- il y a 3 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Jordan Bardella, président du RN, auteur de "Ce que veulent les Français", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03C'est le président du Rassemblement National qui est avec nous, Jordan Bardella. Bonjour !
00:08Bonjour, merci pour votre invitation.
00:10Ce que veulent les Français, c'est le livre aux éditions Fayard.
00:13Nous, ce que veulent les Français, ça fait 21 ans qu'on les écoute au 32-16.
00:16Vous aviez besoin de vous balader pour savoir ce que veulent les Français, M. Bardella ?
00:20Ça fait des années qu'au fur et à mesure des campagnes électorales,
00:23évidemment on entend les revendications de nos compatriotes.
00:26Et je pense qu'on fait très certainement partie des mouvements politiques
00:29qui sont racinés dans une partie des attentes de notre pays.
00:32Il y a une volonté très forte aujourd'hui d'ordre, de sécurité.
00:35Il y a un ras-le-bol à l'égard de la fiscalité qui écrase, des normes.
00:39Une volonté aussi très forte de défendre son identité, défendre son pays.
00:43Mais le rythme de la politique est quelque chose qui écrase.
00:47Et il était bon, je crois, de prendre le temps pendant un an,
00:50ce livre m'a pris un peu plus d'un an à l'écrire,
00:52d'aller chez les Français sans caméra de télévision, sans reporter d'image,
00:57de les écouter et d'être capable de me faire le porte-voix de leurs attentes aujourd'hui.
01:02Parce que je pense que le monde politique ne fait plus quelque chose
01:05qui m'apparaît fondamental aujourd'hui, c'est écouter les Français
01:08et essayer de traduire leurs attentes sur le plan politique.
01:11Et c'est ce que moi j'ai essayé de faire avec ce livre.
01:14Alors, les Français, il y a notamment Bernard, le pêcheur de Sète,
01:19Olivier Boulanger, Corrado, le restaurateur, Pascal, la magistrate,
01:24il y a Corinne, la maire de Ville-Thierry,
01:26Dominique, l'expatriée de Limoux, dans le Sultanat d'Omane.
01:31C'est quelques-uns de ces Français que vous êtes allés les voir.
01:33Mais c'est-à-dire, ce sont des gens qui sont déjà d'accord avec vous,
01:37en fait, que vous êtes allés voir, ou pas Jordan Bardella ?
01:39Au travers de ce que je peux lire, il n'y a pas beaucoup d'opposition
01:42dans le dialogue que vous avez eu avec eux.
01:44Non, mais l'opposition, elle peut avoir lieu dans le débat,
01:47elle a lieu lors des campagnes électorales,
01:49mais j'ai essayé de faire ce livre sans attache partisane.
01:51Évidemment, et je suis honnête avec vous,
01:53un agriculteur qui me reçoit une à deux jours sur son exploitation
01:57ou un pêcheur qui me reçoit sur son bateau,
02:00à minima, il avait au moins envie de discuter avec moi.
02:05Donc, ça, je vous en fais grâce.
02:08Mais on représente aujourd'hui un mouvement politique
02:10qui est donné potentiellement gagnant des élections législatives,
02:14potentiellement gagnant des élections présidentielles.
02:15Ça veut dire qu'on a peut-être un Français sur deux
02:17qui partage nos idées.
02:19Donc, ce livre, c'est une ode à la France du travail.
02:24Ça dit beaucoup de ce qu'est notre pays aujourd'hui.
02:26Ça dit beaucoup du ras-le-bol à l'égard des impôts,
02:29à l'égard des normes.
02:30Vraiment, l'idée principale de ce livre, c'est le travail,
02:33c'est les gens qui bossent,
02:34c'est les gens qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois.
02:36C'est Olivier, ce boulanger de la Marne,
02:40qui tenait une dernière boulangerie d'un petit village dans la Marne.
02:45Et Olivier a été écrasé des mois durant,
02:48petit à petit, par la facture d'électricité
02:50qui a été mutée par 5, 6, 7,
02:52et qui a rendu totalement impossible son activité.
02:54Et d'ailleurs, il vous le dit, il n'ouvre plus le soir.
02:56Il a arrêté d'ouvrir le soir, notamment.
02:58Oui, mais ça dit beaucoup de...
02:59Pour quelques clients, je perds de l'argent,
03:01trop d'électricité, trop de charges,
03:02ça me coûte plus cher que ça me rapporte.
03:03Et c'est quoi le problème ?
03:04C'est les règles européennes de fixation des prix de l'énergie.
03:07Je veux dire, on a un pays qui est le pays de l'atome,
03:09qui est le pays qui a construit sa compétitivité
03:11sur une électricité pas chère,
03:13dont nous a doté le nucléaire.
03:17Et aujourd'hui, on voit bien que le fait d'aligner nos règles,
03:20notre prix de vente de l'électricité
03:22sur le coût de production de l'électricité en Europe,
03:24et notamment sur le gaz allemand,
03:26fait que vous avez des petits chefs d'entreprise,
03:28mais aussi de très gros chefs d'entreprise,
03:30qui voient leur facture d'électricité multipliée par 3 ou 4
03:33de manière totalement hasardeuse,
03:34de manière injustifiée,
03:35et ça, c'est insupportable.
03:37Donc, oui, en creux,
03:40il y a ces ressentis
03:41qui s'expriment aujourd'hui dans la France du travail,
03:43vis-à-vis du prix de l'électricité pour ce boulanger,
03:45mais aussi vis-à-vis, évidemment,
03:47de l'Union Européenne,
03:49de ces impôts qui sont toujours plus importants
03:51sur ceux qui bossent,
03:51et les gens ont le sentiment de bosser pour tout le monde.
03:54Il y a une minorité de gens dans notre pays
03:55qui ont le sentiment de porter sur ses épaules
03:57les efforts de toute notre société,
03:59et moi, j'ai voulu rendre hommage aussi
04:00à ces Français qui se battent.
04:02Vous avez cité Bernard, ce pêcheur de l'Hérault,
04:04on pourrait citer François,
04:06cet agriculteur du centre de la France,
04:08et tous se battent pour leur travail,
04:10pour leur fin de mois,
04:11mais ils se battent aussi pour la souveraineté de la France,
04:13et j'ai voulu donner la parole à cette France
04:15que l'on n'entend plus,
04:17qui se manifeste parfois les soirs d'élections,
04:19qui de plus en plus, c'est vrai,
04:20vote pour le Rassemblement National,
04:22mais dont le monde politique
04:24est totalement déconnecté aujourd'hui des attentes.
04:26Didier Giraud.
04:27Oui, moi, j'ai adoré ce recueil de profils,
04:32parce que c'est ce que je dis,
04:34c'est ce que je vis au quotidien,
04:35c'est ce que je dis depuis 17 ans,
04:37et c'est ce que j'entends depuis 17 ans au grand gueule,
04:40et globalement, c'est cette France
04:42qui a le sentiment qu'elle doit faire toujours plus
04:47quand d'autres font toujours moins.
04:50Après, le constat, il est sympathique,
04:53mais je n'arrive pas à voir comment vous passez
04:56de ce recueil de problèmes,
04:58parce qu'en fait, les témoignages sont un recueil de problèmes
05:01à un programme politique.
05:03Ça, je n'arrive pas à voir,
05:04d'autant plus que dans ce qui est décrit,
05:07il y a quand même une majorité de cas
05:09où la problématique, elle est à l'Europe,
05:12et même si moi, dans mon quotidien de paysan,
05:17je retrouve celui de François,
05:18et on peut largement mettre une couche nationale par-dessus,
05:22j'espère que vous avez bien affûté
05:23le catalogue des réformes à faire,
05:25parce que ça ressemble au catalogue
05:27de la redoute dans l'épaisseur,
05:29et comment vous allez faire pour aller réformer l'Europe
05:32là où je crois que votre absence
05:35n'est pas la plus remarquée ?
05:37C'est-à-dire ?
05:38Ça vous arrive d'être absent à l'Europe ?
05:40J'ai 87% de taux de présence au Parlement européen.
05:42Ce n'est pas votre absence, c'est votre présence.
05:44Oui, il est trompé.
05:44Absolument.
05:45Non, je suis très présent au Parlement européen,
05:48et je pense qu'on a fait partie ces dernières années
05:50de ceux qui ont contribué à montrer les limites
05:52et les failles de l'Union européenne,
05:55notamment sur la politique à l'école.
05:56Je vais vous répondre sur le programme sur l'agriculture,
05:58c'est très intéressant.
05:59Mais pourquoi est-ce que j'ai fait ce recueil
06:00de sentiments, de colères qui s'expriment aujourd'hui
06:03dans le pays,
06:04et que vous faites aussi à votre niveau avec cette émission ?
06:06C'est parce que les gens nous parlent.
06:08Vous voyez, moi quand je discute avec des Français,
06:10il n'y a pas les barrières classiques
06:11qu'il peut y avoir avec des responsables politiques.
06:12C'est vrai avec moi,
06:13mais c'est aussi vrai avec Marine Le Pen.
