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  • il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03C'est Bertrand Venteau qui est avec nous, c'est les bonnets jaunes, c'est ce que l'on appelle la CR, vous avez l'habitude, c'est la coordination, le président de la coordination urale qui est avec nous.
00:15Bonjour Bertrand Venteau.
00:16Bonjour.
00:17Que répondez-vous à Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, qui ce matin trouvait votre action inacceptable, illégale,
00:24parce que vous avez bloqué notamment l'autoroute A13 qui est d'ailleurs toujours coupée et que vous bloquez plusieurs axes parisiens ?
00:33Ses propos sont indignes, ça montre le peu de considération que peut avoir le gouvernement pour les agriculteurs et en particulier pour la coordination rurale,
00:40mais ses propos sont inadmissibles, ça veut dire qu'elle a fait un trait sur les paysans, sur l'agriculture française, sa réponse c'est clairement ça.
00:48Elle vient de rallumer un feu qui est terrible, elle aurait dû se contenir,
00:52Le problème c'est qu'ils ne savent pas, ils n'ont pas l'habitude des paysans en fait, et en particulier des paysans qui viennent porter des doléances.
00:59On a voulu monter pacifiquement sur Paris, la réponse n'a jamais été claire, on ne nous a pas laissé, non, on n'avait pas de réponse.
01:06C'est interdit, quand on fait une demande, ils pourraient au moins nous répondre, voilà.
01:09Je veux dire, la moindre des choses c'est de commencer à attaquer le dialogue et de dire...
01:11Ce qui l'a choqué, c'est votre volonté d'aller devant l'Assemblée nationale, elle dit c'est un symbole, bon...
01:17Oui, c'est un symbole, on porte des doléances.
01:19C'est bien pour ça qu'ils veulent y aller ?
01:21Ben oui, c'est parce que monter les doléances à l'Assemblée, ça me rappelle quelque chose quand même,
01:25donc ça veut dire qu'elle occulte une partie de l'histoire de France, c'est les mêmes gens qui en permanence nous disent
01:30il faut être démocrate, écouter la base, écouter le peuple, et quand vous montez, vous dites mais non, parce que vous n'êtes pas correct, quoi.
01:36Parce que quand vous vous bloquez en province, ça va, mais quand c'est à Paris, ça devient un problème ?
01:39Oui, enfin, bon, oui, ils perdent un peu contrôle, mais enfin, bon, on a quand même été arrêtés tout le long du trajet.
01:44Mais effectivement, Paris, ça les bloque, ils n'ont pas l'habitude,
01:47ben il faut peut-être qu'ils prennent l'habitude, parce que c'est peut-être pas la dernière fois qu'on va y monter.
01:50Mais là, maintenant que vous y êtes, c'est pour demander quoi, pour faire quoi ?
01:54Et pour rester combien de temps ?
01:55Ben écoutez, déjà, il y avait plusieurs choses, c'était rencontrer le président du Sénat,
02:02et également la présidente de l'Assemblée nationale, donc ça, c'est en train de se lever.
02:05Ça va se faire ?
02:06Ça va se faire dans l'après-midi, voilà, on a eu confirmation.
02:09Donc, essayer d'instaurer le dialogue, pour effectivement apporter...
02:12À l'instant même, on voit Mme Broun-Pivet, qui va au-devant des agriculteurs,
02:18pour... alors, elle se fait huer, mais visiblement, elle veut dialoguer.
02:23C'est un peu hostile, quand même.
02:24Donc, si vous voulez voir Mme Broun-Pivet pour l'insulter, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
02:28Oui, bon, ben écoutez, on a des gens qui n'ont pas dormi, nos paysans n'ont pas dormi depuis bientôt 5 jours,
02:32pour les... voilà, ils sont un peu sous pression, et en plus, ils ont dû faire face à des forces de l'ordre
02:35qui les ont travées tout au long de l'arrivée.
