- il y a 4 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Marion Maréchal, eurodéputée et présidente du mouvement Identité-Libertés, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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TVTranscription
00:00RMC face aux grandes gueules
00:02C'est la députée européenne Marion Maréchal qui est avec nous.
00:08Marion Maréchal, présidente du mouvement Identité et Liberté.
00:10Bonjour.
00:11Bonjour, bonjour à tous.
00:12Vous avez échappé à la mort cet été. Comment allez-vous ?
00:15Écoutez, oui, en effet.
00:17J'ai vécu un véritable miracle,
00:18puisque j'ai échappé à un accident à près de 100 km en frontale.
00:22Mais comme vous le voyez, je vais bien,
00:23malgré quelques petites côtes cassées,
00:25quelques petits mal de dos.
00:26Vous pensez que vous avez une bonne étoile ?
00:28De fait, en tout cas, là, j'ai eu un ange gardien d'élite.
00:32Il était très efficace.
00:33Pas de séquelles, ça va ?
00:35Rien de grave.
00:37Quelques douleurs.
00:38Mais bon, écoutez, on va dire que l'adrénaline de rentrée politique,
00:42voilà, compense tout ça.
00:43Alors là, on parle beaucoup de Nicolas Sarkozy depuis ce matin dans les grandes gueules.
00:47J'ai lu vos réactions.
00:48Si Nicolas Sarkozy était de gauche, est-ce que vous auriez les mêmes réactions ?
00:52Écoutez, moi, je tâche de manière générale à être la plus cohérente possible.
00:56Donc, quand je pose des réflexions et des principes, elles valent pour tous.
01:00Mais c'est vrai qu'indéniablement, on a vu peu de cas similaires à gauche.
01:03C'est bien ça, justement, ce qui m'interpelle.
01:04C'est qu'on a le sentiment d'une sorte de deux poids, deux mesures,
01:07avec, d'une part, énormément d'exemples au quotidien.
01:09Je vous en donnerai quelques-uns.
01:10Une forme de laxisme judiciaire détestable.
01:14Et en même temps, une forme d'intransigeance totale à l'égard des dirigeants de droite.
01:18Vous voyez, quand on voit aujourd'hui cette décision qui consiste à vouloir absolument faire dormir Nicolas Sarkozy en prison,
01:24avant même la tenue de l'appel, quand, en même temps, les personnes qui ont lynché le policier à Tourcoing
01:29sont interpellées, reconnues et sortent avant même que leur jugement ait eu lieu.
01:34Quand on se souvient encore de, je crois que c'était le tribunal de Reims, de mémoire.
01:40Oui, c'est ça, qui avait pris un afghan, qui avait, en l'occurrence, violé un adolescent,
01:43qui avait pris seulement 50 prisons fermes.
01:44Puisqu'on parle d'association de malfeiteurs, parlons celles, qui a vu condamner tous les logisticiens
01:50de l'attentat du Bataclan.
01:51Je rappelle, 530 morts, 430 blessés, qui ont pris chacun entre 2 et 5 ans maximum.
01:58Donc, si vous voulez, ça me choque.
02:00Et pas seulement ça.
02:01Il y a un deux poids, deux mesures.
02:02Oui, et puis au-delà de ça, et c'est particulièrement vrai pour les dirigeants de droite,
02:06il y a une forme de violation éhontée de grands principes judiciaires
02:12qui devraient tous nous rassembler, qu'il s'agisse, bien sûr, du secret de l'instruction
02:16violé dans ces affaires de manière quasi-systématique.
02:18C'était vrai, d'ailleurs, également pour Marine Le Pen.
02:20C'était vrai pour François Fillon.
02:21La présomption d'innocence de fait, le double degré de juridiction.
02:24C'est-à-dire qu'en fait, moi, je suis pour la justice, pour tout le monde.
02:27Mais je considère que tout le monde doit être à la même enseigne.
02:29Et excusez-moi, j'en finirai par là, parce que je crois que c'est ce qui me dérange le plus dans cette affaire.