06:15Les gens se confient à nous,
06:16les gens nous disent leur colère,
06:17les gens nous disent leur souffrance,
06:18et beaucoup de gens nous disent
06:19merci de dire ce qu'on pense,
06:21merci de dire ce qu'on ressent.
06:22Et ce que les gens ressentent précisément,
06:24j'ai voulu l'exprimer au travers de ce livre,
06:26parce que le livre permet encore de prendre le temps,
06:28non seulement d'écouter,
06:30mais d'exprimer ce que ressentent aujourd'hui
06:32beaucoup de Français.
06:33Vous noterez également que dans ce livre,
06:35je ne me contente pas
06:36de relater les confidences
06:37et les confessions que m'ont fait les Français.
06:39Je fais aussi des propositions.
06:41C'est un livre programme ?
06:42Non, ce n'est pas un livre programme.
06:43Si, c'est un livre de campagne électorale déjà.
06:45Ce n'est pas qu'un livre programme.
06:47Si, il y a des propositions,
06:49c'est que ça se relie quand même à une...
06:50Mais parce que je ne me contente pas...
06:52Les propositions,
06:52elles sont quand même relativement floues.
06:54Vous lancez des pistes de propositions.
06:59On est plutôt sur il faudrait que.
07:00c'est plus du « il n'y a qu'à Faucon » pour l'instant.
07:02Parce que les propositions que vous faites,
07:04elles ne sont pas forcément encore chiffrées,
07:06articulées.
07:07On n'est pas encore dans le livre de la présidentielle.
07:11On sort de deux grandes campagnes électorales.
07:13Donc, le programme sur lequel nous sommes arrivés en tête
07:16aux élections européennes,
07:17où nous avons laissé 37% des votes
07:18aux élections législatives
07:19et qui nous permet aujourd'hui d'avoir
07:20à la fois le premier groupe d'opposition
07:22au Parlement européen
07:23et le premier groupe de l'Assemblée,
07:24c'est parce que les propositions
07:25qu'on avait formulées,
07:26le programme que j'avais défendu avec Marine,
07:28a précisément trouvé un écho en France.
07:30Maintenant, ce livre n'est pas un livre programme,
07:32mais je ne me suis pas contenté
07:33d'écouter les Français.
07:34J'essaye de proposer des solutions
07:36sur l'agriculture, par exemple.
07:38Le vrai scandale aujourd'hui,
07:39c'est que l'agriculture est le seul domaine
07:41dans lequel la vente à perte
07:42est autorisée dans notre pays.
07:44Les agriculteurs n'arrivent pas
07:45à vivre de leur travail.
07:46Et moi, je me bats en ce moment même
07:47au Parlement européen
07:47contre le Mercosur
07:49et contre ces accords de libre-échange
07:50qui sont toujours la course au moins dix ans
07:53et qui mettent nos agriculteurs
07:54en concurrence avec des pays
07:55qui viennent du bout du monde
07:56et qui ne respectent aucune des normes
07:58qu'on impose à nos chefs d'entreprise
08:00et donc à nos agriculteurs.
08:01Je propose également que
08:02dans les marchés publics,
08:04c'est-à-dire dans la restauration collective,
08:06nos agriculteurs puissent avoir une priorité.
08:08Je trouve ça fou
08:09que dans le pays
08:11qui est peut-être la puissance agricole
08:13par excellence en Europe,
08:15dont les pays sont enviés dans le monde entier,
08:17deux tiers du bœuf qui est consommé aujourd'hui
08:18dans la restauration collective
08:20soit d'origine importée
08:21quand vous avez aujourd'hui
08:23des milliers d'agriculteurs
08:24qui n'arrivent plus à vivre de leur travail.
08:25Et donc moi, je propose très simplement,
08:27c'est pour ça que je me présente aux élections.
08:30Et déficitaire, absolument.
08:32C'est pour ça, M. Marchal,
08:33que je me présente aux élections.
08:35Le temps du programme, il viendra.
08:37Mais pardon,
08:38ça fait quand même un certain nombre de temps
08:40qu'on est présents dans la scène politique.
08:42Quelles élections les prochaines alors ?
08:43Ce sera quoi ?
08:44Justement, la question que j'allais vous poser là-dessus,
08:45c'est en 1974,
08:47quand Valéry Giscard d'Estaing
08:48devient président de la République,
08:49il décide d'aller regarder la France
08:51au fond des yeux.
08:52Vous savez, c'est les fameux dîners
08:54qui n'étaient pas filmés.
08:55Ils ont fait semblant d'en filmer,
08:57mais sinon, il en a fait plein comme ça,
08:58où il allait manger chez des Français
09:00sans qu'on le sache, en réalité.
09:02Mais il a fait ça après avoir été élu président de la République.
09:04Donc vous, en fait, vous l'avez fait avant.
09:06Donc vous visez vraiment bien la présidentielle.
09:08Alors, vous vous préparez à être...
09:10Alors, j'espère pas le futur Valéry Giscard d'Estaing,
09:12parce que sinon, on va s'inquiéter.
09:14Mais en tout cas,
09:15vous préparez une sorte de communication
09:18un peu à la Giscard d'Estaing, finalement.
09:20Aller regarder la France au fond des yeux.
09:21Je me prépare à devenir,
09:23et peut-être dans les prochaines semaines,
09:25Premier ministre de mon pays.
09:27Ça ne vous aura pas échappé
09:28que le risque de dissolution, il existe,
09:31et que je fais partie de ceux
09:32qui appellent le Président de la République
09:34à revenir devant les Français,
09:35parce que, et vous le disiez, M. Marchal,
09:37il y a quelques minutes,
09:38pour construire un projet,
09:40pour apporter des réponses aux des majorités.
09:42Et la situation dans laquelle nous ont plongé
09:43et Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon
09:45en s'alliant au second tour
09:46des dernières élections législatives
09:47a été mise en œuvre précisément
09:49pour m'empêcher de devenir Premier ministre
09:51et pour m'empêcher d'avoir une majorité
09:52et de mettre en œuvre les propositions
09:54sur lesquelles plus de 37% des Français
09:56ont voté lors des dernières élections législatives.
09:59Donc, le temps de l'action, il va venir.
10:01Maintenant, pour agir,
10:02il faut avoir un diagnostic lucide de la situation.
10:04Et moi, si vous voulez, je fais ce constat-là.
10:06C'est qu'aujourd'hui,
10:07les idées qui sont portées à Paris
10:09sont en totale déconnexion
10:11avec ce qu'attendent aujourd'hui
10:12une majorité de Français.
10:14C'est vrai sur l'immigration.
10:16C'est vrai sur l'effondrement de l'autorité
10:18aujourd'hui dans notre pays.
10:19Et ce livre, c'est aussi un plaidoyer
10:21contre la France d'Emmanuel Macron
10:23et contre cette France
10:24qui a été, je dirais, divisée,
10:27opposée depuis 2017
10:28et qui fait qu'aujourd'hui,
10:29il y a beaucoup de Français
10:30qui considèrent que leurs enfants
10:31ou leurs petits-enfants
10:32vivront bien moins qu'eux.
10:33Donc, moi, je me bats pour remettre le pays
10:34sur le chemin de la production.
10:36Je me bats pour ramener la sécurité
10:37dans mon pays.
10:38Je me bats pour qu'on ait encore
10:39une souveraineté,
10:40notamment sur le plan alimentaire.
10:41Et ça, on ne peut pas le faire
10:43si on n'a pas dans son cœur,
10:44dans son esprit et dans sa bouche
10:46ce qu'attendent aujourd'hui
10:47une majorité de Français.
10:49Et si je l'ai fait,
10:50M. Marchal,
10:50c'est parce que je ressens, moi,
10:52une facilité d'échange
10:54avec nos compatriotes.
10:55Et ce qui m'a frappé
10:55dans ces témoignages,
10:56c'est la simplicité.
10:58J'essaie de l'être
10:58et c'est en tout cas la simplicité
11:00avec laquelle les Français
11:01se confient.
11:02Vous avez dit,
11:02il y a quelques instants,
11:03je me prépare à être
11:05Premier ministre.
11:06C'est ce que vous avez dit.
11:07Absolument.
11:08Sauf que ça n'a pas marché
11:09le coup d'avant.
11:10Pourquoi est-ce que ça marcherait
11:12là, si jamais
11:13dissolution il y a ?
11:14Mais parce que nous ne cessons
11:15de progresser.
11:16Il faut faire 50 plus ans
11:18pour Alain Matignon
11:19et il faut avoir 289 députés.
11:20Ou alors faire l'union des droites.
11:22Ah oui, nous allons progresser.
11:24Mais je veux faire l'union
11:24de tous les Français.
11:25Et si...
11:26Pas des droites.
11:27Mais bien plus que ça.
11:29Vous voyez,
11:29j'ai été le premier à dire
11:30que si demain,
11:31j'avais une majorité absolue
11:32en cas de dissolution,
11:33j'accéderais à Matignon
11:34avec une majorité patriote
11:36fiable.