02:37Alors, je n'ai rien contre les forces de l'ordre, c'est aussi les commandes qu'ils ont eues,
02:40mais il faut bien comprendre qu'ils sont un peu sous pression, ils n'ont pas dormi,
02:42ils sont loin de leur ferme, loin de leur famille, fatigués...
02:46Parce que là, vous êtes devant l'Assemblée, non ?
02:47Donc, une fois que maintenant, vous allez rencontrer le président du Sénat,
02:49enfin, Mme Broun-Pivet, c'est en cours...
02:51Qu'est-ce que vous attendez ? Qu'est-ce que vous allez leur demander ? Dites-moi alors.
02:56On a... Le principal doléance, c'est sortir de la surtransposition franco-française,
03:00donc la seule solution dans l'instant, c'est qu'il y ait un moratoire qui soit mis,
03:04une vraie réflexion sur la fiscalité et les charges sociales,
03:07et le deuxième sujet, c'est qu'on peut faire des économies, on l'a déjà porté,
03:12on a énormément d'agences et d'offices qui sont des doublons de l'État,
03:16donc ce n'est pas un budget supplémentaire qu'on veut.
03:17Ce qu'on veut, c'est qu'ils dégraissent le mammouth, en particulier ceux qui nous entravent,
03:21et ces économies-là soient affectées à un plan d'urgence pour aider les paysans qui vont mal,
03:25mais également pour avoir des moyens financiers pour continuer à relancer l'agriculture.
03:28Ce qui est terrible, c'est que la simplification, on vous l'a promis il y a deux ans déjà,
03:31lors des barrages...
03:32Oui, j'ai l'impression de revivre les choses.
03:33Donc, on n'a rien simplifié du tout ?
03:35Non, on ne peut pas simplifier, parce qu'en fait, ceux qui sont dans l'arrière-boutique,
03:38en gros, les hauts fonctionnaires qui sont, malgré tout, sortis à peu près tous des mêmes écoles,
03:43vous sentez que c'est eux qui ont le poids sur les politiques,
03:45et qui disent, mais non, ce n'est pas possible.
03:46Mais si, c'est possible.
03:47Et là, c'est une crise de confiance qu'on a, parce qu'on croyait beaucoup,
03:50on pensait que le politique avait du pouvoir.
03:51Et on se rend compte, on a rencontré Mme Gennevard, Sébastien Lecornu,
03:56et en fait, vous vous rendez compte que c'est les conseillers qui ont le pouvoir.
03:58Mais les conseillers n'ont pas envie d'évoluer.
04:00C'est-à-dire que, quand vous les rencontrez, ils vous disent des choses
04:02qui vont plutôt dans votre sens, et puis, derrière, ça ne suit pas, en fait.
04:06C'est-à-dire que la machine ne bouge pas.
04:09Après, ils ne disent pas non plus, ils ne pourraient être pas à Mons et Merveille,
04:11Mme Gennevard, ils ont débloqué de l'argent de la PAC,
04:15ils vont faire sauter la taxe carbone sur les engrais aux frontières européennes,
04:20c'est ce que la ministre a annoncé hier sur BFMTV.
04:22Ça va dans votre sens, ça ?
04:23Oui, mais après, on dilue le sujet.
04:25On a un problème franco-français.
04:26On a un problème franco-français.
04:28Donc, réglons déjà le problème.
04:29C'est quoi le problème franco-français ?
04:30C'est la surtransposition franco-français.
04:32C'est-à-dire que vous avez, par principe de précaution,
04:35c'est établi, d'ailleurs, vous le trouvez en justice assez développé,
04:38le principe de précaution,
04:38et tout ça s'entrave.
04:41Regardez la gestion simplement de la neige.
04:43Regardez la gestion de la neige.
04:44Regardez ce qui s'est passé.
04:45La machine s'est emballée.
04:46Mais tout simplement pour revenir sur le franco-français,
04:48c'est pour ça qu'on veut rencontrer aussi le Sénat et l'Assemblée,
04:52les deux présidents.
04:54C'est parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce que fait un parlementaire ?
04:57Il est content quand il sort une loi.