02:33C'est qu'on a quand même le sentiment, pas seulement un sentiment, d'ailleurs,
02:36assez bien documenté, d'une forme de mécanique bien huilée, là,
02:40qui voit une association de malfaisants, là, pour le coup,
02:44à la fois Mediapart, Parquet National Financier, Juge Rouge,
02:49qui, dans une forme de mécanique, voit une petite équipe,
02:54parce que c'est toujours la même.
02:55Je ne sais pas si vous avez noté que l'une des magistrates du Parquet National Financier
02:58était la même, d'ailleurs, qui a été engagée dans l'affaire de Marine Le Pen,
03:02et l'une des magistrates qui juge Nicolas Sarkozy était la même.
03:04Celle qui a jugé Fillon.
03:05Exactement, qui a jugé Fillon, et dont on apprend, pardonnez-moi,
03:08qu'elle a, par le passé, manifesté politiquement contre Nicolas Sarkozy.
03:11Oui, parce qu'elle a été engagée syndicalement.
03:13Voilà, donc tout ça est quand même extrêmement gênant, si vous voulez,
03:15pour la confiance que les Français peuvent poser sur l'affaire.
03:16Mais vous dites qu'une association de malfaisants, c'est très grave comme attaque.
03:19Oui, parce que je note que le Parquet National Financier a plus de mal, par exemple,
03:24à bouger quand il s'agit d'aller traiter, par exemple,
03:27les frais de mission induits de Madame Anne Hidalgo à la mairie de Paris.
03:29Voilà, je constate qu'il y a quand même une attention,
03:33une célérité de la justice,
03:35une décision, des décisions particulièrement lourdes,
03:38et qui m'inquiètent, parce que quoi qu'on en pense,
03:40quoi qu'on en pense, même si les affaires sont très différentes,
03:42à l'issue de tout ça, on voit quand même, successivement,
03:45un candidat à la présidentielle, François Fillon, empêché.
03:48On voit une candidate à la présidentielle, la mieux placée,
03:51empêchée de pouvoir se présenter.
03:52Et on voit un ancien président de la République,
03:54sans rentrer sur le fond de l'affaire,
03:55qui n'a même pas le droit à l'appel,
03:57et qui va donc dormir en prison avant cet appel.
03:58D'accord, mais Marion Maréchal, on pourrait vous répondre
04:00que peut-être que les dirigeants de droite se comportent moins bien que les autres.
04:03Oui, bien sûr, évidemment, la vertu est toujours du côté de la gauche,
04:08mais enfin, je note quand même qu'il y a entre 26 et 27 ministres
04:10proches d'Emmanuel Macron,
04:12qui ont été inquiétés par des affaires,
04:14mais dont je constate que soit elles n'avancent pas,
04:17soit elles ne débouchent sur rien.
04:19Quand même, pardonnez-moi de penser que malgré tout,
04:22on est face à une magistrature qui, une fois de plus,
04:25c'est attesté dans les faits, prend position politiquement.
04:29Je rappelle qu'une fois de plus, cette magistrate qui est dans le PNF,
04:33est cadre au syndicat de la magistrature.
04:34De quoi on parle de syndicat de la magistrature ?
04:36Ce sont des gens qui tiennent des stands à la fête de l'humanité,
04:40et ce sont des gens qui prennent position politiquement
04:42contre la droite aux élections.
04:43Ce sont des gens qui font des murs des cons
04:45dans lesquels il y a les parents des victimes.
04:47On devrait interdire au magistrat de pouvoir faire la politique,
04:49de se syndiquer ?
04:50Je pense qu'on devrait interdire au magistrat de se syndiquer.
04:52Vous ne pouvez pas leur interdire de penser,
04:54même s'ils ne se syndiquent pas, il aura sa sensibilité.
04:57Tout le monde a le droit de penser,
04:58mais il y a quand même une grande différence
04:59quand on a la vie de personne entre ses mains.
05:03Imaginez d'aller demain exprimer publiquement ses positions,
05:05faire des appels aux vôtres,
05:07se rendre à des événements politiques.