11:37Si demain,
11:38j'ai une majorité relative,
11:40j'irais naturellement chercher
11:41dans l'hémicycle
11:42des alliés.
11:43Et j'ai été le premier
11:43lors des dernières élections législatives,
11:45vous ne pouvez pas me faire ce reproche,
11:46à tendre la main
11:47au président des Républicains,
11:48Éric Ciotti,
11:48en disant, écoutez,
11:49on n'est pas d'accord sur tout,
11:51mais peut-être que dans le cadre
11:52d'une cohabitation,
11:52on peut se mettre d'accord
11:53sur un programme de gouvernement.
11:55On peut faire en sorte
11:56de faire sauter
11:57ce piège mitterrandien
11:58qui a été bâti
11:59il y a plus de 30 ans,
12:00il y a plus de 40 ans
12:01et qui fait qu'il y a parfois
12:02deux électorats
12:07sur notre identité,
12:08sur la défense de la nation,
12:10sur le ras-le-bol fiscal,
12:11sur le besoin d'ordre
12:13aujourd'hui dans notre pays,
12:14mettre de côté nos sensibilités
12:15et travailler ensemble.
12:17Moi, je veux parler
12:17à tous les Français,
12:18aux Français qui viennent de droite,
12:19aux Français qui viennent de gauche,
12:20et je veux leur dire
12:21que pour rassembler notre pays,
12:22pour remettre le pays
12:23sur le chemin de l'ordre
12:24et de la prospérité,
12:25on aura besoin
12:26de tous les Français
12:27et c'est ce que j'ai voulu aussi dire
12:28au travers de ce livre
12:29en prenant des gens
12:30dont je n'ai pas sollicité
12:31en amont
12:32l'appartenance partisane.
12:34On va continuer
12:35d'évoquer le livre
12:36mais je voulais rester
12:37quand Barbara vous a demandé
12:39c'est un livre de programme
12:40ou préparé à quoi,
12:40vous dites je me prépare
12:41à devenir Premier ministre,
12:43c'est une éventualité.
12:44Vous pensez que là,
12:45les jours du gouvernement
12:46Lecornu,
12:47sont comptés,
12:48que c'est une question
12:49de jours, de semaines
12:50qui va sauter ?
12:51Ils vont tout faire
12:52pour rester au pouvoir.
12:53Ils sont prêts
12:54à vendre leur maire,
12:54ils sont prêts
12:55à se couper un membre
12:55pour ne pas retourner
12:56devant les Français.
12:58Et pourquoi ?
12:58Parce qu'ils savent très bien
12:59les macronistes,
13:01les Républicains
13:02et le Parti Socialiste.
13:03Ils savent très bien
13:03que si nous retournons demain
13:05aux élections,
13:05ils seront très certainement
13:06balayés.
13:08Donc ils sont prêts
13:08si vous voulez
13:09à remettre en jeu
13:10la stabilité du pays,
13:11à accabler les Français
13:12de taxes et d'impôts
13:13avec un budget
13:14qui est une boucherie sociale
13:16et une boucherie fiscale
13:17qui prévoit initialement
13:18d'aggraver de 20 milliards d'euros
13:19la fiscalité
13:20sur la France du travail,
13:21d'augmenter et d'aggraver
13:22de 30 milliards d'euros
13:23la dépense publique,
13:24de ne faire aucune
13:25des économies
13:26dans la mauvaise dépense publique,
13:27de ne remettre en cause
13:28aucune des grandes politiques
13:29qui font aujourd'hui
13:30souffrir les Français
13:31et souffrir le pays
13:32pour se maintenir en place.
13:34Donc je pense
13:35et je l'ai dit
13:35que rien de sain ne peut émerger
13:37de cette situation
13:38et la solution,
13:39me semble-t-il,
13:40quand on est confronté
13:41à une impasse institutionnelle
13:42et une impasse démocratique,
13:44c'est d'en prendre acte,
13:45c'est de revenir devant les Français
13:46et nous,
13:46nous sommes prêts
13:47à revenir devant les Français.
13:48Alors est-ce que c'est ça
13:49votre grande habileté stratégique ?
13:50Je le dis absolument
13:51sans ironie.
13:52C'est vous attendez
13:53que vraiment
13:54ça soit la lalie complète
13:56pour LR
13:57pour pouvoir aller finalement
13:58tendre une main généreuse
14:00aux derniers
14:01qui traîneront par là
14:04et qui voudront peut-être
14:04sauver leur siège
14:05notamment en vous rejoignant
14:06dans le cadre de législatives
14:08et deuxièmement
14:08d'avoir voté hier
14:10avec la gauche
14:10cette merveilleuse taxe
14:12sur les multinationales.
14:14C'est-à-dire que là,
14:15vous avez mis
14:15une sacrée,
14:16sacrée pierre
14:17dans le jardin
14:18de M. Lecornu.
14:19Alors est-ce que
14:19c'était stratégique
14:20ou est-ce que vraiment
14:21vous y croyez
14:21à cette taxe à 26 milliards
14:22sur les multinationales
14:23ou est-ce que vraiment là,
14:24là vous lui en avez flanqué
14:25une dans les pattes,
14:27c'est le coup
14:27des grenades de Macron
14:29quand il avait dit
14:30j'ai jeté une grenade.
14:31Là vous avez jeté
14:31une sacrée grenade.
14:32Ce truc qui consiste
14:35à dire
14:36vous avez voté
14:36avec la gauche
14:36c'est factuel.
14:38Quand on vote
14:39quelque chose,
14:40nous,
14:41sans sectarisme
14:41et je vous rappelle
14:42qu'on est le groupe politique
14:43qui à l'Assemblée nationale
14:44votons le plus de textes
14:45qui n'émanent pas
14:45de notre parti politique
14:47ce qui veut bien dire
14:48que nous ne sommes pas sectaires
14:49et que le sectarisme
14:50nous ne faisons que le subir
14:51mais nous regardons
14:52quel est l'intérêt du pays
14:53et quel est l'intérêt
14:54des Français.
14:55Il y a beaucoup
14:55de petits chefs d'entreprise
14:57et quand je dis petit
14:58je parle de la taille
14:58de l'entreprise
14:59qui nous écoute ce matin
15:00des artisans,
15:03des commerçants,
15:04des patrons
15:05de TPE, PME
15:06ou d'ETI
15:06qui ne comprennent pas
15:08qu'ils doivent payer
15:1025% d'impôts
15:11sur les sociétés
15:12alors que de grandes
15:13multinationales étrangères
15:14comme McDonald's,
15:17comme les GAFAM,
15:18comme McKinsey
15:20qui extrait
15:25ses bénéfices
15:26pour les envoyer
15:28au Delaware
15:28qui est un état
15:29des Etats-Unis
15:29où il y a 0%
15:31d'impôts sur les sociétés
15:32que nos chefs d'entreprise
15:33doivent payer
15:3325% d'IS
15:34et que des grandes multinationales
15:36par des mécanismes
15:37d'optimisation fiscale
15:38et de contournement
15:39des prélèvements
15:41doivent s'acquitter
15:42de 2%
15:43Non, non, non, non
15:44ce n'est pas des mesures
15:45de gauche
15:45parce que même Marine Le Pen
15:46dit je suis ni
15:47parce que vous taxez
15:48le chiffre d'affaires
15:49et le chiffre d'affaires
15:50on ne peut pas
15:51parce que vous avez raison
15:52tactiquement
15:53Donc ce n'est pas une taxe
15:54Madame Le Pen
15:54Non, c'est le chiffre d'affaires
15:56Absolument
15:57C'est sur le chiffre d'affaires
15:57C'est le ratio
15:58du chiffre d'affaires en France
15:59sur le chiffre d'affaires mondial
16:01rapporté au bénéfice mondial
16:03Si on met en place ce principe
16:05et bien une grande multinationale
16:07doit payer la même chose
16:08qu'une petite
16:08moyenne
16:09ou qu'une TI française
16:09Moi je suis
16:10pro-croissance
16:12je suis pro-production
16:13je suis pro-entreprise
16:15mais je considère
16:16que les règles doivent être
16:17les mêmes
16:17pour tout le monde
16:18et il n'y a aucune raison
16:20qu'un chauffeur de taxi
16:22ou qu'un restaurateur
16:23doivent payer
16:24par exemple
16:25quand on a une TPE-PME
16:26ou une ETI
16:2725% d'impôt sur les sociétés
16:28et qu'une multinationale
16:31étrangère
16:31ne paye aucun impôt
16:33sur les sociétés
16:34en France
16:35ou en tout cas
16:35des sommes très dérisoires
16:36je vous rappelle que McDonald's
16:37a été à plusieurs fois
16:38pointé par des procédures
16:39administratives
16:40et par des procédures
16:40de justice
16:41parce qu'elle organisait
16:42précisément
16:43l'évasion
16:43de son chiffre d'affaires
16:45pour avoir à payer
16:46des impôts
16:47sur les sociétés
16:47je dis ce que disent
16:49beaucoup de français
16:49allez demander
16:50aux chefs d'entreprise
16:51qui écoutent les grandes gueules
16:52s'il est normal
16:53que payent eux
16:5425% d'impôts
16:55sur les sociétés
16:56quand McKinsey
16:57ou McDonald's
16:57en payent zéro
16:58notamment s'agissant
16:59de McKinsey
16:59est-ce que vous trouvez
17:00ça normal ?