04:58Mais les lois, il faut peut-être les réduire.
05:00Il faut peut-être aussi simplifier.
05:01Et il faut surtout mettre l'État français et les collectivités territoriales
05:04à retrouver de la croissance dans les territoires ruraux.
05:07Parce que c'est un sujet aussi.
05:09On n'a pas 50 solutions.
05:11Si on veut redresser la France, il faut faire confiance aux paysans.
05:13Il faut arrêter de les stigmatiser,
05:15arrêter de les fliquer,
05:16et leur donner les moyens de reproduire
05:18pour qu'on retrouve de l'autosuffisance alimentaire
05:20et qu'on puisse recréer du cash.
05:22Regardez l'état de la balance commerciale.
05:24Et la réponse qu'on a, c'est l'Europe, c'est le Mercosur.
05:28C'est un problème, l'Europe et le Mercosur.
05:30Mais ce n'est pas l'intégralité du fait que les agriculteurs français
05:33souffrent plus que les autres.
05:34Je suis vraiment ravie de vous entendre dire ça
05:39parce que je crois réellement que l'État,
05:42sans passer par l'Europe, a le pouvoir de vous alléger.
05:44Et quand je dis vous, c'est de nous alléger tous,
05:47moi je suis entrepreneur, mais même des salariés,
05:50en dégraissant le mammouth, comme vous l'avez si bien dit.
05:53Et je ne comprends pas pourquoi ils n'agissent pas à leur niveau.
05:57Ce serait déjà une grande action.
05:59Mais au-delà de ça, moi j'aimerais savoir,
06:01est-ce que dans vos rencontres avec notamment le Premier ministre,
06:05on vous a mis sur la table, vous proposez une vision de l'agriculture
06:09dans 10 ans, dans 15 ans.
06:12C'est quoi l'agriculture de 2035, de 2040 ?
06:17Je n'ai pas cette réponse et je vous fais la question
06:19parce que je la pose à quasiment tout le monde.
06:21C'est quoi la vision ?
06:22Parce que si c'est pour juste répondre ponctuellement,
06:25ou même peut-être structurellement aussi à des problèmes,
06:28mais sans dire voilà où on veut aller,
06:30voilà ce qu'on met en place,
06:31moi ça ne va pas parce que j'ai l'impression
06:32que vous allez revenir dans deux ans,
06:34ou même dans un an, devant l'Assemblée nationale
06:36ou devant le Sénat,
06:37et que vous ne serez toujours pas content.
06:39Est-ce qu'on vous a proposé une vision de l'agriculture ?
06:42Qu'est-ce que le gouvernement propose à ce point-là ?
06:45Là, pardon, je vous interromps parce qu'il y a des images
06:47qui nous parviennent de l'Assemblée nationale
06:50où on voit quand même des militants de la coordination rurale
06:53qui tentent visiblement d'entrer de force dans l'Assemblée nationale.
06:59Donc c'est assez tendu avec les forces de l'ordre.
07:01Madame Beaune-Pivet est venue les voir,
07:02elle s'est fait sortir, expirer en quelque sorte.
07:05Qu'est-ce qui se passe ?
07:06Parce que vous dites que c'est pacifique,
07:08là, ça devient plus tendu quand même.
07:11Il y a de la pression.
07:12Moi, je salue le courage de la présidente de l'Assemblée nationale
07:14d'être venue parler.
07:15Je ne suis pas forcément pour qu'elle se fasse huée
07:17parce que jusqu'à présent, on ne l'a pas rencontrée.
07:21Mais vous sentez l'attention du monde agricole
07:23qui veut avoir du résultat sur les revendications qu'on porte.
07:26Donc ça peut déraper ?
07:28Je ne souhaite pas que ça dérape.
07:29Qu'est-ce que c'est vraiment ?
07:31Attendez, parce que vous répondez à Joël.
07:34La vision, l'agriculture en France,
07:36la sous-disant, c'est quoi en fait ?
07:37La vision qui, aujourd'hui, est portée...