05:09Je trouve ça extrêmement choquant,
05:10et ça me semble gréver la confiance que les Français ont dans la justice.
05:12Laura ?
05:14Non, écoutez, hier, j'ai préparé notre échange
05:17avant de savoir ce qui allait arriver à Nicolas Sarkozy,
05:20et je me suis dit, peut-être que je vais vous parler d'écologie,
05:22sauf que vous allez me répondre migration,
05:23puisque vous répondez toujours ça.
05:25Ou alors je vais vous parler d'économie,
05:26mais vous allez répondre migration.
05:28Ou alors je vais vous parler de sécurité,
05:29bon, vous allez répondre migration.
05:30Je pourrais même vous parler de droit des femmes,
05:32mais vous allez me répondre immigration.
05:33Ou caractérisez ma position, madame.
05:34Vous n'écoutez pas beaucoup ce que je réponds.
05:36Et là, ce qui est incroyable,
05:36c'est qu'on vous parle Nicolas Sarkozy,
05:39et vous répondez,
05:40les Afghans, ils ne sont pas en prison.
05:41Donc en fait, même,
05:43on parle de l'écologie à Nicolas Sarkozy,
05:46votre réponse est toujours la même.
05:47Je vous l'ai entendu dans votre entrée politique.
05:49Je vous répondrai beaucoup de Français,
05:49vous répondrai madame,
05:50c'est que oui,
05:50quand il y a un Afghan
05:51qui rentre sur le sol français,
05:52qui a un statut de réfugié,
05:53qui viole un adolescent
05:54et qui prend 5 ans de prison.
05:56Oui, je suis désolée,
05:57ça fait tilt dans l'esprit des Français
05:58quand un ancien président de la République...
05:59Je ne crois pas que les Français
06:00élus par l'affaire Nicolas Sarkozy
06:01prennent aux Afghans ce matin.
06:02Je vous garantis que si.
06:03Non, je ne crois pas.
06:04Je pense que c'est juste votre obsession.
06:05Je vous garantis que ma seule obsession,
06:07c'est la justice,
06:08telle que son nom l'indique.
06:09C'est-à-dire que oui,
06:10je vais vous le dire,
06:10je considère qu'un primo délinquant
06:11n'est pas un récit d'ibis.
06:20Ce que vous faites,
06:21c'est une technique rhétorique
06:22que la dangerosité
06:23d'un ancien président de la République.
06:26Ta question, Flore.
06:27Ma question, elle est simple.
06:28Pourquoi vous liez tout à l'immigration ?
06:30Et comment vous faites de cette obsession
06:32votre colonne vertébrale politique idéologique ?
06:35C'est votre droit.
06:36Mais auquel cas,
06:37vous êtes députée européenne,
06:40vous avez plus que l'immigration
06:41comme sujet à traiter.
06:42C'est un peu limitant, c'est tout.
06:44C'est plus une réflexion.
06:44Madame, manifestement,
06:45vous dites avoir travaillé
06:47cette intervention,
06:47manifestement pas tant que ça,
06:48parce que si vous travaillez
06:49un peu davantage,
06:50vous auriez vu
06:51l'ensemble des informations
06:52que j'ai faites depuis un an
06:53au Parlement européen
06:53et vous auriez vu
06:54que je traite de sujets
06:55extrêmement variés.
06:56Pardonnez-moi de vous rappeler
06:57que cette obsession,
06:58comme vous l'appelez,
06:58prenons ce mot si ça vous fait plaisir,
07:00elle est précisément partagée
07:01par l'immense majorité des Français.
07:03L'immense majorité des Français,
07:04que ça vous plaise ou pas,
07:05dans tous les sondages d'opinion,
07:07entre 65 et 85% disent
07:10qu'il y a trop d'immigration en France,
07:12nous voulons réduire cette immigration,
07:14nous voulons un référendum
07:15sur l'immigration.
07:16C'est la première ou la deuxième
07:19dans tous les sondages
07:20préoccupation des Français.