17:01ah non
17:01personne trouve ça normal
17:02donc c'est pas être de gauche
17:03ou être de droite
17:03moi je ne suis pas de gauche
17:04et je ne suis pas socialiste
17:05mais quand le Cornu
17:06et les LR
17:08hurlent
17:09en entendant
17:11cette nouvelle taxe
17:12qui a été votée hier
17:13je dis que vous avez joué
17:15un joli coup
17:15contre le Cornu
17:16c'est ça que je dis
17:17stratégiquement je veux dire
17:18c'est pas une question
17:20de savonner la planche
17:21à le Cornu
17:22le Cornu c'est pas mon sujet
17:23avec sa Zuckman Lite
17:24s'il rajoute la Zuckman Lite
17:26à ce que vous avez fait hier
17:27là
17:27la droite va hurler
17:30les financiers vont hurler
17:32tout le monde va hurler
17:33mais je suis opposé
17:34moi Zuckman
17:35Red Zuckman Lite
17:36je suis opposé
17:37à tout ce qui vient
17:37d'abord de Gabriel Zuckman
17:38parce que je considère
17:40que les mécanismes Zuckman
17:41sont des mécanismes
17:43communistes
17:44qui consistent
17:45à transformer notre pays
17:46en Venezuela
17:47sans le pétrole
17:47et qui consistent
17:49à imposer de la taxation
17:51sur des trajectoires économiques
17:53c'est à dire que concrètement
17:54si vous êtes un chef d'entreprise
17:56que vous montez une start-up
17:57dans l'intelligence artificielle
17:58que vous faites de la levée de fonds
18:00votre entreprise
18:01peut ne pas être rentable
18:02vous devrez donc vous acquitter
18:03de ces impôts
18:04donc c'est complètement fou
18:05comme principe
18:06et moi j'en ai un peu ras-le-bol
18:08que la France soit
18:09cet enfer socialiste
18:10sur le plan fiscal
18:11et normatif
18:11qui désincite aujourd'hui
18:13et je le dis dans le livre
18:14tous ceux qui ont envie
18:15d'innover
18:16d'entreprendre
18:16de créer leur entreprise
18:17de le faire
18:18et je souhaite moi
18:19également
18:20et je le dis dans le livre
18:22et je le propose
18:22supprimer les impôts de production
18:24aujourd'hui
18:25on a des impôts de production
18:26qui sont très injustes
18:27parce que contrairement
18:28à l'impôt sur les sociétés
18:28ça pèse sur le haut
18:29du compte d'exploitation
18:30c'est-à-dire que ça ne prend pas en compte
18:31la santé
18:33de votre entreprise
18:35et on a aujourd'hui
18:36des impôts de production
18:37qui sont deux fois plus élevés
18:38que la moyenne européenne
18:39or je pense
18:39comme le prix de l'énergie
18:40je l'ai dit tout à l'heure
18:41que les impôts de production
18:42sont aujourd'hui
18:44un boulet
18:44dans la compétitivité
18:45de notre entreprise
18:46alors évidemment
18:47quand vous supprimez
18:48un impôt de production
18:48vous avez des rentrées fiscales
18:50en moins immédiatement
18:51mais vous avez un effet
18:52retour
18:53et je pense qu'en menant
18:54une politique
18:54en faveur des entreprises
18:56en faveur de la croissance
18:57en faveur de ceux
18:58qui se lèvent tôt
18:58en faveur de ceux
18:59qui prennent des risques
19:00qui bossent
19:01et qui en ont marre
19:02de ces impôts
19:02et de ces inflations normatives
19:05et bien on peut remettre
19:06le pays sur le chemin
19:07de la croissance
19:07et on peut aussi
19:08monsieur Marshall
19:09répondre aux défis
19:10de la dette
19:11parce qu'on n'affrontera pas
19:12le mur de la dette
19:13uniquement en faisant la chasse
19:15au gaspillage d'argent public
19:16il faut recréer de la richesse
19:17et il faut lever les contraintes
19:19qui pèsent aujourd'hui
19:19sur les créateurs de richesses
19:21dans notre pays
19:21Vous restez avec nous
19:22Jordan Bardella
19:23Ceux que veulent les Français
19:24le livre est aux éditions Fayard
19:25le livre La Politie
19:26vous commentez l'actualité
19:27avec nous ?
19:28On va continuer
19:29de vous interroger
19:29avec Bruno Poncé
19:30Didier Giraud
19:31et Barbara Lefebvre
19:31A tout de suite
19:32Il est 11h20
19:32Les Gégis
19:45Les Grandes Gueules
19:46sur RMC
19:47RMC Story
19:47il est 11h25
19:48avec Jordan Bardella
19:49qui vous pourrait poser
19:50des questions
19:51puisque vous restez avec nous
19:52jusqu'à midi
19:53le livre s'appelle
19:54Ceux que veulent les Français
19:55c'est aux éditions Fayard
19:57les questions
19:58c'est dans la dernière partie
19:59de l'émission
20:00Didier Giraud
20:01Barbara Lefebvre
20:01Bruno Poncé
20:02Bruno, questions ?
20:04Alors moi j'ai lu votre livre
20:05qui s'adresse à la France
20:06qui nous nourrit
20:07la France qui nous protège
20:08la France qui nous relie
20:10j'allais vous demander
20:11vous êtes quelle France vous
20:12parce que
20:12mais si vous n'y voyez pas de malice
20:13vous êtes quelle France
20:14parce que si vous parlez
20:15avec ces Français
20:15ils n'en peuvent plus
20:17à des hommes politiques
20:17qui ne sont que politiciens
20:19donc vous c'est quoi
20:20votre métier
20:20et c'est quoi
20:21quand vous allez les voir
20:22vous vous présentez comment en fait
20:23parce que c'est ça l'idée
20:24l'idée c'est qu'aujourd'hui
20:25on est quelque chose
20:26moi je suis cheminot
20:27Barbara Lefebvre
20:28Didier l'agriculteur
20:29Alors je fais ce pourquoi
20:32les Français m'ont choisi
20:33m'ont élu
20:34et les Français
20:35ils m'ont élu
20:35à deux reprises députés
20:37au Parlement européen
20:39c'est pas un métier
20:40et ils m'ont élu
20:40bah si précisément
20:41moi je crois pas
20:44que la politique
20:44ça soit un passant
20:45je pense que
20:47de gérer des collectivités
20:48d'apporter des réponses
20:49aux problèmes du pays
20:50de gérer un parti politique
20:53quand vous avez 26 ans
20:54qui compte
20:55puisque j'ai été élu président
20:57de mon parti
20:57à l'âge de 26 ans
20:59qui compte
21:00plusieurs dizaines
21:01de salariés
21:02qui compte
21:03près de 1000 élus
21:03partout en France
21:04c'est évidemment
21:05une responsabilité
21:05qui est très importante
21:07et précisément
21:08je fais pourquoi
21:09aussi avec ce livre
21:10d'ailleurs
21:10ce pourquoi les Français
21:11m'ont élu
21:12à deux reprises
21:13au Parlement européen
21:14c'est-à-dire pour leur apporter
21:14des solutions
21:15et pour leur apporter
21:16des réponses
21:17et pardon
21:18mais je pense que
21:19si les Français
21:19nous ont mis en tête
21:20à la fois des élections européennes
21:22et des élections législatives
21:23c'est parce qu'ils ont sans doute
21:23le sentiment
21:24que dans ce qu'on propose
21:25pour leur quotidien
21:25pour améliorer la vie
21:27de ceux qui nous nourrissent
21:29de ceux qui entreprennent
21:30de ceux qui nous relient
21:31et je parle des enseignants
21:32des maires aussi
21:32qui sont en première ligne
21:33et de tant d'autres professions
21:35qui sont indispensables
21:36aujourd'hui
21:37au fonctionnement du pays
21:38c'est peut-être
21:38parce qu'ils sentent que
21:39non seulement on est connecté
21:40à leurs attentes
21:40mais qu'ils nous font confiance
21:43pour tenter de leur apporter
21:44des réponses
21:44donc moi avec beaucoup
21:46de modestie
21:46avec beaucoup d'humilité
21:47je vous réponds
21:49que la politique
21:50n'est pas un passe-temps
21:51que c'est un engagement total
21:52et qu'apporter des réponses
21:54au problème du pays
21:55gérer des collectivités
21:57ça ne peut pas
21:58se faire deux heures
21:59le week-end
21:59dans le micro
22:02j'entends ce que vous dites
22:03mais par contre
22:04dans ce cas-là
22:05moi je vous entends
22:06et les Français
22:07en peuvent plus
22:08et je ne parle pas
22:09que de vous
22:09après moi
22:10vous me faites grâce de ça
22:11et je n'ai jamais été au pouvoir
22:12donc je serai jugé
22:13le jour où j'aurai été au pouvoir
22:14vous êtes en responsabilité
22:15vous l'avez dit vous-même
22:16vous avez été la première liste
22:17aux Eurolistes européennes
22:18dans l'opposition
22:19moi ce que je vois vraiment
22:20par contre
22:20il y a un vrai sujet
22:21c'est que
22:21dans ce cas-là
22:22si vous voulez aller au bout
22:23du bout du bout
22:24ok
22:24et bien votre agriculteur
22:26votre pêcheur
22:27pourquoi vous ne les mettez pas
22:27ministre quand vous serez au pouvoir
22:28c'est-à-dire qu'à un moment donné
22:29les gens en ont marre
22:30de ces ministres
22:31qu'on nous sort
22:31qui sont des technocrates
22:33qui nous pondent des trucs
22:34alors les paniers runachés
22:35les compagnies
22:36et je ne parle pas que de Macron
22:37moi les socialos
22:38je les ai hancés
22:38en travers de la gorge
22:39pour plein de raisons
22:40et pourquoi pas ?