07:39Alors, quand vous rencontrez les ministres,
07:41ils n'ont pas de vision, pour être honnête.
07:43Ah bon ?
07:43Ils n'en ont pas.
07:44C'est embêtant.
07:44Non, mais ils n'en ont pas.
07:45Mais par contre...
07:46Oui, après, ce n'est pas très stable non plus.
07:48Il faut le reconnaître.
07:48Et puis, on a un an dans la présidentielle.
07:49Mais ça, ce n'est pas le sujet
07:50parce qu'on a des paysans qui souffrent.
07:52Après, ce qui est refusé,
07:53c'est une vision de l'agriculture
07:55où il faut qu'on soit...
07:58Comment dire ?
07:59C'est la vision décroissante de l'agriculture.
08:01C'est-à-dire, il faut produire peu,
08:03mais très bien.
08:05Mais en fait, aujourd'hui,
08:06le vrai sujet, c'est qu'on ne produit plus rien.
08:07Vous avez une vision qui a infusé
08:09de l'écologie punitive.
08:11C'est ça qui est rentré.
08:12Voilà.
08:13Donc, la vision, la seule vision,
08:14c'est de réduire.
08:15Il faut produire moins, mais mieux.
08:16Eh bien, en fait,
08:17on est capable de produire bien et plus.
08:20À côté, les autres pays,
08:22eux, ils ont développé
08:23une agriculture plus importante.
08:25Est-ce que le modèle
08:26de l'agriculture française,
08:27l'agriculture des petites exploitations,
08:29il n'est pas dépassé aujourd'hui
08:30face aux mastodontes de la concurrence ?
08:32Non, parce qu'en fait,
08:33l'agriculture, elle est complexe.
08:35Vous pouvez avoir des...
08:36La taille d'exploitation,
08:36ça ne veut pas dire grand-chose, en fait.
08:38Mais vous pouvez avoir
08:39des structures qui sont familiales,
08:41d'autres qui sont avec des associés,
08:43d'autres qui sont de plus grosse taille
08:44avec des salariés,
08:45mais elles sont toutes complémentaires, en fait.
08:47On essaie de les diviser historiquement,
08:48mais l'agriculture, elle est complémentaire.
08:50Une petite exploitation
08:50avec une grande, c'est complémentaire
08:52parce qu'il y a des...
08:53Enfin, c'est une complexité.
08:54Il ne faut pas opposer
08:55les agriculteurs et les agricultures.
08:56Chacun est différent.
08:57On est complémentaire.
08:58En fait, le vrai sujet,
08:59c'est qu'on a perdu vraiment
09:01beaucoup de production française.
09:03Mais le Mercosur,
09:03vous serez perdant avec le Mercosur ?
09:05Vous allez crever
09:05à cause du Mercosur ou pas ?
09:07Alors, pour être honnête,
09:08c'est...
09:09C'est ce fameux marché
09:10avec l'Amérique du Sud.
09:11Enfin, avec l'Amérique du Sud,
09:12avec le Brésil, l'Uruguay,
09:14le Paraguay et l'Argentine,
09:15avec quatre pays.
09:16C'est une accumulation des traités
09:17qui aujourd'hui...
09:18En fait, vu qu'on n'a pas produit,
09:19vu qu'on a perdu de la production,
09:21les importations sont...
09:23Plus facilement peuvent rentrer.
09:24En fait, ce qu'on demande surtout,
09:25c'est un protectionnisme français
09:27de son agriculture,
09:28mais également européen.
09:29Sur les traités,
09:30ils sont tous...
09:32On pourrait dire
09:32on gagne, on perd.
09:34La seule chose qu'il faut,
09:35c'est qu'aujourd'hui,
09:36la mondialisation a fait le tour.
09:38Les traités de libre-échange
09:38étaient liés à la mondialisation
09:40quand elle a commencé.
09:41Et aujourd'hui, ce qu'il faut,
09:42c'est un protectionnisme intelligent
09:43de l'agriculture.