07:21Donc c'est bien qu'elle révèle quand même
07:23qu'il y a des conséquences
07:24sociales, culturelles,
07:26sécuritaires, économiques,
07:27parce que oui,
07:27que ça vous plaise ou non,
07:28cette politique d'immigration
07:29telle qu'elle existe,
07:30elle a des impacts
07:30sur tous ces sujets
07:31et des impacts extrêmement forts
07:33et incontournables.
07:34que oui, on en parle.
07:36Je suis désolée de vous dire
07:36que votre aveuglement écologiste
07:38ne me surprend pas,
07:38mais il n'est pas celui des Français.
07:40Donald Trump, il y a quelques jours,
07:42devant la tribune des Nations Unies,
07:44a fustigé les Européens
07:46qui sont en train de mourir
07:47car ils ne font rien
07:48contre l'invasion migratoire.
07:50Il a cité le maire de Londres,
07:52Sadikan,
07:53en disant que ce maire
07:54laissait faire la charia
07:57dans sa propre ville.
07:58Est-ce que Donald Trump
07:59a raison finalement
08:00un peu de nous engueuler
08:01et de dire que l'Europe
08:03est en train de disparaître
08:05à cause de cette vague migratoire ?
08:08Écoutez, je pose déjà le cadre
08:10avec trois chiffres.
08:12Vous savez qu'aujourd'hui, en France,
08:13il y a plus de décès que de naissances.
08:15Il y a aujourd'hui,
08:16dans l'Europe entière,
08:17plus de migrants qui entrent
08:19que d'enfants qui naissent.
08:21Et il y a chaque année, au Nigeria,
08:25plus de naissances
08:26que sur l'ensemble
08:27de tous nos pays européens.
08:29Ça veut dire quoi ?
08:30Ça veut dire que
08:31la situation migratoire
08:32telle que nous la vivons aujourd'hui,
08:35avec toutes les conséquences
08:36extrêmement lourdes,
08:37parfois douloureuses
08:38et parfois même dramatiques.
08:39Je vais en parler à l'instant
08:40sur le plan sécuritaire,
08:41sur le plan culturel,
08:42sur le plan économique,
08:43sur le plan social.
08:44Ça n'est même pas le début.
08:47Ça n'est même pas le début
08:48de la crise migratoire.
08:49Oui, mais s'il n'y a plus de naissances,
08:51on aura justement besoin
08:52de cette main d'œuvre.
08:53Je vais au bout du raisonnement.
08:54Et ce qui m'interpelle
08:55et ce qui m'a frappée
08:55dans ce discours de Donald Trump,
08:56vous avez raison,
08:57c'est qu'on a l'impression
08:58d'avoir un président américain
08:59qui est plus conscient
09:01des menaces graves
09:02qui pèsent sur l'Europe
09:03que les dirigeants européens eux-mêmes.
09:04Et pas seulement conscient,
09:05même inquiet.
09:06On a l'impression
09:06que c'est lui
09:06qui s'en inquiète le plus.
09:08Donc moi, je trouve
09:08que ce discours est bienvenu
09:09parce que s'il peut permettre
09:11encore davantage
09:12de bousculer les esprits
09:13et d'appeler à une réaction,
09:15tant mieux.
09:16Mais ce que je note malheureusement,
09:17c'est que nous sommes encore
09:18très loin d'avoir
09:19une réaction concertée
09:20au niveau européen.
09:20C'est-à-dire qu'il y a moins de naissances,
09:22il y a trop de migrants,
09:23mais les migrants
09:23viennent aussi pallier
09:24le fait que nous sommes
09:26un continent vieillissant
09:28qui aura besoin
09:29d'une main d'œuvre
09:29que malheureusement
09:30nous ne fournissons plus
09:31par la naissance.
09:32C'est précisément le sujet.
09:34C'est que depuis des années,
09:36au lieu de mener
09:36une politique familiale,
09:37au lieu de mener
09:38une politique nataliste,
09:40qu'est-ce qu'on a fait ?
09:41On a recouru à l'immigration,
09:43même pas de travail d'ailleurs,
09:45on a régularisé bien souvent
09:46des clandestins
09:46qui sont rentrés légalement
09:47sur le sol français
09:48pour pallier à ces difficultés,
09:49au lieu d'anticiper le problème.