22:41pourquoi vous ne les mettez pas ?
22:42parce que moi j'entends
22:43vous les avez entendus
22:44ok et puis une fois
22:44vous serez élus après
22:45vous ferez comme tous les autres
22:46vous prendrez des gens
22:47qui vous diront
22:48exactement ce que vous voulez entendre
22:49mais s'ils sont plombés
22:49par les hauts fonctionnaires
22:51de l'administration centrale
22:52ça ne sert à rien
22:52les macronistes ont déjà fait le coup
22:53à nous mettre des amateurs
22:54moi je ne vois pas comment
22:54l'agriculteur
22:55pourrait avoir un patrimoine caché
22:57ou pourrait avoir un jour
22:58touché des pots de vin
22:59d'un conflit d'intérêt
22:59mais monsieur
23:00il faut surtout mettre au pouvoir
23:01des gens qui connaissent
23:01la réalité des français
23:02et des gens qui ont aussi
23:04fait de la politique
23:05parce que vous voyez
23:05quand on est sur le terrain
23:06quand on est élu
23:07élu de terrain
23:08on n'en peut plus
23:08ils ont dû vous le dire
23:09pendant un an
23:10vous en voulez dire
23:10que la politique
23:11je ne suis ni anarchiste
23:13ni royaliste
23:13et donc à un moment
23:14la démocratie
23:14c'est vous vous présenter
23:15devant les élections
23:16vous avez tort pour l'anarchie
23:17ça serait mieux pour vous
23:18ça je vous le laisse
23:19mais la démocratie
23:21c'est vous présenter
23:22aux élections
23:22les gens vous choisissent
23:23et vous mettez en oeuvre
23:23la politique sur laquelle
23:24vous avez été élu
23:25mais le problème aujourd'hui
23:27c'est la déconnexion
23:28entre les gens
23:28qui prennent des mesures
23:29et les idées
23:30qui sont aujourd'hui
23:31majoritaires dans le pays
23:32quand on regarde ce budget
23:34comment est-ce qu'on peut
23:35légitimement aujourd'hui
23:36venir devant les français
23:37leur dire qu'on va
23:38remettre en cause
23:39les avantages
23:42mais le dédommagement
23:44qu'on donne aujourd'hui
23:44aux gens qui subissent
23:45des affections de longue durée
23:46dans la période actuelle
23:48comment est-ce qu'on peut dire
23:49par exemple
23:49quand on est à l'Union Européenne
23:50ou en France
23:51qu'on va augmenter
23:52les taxes sur les carburants
23:53c'est le projet actuel
23:54du gouvernement français
23:56sur les biocarburants
23:56et de la Commission Européenne
23:58sur l'ensemble des carburants
23:59avec ce qu'on appelle
23:59le règlement ETS2
24:01d'ici à 2030
24:02comment est-ce qu'on peut
24:03dire dans un pays
24:04où il y a un français sur deux
24:05qui n'arrive plus
24:06à boucler ses fins de mois
24:07qui est à 10 euros près
24:08quand il fait ses courses
24:08qui n'arrive plus
24:09à mettre de l'essence
24:10dans sa voiture
24:10qui est obligé
24:10de restreindre ses déplacements
24:11qu'on va augmenter
24:12les taxes sur les carburants
24:13c'est complètement fou
24:15mais parce qu'on cherche
24:15de l'argent
24:15mais de l'argent
24:16attendez il y en a
24:17vous avez bien voté
24:18une taxe aussi
24:18sur les GAFAM
24:19mais oui
24:20non non
24:22vous n'allez pas
24:23vous n'allez pas
24:24me la faire
24:24vous n'allez pas
24:25passer comme ça
24:25très vite dessus
24:26donc si on a voté
24:28ce mécanisme
24:30qui permet de lutter
24:31contre l'optimisation fiscale
24:33de McKinsey
24:34ou de McDonald's
24:35c'est précisément
24:36pour faire
24:36qui sont précisément
24:38maintenant ça ne le sera plus
24:40parce que moi
24:41je ne conçois pas
24:42vous faites comme
24:43les autres
24:44je ne conçois pas
24:45que des grandes boîtes
24:47qui sont bien souvent
24:49basées à l'étranger
24:50des multinationales
24:51et pardon
24:52on ne parle pas
24:52d'entreprises
24:52mais en les taxant
24:53elles vont encore plus
24:53partir à l'étranger
24:54non mais elles sont déjà
24:55à l'étranger
24:56monsieur Marchand
24:57je ne parle pas
24:57d'LVMH
24:58on ne parle pas
24:59de Michelin
24:59on ne parle pas
25:00d'entreprises
25:00qui font de la production
25:01en France
25:02on parle de sociétés
25:03en l'occurrence
25:03américaines
25:04qui utilisent
25:06la France
25:06sans contribuer
25:07au service public
25:08français
25:08qui utilisent
25:10nos routes
25:10qui utilisent
25:12nos fonctionnaires
25:12et qui ne s'acquittent
25:14pas de l'impôt
25:15qu'une TPE-PME
25:16ou qu'une TPE-PME
25:17s'acquitte en France
25:18pardon
25:18mais moi je ne suis pas
25:20d'accord avec cela
25:20donc si demain
25:21je suis à la tête
25:22du pays
25:23et bien je vais demander
25:24comme chef du gouvernement
25:25à ces multinationales
25:27de s'acquitter
25:27du même impôt
25:28que s'acquittent
25:29nos chefs de petites
25:30et moyennes entreprises
25:31ou nos chefs de TI
25:32pardon
25:33et juste je vous réponds
25:34le problème aujourd'hui
25:35c'est que
25:36les gens qui se partagent
25:37le pouvoir depuis 30 ans
25:38et faites-moi grâce de cela
25:39je n'en suis pas
25:40moi je me suis engagé
25:41en politique
25:41précisément
25:42pour faire en sorte
25:43que mon pays
25:44arrête de sombrer
25:45dans le déclin
25:45pour que mon pays
25:46arrête de sombrer
25:47dans le déclassement
25:47et pour réconcilier
25:48nos compatriotes
25:49avec la politique
25:50donc vous me jugerez
25:51pardon
25:51une fois que j'aurais
25:52été au pouvoir
25:53mais si demain
25:54je suis au pouvoir
25:54et qu'au bout de 5 ans
25:56vous me dites
25:56ce que vous avez fait
25:57ne correspond pas
25:58à ce que voulaient
25:59les français
25:59et ce pourquoi
26:00ils vous ont choisi
26:00je ferai amende
26:01à la tête du pays
26:02président ou premier ministre
26:03parce que là tout à l'heure
26:04c'était premier ministre
26:04je vais rester là
26:05mais c'est pas la tête du pays
26:06moi je suis convaincu
26:07président ou premier ministre
26:08je suis convaincu
26:09président ou premier ministre
26:10monsieur Bardella
26:11président ou premier ministre
26:13en l'occurrence
26:13je suis auteur là
26:14oui d'accord
26:14mais vous avez dit tout à l'heure
26:15je me prépare
26:15à aller à Matignon
26:16maintenant c'est si
26:17je suis à la tête du pays
26:18donc vous préparez
26:18à la présidentielle
26:19à la tête du gouvernement
26:20ce que vivent
26:21nos compatriotes
26:22vous avez préparé
26:22à la tête du pays
26:24c'est président
26:24monsieur Bardella
26:25moi je vais me prendre
26:26un café
26:26mais non mais c'est important
26:27parce que
26:28ce que veulent les français
26:29justement
26:30c'est vous mettre
26:30à la tête du pays
26:31mais en tant que président
26:32ils votent pour nous
26:34ils votent pour le rassemblement national
26:35notre candidate à l'élection présidentielle
26:36elle s'appelle Marine Le Pen
26:37moi je suis candidat
26:38elle sera peut-être un péché
26:39moi je suis candidat
26:40au poste de premier ministre
26:41et bien nous serons là
26:42quoi qu'il arrive
26:42quoi qu'il se passe
26:44et les français
26:45pourront voter
26:46pour le rassemblement national
26:47aux élections législatives
26:48aux élections municipales
26:49aux élections présidentielles
26:51et législatives
26:52et je dis aux français
26:53essayez-nous
26:54et vous nous jugerez
26:54une fois que vous nous aurez essayé
26:55et je veux juste
26:56pardon
26:5710 secondes
26:58et après promis
26:58je me tais
26:59ce que vous vivez
27:00c'est la conséquence
27:02de choix politique
27:02vous voyez
27:03si on change la politique
27:04votre quotidien peut changer
27:06justement
27:06peu importe
27:07que ce soit Marine Le Pen
27:08ou vous
27:08sur la question
27:09sur laquelle je vous interrogeais
27:11parce que justement
27:11c'est ce que révèle
27:12la couverture de votre livre
27:13une certaine stratégie
27:15moi j'appelle ça
27:16une stratégie roux doudou
27:17aujourd'hui
27:19c'est quoi la stratégie
27:20parce qu'aujourd'hui
27:21qui sont ceux
27:22qui affirment
27:24et qui sont d'ailleurs
27:25remerciés par leurs électeurs
27:27Trump
27:27Milley
27:28Mélanie
27:29Orban
27:30ils ont prouvé
27:30qu'on pouvait changer
27:31le quotidien des gens
27:32mais pas avec une stratégie
27:33roux doudou
27:33pas avec la jolie pose
27:36que vous avez sur la photo
27:37et je comprends
27:37la France est une nation littéraire
27:39etc.