09:44Ça ne correspond plus, en fait,
09:45le Mercosur à la situation actuelle ?
09:47Non, non, vous voyez bien
09:49les enjeux qu'il y a, vous voyez bien...
09:50Chacun fait du protectionnisme,
09:52les Américains, les premiers.
09:53C'est normal.
09:53Pardon, moi, je reviens un peu
09:54sur les tensions,
09:55parce que je pense que c'est quand même ça
09:56l'actualité de ce matin.
09:57C'est qu'on a quand même peur
09:58que ça dérape
10:00et on a l'impression
10:00que le gouvernement est inquiet.
10:03Ne voulez pas votre acteur à Paris
10:05parce que quand vous sortez,
10:06on ne sait pas quand vous rentrez,
10:07en quelque sorte.
10:09Ça peut amener quoi,
10:10cette journée de...
10:11Parce que s'il ne se passe rien,
10:12vous allez voir M. Larcher,
10:13Mme Broun-Pivet,
10:14enfin, ils ne sont pas aux manettes,
10:16si j'ose dire,
10:17pour débloquer tous vos problèmes.
10:20Écoutez, déjà,
10:21une pensée pour tous ceux
10:22qui sont encore en garde à vue
10:23et dont les machines
10:24ont été mises à la fourrière,
10:27parce que ce n'est pas facile.
10:28Et une pensée aussi
10:29à tous ceux des notes
10:30qui sont encore dans le froid,
10:31bloqués par les CRS.
10:36Donc déjà, on va penser à eux.
10:37D'accord, mais ce soir,
10:38si vous n'avez rien obtenu,
10:40vous rentrez ?
10:41Vous restez à Paris ?
10:42Déjà, pour repartir de Paris,
10:45il faudrait déjà que les CRS nous libèrent.
10:47C'est-à-dire la première chose.
10:49Je ne sais pas, honnêtement.
10:50Je ne sais pas.
10:51Je ne sais pas.
10:52Ce soir, vous serez encore à Paris ?
10:54Il va falloir quand même
10:55qu'on ait des annonces
10:56qui arrivent dans notre sens.
10:58Voilà.
10:58Et s'il n'y en a pas,
10:58vous serez encore à Paris ce soir ?
11:00Qu'est-ce que ce seraient
11:00les trois annonces,
11:02les deux, trois annonces majeures
11:04qui feraient que vous estimerez
11:05avoir été entendues ?
11:07Ce n'est pas compliqué.
11:08C'est un moratoire
11:09sur tout ce qui est
11:10la réglementation franco-française.
11:14C'est une vaccination élargie
11:16de la dermatose
11:17et l'arrêt des abattages totaux.
11:19Et c'est un engagement
11:20à nous faire baisser la fiscalité
11:22et les charges sociales
11:23pour redonner la compétitivité
11:25très rapidement.
11:26Et ça, Mme Genevard,
11:28pour l'instant,
11:30elle vous dignette là-dessus ?
11:31Oui.
11:31Parce que ça ne paraît pas extravagant
11:33comme revendication.
11:35Elle ne répond pas.
11:36Qu'est-ce qu'il en empêche ?
11:37Le courage politique.
11:39Oui, mais qu'est-ce qu'il fait ?
11:41Qu'est-ce qu'il la retient,
11:42si vous voulez ?
11:42Pourquoi, par exemple ?
11:44Parce qu'il y a des engagements
11:45européens ?
11:46Non, mais par exemple,
11:48le moratoire sur les réglementations
11:49franco-françaises,
11:51qu'est-ce qu'il empêche
11:52de vous donner gain de cause
11:53là-dessus ?
11:54Alors, est-ce que c'est elle,
11:55pour être très honnête,
11:55ou est-ce que c'est au Premier ministre
11:57de le faire,
11:57voire en lien avec le Président
11:58de la République ?
11:59Je pense que ça l'a défaussé,
12:01ce n'est pas son rôle.
12:02Mais elle devrait être moteur
12:04dans cette action-là.