09:51Et on continue de faire ça aujourd'hui.
09:52Pourquoi ?
09:53Parce que c'est commode,
09:54parce que c'est moins coûteux,
09:56parce que c'est idéologiquement
09:57plus fateur,
09:58parce qu'aujourd'hui,
09:59parler de famille,
10:00parler de naissance,
10:01c'est anti-féminisme,
10:02c'est conservateur,
10:03c'est réactionnaire.
10:04Comment on pousse les femmes
10:05à faire des enfants ?
10:05Je vais vous dire,
10:06c'est très simple,
10:06si vous regardez les chiffres
10:07sur le sujet.
10:08Ce n'est pas qu'en France,
10:09c'est partout dans les pays.
10:11Sauf que ce qui est malheureux
10:12quand on lit les chiffres,
10:13c'est qu'il y a une différence
10:14entre le désir d'enfant
10:16et les enfants véritablement obtenus.
10:18Ça veut dire qu'il y a des gens
10:19qui, beaucoup de gens,
10:19des millions de Français
10:20qui dans ce pays
10:21aimeraient avoir davantage d'enfants
10:22et qui ne le peuvent pas
10:23pour des raisons,
10:24bien souvent d'ailleurs économiques.
10:26Et donc la question,
10:26c'est de savoir
10:27comment on répond
10:28à ce désir d'enfant
10:29sur, évidemment,
10:30la politique économique
10:32qu'on mène
10:32avec un travail
10:33qui devrait mieux payer
10:33et une meilleure conciliation
10:35de vie professionnelle
10:35et vie personnelle.
10:36Je veux dire,
10:36moi je suis une maman,
10:37j'ai des enfants,
10:38je peux vous dire que
10:39le sujet de l'accès à la crèche,
10:40on est obligé de se le poser
10:41dix mois avant la naissance
10:43sans même avoir la certitude
10:44d'avoir accès à une crèche.
10:46Je veux dire,
10:46et j'ai la chance
10:47de vivre dans un endroit
10:48urbain, dense,
10:50plutôt favorisé.
10:51Donc imaginez pour les Français
10:53ce qui vivent dans des endroits
10:54plus compliqués.
10:54Vous êtes contre l'IVG ?
10:56Je ne suis absolument pas
10:57contre l'IVG,
10:58je n'ai jamais milité.
10:59Non mais bon,
11:00pour le coup,
11:00on va revenir à vos obsessions
11:01à vous si vous le voulez.
11:04En revanche,
11:04je crois qu'il y a
11:04beaucoup de femmes aujourd'hui
11:05qui aimeraient pouvoir faire
11:07autrement que d'avorter
11:08et à qui on ne donne pas
11:09les moyens
11:10de pouvoir éviter
11:11cet avortement.
11:12On en parlait à l'instant,
11:13notamment sur les questions économiques.
11:14Alors, on va vous faire écouter
11:15Marine Le Pen
11:16à propos de l'union des droites.
11:20Moi, je ne suis pas
11:21pour réunir la droite.
11:22Vous le rendez-vous ?
11:23Mais pardon,
11:23mais moi,
11:23je ne suis pas là
11:24pour sauver la droite.
11:25Moi, je suis là
11:25pour sauver la France.
11:26Ce n'est pas exactement pareil.
11:27Moi, j'ai été élue,
11:29je suis élue
11:29et j'ai été réélue
11:31dans une circonscription
11:32qui a été pendant 80 ans
11:34socialo-communiste.
11:35Il y a donc bien
11:36des socialistes
11:36et des communistes
11:37qui un jour se sont mis
11:38à voter pour le Rassemblement national.
11:40Je ne compte pas
11:41leur fermer la porte-née.
11:43Mais pour faire l'union des droites,
11:44il faut se positionner à droite.
11:45Moi, je me positionne
11:46au-dessus de cela.
11:48Je ne suis ni de droite
11:49ni de gauche.
11:52L'union des droites,
11:54ne pas faire l'union des droites,
11:55c'est une faute ?
