu'un
22:29et puis ensuite
22:30ce quelqu'un
22:31doit se débrouiller
22:31pour ne pas être censuré.
22:33Si on partait du principe
22:34qu'on laisse les partis
22:36se mettre d'accord
22:37même peut-être
22:38sur le choix
22:38d'un Premier ministre
22:39sur une feuille de route
22:41etc.
22:42Le problème c'est
22:42qu'on perd du temps
22:43parce qu'en Allemagne
22:44ils peuvent mettre
22:45des mois
22:45pour y arriver.
22:47Là il faut
22:48trois semaines
22:49parce qu'on a un budget
22:50à faire
22:50donc ça va être compliqué.
22:52Et c'est ça peut-être
22:52que ni Lecornu
22:53ni Bayrou
22:54ni Barnier
22:55n'ont fait
22:56parce qu'on s'est trompé
22:57de méthode en fait.
22:58Il faut changer de méthode
22:59parce que vous dites
22:59l'union de la droite
23:01et du centre
23:01ce n'est pas celle
23:01qui est la plus compliquée
23:02à mettre en place
23:03mais encore une fois
23:04pour ne pas être censuré
23:05il faut obtenir
23:06l'accord des socialistes
23:07et c'est ça
23:08que Lecornu
23:08n'a pas réussi à faire.
23:09Mais il a œuvré à ça.
23:11Et on lui a reproché
23:13de prendre du temps
23:14pour compenser
23:14un gouvernement
23:15de peu parler.
23:17Il a essayé
23:17de consulter
23:17les uns et les autres
23:18il a essayé
23:19de faire avancer
23:19les uns et les autres
23:20vers un point d'accord
23:21et on a d'un côté
23:23le bloc central
23:26enfin le socle commun
23:27qui refuse
23:29toute concession
23:29sur la fiscalité
23:30et la réforme des retraites
23:31et de l'autre côté
23:32le parti socialiste
23:33qui dit
23:33s'il n'y a pas
23:34abrogation
23:34de la réforme des retraites
23:35ISF et Taxe-Hutman
23:36c'est censure.
23:37Mais en fait
23:38tant que les uns et les autres
23:38resteront dans cette posture-là
23:40c'est sûr qu'on n'est pas
23:41sorti des ronces.
23:41Il n'a pas mis sur la sable
23:42une concession forte
23:43pardon il y a le 49-3
23:44mais c'est très technique
23:44il n'a pas mis
23:45une concession forte
23:46s'il avait dit
23:47OK l'ISF
23:48et je sais que certains
23:49du bloc central
23:50étaient favorables
23:51peut-être que là
23:52ça a été suffisamment fort
23:53et ça a obligé
23:53le parti socialiste
23:54à dire oui
23:55donc on sent quand même
23:56qu'à chaque fois
23:57la matronie
23:58ne veut pas laisser
23:59le pouvoir en fait
24:00alors que
24:00je suis désolé
24:01il y a un an et demi
24:03les gens ont massivement voté
24:04et ils vous ont fait diminuer
24:06le nombre de députés
24:06donc c'est vous les perdants
24:08quand même
24:08il n'y a pas de gagnant
24:09mais il y a quand même un perdant
24:10et ça j'ai l'impression
24:11qu'Emmanuel Macron
24:12et d'une manière générale
24:13la matronie ne l'a pas compris ça.
24:14Peut-être qu'on ne l'entend pas assez
24:15et il faudra
24:17et il faudra de toute façon
24:18si on veut
24:19que ce pays soit doté
24:21d'un budget
24:21au 31 décembre
24:22que nous acceptions
24:24des mesures
24:25qui soient
24:26très éloignées
24:28de ce qu'on a défendu
24:29ces
24:30huit dernières années
24:32mais
24:33pardonnez-moi
24:34il faut aussi
24:35que du côté
24:36du parti socialiste
24:37il y ait une inflexion
24:38sur certaines exigences
24:39ça doit aller
24:40dans les deux sens
24:41sauf qu'il est divisé à Péras
24:42ça doit aller dans les deux sens
24:44le parti socialiste
24:45n'a pas de majorité
24:47à l'Assemblée nationale
24:48nous n'en avons pas non plus
24:48mais donc
24:49on peut retourner
24:50et on peut essayer
24:51de faire rentrer
24:52des carrés dans des ronds
24:53et de retourner
24:53le Rubik's Cube
24:54dans tous les sens
24:54si à la fin
24:57il n'y a pas cette démarche
24:58de compromis
24:59sincère
25:00on n'y arrivera pas
25:01et en effet
25:01peut-être qu'à ce moment-là
25:02la seule solution
25:03sera la dissolution
25:04avec M. Bardella
25:06qui arrivera à Matignon
25:07moi je ne souhaite pas
25:08c'est le président
25:09de la République
25:09qui a dit lui-même
25:10qu'il saurait prendre
25:12ses responsabilités
25:13alors qu'est-ce que ça veut dire
25:14prendre ses responsabilités
25:15qu'est-ce que ça sous-entend
25:17voilà
25:18je suis bien incapable
25:19vous le savez
25:21c'est le mot
25:22quand on discute
25:24avec d'autres proches
25:25du président de la République
25:26c'est que tous disent
25:26que depuis quelque temps
25:27ils sont bien incapables
25:28de dire
25:29ou d'anticiper
25:31quoi que ce soit
25:32dans la stratégie
25:33du président de la République
25:34je me garderais bien
25:36de faire des projections
25:37sur ce qu'il y a dans cette phrase
25:39dans tous les cas
25:40le rôle n'était pas facile
25:41merci
25:42d'être venu
25:43dans les GG
25:44c'était presque
25:45aussi agréable
25:46qu'à l'hémicycle
25:47au Palais Bourbon
25:48quand même
25:49merci Maude Bréjon
25:51d'être passé dans les GG
25:53d'écouter ensemble
25:54merci
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