27:40donc je comprends bien
27:40l'image
27:41que vous voulez donner
27:42mais aujourd'hui
27:43le plafond de verre
27:44vous le voyez bien
27:45vous savez
27:46et c'est ce que dit Milley
27:46Milley il dit
27:47il n'est pas de votre côté
27:48c'est un anarcho-capitaliste
27:49mais il dit
27:50un chef d'état
27:51il a une vision
27:52et il doit gérer son pays
27:54mais si avant
27:55il n'a pas gagné
27:55la bataille culturelle
27:56qui va lui permettre
27:57une fois élu
27:58de mettre en oeuvre
27:59le secouage de cocotier
28:01nécessaire
28:02lui c'est la tronçonneuse
28:03Trump c'est autre chose
28:03Mélanie aussi
28:04il n'y arrivera pas
28:05or vous
28:06la guerre culturelle
28:07que vous êtes censé mener
28:09vous la menez
28:10avec ce que je dis
28:11la stratégie roux doudou
28:12mais c'est quoi la stratégie ?
28:13vous n'avez pas de tronçonneuse ?
28:14vous n'êtes pas assez
28:15virulent
28:16dans votre façon
28:16de vouloir faire péter
28:17ce plafond de verre incroyable
28:19qui est incommensurable
28:20en France
28:21par rapport justement
28:22à ce chantage moral
28:23de la gauche en permanence
28:24qu'elle fait peser
28:25y compris sur les centristes
28:26sur les LR
28:26regardez les LR
28:28ce qu'ils disent de vous
28:28c'est-à-dire qu'on fascise
28:30systématiquement toute opposition
28:31est-ce que vous ne pensez pas
28:32que pour faire secouer
28:34une bonne fois pour toutes
28:35ce plafond de verre là
28:35et pour enfin
28:36quand vous serez au pouvoir
28:37mettre en oeuvre votre politique
28:39il faut avoir une autre stratégie
28:40que par exemple nous dire
28:41je ne suis ni de gauche
28:42ni de droite par exemple
28:42alors là Barbara Lefebvre
28:44je tombe de ma chaise
28:45parce que vous êtes en train
28:46de m'expliquer
28:47que si le Rassemblement National
28:49ne gagne pas les élections
28:50c'est parce qu'on n'est
28:52pas assez extrême
28:53et pas assez provocateur
28:55parce que je veux bien
28:56pas extrême provocateur
28:57je veux bien me pointer
28:58sur une scène de meeting
28:59avec une tronçonneuse
29:00mais là il y a un certain nombre
29:01de gens qui vont vouloir
29:02me jeter en prison
29:02donc je ne vais pas m'inventer
29:04si vous voulez
29:05une outrance
29:06ou un côté provocateur
29:07qui ne fait partie
29:08ni de mon caractère
29:09ni de mon ADN
29:09mon souhait n'est pas
29:11de faire du spectacle
29:11c'est d'apporter des réponses
29:12aux problèmes que vivent
29:13les français
29:13Trump et Mila
29:14ils ne font pas du spectacle
29:15mais regardez
29:16ils gouvernent
29:17ils ne font pas du spectacle
29:17je pense
29:18mais peut-être que je me trompe
29:19qu'il y a beaucoup de gens
29:20qui de bonne fois
29:21partagent mes idées
29:22partagent les idées
29:23de Marine Le Pen
29:24mais qui ont encore
29:25des craintes
29:25à l'égard du rassemblement national
29:26et si j'écris
29:29ça permet d'arriver au pouvoir
29:30mais ça ne permet pas
29:31de faire les réponses
29:32la gauche continuera
29:33je ne veux pas plaire à la gauche
29:35j'ai rien dit
29:35depuis une demi-heure
29:36je ne veux pas plaire à la gauche
29:37j'aimerais bien vous expliquer
29:37un truc et vous entendre là-dessus
29:39moi j'ai un bon copain
29:40qui est devenu président
29:41de conseil départemental
29:43et il explique
29:45qu'il faut être populaire
29:48pour être élu
29:48mais quand on est élu
29:49on n'a pas commencé
29:50une seule démarche
29:51et on a un appareil administratif
29:54en France
29:54qui fait que
29:56pour faire une seule réforme
29:57il faut commencer
29:58par faire
29:597 ans
30:00de dégagage
30:01de fonctionnaires
30:03qui tiennent
30:03les manettes du pays
30:04avant d'arriver
30:06à faire la première réforme
30:07comment vous allez
30:09vous y prendre là-dessus
30:09pardon
30:10à la tête de toutes
30:11les grandes institutions
30:12d'abord il faut remettre
30:13la bureaucratie à sa place
30:14l'administration
30:16elle est là
30:16pour mettre en oeuvre
30:17les décisions
30:18qui ont été choisies
30:19par les politiques
30:19ce n'est pas en changeant
30:20de ministre
30:21tous les 3 mois
30:22d'avoir à la tête
30:23des gouvernements
30:24des gens que personne
30:24ne connait
30:25pardon mais vous m'avez cité
30:26des noms tout à l'heure
30:27si autour de cette table
30:28on est tous capables
30:29de citer le nom
30:30de plus de 10 ministres
30:31du gouvernement
30:32franchement chapeau
30:33parce que même moi
30:33j'en serais incapable
30:34donc les hauts fonctionnaires
30:36à partir du moment
30:37où vous avez des gens
30:38qui changent tous les 3 mois
30:39et qui sont bien souvent
30:40issus de cette même administration
30:41et bien ils gardent le pouvoir
30:44moi je ne suis pas issu
30:45de la haute administration
30:46je n'ai aucun renvoi
30:47d'ascenseur à faire
30:48je pense qu'il faut remettre
30:49la bureaucratie à sa place
30:50je crois
30:51et nous le mettrons en oeuvre
30:52si nous arrivons à la tête
30:53du pays
30:54qu'il faut supprimer
30:55l'ensemble de ces agences
30:57d'état
30:57ces 1200 à 1900
30:59selon le rapport du Sénat
31:00opérateur public
31:01qui bien souvent font doublon
31:02avec les compétences du ministère
31:04quand on a en pleine crise sanitaire
31:05le ministère de la santé
31:07qui se bat
31:07contre une épidémie mondiale
31:09et que vous avez
31:09des agences régionales
31:10de santé
31:11qui vont contre
31:12l'avis des ministères
31:13contre les décisions
31:14des ministères
31:15et qui ferment des lits
31:16ça apparaît scandaleux
31:17pour beaucoup de français
31:18donc je pense que la santé
31:19doit être gérée
31:20par un ministre de la santé
31:22avec une vision
31:23qui est celle du président
31:24de la république
31:24sur lequel il aura été élu
31:26et qui est décidé
31:27dans les départements
31:28accompagné dans les départements
31:30par un préfet délégué
31:31à la santé
31:32mais existe
31:33à Fouera
31:33en l'occurrence
31:34dehors
31:35toutes ces agences
31:35régionales
31:37de santé
31:37qui viennent alourdir
31:39la bureaucratie d'état
31:40et qui évidemment
31:41créent un millefeuille
31:42administratif
31:43qui est aujourd'hui
31:43illisible pour les français
31:44moi je suis madame Lefebvre
31:45pour la suppression
31:46des conseils régionaux
31:47on parlera des grandes
31:48cours de justice
31:49qui vous empêcheront peut-être
31:50pour la suppression
31:51mais je vais vous répondre
31:52je vais vous répondre
31:54sur les cours de justice
31:55c'est très intéressant
31:55je souhaite également
31:57supprimer les conseils régionaux
31:58pour rapprocher
32:00l'exercice du pouvoir
32:01de nos compatriotes
32:02et si demain
32:03nous sommes à la tête du pays
32:04nous les remplacerons
32:05par un conseil territorial
32:07c'est la vieille idée
32:08de la droite
32:08avec une fusion
32:09pour les conseils départementaux
32:10et les conseils régionaux
32:11c'est l'idée du président Sarkozy
32:12pour alléger
32:14la bureaucratie d'Etat
32:16sur la justice
32:17madame
32:17si nous sommes demain
32:19à la tête du pays