12:05Après, on a un gouvernement
12:06qui est très faible
12:07parce qu'il n'a pas de majorité.
12:09Donc c'est difficile
12:09pour le gouvernement
12:10de s'engager sur des choses
12:11très claires.
12:12On n'est pas sûr que derrière
12:12ça passe à l'Assemblée.
12:14Il y a quand même des...
12:15C'est ça aussi le problème.
12:16Oui, mais justement,
12:17la réflexion était...
12:17Il y a certains sujets
12:17qui font consensus quand même.
12:19La réflexion était justement
12:20d'aller alerter
12:22Gérard Larcher
12:23et donc la présidente
12:24de l'Assemblée nationale
12:25à rappeler
12:26effectivement aux parlementaires
12:28d'arrêter
12:29de nous faire des grands sourires
12:30et d'ailleurs de voter des lois
12:32qui nous entravent.
12:34C'est leur rôle
12:34en tant que président
12:35des chambres.
12:37Voilà.
12:38Il faut qu'il y ait une conscience
12:39qui s'élève chez les députés
12:40de dire
12:41mais vous voulez aller où ?
12:42On va où ?
12:43On va où ?
12:44On continue à s'emballer
12:45sur la règle et la norme
12:46ou vous voulez relancer
12:47l'économie agricole
12:48mais l'économie française ?
12:50La priorité,
12:50elle doit être où ?
12:51Elle est à relancer l'économie.
12:53Elle n'est pas à continuer
12:53à fabriquer du déficit.
12:55Ils ont un problème.
12:56Là, les syndicats,
12:57vous marchez tous
12:58main dans la main,
12:59y compris avec la FNSEA,
13:00parce qu'on a toujours
13:01reproché à la FNSEA
13:04d'avoir été proche
13:05des pouvoirs
13:05quels qu'ils soient.
13:06Il y a eu même
13:07d'anciens présidents
13:08de la FNSEA
13:08qui sont devenus
13:09ministres de l'agriculture.
13:10Donc, est-ce que tout le monde
13:11marche dans le même sens
13:12aujourd'hui ?
13:13Alors, je pense qu'une partie
13:15de la crise politique
13:15fait qu'au niveau des ministères,
13:18ils ont toujours eu l'habitude
13:18de s'adresser
13:19à des responsables
13:20de la FNSEA
13:20et qu'on n'a pas exactement
13:22ni le même fond
13:23ni la même forme.
13:24Donc, c'est une partie
13:25du blocage.
13:26Est-ce qu'on est maintenant
13:27à la main ?
13:28Pas forcément,
13:30on appelle Arnaud Rousseau
13:32à s'occuper du problème
13:33franco-français comme nous,
13:35à être à nos côtés.
13:36Alors, on a des grosses
13:37différences politiques
13:38avec la FNSEA
13:39et la Confédération Paysaine.
13:40C'est un autre proche
13:40du gouvernement,
13:40selon vous, la FNSEA ?
13:42Vous voyez bien que,
13:43pour parler du sujet
13:43franco-français,
13:44Arnaud Rousseau,
13:45il n'est pas tellement moteur
13:46alors qu'il doit l'être.
13:47Il doit l'être.
13:48Il doit être à nos côtés
13:49pour qu'effectivement,
13:50ça se simplifie
13:51et ça avance.
13:52Il est issu
13:52d'un syndicalisme de filière,
13:54c'est-à-dire
13:54qui est plus à défendre
13:55les intérêts
13:56de Lamont et de Laval
13:58que forcément des paysans.
13:59C'est son choix politique,
14:00c'est l'histoire historique
14:01de la FNSEA,
14:02je ne juge pas,
14:02mais comment il va faire
14:03pour que ces entreprises
14:05puissent vivre durablement
14:07si on ne produit plus rien
14:08en France ?
14:09Oui, on sait
14:10qu'il a quelques intérêts
14:11au Mercosur,
14:12mais ça, je ne sais pas...
14:12Vous, on vous reproche,
14:13j'être reproche du RN,
14:15la coordination rurale.