11:56Oui.
11:56Ça ne vous aura pas échappé
11:58qu'aujourd'hui,
11:58si je ne suis pas
11:59au Rassemblement national,
12:00c'est précisément parce que
12:01j'ai un certain nombre
12:02de différences,
12:03voire de divergences
12:04sur des propositions.
12:05Celle-ci, bien sûr,
12:06en fait partie.
12:07Et je fais partie de ceux
12:08pour le coup
12:08qui, avec Marine Le Pen
12:09et d'autres,
12:10appellent à la dissolution
12:12ou au retour aux urnes.
12:13Mais je pose une question
12:13préalable.
12:15Retourner aux urnes,
12:15c'est bien,
12:16mais pourquoi faire ?
12:17C'est-à-dire que si,
12:17dans la configuration actuelle,
12:18et c'est ce que disent
12:19les sondages,
12:19on se retrouve au lendemain
12:20de l'élection
12:20avec une absence
12:22de majorité absolue
12:23de nouveau
12:23et donc une impossibilité
12:24de pouvoir constituer
12:25un gouvernement cohérent
12:26et donc de mener
12:26une politique cohérente,
12:28ça n'a pas d'intérêt.
12:29Et je le dis,
12:29mais je le dis
12:30non pas parce que
12:31je veux sauver la droite,
12:32je m'en fiche
12:32de sauver la droite
12:33dans l'absolu,
12:34ce n'est pas mon but.
12:35Je le dis parce que
12:36je ne vois pas
12:37d'autre chemin d'alliance
12:38ou alors il va falloir
12:39me les montrer
12:39et me les expliquer
12:40que celui de la coalition
12:42des droites.
12:43J'ai la faiblesse de penser
12:44que oui,
12:45il y a suffisamment
12:45de choses en commun
12:46malgré des singularités,
12:47malgré des différences
12:48entre eux aujourd'hui
12:49Marine Le Pen,
12:50Jordan Bardella,
12:51Laurent Wauquiez,
12:52Bruno Retailleau,
12:53Éric Zemmour,
12:55même Nicolas Dupont-Aignan,
12:56moi-même,
12:57pour qu'on soit capable
12:58de se mettre autour
12:58de la table
12:59et de dire
12:59ok,
13:00on a conscience
13:00de l'urgence migratoire.
13:02Globalement,
13:02on a à peu près envie
13:03de libérer
13:04les classes moyennes
13:05des impôts.
13:06On sait qu'il y a
13:07un besoin de restauration
13:08de l'autorité de l'État
13:09et d'une politique pénale
13:11plus ferme.
13:12Bon ben,
13:12commençons par ça,
13:13discutons-en
13:14et pour ce sur quoi
13:15on n'est pas d'accord,
13:16on va négocier
13:16et on va faire des compromis.
13:18C'est ce que font
13:18tous les pays du monde,
13:19c'est ce qu'a fait
13:19Giorgia Meloni en Italie,
13:21que tout le monde
13:22aujourd'hui
13:22en fait un modèle
13:22de Giorgia Meloni
13:23j'en suis très heureuse
13:24et tirons les conclusions.
13:25Elle a une autre stratégie.
13:26Et précisément,
13:29c'est le rôle
13:29et la mission
13:30que j'essaye de me donner,
13:31c'est de bousculer ça.
13:32C'est pour ça d'ailleurs
13:33que j'ai fait intervenir
13:33Giorgia Meloni
13:34lors de notre événement
13:35de rentrée
13:35parce que je pense
13:35que c'est une voix
13:36aujourd'hui
13:36qui porte à droite,
13:37qui est entendue
13:38au-delà d'ailleurs
13:39on va dire simplement
13:40des LR.
13:41Tout le monde l'érige
13:42en modèle
13:42pour ses résultats économiques,
13:44sa fermeté migratoire,
13:45très bien.
13:46Allons au bout
13:46du raisonnement.
13:46Le succès Meloni,
13:47c'est aussi un succès
13:48de coalition.
13:49Merci Marion Maréchal.
13:50Merci.
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