32:20nous organiserons
32:21dès les premières semaines
32:22de notre action
32:22un référendum
32:24sur l'immigration
32:24parce que je pense
32:25que s'il y a bien
32:26un domaine
32:27dans lequel la volonté
32:28aujourd'hui
32:29d'une partie
32:29de la magistrature
32:30encore une fois
32:31pas de toute la magistrature
32:33mais d'une partie
32:34je vais vous répondre
32:35on doit faire une pause
32:37pour avoir les auditeurs
32:37d'une partie des juges
32:39c'est de contraindre
32:40les décisions
32:40et la volonté
32:41du peuple français
32:41notamment sur les questions
32:42d'immigration
32:43je ne soumettra pas une question
32:44au peuple français
32:45mais nous soumettrons
32:46un projet de loi
32:47ce projet de loi
32:48il contiendra tout le bouclier
32:49politique, juridique
32:50et administratif
32:51pour mettre fin
32:52à la submersion migratoire
32:53il y aura notamment
32:54l'expulsion des délinquants
32:55et criminels étrangers
32:56de façon systématique
32:57les aides sociales
32:59seront réservées
32:59à nos compatriotes
33:00de nationalité française
33:01ce bouclier politique
33:03juridique et administratif
33:04il sera soumis
33:05au peuple français
33:06charge au peuple français
33:07de l'approuver
33:07et il aura ensuite
33:08une valeur constitutionnelle
33:10ce qui veut dire
33:10qu'aucune juridiction
33:11européenne
33:12ou internationale
33:13ne pourra empêcher
33:14le peuple français
33:15et l'état français
33:16d'expulser
33:17un islamiste
33:17ou un étranger
33:18enfin en l'occurrence
33:20un islamiste étranger
33:21du territoire français
33:22à partir du moment
33:23où il représente
33:24un danger
33:24pour le peuple français
33:26donc des mesures
33:27de bon sens à prendre
33:27il y en a
33:28et nous avons
33:29des solutions
33:30à proposer aux français
33:31dans un instant
33:31question 32 16
33:33pour vous Jordan Bardella
33:34vous restez encore
33:3510 minutes
33:35un quart d'heure
33:35avec les GG
33:36il est 11h moins
33:37midi moins 20
33:37les GG les grandes gueules
33:51avec Jordan Bardella
33:52avec son livre
33:52ce que veulent les français
33:53aux éditions Fayard
33:54justement les français
33:55on va les écouter
33:55c'est Kamal de Gironde
33:57qui est chef d'entreprise
33:58bonjour Kamal
33:59bonjour
34:00bonjour tout le monde
34:01question directe
34:02à Jordan Bardella
34:02on a dit d'aller vite
34:04monsieur Bardella
34:05bonjour
34:06bonjour monsieur
34:06je vous écoute
34:07monsieur Bardella
34:08dans votre tour de France
34:10il y a des chefs d'entreprise
34:11qui nous ont dit
34:12qu'ils voulaient
34:12que les GAFA
34:13soient taxés à 25%
34:14excusez-moi
34:15avec tout le respect
34:16que je vous dois
34:17je pense que c'est
34:18entièrement démago
34:20aujourd'hui
34:20nous TPE
34:21patrons de TPE
34:23PME
34:23ce n'est pas ce que nous voulons
34:24nous voulons
34:26que nos taxes baissent
34:27est-ce que vous pensez
34:28que notre quotidien
34:29va s'améliorer
34:30si demain Google
34:31paye 25%
34:32pas du tout monsieur
34:33nous voulons embaucher
34:35nous aspirons
34:36à être comme
34:37les grands groupes
34:38justement
34:38et pour ça
34:39il faut juste
34:39nous baisser les taxes
34:40et il ne faut pas
34:41que taxer
34:42les grandes entreprises
34:43je pense que vous prenez
34:45avec tout le respect
34:46que je vous dois
34:46je pense que vous prenez
34:47vraiment
34:48le problème
34:49à l'envers
34:50à l'envers
34:50alors réponse à Kamal
34:52est-ce que vous engagez
34:53à baisser les charges
34:53cher monsieur
34:54si je veux qu'une boîte
34:57comme McKinsey
34:58qui est une multinationale
34:59paie son impôt en France
35:01c'est précisément
35:01pour avoir les recettes
35:02pour vous baisser à vous
35:03chef de petites et moyennes entreprises
35:06ou d'ETI
35:07la fiscalité
35:08vous voyez
35:08parce que tout à l'heure
35:09j'ai parlé précisément
35:10d'une baisse nécessaire
35:11de la fiscalité
35:11aujourd'hui sur la production
35:12si je veux baisser la TVA
35:14de 20% à 5,5%
35:16sur l'énergie
35:16c'est précisément
35:18pour que les gens
35:18puissent retrouver du pouvoir d'achat
35:19et qu'ils puissent consommer
35:20auprès notamment
35:21de ceux qui créent de la richesse
35:23dans notre pays
35:24si je veux faire la simplification
35:26et supprimer un certain nombre
35:28de normes
35:28qui sont aujourd'hui
35:30un impôt papier
35:31et un impôt
35:32qui ne dit pas son nom
35:33sur nos chefs d'entreprise
35:33c'est précisément
35:35pour vous redonner de l'oxygène
35:36et pour vous redonner
35:37les moyens de payer
35:38de payer en France
35:39donc pardon
35:40mais je l'assume
35:41il n'y a aucune raison
35:43qu'une petite entreprise
35:45soit accablée
35:46injustement de normes
35:47et d'impôts
35:48et qu'une grande
35:49multinationale américaine
35:50ne paie pas ses impôts
35:51en France
35:52comme le sont tous ceux
35:53qui créent de la richesse
35:54donc moi je suis
35:55pro-entreprise
35:56et je souhaite
35:57évidemment favoriser
35:58tous ceux qui créent
35:59de la richesse en France
36:00et je vais même vous donner
36:01une autre mesure
36:02que nous souhaitons mettre
36:02en place
36:03et que je défendrai
36:04au Parlement européen
36:05en 2026
36:05dans le cadre de la réforme
36:06de la directive
36:07sur les marchés publics
36:08c'est faire en sorte
36:09que ceux qui produisent
36:10en France et en Europe
36:10soient prioritaires
36:12dans les marchés publics
36:13une entreprise
36:13qui crée en France
36:15une entreprise
36:16qui produit
36:17avec de l'emploi français
36:18de l'emploi européen
36:19sur notre sol
36:20dans le marché commun
36:21doit pouvoir avoir
36:22une priorité d'accès
36:24dans les marchés publics
36:26si je souhaite
36:27baisser les tarifs
36:28de l'énergie
36:28en renégociant
36:29les règles de fixation
36:30des prix
36:30c'est précisément
36:31pour rendre
36:32à la fois du pouvoir d'achat
36:33à nos compatriotes
36:34et pour rendre
36:35des marges de manœuvre
36:36à nos chefs d'entreprise
36:36dont aujourd'hui
36:38la multiplication des hautes
36:39des factures d'électricité
36:40et là je suis en train
36:41de faire un tunnel
36:41mais je suis obligé
36:42d'aller au bout
36:42donner la parole
36:43à Evan
36:44et ne m'accusez pas
36:47d'être démago
36:47quand je fais
36:48des propositions
36:49qui précisément
36:49vont dans le sens
36:50du chef d'entreprise
36:51Evan bonjour
36:52bonjour Alain
36:53entrepreneur
36:53allez-y
36:54question rapide
36:55pour monsieur Bardella
36:55et réponse rapide
36:57je l'espère
36:57allez-y
36:58bonjour monsieur Bardella
37:00j'ai vu
37:00vous interpeller
37:02en juin dernier
37:02sur une chaîne info
37:03concernant
37:04l'alliance des droites
37:06parce que le plafond vert
37:08il est là en fait
37:09et on a l'impression
37:10que c'est le grand foutoir
37:12vous êtes incapable
37:13de vous entendre
37:15et vous parliez
37:16de référendum
37:17de l'immigration
37:17mais vous n'avez même
37:18pas signé la pétition
37:19de Philippe de Villiers
37:20que répondez-vous à ça ?