14:16Oui, écoutez...
14:18Vous l'êtes ?
14:18D'ailleurs, monsieur,
14:19j'ai une question, pardon.
14:20Il y a une...
14:21Enfin, c'est pas du tout polémique,
14:22mais il y a un drapeau, là,
14:24au milieu,
14:24ce n'est pas le drapeau français,
14:25il y a une croix rouge dessus,
14:27c'est quoi, ça ?
14:29Je ne sais pas si vous le voyez,
14:30c'est un drapeau français
14:31avec une croix...
14:32C'est le drapeau avec le cœur vendéen ?
14:33Oui, c'est quoi, ce drapeau ?
14:34C'est le cœur vendéen.
14:35Vous y réexpliquez au vendéen
14:36qu'ils n'ont pas le droit
14:37de sortir leur drapeau.
14:39Non, ce n'est pas ça,
14:40mais c'est un peu...
14:41Est-ce que vous êtes
14:42rassemblement national ?
14:43Un peu des signes bizarres, ça.
14:46Ce qu'il faut bien comprendre,
14:46c'est qu'avant tout,
14:48on est paysans, voilà.
14:50Donc un paysan,
14:51un sur deux,
14:52la politique,
14:53il n'y croit plus du tout,
14:54il n'a plus rien à faire.
14:55Et après, dans ce qui reste,
14:56vous avez des gens
14:57qui sont de sensibilité différente,
14:58qui peuvent aller
14:59de la gauche à l'extrême gauche,
15:01mais ça devient de plus en plus rare.
15:03Et puis vous avez parti
15:04qui est une centriste de droite,
15:06voire d'extrême droite.
15:08Mais je vais vous dire,
15:08regardez ce que vote
15:09aujourd'hui la population.
15:10Regardez ce que vote la population.
15:11Alors, le vote,
15:13qui peut quantifier le vote
15:14des agriculteurs
15:16et des agriculteurs de l'ACR ?
15:17Personne ne le sait.
15:18Moi, ce que je peux vous dire,
15:18c'est que dans la composition
15:19des conseils d'administration,
15:21des CR départementales,
15:22vous avez la moitié des gens
15:24qui n'ont plus du tout
15:24envie d'aller voter,
15:25qui ne croient plus en politique,
15:26et les autres qui sont de sensibilité
15:27principalement de droite.
15:29Mais c'est historique
15:30chez la paysanerie française.
15:31Voilà.
15:32Merci d'avoir été dans les GIG,
15:34Bertrand Vanto,
15:35président de la coordination urale.
15:36Là, on va vous lâcher.
15:37Vous allez où ?
15:38À l'Assemblée nationale,
15:39retrouver devant l'Assemblée,
15:40retrouver vos camarades ?
15:41Je vais essayer d'aller
15:42à l'Assemblée nationale
15:42pour les calmer
15:43parce qu'ils sont ingérables.
15:45Vous avez un peu peur
15:46que ça puisse déraper quand même ?
15:48La peur n'invite pas le danger.
15:50Ça s'est calmé là,
15:51mais c'était un peu tendu tout à l'heure.
15:52Après, il faut avoir du respect
15:53pour la présidente
15:54de l'Assemblée nationale.
15:54Il y a des déjeuners.
15:55Il y a des casse-croûtes aussi là,
15:56quand même,
15:56il ne faut pas oublier.
15:57Oui, oui,
15:57on mange de la saucisse,
15:58on est français.
15:59Vous allez organiser des choses
16:00devant l'Arc de Triomphe.
16:01Des petits barbecues.
16:02Des barbecues.
16:02Parce que la population
16:03vous soutient en plus.
16:04Attention,
16:05l'Arc de Triomphe,
16:05c'est un symbole particulier
16:06parce qu'il y a de grandes chances
16:09que le soldat inconnu
16:09soit un paysan à l'origine.
16:11C'est vrai.
16:12Il ne faut pas l'oublier.
16:12Merci Bertrand Venteau,
16:13président de la Coordination Urale.
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