37:23alors deux choses
37:24sur la pétition
37:25mon travail de parlementaire
37:28ne consiste pas
37:29à signer des pétitions
37:30mais à proposer précisément
37:32ce projet de loi
37:33de référendum
37:34donc ce projet de loi
37:34de référendum
37:35il est rédigé
37:35vous le trouverez
37:36sur le site
37:37du Rassemblement National
37:37et ça fera partie
37:38de la première action
37:40que nous mettrons en oeuvre
37:41si demain nous remportons
37:41l'élection présidentielle
37:42parce que je pense que
37:43l'immigration bouleverse
37:45aujourd'hui les grands équilibres
37:46de notre société
37:46et que c'est une urgence
37:48vitale pour la nation française
37:49deuxièmement
37:50sur l'union des droites
37:51l'union des droites
37:52ne me reprochez pas
37:55des choses
37:55qui ne correspondent pas
37:57à mes actes
37:57parce que précisément
37:58la première chose
37:59la première de mes actions
38:00lorsque le président
38:02a annoncé la dissolution
38:03de l'Assemblée Nationale
38:04en juin 2024
38:05c'est d'avoir appelé
38:07Éric Ciotti
38:07et d'avoir proposé
38:08au président des Républicains
38:09d'alors
38:10une alliance
38:11dans le cadre
38:11de ces élections législatives
38:12en lui disant
38:12on n'est peut-être pas d'accord
38:13sur tout
38:14mais dans l'intérêt du pays
38:15il faut qu'on se mette d'accord
38:16sur l'essentiel
38:16pour mettre en oeuvre
38:17dans le cadre
38:18d'une majorité
38:19d'alliances
38:20que nous pourrions bâtir
38:20autour d'un projet patriote
38:22des mesures au service
38:23des Français
38:23des mesures au service
38:24de la sécurité
38:25de nos compatriotes
38:26au service
38:27de leur pouvoir d'achat
38:27et au service
38:28de l'identité
38:29de notre pays
38:30deuxièmement
38:31le président des Républicains
38:32d'aujourd'hui
38:33monsieur Retailleau
38:33il a fait le choix
38:34de se fondre
38:35dans le macronisme
38:35il a fait le choix
38:36de s'asseoir
38:37dans un conseil des ministres
38:38pendant des mois
38:38entre des socialistes
38:40entre des macronistes
38:41qui augmentent les impôts
38:42qui augmentent l'immigration
38:43et qui mènent
38:44une politique pénale
38:45qui est chaque jour
38:45plus laxiste
38:46maintenant y a-t-il
38:47des patriotes sincères
38:48à droite ?
38:49Oui bien sûr
38:49et moi je souhaite
38:50tendre la main
38:51Madame Knaffot
38:52aujourd'hui
38:53dit qu'elle serait prête
38:55à travailler
38:55avec quelqu'un
38:57comme David Lysnard
38:57pourquoi est-ce que
38:59dans son esprit
39:00sa première chose à dire
39:01ce ne serait pas
39:02je suis pour aller
39:03travailler
39:04préférentiellement
39:04avec Jordan Bardella
39:05puisque vous êtes
39:06quand même censé
39:07être la locomotive électorale
39:08c'est pas David Lysnard
39:09qui est la locomotive électorale
39:10pourquoi Knaffot
39:11n'a pas dans l'idée
39:12d'aller plutôt vers vous
39:13et vous d'aller vers elle
39:14plutôt que d'aller
39:15se tourner vers Lysnard
39:16Mais ça c'est des guerres
39:17d'égo
39:18ça n'intéresse pas les gens
39:19je veux dire
39:20les électeurs
39:22qui ont voté
39:22pour Éric Zemmour
39:23à la présidentielle
39:24ils ont envie
39:25que nos idées
39:26arrivent au pouvoir
39:27je dis nos idées
39:28c'est l'idée
39:29de la famille
39:30du camp national
39:30au sens large
39:31et ils ont envie
39:32notamment
39:32qu'on mette fin
39:33aux conséquences
39:35de la politique
39:36d'immigration
39:37sur l'islamisation
39:38d'un certain nombre
39:39de banlieues
39:39sur la perte
39:40de nos valeurs
39:41et de notre identité
39:41dans beaucoup de territoires
39:42donc ils considèrent
39:43que l'urgence civilisationnelle
39:45doit être traitée
39:45sur le plan politique
39:46elle ne sera jamais traitée
39:48avec un parti politique
39:49qui fait 3% des voix
39:50aux élections législatives
39:51donc qu'est-ce que j'ai dit
39:52aux élections européennes
39:52j'ai dit aux électeurs
39:53de Zemmour
39:54vous êtes des patriotes sincères
39:55travaillons ensemble
39:56venez travailler
39:57à nos côtés
39:58j'ai dit aux électeurs
39:59des républicains
40:00encore récemment
40:01il y a des patriotes sincères
40:02ou LR
40:03venez travailler
40:04à nos côtés
40:05donc deux questions flash
40:06pour terminer
40:06je suis dans une démarche
40:08de rassemblement
40:09parce que je pense
40:09que pour gagner
40:10il faut s'unir
40:11il faut s'allier
40:12et il faut se rassembler
40:12deux questions flash
40:13un
40:14j'ai lisé dans le point
40:15que votre premier livre
40:16vous avez rapporté
40:17700 000 euros
40:17de droits d'auteur
40:18est-ce qu'on peut encore
40:19être connecté
40:20au français smicard
40:21quand on gagne
40:21700 000 euros
40:22de droits d'auteur
40:23mon premier livre
40:25il s'est bien vendu
40:26j'en ai vendu
40:28près de 230 000
40:30et si j'en ai vendu
40:31près de 230 000
40:32c'est peut-être
40:33monsieur Marshall
40:33que les solutions
40:35que je propose aux français
40:36les idées que nous défendons
40:37avec Marine Le Pen
40:38et le rassemblement national
40:39attendez
40:39vous allez peut-être
40:41nous dire votre salaire
40:42si vous voulez
40:43c'est 10 000 euros par mois
40:43d'accord
40:44et pas d'action
40:45à la fin
40:46ou de
40:46non
40:47donc vous avez gagné
40:48700 000 euros
40:49vous avez gagné
40:50700 000 euros
40:50oui
40:51j'ai bien vendu
40:53mon premier livre
40:53donc vous avez gagné
40:54les 700 000 euros
40:54je vais vous répondre
40:55si mon premier livre
40:57s'est vendu auprès des français
40:59c'est peut-être
41:00que ce que je disais
41:01à l'intérieur
41:02intéressait les français
41:03si ce livre
41:04se vend auprès des français
41:06c'est peut-être
41:07que ce que j'y raconte
41:08à l'intérieur
41:08intéresse beaucoup de français
41:10et pardon
41:10mais moi j'ai grandi
41:12dans une cité
41:12HLM de Seine-Saint-Denis
41:14et vous le racontez
41:14en rendant en bas
41:15à votre mère
41:15dans le dernier chapitre
41:16j'ai beaucoup travaillé
41:17pour être président
41:18de mon mouvement politique
41:19et pour être aujourd'hui
41:20à la tête d'une formation politique
41:21qui a vocation
41:22à gouverner
41:22et peut-être à présider
41:23notre pays
41:24dans quelques mois
41:25et je n'ai pas honte
41:26du travail que je fais
41:27pour mes compatriotes
41:28puisque vous venez de dire
41:29que vous pourriez
41:30peut-être présider le pays
41:31si vous présidez le pays
41:32est-ce que vous grâciez
41:33Nicolas Sarkozy
41:33et Marine Le Pen ?
41:36D'abord la grâce intervient
41:37est-ce que vous grâciez
41:38Nicolas Sarkozy
41:38et Marine Le Pen ?
41:39D'abord ça c'est une question
41:40démago
41:41parce que d'abord
41:41c'est une question
41:42s'ils sont condamnés définitivement
41:44est-ce que vous les grâciez ?
41:45La grâce intervient
41:46dans le cadre
41:46d'une condamnation définitive
41:47oui
41:48et s'ils sont condamnés définitivement
41:48je ne suis pas candidat
41:49à l'élection présidentielle
41:50ce matin
41:51donc je ne vous répondrai pas
41:52en revanche
41:53qu'un ancien président
41:54de la République
41:55qui a fait appel
41:58de sa condamnation
41:59et encore une fois
41:59je ne parlerai pas
42:00du fond de l'affaire
42:00parce que je ne connais pas
42:01le fond du dossier
42:02et qu'il ne m'appartient pas
42:03de me prononcer
42:03sur le fond de l'affaire
42:04mais se retrouve
42:06sous le coup
42:07d'un mandat de dépôt différé
42:08avec une exécution provisoire
42:10qui normalement est utilisé
42:11pour les possibilités
42:13de récidive
42:13ou pour les risques
42:14de troubles à l'ordre public
42:15me semble correspondre
42:17à une volonté
42:18d'humilier l'ancien président
42:19de la République
42:19donc encore une fois
42:20je ne me prononce pas
42:20sur le fond
42:21mais je crois qu'au regard
42:23de sa situation
42:24c'est-à-dire du fait
42:25qu'il ne réponde
42:26ni à un risque de trouble
42:27à l'ordre public
42:27ni à un risque de récidive
42:28je crois que l'exécution provisoire
42:30ne se justifie
42:31est-ce qu'elle de n'y a
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